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La filière animation et effets visuels recrute à tour de bras

La filière animation et effets visuels recrute à tour de bras | (Media & Trend) | Scoop.it

Entre 300 et 400 postes étaient proposés au « marché du recrutement » du Paris Images Digital Summit. 


« C'est une bataille. » « Le combat est féroce. » « Il faut avoir des arguments de poids »... Dans la filière animation et effets spéciaux, les chargés de recrutement ont des répliques dignes de films de super-héros. 


Dans un marché tendu, où les meilleurs jeunes diplômés rêvent d'international et notamment d'Amérique, une dizaine d'entreprises ont ainsi pu commencer à faire leur « marché », au Job Fair organisé en fin de semaine, par le Paris Images Digital Summit, à Enghien-les-Bains (en région parisienne). Elles recevaient à la chaîne de 500 à 600 candidats potentiels - principalement des étudiants, jeunes diplômés. L'objectif ? Parvenir à recruter entre 300 et 400 postes pour les prochains mois. L'an dernier, l'événement avait permis d'embaucher entre 150 et 200 personnes, selon les estimations de Yann Marchet, directeur général de cette manifestation dédiée à la création numérique.


Plus que des recrutements formels, ce Job Fair animation et effets spéciaux était l'occasion pour les entreprises de créer des contacts et pour les jeunes d'avoir des conseils. « Dès leur sortie d'école, voire avant - surtout si ce sont les meilleurs -, les jeunes ont toutes les chances de se faire embaucher. D'où l'intérêt de nouer des relations avec eux assez tôt », souligne Laurent Montrozier, producteur chez Cube Creative (qui a travaillé sur la dernière attraction du Futuroscope ou encore sur la série « Kaeloo » de Canal). 


Pour preuve, aucun des trois étudiants qui ont reçu un prix Genie Award pour leur travail sur les effets visuels n'a pu être présent à la cérémonie... tous étant déjà partis à l'international. 


Vague de relocalisations


Car les sociétés étrangères sont à l'affût. « Les écoles françaises sont très réputées avec des gens capables de travailler tout de suite », note Ciara Brosnan, recruteur chez le britannique Double Negative (qui a travaillé sur « Interstellar », « Inception » ou « Ex Machina »). 


Et la tendance va être à une augmentation de la demande. Aujourd'hui, le secteur animation-effets visuels emploie environ 5.500 personnes (dont 2.000 exclusivement dans l'animation), selon une étude du CNC et Audiens. Rien que pour l'animation qui a bénéficié pleinement de différentes mesures prises par les institutions françaises (dont la hausse des crédits d'impôt), les spécialistes estiment que de 600 à 1.000 postes pourront être créés en France d'ici à 2018, dans un mouvement massif de relocalisation (« Les Echos » du 5 novembre). 


Le secteur des effets spéciaux numériques est, lui, moins en forme dans l'Hexagone. Alors qu'il explosait un peu partout dans le monde ces dernières années, il avait tendance à baisser. La filière effets visuels ne pèse que 80 millions d'euros en France, dix fois moins que certains de nos voisins . 


Mais la situation pourrait être amenée à évoluer en raison du plan effets spéciaux concocté par le CNC présenté cette semaine, qui prévoit entre autres des soutiens à la filière. Un changement de règles du CNC intégrant mieux les effets visuels pour les procédures d'agrément est aussi dans les tuyaux. Parallèlement, le seuil des dépenses éligibles au crédit d'impôt international a été abaissé (de 1 million à 250.000 euros) en ce début d'année, ce qui permet à de nombreux projets d'effets visuels d'en bénéficier. Rien qu'avec cette mesure, le CNC et des professionnels espèrent une hausse du chiffre d'affaires de l'activité de 10 % d'ici à trois ans et autant en termes d'emplois. 


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Cyril Linette : « L'Equipe est devenu un média global avec une seule identité »

Cyril Linette : « L'Equipe est devenu un média global avec une seule identité » | (Media & Trend) | Scoop.it

Le directeur général de « L'Equipe » détaille sa stratégie pour le groupe, et en particulier pour sa chaîne de télévision. 


Quel bilan tirez-vous de l'année 2016 ? 


Pour le groupe L'Equipe, 2016 restera l'année de construction d'un média global. Nous sommes passés d'un quotidien sportif de référence entouré d'autres médias ayant chacun leur identité - L'Equipe 21, « L'Equipe Magazine », L'équipe.fr - à un groupe cohérent, uni derrière une seule identité. Désormais, les noms et les chartes graphiques ont été unifiés, jusque dans notre offre sur Snapchat. Supprimer un suffixe, cela peut sembler un détail, mais en fait nous éliminons ainsi les doublons et nous développons une offre éditoriale plus cohérente. Chacun se positionne à sa manière, ce qui nous permet de couvrir l'actualité sportive et du sport dans toutes ses formes et sur tous les supports.


Comment résiste le quotidien ?


Depuis notre passage en tabloïd, nous avons enregistré seize mois de croissance de notre diffusion sur dix-sept, par rapport à la même période un an plus tôt. Il a récemment été communiqué que «L'Equipe» est la plus forte progression de la PQN en 2016, avec + 5 % sur un marché en fort recul et en dépit de la disparition de 700 points de vente. Notre base d'abonnés numériques a continué de progresser et atteint maintenant les 53.000, ce qui nous permet d'afficher une diffusion totale de 230.000 exemplaires. Un de nos défis maintenant est de mieux fidéliser nos abonnés numériques au-delà de six à huit mois. 


Comment faire croître le numérique ?


Il faut s'occuper davantage de nos lecteurs. Il faut, d'un côté, améliorer le service client. Et, de l'autre, réfléchir à l'offre éditoriale. Sans aller jusqu'à enrichir nettement l'offre numérique en lançant, par exemple, un journal téléchargeable en fin de journée, on pourrait envisager de mettre en ligne plus tôt et en exclusivité pour nos abonnés certains papiers qui sont déjà prêts. Il faut arrêter de penser que le développement du numérique cannibalise notre offre papier. 


Peut-on en dire autant de votre offre gratuite sur Internet ? 


Je crois bien plus à une stratégie de satisfaction que de frustration. Nous devons avoir la meilleure offre gratuite car il y a une audience qui n'est pas disposée à payer et qu'il faut satisfaire. Nos résultats sont d'ailleurs impressionnants. Nous avons atteint en moyenne 12 millions de visiteurs uniques par mois, soit une hausse de 20 % en un an. Nous avons même eu des pics à 14 millions en juin et en août. Le trafic a, lui aussi, progressé pour s'établir à 1,4 milliard de pages vues par mois. Notre magasin attire beaucoup de monde... et ceux qui poussent la porte consomment beaucoup. Le seul point d'attention est que l'essentiel de la progression du trafic se fait via notre application mobile et qu'il est moins facile de monétiser nos contenus sur smartphone. 


Votre chaîne peut-elle être rentable ?


Notre chaîne a accompli un incroyable retournement en finalement très peu de temps. Pour un coût qui n'a pas varié, car nous n'avons dépensé que 52.000 euros de plus sur toute l'année, notre audience a bondi de 50 %. Nous sommes passés d'un Audimat de 0,6 à 0,9 % et, sur le début de l'année 2017, nous sommes à 1,1 %. Le repositionnement du modèle éditorial fonctionne. Nous nous sommes éloignés du modèle « tout info » pour marier l'information, le débat et la diffusion de compétitions sportives. Nous avons créé les conditions d'un vrai succès et nous pouvons viser l'équilibre de la chaîne d'ici à 2019, 2020. La chaîne allait dans le mur. Elle est sur des rails. Il faut juste faire encore un peu accélérer la locomotive. 


Les chaînes payantes ne vont-elles pas rafler tous les droits ?


N'oubliez pas que 70 % des foyers français ne sont abonnés à aucune offre de télévision payante. Nous pouvons apporter à des sports du financement, certes plus modeste que des chaînes payantes, mais aussi bien plus d'exposition et d'audience auprès d'un public qui aime le sport mais qui a peu l'occasion d'en voir à la télévision. Pour la Fédérale en rugby, le Giro en vélo, le biathlon... il y a beaucoup de téléspectateurs potentiels. 


Quelles sont vos priorités pour 2017 ? 


Il y aura, début mars, la relance de « France Football » qui reste la bible du ballon rond, mais qui est affecté comme l'ensemble de la presse hebdomadaire. On va retravailler plus la forme que le fond, même si on mettra un peu plus l'accent sur les championnats étrangers. Sinon, la grande priorité concerne notre régie publicitaire que nous avons réintégrée. Nous avons fait une très bonne année 2016 avec nos partenaires de Team Media, mais la publicité représente 40 % de nos revenus et doit être au coeur de nos préoccupations. Et il faut que nous apprenions à faire travailler mieux ensemble la régie, la diffusion, le marketing et l'éditorial. Nous avons besoin d'avoir autour de la même table tout notre groupe pour favoriser les prises de décision et travailler moins en silo. C'est une forme de révolution culturelle pour un groupe qui est passé de 15 à 32 millions de points de contact par mois avec les Français en dix ans, avec le développement de son offre numérique et télé. Aujourd'hui, chaque jour, le journal touche 2 millions de personnes, le numérique 2,5 millions de plus et la télévision, 5 millions. 


