Musées et muséologie
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Les musées se mettent aussi à Pokémon GO | The Creators Project

Les musées se mettent aussi à Pokémon GO | The Creators Project | Musées et muséologie | Scoop.it

Vous n’avez pas pu passer à côté de la folie Pokémon GO de ces derniers jours. C’est partout sur Internet, les gens vont dans des endroits improbables le nez rivé à leur smartphone et franchissent même pour la première fois l’entrée d’un musée pour en attraper. Il paraît que l’appli enregistre plus de téléchargements que Tinder, a plus d’utilisateurs actifs que Twitter, qui y passent même plus de temps que sur Facebook.


Si certains ont fait des découvertes plutôt inappropriées — un visiteur a eu ainsi la surprise de découvrir un Pokémon Koffing au musée de l’Holocauste à Washington —, les musées s’enthousiasment plutôt de cet entrain, qui fait venir entre leurs murs un public qui ne viendrait peut-être pas d’ordinaire. Et ont donc décidé de jouer le jeu, publiant sur les réseau sociaux des captures d’écrans incitant à venir capturer tel ou tel Pokémon au pied d’une œuvre. Les internautes ont également pris un malin plaisir à partager leurs découvertes incongrues, dont on vous relaie certaines ci-dessous. 

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Campagnes de crowdfunding dans les lieux de patrimoine français achevées en 2016: 510.000€ collectés, 43 campagnes réussies (12/07/2016)

Campagnes de crowdfunding dans les lieux de patrimoine français achevées en 2016: 510.000€ collectés, 43 campagnes réussies (12/07/2016) | Musées et muséologie | Scoop.it

519.747€ ont été collectés sur les plateformes de crowdfunding à la date du 12 juillet 2016, soit presque autant que la collecte de 2015 (540 893€). En revanche, le taux de réussite des campagnes de financement populaire organisées au profit des lieux de patrimoine historique, artistique et scientifique français demeure plus faible que celui de l’année 2015, puisqu’il s’établit pour le moment à 55.1% en 2016 contre 78% en 2015. Du 1er janvier au 12 juillet 2016, 78 campagnes se sont achevées mais seules 43 d’entre elles ont atteint leur objectif pour récolter en moyenne 8 961€. Voici un premier panorama et bilan par collecte et par plateforme des campagnes achevées en 2016.


Ce baromètre ne prend en compte que les campagnes menées sur les plate-formes de financement participatif, et non sur les plate-formes propre aux institutions tels que le Musée du Louvre, la Fondation du Patrimoine, le Fonds pour Paris, le Centre des Monuments nationaux et les Musées de Mulhouse.


. Depuis le 1er janvier 2016, la Fondation du patrimoine a collecté sur son site 864.270€, mais cette collecte ne porte pas uniquement sur des campagnes lancées en 2016.


. La Piscine de Roubaix avec « Ma piscine de Roubaix »: 95% de l’objectif (200 000€) atteint, soit plus de 190 000€ grâce à 370 donateurs.


Le Louvre a achevé sa campagne Tous mécène de l’amour le 14 février 2016, 3945 donateurs ayant atteint et dépassé l’objectif de 600 000€


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Comment concilier préservation du patrimoine et aménagement du territoire ?

Comment concilier préservation du patrimoine et aménagement du territoire ? | Musées et muséologie | Scoop.it

Nous avons rencontré Laurence Clément, Directrice du Musée de la Romanche à Livet et Gavet (Isère). Elle nous parle de ses projets pour que l’histoire de l’activité humaine et industrielle de la vallée de la Romanche reste au cœur de l’identité d’un territoire en forte mutation géographique et économique.

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Culture et marketing, l'alliance gagnante ?

Culture et marketing, l'alliance gagnante ? | Musées et muséologie | Scoop.it

Chez Mon cher Watson, on s'intéresse beaucoup aux nouvelles pratiques pour mettre en valeur les actions culturelles. Comment communiquer, comment rencontrer son public ? Cyril Leclerc, consultant en communication, nous apporte une réponse grâce au marketing culturel.

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Un musée sachant chasser - ou comment communiquer hors des sentiers battus

Un musée sachant chasser - ou comment communiquer hors des sentiers battus | Musées et muséologie | Scoop.it

Vous êtes à la recherche d'un musée insolite ? Vous êtes prêts à vous laisser surprendre ? Au delà des a priori liés à son nom, le musée de la Chasse et de la Nature est un lieu unique au cœur de Paris. 


Entre naturalisme et art contemporain, le musée de la Chasse et de la Nature propose un parcours de visite étonnant, libéré des codes classiques de la muséologie. Visiteurs trop sérieux, abstenez-vous (ou laissez-vous aller) ! Patrimoine et science se conjuguent ici avec humour et imagination, pourvu que le visiteur se perde entre fiction et réalité. 


Intrigué par cet établissement hors norme et à la thématique controversée, Mon cher Watson a mené l'enquête pour comprendre sa stratégie de communication et de développement des publics. Rencontre avec Ugo Deslandes, responsable de la communication du musée de la Chasse et de la Nature, qui nous parle de son parcours et de son activité au sein du musée.

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Nouveaux enjeux des politiques culturelles des collectivités locales - Du Lien par l'Art

Nouveaux enjeux des politiques culturelles des collectivités locales - Du Lien par l'Art | Musées et muséologie | Scoop.it
Le rôle des collectivités territoriales dans la vie culturelle de la France n'a cessé de croître depuis le premier acte de la décentralisation culturelle. Au-delà de l'exercice des compétences obligatoires, les collectivités territoriales se sont progressivement emparées du fait culturel comme d'un outil efficace pour le développement de leur territoire.

Et il faudrait parler de "développements" au pluriel, tant une politique culturelle bien menée agit comme un levier efficace de développement territorial : développement touristique et économique, développement de la cohésion sociale et de l'égalité entre citoyens, développement du bien-être individuel et collectif des habitants, développement de l'attractivité d'un territoire et donc développement urbain...

Si les collectivités territoriales (régions, départements, communes ou groupements de communes) ont largement investi ces dernières années dans la culture, dotant leur territoire d'équipements modernes et adaptés, recrutant des professionnels aguerris, cela ne signifie pas que la réflexion soit achevée. Le contexte économique actuel ne permet pas une croissance exponentielle des dépenses culturelles des collectivités, soit. Mais il n'interdit pas (bien au contraire), une veille et une réflexion constantes sur les innovations à produire, en relation avec les évolutions et les enjeux du monde contemporain.

Parmi les nouveaux enjeux des politiques culturelles des collectivités, on peut citer :
- la définition de nouveaux équipements culturels : lieux de vie, lieux de pratiques culturelles et citoyennes variées, lieu du mélange et du décloisonnement des esprits ;
- la mise en synergie des politiques publiques, qu'elles soient culturelles, sociales, économiques, urbaines pour un développement territorial plus efficace ;
- la mise en réseau et la mutualisation des outils, ressources et compétences entre les différents acteurs culturels d'un territoire ;
- l'invention renouvelée de nouvelles formes de médiation permettant de conquérir de nouveaux publics éloignés de la culture ;
- la diversification des modèles de financement de la culture (mécénat, partenariat, crowdfunding, AMAP culturelles, clusters...) ;
- le développement de projets collaboratifs entre artistes, politiques et citoyens ;
- etc...

Comment intervenir auprès des collectivités territoriales ?

1. Améliorer l'existant​

Vous souhaitez avoir un regard neutre et extérieur sur les projets culturels que vous menez ? Initier une réflexion sur les points à améliorer ? ​Il s'agira dans un premier temps de réaliser un diagnostic sur l'ensemble ou sur un aspect de votre politique culturelle. La co-construction de ce diagnostic et le partage avec l'ensemble des personnes concernées (collègues, collaborateurs, élus, citoyens...) permettra de l'affiner et de faciliter sa compréhension. En réponse aux forces et aux faiblesses identifiées lors du diagnostic, un plan d'actions sera élaboré. La faisabilité de chaque recommandation sera précisément étudiée, et les moyens humains et financiers nécessaires à leur déploiement seront bien définis.

2. Mettre en synergie

​Vous souhaitez mettre en réseau des équipements culturels pour une gestion mutualisée et plus efficace ? Faire travailler ensemble des acteurs que les disciplines semblent pourtant opposer ? Créer du lien entre vos politiques culturelle et sociale ? Si la mise en synergie peut initialement susciter des craintes (car elle signifie une perturbation des habitudes du travail et parfois une perte d'indépendance), elle peut rapidement devenir souhaitable à condition qu'elle représente une réelle amélioration du service rendu au public. Une méthode basée sur la concertation et centrée sur des objectifs partagés permet de parvenir à mettre en oeuvre des actions concrètes de mutualisation.

3. Créer et Innover

L'innovation a de multiples visages. Elle peut bien sûr être technologique (par exemple de nouveaux outils numériques au service de la médiation). Mais elle peut tout autant concerner de nouvelles formes de financement, de nouvelles manières de faire contribuer les citoyens à la vie culturelle de leur territoire, la création d'un festival ou d'un équipement culturel d'un nouveau genre... Elle est produite dans l'échange et la réflexion et s'appuie souvent sur une analyse des innovations à l'oeuvre en France et à l'étranger. Elle peut être un facteur important de différenciation de votre territoire, le doter d'une identité moderne et forte. Je me propose donc de vous accompagner dans la définition et la mise en oeuvre de projets innovants.

4. Sensibiliser et former

L'importance de la culture n'est pas une évidence pour tout le monde. Ainsi, il peut être utile de sensibiliser différents types de publics (élus, techniciens, acteurs sociaux...) aux bénéfices de la culture sur un territoire : bénéficies économiques directes et indirects, mais aussi bénéfices sociaux, à courts, moyens et longs termes. Je réalise donc des conférences de sensibilisation et des formations sur divers sujets : formations-actions autour d'un projet de médiation, conférence sur les impacts directs et indirects d'une politique culturelle, conférences-ateliers de sensibilisation à l'art contemporain ...
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Quel est le juste prix d’un billet d’exposition ?

Quel est le juste prix d’un billet d’exposition ? | Musées et muséologie | Scoop.it
Françoise Benhamou, Professeur d’Economie à l’Université de Paris 13, spécialiste de l’économie de la culture et Jean-Michel Tobelem, directeur de l’Institut d’étude et de recherche Option Culture, débattent de ce qu’est le Juste Prix d’une exposition.

Favoriser l’accès au musée pour tous

L’économiste Françoise Benhamou est acquise à la cause d’un tarif unique donnant accès à la collection permanente du musée et aux expositions temporaires. Membre du Conseil d’administration du Musée du Louvre, elle défend le nouveau billet à 15 euros qui permet de visiter tout le musée. « Les expositions temporaires du Louvre mettent en lumière la collection permanente du musée. Il ne serait pas judicieux de les disjoindre, c’est pourquoi le musée a choisi le tarif unique ».

Jean-Michel Tobelem craint que ce choix d’un tarif élevé ne « favorise pas l’accès au musée au plus grand nombre de visiteurs ». Aux yeux de ce chercheur, l’objectif d’une institution culturelle devant être « éducatif et non financier », la tarification des musées devrait « tendre – sinon vers la gratuité, du moins vers un prix bas ».

