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Senegal | Mines d'or: Sabodala, terminus de la mondialisation

Senegal | Mines d'or: Sabodala, terminus de la mondialisation | Mining in Poor Countries | Scoop.it

MERCREDI 27 AOûT 2008 | Gilles Labarthe


SÉNÉGAL - Dans la région de Sabodala, des multinationales se partagent les concessions de l'un des plus importants gisements d'or de toute l'Afrique de l'Ouest. Au mépris de la population locale et de l'environnement. «Attention, nouvelle série d'explosions aujourd'hui à 15 heures. Vous avez 15 minutes pour quitter le village.»

 

Depuis quelques mois, les habitants des localités comme Mamakono, Falombo et Sadobala, situés à 650 km à l'est de Dakar, doivent se plier à ce genre de directive. Les avis sont affichés sur des panneaux géants, en bordure de route. Hommes, femmes, enfants, vieillards ou nourrissons... tous sont sommés de déguerpir à au moins deux kilomètres de leur foyer.

 

Une simple mesure de précaution, à en croire les compagnies minières présentes dans le secteur, qui recourent massivement à la dynamite pour faciliter leurs activités d'extraction. Les dégât sont pourtant innombrables.

 

A Makhana, situé à un jet de pierre de Sabodala, cela fait depuis bientôt une année que les quelque 400 habitants «sont ballottées entre le village et la nature pour éviter de se faire broyer par les explosifs utilisés par la compagnie MDL», s'indigne Lassana Dagnokho, porte-parole des jeunes. Plusieurs chèvres et des boeufs auraient déjà succombé sous le coup des décharges. Les ondes de choc provoquent fissures ou éboulement des maisons.

Soulèvement populaire


La presse sénégalaise n'hésite pas à parler de «foyers de tensions» pour évoquer la situation qui s'est installée dans une bonne moitié de cette communauté rurale de Khossanto, regroupant 24 villages, depuis le début de l'exploitation minière à échelle industrielle.

 

Plusieurs marches de protestation ont déjà été organisées contre les sièges des compagnies minières exploitantes. Un soulèvement populaire a même eu lieu en novembre 2007, au cours duquel le président de la communauté, Mady Cissokho, a failli se faire lyncher: beaucoup l'accusent de s'être fait acheter par les sociétés minières, et de ne plus défendre la cause des populations locales.

 

C'est le même Mady Cissokho, grand et corpulent, que nous croisons ce matin d'août 2008 sur la piste menant à Sabodala: seul sur sa moto tout-terrain, revenant de la chasse. Fusil en bandoulière, petit gibier à plumes sanglé à mort sur le porte-bagages. A l'écouter, la cohabitation avec les cinq multinationales de l'or actives dans la région et détentrices de vastes concessions – allant de 23 à plus de 1000 kilomètres carrés – ne serait pas si alarmante: le président de la communauté rurale y voit plutôt une opportunité en termes d'emploi.

 

Méthodes agressives


Mady Cissokho compte sur le temps pour arranger les choses: «Les débuts sont difficiles, il peut y avoir des dérapages, mais on essaie de les corriger ensemble. C'est mon premier mandat comme président. Et pour les cinq sociétés minières présentes ici, dont MDL (compagnie australienne, ndlr), Oromin (canadienne), Axmin (suisse) et Randgold (sud-africaine), c'est aussi leur première expérience du Sénégal.» Le travail avec les explosifs? «Les gens ont été avertis. Si tous les tirs se passent comme ça, on ne souhaite pas mieux, tellement les choses sont maîtrisées.» L'expropriation des champs, au bénéfice des compagnies minières? «On n'en parle plus parce que la population est largement satisfaite. Moi-même j'ai eu 2 hectares en guise de dédommagement.» Les risques liés à l'environnement? «Une étude d'impact a été menée, sous la conduite de l'Institut Tropical. Mais bon, il est encore trop tôt pour parler de pollution, l'exploitation n'a pas encore commencé.»

 

Les avis sont plus tranchés à mesure que l'on se rapproche de Sabodala, qui focalise beaucoup d'espoirs, mais aussi de craintes pour l'avenir: il s'agit bien de «la première zone d'expérimentation de l'exploitation officielle de l'or au Sénégal», comme nous le rappelle Ibrahima Sory Diallo, directeur de la seule ONG du pays à documenter les conditions exactes dans lesquelles travaille l'industrie minière (lire ci-dessous). MDL est en effet la première société minière a être récemment entrée en phase d'exploitation au Sénégal oriental. Ses méthodes de travail agressives et les innombrables avantages fiscaux qu'elle a obtenus sous prétexte d'attirer les investisseurs internationaux au Sénégal (lire ci-contre) lui ont forgé une mauvaise réputation en un temps record.

 

Arrivés à la hauteur de sa toute nouvelle cité minière, qui abrite plus de 500 employés – en majeure partie des expatriés –, on découvre une sorte de campement militaire retranché derrière des hautes barrières, entouré sur toute sa longueur de barbelés. Tours de surveillance et gardes armés complètent le tableau. MDL a purement et simplement annexé la piste reliant Falombo et Sadobala pour installer la base de ses opérations, obligeant maintenant les habitants à effectuer un détour de plusieurs kilomètres. Plus loin, derrière une large colline de remblais de minerai, pelleteuses, foreuses, bulldozers et une dizaine de camions géants Komatsu, qui peuvent transporter des charges de 100 tonnes de minerai, poursuivent inlassablement leur travail de déforestation et d'excavation: le premier puits à ciel ouvert a déjà atteint plus de 50 mètres de profondeur, sur un chantier qui devrait atteindre une dizaine de km2.

 

Pâturages interdits d'accès

 

La direction de MDL, qui fournit peu d'informations aux communautés locales sur l'étendue de ses projets, ne cache pas à ses actionnaires que le cratère devrait bientôt plonger à près de 200 mètres sous terre: il faut beaucoup creuser pour atteindre les meilleurs filons. Et pour MDL, le temps presse: la société australienne a promis à ses partenaires financiers – dont Macquarie Bank et la Société Générale – que le premier lingot serait coulé en septembre 2008.

 

En attendant, la concession minière a déjà bouleversé les modes de vie traditionnels, comme en témoigne un habitant de Sabodala: «La route a été déviée, il y a des axes qui sont barrés, on n'ose plus passer. Une bonne partie de nos champs et de nos pâturages sont interdits d'accès.» :ils sont désormais sur les concessions de MDL. «Les propriétaires n'ont pas reçu de dédommagement, ils ne sont pas indemnisés. Pour cultiver aujourd'hui, il faut parcourir 15 à 20 kilomètres! La population ne sait plus où aller», poursuit notre observateur, sous couvert d'anonymat.

 

Outre l'agriculture, l'élevage et l'orpaillage constituent depuis des siècles les principales activités de subsistance. Là aussi, les expropriations risquent de laisser les habitants sans autre alternative qu'un hypothétique recrutement pour travailler à la mine, s'inquiète le chef du village. Un avenir bien incertain: ouvriers qualifiés ghanéens, maliens ou guinéens affluent à Sabodala pour chercher du travail auprès des compagnies minières. La population a littéralement explosé. Les problèmes du manque d'accès aux infrastructures et de sécurité (vols, agressions, viols) sont devenus si nombreux qu'il a fallu renforcer les effectifs de la gendarmerie.

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Une première pour Madagascar : le nickel, premier produit d’exportation « Newsmada

Une première pour Madagascar : le nickel, premier produit d’exportation « Newsmada | Mining in Poor Countries | Scoop.it

Les Nouvelles on oct 6, 2012

 

100 milliards d’ariary par an sur 10 ans. C’est le montant équivalant aux redevances, taxes et impôts que l’Etat percevra du projet Ambatovy basé sur la production de nickel et de cobalt. Outre les impacts bénéfiques d’abord pour la population mais surtout pour l’économie du pays.


C’est une première dans l’histoire de Madagascar, le projet Ambatovy n’exportera pas le minerai à l’état brut mais mettra sur le marché des produits finis vers le marché international. Selon le président de la transition, Andry Rajoelina, lors de la célébration officielle de la production de nickel et de cobalt par le projet Ambatovy qui a eu lieu à Toamasina hier, « ce n’est pas seulement une fierté pour le projet Ambatovy d’être parvenu à l’atteinte de cette étape ô combien importante, c’est surtout une grande victoire pour la nation qui, grâce à l’exportation sera le 2è pays au monde à produire du nickel et du cobalt. »


Accompagné de ses proches collaborateurs, des autorités locales, le président de la Transition et des principaux responsables du projet, dont le président d’Ambatovy, Mark Plamondon, il ajoute que « c’est la preuve que Madagascar peut créer de la richesse à partir des ressources naturelles dont elle dispose. Même si on a souvent répété le fait que Madagascar soit un pays riche mais avec une population qui vit malheureusement dans la pauvreté ».


Concrètement, l’exploitation mais surtout la transformation grâce au raffinage à Madagascar permettra la création d’emplois, soit 2500 employés directs et près de 3500 autres bénéficiant des travaux de sous-traitance. C’est dire le rôle important que joue le projet dans l’économie de Madagascar, fortement fragilisée depuis le début de la crise. Le raffinage du nickel et du cobalt au sein du pays même constitue un engagement peu appliqué dans les pays de l’Afrique. Cette situation conduit à un apport important pour le pay surtout en terme de retombées et de valeurs ajoutées. Le nickel sera le premier produit d’exportation de Madagascar, loin devant d’autres produits.


D’après le président d’Ambatovy, Mark Plamondon, « les investisseurs potentiels observent de près le projet Ambatovy, et le succès continu de la compagnie nous permettra d’être en tout temps un ambassadeur efficace de Madagascar auprès de la communauté financière internationale ».


Avec 60.000 tonnes de nickel et 5.600 tonnes de cobalt, l’exploitation du projet est sans nul doute importante et beaucoup espèrent que cette grande étape dans la vie du projet est également porteuse de changement pour toute la nation, notamment pour sa population qui n’a que trop attendu.

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Coal allocations made for hefty bribes, says BJP

Coal allocations made for hefty bribes, says BJP | Mining in Poor Countries | Scoop.it

TNN | Aug 28, 2012,

 

At Rs 1.86 lakh crore, the coal mining scam is being billed as the 'mother of all scams'. While the BJP-led opposition is gunning for the government, Prime Minister in particular, the UPA managers have hit out at the CAG and claim of zero loss.

 

NEW DELHI: Rebuffing Prime Minister Manmohan Singh's defence, BJP on Monday further ramped up its offensive over coalgate, with its leader in Lok Sabha Sushma Swaraj accusing Congress of allocating coal mines in return for mega bribes. "Mota maal mila hai Congress ko" (Congress got big bucks)," Swaraj said, escalating the confrontation which has jammed Parliament and triggered speculation that the monsoon session could be adjourned sine die.

 

Swaraj along with Arun Jaitley, her counterpart in Rajya Sabha, was responding to the PM's 32-point statement where he rejected the charge of resignation by denying any wrongdoing in the allocation of coal mines and disputing CAG's estimate of gains for private players. "Congress has got a fat sum from coal block allocation, that is why this delay (in amending the laws) was caused. My charge is that huge revenue was generated but it did not go to the government and went to the Congress party," Swaraj said.

 

Her "mota maal" charge was confirmation that the party, unfazed by government's criticism for holding up Parliament or lack of support from non-Congress players, is in no mood to step down from its "maximalist" demand for the PM's resignation.

 

Asked about the reluctance of other parties to back their demand that PM needs to quit, Jaitley said, "We don't stand alone, and on corruption even if we have to fight alone, it will be a majestic isolation."

 

He also said Congress was directly linked to alleged bribery. "If an impartial probe is conducted, I can say with full responsibility as leader of opposition that Congress will be in the dock along with the government," he said.

 

Jaitley's assertion about the party's readiness to risk isolation came on a day when JD(U) appeared to be rallying behind the senior NDA partner in the offensive, and pointed to a strategy to keep the issue of corruption alive in the run-up to the coming polls in Gujarat and Haryana where the party will be pitted against Congress.

 

This was the reason why party did not seem perturbed when speculation swirled that government could consider seeking a trust vote to find a way out of the gridlock in Parliament and bolster its political stock. "Let them try it. They can manipulate numbers. But we will turn the contest into a referendum on corruption," Jaitley said before the government denied any such move.

 

In their press conference, Swaraj and Jaitley brushed aside the PM's attempt to pin part of the blame for Coalgate on opposition-ruled states. "While the PM started off by saying that he takes responsibility, the fact is that he has blamed everyone except himself," Jaitley said.

 

He accused the PM of attacking "constitutionalism and constitutional authority (CAG). He said Singh's reply was an attack on parliamentary democracy. "UPA tries to subvert constitutional authority and when it does not succeed it attacks the authority... It is a defiance of ethics in governance and polity," Jaitley said.

 

He also argued that coal being a major mineral, states had little role in deciding the policy of its allocation, and that their views were disregarded by the Centre in any case in 2006 when the government decided to amend the law to facilitate auctions.

 

Jaitley also attacked the government for citing the imperative of growth to defend allocations without bidding, saying, "If the purpose behind allocation of coal mines was saving time, getting more GDP growth, and power generation it has been defeated... Mining has been negligible in these 142 mines. Between 2004 and 2012, their contribution to GDP growth has been nil."

 

He also stressed that while 70 coal blocks were allotted between 1994 and 2006 -- and most of these were for public sector units -- 142 blocks have been allotted from 2006 onwards. Demanding the scrapping of the allocations, he said, "Besides loss to the exchequer, the rational for cancellation of these 142 blocks is that nobody should be allowed to enjoy the fruits of a corrupt allotment at the cost of public exchequer."

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Des ripostes aux terres rares chinoises

Des ripostes aux terres rares chinoises | Mining in Poor Countries | Scoop.it
Le 20 décembre 2010 par Julien Cottineau


Plus de 95 % de la production mondiale pour seulement 36 % des réserves planétaires. L'archi-domination de la Chine dans l'exploitation des terres rares ne cesse d'inquiéter. Le Département américain de l'Énergie (DoE) s'est fendu d'un rapport portant sur la stratégie américaine à adopter pour ces matériaux primordiaux. Ce document publié mi-décembre cible 14 de ces 17 éléments chimiques essentiels à des productions de hautes technologies (smartphones, écrans plats, armement... ) et de technologies vertes (photovoltaïque, éoliennes, moteurs hybrides... ).

 

Officiellement inquiets des risques de pénurie, les États-Unis veulent promouvoir localement les projets de prospection et de production. Aujourd'hui, un seul producteur américain d'oxydes de terres rares, Molycorp, est en activité. Le DoE pointe aussi l'urgence de collaborer avec l'Europe ou le Japon.

 

Officieusement, les États-Unis veulent contrer rapidement la domination chinoise. D'autant que ces derniers mois, la Chine a pris conscience de l'importance des terres rares pour son industrie et de sa mainmise sur le marché. Réduction des exportations de moitié depuis 2004, hausse des taxes douanières, et même un embargo passager contre le Japon dans le cadre d'un incident diplomatique à l'automne dernier (CPH n°524).

 

L'approvisionnement en terres rares est critique pour certains chimistes producteurs, formulateurs ou utilisateurs d'oxydes. Des groupes japonais se rebiffent aujourd'hui.

 

Sumitomo vient de signer un accord avec Molycorp pour soutenir la construction d'une usine de 19 050 t/an à Mountain Pass, en Californie (531 millions de dollars d'investissements). Sumitomo pourrait injecter 130 M$. La construction doit démarrer le 2 janvier pour une mise en service au second semestre 2012. Sumitomo a aussi contracté une garantie d'approvisionnement sur sept ans, selon Reuters, et estime qu'il pourra compter à partir de 2012 sur des livraisons de 3 000 t/an de cérium et de lanthane et de 250 t/an de didymium à partir de cette future unité. Dès février prochain, Molycorp fournira déjà Sumitomo en lanthane et cérium (2 500 t/an) et didymium (250 t/an) grâce aux productions actuelles de sa seule unité (3 000 t/an à Mountain Pass). Ce seront les premières importations d'oxydes de terres rares d'une source non-chinoise pour Sumitomo.