Certains prêtent à votre actionnaire l'intention de vendre votre chaîne ? 


Vraiment ? J'imagine que ces « certains » regardent et apprécient le travail qui est fait sur la chaîne L'Equipe ! Ce n'est bien entendu pas à l'ordre du jour.

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Télévision : Mediawan rachète le Groupe AB

Télévision : Mediawan rachète le Groupe AB | (Media & Trend) | Scoop.it

Le fonds créé par Matthieu Pigasse, Xavier Niel et Pierre-Antoine Capton dit vouloir construire un leader européen des contenus face à Patrick Drahi (SFR) et Vincent Bolloré (Vivendi).


C’est une première brique, qui donne une indication assez nette sur la nature de l’édifice à venir. Mediawan, la société cotée créée par Xavier Niel, Matthieu Pigasse (actionnaires à titre individuel du Monde) et le producteur Pierre-Antoine Capton, a annoncé, lundi 30 janvier, entrer en négociations exclusives pour acquérir Groupe AB, « le premier éditeur, producteur et distributeur indépendant de contenus en France ». 


Les actionnaires d’AB, l’un des derniers groupes audiovisuels indépendants français, dont son fondateur, Claude Berda (53 %), et TF1 (33,5 %), ont accepté l’ouverture de ces négociations, en vue d’une acquisition du groupe pour 270 millions d’euros. Les actionnaires de Mediawan se prononceront sur cette opération le 13 mars. 


Connu pour avoir produit, il y a un quart de siècle, la série phare Hélène et les garçons, comment le Groupe AB s’est-il imposé dans l’esprit de ceux qui ont scruté l’ensemble du paysage audiovisuel européen pour y déceler des cibles ? « Nous y avions pensé dès le premier jour, explique M. Capton, par ailleurs fondateur de 3e Œil Productions. Personne n’a la bonne perception de ce qu’est aujourd’hui le Groupe AB. La société s’est complètement transformée, elle produit des séries qui figurent au palmarès des meilleures audiences annuelles, comme Section de recherches ou Alice Nevers, le Juge est une femme. Elle a aussi commencé à produire des séries premium comme Zone Blanche pour France 2. » 


Une vague de concentration


Producteur d’environ quatre-vingts heures par an et détenteur d’un catalogue (Engrenages, Fais pas ci fais pas ça, Friends…) de douze mille heures de programmes, Groupe AB est aussi un éditeur de chaînes, avec 19 canaux comme RTL9, AB3 – « l’une des chaînes les plus puissantes en Belgique », souligne M. Capton –, Sciences et Vie TV ou AB Moteurs. « Nous allons retravailler ce portefeuille de chaînes, en “rebrander” certaines, réfléchir à des changements de thématiques », indique-t-il. 


Présent dans les différents métiers de l’audiovisuel, Groupe AB est enfin une bonne affaire : la société a enregistré en 2016 un chiffre d’affaires de 158 millions d’euros pour un résultat d’exploitation (Ebitda) de 36 millions, et dispose de 30 millions de trésorerie. « Nous l’achetons avec un multiple à un chiffre [7,5 fois l’Ebitda], là où nombre de transactions récentes dans le secteur ont donné lieu à une multiplication à deux chiffres », se félicite M. Capton. 


Un groupe non coté, familial, présent dans les contenus audiovisuels et financièrement attractif : l’engagement des fondateurs de Mediawan vis-à-vis des investisseurs qui les ont rejoints dans le Spac (Special Purpose Acquisition Company) créé en 2016 semble tenu. Pour autant, l’acquisition du Groupe AB n’est présentée que comme une première étape sur la voie de la création d’une « plate-forme européenne qui puisse répondre aux demandes de contenus de tous les opérateurs digitaux », explique M. Capton.


« Nous étudions d’autres cibles européennes dans les domaines de la production de séries, de la télévision, du cinéma et de l’animation, indique-t-il. Les négociations sont avancées avec quatre acteurs. Nous envisageons d’autres annonces dans les semaines qui viennent. » Après avoir levé 250 millions d’euros, les fondateurs ambitionnent de réaliser d’autres acquisitions dont le total cumulé dépasserait le milliard d’euros, grâce aux effets de levier. Ainsi, la moitié de l’acquisition du Groupe AB sera financée par un emprunt. 


« Une forte demande pour les séries européennes » 


MM. Capton, Niel et Pigasse entendent plus que jamais mettre sur pied un groupe de contenus audiovisuels qui soit « un leader européen ». A leurs yeux, les dernières tendances du marché ont conforté cette vision. « Il y a une forte demande pour les séries européennes, analyse M. Capton. En 2016, les productions françaises ont supplanté les américaines dans le classement des meilleures audiences de télévision en France. Aux Etats-Unis, une série européenne comme The Young Pope rencontre un grand succès sur HBO. Nous voulons répondre à cette nouvelle demande. »


Le marché des contenus est porté par les investissements spectaculaires qu’y réalisent des acteurs comme Amazon ou Netflix pour nourrir leurs catalogues de vidéo à la demande (SVOD). Mediawan lorgne ce segment et s’inscrit dans un vaste mouvement de consolidation : fusion Shine – Endemol, acquisition par Vivendi de 26,2 % de Banijay-Zodiak, achat de Newen par TF1… 


Le projet inclut-il la mise en place d’une plate-forme de SVOD ? « Rien n’est exclu », répond M. Capton. Le Groupe AB s’est déjà aventuré sur le terrain de la vidéo à la demande avec Jook Vidéo et s’est reconverti dans des services thématiques comme Action Max. En revanche, le projet Mediawan n’est pas un projet de presse et n’implique pas le Groupe Le Monde, dont MM. Niel et Pigasse sont propriétaires aux côtés de Pierre Bergé. « Il n’y a aucun lien entre les deux activités et les deux groupes sont totalement indépendants », rappelle M. Capton. 


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Youtube vous permet désormais de découvrir les créateurs et artistes de demain.

Youtube regorge de nouveaux talents. Dans cette optique Youtube crée une nouvelle section dans ses "Trending Tab" : On The Rise".


Avec plus de 1000 créateurs atteignant les 1000 abonnés chaque jour, YouTube regorge de nouveaux talents. Dans cette optique Youtube crée une nouvelle section dans ses « Trending Tab » : « On The Rise ».


En effet, chaque semaine quatre créateurs et artistes seront mis en avant pour une journée complète sous l’étiquette « Creator on the Rise » et « Artist on the Rise. » Pour accéder à cette catégorie il faudra avoir au moins 1000 abonnés, les critère tels que le nombre de vues ainsi que la croissance des abonnés seront aussi déterminants.


Deux créateurs et deux artistes seront mis en valeurs chaque semaine, ils seront informé de cette « promotion » afin qu’ils puissent partagé avec leur communauté ce moment et ainsi espérer augmenter cette dernière.


C’est une nouvelle initiative de la part de la firme de Mountain View pour soutenir les créateurs de contenu. La semaine dernière, YouTube présentait Super Chat, une fonctionnalité permettant de faire un don à un autre utilisateur pendant la diffusion d’une vidéo en direct. Avec Facebook qui envisage de lancer la monétisation des contenus en vidéo, il ne fait nuls doutes que Google va avoir du pain sur la planche pour creuser l’écart.



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Le Fipa de Biarritz, un festival audiovisuel à part

Le Fipa de Biarritz, un festival audiovisuel à part | (Media & Trend) | Scoop.it

Depuis trente ans, le festival de Biarritz propose une sélection exigeante de programmes internationaux pour désormais tous les écrans. Une incitation à l’audace et à l’innovation pour les chaînes françaises.


Face à l’écran, tee-shirt sans manches, cigare fumant et regard soucieux, le président de la République, Henri Laborde (François Marthouret), doit décider seul de la stratégie à adopter pour défendre la candidature de la France aux Jeux Olympiques. Tantale, le film de Gilles Porte, vous place dans la peau du locataire de l’Élysée.


Ce « film interactif », produit par La Générale de Production et France Télévisions en association avec Radio France, sera projeté mardi, à la soirée d’ouverture du 30e Festival international des programmes audiovisuels (Fipa), à Biarritz.


Les spectateurs inter­agiront en direct avec leurs téléphones portables, en choisissant collectivement telle ou telle option en fonction des situations. Vingt-cinq scénarios ont été imaginés. Et cinq issues sont possibles.


Seul festival hexagonal à la fois généraliste et international


« Ce dispositif permettant d’agir sur la narration via son smartphone avait été présenté et accompagné il y a quatre ans au Smart Fipa, notre laboratoire des tendances », précise François Sauvagnargues, délégué général du festival depuis 2012.


Pour se démarquer dans un paysage audiovisuel dominé par les festivals spécialisés (La Rochelle pour la fiction, Séries mania et Série Series pour les séries, Figra pour le grand reportage…) et les marchés « de contenus » (comme le Mipcom à Cannes), le Fipa, seul festival hexagonal à la fois généraliste (fiction, documentaire, grand reportage, créations digitales…) et international, a dû innover en explorant les nouvelles frontières de l’audiovisuel, technologiques et narratives.