Françoise Benhamou est plus sceptique concernant la gratuité généralisée, qui engendre pour elle des effets d’aubaine. D’abord pour les visiteurs qui seraient prêts à payer plus et ne dépenseront rien, et ensuite pour les touristes. « Généraliser la gratuité, c’est subventionner le public étranger alors qu’il n’a pas contribué par ses impôts au fonctionnement de l’institution. »

« La gratuité diminue les recettes des musées »

S’appuyant sur une étude publiée en 2014 par l’Association of Art Museum Directors, le directeur de l’institut Option Culture indique que seuls 7% des revenus des musées américains proviennent de la billetterie. L’exemple des musées de la Smithsonian Institution à Washington DC montre selon lui que gratuité et qualité de la visite sont loin d’être incompatibles. Le modèle britannique ne repose pas non plus sur principalement les tickets d’entrée, mais sur d’autres dispositifs commerciaux. « À la National Gallery, au British Museum et à la Tate, le tarif est gratuit pour les collections permanentes. Ces institutions s’appuient sur les dépenses annexes des visiteurs, dans les boutiques ou dans les restaurants des musées par exemple. De plus, un haut niveau de fréquentation rend le musée plus attractif pour les mécènes. »

Pour Françoise Benhamou, la comparaison entre les institutions culturelles françaises, américaines et britanniques est délicate car dans les deux derniers cas, la gratuité est compensée par un niveau de mécénat et de bénévolat très élevé. « En France, il n’existe pas de tradition de bénévolat patrimonial, c’est pourquoi les modèles anglo-saxons sont difficilement importables », explique le professeur.

Françoise Benhamou pointe les effets pervers que la gratuité est susceptible d’engendrer. « La gratuité réduit les recettes des musées et ils ont moins les moyens de garantir un d’accueil satisfaisant, notamment pour les visiteurs moins cultivés qui ont besoin de médiation et d’accompagnement ».

Le prix du billet, un facteur déterminant pour le public ?

La réponse est oui, pour Jean-Michel Tobelem, qui se réfère à une étude du Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de vie (CREDOC) parue en 2012. 25% des interrogés y déclaraient en 2011 « avoir renoncé à visiter une exposition, un musée ou un monument à cause du prix ». D’après le CREDOC, ces personnes disposent de revenus modestes et se rendent occasionnellement dans des musées. Le directeur de l’Institut Option Culture en déduit que la diminution du prix d’entrée ne serait certes pas suffisante à elle seule pour faire venir les publics les plus éloignés des musées, mais qu’elle permettrait d’élargir le cercle des visiteurs à un public « plus hésitant »… sous réserve de trois conditions.

La première : le musée doit proposer une offre et une programmation suffisamment intéressantes pour éveiller la curiosité du visiteur. Deuxièmement, le musée doit constamment développer son attractivité dans la durée pour encourager le renouvellement des visites. Enfin, le musée doit s’adapter à la venue des publics moins habitués au patrimoine en assurant une bonne qualité de l’accueil, de la médiation et de l’information avec des signalétiques claires et des cartels explicites.

Françoise Benhamou souligne à quel point la tarification est dépendante de l’offre. « Le consentement des visiteurs à payer dépend surtout de l’attractivité de l’offre et de la valeur accordée à la visite, plus que du prix en lui-même ».

Et vous, comment fixez-vous le prix d’entrée du billet de votre musée ?
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Forte baisse de la fréquentation des musées et monuments à Paris pour 2015 - France 3 Paris Ile-de-France

Forte baisse de la fréquentation des musées et monuments à Paris pour 2015 - France 3 Paris Ile-de-France | Musées et muséologie | Scoop.it

L’année 2015 a été plutôt contrastée pour la culture. Et pourtant l’offre était belle. La fréquentation est en berne. Surtout depuis les attentats du 13 novembre.


En deux mois, Paris enregistre des chutes tout bonnement spectaculaires. 23,3 % et 36,2 % en moins respectivement pour les musées et les monuments.


Le top 10 des monuments parisiens les plus visités n’échappent pas non plus à cette baisse. Comme la Cathédrale Notre-Dame qui a perdu 700.000 visiteurs en un an ? Quant au Sacré-Cœur, c’est 1.000.000 de personnes en moins qui s’y sont rendues.


Rayon de soleil


Même topo pour le Louvre ou la Tour Eiffel. Les 16 sites les plus fréquentés de Paris ont perdu 60,8 millions d’entrée, soit une baisse de 6,2 % par rapport à 2014.


Petit rayon soleil toutefois. La Philharmonie de Paris et la Fondation Louis Vuitton, les deux nouveaux venus dans le paysage culturel parisien qui ont connu un vif succès cette année, au-delà des objectifs fixés.

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Les principaux chiffres-clés de la culture et son économie dans les grandes métropoles mondiales - Cultureveille

Les principaux chiffres-clés de la culture et son économie dans les grandes métropoles mondiales - Cultureveille | Musées et muséologie | Scoop.it
À l’occasion de la parution du rapport Culture dans les villes mondes (World Cities Culture Report, 2015), l’IAU îdF publie les principaux chiffres-clés de la culture et son économie dans les grandes métropoles mondiales.
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Lieux culturels et valorisation du territoire

Lieux culturels et valorisation du territoire | Musées et muséologie | Scoop.it

La littérature économique et les exemples novateurs, parfois controversés, de villes comme Bilbao et le musée Guggenheim, Lens et le musée - parc du Louvre, ou encore le musée Dia:Beacon dans la grande banlieue de New York, montrent que les signaux architecturaux combinés au dynamisme des industries culturelles et créatives peuvent générer des retombées économiques importantes sur les territoires qui les accueillent, et donc des créations d’emplois.

La culture comme élément d’attractivité des territoires

Ces succès poussent un nombre croissant d’acteurs locaux à attendre des grands lieux culturels qu’ils contribuent davantage au développement économique et à l’attractivité touristique des territoires, en créant des emplois directs mais aussi indirects. Si l'intention est bonne, la mise en œuvre est parfois difficile et les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des attentes. En effet les relations entre les lieux culturels, la culture, le tourisme, et le développement économique sont complexes : véritable marqueur identitaire, la culture peut contribuer à l’attractivité et à l’amélioration de la qualité de vie, au développement urbain et à la revitalisation des territoires ; elle crée également de la valeur économique, notamment via les industries culturelles et créatives et un tourisme culturel en plein essor au niveau mondial. Dès lors comment encourager et stimuler le potentiel de développement économique des lieux culturels par la mise en œuvre d’actions collectives sans pour autant affecter leur vocation culturelle ? Cette étude comparative identifie les bonnes pratiques de sites et lieux culturels en France et à l’étranger contribuant au développement économique des territoires grâce à la mise en place d’une approche collective à l’échelle d’une destination. La plupart des villes mondes ou régions capitales font aujourd’hui face à une saturation des musées, lieux et sites culturels situés dans leur hypercentre, elles partagent donc un même défi d’irrigation de l’ensemble de leur territoire. Les exemples sont variés : de la valorisation en un complexe culturel et créatif d’une ancienne friche industrielle comme Zollverein à Essen (Allemagne), à la conservation d’un patrimoine attrayant avec le château de Schönbrunn à Vienne (Autriche), ou l’ouverture d’un musée vivant et attractif en territoire rural comme le Beamish Museum (Angleterre), etc. Parmi les grandes tendances identifiées, ces lieux culturels ont en commun des innovations dans l’architecture et la programmation, les contenus et les missions. Ils s’adressent à des publics de plus en plus larges et accroissent leur visibilité en diversifiant les financements et les partenariats. Dans tous les cas, le territoire, matière première de la destination touristique, est l’interface des stratégies collectives et des destinations.

Attirer davantage de visiteurs vers des lieux culturels peu connus, sans fragiliser leur fonctionnement

À l’issue de ce tour d’horizon, des conditions de réussite à la valorisation d’un territoire par la culture se dessinent et tirent des premiers enseignements pour l’Île-de-France. La région capitale bénéficie d’une richesse exceptionnelle mais pour attirer de nouveaux touristes, créer du lien social, nourrir son dynamisme économique, elle se doit d’agir rester compétitive. De nombreux lieux culturels, peu connus du grand public, pourraient attirer davantage de visiteurs avec des actions ciblées, mais ils ne peuvent le faire seuls sans fragiliser leur fonctionnement. Cela suppose une véritable stratégie de diversification de l’offre touristique qui permettra d’attirer les touristes au-delà des grands sites de Paris intramuros, du château de Versailles ou de Disneyland Paris dans un contexte où les flux touristiques augmentent et la concurrence avec d’autres destinations prisées comme Barcelone, Berlin, Londres, New York ou Shanghai s’intensifie. Des actions en faveur de la formation, de l’offre d’hébergement, de l’accessibilité en transports en commun, des créations d’entreprises culturelles et créatives peuvent également enrichir l’écosystème francilien et stimuler durablement son attractivité touristique. Les candidatures aux Jeux Olympiques de 2024 et à l’Exposition universelle de 2025 sont aussi deux occasions exceptionnelles d’accroître considérablement la fréquentation touristique de visiteurs de loisirs et d’affaires en Île-de-France, et de faire évoluer l’image perçue de l’Île-de-France à l’international afin de satisfaire les attentes de nouvelles clientèles.

Des bénéfices multiples d’une stratégie collective

L’étude montre que la mise en place de stratégies collectives (tactique de l’essaim) visant à faire naître ou renforcer des destinations touristiques afin de les transformer en levier d’attractivité économique et de création d’emplois ont des effets positifs mais sous condition de maîtrise de plusieurs facteurs clés de réussite. L’interdépendance des activités et la qualité des relations entre les acteurs du territoire sont déterminantes pour la réussite de la valorisation d’un territoire par la culture. Les acteurs touristiques et culturels se soucient rarement des limites territoriales. Si tous les lieux culturels sont dépendants de leur tutelle et de leur gestion, ils ont tout intérêt à se fédérer pour attirer les voyagistes et les tour-operators. Renforcer l’attractivité d’un territoire à partir d’une offre culturelle suppose de construire ou valoriser une destination par la mise en réseau d’acteurs publics, privés, associatifs qui partagent un projet commun de développement (pas uniquement culturel) et de marketing territorial. Concernant la gouvernance, chaque niveau de collectivité peut se saisir de la question du tourisme culturel et mener des actions à son échelle. Les enjeux et bénéfices d’une stratégie collective pour le territoire sont multiples : agir sur l’identité et l’image perçue, améliorer les conditions de la compétitivité, développer l’offre de services, impliquer les habitants et créer de la cohésion sociale, mobiliser des ambassadeurs, mobiliser le secteur privé et monde associatif. Enfin, pour répondre à ces défis, les acteurs concernés doivent également se doter des outils de mesure adaptés à ces enjeux, qui sont certes économiques et touristiques mais aussi sociaux et urbains.

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Comment visiter un musée avec un enfant ?

Comment visiter un musée avec un enfant ? | Musées et muséologie | Scoop.it
Visiter un musée avec un enfant effraie souvent grand nombre de parents : ennui, manque de concentration, bruit, questions auxquelles il est parfois difficile de répondre.
Voici quelques astuces pour vous permettre d'aborder plus sereinement la balade. 

Adaptez la visite à l'âge de l'enfant

Les spécialistes s'accordent à dire qu'à partir de 6ans, l'enfant est apte à apprécier la visite d'un musée. Chez Poussin Voyageur, on préfère penser que cela dépend avant tout de l'enfant et de son caractère.

Finalement, c'est en suscitant de l'intérêt dès le plus jeune âge que l'on créé des passions d'adulte. Alors adaptez la visite à votre enfant, prévoyez un petit circuit pour les enfants de 2-3ans et un thème plus léger comme le Musée du bonbon à Uzès (qui plaira aussi aux plus grands !) .Mettez l'accent sur ce qui les intéresse au quotidien et que vous pourrez retrouver en sillonnant le musée : animaux, situations, objets ...