 

Toyota Tsusho se mobilise aussi. En Inde, sa filiale Toyota Rare Earths Orissa s'est rapprochée d'Indian Rare Earths et du Japonais Shin-Etsu Chemical pour la construction d'une unité de 3 000 à 4 000 tonnes d'oxydes de terres rares en Inde, d'ici à 2011. Unité qui serait alimentée en mélanges de chlorures de terres rares par le groupe Nuclear Power Corporation of India (NPCIL), maison mère d'Indian Rare Earths. Mélanges qu'il obtient comme coproduits de ses extractions d'uranium et de thorium à partir de monazites (minerais). A l'instar des chimistes japonais, d'autres acteurs mondiaux s'activent.

 

Comme Rhodia dont la division Rare Earth Systems produit des formulations à base de terres rares pour des applications dans la catalyse automobile, l'éclairage ou l'électronique. En février dernier, le groupe français a ainsi renforcé son partenariat avec le groupe australien Lynas pour la construction d'une usine d'oxydes de terres rares en Malaisie d'ici à mi-2011.

 

Face à la puissance chinoise, l'Australie, qui détient 5 % des réserves mondiales, la Confédération des États indépendants (CEI, 19 %) et les États-Unis (13 %) ont une carte à jouer. Mais vite. Car comme les usines d'extraction peuvent nécessiter plus de 10 ans avant d'être opérationnelles, la Chine n'a pas de quoi trembler dans l'immédiat.

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Senegal | Mines d'or: Sabodala, terminus de la mondialisation

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MERCREDI 27 AOûT 2008 | Gilles Labarthe


SÉNÉGAL - Dans la région de Sabodala, des multinationales se partagent les concessions de l'un des plus importants gisements d'or de toute l'Afrique de l'Ouest. Au mépris de la population locale et de l'environnement. «Attention, nouvelle série d'explosions aujourd'hui à 15 heures. Vous avez 15 minutes pour quitter le village.»

 

Depuis quelques mois, les habitants des localités comme Mamakono, Falombo et Sadobala, situés à 650 km à l'est de Dakar, doivent se plier à ce genre de directive. Les avis sont affichés sur des panneaux géants, en bordure de route. Hommes, femmes, enfants, vieillards ou nourrissons... tous sont sommés de déguerpir à au moins deux kilomètres de leur foyer.

 

Une simple mesure de précaution, à en croire les compagnies minières présentes dans le secteur, qui recourent massivement à la dynamite pour faciliter leurs activités d'extraction. Les dégât sont pourtant innombrables.

 

A Makhana, situé à un jet de pierre de Sabodala, cela fait depuis bientôt une année que les quelque 400 habitants «sont ballottées entre le village et la nature pour éviter de se faire broyer par les explosifs utilisés par la compagnie MDL», s'indigne Lassana Dagnokho, porte-parole des jeunes. Plusieurs chèvres et des boeufs auraient déjà succombé sous le coup des décharges. Les ondes de choc provoquent fissures ou éboulement des maisons.

Soulèvement populaire


La presse sénégalaise n'hésite pas à parler de «foyers de tensions» pour évoquer la situation qui s'est installée dans une bonne moitié de cette communauté rurale de Khossanto, regroupant 24 villages, depuis le début de l'exploitation minière à échelle industrielle.

 

Plusieurs marches de protestation ont déjà été organisées contre les sièges des compagnies minières exploitantes. Un soulèvement populaire a même eu lieu en novembre 2007, au cours duquel le président de la communauté, Mady Cissokho, a failli se faire lyncher: beaucoup l'accusent de s'être fait acheter par les sociétés minières, et de ne plus défendre la cause des populations locales.

 

C'est le même Mady Cissokho, grand et corpulent, que nous croisons ce matin d'août 2008 sur la piste menant à Sabodala: seul sur sa moto tout-terrain, revenant de la chasse. Fusil en bandoulière, petit gibier à plumes sanglé à mort sur le porte-bagages. A l'écouter, la cohabitation avec les cinq multinationales de l'or actives dans la région et détentrices de vastes concessions – allant de 23 à plus de 1000 kilomètres carrés – ne serait pas si alarmante: le président de la communauté rurale y voit plutôt une opportunité en termes d'emploi.

 

Méthodes agressives


Mady Cissokho compte sur le temps pour arranger les choses: «Les débuts sont difficiles, il peut y avoir des dérapages, mais on essaie de les corriger ensemble. C'est mon premier mandat comme président. Et pour les cinq sociétés minières présentes ici, dont MDL (compagnie australienne, ndlr), Oromin (canadienne), Axmin (suisse) et Randgold (sud-africaine), c'est aussi leur première expérience du Sénégal.» Le travail avec les explosifs? «Les gens ont été avertis. Si tous les tirs se passent comme ça, on ne souhaite pas mieux, tellement les choses sont maîtrisées.» L'expropriation des champs, au bénéfice des compagnies minières? «On n'en parle plus parce que la population est largement satisfaite. Moi-même j'ai eu 2 hectares en guise de dédommagement.» Les risques liés à l'environnement? «Une étude d'impact a été menée, sous la conduite de l'Institut Tropical. Mais bon, il est encore trop tôt pour parler de pollution, l'exploitation n'a pas encore commencé.»

 

Les avis sont plus tranchés à mesure que l'on se rapproche de Sabodala, qui focalise beaucoup d'espoirs, mais aussi de craintes pour l'avenir: il s'agit bien de «la première zone d'expérimentation de l'exploitation officielle de l'or au Sénégal», comme nous le rappelle Ibrahima Sory Diallo, directeur de la seule ONG du pays à documenter les conditions exactes dans lesquelles travaille l'industrie minière (lire ci-dessous). MDL est en effet la première société minière a être récemment entrée en phase d'exploitation au Sénégal oriental. Ses méthodes de travail agressives et les innombrables avantages fiscaux qu'elle a obtenus sous prétexte d'attirer les investisseurs internationaux au Sénégal (lire ci-contre) lui ont forgé une mauvaise réputation en un temps record.

 

Arrivés à la hauteur de sa toute nouvelle cité minière, qui abrite plus de 500 employés – en majeure partie des expatriés –, on découvre une sorte de campement militaire retranché derrière des hautes barrières, entouré sur toute sa longueur de barbelés. Tours de surveillance et gardes armés complètent le tableau. MDL a purement et simplement annexé la piste reliant Falombo et Sadobala pour installer la base de ses opérations, obligeant maintenant les habitants à effectuer un détour de plusieurs kilomètres. Plus loin, derrière une large colline de remblais de minerai, pelleteuses, foreuses, bulldozers et une dizaine de camions géants Komatsu, qui peuvent transporter des charges de 100 tonnes de minerai, poursuivent inlassablement leur travail de déforestation et d'excavation: le premier puits à ciel ouvert a déjà atteint plus de 50 mètres de profondeur, sur un chantier qui devrait atteindre une dizaine de km2.

 

Pâturages interdits d'accès

 

La direction de MDL, qui fournit peu d'informations aux communautés locales sur l'étendue de ses projets, ne cache pas à ses actionnaires que le cratère devrait bientôt plonger à près de 200 mètres sous terre: il faut beaucoup creuser pour atteindre les meilleurs filons. Et pour MDL, le temps presse: la société australienne a promis à ses partenaires financiers – dont Macquarie Bank et la Société Générale – que le premier lingot serait coulé en septembre 2008.

 

En attendant, la concession minière a déjà bouleversé les modes de vie traditionnels, comme en témoigne un habitant de Sabodala: «La route a été déviée, il y a des axes qui sont barrés, on n'ose plus passer. Une bonne partie de nos champs et de nos pâturages sont interdits d'accès.» :ils sont désormais sur les concessions de MDL. «Les propriétaires n'ont pas reçu de dédommagement, ils ne sont pas indemnisés. Pour cultiver aujourd'hui, il faut parcourir 15 à 20 kilomètres! La population ne sait plus où aller», poursuit notre observateur, sous couvert d'anonymat.

 

Outre l'agriculture, l'élevage et l'orpaillage constituent depuis des siècles les principales activités de subsistance. Là aussi, les expropriations risquent de laisser les habitants sans autre alternative qu'un hypothétique recrutement pour travailler à la mine, s'inquiète le chef du village. Un avenir bien incertain: ouvriers qualifiés ghanéens, maliens ou guinéens affluent à Sabodala pour chercher du travail auprès des compagnies minières. La population a littéralement explosé. Les problèmes du manque d'accès aux infrastructures et de sécurité (vols, agressions, viols) sont devenus si nombreux qu'il a fallu renforcer les effectifs de la gendarmerie.

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Uranium : le Sénégal brade sa richesse

Uranium : le Sénégal brade sa richesse | Mining in Poor Countries | Scoop.it
Date de publication : vendredi 27 novembre 2009

source : www.sununews.com - 26 Novembre 2009


Alors que l’Uranium se raréfie dans le monde, le Sénégal qui a des réserves potentielles de ce produit dans la zone de Kédougou, a signé un contrat d’exploration avec la société Uramin Inc. Mais au moment où l’on s’enorgueillit jusqu’en Conseil des ministres de cette possible source de richesses, l’on ne s’attend pas à plus de 10 % de revenus sur ce produit.

 

A combien s’évalue les réserves d’uranium que le Sénégal dispose dans sa partie septentrionale ? A l’état actuel une réponse n’est pas possible même si un début d’exploration a lieu sur une superficie de 3000 hectares dans la zone de Kédougou, le Sénégal ayant signé un contrat dans ce sens avec la société Uramin Inc.

La seule certitude qu’il y a aujourd’hui est que le Sénégal même en cas de découverte et d’exploitation ne gagnera presque rien de ce minerai si précieux, que la France est derrière ce projet d’exploration et que le produit connaîtra de plus en plus une inflation sur son prix de vente. Un article paru dans la revue Science et Vie renseigne sur la vraie question de l’Uranium dans le monde : raréfaction des réserves et hausse des coûts.

 

Le prix du livre de l’uranium qui oscille entre 150 et 74 dollars la livre (120 millions de f cfa la tonne), connaîtra une hausse puisque selon des études menée par la Revue Science et Vie, les 435 réacteurs nucléaires actuellement en service dans le monde, ne continuent à tourner que grâce aux réserves militaires et stratégiques, les mines ne produisant pas autant que la consommation des centrales.

 

Le Sénégal brade sa richesse

 

Que gagnera le Sénégal en cas de découverte d’uranium dans la zone de Saraya par la société UraMin Inc ? Rien ou presque. Selon l’accord signé entre le gouvernement et cette société canadienne, le Sénégal pourra récolter 10 % des intérêts.


Cela veut dire que la société fera déduire du magot du Sénégal, les frais d’exploitation avant de verser le pourcentage au Sénégal. Autre préalable, la société ne commencera à partager les intérêts qu’après avoir recouvert la totalité des coûts d’exploration actuellement estimé à 3 milliards et bénéficiera d’une exonération.


En termes clairs le Sénégal partagera avec son partenaire tous les risques liés à l’exploration, assistera la société sur le plan fiscal et lui fera bénéficier de facilités douanières avant de ne récolter que 10 %, soit environ 15 dollars pour 0, 4536 Kg d’uranium extrait (si le livre est vendu à 150 dollars comme le prévoient les estimations les plus faibles)

 

La France derrière ce contrat léonin

 

L’affaire semble nébuleux lorsqu’on découvre qu’en fait au lieu de Uramin , société enregistrée au Canada, c’est le français Areva en difficulté au Niger et dont les rendements sont à la baisse qui est derrière les recherches de Kédougou.


La société française a en effet racheté avec 2,5 milliards de dollars Uramin Inc pour allonger son impact de recherche d’’uranium et pouvoir ainsi continuer sans surcoûts à alimenter sa clientèle dont Electricité de France (EDF).


Ce redéploiement d’Areva géant français dans le nucléaire s’explique non seulement par la raréfaction du produit, mais parle récent camouflet enregistré par le géant du nucléaire au Niger.
Dans ce qu’il est convenu d’appeler désormais « la révolution de l’Uranium », Areva spécialisé dans la construction de centrales et leur approvisionnement a été débouté par le Gouvernement de Niamey qui a décidé d’une hausse de 40% se sa cote part mais également prévu de vendre sa part de l’uranium directement sur le marché.
C’est dire donc qu’Areva a logiquement décidé de diversifier ses sources d’Uranium en Afrique et dans le monde à rachetant purement et simplement un autre géant Uramin Inc présent déjà en Afrique notamment en Namibie.

 

Quelques données stratégiques sur l’Uranium

 

« Le pic des années 70 s’élevait à 120 dollars par livre en termes réels. Etant donné la faiblesse du dollar, la forte demande et l’offre limitée, nous pouvons considérer que le pic pourrait être de plus de 150 dollars », estime Paul Carter, directeur général de la firme de courtage Argonaut Securities à Perth. « La demande tire les prix mais la faiblesse du dollar signifie qu’on est prêt à payer un peu plus que dans d’autres devises », précise-t-il.

 

Energie nucléaire dans le monde

 

Actuellement 435 réacteurs nucléaires sont en fonctionnement dans le monde, dont 58 en France répartis sur 19 sites pour une capacité totale installée de 63.363 mégawatts. En comparaison toutes les centrales de la Sénélec ne produisent pas plus de 450 mégawatts.


Au niveau mondial, 28 réacteurs sont en construction, 64 planifiés, et quelque 158 projets sont en cours.


L’Inde et la Chine arrivent en tête des nouveaux projets de construction avec respectivement sept et cinq nouvelles centrales.
En France, les travaux de construction du réacteur de troisième génération EPR (European Pressurized Reactor) à Flamanville (Manche) débuteront fin 2007.

 

Combustible : Un achat avant l’heure

 

Les constructeurs des réacteurs qui entreront en service d’ici cinq à sept ans cherchent à dès maintenant à s’assurer dès maintenant des prix pour leurs premiers chargements d’uranium.


"Ces premiers chargements devront intervenir alors que d’autres réacteurs tournent presque à plein régime - plutôt à près de 90% de leur capacité qu’à 70% - ce qui signifiera une augmentation de la consommation de combustible", prévient Paul Carter.

 

Un nouveau réacteur a besoin d’environ 600 tonnes d’uranium pour le premier chargement. Il consomme ensuite 200 tonnes par an.
En 2006, la production d’uranium est estimée à 103 millions de livres (46.720 tonnes) tandis que la consommation a atteint 177 millions de livres (80 000 tonnes). "Cette année, la prévision pour la demande est d’environ 183 millions et celle de la production de 117 millions", note Alice Wong, vice-Présidente de Cameco Corp. "Depuis 1985, la consommation d’uranium a dépassé la production et la première progresse plus rapidement que la seconde", ajoute-t-elle.

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Madagascar: Banque Centrale - Exportation d'or par appel d'offres

Madagascar: Banque Centrale - Exportation d'or par appel d'offres | Mining in Poor Countries | Scoop.it
PAR JUDICAËLLE SARALÉA ET MAHEFA RAKOTOMALALA,

29 JUIN 2012

L'exclusivité de l'exportation d'or par la Banque centrale devra être promulguée par voie d'ordonnance. Les opérations se feront par appel d'offres.

 

Le conseil des ministres d'hier a concrétisé les recommandations d'Andry Rajoelina, président de la Transition. L'exportation d'or à Madagascar est exclusivement réservée à la Banque centrale de Madagascar (BCM). La recherche d'acheteurs potentiels devra se faire par voie d'appel d'offres international. Par contre, les activités de collecte sont autorisées aux opérateurs.