Cette année, le Fipa met un coup de projecteur sur de nouveaux axes de synergies, comme celui développé par le Canada, le pays invité cette année, avec l’Éducation nationale, via des plates-formes éducatives alimentées par la création audiovisuelle. Le Fipa lance aussi « des rencontres avec des auteurs de livres pour donner d’éventuelles idées d’adaptations audiovisuelles ». Une dizaine d’ouvrages ont été sélectionnés sur une centaine, dont Une chanson douce, de Leïla Slimani, Prix Goncourt 2016.


1500 films d’une cinquantaine de pays


Si le festival a évolué et s’est beaucoup professionnalisé, voire « trop » selon certains, sa vocation première reste de proposer « le meilleur de la création audiovisuelle internationale », comme le résume François Sauvagnargues. Cette année, le Fipa a reçu 1 500 films (fictions, séries, grands reportages, documentaires culturels…), d’une cinquantaine de pays.


« Notre comité de sélection en a retenu 130, produits par 33 pays », détaille son délégué général, qui en a vu 900 à lui seul ! « Ces films sont très différents, et en même temps on s’aperçoit qu’il y a des lignes de force autour de la politique, la montée du populisme, la Russie ou les réfugiés ».


« Le Fipa nous permet d’avoir une veille sur ce qu’il se fait dans le monde en matière de fiction, de rencontrer des équipes créatives, de partager des expériences », explique Fanny Rondeau, la directrice de la fiction à France 2. « Sa dimension mondiale est très importante pour la fiction, car le Fipa est attentif aux œuvres méconnues de pays, comme les Pays Bas, l’Europe centrale, l’Asie », renchérit Olivier Wotling, son homologue chez Arte, qui loue tout autant son « caractère généraliste » : « C’est intéressant de sortir des terrains balisés de la fiction traditionnelle pour aller à la découverte de talents, qui s’expriment dans le documentaire, les Web séries. »


« Borgen » avait reçu le Fipa de la meilleure série


Des films découverts par les diffuseurs au Fipa se retrouvent sur le petit écran. « Comme « River », la série anglo-américaine, qui nous avait subjugués l’an dernier et que nous sommes en train d’acheter », note Olivier Wotling. En 2011, « Borgen » avait reçu le Fipa de la meilleure série, avant d’être diffusée sur Arte, chaîne devenue coproductrice de sa prochaine série, « Rides upon the storm ».


Le Fipa est un gage de notoriété. « Le fait que notre série » Zone Blanche » soit en sélection internationale est une reconnaissance de sa qualité et du travail des équipes », relève Fanny Rondeau. Une sélection au Fipa se mentionne aussi sur la carte de visite des films lors de la promotion ou de négociations de partenariats étrangers.


Trente ans de Fipa


C’est plus de 35 000 programmes visionnés, 4 000 films sélectionnés, plus de 600 trophées distribués, près de 70 pays représentés.


C’est aussi un rendez-vous populaire. 30 000 visiteurs viennent chaque année découvrir en salle une centaine de films sélectionnés.



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Pour ses 30 ans, le Fipa mise sur l'innovation

Pour ses 30 ans, le Fipa mise sur l'innovation | (Media & Trend) | Scoop.it

Pour sa 30e édition, le Festival international des programmes audiovisuels (Fipa) qui se tient à partir de mardi à Biarritz mise sur l'innovation et les nouvelles écritures avec une sélection éclectique de documentaires, séries, reportages et fictions.


Sur environ 1500 oeuvres visionnées, le festival en proposera cette année 130, originaires de 33 pays et pour la plupart inédites. Une cinquantaine de rendez-vous professionnels entre producteurs, diffuseurs et créateurs sont au programme.


"Trente ans c'est un cap, mais c'est aussi le début de la maturité. On n'a pas voulu privilégier de rétrospective, on a préféré présenter une proposition solide et riche, pour montrer qu'on est tournés vers l'avenir. C'est très dense, c'est presque impossible de tout voir !", explique à l'AFP François Sauvagnargues, le délégué général du Fipa.


"La caractéristique du Fipa c'est d'offrir au public et aux professionnels des films très variés dans chaque genre. Et ce qui est intéressant c'est de voir comment d'un genre à l'autre, de la fiction au documentaire, les films résonnent entre eux", estime-t-il. Avec des élections prévues cette année dans plusieurs pays d'Europe, l'actualité politique est un fil rouge de la sélection avec des films "sur le populisme et les nouvelles expressions politiques", souligne-t-il.


L'actualité politique au centre de la sélection


La sélection a ainsi retenu un documentaire sur la maire de Barcelone Ada Colau, un reportage sur le Mouvement 5 étoiles du comédien italien Beppe Grillo ou une enquête sur l'ascension du militant indien Arvind Kejriwal, à la tête de la mégapole de New-Delhi.


Le public pourra aussi voir "Free Lunch Society", un reportage austro-allemand coproduit par Arte et la ZDF sur le revenu universel, thématique largement débattue par les candidats à la primaire de la gauche élargie.


L'élection présidentielle en France s'invite également du côté des professionnels, avec un grand débat vendredi sur l'avenir de l'audiovisuel, notamment du service public. Organisé par la SACD (société des auteurs et des compositeurs dramatiques), ce débat réunira entre autres Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, les sénateurs Jean-Pierre Leleux et David Assouline ou encore Nathalie Sonnac du CSA.


Un film interactif français sur les Jeux Olympiques


Le festival mettra également à l'honneur sa sélection Smart Fipa, consacrée aux évolutions technologiques, en proposant le film interactif "Tantale" pour l'ouverture mardi. Dans ce film français de Gilles Porte, le président de la République tente de convaincre les organisateurs des Jeux Olympiques de choisir Paris pour les prochains jeux. Les spectateurs ne suivent pas uniquement à l'écran les manoeuvres en coulisses : ils participent à l'intrigue en votant avec leurs smartphones à certains moments du récit. "Il sera projeté dans une salle de 1.000 places, ce sera une expérience assez ludique et nouvelle", estime François Sauvagnargues.


Le Smart Fipa proposera programmes, expositions et conférences autour du thème "la narration au-delà de l'écran", avec notamment l'utilisation des hologrammes et de la réalité augmentée.


Le Canada invité d'honneur


Invité d'honneur cette année, le Canada sera représenté par une délégation d'une trentaine de personnes, plusieurs programmes sélectionnés et une carte blanche donnée à deux festivals locaux. L'idée est d'encourager les coproductions entre France et Canada et aussi de partager sur les synergies entre audiovisuel et éducation, domaine dans lequel le pays est en pointe.


Autre partenariat international, celui avec l'agence Erasmus qui récompensera un film sur la génération Erasmus, le programme d'échanges universitaires européens qui fête ses 30 ans cette année.


Comme l'an dernier, l'INA mettra à disposition ses archives pour un "marathon créatif" de 48 heures avec comme nouveauté cette année le lancement d'un appel à projets sur une utilisation plus innovante des archives, à destination des producteurs indépendants.


Le Fipa, qui fermera ses portes dimanche, attend entre 1.800 et 2.000 invités accrédités et 25.000 spectateurs dans les 6 salles de projection.

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Axios, le nouveau média mobile très haut de gamme

Axios, le nouveau média mobile très haut de gamme | (Media & Trend) | Scoop.it

Créé par le cofondateur de Politico, ce site cible un lectorat très éduqué voulant être informé au plus vite


Axios, du grec «digne», «méritant». Ce nouveau site d'information américain affiche ses ambitions dès son nom. Comme pour souligner qu'il n'était pas là pour faire de la figuration, Axios a publié le jour de son lancement une interview du président Donald Trump. Qu'un chef d'État se confie à un pure-player est rare ; qu'il le fasse à un média qui n'a pas encore publié le moindre article est inédit. Mais Axios n'est pas n'importe quel site. Il s'agit du nouveau projet de Jim VandeHei, DG et cofondateur de Politico, le site qui avait révolutionné le journalisme politique américain à sa création en 2007.


.En profond désaccord avec le propriétaire de Politico, Jim VandeHei a claqué la porte du média en avril dernier en emmenant avec lui l'une de ses stars, Mike Allen, ainsi qu'un carnet d'adresses en or. Le journaliste a réussi à lever dans la foulée 10 millions d'euros auprès de divers investisseurs, dont NBC News, pour son nouveau projet. Entouré d'une cinquantaine de salariés, venus des plus grandes rédactions américaines, Jim VandeHei a voulu bâtir un média haut de gamme pensé pour les smartphones et les réseaux sociaux. Axios ressemble à un Twitter amélioré. Le lecteur est face à un flux de posts très courts, où se trouve l'essentiel de l'information. S'il veut en savoir plus, il peut «dérouler» l'article, sans jamais quitter la page d'accueil.


«Les articles de presse sont trop longs», assène Jim VandeHei dans les médias. «Vous avez une citation intéressante, et vous êtes obligé de broder un roman autour pour pouvoir la publier. Mais les gens lâchent la lecture avant la moitié!» Axios a donc choisi la «concision intelligente». Certains articles se résument à une citation, un graphique, une photo commentée. D'autres consistent en une liste de points-clés. Au lieu d'être restranscrite, l'interview de Donald Trump a ainsi donné naissance à une quinzaine de posts mettant en avant des moments importants de la discussion. Déroutant.