L’astuce pour intéresser les enfants (lue sur un forum) : récupérer le prospectus du musée à l’entrée et proposer aux enfants de retrouver dans chaque salle visitée l’objet pris en photo. Un peu comme un jeu de piste ou une chasse au trésor. Cela a super bien fonctionné pendant toute la visite avec Loulou (8 ans), moins bien avec Ti’Loulou (5 ans) qui s’est rapidement lassé.
Claire du blog Egalimère

Ce n'est pas une sortie scolaire !

Il va falloir trouver le juste milieu entre le parent voulant apporter un peu de culture et le parent qui se la joue prof. Parce qu'ils vont détester ça ! Si vous n'optez pas pour une visite guidée, improvisez au lieu de lire le guide vous même. Le tout est de partager un bon moment alors autant le faire autour du jeu et de la découverte. S'orienter, découvrir, imaginer ... on s'amuse en apprenant !

Regardez vos enfants ...

Cette visite est avant tout pour eux, pour leur donner goût à la culture, pour ouvrir leurs esprits, pour développer leur créativité aussi. Alors adaptez votre rythme au leur, même si vous ne voyez pas tout ou trop vite.

A contrario si vous voyez que cela va vraiment trop vite ou qu'ils ne savent pas quoi regarder, montrez leur ;-)

... et écoutez les !

Installez vous ensemble et écoutez. Là encore s'ils ne savent pas quoi regarder, montrez leur un détail et laissez leur imagination prendre le dessus.Les questions finiront pas arriver, sur l'artiste, sur le tableau, sur les couleurs, l'objet, la matière ... il suffit parfois d'une accroche pour que le reste suive.

On ne leur impose rien, on les laisse découvrir comme ils ont envie, toucher (quand c'est possible bien sur) on tente de répondre à leurs questions et on évite que la visite dure trop longtemps du coup franchement c'est assez naturel et cool pour eux et pour nous !
Serena du blog WonderMum en a ras la cap

Activités autour d'une visite au musée

Les livres : avant, pendant, après, ils vous permettront de choisir et d'aborder la visite, de suivre au fur et à mesure puis d'en reparler par la suite

.Les jeux de piste "Muses et musées" : au fil du jeu de piste, vos enfants évoluent dans l'univers du musée visité et découvrent les œuvres en s'amusant. En suivant les questions de son livret, l'enfant mène la visite : les 7-9 ans répondront à deux tiers des questions, tandis que les 10-13 ans rempliront la totalité du livret. Le rythme est vif, les questions sont courtes et la résolution des énigmes passe par l'observation des lieux ... tout est donc fait pour ne pas lasser les enfants !

Les ateliers pédagogiques : l'objectif des musées est d'intéresser les enfants tout en s'amusant grâce à des ateliers à thématique. Culture et créativité au rendez-vous ! Bon à savoir : les ateliers durent en général deux heures, pour un tarif de 6 à 15 € par enfant, sur réservation uniquement.

Les visites guidées en famille : Avec Mes sorties culture vous allez pouvoir trouver rapidement des visites guidées organisées pour petits et grands comme par exemple la savonnerie Marius Fabre à Salon-de-Provence

Certains musées proposent même d'y fêter les anniversaires !

Vous voici donc prêts pour partager un moment complice et culturel avec vos enfants ... sans (trop de) stress !
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Nathalie Bondil - Confidences d'un leader

À l'occasion de la sortie du numéro de l'été 2016 dont elle fait la couverture, la directrice et conservatrice en chef du Musée des Beaux-arts de Montréal

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La France et ses musées : mises en perspectives européennes

La France et ses musées : mises en perspectives européennes | Musées et muséologie | Scoop.it
Enjeu de prestige et d'économie du tourisme, les grands musées français figurent parmi les plus fréquentés du monde. Comment la politique muséale de la France se situe par rapport à celle de ses voisins européens ? Cartes et graphiques à l'occasion de la Nuit européenne des musées.
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Les Chiffres-Clés de la Culture - 2016 - Tourisme Culturel

Les Chiffres-Clés de la Culture - 2016 - Tourisme Culturel | Musées et muséologie | Scoop.it
Voici, comme chaque année, une nouvelle édition des chiffres-clés de la Culture. Ce résumé vous permettra de prendre connaissance de quelques données générales pour mieux situer votre travail ou , tout simplement , de mieux connaître le secteur culturel. 

– Rien ne remplacera jamais, pour agir sur le tourisme culturel, à la fois des données bien à jour, des données hyper locales et des comparaisons avec d’autres cas, si possibles français ou, si vous n’avez pas de bons exemple, de l’étranger. Les CRT, Comités régionaux du Tourisme, avec les CDT à l’échelon départemental et les OT des communes et agglomérations ont non seulement des Observatoires pour les évolutions et des chiffres très à jour (Fréquentation des sites, en particulier) mais surtout des stratégies territoriales, l’autre cadre incontournable du tourisme culturel. Enfin, une multitude d’enquêtes existent, qui vous renseigneront avec plus de précision , comme le grand Classement Annuel des Musées du Journal des Arts, ou encore la réflexion de Jean-Michel Tobelem sur les politiques culturelles que nous avons présentées dans ce blog..

Bien que publiées récemment, en mai dernier, par le ministère de la culture, ces données datent souvent de 2014. Pour remédier à ce « retard », je vous propose les statistiques concernant des domaines relativement stables depuis deux ans, avec 8 petits chapitres : aménagement du territoire et poids économique de la culture ; patrimoine, et expositions ; spectacles musicaux et théâtre ; associations et emplois culturels. Bonne lecture !

I- AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE : Patrimoine, musées et équipements culturels

Le Patrimoine, les musées et les lieux d’expositions sont largement concentrés en Ile-de-France et la centralisation continue et s’amplifie, avec, par exemple, la construction de la Philharmonie ou celle de la Fondation Vuitton l’an dernier. Ailleurs en France, les sites culturels sont assez bien répartis sur l’ensemble du territoire pour les principaux domaines : patrimoine et musées, Fonds régionaux d’art contemporain (FRAC), 2200 galeries et 2 020 cinémas – dont 191 sont des multiplexes avec plus de 8 salles. Enfin si un tiers des 1100 théâtres sont en Île-de-France, « les trois quart des français habitent à moins de 20 minutes d’un théâtre », précisent les Chiffres-Clés. Pour les centres d’art, si les plus importants sont en Ile-de-France, leur grand nombre exprime aussi la vitalité des politiques locales culturelles (dont 49 centres d’art sont aidés par l’Etat, comme le Jeu de Paume ou le Palais de Tokyo à Paris). Les scènes de musique et de danse sont aussi bien réparties sur l’ensemble du territoire, exception faite pour les zones de montagne ou peu urbanisées.

II- POIDS ÉCONOMIQUE DIRECT DE LA CULTURE

1. Une valeur ajoutée culturelle de 44 milliards d’euros en 2014, qui représente 2,3% de l’économie française. Le périmètre de la Culture, pur ces chiffres, est celui du périmètre harmonisé au niveau européen et qui comprend : les agences de publicité, les arts visuels, l’architecture, l’audiovisuel, l’enseignements culturel, le livre et la presse, le patrimoine et le spectacle vivant).L’audiovisuel compte pour 29%, le spectacle vivant pour 16%. ’

2. Une évolution dans la continuité des années précédentes, avec une faible croissance (+0,1% en 2013, chiffre inférieur à celui de la croissance de l’économie (+0,6%) , qui se traduit par une légère diminution du poids de la culture, qui passe de 2,55% en 2003 à 2,30% en 2014.

3. Audiovisuel : une année faste pour le cinéma et les jeux vidéo : avec 12,6 milliards, d’euros de valeur ajoutée, l’audiovisuel constitue la branche principale d’activité culturelle. L’édition de jeux vidéo a vu son poids doubler en quinze ans (+18% en 2014). Les jeux vidéo français s’exportent bien, à la différence des autres industries culturelles

4. Spectacle vivant : la croissance marque le pas, avec 6,9 milliards d’euros, le spectacle vivant est la seconde branche culturelle,(+1,3% en 2014) ;

5. Patrimoine : en pleine croissance : en vingt ans, la part relative du patrimoine dans l’ensemble des branches a doublé, avec 4,2 milliards, soit 10% de la valeur ajoutée de la culture. Cette hausse serait en partie due à la hausse de la fréquentation payante des musées, de +18% depuis 2004. Cette hausse est elle même liée à la hausse des clientèles étrangères des principaux musées et monuments (Louvre, Château de Versailles, Centre Pompidou et Orsay).

6. Architecture : un secteur toujours en crise (-12% de mises en chantier en 2014) avec 51000 architectes actifs. .

7. Arts visuels. (6% de la valeur de l’ensemble des branches culturelles) : activité en recul, en particulier pour la photographie qui fait face au développement numérique et aux photos des amateurs sur leurs smartphones.

8. Jeux vidéo
− Près de 70 % des Français âgés de 6 à 65 ans jouent à des jeux vidéo
− Le smartphone de plus en plus utilisé comme support de jeu, contrairement à la console portable
− La tablette, un support de jeu davantage pour le domicile et en famille
− En 2014, les jeux vidéo dématérialisés génèrent 62 % du chiffre d’affaires du secteur
− Les ventes de jeux sur support physique reculent de 15 % en volume et de 13 % en valeur et les jeux pour consoles génèrent près de la moitié du chiffre d’affaires du marché des jeux vidéo

9. La production non marchande représente 18 % de la production totale de la culture, avec un poids bien plus important que dans le reste de l’économie (11%) , à cause de branches ou l production non marchande est très importante (patrimoine, enseignements et une partie du spectacle vivant)

10. EMPLOI : 615 200 personnes travaillent dans les branches culturelles en 2014, soit 2,4% de la population active (+50% entre 1991 et 2011).

III- LES MUSÉES et EXPOSITIONS

L’effort de décentralisation le plus important est sans doute celui de nouvelles implantations de musées ces dernières années, par les services de l’Etat (Lens, Metz, Marseille) et de nombreuses collectivités locales (Inauguration du Musée Soulages et rénovations de musées). Toutefois 59% de la fréquentation est…francilienne ! Par rapport à nos voisins européens, notons toutefois la remarquable vitalité des musées publics et privés: plus de 8000 musées et collections au dernier recensement du Guide – dont 1004 labellisés « musées de France »-en ordre de marche !

FRÉQUENTATION : les chiffres concernent les 1004 musées Labellisés « Musées de France » :

1. Les musées d’Île-de-France concentrent 59 % de la fréquentation, alors qu’ils ne représentent que 11% des musées du territoire national. Aux cinq champions ci-dessous, on ajoute donc ceux de la région PACA (96 musées et 4, 4 millions de visites, à mettre, si l’on veut, en rapport avec les 9,1 millions de visites du Louvre….)

2. Pour L’ensemble des musées de France : on constate une très légère hausse de la fréquentation, avec 65 millions de visites.

3. Cinq musées totalisent 39 % de la fréquentation totale, avec plus de 25 millions d ‘entrées en 2014 , dont quatre sont à Paris : Musée du Louvre, Château Musée et Domaine de Versailles,Centre Georges Pompidou, Musée d’Orsay et Musée de l’Armée.
Ces musées ont un point commun : les deux tiers des visites sont celles de visiteurs étrangers (17 millions) !

4. 85 musées ont reçu plus de 100 000 visiteurs (contre 73 en 2009). Ces musées représentent 9% des musées de France et totalisent près des trois quart des visites de la fréquentation des musées de France

5. Le nombre d’entrées gratuites a presque doublé en dix ans : 43% des entrées (28 millions) sont gratuites, avec une croissance de 87% des musées gratuits par rapport à 2005.Sur les + 20 millions d’entrées supplémentaires des musées par rapport à 2005, les deux tiers sont liés à l’augmentation des entrées gratuites.

