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Les musées labo-rézos ouverts - Le carnet de veille compagnon de mixeum.net
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La culture du partage ou la revanche des foules | L'Atelier des icônes

La culture du partage ou la revanche des foules | L'Atelier des icônes | Open P2P ReadWrite Museums • Free Culture • Co Creation | Scoop.it
samuel bausson's insight:

Alors que la circulation réglée des œuvres de l’esprit permettait d’en préserver le contrôle, la nouvelle fluidité des biens culturels a favorisé leur appropriation en dehors de tout cadre juridique ou commercial, au point de faire de l’acte même du partage la signature de l’opération culturelle.

 

L’utopie de la contribution des amateurs reposait sur une vision stéréotypée, issue de l’esthétique kantienne, du travail créatif comme activité émancipatrice, désirable et auto-suffisante. (...) Mais les usages constatés ont déployé une palette sensiblement différente, composée d’activités communicationnelles, militantes ou ludiques, fondées sur les intérêts particuliers des acteurs, et récompensées par l’accroissement du capital social.


(...)

L’égalité et la réciprocité de l’interaction ont institué la conversation en modèle de production culturelle. La diffusion virale a établi l’appropriation comme principale condition des circulations culturelles.


Plutôt que l’appropriation bottom-up de l’art contemporain, celle qu’on observe sur internet procède selon un schéma horizontal, et se décline sous les formes de la copie, du remix ou de la rediffusion.


Loin de rendre le piratage odieux, la défense de la propriété intellectuelle contribue à faire d’internet l’un des derniers bastions de la culture comme bien commun. Car les pratiques appropriatives que l’on observe en ligne ne visent pas un simple transfert de propriété, un déplacement du monopole d’exploitation d’un acteur à un autre, mais au contraire une mise en commun du contenu désigné comme bien culturel par l’acte même du partage.


L’écologie numérique ne fait pas qu’encourager la production de remixes ou de rediffusions. Elle établit l’appropriabilité comme un caractère et un critère des biens culturels, qui ne sont dignes d’attention que s’ils sont partageables. (...)  C’est ainsi que l’appropriabilité devient elle-même virale.


Mais les instruments issus de la culture de la distinction sont inopérants pour décrire la culture du partage, qui a développé sa propre esthétique. (...) la fluidité numérique a favorisé le développement d’une culture de l’anonymat, de la citation et du partage, comme autant de manifestations d’une propriété collective basée sur la libre circulation des informations,


Les pratiques montrent un paysage plus complexe, où la conversation interagit en permanence avec les productions industrielles. Les interventions les plus typiques de la culture du partage – mashup, remix, cover, détournement, satire, décontextualisation, etc. – relèvent systématiquement de formes référentielles qui manifestent un parasitisme actif plutôt qu’une pratique de création.


Les circulations administrées des productions culturelles à l’ère industrielle nous ont fait oublier que l’imitation et le partage sont les moteurs les plus puissants des dynamiques culturelles. C’est bien à cette écologie qu’appartiennent les activités expressives du web.

 

(...) la culture du partage ne privilégie pas les contenus, mais leur appropriabilité. La valeur de l’objet candidat sera d’autant plus élevée qu’il présente de bonnes conditions d’appropriation sur le plan technique (il est disponible en ligne et peut faire l’objet d’une rediffusion ou d’une copie), juridique16 (pas de mise en danger du rediffuseur), mais aussi stylistique (capacité à générer l’attention, facilité à imiter ou à transposer, stéréotypie, exemplarité, comique, rapport à l’actualité, etc.).

 

 C’est pour leurs qualités appropriatives que le comique et le second degré comptent parmi les ressorts les plus utilisés de la culture du partage.


L’esthétique de l’appropriation fait des manifestations de la viralité un principe autoréalisateur. Un objet copié, détourné ou imité est une invitation à poursuivre le jeu.


La culture du partage est une nouvelle revanche des foules. Nous ne faisons que commencer à comprendre ses effets sur notre culture.

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Rescooped by samuel bausson from Participatif
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Participation = Success?

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Via Omer Pesquer
samuel bausson's insight:

extrait : "Perhaps the problem is not what we are/aren’t offering in terms of compensation for participation. I believe that there’s a communication gap right now between artists who want exposure and organizations who want nothing more than to build a community of creative participants.

 

Why don’t more artists participate in museums’ social media projects? Is there anyone who’s aggregating a list of websites/social media initiatives where organizations such as museums and galleries ask for participation, so that artists can take advantage of these promotional vehicles? Is the problem that artists don’t want to buy into these sorts of prompted projects? Is the marketing initiative which is inevitably tied into all participatory social media projects to blame?"

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Omer Pesquer's curator insight, December 11, 2012 5:06 PM

Intéressant billet de Willa Koerner (@WILLAK) sur le participatif et l'engagement des internautes.
http://willakoerner.com/2012/10/10/participation-success/ --- Avec pour phrase-clé la citation de Anne Pasternak “We fail when nobody pays attention.”, et comme exemples certaines expériences effectuées par le SFMOMA, dont les #SubmissionFridays qui ont reçu plus de 10 000 participations ! http://sfmoma.tumblr.com/tagged/submission