 

« L'opérateur devra, par la suite, impérativement vendre l'or qu'il a ainsi acheté, à la Banque centrale de Madagascar. Un projet d'ordonnance, portant nouvelle politique de gestion de la filière or à Madagascar, sera ainsi soumis au prochain conseil des ministres pour adoption », stipule le communiqué de ce conseil des ministres, diffusé dans la soirée d'hier.

 

Cette décision lève donc définitivement les doutes concernant ce sujet. Depuis le 18 avril, toutes les exportations d'or sont interdites à l'issue de la recommandation faite par Andry Rajoelina en conseil des ministres. Des flous et des flottements ont régné au sein des opérateurs et des acteurs de la filière quant à la capacité et la possibilité pour la BCM à assumer une telle fonction de monopole.

 

Étude des options

 

Quelques options ont été étudiées comme la limitation de la quantité autorisée à exportation pour les opérateurs privés, avant que l'État n'opte finalement pour l'exclusivité totale pour la BCM.

Durant cette phase de « transition » de près de deux mois, la filière or a été quasi asphyxiée. Les efforts d'intégration des exportateurs dans la filière formelle sont anéantis. Un nombre record de tentatives d'exportation illicite a été recensé à cause de cette décision, à l'image des 63,7 kilos saisis aux Comores il y a quelques semaines. Le nouveau dispositif va-t-il favoriser le retour des opérateurs dans le formel Difficile pour l'instant d'y répondre.

Des critiques commençaient également à se faire entendre quant à l'opportunité d'une telle décision. Des analyses soutiennent que l'État, à travers la Banque centrale, ne devrait pas subroger au rôle des opérateurs dans les activités commerciales. « À quel prix et par rapport à quels critères la BCM va-t-elle acheter l'or auprès des opérateurs locaux », s'interroge un opérateur.
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Why invest in Mongolian Mining assets?

Why invest in Mongolian Mining assets? | Mining in Poor Countries | Scoop.it

Posted by Badrakh Batkhuyag on July 18, 2011


The Mongolian mining industry, which is to benefit from China’s huge appetite for resources, is a sector to bet on. One fund manager suggests investing in mining plays that are listed internationally, but have assets in Mongolia. “Mongolia will emerge as one of the most significant resource producers in Asia,” Alisher Ali, managing partner of Silk Road Management told CNBC.


His top three picks are US-listed Ivanhoe Mines, Mongolian Mining listed in Hong Kong and Australia-listed Hunnu Coal.
Ali’s first choice is Ivanhoe Mines, whose Oyu Tolgoi Project is considered the crown jewel of Mongolia's resource industry. It is expected to produce 650,000 ounces of gold a year in its first 10 years starting 2013.


Investing in Ivanhoe Mines will also give traders exposure to copper and silver as the Oyu Tolgoi Project is projected to yield 544,000 metric tons of copper in the first 10 years, as well as three million ounces of silver annually.


Ali also said Mongolian Mining was one of the best positioned companies to exploit the emergence of Mongolia as the biggest coking coal exporter to China.


The miner has an edge over its competitors mainly because of the quality of its coal assets in South Gobi and the proximity of its deposits to China, Ali said.


His third pick, Hunnu Coal currently holds nine exploration licenses in Mongolia. An investment in this company, which is still in the exploration stage, Ali felt would pay off once it brings its coal assets to production.

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Mongolia strikes it rich, but at what cost?

Mongolia strikes it rich, but at what cost? | Mining in Poor Countries | Scoop.it
Vast mineral deposits are bringing wealth to this country of 3 million. Now Mongolia is in a race to stem the threat of corruption.

 

By Peter Ford, Staff writer / July 25, 2012

 

If you've never heard of Ulan Bator, that's about to change.

 

Mongolia, of which this ramshackle city is the capital, is on the cusp of cashing in on the planet's richest untapped store of copper, gold, other precious minerals, and coal. There could be enough underground wealth in the steppe to make every nomadic herder a millionaire.

 

Lucky Mongolians? Maybe. The kind of money that is going to start flowing here soon could buy an awful lot of consumer goods, not to mention more durable benefits such as schools, hospitals, roads, and wind farms.

 

But sudden floods of easy cash are not always a blessing. Ask the citizens of Nigeria or Papua New Guinea, most of whom seem to have experienced a tragic spiral of corruption, violence, and poverty in the wake of their resource booms.

 

Mongolia's Deputy Finance Minister Ganhuyag, who like most Mongolians uses only one name, likes to boast of his country's future as Asia's "alpha wolf economy," pointing out that the country's gross domestic product is currently growing by 16.7 percent a year, the fastest pace in the world.

 

But that is not the whole picture, acknowledges President Elbegdorj. "The government and the people are very aware of the risk of the 'natural resource curse,' " he says. "And we are also very aware that with bad government and corruption my country will be in trouble." 'Whether we want it or not'

 

Mongolia is in "a race" to build its institutional, political, and moral defenses "before large-scale revenues materialize," according to a recent report by the European Bank for Reconstruction and Development. There are "grounds for optimism," it found, but "remaining challenges are enormous."

 

As far as Munkhbayar is concerned, sitting in the yurt he has pitched in a meadow by the banks of the fast-flowing Tuul River, the damage has already been done.

 

A prominent environmentalist who has campaigned against the gold mines that have polluted Mongolia's rivers and lakes, Mr. Munkhbayar deplores how the mining boom means "people now are interested only in earning money, not in taking care of our motherland."

 

If he had his way, Mongolia would not dig holes in the ground at all – "our resources should be left where they are," he says – but rely instead on tourism and herding.

 

Though his position is extreme, his sensibilities are widely shared. "Most people in the countryside do not want mining here," says Oyun, a geologist and member of parliament for the centrist Civil Will-Green Party. "But whether we want it or not," she adds, "we don't see many venues Mongolia can use except mining to expand our economy and integrate ourselves into the world economy. Like it or not, we have to use mining as the main engine for growth at this stage, and hopefully the revenues will be wisely spent."

 

Ms. Oyun, who heads a foundation commemorating her murdered brother, Zorig, a hero of Mongolia's democratic movement, is relatively sanguine.

 

Though it is too early to predict how the country will turn out, she says, she points to new laws on corruption, conflicts of interest, freedom of information, campaign finance, judicial reform, and environmental standards as hopeful signs. "Most decisionmakers here realize that the main factors determining whether the resources are a blessing or a curse are strong institutions, good governance, and the rule of law," Oyun says. But laws are not always implemented. Munkhbayar staged a couple of publicity stunts in 2010 and 2011, opening fire on mining equipment at mines he thought should be shut in assaults he had announced at press conferences. No person was targeted or hurt. He has not been punished.

 

'Corruption is everywhere'

 

Nor is the law necessarily applied equally. A popular former president, Enkhbayar, was charged with corruption earlier this year and arrested just in time to stop him running for parliament against the ruling party.

 

Though Mr. Enkhbayar has a reputation for corruption, the timing of his arrest "appears to be arbitrary," according to a statement by Amnesty International at the time. "Our legal system works in some cases but not in others," says Sumati, who heads the Sant Maral polling organization. "It needs tuning."

 

Corruption is worsening, foreign businessmen and ordinary Mongolians report. The country's ranking in Transparency International's table stands at 120th of 183 nations. But the official anticorruption agency has picked up steam in recent months, taking on some high-profile cases; and citizens are speaking out more, local observers say. "People are less accepting of the sort of easy corruption that happened 10 years ago," says Jonathan Addleton, the outgoing US ambassador. "They freely express their concern."

 

Uyanga, who lives with her husband, a manual laborer, and five children in a yurt in a shantytown outside the capital, has no doubt that "the people in government are taking the money for themselves. Corruption is everywhere."

 

Creating a 'rainbow economy'

 

Ms. Uyanga has benefited from monthly government handouts of $16 per family member, paid for from the government's mining income, but is not sorry they have just been stopped on the advice of economists, who warned they were inflationary and not really helping the poor.

 

Like 45 percent of the population of just under 3 million, according to a Sant Maral poll in April, Uyanga says she believes the government should be making the growing wealth gap a high priority and addressing social needs. "Instead of giving us cash, I'd rather the government did something useful like build more apartments," she says.

 

President Elbegdorj, too, says he wants to invest mining money in other sectors "to make our one-color economy into a rainbow economy."

 

One economic aspect of the "resource curse" is the way extractive industries crowd out other sectors and stunt their growth – a phenomenon already evident here, where tourist agencies have lost many of their English speakers to high-paying mining companies.

 

Elbegdorj has tried to take some of the heat out of the mining industry, whose poor environmental record has earned it few friends, by imposing a moratorium on exploration licenses. Three years ago miners were free to drill on 46 percent of Mongolia's territory. Today that proportion has dropped to 16 percent, the president says.

 

'Civil society' on the rise

 

"If growth and exploration happen too fast and too greedily, they will be a curse," warns Oyungerel, a human rights activist and newly elected parliamentarian for Elbegdorj's Democratic Party. "The new parliament's historic mission will be to regulate the pace and the environmental impact of mining."

 

Mongolia's democracy is vibrant; last month's parliamentary elections were the seventh since the country's Soviet-dominated puppet regime fell in 1990. And "civil society is on the rise," Mr. Sumati says. "Our population at large is more sophisticated and has a sounder approach than some politicians."

 

Those strengths, predicts Mr. Addleton, will serve Mongolia well. Dealing with the wealth that will start flowing when the $7 billion Oyu Tolgoi copper and gold mine comes on line in September "will mean huge challenges, and it will always be a challenge," he warns. "But for all the detours and obstacles," Addleton adds, "I think Mongolia will make its way to a better place."

 

 

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Mongolia's relationship status with China? Complicated.

Mongolia's relationship status with China? Complicated. | Mining in Poor Countries | Scoop.it
Mongolia just rushed a law through parliament to make it harder for China to invest in Mongolia.

 

By Peter Ford, Staff writer / July 25, 2012

 

ULAN BATOR, MONGOLIA
In today's harsh economic climate, most countries are falling over themselves to attract Chinese investment.

 

Mongolia's government, however, just rushed a law through parliament to make it harder.

 

The law requires investments by foreign state-owned enterprises in strategic sectors, such as mining, to get special government approval. And it has held up a deal by Canadian mining company Ivanhoe to sell a majority stake in one of its Mongolian coal mines to Chalco, the Chinese state-owned aluminum giant. "We need a policy to stop all the [mining] licenses ending up in Chinese hands," says Tsolmon, a former deputy foreign minister, who like most Mongolians uses only one name. "Otherwise we could wake up one morning and most of our land would be controlled by the Chinese. That would not be good."

 

Mongolia, a sparsely populated, mineral-rich country landlocked between Russia and China, is in an awkward geopolitical spot.

For most of the 20th century, it was dominated by the Soviet Union, which installed a puppet regime. Before that, Mongolia was part of the Chinese Empire for two centuries. Today, the country is attempting to steer a more independent path by reaching out to what it calls "third neighbors," such as the United States, Japan, South Korea, and the European Union.

 

But geography is implacable. "We cannot change our borders," says Mr. Tsolmon. "We have to find a way to make our location work to our advantage."

 

In one sense, "Mongolia is in a particularly good place, both geographically and metaphorically," says Houston Spencer, the spokesman for Oyu Tolgoi, a $7 billion copper and gold mine operated by Rio Tinto that is about to start production. "To have one of the world's largest copper deposits ready to come on line when the hungriest copper consumer in the world is sitting next door is pretty good timing," Mr. Spencer says. Oyu Tolgoi is planning to sell the vast majority of its production to Chinese customers.

 

Indeed, says President Elbegdorj, "it is because we share the longest land border with the fastest-growing big economy in the world that foreign investors are interested in Mongolia."

 

But China is already Mongolia's largest foreign investor, and 85 percent of Mongolia's exports – be they minerals, cashmere, wool, or milk products – go to China. Some Mongolians are worried that Oyu Tolgoi, and massive coal deposits at Tavan Tolgoi that are also destined for China once large-scale mining starts there, will only deepen their country's uncomfortable dependence on their giant southern neighbor.

 

Mongolia's economy was left in ruins by the collapse of the Soviet Union, recalls Sumati, a well-known Mongolian pollster and political analyst. "If China's economic health suddenly deteriorates … we may really face big troubles," he warns.

 

And even if China's economy stays on track, its role as Mongolia's indispensable customer gives Beijing unusual power: When the Dalai Lama has visited Ulan Bator in the past, China has expressed its displeasure by closing its border with Mongolia for a few days, just as a reminder.

 

The Mongolian authorities, while seeking the best possible relations with their neighbor, are also trying to broaden their options. The government plans a new railroad, for example, that would connect to the trans-Siberian track and offer a northern exit route for Mongolia's coal and copper concentrate.

 

It makes political and strategic sense, but the eastern Russian port of Vladivostok is 3,000 miles from the Tavan Tolgoi coal mine, while the Chinese port of Tianjin is only 1,000 miles away, points out Graeme Hancock, chief operating officer of Erdenes TT, the Mongolian government firm mining at Tavan Tolgoi. "Digging the coal is the easy bit," Mr. Hancock says. "This game is all about logistics and how to transport the coal to market at the least cost," he adds. That puts China in a powerful position.

 

China is not popular in Mongolia because of its imperial past, and also because "when violations of labor rights and environmental standards are reported, they seem to happen usually in factories linked to Chinese investors," says Oyungerel, a human rights activist recently elected to parliament. The illegal influx of Chinese laborers is also a source of resentment, she adds.

 

When Mr. Sumati's polling company asked Mongolians last April "which country is the best partner for Mongolia?" only 1.2 percent of respondents suggested China. The other 98.8 percent may have to get used to the idea, Tsolmon says. "Policy does not depend on human will but on reality," he argues bluntly. "We cannot fly away. And there is no point in complaining about where we live. All we can do is make the best of it."

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Mongolians Scramble For A Share Of Mining Wealth

May 23, 2012
Mongolia, the land of Genghis Khan and nomadic herders, is in the midst of a remarkable transition. Rich in coal, gold and copper, this country of fewer than 3 million people in Central Asia is riding a mineral boom that is expected to more than double its GDP within a decade. The rapid changes simultaneously excite and unnerve many Mongolians, who hope mining can help pull many out of poverty, but worry it will ravage the environment and further erode the nation's distinctive, nomadic identity.

 

Third of four parts

 

Ooarnkoyar Maikhuu spends 12 hours a day behind the wheel of a 60-ton dump truck hauling dirt from a giant, open-pit mine in the deserts of southern Mongolia. The 22-year-old single mother works at Oyu Tolgoi, which in a few years is expected to become one of the world's largest copper mines.

 

When she started working in the mine's cafeteria two years ago, Ooarnkoyar — Mongolians go by their first names — earned just $96 a month. Today, as a truck driver, she brings in nearly $1,400 a month, compared to the country's annual per capita GDP of about $2,500. "I just got a loan on my salary and just bought a little plot of land," says Ooarnkoyar, whose work ensemble includes a white hard hat, gold hoop earrings and sparkly lip gloss. "When my son grows up, I want to move into Ulan Bator [Mongolia's capital] and buy an apartment, and I want my son to go to school there."


Mongolia is in the midst of a mining boom and people like Ooarnkoyar are among the prime beneficiaries. Last year, the country's economy grew by more than 17 percent, nearly twice the pace of its southern neighbor, China.

 

Oyu Tolgoi is scheduled to produce its first copper ore next month, and as more mines open, they're providing good jobs in the country of nearly 3 million people, where about one-third of them scrape by on $1.25 a day.