6. Les dix expositions temporaires les plus fréquentées ont réalisé 4,2 millions d’entrées, dont trois avec plus 500 000 visiteurs (Van Gogh/Artaud (Musée d’Orsay) ; Niki de Saint Phalle (Grand-Palais) et Mille milliards de fourmis (Palais de la Découverte).Viennent ensuite l’exposition Henri Cartier Bresson du MNAM- Musée national d’art moderne (424 535 visiteurs .), Star Wars Identities, à la Cité du Cinéma (400 000 v.) ; Carpeaux au Musée d’Orsay (373 000 v.) ; Marcel Duchamp (MNAM 358733 v.), Gustave Doré au Musée d’Orsay (304 801 v.) ; Donation Guerlain au MNAM (286697 v.) et Hokusai au Grand Palais (285 174 v.).

IV- LE PATRIMOINE

On compte 43 600 monuments « protégés » par la puissance publique et la loi (14 200 monuments classés et 29400 inscrits, c’est-à-dire ayant un intérêt suffisant pour leur préservation aidée par une intervention publique). Le Centre des Monuments nationaux regroupe et gère la centaine de « Monuments nationaux » parmi les plus importants et les plus fréquentés (10 millions de visites en 2014).Avec son nouveau directeur, Philippe Belaval, et après des années assez calmes, le CMN est à la pointe des politiques patrimoniales et de nouveaux partenariats (Ndlr). De nouveaux projets inventifs de gestion des monuments naissent d’ailleurs un peu partout en France (ABBATIA, par exemple, avec Saint-Savin sur Gartempe), mais le Monument qui a le mieux réussi à développer sa fréquentation avec une politique conduite depuis 5 ans est à notre avis l’Abbaye de Fontevraud. L’innovation dans tous les domaines a engendré un nouveau rapport des visiteurs avec un monument. Très étonnant, y compris à l’échelle européenne ! (ndlr).

1. Répartition sur le territoire : même si les monuments-phares sont presque tous situés à Paris en Ile-de-France ou concentrés dans quelques régions (Mont-Saint-Michel ou Châteaux de la Loire) on remarque que « les lieux de patrimoines sont proportionnellement plus présents dans les régions moins peuplées », indique les Chiffres-Clés en évoquant les (anciennes) régions du Limousin, de la Franche-Comté, de l’Auvergne et de la Champagne –Ardenne qui représentent 7% de la population française et 14% des immeubles protégés.

2. Fréquentation : Près de 10 millions de visiteurs pour les monuments nationaux, un tiers d’entrées gratuites en 2014 la Tour Eiffel a accueilli 7 millions de visiteurs, soit +5% par rapport à 2013.Loin derrière, on trouve l’Arc de Triomphe (1,8M),le Mont-Saint-Michel (1,2M) La Sainte Chapelle (1M)

3. Privé/Public : La moitié des monuments classés et inscrits au titre des monuments historiques appartiennent à des propriétaires privés.

4. Plus de 1 000 parcs et jardins classés et près de 2 400 inscrits au titre des monuments historiques

5. Près de 7 000 hectares de secteurs sauvegardés

6. La France au 4ème rang du patrimoine mondial de l’Unesco

V-LES SPECTACLES MUSICAUX

1. 25,3 millions d’entrées pour les spectacles payants de variétés et de musiques actuelles grâce à plus de 76200 représentations de spectacles de variété et de musiques actuelles déclarées auprès du Centre national de la chanson, ds variétés et du jazz, dont 89% étaient payantes.

2. Près de 1,5 million de spectateurs pour les opéras et concerts de théâtres lyriques

3. Les orchestres et ensembles musicaux : es subventions aux orchestres permanents s’élèvent à 123 millions, d’euros, soit plus de 80% de leurs recettes ; 46% des subventions proviennent des communes et 28% de l’Etat.

5. La fréquentation des spectacles musicaux marquée par des dynamiques générationnelles. En 2015, plus d’un tiers des français (34%) a assisté à au moins un concert de musiques actuelles, 16% à un concert de musique classique ou d’opéra et 5% à des comédies musicales.

6. – Vieillissement des publics : en 1981 l’âge médian des publics de musique classique était de 36 ans, trente ans après il est de 61 ans en France. Les moins de 40 ans ne représentent que 17% de l’audience.Ce vieillissement affect aussi le Jazz et le Rock.

VI-THEÂTRE, Festivals de cirque et des Arts de la Rue

1. L’âge moyen des spectateurs de théâtre croît malgré l’augmentation de la part des jeunes allant au théâtre

2. Les théâtres nationaux ont attiré plus de 625 000 spectateurs lors de la saison 2014-2015

3. Les centres dramatiques et les scènes nationales ont rassemblé plus de 3,2 millions de spectateurs en 2013-2014

4. En 2014, 4,2 millions de spectateurs dans les théâtres privés parisiens

5. Le budget moyen d’un spectacle produit par les théâtres privés et garanti par l’astp est de 700 000 €

6. Plus de 350 festivals de cirque et d’arts de la rue

7. 26 millions d’euros d’aides aux compagnies dramatiques indépendantes

VII-LES ASSOCIATIONS CULTURELLES

1. L’emploi dans les associations : 169 000 emplois salariés culturels et l’équivalent de 189 000 emplois à temps plein pour les 4,7 millions de participations bénévoles. Le bénévolat augmente régulièrement (+9% par an).

2. Le budget cumulé des associations culturelles : 8,3 milliards d’euros

3. La part de ressources publiques est plus faible dans la culture que dans les autres associations et représente environ 1/3 de leur budget.

VIII-L’EMPLOI CULTUREL

1. La plupart des professions culturelles ont connu une forte expansion au cours des vingt dernières années, les professionnels des arts visuels et ceux du spectacle formant près des deux tiers des effectifs. 200 personnes travaillent dans les branches culturelles en 2014, soit 2,4% de la population active (+50% entre 1991 et 2011). Les professionnels des arts visuels (188 400 en 2013) forment près de deux tiers des effectifs de ce secteur, qui comprend les domaines suivants : Arts graphiques, Design, Mode , Décoration, Artistes plasticiens, photographes et artisans d’art ; les professionnels du spectacle vivant sont presque aussi nombreux, avec 65000 artistes (musiciens, comédiens, danseurs…) et 118 800 technico –artistes ( Ingénieurs du son et techniciens de plateau…).

2. L’emploi culturel est plutôt masculin, jeune, diplômé et francilien. Dans les professions culturelles, les femmes perçoivent des revenus d’activité inférieurs en moyenne de 19 % à ceux des hommes

3. Des salaires très dispersés mais globalement équivalents à ceux de l’ensemble des actifs, des revenus d’indépendants plus faibles

4. Un quart des professionnels de la culture perçoivent des revenus de remplacement

5. À caractéristiques sociodémographiques et conditions d’emploi identiques, les professionnels de la culture perçoivent des revenus inférieurs à ceux des autres actifs 
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Les musées à l’ère du "tous créateurs" - Digital Society Forum

Les musées à l’ère du "tous créateurs" - Digital Society Forum | Musées et muséologie | Scoop.it
Nos musées bougent. Depuis quelques années, de prestigieuses institutions culturelles s’intéressent aux pratiques numériques amateurs et s’ouvrent au partage avec ceux qui n’étaient hier que de simples spectateurs. Bornes interactives, réalité augmentée ou encore crowdsourcing, certains musées s’essayent à la participation et à la co-création avec le public. Plus ou moins volontaristes, plus ou moins réussies, ces initiatives sont loin d’être naturelles pour ces gardiens de la culture : ils doivent abandonner un peu de leur autorité. Jusqu’à quel point ? Et dans quel but ?

Retour en 2007. Avec l’exposition « Tous photographes ! », initiée par le Musée de l’Elysée à Lausanne, on aurait pu croire que la mutation de la photographie amateur était actée et bien accueillie. Interactive et évolutive, la collection exposait, en plus des œuvres d’artistes reconnus, près de 40 000 images librement envoyées par des participants du monde entier. Diffusées en flux continu sur un écran, certaines de ces photos étaient même choisies, chaque semaine et de façon aléatoire, pour être imprimées et exposées. L’initiative a semble-t-il séduit le public. Pourtant en phase avec l’époque, elle n’a pas été renouvelée depuis.

Force est de constater, en effet, que les nouvelles pratiques amateurs suscitent des crispations. « Photographies interdites » : voilà l’indication qui accueille les visiteurs de certains musées (généralement de peinture), dont ceux du musée d’Orsay. Depuis 2010, ordre leur est donné de garder leur téléphone bien au fond de leur poche. Très critiquée, cette politique n’a changé qu’en 2015, après que la ministre de la Culture d’alors, Fleur Pellerin, ait posté la photo d’une peinture de Pierre Bonnard sur Instagram. Et la charte de bonnes pratiques éditée par le ministère en 2014 n’a pas davantage rassuré les institutions. La photo, une nuisance ? Pour l’historien de l’art, André Gunthert, c’est un contresens. Elle permet au contraire au visiteur de s’approprier les œuvres.

« L’acte photographique est un acte muséologique et muséographique par excellence, qui commue le visiteur en acteur du musée », écrit la muséologue Elsa Olu. « Il devient possiblement collectionneur (qui tisse un lien affectif à l’œuvre), conservateur (il archive sur sa carte flash), propriétaire (il fait « son » musée) ». Interdire la photo, c’est interdire aux œuvres d’exister en dehors du musée et de son site Internet, « c’est interdire la peinture », poursuit Gunthert. Soit l’exact opposé de la mission muséale. Dans ces espaces où la composition sociale les visiteurs est déjà limitée (des CSP+, plutôt âgés), les musées n’ont-ils pas intérêt à changer ? Au musée d’histoire naturelle de Toulouse, le développement d’un espace numérique vise ainsi à « nouer des relations avec des usagers qui ne seront jamais des visiteurs de l’établissement », explique le webmaster Samuel Bausson. Comment aller plus loin dans la participation du public ? Comment intégrer cette révolution des « pro-am » et du « tous créateurs » ?

Quand les musées adoptent les créations amateurs

Né sur Internet parmi les hardcore gamers, le machinima, film conçu à partir de jeux vidéo, est peut-être en passe d’être reconnu. La preuve : plusieurs festivals s’en emparent. Comme un écho au festival français Atopic, une grande exposition de machinimas est actuellement montrée à Milan dans le cadre de la Triennale du Design. Les institutions culturelles s’ouvrent enfin à des formats venus des amateurs de la contre-culture web.

Autre témoin de cette percée des pratiques amateurs : le mashup, cet art du recyclage de films. Dans le cadre du festival Exit en avril 2016, la Maison des Arts de Créteil a ainsi mis à disposition du public une « table Mashup », invitant les visiteurs à l’utiliser pour créer eux-mêmes leur propre vidéo à partir d’autres films. Un apprentissage prolongé par une rencontre avec Julien Lahmi, réalisateur mashupeur reconnu, initiateur et directeur d’un futur festival en lieu et place de celui qu’avait créé le Forum des Images à Paris sur le thème. Lui-même constate une évolution des autorités culturelles : « Si les festivals de cinéma les plus réputés sont encore frileux vis-à-vis des films mashup venus d'Internet, c’est en train de changer. A l’image du festival de cinéma indépendant américain, le Tribeca Film Festival (fondé par Robert de Niro) qui a a récemment sélectionné un mashup. Il y a un an ou deux, j’aurais répondu le contraire. »

Mais ces deux pratiques auraient-elles été intégrées à l’offre des institutions si elles n’avaient pas été investies par des artistes « officiels » ou du moins légitimes à se dire « artistes » ? Selon la commissaire d’expo et créatrice de machinimas Isabelle Arvers, ce sont bien des artistes qui ont fait entrer ces formats inédits dans l’art contemporain. Intégrer une pratique populaire comme le selfie est moins évident. Ces autoportraits numériques peuvent intégrer les collections… lorsqu’ils sont réalisés ou choisis par les artistes comme ce fut le cas en 2013, à Londres, pour une exposition intitulée National Selfie Gallery. En revanche, le public peut être invité à contribuer sur les réseaux sociaux, notamment lors de la journée internationale du #MuseumSelfieDay.