Axios s'adresse à un lectorat très éduqué qui n'a pas besoin de recontextualisation. Les thématiques couvertes sont d'ailleurs restreintes (politique, santé, business, technologie). Signe qui ne trompe pas, le gratin de Washington et du monde des médias new-yorkais s'est précipité à la fête de lancement du site. L'ex-vice président Joe Biden était de la partie.


Pour se monétiser, Axios a opté pour le contenu de marque (brand content) pour sa version gratuite. BP, Walmart et Boeing font partie des premiers annonceurs. Axios sera aussi très présent sur Facebook Instant Articles, Twitter et Snapchat. Par ailleurs, Axios lancera vers la fin d'année des lettres payantes à destination des décideurs. «Je ne vois pas quelque chose en dessous de 10.000 dollars l'année», affirmait fin novembre Jim VandeHei. Bref, la même formule gagnante que Politico, mais adaptée aux nouveaux usages.

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Télérama met la main sur le réseau social cinéphile Vodkaster

Télérama met la main sur le réseau social cinéphile Vodkaster | (Media & Trend) | Scoop.it

Le magazine culturel a repris à la barre du tribunal de commerce ce réseau social spécialisé dans le cinéma. Télérama, qui affiche une santé éclatante, entend ainsi renforcer son volet communautaire


L'aventure Vodkaster va se poursuivre chez Télérama. Le réseau social, né en 2010, compte une communauté fidèle de 115.000 membres qui critiquent les dernières sorties cinématographiques, créent des listes thématiques et débattent sur le septième art grâce à une base de données de plus de 500.000 oeuvres. Mais l'avenir du site s'est retrouvé entre les mains de la justice depuis le dépôt de bilan, fin décembre, de sa société éditrice, Riplay. Une opportunité pour Télérama, qui a été désigné mardi comme repreneur par le tribunal de commerce de Paris. «Leur communauté et la notre ont beaucoup de points communs», se réjouit Emmanuelle Delapierre-Coulonnier, présidente du magazine culturel, filiale du groupe Le Monde.


L'audience de Vodkaster est confidentielle, de l'ordre d'environ 250.000 visiteurs uniques par mois. Mais ses membres sont jeunes, experts et prescripteurs. «Nous devrions attirer un nouveau lectorat vers Télérama, tout en permettant à notre communauté de s'exprimer», note Fabienne Pascaud, directrice de la rédaction. Dans un premier temps, la marque Vodkaster va être conservée. Le site va toutefois pouvoir profiter de plusieurs attributs de Télérama, comme les fameux «T» qui servent de barème de notation dans le magazine et pourront désormais être utilisés par les internautes. Centré sur le cinéma, Vodkaster devrait par ailleurs s'ouvrir plus largement aux séries et aux programmes en SVOD.


Des abonnés chouchoutés


Cette acquisition met en lumière la très bonne santé de Télérama, pour qui «2017 devrait être encore meilleur que 2016», selon Emmanuelle Delapierre-Coulonnier. Les chiffres sont éloquents. Le magazine culturel , fort de 120 journalistes, dégage un résultat d'exploitation de 8 millions d'euros pour 73 millions d'euros de chiffre d'affaires. Et ce malgré des revenus publicitaires divisés par deux depuis 2010.


Le magazine a su bâtir d'autres sources solides de revenus. Depuis vingt ans, il organise des évènements, comme les Etats généreux de la Culture, le prix du roman des étudiants (avec France Culture) ou son Festival cinéma, qui permet de revoir en janvier les meilleurs films de l'année dans les cinémas partenaires. «Ce festival enregistre plus de 330.000 spectateurs en une semaine, soit une entrée sur dix», souligne Emmanuelle Delapierre-Coulonnier.


L'hebdomadaire, qui cumule la puissance d'un programme télé et la force d'un newsmagazine culturel haut de gamme, peut aussi compter sur un lectorat extrêmement fidèle de 480.000 abonnés print et numériques. Cette communauté est particulièrement chouchoutée et se voit offrir de nombreux avantages, comme l'accès à des coffrets DVD exclusifs. «Nous avons toujours l'obsession du lecteur et de ce qui pourrait lui rendre service», souligne Fabienne Pascaud.


Ce volet serviciel va se renforcer cette année. Né début janvier, Télérama Sorties permet ainsi aux abonnés de découvrir des évènements culturels près de chez eux sélectionnés par la rédaction, tout bénéficiant de tarifs négociés et d'invitations. La direction songe à d'autres acquisitions, comme des petits sites spécialisés sur l'agenda culturel d'une ville. «Nous réfléchissons à plein d'autres choses. Pourquoi pas organiser du covoiturage entre abonnés pour se rendre à des évènements?», poursuit la directrice de la rédaction, qui souhaite «accompagner le lecteur jusqu'au bout».

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Six jeunes sur dix regardent au moins trois épisodes d’une série d’affilée

Six jeunes sur dix regardent au moins trois épisodes d’une série d’affilée | (Media & Trend) | Scoop.it

Les téléspectateurs consomment la fiction différemment : de plus en plus regardent leurs séries en replay ou en SVoD. 


C'est un fait. On ne consomme plus la fiction comme avant. Plus vraiment sur la télévision du salon, plus vraiment en attendant patiemment la suite d'une série la semaine prochaine, ou en demandant à des amis de nous raconter un épisode qu'on aurait raté... C'est ce que vient confirmer une étude Médiamétrie, à quelques jours du festival des créations télévisuelles de Luchon. « Aujourd'hui, la fiction, c'est quand je veux où je veux », résume Médiamétrie. 


 Le « binge watching » prend de l'essor 


Premier enseignement : le « binge watching » (le fait de regarder plusieurs épisodes d'affilée) prend de l'essor. 85 % des téléspectateurs regardent au moins deux épisodes de suite, mais surtout 40 % en visionnent au moins trois d'affilée. Chez les 15-24 ans, ces proportions grimpent respectivement à 90 % et 59 % ! Les jeunes qui ont regardé trois épisodes au minimum l'ont fait principalement sur la télévision en live ou replay (42 %), talonnée de près par les sites pirates (34 %) et la SVoD, (vidéo à la demande par abonnement) comme Netflix (24,4 %). 


Phénomène à souligner, toute une frange de la population est prête à payer pour avoir ses héros favoris quand elle le souhaite : 18 % des Français ont déjà loué ou acheté des séries ou téléfilms, dont 46 % en VoD ou SVoD. 


Phénomène à souligner, toute une frange de la population est prête à payer pour avoir ses héros favoris quand elle le souhaite : 18 % des Français ont déjà loué ou acheté des séries ou téléfilms, dont 46 % en VoD ou SVoD.


Les chaînes ont bien compris cette nouvelle attente des « sérivores ». Ainsi, depuis 2014, Canal + propose l'intégralité des épisodes, dès le premier jour de diffusion sur son portail Internet. «MyCanal permet de doubler le nombre de téléspectateurs, en moyenne sur les séries », dit-on dans le groupe. TF1 vient de s'y mettre et a placé « La Vengeance aux yeux clairs » sur MyTF1 en offre payante dès le premier soir. Bilan : 160.000 téléchargements à 1,99 euro. France Télévisions est en train de monter une offre de SVoD, comprenant une large part de fiction. 


Le boom du replay


Parallèlement, les Français plébiscitent de plus en plus la télévision de rattrapage (« replay »). 60 % des téléspectateurs indiquent avoir déjà regardé des séries françaises en replay. Et, « la fiction est le premier genre du replay, représentant 44 % de la consommation », ajoute Jean-Pierre Panzani, directeur du pôle expertise de Médiamétrie. Par exemple, 1,1 million de fans ont vu « Le Secret d'Elise » (TF1 ) en rattrapage - un record tout genre confondu -ce qui représente tout de même 13% de l'audience totale de la série.


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Les séries françaises à pied d'oeuvres pour contrer la concurrence étrangère

Les séries françaises à pied d'oeuvres pour contrer la concurrence étrangère | (Media & Trend) | Scoop.it

Les productions françaises sont resplendissantes de santé. Et pourtant, en 2017, les défis à relever face à la concurrence internationale n'ont jamais été si nombreux. Comment gagner la partie qui s'engage? Enquête dans les coulisses de la télé


Les résultats sont tombés. En 2016, les séries françaises ont cassé la baraque. Pour la première fois, 38 productions tricolores figurent dans le top 100 des programmes les plus regardés de l'année, pour seulement deux venues des Etats-Unis. Et la qualité est bien souvent au rendez-vous. TF1 a réuni 7 millions de téléspectateurs autour du Secret d'Elise, M6 revient dans la course avec Glacé, un bon polar à la sauce scandinave, carton de la rentrée, et Arte a osé s'aventurer sur le terrain épineux de la science-fiction avec Trepalium. 


BA de Glacé : https://youtu.be/HlxBOtFJn_s


A l'étranger, c'est Canal+ qui fait rayonner la France: sa fresque costumée Versailles s'est vendue dans 135 pays. Sa petite dernière, Guyane, un western contemporain en forêt amazonienne, est une telle réussite qu'elle devrait consacrer la chaîne comme l'un des diffuseurs européens les plus audacieux. Et, pour enfoncer le clou, le 9 janvier, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, annonçait un grand plan "création". L'objectif: augmenter de 50% la production de fictions d'ici à 2020. L'avenir de la série française se présente sous les meilleurs auspices.