 

Good Training, Tough Conditions

 

Thousands of young Mongolians have descended on Oyu Tolgoi to improve their lives. Oyu Tolgoi — which means Turquoise Hill in Mongolian and refers to the color of copper when it's exposed to oxygen — is more than 300 miles south of Ulan Bator, but it might as well be in the middle of nowhere.

 

The mine camp is a self-contained city of about 14,000 people surrounded by the lunar landscape of the Gobi, where the nearest neighbors are mostly camels, goats and sheep. Weather in the area features sandstorms, tornadoes and temperatures that drop to 40 below zero in winter and soar to 135 in the summer.


The camp has two bank branches, a grocery store and a barbershop. In the evenings after work, miners play basketball outside and table tennis inside a Quonset hut.

 

From 7 to 9 p.m., the camp bar serves beer by the case beneath black lights. The clientele ranges from young Mongolian women just out of college to grizzled, 50-something miners from Australia.

 

Tseren-ochir, who says he is in his mid-30s, is a mine superintendent. He introduces himself as Augie, because it's easier for the foreigners he works with to pronounce.

 

He is directing workers to dig a nearly 5,000-feet-deep shaft straight down to reach the copper ore. Augie says Rio Tinto and Ivanhoe Mines, the huge foreign mining companies that are majority owners of Oyu Tolgoi, provide great on-the-job training for Mongolian workers.

 

Peering into the giant shaft that plunges into the earth, Augie says 18- and 19-year-old men who came to Oyu Tolgoi five or six years ago are now "international miners." "They can operate the latest technology underground. Those guys are fantastic," Augie says.

 

People work long stints at Oyu Tolgoi, and Augie is no different. His current rotation is 56 days on site, 14 days back home. He says the hardest part about his work is being away from his young family. "I've got a 5-month-old baby," he says. "I miss her so much, but there's nothing to do" about it.

 

Augie makes about $24,000 a year, good money in Mongolia.

Privately, though, Mongolians complain that foreign workers from Canada and Australia with similar skills make at least three times more.

 

The Unofficial Gold Rush

 

Mining provides opportunities for Mongolian workers, but it also siphons away talent from other important industries — like tourism. "We lose at least four people a year," says Batbayar Amgalanbayar, who runs Mongolian Expeditions and Tours in Ulan Bator.

 

He says mining companies routinely poach his best drivers and translators. Mongolian Expeditions offers everything from horseback-riding trips to winter kite-skiing, but Batbayar says he has already had to turn away business this year because he couldn't staff some trips. "I had to turn down jeep tours. I had to turn down canoeing tours. I had to turn down trucking tours," he says. "This is something that never happened before."

 

Workers in the Gobi who can't get hired by mining companies often strike out on their own. Mongolia has an estimated 70,000 illegal gold prospectors.

 

They're called "ninjas," a name a mining union leader says originates from the fact that they cover their mouths and heads with bandanas. Others say they earned the nickname because they carry mining pans on their backs and resemble TV's Teenage Mutant Ninja Turtles.

 

A ninja prospecting camp looks like a scene out of the California Gold Rush, updated for the 21st century. In one ravine deep in the desert, miners park their minivans, SUVs and jeeps along a dry river bed.

 

After selecting a spot with the help of metal detectors, they dig pits with shovels, pickaxes, jackhammers and power drills. They pour soil through sifters until they find pebble-sized bits of gold or, in some cases, actual nuggets. "We're finding lots of gold," says Batbildeg, a 30-year-old miner.

 

Various mining teams display their hauls, pouring small, yellow rocks out of tiny, white pill bottles. They say they can sell an ounce for about $150.

 

Batbildeg has been mining for two to three years. "It's quite good. Last year, I made nearly $4,000," he says. "Before that, I used to be a herder. My livestock all died out."

 

Getting A Piece Of Mining Boom

 

Another prospector, Batbold Badrakh, hovers over his mine, a 4-foot-deep pit. He served as a soldier in the 1980s when Mongolia was a Soviet satellite, but has struggled since. "I did look for jobs, but now I'm over 40, no one is going to hire me anyway," says Batbold, who wears a gray cap and has a lined face that looks a decade older than his 42 years. "I tried with Oyu Tolgoi, but they won't hire me," he says. "First of all, my health is not good enough for them. And I have a family. And I can't leave them for a year."

 

Batbold can't lift heavy objects because he has a bad back, but he can still manage to run a sifter. That seems to be enough for the three other members of his crew, and it's the only way Batbold can get a small piece of the action that is Mongolia's mining boom.

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Mongolia's Dilemma: Who Gets The Water?

May 22, 2012
Mongolia, the land of Genghis Khan and nomadic herders, is in the midst of a remarkable transition. Rich in coal, gold and copper, this country of fewer than 3 million people in Central Asia is riding a mineral boom that is expected to more than double its GDP within a decade. The rapid changes simultaneously excite and unnerve many Mongolians, who hope mining can help pull many out of poverty, but worry it will ravage the environment and further erode the nation's distinctive, nomadic identity.

 

Second of four parts

 

The Central Asian nation of Mongolia has untold riches in copper, coal and gold, which could help many of its nearly 3 million people — more than one-third of whom live in poverty.

 

But mining is also reshaping Mongolia's landscape and nomadic culture. Camel and goat herders worry that new mega-mines will siphon off precious water in an area that's already suffering from the effects of climate change.

 

Mijiddorj Ayur, whose livestock graze near the Oyu Tolgoi mine, tends camels in a stretch of Mongolia's South Gobi province that's a moonscape of sand and gravel. He relies on the animals for meat, wool and milk, and they rely on hand-pumped well water to survive. "When we come to the well, we can see the level of the well water is 8 inches lower than it used to be," says Mijiddorj, 76, who wears a golden, double-breasted robe called a deel and a brimmed felt hat.

 

Mijiddorj — Mongolians typically go by one name — says the well water has dropped in the last several years because of lower rainfall, while the grasslands are shrinking because of rising temperatures from climate change.

 

Now, he sees another potential threat: Oyu Tolgoi, a giant mine that will need huge amounts of water to process copper ore. The company has already drilled test wells near where Mijiddorj's camels drink. "My greatest fear is we won't have water," he says. "I don't care about the gold or the copper, I'm just afraid there won't be water."

 

My greatest fear is we won't have water. I don't care about the gold or the copper, I'm just afraid there won't be water.
- Mijiddorj Ayur, whose livestock graze near Oyu Tolgoi mine


Threats To Traditional Herding

 

It's a worry echoing across South Gobi province, a mix of rocky desert and grassland where drought periodically wipes out herds. It's home to thousands of herders and about a million head of livestock.

 

Officials from Oyu Tolgoi, which has been under construction since mid-2010, say the mine will draw water from a deep aquifer that won't affect wells like Mijiddorj's. But he and other herders are suspicious.

 

They have already felt mining's impact. Herders say mine trucks hit their animals and kick up dust that chokes pastureland. Indeed, almost all the roads in the area are dirt, and trucks trail plumes of dust so huge they look like they're on fire.

 

A herder named Chuluunbaatar says he's lost about 40 percent of the pastureland he uses, as well as many sheep, goats and camels, since Oyu Tolgoi built a nearby road a year and a half ago. "Some of them died, because they were exhausted because there was not enough pasture," he says. He adds that he had to kill some dying animals and sell their meat in order to salvage some of their value.

 

A Question Of Compensation

 

Oyu Tolgoi — which means "Turquoise Hill" in Mongolian, a name that refers to the color copper turns when it's exposed to oxygen — is owned by global mining giant Rio Tinto and Canada's Ivanhoe Mines, as well as the Mongolian government.

 

The mine has offered herders compensation, including simple jobs helping livestock cross roads, in a country where per capita GDP is about $2,500, according to the Mongolia government.

 

Many herders have signed compensation agreements, but Myagmardorj Mijiddorj, a local government official, says some herders already working for the company complain of coercion.

"Oyu Tolgoi employs people for maybe $230 a month," says Myagmardorj. "When the people are reluctant to sign the contract, they say: 'You are an employee and you have to sign it or there will be measures.'"

 

The biggest risk we face is that we will be seen to be a land of plenty in a sea of stress.
- Mark Newby, Oyu Tolgoi water adviser


In other words, Myagmardorj says, they'll be out of a job. "We never forced them to sign the agreement," says Suugie Gonchigjantsan, who manages community relations for Oyu Tolgoi.

 

She denies that the company has pressured anyone and says the complaints are just a negotiating tactic. "Some of the individuals really want to get more, more and more," Suugie says.

 

The company's compensation scheme is modest. One option, for instance, would provide an affected family with a $3,800 scholarship to put a child through college. In its first full year of operation, Oyu Tolgoi could produce about $900 million worth of gold and copper, according to company statistics.

 

So, why not give herders more money and quiet them down?

Suugie rules that option out. Any solution, she says, "has to be equal."

 

Growing Competition For Water

 

Mark Newby, Oyu Tolgoi's principal adviser for water resources, says the company has monitored more than 100 herder wells in the area for years.

 

He says Oyu Tolgoi has found no connection between the herder wells, which go down as far as 30 feet, and the aquifer the mine will draw from, which begins about 150 feet below the surface.

 

At full capacity, the mine will pump about 180 gallons per second from the aquifer. If herders' wells are affected — which Newby says he seriously doubts — Oyu Tolgoi says it will fix the problem. "In the very worst case, it would require the delivery of treated water to the herder," he says. "For a typical herd, that would require up to a truckload a day."

 

Newby says a bigger challenge may be managing perceptions and helping herders already struggling for water. "The biggest risk we face is that we will be seen to be a land of plenty in a sea of stress," he says.

 

Competition for water continues to grow across South Gobi province, which is about the size of Wisconsin. Outside the provincial capital of Dalanzadgad, local officials are at odds with Mongolia's central government and a nearby coal mine.

 

Two years ago, local officials designated a nearby seasonal lake as a protected area. Last year, the central government reversed the decision and said the coal mine could pump out water underneath the lake. "That is the only fresh water source of this whole area," says Munkhjargal Batdorj, a local official. Munkhjargal says the central government has a stake in the mine — which like Oyu Tolgoi also has foreign ownership — and appears to be pursuing its own interests. "The government is probably reversing its own decision because it's just not caring about the people," she says. "I think it's a rotten decision."

 

Who Benefits The Most?

 

Mining contributes heavily to both local and central government budgets, and residents complain that officials sometimes use the money to enrich themselves.

 

Rashboud Tumen, a grocer in Dalanzadgad, cites one local representative in particular.

 

He says the official had a Russian jeep and traded it in for a Toyota Land Cruiser 80. Then, a few months later, he traded that in for a Land Cruiser 105 — which an incredulous Rashboud notes costs $53,000.

 

More than 30 percent of Mongolians live on $1.25 a day. "Animals die in the drought," he says. "You could have bought livestock for 10 families. You could have done so much good with that $53,000. What does a Land Cruiser 105 do for local people? Nothing."

 

As mines begin to pump more water from the Gobi, herders will be watching their wells and waiting. And as profits continue to pour into mineral companies, some Mongolians will continue to wonder what is in it for them.

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Guinée : Mohamed Lamine Fofana, ministre des mines, a accepté un prêt de 25 millions de dollars (£ 16m) avec Palladino Capital

Guinée : Mohamed Lamine Fofana, ministre des mines, a accepté un prêt de 25 millions de dollars (£ 16m) avec Palladino Capital | Mining in Poor Countries | Scoop.it

Des documents vus par The Sunday Times, montrent qu'Avril dernier, Mohamed Lamine Fofana, ministre des mines, a accepté un prêt de 25 millions de dollars (£ 16m) avec Palladino Capital, un investissement enregistré dans les îles Vierges britanniques

 

Details Published on Sunday, 03 June 2012

Written by Barrie K

 

Accord secret menace grands miniers

 

BHP Billiton et Rio Tinto courent un risque après qu'un intermédiaire d'ombre, Walter Hennig, ait conclu un pacte secret avec la Guinée.

 

Un des pays les plus riches en ressources naturelles en Afrique, a conclu un accord secret qui pourrait remettre des milliards de dollars d'actifs miniers, appartenant à des sociétés telles que BHP Billiton et Rio Tinto, à un des intermédiaires d'ombre, a appris The Sunday Times.


L'accord entre la Guinée et Walter Hennig, un homme d'affaires basé en Afrique du Sud, négociant de diamants en Angola et la République démocratique du Congo, sera embarrassant pour Tony Blair. L'ancien premier ministre a récemment accepté d'être un conseiller de la Guinée, par le biais de son Initiative sur la gouvernance africaine. Georges Soros, le trader milliardaire, a également accepté d'aider Alpha Condé, le président, pour réformer l'industrie minière du pays.


Le pays désespérément pauvre prévoit d'utiliser ses ressources naturelles pour se sortir de la pauvreté. Condé est devenu le premier président démocratiquement élu du pays en 2010, et cherche maintenant à attirer les investisseurs occidentaux. La Guinée, la plus grande réserve mondiale de bauxite, le minerai d'aluminium, à Simandou, un énorme dépôt de minerai de fer.
Septembre dernier, le pays a adopté un nouveau code minier. La loi fixe une commission pour examiner les contrats des jours chaotiques, entre la fin de la dictature en 2008 et l'arrivée au pouvoir de Condé. Il a également donné à la société minière d'État, le droit de prendre 15% dans toutes les mines du pays gratuitement, plus un supplément de 20% à taux du marché.


Le plan de cession d'actifs conduit à des protestations par certaines entreprises, qui croient que le mouvement va décourager l'investissement.


Des documents vus par The Sunday Times, montrent qu'Avril dernier, cinq mois avant que le code ne devienne une loi, Mohamed Lamine Fofana, le ministre des mines, a accepté un prêt de 25 millions de dollars (£ 16m) avec Palladino Capital, un investissement enregistré dans les îles Vierges britanniques.
L'accord a été signé par Fofana, Kerfalla Yansane, le ministre des finances, et Samuel Mediane, répertorié comme «mandataire» pour Palladino. Hennig mis en place en 2003, Palladino Holdings en tant que véhicule de l'énergie «extraction» et d'autres actifs en Afrique.


Fondamentalement, les conditions du prêt incluent une disposition prévoyant, que si le gouvernement est à court d'argent, Palladino pouvait convertir le le prêt en une participation de 30% dans les opérations de la compagnie minière nationale. Ce serait potentiellement des milliards. Simandou seulement, détenu par Rio Tinto, le géant Chinalco l'état Chinois, ressources du magnat Beny Steinmetz et Vale, le minerai de fer brésilien du groupe vaut au moins 10 milliards de dollars.


BHP Billiton, groupe sidérurgique de Mittal Arcelor et Rusal, le producteur russe d'aluminium, ont tous des actifs touchés dans le pays par le nouveau code. L'accord a été signé par Palladino, moins d'un mois après que Hennig ait signé un protocole d'entente en vertu duquel, un autre véhicule, flores Bell, serait devenu un «partenaire» avec le gouvernement dans l'industrie minière.


Hennig n'a pas répondu aux appels. Le gouvernement de la Guinée a déclaré: «Des procédures strictes sont en place et prescrite par la loi pour la réglementation des rapports liés à des intérêts miniers dans le pays. Tous les organismes gouvernementaux, représentants, agents et les ministères sont censés, à tout moment de se conformer à ces procédures »

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Les immenses ressources minières de la Mongolie âprement convoitées

Les immenses ressources minières de la Mongolie âprement convoitées | Mining in Poor Countries | Scoop.it
Si l'image de la Mongolie est celle d'une terre d'éleveurs et d'agriculteurs, les ressources du pays résident en réalité davantage dans son sous-sol. Au sein d'immenses mines à ciel ouvert qui creusent le désert de Gobi, ce pays, grand comme trois fois la France, dispose non seulement d'assez de charbon pour alimenter l'énorme demande de la Chine dans les cinquante prochaines années, mais aussi de vastes trésors de cuivre, d'or, d'uranium et autres minéraux que le monde entier convoite. Au point d'attirer massivement les investisseurs étrangers, sous la pression de ses deux puissants voisins, Pékin et Moscou.

