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DDT et lutte contre le paludisme : la réécriture de l’histoire

DDT et lutte contre le paludisme : la réécriture de l’histoire | EntomoScience | Scoop.it

Par Jean-Paul Krivine. Afis - Association française pour l'information scientifique. « Le paludisme est encore responsable, selon l’OMS, d’environ 600 000 décès chaque année. Plus de trois milliards de personnes continuent à être exposées au risque, principalement en Afrique et en Asie du Sud-est. La lutte contre ce fléau avait donné des résultats probants au lendemain de la première guerre mondiale, principalement grâce à l’application de DDT dans les habitations. Les succès ont été impressionnants1   : en une dizaine d’années, le nombre de cas au Sri Lanka est passé de 2,8 millions et 7 300 décès à 17 cas et aucun décès. Des résultats similaires sont obtenus en Inde, en Amérique du Sud, et certains pays ont entièrement éradiqué la maladie [1]. »


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Références

[1] Balancing risks on the backs of the poor. Amir Attaran and al. Nature Medicine – July 2000 – Volume 6 Number 7 – pp 729 – 731

[...]


[Désinformation, paludisme et DDT - Selon que vous serez puissants ou misérables par Jean Brissonnet - SPS n° 260 décembre 2003 - Afis -
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article497]


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Christian Allié's curator insight, March 1, 5:21 AM

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Douze contraintes dans la lutte contre le paludisme selon l’OMS (1979)

1. Une augmentation des coûts des matériels et équipements.
2. Une mauvaise organisation des services administratifs pour mettre en œuvre les campagnes anti-paludisme.
3. Un manque de personnels qualifiés et la difficulté à attirer et garder les personnes expérimentées.
4. Le caractère rudimentaire des infrastructures sanitaires dans les pays en voie de développement et la trop faible implication sur le sujet des structures de santé des zones rurales.
5. Des facteurs de comportement humain tels que le nomadisme, le refus d’utilisation de spray dans les logements, l’accroissement de certains contacts humains qui favorise la maladie, etc.
6. La difficulté à accéder à certaines régions infestées, pour des raisons naturelles ou pour des raisons de sécurité.
7. Le développement incontrôlé de l’irrigation, de la déforestation, l’installation dans des zones infestées, l’accroissement de la fécondité de vecteurs anophèles liés aux nouvelles constructions.
8. La mauvaise connaissance des rapports coûts/efficacité des différentes mesures disponibles selon les conditions locales.
9. La résistance de nombreux vecteurs aux insecticides qui peuvent être utilisés sans danger dans les habitations.
10. Le comportement de vecteurs qui les conduisent à éviter le contact avec les insecticides déposés sur les murs.
11. La résistance de certains parasites aux traitements antipaludéens.
12. Un support d’étude insuffisant.

 

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En conclusion

Certaines associations écologistes ne veulent pas le reconnaître. Certains journalistes comme Stéphane Foucart voudraient le nier. Mais la réalité est là : les campagnes anti-DDT ont conduit à la disparition progressive du DDT dans la lutte contre le paludisme, avec des conséquences sanitaires majeures (des millions de victimes). Même si le DDT n’était pas la solution universelle et définitive, en se privant des pulvérisations dans les maisons des zones impaludées, on s’est privé d’un moyen réel et efficace.

Ce n’est ni une fable, ni une légende, mais une triste vérité. Et toujours présente : plusieurs associations écologistes continuent en effet de militer pour le bannissement du DDT dans la lutte contre les moustiques anophèles (par exemple Biovision11), alors qu’il permet aux pays qui ont réintroduit son usage d’espérer réduire ou éradiquer le fléau.

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Comment les animaux perçoivent les champs magnétiques

Comment les animaux perçoivent les champs magnétiques | EntomoScience | Scoop.it

Par Henri Brugère. AFIS. « De longue date on a fait l’hypothèse que les animaux pourraient percevoir le champ magnétique terrestre (CMT) afin de diriger leurs déplacements, en particulier les migrations. Bien que l’existence d’une magnétoréception ne soit pas le seul mécanisme explicatif possible, l’hypothèse d’une telle aptitude sensorielle a donné lieu à une activité de recherche soutenue au cours de ces deux dernières décennies, et récemment, plusieurs groupes ont apporté des éléments qui permettent une compréhension cohérente en termes de mécanismes. »

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« C’est néanmoins chez les insectes que l’on a apporté la preuve la plus convaincante de ce qu’un cryptochrome est l’élément responsable de la magnétoréception : la drosophile (mouche du vinaigre) peut être conditionnée à répondre à la présence d’un champ magnétique en choisissant un tube auquel est appliqué un champ magnétique de l’ordre de 500 microTeslas. La réponse dépend de la longueur d’onde de la lumière utilisée. La réponse obtenue sous spectre lumineux complet ne se produit pas chez les drosophiles génétiquement déficientes en cryptochrome, ce qui montre le caractère indispensable à la magnétoréception de ce photopigment. »


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Christian Allié's curator insight, February 5, 11:35 AM

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Magnétoréception à magnétite

On peut imaginer qu’un récepteur de champ magnétique puisse être constitué par une particule ou fragment de matériau magnétique qui, tel un petit aimant, serait soumis à un couple de rotation en fonction du champ ambiant ou de ses variations. L’intérêt pour la magnétite a commencé avec l’étude des bactéries magnétotactiques (1,2). Ces bactéries flagellées des milieux aquatiques se déplacent en suivant la direction du vecteur du champ magnétique terrestre. Elles contiennent une chaîne de cristaux de magnétite qui les conduit à se comporter comme l’aiguille d’une boussole. Le mécanisme d’orientation est donc ici purement passif : les bactéries se placent dans la direction du vecteur du champ magnétique terrestre, qui comporte une inclinaison, et pour cela elles tendent à s’enfoncer dans les sédiments.

La magnétite (oxyde salin Fe3O4) a été retrouvée dans de nombreux milieux biologiques. Elle a été isolée in vitro, et les études physiques ont montré qu’elle possède les caractéristiques requises pour remplir la fonction d’un détecteur du champ magnétique terrestre........

 

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Êtres vivants probablement dotés de magnétoréception reposant sur un détecteur à magnétite

  Non-animaux : bactéries magnétotactiques, algues eucaryotes.

Mollusques : chitons.

Poissons : requins et raies (élasmobranches), anguilles, saumons Sockeye, truites, thons.

Amphibiens : salamandres et tritons. Oiseaux : pigeons, oiseaux migrateurs.

Monotrèmes (mammifères très particuliers, mi-oiseaux, mi-mammifères) : ornithorynques.

Cétacés : dauphins, baleines.

Rongeurs : mulots Sylvestre.

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