Une activité à la fois bien-portante et fragile


Pourtant, au sein des unités de fiction, l'ambiance n'est pas à la fête. "Il est trop tôt pour déboucher le champagne. Le chemin qu'il nous reste à parcourir est encore très long", lance Olivier Wotling, d'Arte. Dans les maisons de production, le discours est encore plus grave. "Nous avons du mal à rattraper notre retard accumulé ces dix dernières années", concède Emmanuel Daucé, de Tetra Media Fiction. Leur mauvaise tête vient du fait qu'au-delà de nos frontières la concurrence gronde.


Aux Etats-Unis, en moins de six ans, la production a augmenté de 110%. Sur Internet, Netflix et Amazon fabriquent toujours plus de feuilletons. Et, dans le monde, la qualité de la fiction télé s'améliore... Le paradoxe est là: l'industrie de la série française ne s'est jamais si bien portée et pourtant elle n'a jamais paru si fragile.


Fabrice de la Patellière, directeur de la fiction de Canal+, est en colère. "Mis à part Arte, qui fait preuve d'audace, je constate que mes concurrents n'ont pas fait leur boulot, affirme-t-il, sentencieux. Certes, le modèle de Canal, avec son système d'abonnement, nous a donné les moyens de prendre des risques mais nos efforts n'ont pas été suivis. Les séries françaises ne s'imposent pas à l'étranger car elles ne sont pas assez modernes et originales."


Le propos, un poil subjectif, pourrait être nuancé - Dix pour cent et la première saison de Chefs, sur France 2, Un village français, sur France 3, sont de belles réussites -, mais n'en reste pas moins pertinent. A l'international, Canal+ est bien seule à porter les couleurs françaises.


"Nous ne nous interdisons plus aucun sujet"


"Comparons ce qui est comparable, lance Anne Holmes, directrice de la fiction de France 3. L'ambition d'une chaîne généraliste comme la nôtre est de fédérer 3 ou 4 millions de téléspectateurs. Canal+ n'a pas de tels objectifs d'Audimat. Nous imposons de la nouveauté mais avec parcimonie." Certes, mais les bonnes audiences sont-elles fondamentalement incompatibles avec de bons résultats à l'export? Depuis quinze ans, les Britanniques et les Scandinaves ont toujours réussi à concilier les deux. Et les Danois ou les Suédois font aujourd'hui la pluie et le beau temps sur la planète Série.


"Nous allons continuer à prendre des risques, les nouvelles productions évoluent déjà dans le bon sens", rétorque Anne Holmes. Dont acte. L'aggiornamento de la série française s'articule autour de quatre grands axes: la modernisation des thèmes abordés, la production de feuilletons plus longs, le développement d'une politique des auteurs et les coproductions internationales.


Les prochaines séries s'annoncent en effet pour le moins bigarrées. "Nous ne nous interdisons plus aucun sujet", assure Marie Guillaumond Tenet, directrice artistique de la fiction de TF1. La Une proposera bientôt un feuilleton sur une héroïne transgenre. France 2, elle, vient de lancer le tournage d'une comédie loufoque sur le milieu judiciaire, et France 3 planche déjà sur des sujets sociétaux et politiques, comme le chômage de longue durée et les maladies graves.


L'atout impertinence


Quant à Arte, elle persévère dans la veine de la mini-série d'anticipation. L'heure est à l'impertinence. "Netflix n'arrête pas de jouer la carte de la surprise. Nous devons faire de même", explique Fanny Rondeau, directrice de la fiction de France 2.


Deuxième objectif: la production de feuilletons longs. Jusqu'ici, les mini-séries de cinq ou six épisodes dominaient le marché, à l'image des Témoins (France 2), du Secret d'Elise (TF 1) et de Jusqu'au dernier (France 3). Aujourd'hui, les diffuseurs commencent à changer de braquet. La mini-série ne disparaîtra pas, mais elle sera envisagée comme un événement plus ponctuel. "Avec 12 épisodes de cinquante-deux minutes, j'ai beaucoup plus d'heures à mettre à l'antenne", explique Fanny Rondeau.


Le format long permet aussi aux scénaristes de s'inscrire dans le temps en revenant chaque année avec une nouvelle saison. "Les mini-séries étaient un leurre, car elles ressemblaient à de longs téléfilms. Les feuilletons de 10 ou 12 épisodes pousseront les auteurs à travailler avec les méthodes d'écriture américaines. Et elles inciteront les showrunners français à prendre le pouvoir."


On ne rechigne plus à s'associer avec des chaînes étrangères


Les showrunners... le nerf de la guerre. Aux Etats-Unis, ce terme désigne une sorte de "super-auteur", responsable des ateliers d'écriture, supervisant la réalisation des épisodes et garant de la production de l'ensemble. Les plus grandes séries américaines ont été conçues sous la houlette de showrunners: David Chase (Les Soprano), Matthew Weiner (Mad Men), Vince Gilligan (Breaking Bad)..


En France, seuls Frédéric Krivine (Un village français) et Eric Rochant (Le Bureau des légendes) ont adopté cette façon de travailler. Pourtant, la méthode a porté ses fruits. Krivine et Rochant ont formé une foule de scénaristes, comme Fanny Herrero (Dix pour cent), Benjamin Dupas (Kaboul Kitchen) ou Marine Francou (Engrenages). Pourquoi ne sont-ils pas plus?


"Former un showrunner prend du temps, explique Anne Holmes, de France 3. Mais une nouvelle génération de scénaristes est déjà au travail." Pilotés par le jeune Jérémie Marcus, 12 épisodes de la série policière Tandem devraient être diffusés en 2017 sur France 3.


Et enfin, selon le vieil adage, "l'union fait la force". Pour faire face à la puissance de tir des blockbusters américains, les Français ne rechignent plus à s'associer avec des chaînes étrangères. Coproduite avec le Canada, la deuxième saison de Versailles a permis à Canal+ de travailler avec un budget royal de 30 millions d'euros. Soit le triple du coût moyen d'une série de la chaîne cryptée. Même topo pour The Collection, un feuilleton sur le milieu de la mode française, et ses 22 millions d'euros partagés entre France 3, Amazon et la BBC. Canal+ vient de mettre en chantier un grand western avec de nouveaux partenaires.


Mais il y a un hic. Jusqu'ici, les producteurs hexagonaux n'ont pas réussi à placer d'auteurs français à la tête de ces coproductions internationales. Une question de langue, évidemment, mais aussi de savoir-faire. Pour s'imposer à l'étranger, la France doit impérativement tenir le cap qu'elle s'est fixé, et accélérer la cadence. La guerre des séries ne fait que commencer.


A voir bientôt


Héroïnes. A la fermeture de l'unique usine d'une région sinistrée, quatre femmes organisent des combats de catch pour boucler leurs fins de mois. Avec Romane Bohringer. Sur Arte, à partir du 16 février.


Transferts. Dans un futur proche, l'espérance de vie est rallongée de quarante ans. Quelles sont les conséquences sociales? Une catastrophe. Sur Arte, au printemps.


Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux? Les tribulations de deux mâles en pleine crise de la quarantaine. Avec Lorant Deutsch. Sur M6, en mai.


Louis(e). Une héroïne transgenre tente de reconquérir sa famille après avoir changé de sexe. Avec Claire Nebout. Sur TF1, prochainement.


The Fall. L'adaptation d'un polar britannique glaçant et génial sur la traque d'un tueur en série, délocalisée à Lyon. Avec Emmanuelle Seigner et Melvil Poupaud. Sur TF1, en mai.

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Netflix ou le pari gagnant de la fiction maison

Netflix ou le pari gagnant de la fiction maison | (Media & Trend) | Scoop.it

Le site de vidéo en ligne a dévoilé des chiffres records pour 2016


Cette année, il compte investir 6 milliards de dollars dans la production. Dans sa stratégie, encore évolutive, les séries prennent le pas sur le cinéma


Il existe un paradoxe Netflix. Le géant de la vidéo sur Internet correspond bien à son surnom, un géant; et pourtant, en termes de stratégie, l’entreprise californienne, présente dans 190 pays et territoires, tâtonne. Elle affine peu à peu son modèle d'affaires, misant toujours plus sur la fiction en feuilletons pour appâter et garder les chalands. Mercredi aux Etats-Unis, le groupe a dévoilé des chiffres records.


Après un passage à vide, au niveau des nouveaux abonnés, durant le premier semestre 2016, la croissance a repris de plus belle pendant la deuxième partie de l’année. Bilan: le site revendique désormais 93,8 millions d’abonnés au total.


47% du public à l'international


Fait marquant, 47 % de son public est désormais international. Dans une téléconférence avec les actionnaires, le cofondateur et patron de l’entreprise, Reed Hastings, a parlé d’une «croissance régulière» en Amérique latine, tandis que «l'élan pour nous est en train de s'accélérer en Europe dans son ensemble, et en Asie nous ne faisons que commencer».