 

"Deux sites géants devraient à eux seuls assurer la fortune du pays pendant des décennies", explique Le Figaro, qui publie un reportage dans la capitale Oulan-Bator. Le premier, Talvan Tolgoi (littéralement "les cinq collines"), est le plus grand gisement de charbon de haute qualité au monde avec plus de 7 milliards de tonnes de réserves. Cette mine, située à seulement 200 km de la frontière chinoise, doit pouvoir alimenter les sidérurgistes – chinois essentiellement – pendant deux siècles, selon le quotidien français. L’an dernier, la Mongolie est ainsi devenue le premier fournisseur de charbon de la Chine, passant devant l’Australie. Trois groupes sont sur la brèche pour exploiter Talvan Tolgoi : l'entreprise d'Etat chinoise Shenhua Energy, le géant minier américain Peabody Energy et un consortium russo-mongol.

 

Le second, Oyu Tolgoi ("la colline turquoise"), est une immense mine renfermant les plus grandes réserves au monde de cuivre et d'or : 36 millions de tonnes de cuivre et 1 275 tonnes d'or selon les estimations. La production sur le site, détenu à 66 % par le groupe canadien Ivanhoe (contrôlé par le mastodonte anglo-australien Rio Tinto) et à 34 % par le gouvernement mongol, doit démarrer début 2013, avec un objectif de 450 000 tonnes de cuivre par an et 10 000 kg d'or.

 

L'exploitation de ces colossales réserves devrait être à l'origine du grand "boom minier" attendu pour 2013, qui pourrait changer la face du pays. Déjà l'an dernier, l'investissement étranger a quadruplé à 4 milliards d'euros, faisant bondir la croissance à 17,3 % contre 6,4 % en 2010. Et la tendance devrait se poursuivre, avec des prévisions de 20 % de croissance pour l'an prochain et un PIB qui doublerait tous les deux ans.

 

Néanmoins, cette course à l'exploitation du sous-sol n'est pas sans poser de problèmes. Au-delà de la question de la pollution liée à l'intense extraction minière, cadet des soucis d'un pays qui cherche à se développer économiquement, le principal enjeu se révèle être la répartition des richesses produites. Car si la Mongolie est assise sur cette manne fantastique qui représente un tiers de son PIB, 30 % de sa population vit en-dessous du seuil de pauvreté. L'an dernier, l'investissement étranger n'a profité qu'à une faible minorité des 2,8 millions de Mongols tandis que des fortunes colossales s'édifiaient. La frustration et l'irritation se sont alors fait sentir au sein de la population. Et face à l'appétit croissant des entreprises étrangères, le gouvernement a dû adopter en urgence une loi qui limite à 49 % l'investissement étranger dans trois secteurs stratégiques, les mines, les banques et les télécommunications, raconte Le Figaro.

 

Cet exercice d'équilibriste entre apaisement d'une ferveur nationaliste croissante et encouragement des investissements étrangers est au cœur des élections législatives qui se tiennent ce jeudi 28 juin dans le pays : le parti politique vainqueur formera le gouvernement qui devra superviser des appels d'offres pour d'énormes projets miniers et d'infrastructures, avec pour objectif la meilleure répartition des ressources et la lutte contre la corruption. Selon le New York Times, les parlementaires candidats en ont fait un thème de campagne majeur, jurant qu'une majorité de bénéfices resteront en Mongolie et que tous les Mongols recevront des actions de l'entreprise d'Etat qui exploite une partie de la mine de Talvan Tolgoi.

 

Toutefois, la marge de manœuvre du gouvernement reste faible. Sans l'aide étrangère, qui se chiffre en milliards de dollars, les mines resteraient en effet inexploitées. La Mongolie se sait en outre vulnérable au quasi-monopole de Pékin sur ses exportations (90 %), au point d'avoir accepté une réduction de 30 % sur ses produits miniers par rapport aux prix du marché. Et si Oulan-Bator s'est récemment tourné vers les Etats-Unis pour diversifier ses clients, l'enjeu de la protection de ses ressources et de sa souveraineté reste le même tant les Américains, à l'instar des Russes ou des Chinois, sont d'intenses consommateurs d'énergie.

 

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Emeraude : Deux nouveaux gisements identifiés

Emeraude : Deux nouveaux gisements identifiés | Mining in Poor Countries | Scoop.it

Très prisé sur le marché international, le cours s’élève à 20 000 USD le gramme.

 

Toutes les pierres précieuses de qualité se trouvent à Madagascar. Et ce n’est pas dans une seule région ! Pour ne parler que de l’émeraude, deux nouveaux gisements ont été identifiés depuis ces dernières années, après le gisement de Mananjary qui est exploité depuis des années et qui n’est pas encore épuisé. C’est ce qu’a déclaré Bruno Ralison, le chef du département Science de la Terre au sein de la Faculté des Sciences à l’Université d’Ankatso.

 

Qualité au top. Le premier gisement se trouve à Ianapera près de la région d’Ampanihy et de Betroka. « Mais la prospection de cette pierre précieuse s’avère très coûteuse. En effet, on n’y trouve pour le moment que des gemmes de petite taille ne pouvant être exploitable que pour la confection des bijoux, notamment les bagues », a expliqué Bruno Ralison. « Cependant, la qualité est au top comparée à l’émeraude issu du gisement de Mananjary », a-t-il souligné. A première vue, c’est d’une pure cristallisation si les gemmes de Mananjary sont encore couvertes de Mica, une minérale de couleur noire. Cet enseignant chercheur tient à préciser que l’émeraude se définit comme une pierre précieuse de couleur verte comme le Béryl vert mais composée de chrome et de vanadium. « Sans ces deux minéralogies, c’est tout simplement du Béryl vert dont la valeur est également importante sur le marché international. En effet, le gramme s’achète aux environs de 200 000 Ar», a-t-il évoqué. En fait, la couleur et la cristallisation de l’émeraude de Ianapera sont de très bonne qualité.

 

20 000 USD le gramme. Quant au second gisement, c’est localisé à Befotaka dans le Midongy du Sud. « On y trouve des pièces écorcées, soit d’une très bonne cristallisation avec de couleur vive et de plus grande taille. C’est très intéressant sur le marché international », a raconté le chef de département de Science de la Terre. Notons que cette pierre précieuse commence à se raréfier sur le marché mondial. « Son prix ne cesse d’augmenter atteignant en ce moment à peu près 20 000 USD, soit l’équivalent de 40 millions en Ariary, si l’on se réfère à 2 000 Ariary le 1 USD, le gramme », a-t-il poursuivi.

 

Invasion chinoise. Etant donné que le pays regorge ces différentes pierres précieuses, comme l’émeraude, le saphir, le rubis et le diamant , ce chercheur a recommandé de bien structurer le secteur minier tout en favorisant le développement des petites mines. En effet, ce sont toujours les étrangers les plus riches qui dominent la filière sans apporter des retombées économiques positives pour les communautés locales. Une filière qui est en plus minée par l’informel. « Il s’agit notamment les Sri-lankais, les Thaïlandais et les Africains qui disposent chacun de leurs territoires dans la Grande île. Mais l’invasion tout récemment des exploitants chinois constituent actuellement un grand danger », craint-il. « Ces derniers exploitent des pierres industrielles en grande quantité par tonne comme le cristal de roche mais cette minéralogie est souvent accompagné de Béryl vert », a-t-il précisé.

 

Viabilité de la réserve. Il faut que l’Etat assure le rôle de régulation de ce secteur, selon toujours cet enseignant chercheur. Avant toute forme d’exploitation, il serait préférable d’entamer des études de production de la réserve minière afin de déterminer sa viabilité. La mise en place d’une banque de développement permettant d’appuyer les petits exploitants miniers est aussi indispensable. « Tout cela permet de mieux contrôler les pierres précieuses commercialisés tout en évitant l’exploitation sauvage », a-t-il conclu.

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Kiraitu appoints team to hasten coal exploration

Kiraitu appoints team to hasten coal exploration | Mining in Poor Countries | Scoop.it

Posted Sunday, August 26 2012


IN SUMMARY

 

- The team’s work will involve advocacy, education and analysis of matters pertaining to coal business and main-streaming the energy resource projects into community initiatives.


- Earlier this month, a tender to award rights to mine coal in blocks A and B in the same basin attracted 18 companies with experience in coal exploration, coal-fired power generation, geological and prospecting know-how.


- Two weeks ago, the High Court in Machakos issued an order restraining Energy permanent secretary Patrick Nyoike and Attorney-General Githu Muigai from signing any agreements with Fenxi Mining Industry Company that won a contract to mine in Kitui County’s Mui Basin.


Energy minister Kiraitu Murungi has appointed a team to fast-track the development of coal resources in Mui Basin, Kitui County.

In a Gazette notice on Friday, Mr Murungi appointed a 13-member committee to spearhead the coal development project in Blocks C and D for a term of three years.

 

“For the purposes of realising Kenya’s Vision 2030 and to fast-track development of coal resources in order to enhance the production of affordable, reliable, commercial and industrial energy, (the minister) establishes a committee to be known as Mui Basin Coal Project Blocks C and D Liaison Committee,” the notice by Mr Murungi (right) reads in part.

 

Its members are Mr Eric Kyalo Mutua, Mr Titus Kivaa Mbiti, Mr Paul Mumo Kisau, Mr Gideon Wathe Nzau, Ms Florence Mutawali Kitonga, Ms Patricia Kisio Kimanzi, Mr Joseph Muthi Nzuni, Ms Margaret Munyoki, Mr Solomon Kimanzi Kivoto, Ms Eunice Kelly Wambua, Mr David Kilonzi Maweu, Mr John Kimakio Mutia and Nzomo Mulatia.

 

The team’s work will involve advocacy, education and analysis of matters pertaining to coal business and main-streaming the energy resource projects into community initiatives.

 

Prospecting know-how

 

Mining rights for coal in blocks C and D in Mui Basin have already been awarded to Chinese firm, Fenxi Industry Mining Group.

Earlier this month, a tender to award rights to mine coal in blocks A and B in the same basin attracted 18 companies with experience in coal exploration, coal-fired power generation, geological and prospecting know-how.

 

Before the tender award, each company is expected to show their ability to raise approximately Sh16.8 billion ($200 million) for the project as well as capital base and annual revenues of about Sh8.4 billion ($100 million).

 

Two weeks ago, the High Court in Machakos issued an order restraining Energy permanent secretary Patrick Nyoike and Attorney-General Githu Muigai from signing any agreements with Fenxi Mining Industry Company that won a contract to mine in Kitui County’s Mui Basin. (READ: Nyoike ordered not to enter into coal deal)

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Algérie: Secteur minier - Adjudication de 20 titres miniers d'or et d'uranium

12 Octobre 2009 | All Africa
(c) 2009 AllAfrica, All Rights Reserved

 

L'Agence nationale du patrimoine minier (ANPM) a rappelé, dimanche, que le délai prévu pour le dépôt de la demande de pré-qualification pour les intéressés par l'appel à manifestation d'intérêt national et international pour la mise en adjudication de 20 titres miniers concernant l'or et l'uranium, expirera le 22 octobre prochain. L'agence invite toutes les compagnies intéressées par l'appel à exprimer leurs intérêts pour être pré-qualifiées à participer aux appels d'offres pour l'exercice des activités de prospection et/ou d'exploration minière en Algérie en partenariat avec le holding Sonatrach.

 

L'agence précise, à ce titre, que seuls les candidats pré-qualifiés seront invités à participer à l'appel d'offres national et international qui sera lancé le 6 décembre prochain.

 

L'ANPM a lancé en août dernier, un appel à manifestation d'intérêt national et international pour la mise en adjudication de 20 titres miniers, pour l'exploration et la prospection de sites d'or et d'uranium situés au Sud de l'Algérie.

 

Selon l'agence, la mise en adjudication porte sur 2 sites en exploration et 18 sites en prospection.

 

Les 2 sites en exploration portent sur l'or et concernent des périmètres situés à Tin Ezzararine et à Timolefine dans la wilaya de Tamanrasset.

 

Les 18 sites concernés par la prospection sont, quant à eux, répartis sur deux wilayas (Illizi et Tamanrasset) et portent sur l'or (10 sites), l'uranium (7 sites), or et uranium (1 site).

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Senegal: Or de Sabodala : Déjà des impacts environnementaux et sanitaires

Senegal: Or de Sabodala : Déjà des impacts environnementaux et sanitaires | Mining in Poor Countries | Scoop.it

Date de publication : jeudi 9 avril 2009

source : www.tambacounda.info 11-12-2008

Les impacts environnementaux et sanitaires du projet d’exploitation de l’or de Sabodala sont connus. Une étude commanditée par MDL et réalisée par un cabinet de la place les a listés avec une brochette de recommandations devant être exécutées par la société minière. L’Etat dispose-t-il de moyens de coercition et de contrôle pour la mise en œuvre effective de ces recommandations ?

 

De Mako sur la nationale 8 à la nouvelle sous préfecture de Bembo, en passant par le célèbre village de Tenkoto ou encore Sabodala, les activités aurifères tendent à reléguer celles agricoles au second plan. Le gramme d’or vendu entre 8 000 et 10 000 F fait « tourner la tête » à des milliers d’orpailleurs traditionnels ainsi qu’à des jeunes sans qualification professionnelle, ayant tout abandonné à l’annonce du démarrage de l’exploitation industrielle. Leur intime conviction étant que les problèmes de chômage ou de sous emploi allaient être à jamais renvoyés aux calendes grecques. Depuis plus d’un an, le jeune Doudou Seydi, a élu domicile à Kédougou, « j’ai remué ciel et terre, naviguant entre les bases des différentes compagnies minières, tambourinant aux portes de tous les services administratifs impliqués, à la recherche d’un emploi, mais jusqu’ici, la chance ne m’a pas encore souri » nous a-t-il confié visiblement désespéré, avec son physique soumis à la rude épreuve de l’oisiveté. Comme lui, il y en a des milliers pas loin de penser que l’avènement de ces multinationales n’était que synonyme de bonheur et de prospérité, ils étaient à des années lumières de croire que non seulement les choses étaient loin d’être paradisiaques, mais qu’elles pourraient susciter des dégâts inestimables aussi bien sur la flore, la faune, les eaux, tout comme sur eux, avec la possible détérioration de leur état de santé du fait des méthodes d’exploration et d’exploitation utilisées, et de l’important flux d’hommes et des femmes au comportement sexuel sujet à toute forme d’infections sexuellement transmissibles.

 

L’ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL, UNE EXIGENCE DES DISPOSITIONS LEGALES EN VIGUEUR

 

L’alinéa 13 de l’article L2 de la loi 2001-01 du 15 janvier 2001 portant code de l’environnement définit l’environnement comme étant « l’ensemble des éléments naturels et artificiels ainsi que des facteurs économiques et culturels qui favorisent l’existence, la transformation et le développement du milieu, des organismes vivants et des activités humaines » et l’alinéa 17 présente l’étude d’impact comme « toutes études préalables à la réalisation de projets d’aménagement, d’ouvrage, d’équipement, d’installation ou d’implantation d’unité industrielle, agricole ou autre, de plan ou programme permettant d’apprécier les conséquences directes et/ou indirectes de l’investissement sur les ressources de l’environnement » et elle « comporte au minimum une analyse de l’état initial du site et de son environnement, une description du projet, l’étude des modifications que le projet est susceptible d’engendrer, et les mesures envisagées pour supprimer, réduire ou compenser les impacts négatifs de l’activité ainsi que les coûts de celle-ci avant, pendant et après la réalisation du projet… » Lit-on à l’article L51.