Si les musées, les artistes ou même des entreprises canonisent certaines web-pratiques créatives, ils vont parfois un peu plus loin en faisant du spectateur – plus exactement ses données – la matière de l’œuvre. Un art de la data pouvant prendre place des lieux d’art et de culture comme le Grand Palais ou Le Musée des Arts et Métiers ? C’est ce que concrétisent les cartographies sensibles Urban Mobs ou SonaR , mais aussi les Empreintes de mouvement , développées entre autres par l’ingénieur (et artiste sous une autre identité) Catherine Ramus ainsi que des équipes d’Orange. A partir de données de géolocalisation collectées dans la durée auprès de volontaires, le collectif a produit des empreintes des déplacements, sculptées en relief dans une plaque mousseuse dont chaque motif est unique. Le public, pour le coup, est réellement le sujet de ces œuvres de data. Mais en est-il vraiment un auteur ? Ou du moins un auteur conscient et vraiment actif ?

Quand les publics deviennent eux aussi des experts de la culture

Le public change. Dans la blogosphère muséale, l’expression libre des passionnés attire des audiences supérieures à celles des institutions. Mobiliser ces amoureux de l’art, ces « nouveaux experts amateurs » pourrait concourir à renouveler la relation aux institutions ; le succès de Muséomix le démontre. L’initiative, lancée en 2011 par les #Muséogeeks (un groupe informel de professionnels, d’artistes, d’étudiants) réunit pendant plusieurs jours dans les musées partenaires des amateurs volontaires, choisis pour la diversité de leurs compétences. Objectif : créer chaque année des dispositifs qui réinventent la médiation. Au Brooklyn Museum de New York, les internautes ont même été invités à évaluer une partie de la collection. A la fin, les œuvres ayant généré le plus d’approbations ou bien le plus de discussions ont été réunies et exposées.

La dynamique n’est pourtant pas évidente pour les musées. L’exemple du Brooklyn Museum démontre que l’œil du grand public concurrence directement l’expertise jusque-là réservée aux professionnels. Quand tout le monde peut participer, que reste-t-il de la légitimité et de l’autorité culturelle des institutions ? Conçus comme les gardiens de la culture, les musées avaient l’habitude de déterminer eux-mêmes « ce qui est exposé et comment cela doit être interprété », rappellent les chercheuses Jessica Verboom et Payal Arara. Mais sur Internet, où le capital amateur vaut celui des spécialistes, les musées sont contraints d’aborder une posture moins surplombante s’ils veulent séduire des internautes. Selon Ed Rolley, du musée des Sciences de Boston : « La culture de la participation ne fait pas disparaître le besoin d’autorité mais en privilégie une autre », moins inattaquable, plus personnelle. Les institutions ne sont pas dépossédées de leur autorité, mais doivent se montrer plus souples et prendre davantage en compte le goût et les savoirs des « nouveaux experts » du net.

Quand le public collabore vraiment avec le musée… mais à quel point ?

Plusieurs rôles s’offrent aux internautes sollicités par les musées. Le premier, selon la réflexion de Rémi Mencarelli et Mathilde Puhl, est d’être un nouveau « responsable de communication ». Illustration en 2009, quand le Metropolitan Museum of Art (MET) lance sa campagne « It’s time we MET », invitant les visiteurs à partager leurs photos de familles prises dans l’établissement. Une façon de communiquer moins unilatérale qu’à l’ordinaire mais qui reste périphérique et contrôlée : par peur que la qualité des contributions ne soit pas suffisante, les sites les filtrent, les sélectionnent.

Un pas supplémentaire est franchi lorsque l’internaute endosse le rôle du « conservateur » grâce aux outils de folksonomie (classification collaborative). Les amateurs peuvent ainsi substituer, aux terminologies d’experts, leur propre système de classification avec leurs mots-clés à eux. 88% de ces tags sont jugés utile à la recherche, même pour le personnel du musée, souligne une étude menée par Jennifer Trant, spécialiste de ces questions. Ce tagging social, qui rend les collections en ligne plus accessible, ne s’applique toutefois pas encore au sein du musée.

Le stade ultime de la participation autorise en revanche les visiteurs à devenir des créateurs. Le Tech Museum de San José s’est illustré en la matière. En reproduisant son bâtiment à l’identique dans l’univers de Second Life, il proposait aux joueurs d’y exposer leurs œuvres. De même, le musée Malraux du Havre a exposé sur ces murs des photos créées et sélectionnées par les internautes dans le cadre de l’exposition « Voyages pittoresques ».

Quand les musées, eux aussi, expérimentent

Il ne suffit pas d’accueillir la parole des amateurs experts sur des dispositifs tous beaux tous neufs pour réinventer la relation entre une institution et son public. Illustration avec le premier musée de France, qui a ouvert en 2010 la « Louvre communauté ». Un an plus tard, la plateforme prenait fin. Echec faute de participants ? Renoncement du musée déçu du résultat ? La communication de l’illustre institution n’en dira rien. Mais on devine facilement que le partage d’expertise n’a pas pris.

Il est aujourd’hui évident que les musées prennent acte des évolutions du public. Inévitablement amenés à s’étendre en ligne, ils développent compétences et dispositifs numériques pour atteindre divers objectifs : accroître leur notoriété́, développer la proximité́ et l’interactivité́ avec le visiteur, voire bénéficier de son potentiel créatif ou encore générer du trafic à la fois sur le site Internet et au sein du musée. Quitte à désacraliser l’image d’Epinal de gardien de la culture et à diluer leur autorité dans le grand bain de la participation. Est-ce le début d’une redéfinition des missions de nos institutions culturelles ? Plutôt la poursuite d’une évolution dont les nouvelles technologies de médiation sont l’une des clés majeures. Car le changement a été engagé depuis longtemps : depuis que l’on demande aux musées de se montrer plus pédagogues, d’être davantage dans l’éducation que dans la prescription. Autrement dit : plus interactifs, plus empathiques…

Encore incertaines, hésitantes, parfois très réussies ou complètement ratées, ces tentatives de collaboration et de co-création ont le mérite de favoriser de nouvelles formes d’expériences qui peuvent se révéler aussi enrichissantes pour les institutions que pour les visiteurs.

Julia Gualtieri
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A la découverte d'un Rat de Musée

A la découverte d'un Rat de Musée | Musées et muséologie | Scoop.it

Au fil de nos pérégrinations sur Internet, nous avons découvert le blog culturel "Le Rat de Musée". Avec son ton simple et pétillant, Éléonore nous emmène avec elle dans ses découvertes culturelles. Avec son regard de spectatrice et son œil de professionnelle, nous avons eu envie d'en savoir plus sur sa vision de la culture, ses coups de cœur et la blogosphère.

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Qu'est-ce que le tourisme culturel ?

Qu'est-ce que le tourisme culturel ? | Musées et muséologie | Scoop.it

Lorsque l'on pense tourisme, on pense souvent loisirs, attractions et activités sportives de plein air. Et pourtant, il existe également un tourisme culturel centré autour des diverses institutions culturelles : musées, monuments historiques, festivals, concerts, etc... Nous avons souhaité en parler avec Evelyne Lehalle, fondatrice et rédactrice du blog NTC Nouveau Tourisme Culturel.

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Où l'on allie art et gastronomie

Où l'on allie art et gastronomie | Musées et muséologie | Scoop.it

L'art, ce n'est pas qu'une succession de tableaux dans un musée, c'est aussi des couleurs, des odeurs, des sensations. Armelle et Benoît ont décidé de partager, d'entremêler leurs passions pour associer une œuvre et un plat. L'occasion de travailler sur l'idée de la culture au sens large : art pictural, graphique, et art gastronomique. Ils présentent leurs mélanges savoureux sur le blog L'Hors d'Oeuvre. A consommer sans modération.

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La culture et l’économie sociale et solidaire font vivre les territoires

La culture et l’économie sociale et solidaire font vivre les territoires | Musées et muséologie | Scoop.it

On aurait tort de ne la considérer que sous le seul angle de ce qu’elle coûte. Avec 530 000 salariés dont 12 000 dans le Puy-de-Dôme, la culture est un secteur économique à part entière.


Ça va mieux en le disant


Jacques-Bernard MAGNER et François BRU – président et directeur d’Auvergne Active – ainsi que Simon POURRET, directeur du TRANSFO, ont convié les acteurs culturels de l’ex région Auvergne à un séminaire sur la manière dont la culture les entreprises culturelles (Entreprises Sociales et solidaires et structures culturelles) fait vivre les territoires.


Jacques-Bernard MAGNER et François BRU – président et directeur d’Auvergne Active – ainsi que Simon POURRET, directeur du TRANSFO, ont convié les acteurs culturels de l’ex région Auvergne à un séminaire sur la manière dont la culture les entreprises culturelles (Entreprises Sociales et solidaires et structures culturelles) fait vivre les territoires.


Cette vitalité bien réelle passe, notamment, par les dispositifs d’accompagnement que portent – respectivement et ensemble – Auvergne Active et Le TRANSFO.


Des dispositifs d’accompagnement


Depuis une dizaine d’années, Auvergne Active et Le TRANSFO additionnent leurs compétences pour faciliter l’accès à l’ingénierie et aux financements pour les entrepreneurs culturels. C’est une aide précieuse à la création et surtout à la pérennisation des emplois. Entre 2011 et 2013, cela s’est traduit par une augmentation de 5,51 % des emplois du secteur et au maintien dans l’emploi de nombreux salariés. Auvergne Active et Le TRANSFO coopèrent depuis plusieurs années afin de faciliter l’éclosion de projets et d’entreprises culturelles en apportant une double expertise d’ingénierie technique et financière. Les bénéficiaires ont à leur disposition des informations précises, qualifiées et personnalisées au sein d’un réseau.


Ce type de collaboration inscrit la culture dans le droit commun des dispositifs d’accompagnement et de soutien. Le TRANSFO, reconnu pour avoir développé cette démarche innovante et pour sa capacité à rassembler les secteurs de la culture et de l’économie est très actif en Auvergne et aujourd’hui très connu des porteurs de projets. Auvergne Active, membre du réseau France Active, a pour objectif de « faciliter l’accès au crédit bancaire des créateurs d’entreprises et de financer le développement de l’emploi dans les entreprises de l’économie sociale et solidaire autour des valeurs de professionnalisme, de solidarité et de proximité ». En Auvergne, la culture est un secteur qui bénéficie d’un réel accompagnement et d’un soutien des agences de développement.


Les outils d’accompagnement


Culturdiag est un outil d’auto-diagnostic économique et financier, qui permet à une association culturelle de faire le point sur sa santé économique et financière. Il permet également de simuler des projections économiques futures de manière à pouvoir anticiper ses besoins financiers.


Une autre dispositif d’accompagnement peut ensuite prendre le relais : le DLA régional ( Dispositif local d’accompagnement). Il permet « d’améliorer la viabilité des structures par rapport à celles qui ne sont pas accompagnées et cela se traduit par de meilleurs taux de création d’emplois pérennes ou encore la baisse de l’utilisation d’emplois aidés ainsi que l’augmentation du nombre de partenaires. » Le TRANSFO, en partenariat avec Auvergne Active, propose des séances personnalisées afin d’accompagner les associations dans leur développement et leur consolidation financière.