Les prévisions illustrent cette expansion hors des Etats-Unis. Pour le premier trimestre 2017, le groupe mise sur une croissance de 5,2 millions d’abonnés, dont 3,7 à l’étranger. Le reste du monde génère encore des déficits, mais le groupe espère les réduire fortement cette année. Il y a encore quelques gisements en Europe, et donc, l’Asie constituera la prochaine offensive. Comme de juste, l’une des séries que Netflix aime mettre en avant est Marco Polo...


Quelques errances stratégiques


Dans sa programmation, le groupe fait quelques zigzags. Lors de l’arrivée de Netflix en Suisse, Reed Hastings avait assuré au Temps – surpris de ne voir aucun classique du cinéma au catalogue –, que les vieux films n’intéressaient personne. A présent, voici que des Hitchcock, entre autres, apparaissent dans la lucarne. Y a-t-il un lien? L’année passée, Netflix a renoncé à des contrats avec certains studios. De fait, la part des films baisse, celle des séries augmente. Et de manière peut-être plus surprenante, le groupe investit volontiers dans le documentaire – mais là aussi, souvent, en feuilletons.


Sans conteste, le site a déçu les cinéphiles; son offre cinématographique est parfois pathétique. Les responsables ne cherchent même pas à colmater les trous. Au contraire, ils font évoluer leur modèle. De robinet à images généraliste, Netflix évolue vers un statut de producteur de fictions, et de téléréalités, qu’il sert sur un plateau global à ses abonnés.


6 milliards dans la production


L’ampleur de ce chantier est révélée par les nombres. Le chiffre d’affaires de Netflix en 2016 a été de 8.8 milliards de dollars, avec un bénéfice de 186 millions. Cette année, le groupe compte investir 6 milliards de dollars dans la production propre, un milliard de plus que l’année passée. Pour comparaison, le chiffre d'affaires total de Warner Bros (cinéma, TV, DC Comics) est de 12,9 milliards. De 600 heures de programmes maison en 2016, Netflix atteindra les 1000 heures en 2017.


Ce n’est pas un hasard si, après le tassement, les nouveaux abonnés ont crû à nouveau dans la seconde partie de 2016. En Europe puis en Amérique du Sud, c’est le moment où l’entreprise a lancé ses nouvelles fictions nationales, produites par des créateurs de chaque pays. Il y a eu Marseille pour la France, The Crown en Angleterre – qui séduit dans le monde entier –, et des démarches similaires en Allemagne, Espagne ou au Brésil. Netflix n’a déjà jamais misé sur le sport; désormais, elle relativise l’attrait du cinéma pour garantir son parc de clients et sa croissance..

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Sky Deutschland Pushes Further Into Originals With Nordic Noir Series

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The German arm of pay TV giant Sky will co-produce it with Norway's Monster Scripted, TV 2 und Nice Drama.


Sky Deutschland, the German unit of European pay TV giant Sky, is continuing its push into original series with Grenseland, or Der Grenzganger in German, a new Nordic noir drama set in Oslo.



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Netflix Beats Q4 Subscriber Forecasts With Largest Quarterly Gain in Its History

Netflix Beats Q4 Subscriber Forecasts With Largest Quarterly Gain in Its History | (Media & Trend) | Scoop.it

Netflix added 7.05 million new subscribers in the fourth quarter of 2016, handily beating expectations for the period and setting a quarterly record, driving shares to new all-time highs in after-hours trading Wednesday.


For the last three months of 2016, historically a strong quarter for Netflix, the company added 1.93 million U.S. streaming subscribers, and 5.12 million international subs. Analysts had forecast net U.S. streaming subscriber adds of 1.44 million and a gain of 3.74 million international subs.



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Patrick Drahi lance sa chaîne d’infos i24 aux Etats-Unis

Patrick Drahi lance sa chaîne d’infos i24 aux Etats-Unis | (Media & Trend) | Scoop.it

Un peu moins de 50 personnes vont être recrutées. Un pari risqué puisque le marché américain de l’info est déjà dense. 


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Study Finds 80 Percent of Female Directors Made Only One Movie in 10 Years (Exclusive)

Study Finds 80 Percent of Female Directors Made Only One Movie in 10 Years (Exclusive) | (Media & Trend) | Scoop.it

The latest USC research also reports that just 8.1 percent of Hollywood's helmers over the past decade were black or Asian


Adding age to its latest study on Hollywood representation, USC Annenberg's Media, Diversity & Social Change Initiative has uncovered sobering evidence that the lifespan of a female director's career is a lot shorter than that of her male counterpart's.


Analyzing the gender, race and age of the directors of the 1,000 top-grossing films from the past 10 years, the researchers found that 80 percent of the female helmers were "one and done" -- that is, they made just one movie from 2007 to 2016. This percentage rose to 83.3 percent for women of color. By contrast, 54.8 percent of the men directed just one film during that span (with Asian and black male directors faring slightly worse, at 60 and 62.5 percent, respectively).


"If you're trying to feed a family or make your way in Hollywood, having one opportunity a decade is simply not going to get the job done," Dr. Katherine Pieper, who co-authored the study with Dr. Stacy L. Smith and Marc Choueiti, tells The Hollywood Reporter.


Although the average age of male and female directors was similar (46.2 and 47.4 years, respectively), the age range for each gender differed. All of the women who worked in the past 10 years were in their 30s to 60s, while eight 20-something men and six octogenarians released at least one movie during that span, including Clint Eastwood, whose eight titles make him the second most prolific director of the past decade. Tyler Perry is first, with 14, while the highest-ranking woman, The Proposal's Anne Fletcher, shares 24th place with 31 male directors, with four films each.


In assessing the race and gender of directors of the annual 100 highest-grossing movies, the researchers found that over the past 10 years the share of films directed by women, black or Asian filmmakers (4, 5.1 and 3 percent, respectively) has experienced no significant statistical shift. These proportions represent movies, not individuals; Perry, for example, is singlehandedly responsible for nearly a quarter of the movies helmed by black directors over the past decade, while James Wan, Justin Lin and Jon M. Chu held more than 40 percent of Asian directors' credits, thanks to their franchise work.


In terms of unique individuals, 27 black and 17 Asian directors sat in the director's chair. Five were women: Ava DuVernay, Gina Prince-Bythewood, Sanaa Hamri, Jennifer Yuh Nelson and Loveleen Tandan, who was credited as "Co-director (India)" on Danny Boyle's Slumdog Millionaire. Although the study did not evaluate ethnicity, its authors noted that Miracles from Heaven's Patricia Riggen was the only Latina director among the 1,000-film sample of the last decade.


Going forward, the USC researchers intend to continue their qualitative and quantitative examination of the entire pipeline to further pinpoint where and why women and people of color are losing opportunities to work. Although the majority of those included in this study had agency representation, "there's a breakdown in the process of getting women and people of color these top jobs," Smith says. "More inquiry needs to be conducted to find out where are they falling out, and what can be done to shore up those leaks or cracks in the consideration process."


To that end, the authors have included a number of proposed solutions tailored for various sectors of the industry, from buyers and sellers, who can set specific proportions (i.e. 30 percent female/underrepresented race) for people they consider for a job, to A-list talent, who can add "equity riders" to their contracts.


Says Smith: "It's about asking what are all the levers that need to be pushed to open up the gates for more storytellers interested in developing their talent so that they can have opportunities over time?"


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Instagram lance officiellement le live en France.

Instagram vient officiellement d’ouvrir l’accès à la diffusion de contenu en direct sur son réseau social pour la France


Fonctionnalité découverte au mois d’octobre 2016, elle n’a été annoncée par l’application détenue par Facebook Inc. qu’au mois de novembre. L’interface des rubriques sur Instagram s’adaptent pour accueillir ce nouveau format de contenu. Depuis la fin du mois de décembre, les utilisateurs aux États-Unis pouvaient jouir en avant-première de cette nouvelle forme de partage. Dès aujourd’hui, les utilisateurs francophones peuvent eux aussi partager du contenu en direct sur Instagram.


Pour accéder à partage Live sur l’application, il suffit de glisser l’écran vers la droite, ou de cliquer sur l’icône d’appareil photo en haut à gauche de l’écran d’accueil. Il faudra ensuite sélectionner ‘EN DIRECT’ puis ‘Démarrer la vidéo en direct. 


Cette nouvelle fonctionnalité devrait permettre à des influenceurs et des marques de proposer un nouveau type de contenu sur le réseau social. Comparé à une Facebook Live, l’approche ici est plus authentique et n’oblige pas nécessairement une qualité très élevée. D’un autre côté, l’application a aussi annoncé en même temps que les publicités dans ses Stories que cette fonctionnalité comptait 150 millions d’utilisateurs quotidiens. C’est-à-dire autant que Snapchat en un temps record. L’arrivée du Live risque de mettre le petit fantôme dans une situation délicate alors qu’il prépare son entrée en bourse.

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Les contenus du nouveau média Explicite diffusés sur Yahoo 

Les contenus du nouveau média Explicite diffusés sur Yahoo  | (Media & Trend) | Scoop.it

Le site d’actualités français proposera les reportages de cette rédaction composée d’anciens journalistes d’i-Télé.


