La faune... ça n'est pas le monde des schtroumpfs | EntomoScience | Scoop.it

Àtlantico. « Ce que les parasites nous apprennent sur les horreurs de la nature et la supériorité de l'humain » 


« Atlantico : L'imaginaire collectif a tendance à faire de la nature un havre de paix, serein, tranquille et adorable. Qu'en est-il vraiment ? La faune est-elle véritablement aussi tendre qu'elle peut sembler l'être dans cette perception globale que nous en avons ?

Olivier Dautel : La faune n'est, bien évidemment, pas ce qu'on veut bien croire qu'elle est. Ca n'est pas le monde des schtroumpfs, et nous avons tendance à limiter la vision que nous en avons à nos simples animaux de compagnie. L'ensemble des animaux (et pour faire plus global, des êtres vivants) fonctionnent sur un triptyque. En premier lieu, se développer, ce qui passe par se nourrir, pour ensuite se reproduire et enfin avoir une descendance qui assurera la pérennité de l'espèce. Ce qui est sous-jacent, c'est que pour se nourrir et perpétuer l'espèce, tous les coups sont permis. En l'absence totale de morale (il n'y a pas de notion de bien ou de mal dans le monde animal), on assiste parfois à des actes qui peuvent choquer. »


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Olivier Dautel est professeur agrégé de Sciences de la Vie et de la Terre en classe préparatoire BCPST-VETERINAIRE. Formateur l’Agrégation Interne de SVT.
Il est également auteur, avec Jean Yves Nogret, de « La biologie pour les Nuls » aux éditions First


Via Bourdoncle