Un accompagnement à la carte Auvergne Active et LE TRANSFO


En complémentarité avec la mission information – ressource – observation, le service Accompagnement et ingénierie du TRANSFO propose des réponses personnalisées aux porteurs de projets. En 2015, en plus des actions collectives et des rencontres professionnelles, 280 personnes ont été accueillies lors d’un rendez-vous conseil individualisé.


Les modalités de l’accompagnement évoluent du fait des contraintes de l’environnement vers un conseil de plus en plus précis, individualisé et personnalisé.


Aujourd’hui, selon les responsables de ces structures, « dans un contexte général de crise et de pénurie d’argent public, l’accompagnement est très orienté à la fois par la recherche de solidarités et de mutualisation et par l’accès aux financements, privés et bancaires entre autres. » Ce qui se traduit, pour LE TRANSFO, par une aide systématique portant sur le positionnement des structures face à des enjeux de développement social et local, et à interroger le modèle économique de chaque projet, son équilibre et sa viabilité.


Pour exister et vivre, l’artistique doit reprendre sa place dans la société et sortir d’un isolement qui lui est préjudiciable.


Démarche innovante s’il en est, Le TRANSFO propose aux porteurs de projet de sortir des logiques purement individuelles, un peu trop centrées sur la démarche artistique seule, à prendre en compte et à s’inscrire dans des dynamiques locales, territoriales et sociales.

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Connaître son public : études et intelligence consommateur

Connaître son public : études et intelligence consommateur | Musées et muséologie | Scoop.it
La plupart des grandes entreprises ont leur propre département d’intelligence consommateur, c’est-à-dire un département qui réalise des études sur le comportement de ses clients, leur âge, leur genre, etc. afin de mieux les connaître, leur parler et leur proposer (ou leur vendre) ce dont ils ont besoin. 

Le secteur culturel, souvent à court de budget et travaillant, sauf pour les grandes institutions, avec de petites équipes multidisciplinaires, n’a pas les moyens de créer ce type de département, et même s’il était possible d’externaliser cette mission, il en voit rarement l’intérêt.

C’est cependant une grossière erreur. Ainsi que le soulignait Colleen Dilen dans l’un de ces derniers posts, c’est parce que les institutions culturelles connaissent mal leur public et ne connaissent rien du public à qui elles pourraient parler pour renouveler leur audience, qu’elles risquent de se retrouver face à mur d’ici quelques années.

Afin de mieux comprendre à quoi servent ce type d’étude et comment on les réalise, nous avons interviewé Julia David, analyste intelligence consommateur au Cirque du Soleil.

Pourquoi réaliser des études consommateurs ?

Au Cirque du Soleil, les spectateurs sont des clients (ou consommateurs). Le Cirque est en effet est une entreprise privée et c’est au même titre qu’une entreprise privée qu’elle considère son public. Ses spectacles se consomment donc et le service intelligence consommateur réalise plusieurs études. Ainsi dès la création d’un spectacle sont constitués des focus groups ou groupes témoins, pendant la mise en vente d’un spectacle, il n’est pas rare que soient réalisées des enquêtes sur sa notoriété afin de valider les efforts marketing, pendant le spectacle, le département s’intéressera à la perception qu’a le public sur le spectacle et enfin, une fois le spectacle terminé et la tente pliée pour une nouvelle destination, le service intelligence consommateur réalise un baromètre afin d’analyser la satisfaction consommateur.

Avec 21 spectacles un peu partout sur la planète, le Cirque du Soleil n’a pas de marge d’erreur. Il lui est donc important de bien comprendre ce que pense son public, quitte à ajuster le tir si nécessaire.

Réalisation d’études pré-spectacle : le cas de Luzia

Luzia est le dernier-né des créations du Cirque du Soleil. Inspiré par la riche culture mexicaine, ses légendes, son histoire et sa culture, le spectacle fait se succéder plusieurs tableaux, tout comme autant d’instantanés, sur la culture, les chants, l’histoire mexicaine, sans pour autant tomber dans les idées préconçues ou le positionnement post-colonialiste. C’est la première fois qu’un spectacle du Cirque du Soleil s’inspire aussi directement de la culture d’un pays. Après Montréal et Toronto, Luzia tournera aux États-Unis. Dans l’optique de valider le concept du spectacle mais également de s’assurer que la population hispanophone d’origine mexicaine aux États-Unis ne se sente pas froissée d’un tel spectacle.

Elle a donc mis en place trois groupes témoins constitués de :
- clients du Cirque du Soleil (d’origine hispanophone ou non),
- non clients du Cirque mais qui connaissaient le Cirque,
- de mexicains clients ou non clients du Cirque.

A l’époque, le descriptif du spectacle était accès succinct, mais la façon dont le Cirque du Soleil présentait la culture mexicaine a permis de comprendre que les hispanophones d’origine mexicaine ne soutenaient ni de repoussaient le spectacle à venir. Chose surprenante, leur comportement était relativement neutre, ce qui a permis au Cirque du Soleil de comprendre deux choses :
- la première : que cette population ne serait pas un frein au lancement du spectacle,
- la deuxième : que cibler cette population spécifiquement par des efforts marketing ne ferait pas de sens. Mieux valait se concentrer sur le public cible habituel, et dans le cas où on souhaiterait renouveler son audience, les équipes marketing devraient se concentrer plus sur d’autres types de catégories de publics, comme les millenials ou les familles.

L’impact d’études sur la perception d’un spectacle

Un spectacle de tournée peut vivre jusqu’à une dizaine d’années environ au Cirque du Soleil. Quand on sait que les spectacles tournent un peu partout sur la planète, il faut être sûr que le spectacle en question rencontre l’adhésion du public selon la zone géographique visitée, mais également comprendre les attentes de son audience.

L’avant-dernier spectacle : TORUK, qui est inspiré du film de James Cameron AVATAR, tourne depuis maintenant près de 9 mois en Amérique du Nord. Le fait que la marque Cirque du Soleil soit associée au film AVATAR a fait penser au public que le spectacle serait aérien et comporterait un certain nombres d’acrobaties. Malheureusement, cela n’était pas tout à fait le cas. L’histoire du spectacle se déroule des milliers d’années avant le film et parle de la quête du premier chevaucheur du grand dinosaure-oiseau Toruk. Chose relativement inhabituelle pour le Cirque du Soleil, il y a un conteur pour le spectacle et l’histoire est assez simple à suivre. On est aux croisements du théâtre et du spectacle de danse type Le Roi Lion. Cependant, les études menées par Julia et son équipe ont démontré que le public sortait relativement déçu de la représentation malgré les effets visuels grandioses. Les spectateurs attendaient des acrobaties.

Cette attente ayant directement un impact sur la commercialisation du spectacle, le sujet a été soumis à l’équipe de création qui a ajouté quelques numéros pour les prochains marchés.

A travers ces deux exemples, il est facile de saisir la nécessité de rouler de telles études. Cependant, comme procéder ?

Bien construire ses études clients

Réaliser un sondage est rarement chose aisée. Il faut tout d’abord poser les questions auxquelles on souhaite avoir une réponse sans pour autant biaiser celle-ci, il ne faut pas non plus poser trop de questions afin d’éviter l’augmentation du taux d’échec (rien de pire qu’un questionnaire qui dépasse 5 minutes !) et enfin il faut concevoir son questionnaire comme un entonnoir : on pense large puis on affine.

Au Cirque du Soleil, le département intelligence consommateur peut réaliser ses propres études, mais la plupart du temps, du fait de certaines limitations en termes de ressources, de temps et de budget, il s’attarde plus sur les commandes internes et notamment du département des ventes et du marketing.

Les questionnaires doivent répondre à trois questions principales : Quoi, Pourquoi, Comment. Le comment permet surtout de savoir si on peut aller chercher des données ailleurs, sur d’autres plateformes (cas de données secondaires) ou s’il faut créer ces données (données primaires).

Il faut également penser à disposer quelques pièges ci et là dans le questionnaire afin d’éliminer le public qui ne nous intéresse pas. Par exemple : le public qui se rend aux spectacles du Cirque du Soleil est un public payant (que l’on appelle les « buyers »). Afin d’éliminer les répondants ne se rendant qu’à des spectacles gratuits (les « goers » et donc jamais à ceux du Cirque), on peut leur demander comment ils ont l’habitude de sortir, avec qui, quelles sont leurs motivations, etc.

Enfin, en fonction des réponses obtenues, on peut commencer à segmenter son public et adapter ses campagnes marketing et ses messages en fonction.

Chose importante, les études intelligence consommateur au Cirque du Soleil ne sont pas pensées comme des études de marché, mais plus comme des études de validation. C’est toujours la création qui a le premier mot à dire. Les études viennent ensuite valider le positionnement, ou non, d’un spectacle et c’est aux équipes marketing et ventes d’adapter leur discours pour le commercialiser.
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Réinventer la médiation à l’heure du numérique

Réinventer la médiation à l’heure du numérique | Musées et muséologie | Scoop.it
Vidéo, blog, bande dessinée… Les supports de vulgarisation scientifique fleurissent sur le Web. Mais comment s’y retrouver ? Éléments de réponse, avant le forum des Nims (Nouvelles initiatives en médiation scientifique) à suivre en direct sur Internet le mardi 31 mai.

Des tasses de café qui s’entrechoquent, qui se brisent… Le scénario semble n’avoir aucun rapport avec les sciences, et pourtant. Il est issu d’une vidéo de vulgarisation sur la physique des solides. Ce film poétique et innovant sort tout droit de l’imagination de Charlotte Arene, étudiante en cinéma d’animation, et de Julien Bobroff, spécialiste de la supraconductivité. Membre de l’équipe « La physique autrement », ce touche-à-tout de la médiation s’est donné pour mission d’explorer le maximum de supports de vulgarisation possibles. Du plus classique, comme la conférence, au plus inattendu, comme la bande dessinée ou le stop motion. « Le but est d’essayer et de voir ce qui fonctionne ou pas. Mais il n’y a pas un média meilleur que d’autres, l’important est de savoir à quel public on s’adresse », explique Julien Bobroff.

La vidéo plébiscitée

Avec l’essor des supports numériques, les chercheurs s’exposent davantage sur le Web. « Le besoin de communiquer sur ses découvertes est de plus en plus présent », souligne Julien Bobroff. Et ces plateformes innovantes offrent une liberté de ton loin de la communication institutionnelle. C’est cette légèreté qui a poussé Manon Bril, doctorante en histoire, à lancer sa chaîne YouTube en septembre dernier. Son but : dépoussiérer l’histoire, en particulier la mythologie gréco-­romaine. Le tout avec humour et modernité. Très vite, Manon Bril s’aperçoit « qu’il y a un vrai public pour les sciences humaines ». Au milieu des YouTubeurs célèbres, la chercheuse, qui pratique régulièrement le théâtre, a réussi à se faire une place. Aujourd’hui, les vidéos de sa chaîne « C’est une autre histoire » cumulent en moyenne 30 000 vues.

Depuis plusieurs années, la plateforme vidéo de Google semble être le terrain de jeu privilégié des médiateurs. Pourtant, bon nombre de ces vidéastes ne sont pas chercheurs. « En histoire, on trouve le meilleur comme le pire », souligne Manon Bril. « YouTube fait un travail de vulgarisation abandonné depuis des années par la télévision », ajoute Julien Bobroff. Si cet outil numérique peut faire peur aux chercheurs, il a pourtant l’avantage de toucher toutes les cibles et particulièrement les plus jeunes. « Si les chercheurs n’investissent pas la médiation sur Internet, elle se fera quand même, mais sans nous ! Les spécialistes doivent s’en emparer, intervenir comme experts », conseille la doctorante.