Ils recherchaient des soutiens, les premiers arrivent. Le nouveau média Explicite, lancé lundi dernier par des anciens journalistes de la rédaction d’i-Télé, sera accessible sur les supports Yahoo en France. Désormais les internautes pourront accéder directement à l’essentiel des contenus d’Explicite via Yahoo Actualités sur mobile, desktop et tablette. Ils pourront interroger les journalistes en direct et obtenir les réponses aux questions d’actualité qui les préoccupent.


«Nous sommes très fiers de diffuser les contenus d’Explicite sur nos supports. Ce partenariat avec Journalistes Associés nous a immédiatement paru évident car nous partageons des intérêts convergents et croyons en ce projet moderne et ambitieux avec cette approche éditoriale que Yahoo développe déjà depuis de nombreux mois. En effet, cette démarche s’inscrit dans une volonté de fournir à nos utilisateurs toujours plus de contenu de qualité», a commenté Alexandre Delpérier, directeur des programmes et contenus de Yahoo en France.


«Apporter des réponses aux questions que se posent les gens», voici en quelques mots la ligne éditoriale d’Explicite, un nouveau média numérique résolument tourné vers le décryptage de l’information et l’analyse. Créé par une 54 journalistes d’i-Télé le 20 janvier dernier lors de l’investiture de Donald Trump, Explicite était, à l’orgine, exclusivement disponible sur les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter. Une campagne de financement participatif a été lancée afin de lever 150.000 euros, «première étape de son financement», comme l’indiquait Olivier Ravanello, le journaliste et dirigeant de ce groupe.


À l’heure de l’information en continu et des commentaires rapides, Explicite souhaite proposer des formats de reportages sous un angle différent. Trois formats vidéo seront proposés: des live où les spécialistes d’Explicite mais aussi les reporters sur le terrain répondront aux interrogations des internautes via le Facebook Live. Des formats vidéo courts qui répondront à des questions posées à Explicite pour fournir au public des clés de lecture de l’actualité. Des reportages pour laisser place à une compréhension plus approfondie par l’image et le terrain. Les premiers sujets ont déjà été publiés sur Facebook. Les journalistes ont notamment couvert le premier tour de la primaire de la gauche dans le QG de Benoît Hamon ou les manifestations anti-Trump à Washington aux États-Unis.

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Télévision: Un film interactif pour ouvrir la 30e édition du Fipa

Télévision: Un film interactif pour ouvrir la 30e édition du Fipa | (Media & Trend) | Scoop.it

Jusqu'au 29 janvier, le Festival international des programmes audiovisuels (Fipa) propose séries, films et documentaires...


Comme chaque année, les professionnels de la télévision du monde entier ont rendez-vous sur la côte basque pour présenter leurs nouvelles œuvres au grand public. Car le Fipa est une sorte de Festival de Cannes du petit écran.

Pour sa 30e édition, le festival mise sur l’innovation et les nouvelles écritures avec une sélection éclectique de documentaires, séries, reportages et fictions.


130 œuvres de 33 pays


Sur environ 1.500 œuvres visionnées, le festival en proposera cette année 130, originaires de 33 pays et pour la plupart inédites, ainsi qu’une cinquantaine de rendez-vous professionnels entre producteurs, diffuseurs et créateurs.


« La caractéristique du Fipa c’est d’offrir au public et aux professionnels des films très variés dans chaque genre. Et ce qui est intéressant c’est de voir comment d’un genre à l’autre, de la fiction au documentaire, les films résonnent entre eux », explique à l’AFP François Sauvagnargues, délégué général.


Les spectateurs votent pour participer à l’intrigue


Le festival mettra à l’honneur sa sélection Smart Fipa, consacrée aux évolutions technologiques, en proposant le film interactif Tantale pour l’ouverture ce mardi.


Dans ce film français de Gilles Porte, le président français tente de convaincre les organisateurs des Jeux Olympiques de choisir Paris pour les prochains jeux. Les spectateurs peuvent participer à l’intrigue en votant avec leurs smartphones à certains moments du récit.


Invité d’honneur cette année, le Canada sera représenté par une délégation d’une trentaine de personnes, plusieurs programmes sélectionnés et une carte blanche donnée à deux festivals locaux.

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Berlusconi ouvre la porte à Vivendi

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Le patron de Mediaset attend une proposition de Vincent Bolloré. Au cours des six derniers mois, Vivendi a ramassé 30 % du capital du groupe de média italien.


Ce n'est pas encore une négociation, mais Mediaset se dit «ouvert à toute proposition de Vivendi pouvant créer de la valeur et qui ait un sens industriel». Son vice-président Pier Silvio Berlusconi l'a affirmé jeudi à Londres en présentant son plan industriel 2017-2020 aux analystes de la City. Au cours des six derniers mois, Vivendi a ramassé à la hussarde 30 % du capital de Mediaset. La famille Berlusconi, dont le holding Fininvest en détient 40 %, se proclamait jusqu'à présent déterminée à faire barrage à Vincent Bolloré en s'opposant à toute vente de Mediaset. Pier Silvio Berlusconi a réaffirmé que la seule voie possible restait l'échange de participations croisées et la relance des télévisions payantes prévus par l'accord conclu entre les deux groupes le 8 avril 2016: «Je n'en vois guère d'autre. C'était le meilleur accord possible.» Vincent Bolloré l'ayant dénoncé, Mediaset a demandé un milliard d'euros de dommages et intérêts devant la justice.


«Visite de courtoisie»



Pour engager des discussions, encore faudrait-il qu'il y ait une proposition: «Nous n'en avons reçu aucune de la part de Bolloré», dit Pier Silvio Berlusconi. Le 16 décembre dernier, Arnaud de Puyfontaine, l'administrateur délégué de Vivendi, lui avait rendu une «visite de courtoisie» à Milan qui n'avait duré que vingt minutes: «Il était venu sans projet en main ni aucune idée nouvelle. Il nous a simplement dit que Flavio Cattaneo (l'administrateur délégué de Telecom Italia dont Vivendi est le premier actionnaire) aurait pris contact avec nous pour nous proposer une collaboration, mais rien de tel n'a eu lieu», dit-on chez Mediaset. Les seules informations de Vivendi qui parviennent à Mediaset, Pier Silvio dit «les lire dans les journaux».

Arnaud de Puyfontaine ne ménage pourtant pas sa peine pour convaincre les Italiens des bonnes intentions de Vivendi. Le 13 décembre, dans une lettre ouverte au quotidien La Repubblica, il déclarait «vouloir créer un climat de confiance» pour réaliser un «projet ambitieux et à long terme, créer un pôle européen des télévisions d'Europe du Sud à partir d'une ample convergence de contenus et de télécommunications entre la France, l'Italie et l'Espagne».

Améliorer les résultats

Les autorités italiennes sont loin d'en être convaincues. Carlo Calenda, le ministre du Développement économique, dénonce un projet confus et «opaque»: «Une escalade hostile n'est pas le moyen le plus approprié pour renforcer sa présence en Italie dans un secteur aussi stratégique», dit-il en assurant que le gouvernement restera vigilant.

De son côté, Anna Finocchiaro, ministre des Relations avec le Parlement, répondant hier à une interpellation à la Chambre des députés, a réaffirmé que le gouvernement prendra toute mesure pour empêcher une concentration «abusive» entre Telecom Italia et Mediaset. Le régulateur des communications (AGCOM) a 120 jours pour instruire le dossier et rendre sa décision.

D'ici à 2020, Mediaset se fait fort d'accroître de 468 millions d'euros son bénéfice d'exploitation avant impôts grâce à une réorganisation du groupe, une relance du service Premium et des recettes publicitaires qui devraient atteindre 39 % du marché télévisé (contre 37,4 % aujourd'hui).


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Les producteurs internationaux reviennent tourner en France

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En 2016, les investissements étrangers ont triplé.


Le prochain long-métrage de Christopher Nolan, Dunkirk , le nouveau film d'animation signé DreamWorks, Captain Underpants, la suite de la série culte Twin Peaks, imaginée par David Lynch… La France redevient enfin un plateau de tournage attractif pour les producteurs internationaux. En 2016, «les investissements étrangers ont triplé dans le cinéma et l'audiovisuel», se réjouit Olivier-René Veillon, le directeur général de la Commission du film en Île-de-France. Une bonne nouvelle, alors que le Paris Images TradeShow, salon consacré au cinéma et à l'audiovisuel, ouvre ses portes mercredi.


Si la France a de nouveau le vent en poupe, elle le doit pour beaucoup à la rénovation de son crédit d'impôt international. Depuis un an, ce dispositif d'incitation fiscale permet aux producteurs étrangers de bénéficier d'une réduction de 30 % sur les dépenses engagées dans l'Hexagone, contre 20 % auparavant. Surtout, son plafond a été rehaussé de 4 à 30 millions. Le succès est massif. «36 projets ont profité de la mesure. Les dépenses ont bondi de 57 millions en 2015 à 152 millions un an plus tard», énumère Valérie Lépine-Karnik, la déléguée générale de Film France, organisme chargé d'expertiser les demandes en provenance de l'international. Des chiffres auxquels il faudrait encore ajouter les productions hors dispositif crédit d'impôt. «Ces dernières ont généré environ 50 millions d'euros supplémentaires en Île-de-France, où se concentrent 90 % des tournages», estime Olivier-René Veillon. Pour un total qui s'établit donc autour des 200 millions d'euros.


