Entendant Michel Serres, parcourant le livre de Raffaele Simone (Pris dans la Toile, L’esprit au temps du web, le débat Gallimard trad., 2012), après avoir lu l’entretien entre Boris Cyrulnik et Denis Peschanski (Mémoire et traumatisme : l’individu et la fabrique des grands récits, INA 2012), une question vient à l’esprit : la lettre ou l’image, Qu’est-ce qui est premier ? Autrement dit on parle d’une civilisation de l’oral, une de l’écrit et une troisième du numérique, mais quelle est la place de l’image ? Autrement dit l’image a-t-elle autant de force civilisatrice que l’écrit, le mot, la lettre. Dans la même ligne, Pierre Babin et Marie France Kouloumdjian s’interrogeaient en 1980 sur « les nouveaux modes de comprendre » (Le Centurion, 1983), nous montrent combien nous avons négligé l’image au cours de notre histoire et combien sa mise en avant, via les écrans de cinéma, de télévision et d’ordinateur, nous invite à en mesurer l’importance.


Via dm