 

Les dispositions prises à l’article L48 du code de l’environnement ainsi qu’à l’article 82 du code minier font de l’évaluation environnementale une exigence pour ce genre de projet, et aux frais des demandeurs de permis d’exploitation ou de concession minière, ceux de la petite mine ne sont point épargnés.

 

Le code des mines parle de réhabilitation des sites miniers « à la fin de chaque titre sauf pour les périmètres qui continuent d’être couverts par un titre minier d’exploitation ». La loi minière continue en posant la nécessité de mettre en place des fonds de réhabilitation par l’ouverture d’un compte fiduciaire dans une banque commerciale de la place, et « les modalités d’opération et d’alimentation de ces fonds sont établies par décret ». La question que bon nombre d’amis de la nature se posent est relative à la possibilité pour l’Etat de contrôler, de suivre tout cela et de sanctionner au besoin. Oui répond-on du côté des services techniques qui n’hésitent pas à brandir le chapitre 4 du décret fixant les modalités d’application du code minier et relatif à la « surveillance et contrôle exercés par l’administration chargée des mines ».

 

L’autre sujet d’inquiétude exprimé cette fois-ci par une experte juriste environnementaliste ayant passé au peigne fin les instruments juridiques sur la base desquels se déroulent les travaux d’exploration et d’exploitation est que c’est seulement à la fin de chaque titre minier que la réhabilitation se fera. « Qu’adviendrait-il au cas où, comme ce fut le cas durant les années 1998 où les cours mondiaux ont chuté entraînant du coup le départ de plusieurs compagnies, les sociétés minières baissaient pavillon alors que présentement le compte fiduciaire devant être ouvert et alimenté pour la réhabilitation ne l’est pas encore ?

 

Pourquoi ne pas réhabiliter au fur et à mesure si cela est techniquement possible », soutiendra le président de l’association régionale des amis de la nature de Tambacounda. Les résultats d’une étude réalisée par l’ONG « La Lumière » mettent en exergue « l’absence du pouvoir de décision du ministre de l’environnement dans l’attribution des titres miniers en dehors des forêts classées » ou du « caractère consultatif de l’avis des collectivités locales compétentes en matière d’environnement ».

 

Déjà des impacts environnementaux et sanitaires nocifs

Le visiteur qui débarque pour la première fois dans le périmètre de Sabodala est frappé par le vacarme suscité par le vrombissement des moteurs. De gros camions faisant la navette entre la mine et l’usine par ci, des sondeuses par là, entre les deux une ribambelle de véhicules légers tout terrain. En venant de Sabodala ou en y allant, vous êtes contraint à un énorme détour, puis vous tombez sur une sorte de passage à niveau (le croisement entre la piste menant à la mine et celle ralliant les villages) où est dressé une sorte de guérite dans laquelle se trouve confortablement assis un vigile qui se croit en terrain conquis. Il nous a contraint à nous arrêter et à allumer le phare de notre moto, « pour des raisons de sécurité » lancera-t-il d’un ton de commandant d’une unité militaire. Nous avons tout de suite compris pourquoi, entre autres raisons, ce domaine est appelé « Guantanamo ».

 

Bref, les nuisances sonores et les nuages de poussière quotidiennement envoyés sur les foyers et la végétation dont on a du mal à croire qu’elle a des feuilles vertes, constituent des signes d’impacts négatifs contre lesquels Sara Cissokho le chef de village de Sabodala s’était à l’époque élevé pour exiger un arrosage systématique et quotidien surtout de la route traversant les villages.

 

Des arbres d’une très grande valeur, du moins si l’on en croit le colonel Dibocor Dione, chef sortant du secteur des eaux et forêts de Kédougou, sont abattus pour des raisons de construction de quelques trois digues de retenues d’eau. Il y avait eu des frictions entre lui et des responsables de MDL qu’il a sommés de payer des taxes d’un montant de 36 millions de nos francs. Un premier versement de 12 millions avait été effectué au trésor, nous n’avons pu percer le mystère ayant enveloppé la suite.

 

Une chose est et demeure indubitable, c’est que son successeur, le commandant Abdourahmane Diagne, lui, évoque le fait que ces compagnies soient exonérées de toutes taxes pendant un certain temps. La construction des pistes et de l’usine a aussi engendré des impacts sur l’environnement. La carrière de granit de Makhana fut dynamitée à plusieurs reprises, « nos petits ruminants et des bœufs y ont péri, des murs fracassés par les explosions, nous avions même un jour bloqué l’accès à cette carrière pour protester contre tout cela en exigeant que des jeunes du village soient recrutés et beaucoup plus de considération pour nos parents parqués comme du bétail à quelques deux kilomètres de là, dans la nature » nous a expliqué le fils du chef de village de Makhana.

 

Les sondages se poursuivent encore avec des centaines de trous de 300 à 400 mètres de profondeur, une nouvelle cité minière est sortie de terre, une usine de traitement de l’ordre de 30 milliards. Des champs sont touchés et un agro pédologue que nous avons accroché dira qu’il serait difficile que ces terres redeviennent propices au développement d’activités agricoles.

 

Au plan de la santé, déjà un journalier du nom de Gnama Keita s’y est sectionné un pouce, même s’il a été entièrement pris en charge par sa société en attendant que la procédure enclenchée du côté de la caisse de sécurité sociale aboutisse. Sinon, aucune autre infection liée aux travaux n’est encore enregistrée par les services du Dr Doudou Sène. Le tout nouveau médecin chef de région de Kédougou exprimera sa crainte de voir le mercure utilisé à l’air libre par les orpailleurs traditionnels générer de sérieux ennuis de santé.

 

L’autre impact négatif sujet de beaucoup de commentaires, c’est la propagation du virus du Vih avec la très forte concentration humaine, des hommes et des femmes venus de tous les horizons, avec des comportements sexuels à haut risque. Un document du district sanitaire de Kédougou fait état d’une prévalence qui tourne au tour de 7% dans le village de Tenkoto qui groupe près de dix mille âmes d’environ six nationalités. Si l’on en croit le Dr Bocoum, le médecin de Oromin, cette compagnie, en rapport avec le nouveau district sanitaire de Saraya, va dérouler un programme d’information, d’éducation et de communication dans ce sens à l’endroit des travailleurs et des communautés minières. Ceci fera suite à l’important programme de lutte contre le paludisme exécuté de concert avec MDL, toujours sous la supervision du district de Saraya, et les résultats, de l’avis du Dr Bocoum sont concluants, le paludisme aurait baissé de moitié.

 

Quant au cyanure, un produit utilisé à l’échelle industrielle pour contribuer à libérer le métal précieux du minerai et qui est fortement suspecté par les organisations de la société civile, les communautés pour sa forte toxicité, le chef de la cellule de développement géologique et minier de Kédougou laissera entendre que « la méthodologie est maîtrisée ». D’autres impacts suspectés sur la faune et la flore et les eaux de surface comme souterraines sont mis en exergue par le cabinet commandité par MDL pour réaliser les études d’impact.

 

A travers le résumé non technique, l’on retiendra « le décapage, le minage et l’édification des terrils, la maintenance et l’entretien de l’usine…la mise en service des retenues et de la cité minière » qui pourraient engendrer « la dégradation de la qualité de l’air, la pression et les perturbations sur les ressources en eau, la perte potentielle de végétation suite aux défrichements, l’exploitation frauduleuse de ligneux, la destruction de l’habitat de la faune, le risque de braconnage dans la zone d’intérêt cynégétique et le parc national de Niokolo Koba… ».

 

Des comités d’hygiène et de sécurité exigés

 

L’inspection régionale du travail est montée sur ses grands chevaux pour exiger le respect de la législation du travail, notamment en termes d’hygiène et de sécurité. Des impacts négatifs sont aussi suspectés à ce niveau et ils ont trait aux risques technologiques comme « l’inflammabilité et la toxicité des produits manipulés, les risques d’incendie et d’explosion liés aux conditions opératoires de certains équipements et les risques liés aux ouvrages du projet ».

 

S’agissant de l’hygiène, de la santé et de la sécurité, le résumé non technique fait état de « nuisances dues à la poussière, aux bruits, au dégagement de fumée et aux vibrations ». Il en ressort aussi la problématique des « pollutions diverses par les hydrocarbures, les déchets solides et liquides ». Déjà Oromin a installé son comité d’hygiène et de sécurité, MDL devait s’y atteler durant la première quinzaine de ce mois de novembre.

 

Des recommandations fortes sont consignées dans le Plan de Gestion Environnemental et Social dont le montant est estimé à près de 840 millions de nos francs, et pour la mise en œuvre et le suivi duquel, une cellule serait mise en place au sein du ministère de tutelle. De ce côté-là, personne ne sent les choses bouger pour donner une lueur d’espoir aux communautés. Il y a lieu aussi de noter que des impacts socio-économiques bénéfiques sont visibles, même s’ils ont par endroits été facteurs d’un bouleversement des perspectives au plan concret des rapports sociaux et dans le domaine culturel.

Boubacar Dembo Tamba

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Senegal | Kédougou - construction d'un deuxième bassin minier - des chefs de villages s'opposent au projet

Senegal | Kédougou - construction d'un deuxième bassin minier - des chefs de villages s'opposent au projet | Mining in Poor Countries | Scoop.it

16 Janvier 2012

Ce sont quelque 283 ha qui sont identifiés par les experts de la compagnie Sabodala Gold Operations (SGO) pour abriter le second bassin de rétention minier dans la zone de Kedougou. Mais les chefs des villages de Sabodala, Bransang, Madina Bransang et Faloumbou opposent un niet catégorique.

 

Le niveau de production de l'or, si l'on en croit le chargé du suivi environnemental de Sabodala Gold Opérations, a atteint des niveaux tels qu'il est nécessaire pour la dite compagnie de créer dans la zone minière de Kedougou, un second bassin de rétention minier, non loin du premier. Des ingénieurs commis pour identifier le site qui s'y prêterait le mieux, ont trouvé quelques 283 ha dont une bonne partie serait en dehors de la concession minière.

 

Comme le stipulent les dispositions légales en vigueur, notamment le code de l'Environnement, un cabinet spécialisé de la place sera chargée de procéder aux études d'impacts environnementales et sociales. «C'est pour cerner les problèmes qu'un tel projet pourrait engendrer et proposer des solutions durables de façon à ne point désorganiser gravement la vie des communautés vivant au tour de la mine», explique Paul Russel Cannon, le responsable du département «Environnement et Société» de la compagnie Sabodala Gold Operations (Sgo).

 

Des consultations seraient menées auprès des populations pour les informer des tenants et aboutissants du projet, et le cabinet a proposé une première mouture aux responsables de la compagnie qui ont fait des observations, tandis que le document final a été envoyé à la Direction de l'Environnement et des Etablissements Classés pour approbation.

 

Les chefs de villages SABODALA, BRANSANG, MEDINA BRANSANG et FALOUMBOU disent niet

 

Mais pour les communautés villageoises, notamment les chefs des principaux villages vivant au tour de ce site de 283 ha, c'est comme si c'est le ciel s'écroulait lorsque vous évoquez avec eux ce projet de construction du second bassin de rétention minier. «Depuis que cette compagnie ou sa devancière sont arrivées chez nous il y a environ cinq à six ans, nous lui avions demandé de nous aider à trouver une zone de pâturage, mais en vain. Maintenant que nous avons retenu ce site pour nourrir nos bêtes, entre autres, on vient nous avancer que ce sera retenu pour les besoins de construction d'un bassin, nous ne l'accepterons point», lance Sara Cissokho, le chef de village de Sabodala, visiblement remonté. Son homologue de Bransang enfonce le clou car, selon Makhan Cissokho, «cette compagnie ne voit que ses intérêts et non les nôtres. Elle nous a ici fait moult promesses jusqu'ici non réalisées. Je le dirai à la face du monde, il faudrait que soixante de nos jeunes soient recrutés par la compagnie avant de pouvoir accepter quoique ce soit, même si nous n'avons pu avoir autre chose après».

 

Pour Kourou Keita, le chef de village de Faloumbou, «à ce jour nous ne saurons vous dire exactement ce que cette entreprise minière nous a apporté. Des populations ont été déplacées, des villageois ont perdu leurs terres de culture et autres vergers. Pour ce projet-ci, il faut que les choses soient suffisamment claires car c'est de ce site que nous tirons tous nos moyens de subsistance. Nous ne saurons accepter comme ça qu'on nous le prenne». Mr Keita de préciser qu'une rencontre s'est tenue à cet effet à la sous préfecture de Sabodala, et grande a été leur surprise d'entendre le sous préfet leur asséner que «ce site est la propriété exclusive de l'Etat, et que les populations le veuillent ou pas, pour des raisons d'intérêt public, le projet se réalisera.» «Nous attendons cela», rétorque Kourou Keita.

 

...et accusent SGO de polluer...

 

Pour le président du comité inter villageois de surveillance des impacts, une structure mise en place par l'ONG «La Lumière», tout comme pour le chef de village de Sabodala, les populations ont depuis un bon moment perdu le sommeil du fait de la récurrence des explosions dans la mine. «Le 26 décembre dernier, suite aux explosions procédé par les miniers, un épais nuage de poussière et de gaz a envahi pendant 42 minutes le village de Sabodala et occasionné des cas de maladies. Nous avons peur pour la santé des populations car même si vous vous couvrez dans votre chambre, la poussière vous envahit», explique Moussa Cissokho qui dit avoir interpellé les pouvoirs publics et les responsables de Sgo sur la situation car, «des désagréments de ce genre sont arrivés deux fois à Faloumbou et deux fois à Sabodala, jusqu'à quand va-t-elle durer», demande-t-il.

 

L'autre complainte et pas des moindres est relative à la question des compensations. Les habitants du hameau déplacé de Dambankoto diront avoir globalement reçu la somme de onze millions deux cent mille de nos francs contre leurs champs, vergers, espaces maraîechers, puits. «Nous avions paraphé un protocole avec SGO et, les termes de ce protocole qui voudrait que nos manguiers soient replantés et entretenus, que des terres de culture nous soient trouvées tout comme des points d'eau pour le maraîechage, de l'emploi pour douze de nos jeunes, ou encore notre dépense quotidienne pendant trois ans. Cela tarde à être concrétisé même si nous nous réjouissons de la construction des bâtiments en dur», a laissé entendre Djiguiba Cissokho, le chef du hameau de Dambankoto. D'ailleurs à notre passage, des femmes se plaignaient d'une pénurie d'eau qui durait depuis trois jours déjà. Ici comme à Faloumbou, l'on s'est fait une religion, «que le mode de compensation est une grosse arnaque soit de la compagnie, soit du chef de la cellule d'appui au développement local qui serait l'homme à faire des évaluations et propositions aux autorités locales et à la compagnie», selon des barèmes dont lui seul a le secret.

 

Etudes sur les compensations

 

Convaincue que ce phénomène des compensations est un facteur non négligeable de tensions et de probables conflits, l'ONG «La Lumière» a commis un expert pour des études sur les compensations. Selon Ibrahima Sory Diallo, le secrétaire exécutif de la dite organisation qui travaille dans la zone pour le respect des droits socio économiques des communautés et le respect de l'environnement, «il s'agira pour nous de faire aux pouvoirs publics des propositions harmonisées, concrètes, bien adaptées aux réalités. Et notre intime conviction est que si cette problématique des compensations est révisée et bien maîetrisée par l'ensemble des acteurs, il y aurait beaucoup moins de problèmes». Une restitution de cette étude à laquelle sont conviés les responsables de la compagnie SGO est prévue courant janvier.