Se lancer, mais avec précaution

Des chercheurs qui reprennent la main sur les outils numériques, il en existe pourtant. Nicolas Leroy, lui, s’est même lancé « gaiement » dans un dispositif alors inconnu à ses yeux… Physicien au Laboratoire de l’accélérateur linéaire, Nicolas Leroy est responsable de la prise de données qui a abouti à la découverte des ondes gravitationnelles. En février dernier, en pleine ébullition autour de cette incroyable avancée, le chercheur est invité à participer à une médiation inédite appelée « Ask me Anything ». « Pendant trente minutes, j’ai répondu aux questions des internautes en direct, avec deux de mes collègues, sur notre découverte », explique-t-il. Et ce n’est que quelques minutes avant le direct que le chercheur découvre Periscope, la plateforme qui diffuse la vidéo en direct et permet aux internautes d’interagir. « Finalement, c’est comme une conférence de presse à bâtons rompus, sans filet, ajoute-t-il, très satisfait de son expérience. L’avantage est que l’on peut toucher tous les publics et d’une manière très rapide ! On parle à des gens qui n’iraient pas forcément dans des cafés des sciences ou à des conférences grand public. »

Toucher un public plus large de manière originale, drôle et directe : le numérique semble être la clé d’une médiation réussie. Pourtant, attention aux fausses bonnes idées ! « Un chercheur qui veut se jeter à l’eau doit tout de même travailler avec des professionnels de la communication, de la vidéo ou avec des outils déjà existants, précise Julien Bobroff. Même avec le meilleur contenu du monde, un site ou un film moche n’aura aucune visibilité. »

Autre écueil à éviter : tous les outils du numérique ne sont pas forcément adaptés à la médiation scientifique. C’est notamment le cas de Twitter, selon Sylvain Deville, l’un des premiers chercheurs français à s’être inscrit sur le réseau. Difficile en effet de faire passer un concept en 140 signes… Pour lui, l’intérêt principal de Twitter est la mise en relation des scientifiques. « C’est la plus grande conférence scientifique mondiale ! Elle a lieu n’importe où et à n’importe quelle heure », résume le chercheur en sciences des matériaux.

L’art difficile de la synthèse

« Twitter permet d’avoir des débats en profondeur avec presque l’ensemble de la communauté scientifique parfois, même sur un ton léger », explique Sylvain Deville, ajoutant que le réseau permet tout de même de montrer au grand public le fonctionnement de la recherche, « que nous ne sommes pas que des blouses blanches isolées dans nos labos », s’amuse-t-il.

Si le numérique offre une grande liberté de ton et de choix du contenu, il ne pousse pas pour autant à appauvrir le discours scientifique. « En tant que chercheur, nous sommes en permanence en train de synthétiser nos recherches », explique Manon Bril, dont la thèse s’intéresse à la déesse Athéna dans l’imagerie officielle du XIXe siècle.

La YouTubeuse est tombée dans la médiation « un peu par hasard », après avoir vu une annonce pour participer à « Ma thèse en 180 secondes ». Le principe est simple : résumer sa thèse en 3 minutes devant un public. Manon Bril a finalement remporté le prix du public de la finale régionale Midi-Pyrénées en 2015. La troisième finale nationale de « Ma thèse en 180 secondes » aura lieu, quant à elle, le 31 mai à Bordeaux. Porté par le succès du concours, un forum sur la médiation scientifique se tiendra le même jour. L’occasion d’échanger sur les pratiques innovantes et d’encourager les plus curieux à explorer les nouveaux champs numériques de la médiation. 
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Les outils d'aide à la découverte nous rendent-ils plus "moutons" ou plus "renards" ? | Etourisme.info

Les outils d'aide à la découverte nous rendent-ils plus "moutons" ou plus "renards" ? | Etourisme.info | Musées et muséologie | Scoop.it
Grâce aux réseaux sociaux, j’ai repéré un article intitulé « le dilemme du touriste équipé » sur le site « Monde sociaux ». Ce site, géré par des chercheurs en sciences humaines et sociales, vise à partager largement sur le web des travaux de recherche préalablement parus dans des revues scientifiques.

Cet article relate et commente une enquête sur sur les itinéraires empruntés par les visiteurs de la cité épiscopale d’Albi. J’y étais récemment, c’est magnifique… mais ce n’est pas le sujet 

Tous les détails étant dans l’article, et comme je sais que vous allez le lire avec assiduité, je vais directement aux conclusions qui m’ont interpellées.
En effet, il apparaît que les visiteurs équipés d’outils (numériques ou papiers) se perçoivent plus conventionnels ou conformistes dans leur parcours que les visiteurs sans aucun outil. Ils partagent sans doute le sentiment que les outils d’aide normalisent fortement le parcours de découverte, ne laissant que peu de place au hasard.
L’enquête montre également que les visiteurs équipés parcourent davantage la ville que les visiteurs « libres », et découvrent beaucoup plus de sites, et notamment les moins courus !

Le sentiment de conformisme évoqué plus haut tient du paradoxe puisque les touristes équipés approfondissent leur découverte en sortant des traditionnels incontournables. On peut aussi sans doute y voir, l’effet de la signalétique urbaine qui « simplifie » la ville en la résumant à ses joyaux pour les visiteurs non-équipés.
Cependant il me semble qu’il reste à croiser ces constats avec une analyse qualitative et quantitative des outils proposés et de la signalétique touristique en place. En effet, les résultats, et donc les enseignements s’inverseraient peut-être sur des sites aux configurations différentes.

Cette analyse permet toutefois de confirmer l’intérêt des outils d’aides pour favoriser une découverte plus approfondie, sans doute source de nouvelles occasions de consommation et donc de retombées économiques pour le territoire.
Néanmoins le ressenti de conformisme qui semble inhérent à l’utilisation de ces outils n’étant pas très positif, une attention particulière doit être portée à produire des concepts favorisant des découvertes plus étonnantes, voire détonantes. Une espèce d’aventure, mais organisée quoi !

Dans ce domaine, les extraordinaires possibilités combinatoires des outils numériques sont idéales pour proposer des visites sur mesures, mêlant incontournables et coins secrets, informations utiles et médias enrichis, visites classiques et moments privilégiés…

Plus vite dit que fait, j’en conviens ! Si vous avez des exemples, n’hésitez pas à les citer en commentant cet article.
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Les métropoles cultivent la culture

Les métropoles cultivent la culture | Musées et muséologie | Scoop.it
La culture est aujourd’hui un facteur puissant d’attractivité et d’identification pour les métropoles qui se livrent sur ce terrain une concurrence féroce. Deux économistes de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France se sont penchées sur le phénomène, à l’heure où le Grand Paris est toujours en quête de son identité.

Carine Camors et Odile Soulard, économistes à l’IAU d’Île-de-France et auteurs de l’étude «Lieux culturels et valorisation du territoire»

Le Guggenheim à Bilbao, le Louvre à Lens, le Centre Pompidou à Metz, le musée Dia:Beacon dans la grande banlieue de New-York sont autant d’exemples montrant que les lieux culturels peuvent générer de la visibilité et des retombées économiques importantes pour les territoires qui les accueillent. Ces succès poussent un nombre croissant d’acteurs locaux à attendre de ces lieux qu’ils contribuent davantage au développement économique et à l’attractivité touristique, dans un contexte où le tourisme culturel est en plein essor au niveau mondial. En Île-de-France, les industries culturelles et créatives totalisent plus de 500.000 salariés, soit 9% de l’emploi francilien. Un pourcentage supérieur à l’industrie automobile, les activités financières ou le secteur de la construction. De plus, la richesse des équipements culturels - la région dénombre plus de 3.900 musées et monuments historiques, 350 théâtres, 310 cinémas et 445 salles de concert - est un atout indéniable en termes d’éducation, d’aménagement et de dynamiques économiques et sociales. Pourtant, comme de nombreuses autres grandes métropoles, la région parisienne fait face à une saturation de son hypercentre. L’un des défis qu’il lui faut donc relever est d’assurer une meilleure irrigation de son territoire. Pour ce faire, il convient de s’interroger sur le rôle que peuvent jouer les lieux culturels en la matière.

LA CULTURE COMME VECTEUR D’IMAGE

Par leur dimension symbolique, les lieux culturels sont en capacité de s’inscrire dans une stratégie visant à modifier l’image voire même l’identité dominante d’un territoire. C’est le cas pour le Beamish Museum près de Newcastle, Zollverein à Essen, le Dia:Beacon près de New-York, le Louvre-Lens, l’Istanbul Modern et la Tate Modern à Londres. Si tous les lieux culturels n’ont pas comme vocation première de se fondre dans cette démarche, ils en deviennent des acteurs « malgré eux » et peuvent largement en bénéficier à travers un soutien institutionnel, stratégique et parfois financier.

Certains lieux ont même été créés pour agir sur l’identité du territoire d’installation, comme le Louvre-Lens ou le Beamish Museum. Le territoire est ici marqué par une image négative associée au déclin de l’activité industrielle et à une faible attractivité. Le lieu culturel, par sa capacité à véhiculer un imaginaire et une identité, permet de renouer avec cette histoire tout en lui apportant une continuité présente et future. À travers le lieu, c’est ainsi le récit du territoire qui s’écrit et se renouvelle.

Ce récit peut s’inscrire dans un passé « fantasmé » et idéalisé, comme au Beamish Museum près de Newcastle, qui vise à recréer l’atmosphère d’un village anglais avant la guerre, ou offrir un témoignage fidèle du passé, comme le musée de la Ruhr à Zollverein ou le People’s History Museum à Manchester. Il peut aussi se tourner vers le futur. La Tate Modern de Londres a ainsi été construite comme musée du nouveau millénaire. Dans la plupart des cas, c’est souvent le mélange entre ces trois postures qui permet au lieu d’être symbole de continuité entre l’histoire et le devenir du territoire. Le musée des Guerres Impériales de Manchester, construit dans un bâtiment iconique et ultra-moderne, en est un exemple.

L’INTÉGRATION DE LA CULTURE DANS UNE STRATÉGIE GLOBALE DU TERRITOIRE

Les acteurs locaux attendent des lieux culturels qu’ils soient non seulement des moteurs de l’attractivité du territoire mais aussi qu’ils contribuent à la compétitivité et à l’amélioration sensible de la qualité de vie. Pour réussir, les lieux culturels doivent s’inscrire dans une stratégie plus large développée par les acteurs territoriaux, qu’elle soit urbaine, de développement économique, d’attractivité ou d’éducation.

Le musée Guggenheim à Bilbao, ouvert en 1997 sur les rives de la ria du Nervion, est un exemple d’inscription dans une stratégie économique et urbaine plus large. À partir de 1992, le redéveloppement du front d’eau à la place des friches industrielles et portuaires est mis en place par l’agence Bilbao Ría 2000. Le schéma directeur (Masterplan) prévoit alors la construction de deux bâtiments emblématiques, sans en préciser la nature. Le port industriel est déplacé à l’extérieur du centre-ville, l’aéroport est rénové, les trains métropolitains sont modernisés et le métro apparaît en 1995. Le parc technologique de Zamudio, dans la proche banlieue de Bilbao, est également développé.

La proposition d’un musée Guggenheim suscite en premier lieu des critiques de la part des habitants et des associations culturelles, qui ne comprennent pas cet ordre de priorité. Il voit finalement le jour en 1997, deux ans avant le Palais Euskalduna (Palais des congrès et de la musique), qui accueille une programmation de concerts, opéras et pièces de théâtre. Le nouvel aéroport ouvre en 2000 et le tramway est opérationnel en 2002. Si l’on considère a posteriori que le musée a été la principale cause du renouveau de Bilbao, cet historique montre que les effets structurels du musée sur son territoire doivent être replacés dans le contexte d’une stratégie plus large impliquant des investissements importants dans différents domaines.