«Mission impossible» à Paris


Le village gaulois revient de loin. Une décennie plus tôt, seuls trois ou quatre films étrangers avaient élu domicile en France. La lutte est sans merci entre États afin de peser sur l'échiquier mondial. Dumping fiscal, allégement de charges, aides sélectives… tous les coups sont permis. L'enjeu est considérable. Selon les projections du CNC, la relocalisation des tournages, français et internationaux, représenterait ainsi près de 15.000 emplois supplémentaires. «Nous avons enclenché une dynamique ; on peut espérer qu'elle ira croissante», se réjouit le ministère de la Culture. Olivier-René Veillon se montre encore plus optimiste. «Il reste de la marge de croissance. Toutes les majors analysent en permanence l'attractivité des différents pays. Nous étions bien placés en termes de qualité des décors et de savoir-faire et nous sommes désormais performants également sur les dispositifs fiscaux.» En clair, tous les voyants sont au vert. «Les investissements pourraient doubler l'an prochain», assure-t-il.


Rien n'est encore finalisé, mais plusieurs superproductions seraient sur le point de poser leurs caméras en France. À commencer par le blockbuster Mission impossible 6.«Nous avons encore beaucoup de marchés à conquérir, notamment dans le domaine des effets spéciaux», indique par ailleurs Valérie Lépine-Karnik. L'abaissement du seuil du crédit d'impôt international de 1 million à 250.000 euros des dépenses minimales, qui vient d'être voté, «pourrait générer 30 millions d'euros d'activité supplémentaires durant les trois prochaines années», explique-t-elle


De quoi permettre d'entamer la suprématie du Royaume-Uni? «L'annonce par la première ministre britannique Theresa May d'une taxe sur les emplois étrangers est une bénédiction qui pourrait conduire à des transferts d'emplois entre Londres et Paris», explique Olivier-René Veillon. À moins que le Brexit ne fasse sauter certaines restrictions imposées par l'Europe, «rendant Londres encore plus attractive», nuance Valérie Lépine-Karnik. «Si le Brexit crée des conditions favorables, nous les étudierons», glisse-t-on en tout cas Rue de Valois. Si l'effet d'aubaine se confirmait, il n'échapperait bien sûr pas à nos voisins européens…

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Jay Z touche le jackpot avec son service musical Tidal

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Le groupe télécoms Sprint a acquis 33% de la plateforme de streaming. L'opération valorise Tidal à 600 millions de dollars. Une belle affaire pour le rappeur.
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Les longs-métrages se délocalisent de moins en moins à l'étranger

Les longs-métrages se délocalisent de moins en moins à l'étranger | (Media & Trend) | Scoop.it

Le crédit d'impôt cinéma a porté ses fruits, selon une étude de la Ficam sur les délocalisations. 


Le cinéma « Made in France » se porte bien. Le taux de délocalisation des tournages de longs métrages (hors films d'animation et documentaires) est tombé à 22 % en 2016, contre 36 % en 2015, selon le baromètre annuel de la Ficam (Fédération des industries du cinéma, de l'audiovisuel et du multimédia) sur les films d'initiative française. Ce niveau, parmi les plus faibles depuis le lancement de cette étude en 2008, s'explique principalement par la refonte du crédit d'impôt cinéma. 


Le nombre de semaines de tournage diminue quasiment de moitié 


Dans le détail, le nombre de semaines de tournage en France augmente de 7 %, au plus haut niveau depuis 2011, tandis que le nombre de semaines de tournage à l'étranger dégringole de 46 %. « Grâce au crédit d'impôt, plusieurs films initialement prévus à l'étranger comme Django, d'Etienne Comar, Au revoir là-haut, d'Albert Dupontel ou Marie-Francine, de Valérie Lemercier se sont finalement faits en France », se félicite la Ficam. 


Parallèlement, le crédit d'impôt international (concernant les films d'initiative étrangère dont tout ou partie de la fabrication a lieu en France) a été octroyé à 36 projets en 2016, contre 22 en 2015. « Et ça devrait encore croître avec l'abaissement du seuil des dépenses pour en bénéficier en 2017 », note Jean-Yves Mirski, délégué général de la Ficam. 


Ce retour des films en France se fait dans une année relativement riche, avec 166 projets d'initiative française lancés en 2016 (contre 190 en 2015), pour un montant total de 1,137 milliard d'euros, en hausse de 10 %. Même en excluant Valérian, le blockbuster en puissance de Luc Besson qui doit sortir cet été, le total des budgets de ces films (940 millions en 2016, en repli de 9 %) reste parmi les plus élevés depuis 9 ans. 


Les effets visuels poursuivent leur mouvement de délocalisation 


En revanche, le taux de délocalisation des effets visuels, bien qu'en recul par rapport aux 60,3 % de 2015, reste élevé, à 42,4 %. Et ce chiffre n'inclut pas Valérian. « Si on le comptait, le taux de délocalisation exploserait », souligne Stéphane Bedin, délégué général adjoint de la Ficam. « Pour le moment, la post-production, dont font partie les effets visuels, n'a pas vraiment profité du crédit d'impôt. Il y a un effet retard lié aux habitudes. Toutefois, le CNC (centre national du cinéma et de l'image animée) projette une réforme sur une prise en compte différente des effets spéciaux dans le soutien des films, qui devrait bénéficier à la filière », souligne Jean-Yves Mirski. 


Dernier constat de ce baromètre, la part des postes techniques dans le budget global (matériel de tournage, post production, effets visuels etc.) estimée à environ 92 millions, a baissé, représentant en moyenne moins de 10 % des budgets. Un recul que la Ficam explique notamment par la transition numérique et une baisse des coûts, liée à une plus grande concurrence. 

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Mylittleparis s'exporte aux États-Unis

Mylittleparis s'exporte aux États-Unis | (Media & Trend) | Scoop.it

Après le Japon, le Royaume-Uni et l'Allemagne, la start-up devenu un groupe valorisé des dizaines de millions d'euros va débarquer outre-Atlantique avec un magazine: « La Parisienne ».


Le site de bonnes adresses devenue une machine de guerre débarque outre-Atlantique. Mylittle va y publier un magazine en ligne, "La Parisienne", écrit en anglais. Il paraîtra deux fois par an, et a pour vocation d'offrir un aperçu de la culture française. Les articles évoqueront l'art de la conversation en français, livreront des conseils beauté ancestraux, donneront la parole à des militants et de jeunes designers. Et évidemment, y figureront des adresses secrètes pour un éventuel prochain voyage en France.


La start-up, qui a commencé par envoyer une newsletter hebdomadaire remplie de bons plans confidentiels, incarne aujourd'hui à elle tout de seule l'art de vivre français. Ce premier pas aux États-Unis n'est pas à sa première expérience au-delà du périphérique parisien. Elle a déjà tenté sa chance il y a quelques mois au Royaume-Uni, au Japon, et en Allemagne. Avec comme fer de lance, sa "box" beauté, issue d'une diversification à succès entamée en 2011.


Le succès grâce au bouche à oreilles


Avant cette date, Mylittleparis, c'était une toute petite structure créée en 2008 par deux sœurs, Fany et Amandine Péchiodat, et la graphiste Kanako Kuno. Elle envoyait une newsletter hebdomadaire au ton intimiste et chaleureux. En six mois, elle conquiert 10.00 abonnées, uniquement grâce au bouche à oreilles. Aujourd'hui, 3 millions de personnes la reçoivent. À Paris bien sûr, mais aussi à Lyon et à Marseille. Des femmes, mais aussi des hommes, inscrits eux à la déclinaison virile de Mylittle: MerciAlfred.


Mais surtout donc, Mylittle s'est lancée dans les "box" sur abonnement. Des paquets envoyés une fois par mois, remplis de petits présents soigneusement sélectionnés auprès de marques "partenaires": des collants pour la "gambettesbox", des produits de beauté, des accessoires ou de la déco pour la "littlebox". 130.000 personnes en France, en Angleterre et au Japon sont abonnées aujourd'hui.


Les "boxes", 65% des revenus de Mylittle


Cette seule activité, à forte marge, rapporte à mylittle à peu près 65% de son chiffre d'affaires. À ajouter à ses revenus issus de la pub, grâce à des contenus sponsorisés, des emails "partenaires" et des opérations spéciales avec différentes marques.


L'entreprise a pu compter pour son internationalisation sur l'appui de sa maison-mère, le groupe Aufeminin qui, après avoir acquis 60% du capital en 2013 pour un peu plus de 20 millions d'euros, obtiendra 100% en 2017. Aujourd'hui valorisé à près de 100 millions d'euros, Mylittle occupe 7 étages d'un immeuble parisien, et compte 130 salariés.

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Alibaba to Launch Olympic Sports Streaming Service in China

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The Chinese e-commerce giant unveiled a broad-based digital partnership with the International Olympic Committee in Davos that will run through 2028.
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Streaming Service Iflix Launches in Pakistan

Streaming Service Iflix Launches in Pakistan | (Media & Trend) | Scoop.it
Asia-based video streaming firm Iflix has begun operations in Pakistan. The launch lifts its operating footprint to eight countries.
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