 

SGO brise la glace

 

Paul Russel Cannon, le chef du département «Environnement et Société», en compagnie du chargé du suivi environnemental et du responsable du volet «Communauté» de Sabodala Gold Operations, nous a reçu, et c'est une grande première depuis l'octroi de cette concession minière, il y a un peu plus d'une demi dizaine d'années. «Quand nous sommes venus à la tête de ce département, il y a juste une saison, notre ferme volonté était d'opérer des mutations dans notre approche. Nous avons lancé des études pour identifier la meilleure démarche à adopter par rapport aux différents types de partenariat que nous voulons nouer avec les communautés, la société civile et les services techniques de l'Etat. Nous avons, sur la base d'un plan de gestion environnemental et social, conçu des plans d'action aussi bien pour le volet environnemental que celui social. Laissez-moi vous dire que jusqu'au moment où je vous parle, pas un seul projet digne de ce nom ne nous a été soumis par les communautés, il n'y a que des sollicitations individuelles peu significatives pour le développement global et durable des communautés impactées, nul doute qu'il y a là a développer un programme de renforcement de capacités», explique-t-il.

 

Par rapport au projet de construction du second bassin de rétention minier, Mr Cannon a admis que le site retenu ne fait pas entièrement partie de la concession minière et sous ce rapport, «nous avons entrepris les démarches nécessaires auprès des autorités compétentes pour satisfaire notre besoin d'extension, dans le strict respect des lois et règlements en vigueur», nous a -t-il confié avant d'ajouter que «des études d'impacts sont lancées, le cabinet commis nous a soumis une première mouture que nous avons amendée et le document final est envoyé à la direction de l'Environnement et des Etablissements classés, nous attendons leur décision».

 

Ce que les chefs de villages ne nous ont pas dit, c'est que les populations ont été effectivement consultées par les experts, auteurs des études, histoire de se faire une idée sur leurs préoccupations. Mieux, des leaders ont été accompagnés sur le site pour une identification et des mesures des parcelles de chacun à des fins de compensation et de l'avis de Abdoul Aziz Diédhiou, ingénieur agronome chargé du suivi environnemental, «les champs dont parlent les populations ne sont pas mis en valeur depuis de longues années, n'empêche nous prendrons toutes les dispositions nécessaires pour satisfaire les communautés».

 

S'agissant du non respect du protocole paraphé avec les populations déplacées du hameau de Dambankoto, Mr Cannon laissera entendre que «nul ne saurait déplacer des populations sans mettre en place toute une batterie d'activités accompagnant le processus. Elles sont peut être pressées mais nous, notre vision s'inscrit dans la durée notamment pour la prise en charge de leur sécurité alimentaire, de leur santé, de l'éducation de leurs enfants. Nous avons franchi la première étape consistant à leur reconstruire le village, le reste suivra selon un modèle que nous proposera l'étude que nous avons commanditée». Pour ce qui est des explosons au niveau de la mine, Mr Cannon précisera que «c'est une activité normale dans chaque mine car pour atteindre la roche, il faut la faire sauter». Il continuera en soulignant que «les populations n'ont à ce sujet aucune raison de s'inquiéter car nous avons contractualisé avec un des meilleurs experts en la matière, puis sécurisé tout le périmètre au moment des explosions.

 

Nous avons des équipements de dernière génération pour mesurer la poussière et croyez moi, les données que nous avons sont largement en deçà des standards internationaux, et cela est vérifiable. Comme c'est vous qui venez de nous apprendre cette information relative aux explosions du 26 décembre dernier, nous allons vérifier et prendre si nécessaire des dispositions mais sachez aussi que nous-mêmes ne sommes pas à l'abri de la poussière car cela est aussi fonction de la direction du vent».

 

SGO et «LA LUMIERE» prennent langue

 

C'est une nouvelle ère qui s'annonce dans les relations entre SGO et la société civile. Le Secrétaire Exécutif de «La Lumière» qui portait également la casquette de coordonnateur de la coalition nationale des associations de la société civile sur la gouvernance des ressources minérales, accompagné par son agent «Industries Extractives» et le coordonnateur du comité inter villageois de surveillance des impacts, a tenu une rencontre d'échanges avec le chef du département «Environnement et Société» de SGO entouré, lui, du chargé du suivi environnemental et le responsable du volet «communauté». Des axes de collaboration ont été identifiés dans l'intérêt des communautés vivant au tour de la concession voire bien au-delà.

 

D'ores et déjà, SGO est invitée à faire une communication sur la mise en oeuvre du Plan de Gestion Environnementale et Sociale, au cours de la cérémonie de restitution des études lancées par «La Lumière» et portant sur les compensations, et au terme de cette cérémonie, un plan d'action prioritaire sera établi tout comme une feuille de route pour amener les collectivités locales de la région de Kédougou à élaborer leurs outils de planification que sont les plans locaux de développement, les plans d'investissement communal et le plan régional de développement intégré pour lesquels les responsables de SGO diront être prêts à les appuyer.

 

Un bref aperçu historique des activités menées par «La Lumière» sera fait par le patron de ladite organisation qui s'est vivement félicité de cette rencontre comme du reste Paul Russel Cannon, non sans avoir déploré les lenteurs notées dans la mise en oeuvre du Programme Social Minier de l'ordre de 3 milliards et demi de nos francs. Au cours de cet entretien, l'une des inquiétudes majeures posée par le secrétaire exécutif de «La Lumière» est relative à la réhabilitation des sites et sera vite levée par le chargé du suivi environnemental de SGO qui a affirmé que «cette activité a démarré avec la stabilisation des déchets de roches, en collaboration avec l'inspection régionale des Eaux et Forêts de Kédougou».

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Mongolia Gold Rush Destroying Rivers, Nomadic Lives

Mongolia Gold Rush Destroying Rivers, Nomadic Lives | Mining in Poor Countries | Scoop.it
Mining methods, including dredging and river diversions, have damaged rural landscapes and local lifestyles, activists say.

 

Stefan Lovgren, along the Onggi River, Mongolia for National Geographic News
October 17, 2008


A mining boom in Mongolia is threatening to devastate the country's rivers and is forcing nomadic herders to abandon their land and traditional way of life, local activists warn.

 

As mining companies scramble to extract Mongolia's vast deposits of gold and other minerals, government regulations—including laws stipulating that mining not be done next to rivers—are being violated or even ignored, environmentalists claim.

 

Extraction methods, such as dredging, river diversion, and the use of high-pressure water cannons to dismantle hillsides, have damaged rural landscapes along rivers such as the Onggi, which supports 60,000 nomadic herders and one million head of livestock.

 

Rivers now run dry in some areas, making it more difficult to find water for thirsty animals, according to nomadic herders. They say using the alternative water source—groundwater potentially contaminated by mercury and other mining pollution—is alarming as well. "Our way of life is threatened," said Tsetsegee Munkhbayar, a Mongolian nomadic herder and National Geographic Emerging Explorer.

 

From Herding to Fighting

 

In Munkhbayar, herders have one of their own to lead the way in the fight for clean, accessible water.

 

As a young nomad Munkhbayar used to herd yaks along the banks of the fertile Onggi River. During the harsh winters he skated down its frozen waters, often chewing pieces of aaruul (curdled sheep's milk).

 

In an effort to save his livelihood and heritage, Munkhbayar started the Onggi River Movement, which now has 1,600 members. The group spearheaded a large grassroots movement that includes several river-based organizations.

 

Together they have protested at mining sites and lobbied government officials to push for stronger enforcement of mining laws. Their efforts have yielded successes, according to Munkhbayar. A few years ago, pressure from his group led to the temporary shut down of many offending mining companies operating along the Onggi River, he said.

 

The Onggi River Movement has also pushed for mining companies to conduct environmental conservation work, including restoring soils and vegetation to sites that they have mined.

 

Future Mining Boom

 

But now the battle could intensify as a new pro-mining government settles in after a June 2008 parliamentary election.

 

More than twice the size of Texas, Mongolia is the world's least densely populated country, with less than 3 million people. But it has some of the Earth's largest untapped gold, copper, and uranium reserves.

 

Worth an estimated U.S. $660 million per year, the mining industry makes up two-thirds of Mongolia's export revenues, with most of the gold going to neighboring China, according to Mongolian government officials.

 

Mining industry experts say the mineral extraction business in Mongolia is at a nascent stage.

"Mining to date has been relatively small-scale," said Layton Croft, an executive with Ivanhoe Mines, a Canadian company with a massive copper and gold mine development project in southern Mongolia. "The boom really hasn't yet started," Croft said. "The prospect of mining is what's on everyone's mind."

 

Mining rights took center stage during the election, as politicians from both leading parties supported amending laws to encourage more mineral extraction and therefore more national income.

 

The country is still recovering from the loss of Soviet support, which disappeared in the early 1990s after the collapse of the former Soviet Union.

 

D. Zorigt, Mongolia's new Minister of Minerals and Energy—a position created by the new government—told the press last month that one of his first tasks would be asking parliament to amend the minerals law and establish a legal framework to approve major mining deals.

According to local media, Mongolia's federal government is now busy drafting revised mining laws that will compensate Mongolians and assist displaced locals. Little has been said about the environment. The draft law is expected in mid-November.

 

No Enforcement

 

While environmentalists welcome new laws, it is enforcement that is the issue, they say.

"The biggest problem is that the mining companies largely disregard the mining laws that exist," Munkhbayar said. According to existing Mongolian law, mining operations cannot take place within 656 feet (200 meters) of a river's floodline.

 

However, just a few miles south of the central Mongolian town of Zaamar, the Tuul River has been completely altered from years of dredging by a Russian-Mongolian joint mining venture called Shizhir. "The mining here has changed the direction of the river, which is in clear violation of the law," said Enkhtör, who leads Toson Zaamar, a local environmental group.

 

Ninja Miners

 

Adding to enforcement woes, many of the mining sites abandoned by larger companies because of local pressure or resource depletion have been taken over by small-scale miners known as "ninjas."

 

The green panning bowls they carry on their backs are said to resemble the shells of the cartoon characters the Teenage Mutant Ninja Turtles.

 

Thousands of ninja miners have flooded the Ölt valley near the Uyanga township in the central Uvurhongai province, creating a frontier settlement reminiscent of the Wild West. "These newly formed camps are not supported by government social programs, and this unregulated mining furthers the environmental concerns with illegal use of mercury," said Bob Harris, who sits on the board of directors of the Tahoe-Baikal Institute, a nonprofit environmental organization based in Russia.

 

Mercury has historically been used in hydraulic gold mining to separate gold from the gravel. Its use is now banned. Two years ago one Chinese mining firm was shut down in Mongolia after it was found to have leaked the pollutant into a local river.

 

Rehabilitation

 

To claim the land along the lower Onggi River before the mining companies, Munkhbayar has started several farms that grow sea-buckthorn, a hardy plant that produces berries used to make juice.

 

The plants retain water and may help keep downstream sections of the river intact when a mine settles in upstream, he said.

 

Munkhbayar and his colleagues have support among a few of Mongolia's newly elected parliamentary leaders, but face an uphill battle given the government's overall pro-mining stance, industry observers say.

 

If peaceful campaigning fails, Munkhbayar warned, he will defend his principles at any cost. "I'm willing to die for this cause," he said.

 

But there is hope for the rivers and nomads. Farther up from the township of Saihan-Ovoo where Munkhbayar grew up, a once-dried up section of the Onggi River is flowing again—though it is far from being as full as it once was. "I want my children to one day be able to skate down the Onggi River again," he said.

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In Mongolia: A New Mining Legacy

In Mongolia: A New Mining Legacy | Mining in Poor Countries | Scoop.it

November 19, 2008 | By Rebecca Darling


In the northwest corner of central Mongolia’s Tov province, 80% of the land in Ugumuur town has been licensed to 18 Mongolian, Russian, and Chinese miners. Activity hums dusk to dawn.


Ugumuur is a boom-town but like many towns in Mongolia, it is deeply scarred by a legacy of poor mining practices in the 1990s. Citizens have been divorced from land-use decision-making, they observe environmental damage and often imported labor crowded them out of the local mining market. These are sore points with locals, who, according to one, say that they would support mining if “we are engaged and employed, and if companies reclaim land when extraction is completed.” These concerns are voiced by communities in Khentii, Hovsgol and other provinces across Mongolia.


For mining to develop, Mongolia must shed its legacy of poor practices, and some domestic companies are helping with this. One, Monpolimet, is adopting an array of best practices that will be stoked when Australian, Canadian and other foreign firms begin operations and help reinforce positive trends in corporate social responsibility.


Monpolimet is among the top 10 Mongolian miners and has committed to engagement and social responsibility in Ugummur. The company has adopted reclamation practices that increasingly conform to best practices, including reseeding with endemic plants, and engaging citizens. The company also contributes to a community fund that supports training for student water-quality monitors.


Communities and companies can cooperate to monitor mining in order to inform decision-making and dispel misconceptions. For two consecutive years, The Asia Foundation, local officials, citizens and students have tested water quality in the Tul River above and below Uguumur mines. Using biological and chemical tests, the findings were surprising ” water quality downstream was superior to upstream. This could be evidence of mines’ increasing commitment to watershed protection but it is also indicative of the complex pressures on rivers and streams, including global warming, forestry, and herding.


Citizens are not innately hostile to mining but are wary. Citizens want to preserve their communities and culture, a better standard of living and to protect human and environmental health. They recognize mining can bring growth, jobs and prosperity. It is one option they say they will entertain, if they are engaged and employed, and if companies reclaim their land.


To change negative perspectives, they need information and to be included in local development decisions. The needs are consistent with the nine principles advanced by Mongolia’s Responsible Mining Initiative, which is a registered non-government institution governed by a board comprising parliamentarians, executive branch officials, industry, and civil society. It is fledgling but will ultimately be a source of objective research and analysis that informs the mining sector and development decisions. Foreign and Mongolian companies have subscribed to the nine principles, which they and a 150-member strong coalition of public, private and non-government representatives helped forge.


Monpolimet and Ugumuur are implementing the responsible mining principles, and seemingly understand that citizen engagement, transparency, accountability and corporate social responsibility are good for the bottom line and for the community. More companies, communities and government officials need to follow this lead in order to create a new and positive legacy for Mongolia’s mining industry.


The above was originally published in “Asia Miner” Magazine and was written by Rebecca Darling, the Director of Natural Resources and Development programs at The Asia Foundation in Mongolia.

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Stopping to smell the grass in Mongolia

Stopping to smell the grass in Mongolia | Mining in Poor Countries | Scoop.it
Mongolia is rich in copper, coal, and gold. But many Mongolians still see the country's true value in its endless grasslands.

 

By Peter Ford, Staff writer / July 10, 2012

 

It has been raining – more than somewhat – over the past week or so, and nobody here seems to care.

 

Indeed many people seem positively delighted, unfazed by the lakes of muddy water that pool in the Mongolian capital’s lamentably maintained streets, making them well nigh impossible to cross in some spots without a small boat.

 

Deep in the soul of even the most urban Mongolian, it seems, is a herder’s instinctive pleasure at seeing, and feeling, the rain that makes the summer grass grow on the steppe.

 

A dapper, gray-suited young aide to the politician tipped as Mongolia’s next prime minister was walking with me across Ulaanbaatar’s main square the other day when suddenly the heavens opened.

 

He disdained my offer of a shared umbrella and did not even quicken his step as his clothes grew ever damper. In fact he danced a little jig and laughed out loud. “I love the rain,” he exclaimed. “The rain is good.”

 

A day or so later, a young woman studying economics at Mongolia’s National University was driving me out of the city, accompanying me to one of the shantytowns that ring the capital. Ulaanbaatar is not a large place, and before long we were in open country. “Can you smell the grass?” she asked, excitedly.