Le cas de Zollverein près d’Essen est sur ce point similaire. Construit sur un ancien complexe minier situé en bordure d’Essen, le projet de Zollverein a été mené dans le cadre de l’Exposition internationale d’architecture de 1989. Il a permis de donner une seconde vie aux installations et aux paysages industriels à travers des projets artistiques, environnementaux et architecturaux. Il s’est poursuivi pendant dix ans et a donné lieu à la création d’Emscher Park, grand projet paysager et culturel de 300 km de long. La stratégie de développement repose sur des investissements massifs dans les infrastructures (traitement de l’eau, réaménagement urbains et paysagers) et le capital humain (travail sur l’identité, la formation). L’objectif est d’améliorer les qualités endogènes du territoire (qualité de vie, identité territoriale, qualité de l’emploi) et son attractivité, qu’elle soit touristique, économique ou résidentielle.

Le site de Zollverein abrite aujourd’hui des musées (Musée d’Histoire de la Ruhr, le Red Dot Design Museum), un centre d’arts du spectacle, des galeries et ateliers d’artistes, une école de management et de design ainsi que des activités récréatives (escalades, parc, etc.).

LIEUX CULTURELS ET COHÉSION SOCIALE

Le dernier exemple de stratégie territoriale impliquant tout ou partie d’un lieu culturel vise à renforcer la cohésion sociale sur un territoire. Il se réfère à l’intensité des relations entre les habitants d’un même territoire, ainsi qu’au partage de valeurs et de règles communes. Les lieux culturels peuvent ainsi jouer un rôle dans la promotion de la diversité culturelle d’un territoire, participer à la vie locale et mener des actions sociales et éducatives. C’est le cas notamment du musée Dia:Beacon à New York. Situé dans une ancienne imprimerie d’emballages, symbole du passé industriel de la ville, il présente des collections d’art de 1960 à nos jours. Le lien avec le territoire est notable et organisé, notamment à travers des actions éducatives, la gratuité des musées pour les résidents, ou le positionnement de la ville comme destination d’art. La ville de Beacon se positionne comme destination d’art et lieu de résidence pour la classe créative. Des galeries d’art, résidences d’artistes et ateliers se sont créés depuis l’ouverture du musée.

UN POTENTIEL SOUS-EXPLOITÉ EN ÎLE-DE-FRANCE

Quelques enseignements sont à tirer pour l’Île-de-France. De nombreux lieux culturels, peu connus du grand public, souvent situés en périphérie de Paris, pourraient attirer davantage de visiteurs avec des actions ciblées mais ils ne peuvent le faire sans une dynamique collective.

Cela suppose une véritable stratégie de diversification de l’offre touristique qui permettra d’attirer les touristes au-delà des grands sites de Paris intramuros, du château de Versailles ou de Disneyland Paris, dans un contexte où les flux touristiques augmentent et la concurrence avec d’autres destinations prisées comme Barcelone, Berlin, Londres, New-York ou Shanghai s’intensifie.

L’ensemble de la région pourrait davantage tirer parti des nombreux atouts culturels et touristiques situés dans sa périphérie. Il s’agirait pour cela de s’appuyer sur de nouvelles offres basées sur des équipements et lieux récemment ouverts ou en projet (Fondation Louis Vuitton dans le bois de Boulogne, Cité musicale de l’île Seguin à Boulogne, Cité de la gastronomie à Rungis, etc.) ou de renforcer l’attractivité des sites culturels parfois méconnus des touristes, voire des Franciliens eux-mêmes, à l’instar par exemple des châteaux de Fontainebleau, d’Ecouen ou de Vaux-le-Vicomte, de la Cité de la céramique à Sèvres, du musée de l’Air et de l’Espace au Bourget, du MAC VAL à Vitry, de la Ferme du Buisson à Noisiel, du Centre d’art contemporain d’Ivry ou encore du Centre photographique d’Île-de-France à Pontault-Combault. L’accessibilité de certains de ces sites culturels sera améliorée avec le Grand Paris express, qui permettra de renforcer la desserte en transports en commun dans la région avec la création de 200 km de lignes de métro supplémentaires et 69 nouvelles gares d’ici à 2030.

Il convient en outre d’encourager la promotion de nouveaux lieux, pas uniquement patrimoniaux, comme les parcours de street art en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne, la destination « Impressionnisme » dans le Val-d’Oise en lien avec la Normandie, le tourisme fluvial dans la vallée de la Seine, les sites industriels, (etc.).

Des actions en faveur de la formation, de l’offre d’hébergement et de la création d’entreprises culturelles et créatives peuvent également enrichir l’écosystème francilien et stimuler durablement son attractivité touristique.

Quant aux candidatures aux Jeux Olympiques de 2024 et à l’Exposition universelle de 2025, elles constituent deux occasions exceptionnelles d’accroître considérablement la fréquentation touristique visiteurs de loisirs et d’affaires en Île-de-France. Rien que pour l’Exposition universelle, les retombées économiques directes sont estimées à 23,2 milliards d’euros et 150.000 emplois créés pour une durée d’au moins deux ans. Elle permettrait également de faire évoluer l’image perçue de la région capitale à l’international afin de satisfaire les attentes de nouvelles clientèles.

Enfin, il est déterminant de faire prendre conscience aux élus et à la population de l’importance du tourisme sur le plan économique, mais aussi les bénéfices à en retirer en termes d’image et de réputation. Les lieux culturels sont un facteur puissant d’attraction de visiteurs qu’ils soient de proximité ou plus éloignés. Mais, à l’exception de publics spécifiques (CSP++, enseignants, etc.), ils constituent rarement le motif principal d’une destination. Renforcer l’attractivité d’un territoire à partir d’une offre culturelle suppose de construire ou valoriser une destination par la mise en réseau d’acteurs publics, privés, associatifs qui partagent un projet commun de développement (pas uniquement culturel) et de marketing territorial. Cela passe par la coopération avec les offices du tourisme, les professionnels du tourisme et du développement économique ainsi que la mise en place d’outils communs (informations pratiques sur Internet, création de circuits et d’itinéraires de découverte, visites à thème, signalisation,etc.). Agir ensemble est la condition nécessaire pour faire émerger une image plus contemporaine de la région capitale. 
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Le musée du Louvre face au risque d'inondation

Cette vidéo présente, au travers de témoignages de dirigeants de l'institution, les actions mises en place par le musée du Louvre pour se préparer à un
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Rien ne va plus dans l'art moderne

Rien ne va plus dans l'art moderne | Musées et muséologie | Scoop.it


Trois grands spécialistes se penchent sur les difficultés de ce marché et livrent une analyse sans concession, évoquant le manque de qualité. Et un problème de répartition des artistes entre art moderne et art contemporain. 

C'est un fait avéré et une véritable révolution dans les structures du marché de l'art : désormais l'art contemporain fascine tandis que l'art moderne ou impressionniste, qui raconte un temps révolu, fait l'objet d'une demande plus faible. 

Dans le même temps, si l'offre en matière d'art actuel est naturellement extrêmement abondante, comprenant le pire et le meilleur, celle de la première partie du XXe siècle s'épuise, les musées constituant un abri définitif pour les pièces les plus remarquables. Hier l'Everest des prix était atteint par les Cézanne et les Van Gogh. Aujourd'hui, c'est Basquiat qui fait les gros titres avec, la semaine dernière, une toile adjugée 57,2 millions de dollars, l'enchère la plus élevée cette saison. 

Du 8 au 12 mai dernier, à New York, cet état de fait était confirmé. (« Les Echos » du 17 mai 2016). Au total, chez Sotheby's et Christie's, l'art moderne a rapporté 363 millions de dollars contre plus du double, soit 826,3 millions, pour l'art contemporain. 

Une demande plus faible 

Pour le marchand privé franco-suisse Thomas Seydoux, ancien directeur du département impressionniste et moderne chez Christie's, « la majorité des lots n'avait pas grand intérêt. Sotheby's pâtit en ce moment d'un déficit d'experts non seulement pour trouver des pièces intéressantes, mais encore pour promouvoir les tableaux. Par ailleurs, la demande dans le domaine de l'art contemporain est plus importante à tous les niveaux de prix. Cela dit, si une collection exceptionnelle arrivait sur le marché elle recevrait un excellent accueil. » 

Faute de collection, Sotheby's vient justement d'annoncer que, le 21 juin, elle proposerait à Londres ce qui est manifestement considéré unanimement comme un chef-d'oeuvre du cubisme, « Femme assise », de Picasso. Peinte en 1909, la toile est estimée autour des 30 millions de livres. Une peinture qui devrait réveiller l'intérêt médiatique pour le secteur. 

En attendant, Marc Blondeau marchand privé à Genève, connu entre autres pour avoir initié le collectionneur François Pinault à l'art, observe lui aussi la médiocrité générale de l'offre en art moderne : « Sur les 52 lots proposés dans la vente du soir chez Christie's, seulement 20 d'entre eux auraient mérité, il y a dix ans, les honneurs de ces enchères de prestige. Les autres lots auraient été relégués dans les ventes de la journée. Plus généralement, les marchés modernes et contemporains sont en plein réajustement. D'ici à trois ans, un grand ménage sera opéré. Les prix dans l'art actuel vont trop vite, trop haut. Certains artistes comme Urs Fischer (né en 1973) ont vu leurs tarifs multipliés par dix en quelques années. D'autres comme Jean-Michel Basquiat représentent de lourds intérêts financiers pour des investisseurs. Les fonds d'investissements ne vont pas soutenir éternellement des artistes tels que Damien Hirst. Il n'est pas normal non plus que la cote d'un peintre comme Christopher Wool atteigne celle d'un acteur majeur de l'histoire de l'art comme Jackson Pollock. » 

A New York, le marchand Emmanuel Di Donna, un ancien de chez Sotheby's installé dans sa toute nouvelle galerie sur Madison Avenue, promeut l'art des années 1920 aux années 1970. Il observe : « Il n'y a pas de changements de goût. Simplement, dans l'art contemporain, le public est moins sélectif que dans l'art moderne. Les clients de l'art du début du XXe siècle sont à la recherche de pièces exceptionnelles. C'est pourquoi, dans mon activité, je me focalise sur les oeuvres à plus de 1 million d'euros. » 

Confusion des genres 

En fait la perception négative des résultats dans l'art moderne tient aussi à la structure même des ventes, à la répartition des artistes entre modernes et contemporains. Ainsi les oeuvres d'Alexander Calder, né en 1898, font partie des enchères contemporaines. Selon la banque de données Artprice, entre le 10 et le 12 mai pas moins de 30 sculptures de l'Américain connu pour ses mobiles ont été proposées à la vente et adjugées jusqu'à 5,7 millions de dollars pièce. 

Pour Thomas Seydoux : « Il est temps de réformer les ventes. Pourquoi des artistes comme Rothko (1903-1970), par exemple, ou De Kooning (1904-1997) font-ils partie des ventes d'art contemporain ? » Enfin, pour lui, la faiblesse des résultats aux enchères bénéficie directement aux transactions privées : « Nous tirons directement les bénéfices de l'aspect désormais aléatoire des résultats à l'encan. En tenant compte de la piètre qualité des oeuvres, il aurait pu arriver que, cette saison, 30 % seulement des lots trouvent acquéreur. »Un tel résultat aurait été catastrophique pour le marché de l'art mondial. 

Judith Benhamou-Huet, Les Echos


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