 

Actually I couldn’t. The exhaust fumes from the traffic weaving its way around the potholes were all I could smell. At the best of times, the only grassy scent that I can identify is freshly cut grass. But my Mongolian friend’s olfactory sense was attuned to the scent of growing grass, which for generation upon generation of nomads has held the promise of fatter sheep, goats, horses, and yaks, and thus prosperity.

 

Today, the promise of prosperity in Mongolia comes from the earth beneath the grass, where foreign mining companies are about to start digging into massive deposits of gold, copper, and coal. But for many people here, the country’s true wealth still lies in its endless grasslands.

 

You can take the Mongolian out of the country, but you can’t take the country out of the Mongolian

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Old Ways Disappearing In The New Mongolia

May 24, 2012
Mongolia, the land of Genghis Khan and nomadic herders, is in the midst of a remarkable transition. Rich in coal, gold and copper, this country of fewer than 3 million people in Central Asia is riding a mineral boom that is expected to more than double its GDP within a decade. The rapid changes simultaneously excite and unnerve many Mongolians, who hope mining can help pull many out of poverty, but worry it will ravage the environment and further erode the nation's distinctive, nomadic identity.

 

Last of four parts

 

Mongolia is a country of tremendous contrasts. Consider this: Two out of every five Mongolians make their living herding goats, sheep and camels.

 

But last year — according to World Bank estimates — Mongolia's economy grew faster than any other on the planet, driven by a mining boom.

 

The Central Asian nation seems to be racing from a nomadic culture to an industrial one practically overnight. To appreciate how this transition — and its inevitable tensions — play out in the lives of ordinary Mongolians, spend a few hours with Bat-Erdene Badam and his family.


Bat-Erdene Badam's family raises sheep, goats and camels in the South Gobi region of Mongolia. But his three children have no interest in continuing the family business.


Bat-Erdene, 47, is a lifelong herder who lives in a ger, or a yurt, in the middle of the Gobi. He spends each spring combing cashmere from his goats. On a recent day, a goat lies stretched out on its side in a ger, its horns tethered to the ground. A fellow herder rakes off tufts of white cashmere with what looks like a gardening tool as the goat yelps in fear.

 

Bat-Erdene sells the cashmere for about $20 a pound. Combings from his 300 goats should bring in more than $6,000 this year.

That's decent money in the middle of the Gobi, a mix of moonscape, mountain and increasingly arid grassland in southern Mongolia. But Bat-Erdene's three children have no interest in the family business.

"Young people stopped herding animals," says Bat-Erdene, leaning against the wooden gate of a corral filled with goats. "There are lots of employment opportunities for them in the mining business. Therefore, I could probably say that the generation of herders is ending with me."

 

A Mix Of Old And Modern

 

Bat-Erdene heats his felt tent with an iron stove. Rugs cover the dirt floor, and the walls of his corral are constructed of bricks made from goat and sheep droppings.

 

But he also rides a motorcycle, uses a cell phone and watches limited satellite TV on a small black-and-white set powered by solar panels.

 

On a recent day, the romantic comedy How to Lose a Guy in 10 Days plays silently in the background.

 

Bat-Erdene lives with his wife and a high-school-age son. Their daughter attends college in Mongolia's capital, Ulan Bator, about 300 miles away, and their other son, Uuganbaatar, drives a dump truck at a coal mine. "Two or three years ago, my elder son used to help us out," says Bat-Erdene, who wears a gray cap and a brown sweater that zips up the front. "Now, he's really tired of being a herder, because we depend too much on the weather and climatic conditions."

 

Rising temperatures are drying out Mongolia's grasslands, while severe weather is taking a toll as well. In recent years, heavy snow and drought killed more than 400 head of the family's livestock, more than half of their herd at the time. Bat-Erdene says for a new generation, herding seems too unstable. "When someone has a regular job, it doesn't matter if there's severe weather or not," he says. "He can do his work, no matter what."


A Blessing And Curse

 

Bat-Erdene's son Uuganbaatar began working at the coal mine about a year ago. He's 22 and, like many young Mongolians, painfully shy.

 

In an interview outside the gates of the mine, he studies a water bottle he's holding and kicks the ground with his black Air Jordans. The mine is completely isolated in the desert, but Uuganbaatar says he has more friends there and there's more to do. "I watch TV," he says. "There's a recreation room with ping-pong and pool and there's a computer room."


The camp TV is a big, flat-screen. Uuganbaatar follows sports on the Internet, especially the NBA. His favorite team is the Orlando Magic with its towering center, Dwight Howard.

 

Mining has been good for Uuganbaatar. He makes $500 a month — in a country where the annual per capita GDP is about $2,500 — and Mongolia's mineral reserves are so vast, he could probably spend the next several decades working them.

 

But his father sees mining as a threat. Mines need water to process minerals and the mine that employs his son plans to tap into an aquifer beneath the family's grazing land.

 

The local government had designated the area as protected, but Mongolia's central government has an ownership stake in the mine, and last year, it decided otherwise.

 

Resignation About The Future

 

Bat-Erdene is bracing himself. "It was a very hard hit for us, because it is only going to speed up desertification and we can see how desertification is already moving at a very high speed," he said, surrounded by parched clumps of grass.

 

Rising temperatures and decreasing annual rainfall has led to more sandstorms, and surface water sources such as rivers and lakes are drying out a rapid rate, according to the Mongolian government and nongovernmental organizations. Mongolian officials say that about 70 percent of Mongolia is now suffering from desertification.

 

Officials at the mine say it will draw from a deep aquifer and won't affect herders' wells, but Bat-Erdene doesn't believe it. "Animals will be thirsty, people will be thirsty, it will be very hard," he says. Bat-Erdene supports his son's new career in what is becoming Mongolia's national industry. As to the dispute over water, he doesn't bring it up. "It wouldn't change anything," Bat-Erdene says, "so we don't talk too much about it."

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Mineral-Rich Mongolia Rapidly Becoming 'Mine-golia'

May 21, 2012
Mongolia, the land of Genghis Khan and nomadic herders, is in the midst of a remarkable transition. Rich in coal, gold and copper, this country of fewer than 3 million people in Central Asia is riding a mineral boom that is expected to more than double its GDP within a decade. The rapid changes simultaneously excite and unnerve many Mongolians, who hope mining can help pull many out of poverty, but worry it will ravage the environment and further erode the nation's distinctive, nomadic identity.

 

First of four parts

 

What country had the world's fastest-growing economy last year? If you guessed China or India, you'd be wrong.

 

In fact, it's Mongolia: Its economy grew at more than 17 percent in 2011, according to estimates. That's nearly twice as fast as China's.

 

The reason — in a word — is mining.

 

Mongolia is rich in copper, coal and gold, and it's in the midst of a mineral boom. This marks a profound change for a country where two out of every five people make their living herding livestock. Extractive industry has become so pervasive, some Mongolians now refer to their homeland as "Minegolia."

 

For the poor, landlocked nation of fewer than 3 million people, mining represents a remarkable opportunity, but one that's also loaded with risks.


Doubling GDP In A Decade

 

Much of the focus these days is on Oyu Tolgoi, a mega-mine in Mongolia's South Gobi province, about 50 miles north of the Chinese border.

 

The mine — owned by international mining giant Rio Tinto, Canada's Ivanhoe Mines and the Mongolian government — is scheduled to produce its first copper ore in June and grow dramatically over the next five years.

 

Cameron McCrae, Oyu Tolgoi's Australian chief executive, estimates that the mine will be the world's third-largest copper and gold mine.

 

The mine is playing a substantial economic role even before it's operational, McCrae notes. "At the moment, during construction, we probably make up 30 percent of the GDP of the country," he says.

 

Tuvshintugs Batdelger, who runs an economic think tank at the National University of Mongolia, says mining is helping to drive the economy of this Central Asian nation at an incredible pace. "In the coming 10 years, average GDP growth will be 12 percent," he says. Even when you factor in inflation, "GDP in real terms more than doubles in 10 years' time."

 

Opportunity In The Gobi

 

Mining's impacts are visible throughout much of Mongolia, which is wedged between China and Russia and is nearly the size of Alaska. Hummers roll past the Louis Vuitton store and columned Soviet facades in Ulan Bator, the capital. Thousands of young Mongolians have moved to the middle of the Gobi to work at Oyu Tolgoi, which means "Turquoise Hill" in Mongolian, a name that's derived from the color copper turns when exposed to oxygen.


The mining camp, a mix of prefab housing and gers, or yurts, feels like a cross between a boomtown and a college fraternity.

 

The Mongolian workers are mostly in their 20s. At a recent birthday celebration, they sing Mongolian pop songs at the camp bar.

 

Solongo Namjil is a self-described country girl from the Mongolian steppe. The 22-year-old came to Oyu Tolgoi six months ago to work as a clerk and sees the mine as a crucial opportunity for her country. "Every Mongolian here is doing their best for this project, which is enormous to Mongolia's future," she says between sips of beer. "We all understand the significance of the project. We do hope that every Mongolian can benefit."

 

But Solongo — Mongolians go by their first names — worries about mining's broader impact, particularly in South Gobi province, and on the thousands of herders who live there. Many are struggling with water-supply issues, and the mines need huge amounts to operate. "I'm really concerned about that," she says, "that there won't be enough water for our children and children's children."

 

Avoiding 'Dutch Disease'

 

Building an economy on minerals presents other problems as well. For one thing, the economy becomes dependent on commodity prices that fluctuate. When the price of copper crashed in late 2008 during the global financial crisis, Mongolia's government had to call in the International Monetary Fund for help.

 

When prices for natural resources are high, they can cause other problems and strangle important domestic industries. Heavy demand drives up the value of a country's currency, which makes its exports more expensive and harder to sell.

 

Rogier van den Brink of the World Bank says that's what happened after the Netherlands discovered huge natural gas reserves in late 1959. The syndrome became known as "Dutch Disease." Van den Brink, who is Dutch himself, remembers the damage. "As a boy growing up in Holland, the impact of this was very stark to me," he says. "Sectors of the economy that we long had pride in, like the shipbuilding industry, we had to close them down."

 

Today, van den Brink is the World Bank's lead economist in the East Asia and Pacific region. He has worked closely with the Mongolian government to enact a law to enforce government savings and control spending and borrowing so it might avoid what happened in the Netherlands.

 

Threat To Traditional Industry

 

Landlocked Mongolia doesn't build ships, but it has other businesses that the mining boom could hurt. The Gobi cashmere company in Ulan Bator is already feeling the side effects. The firm turns raw cashmere from Mongolian goats into sweaters, jackets and shawls, and exports them to more than 40 countries.

 

Mongolia's new mineral wealth drove inflation to more than 12 percent last year, forcing Gobi to raise workers' wages by one-third. Naranbaatar Davva, the company's 30-year-old chief operating officer, says raw material prices are up, too. "Three years ago, we used to buy 3 kilograms of raw cashmere for $20," he says. "Today, this figure is $60."

 

Higher prices are good for Mongolian herders, but they cut into Gobi's profits. Naranbaatar says a special government policy is also undermining herders' incentive to work. This year — an election year — the government is giving citizens up to $770 each in one-time cash payments. It's essentially a mining dividend and, for many Mongolians, a lot of money. "Livestock herding is almost a 16-hour-a-day job. It's a hard job, so you don't see many young herders anymore," he says. "Plus, the government gives out free cash."

 

Naranbaatar says mining brings many benefits to Mongolia. He just hopes people don't lose sight of an old, reliable industry like his. "Mining resources are not renewable. Depending on the reserves, it may last 20, 50 or 100 years," he says. "If we use the right policies and preserve our nomadic herding traditions, many people will be employed in the Mongolian cashmere industry for hundreds and thousands of years."

 

Question Of Distributing The Wealth

 

Back at the bar at Oyu Tolgoi, it's closing time. Workers pour outside and continue to drink beneath street lights.

 

Many Mongolians worry that mineral companies and politicians will be the greatest beneficiaries of the mining boom. Solongo, the clerk, hopes some of her nation's new riches are used to improve the hard lives many Mongolians face. "There is lots of poverty in Mongolia, almost 40 percent, which is unbelievable with this natural resource," she says. "We should find the right way to distribute the benefit of this resource to everyone. They deserve it."

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Rio Tinto va investir 4 milliards de dollars pour accroître sa production de fer

21 juin 2012

 

Le géant minier anglo-australien Rio Tinto a annoncé hier 4,2 milliards de dollars de nouveaux investissements sur les prochaines années pour augmenter sa production de fer et répondre notamment à la demande chinoise. La majeure partie de cette somme (3,7 milliards de dollars) concernera la région minière de Pilbara, dans l'ouest de l'Australie. Le reste ira à un projet en cours de développement en Guinée. Rio Tinto ne donne pas de calendrier précis pour ses investissements, indiquant seulement qu'une partie de ceux prévus en Australie s'étaleront sur quatre ans.

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SECTEUR MINIER : BHP Billiton "renonce" à la Guinée

SECTEUR MINIER : BHP Billiton "renonce" à la Guinée | Mining in Poor Countries | Scoop.it

Six semaines jour pour jour après avoir révélé le scandale à propos des 25 millions de dollars, The Sunday Times, le magazine britannique revient à la charge en annonçant le départ officiel du géant minier BHP Billiton. C’était dans sa livraison de ce dimanche 15 juillet 2012. Dans certains milieux dits spécialisés dans les questions minières, on pense que ce départ est une conséquence de la mise en évidence de cet accord secret, en vertu duquel Walter Hennig via Palladino Capital II pouvait accéder à des milliards de dollars appartenant à certaines multinationales évoluant en Guinée. Pour sa part, BHP Billiton, dans le communiqué qu’il a publié à l’occasion, se borne à justifier sa décision par le contexte économique mondial, qui ne favoriserait pas les investissements dans certains métaux. Mais au-delà de la véritable raison qui sous-tend cette décision, il y a que la coïncidence avec les accablantes révélations dont on parlait, ne fait pas une bonne publicité à la Guinée. Loin s’en faut !...

 

Le magazine britannique le dit clairement. Le départ confirmé de BHP Billiton sonne un coup dur pour le président Alpha Condé. Cette appréciation n’est pas totalement dénuée de fondement. Car, depuis son installation au sommet de la Guinée, le chef de l’Etat ne manque aucune occasion pour inviter les investisseurs à s’intéresser à la Guinée. Or, le fait que BHP Billiton ait choisi de s’en aller, peut refroidir l’ardeur de bien d’autres investisseurs. D’autant plus que tacitement, certains observateurs voient dans cette décision des responsables du géant minier, une conséquence des révélations du contrat secret entre l’Etat guinéen et Palladino Capital II.


Mais il faut préciser que pour sa part, BHP Billiton n’invoque pas explicitement ce facteur. Les responsables de la société préfèrent parler de la chute des prix de leurs produits ainsi que le ralentissement de l’économie chinoise. C’est ainsi qu’au même titre que les blocs du mont Nimba, BHP Billiton met en vente des actifs miniers qu’elle détenait au Canada et au Brésil. En ce qui concerne le cas guinéen, c’est la banque d’investissement Nomura que BHP Billiton a chargé de trouver un acheteur.


Cette décision intervient après que Rusal, invoquant quasiment les mêmes raisons, ait annoncé la non réouverture immédiate de l’usine de Fria. Et c’est en cela que la tendance commence à être inquiétante pour les autorités guinéennes. L’une après l’autre, les sociétés minières seraient-elles effrayées ? Et par quoi ?
Ce sont là les questions qui se posent. Il faut dire qu’au-delà du contexte économique mondial qui pâtirait de la crise, et de l’opacité qui régnerait dans la gestion des mines guinéennes, on pourrait ajouter comme facteur répulsif des investisseurs miniers, le nouveau code minier qui que critiquent les grands miniers. Chacun combat pour ses intérêts.

 

La Soguipami devrait conséquemment revisiter ses stratégies pour mieux affiner sa réaction face à cette mauvaise passe.

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