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Facebook abandonne sa monnaie virtuelle pour la devise locale

Facebook abandonne sa monnaie virtuelle pour la devise locale | (Media & Trend) | Scoop.it
Lancés en 2009, ces crédits inventés par le réseau social avaient pour but de simplifier les transactions financières effectuées sur le site.
Les crédits Facebook, ce système de monnaie virtuelle convertible en dollars inventé par le réseau social, devraient être bientôt retiré. C'est en tout cas ce qu'a annoncé le site sur une note de blog, publiée mardi 20 juin.

Lancés en 2009, ces crédits avaient pour but de simplifier les transactions financières effectuées sur le site. Il s'agissait principalement d'achats de biens virtuels réalisés par les fans de jeux tels que FarmVille ou encore MafiaWars de l'éditeur Zynga. Il était possible d'acquérir ces crédits directement sur le jeu ou en avance grâce à sa carte bancaire ou encore un compte PayPal.

Que les membres de Facebook se rassurent, ils vont pouvoir continuer à sefournir en veaux, vaches, cochons pour leurs fermes virtuelles, mais au lieu des crédits Facebook, ils payeront dans leur monnaie locale.

Car le principal problème des crédits Facebook est la variation du taux de change. S'il reste stable pour un Américain (un crédit Facebook valant 0,10 centime de dollars), il ne cesse de changer pour les étrangers : obligés de convertir leur monnaie locale en dollar, puis en crédit Facebook, pour tenir les comptes de leurs dépenses.

DÉPENSER UN PEU PLUS

Le réseau social espère ainsi pousser les utilisateurs à dépenser un peu plus en simplifiant la transaction. "En proposant des prix en devises locales, nous espérons simplifier l'expérience d'achat, donner plus de flexibilité et atteindre une audience plus importante parmi les utilisateurs Facebook qui souhaitent payerpour vos applications et jeux", explique le réseau social dans sa note de blog, s'adressant plus particulièrement aux développeurs.

Pour eux, le site a d'ailleurs spécialement développé un nouveau système d'abonnement, annoncé, lui aussi, mardi 20 juin : au lieu de payer à l'unité leurs achats, les utilisateurs pourront prendre un forfait de gros mensuel qui leur permettra de payer moins cher et de recevoir régulièrement leurs biens tous les mois.

"Le but de toute cette opération est, me semble-t-il, d'assurer une meilleure crédibilité à Facebook dans ce domaine, explique Jérôme Colin, analyste au cabinet Roland Berger. C'est plus simple de convaincre les utilisateurs d'acheterquelque chose quand ils peuvent suivre leurs dépenses, ce qui était dur à faireavec les crédits Facebook."

Avec ce système, les développeurs et autres éditeurs de jeu pourront par ailleurs, selon un autre analyste, fixer des seuils symboliques, tels que 0,99 centime, comme le fait Apple.

L'enjeu est important : en 2011, Facebook a réalisé  15 % de son chiffre d'affaires grâce aux prélèvements qu'il effectue sur les transactions financières réalisées sur son site. A l'instar d'Apple, Facebook ponctionne 30 % de l'argent que donnent les utilisateurs à un développeur en échange de biens virtuels ou autre. Un modèle qui devrait demeurer inchangé avec le nouveau système de paiement.

Bousculé par les marchés financiers depuis sa désastreuse introduction en Bourse, le 18 mai dernier, Facebook cherche des moyens d'accroître et dediversifier ses revenus. Pour l'instant à l'état de test sur certaines applications seulement, le paiement directement en monnaie locale et non en crédits Facebook devrait se généraliser à partir du troisième trimestre 2012.

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Avec Clique.tv, Mouloud Achour et Canal + veulent lancer un nouveau média

Avec Clique.tv, Mouloud Achour et Canal + veulent lancer un nouveau média | (Media & Trend) | Scoop.it
Mouloud Achour a lancé lundi soir sa nouvelle plateforme clique.tv, un site internet et une chaîne YouTube. Un projet qui s'inscrit dans la volonté de Canal Plus, à l'origine du projet, d'investir la télé sur internet.

 

“Monsieur Achour, vous pouvez partir”. C’est pied au plancher (et bloqué en zone internationale pour une histoire de passeport déchiré) que Mouloud Achour démarre son périple turc, plus précisément à Istanbul. Lundi soir, il a lancé clique.tv, un site internet et une chaîne YouTube.“Un média à part entière” comme il le qualifie, qui prend la suite de Clique, son émission hebdomadaire, diffusée l’année dernière sur Canal Plus et arrêtée en juin dernier.

“Le problème, c’est qu’à l’horaire de diffusion de Clique [à 12h le samedi, ndlr], notre public dormait encore. On s’est rendu compte qu’on avait de bien meilleurs chiffres d’audience en replay. De plus, ce projet de site internet, je l’avais eu bien avant celui de l’émission télé. On a donc switché notre budget, on a pris des anciens de Canal Street et 3 ou 4 journalistes et on a lancé l’aventure clique.tv”, raconte Mouloud.

 

 

 

Le programme de cette demi-heure à Istanbul est éclectique et ultra rythmé. Mouloud a convié un vieil ami de l’époque Kourtrajmé pour l’occasion, le cinéaste Kim Chapiron. Au programme : visite d’un souk, d’un kebab et d’une pâtisserie ; rencontre avec la journaliste transsexuelle Michelle Demishevich, devenue une figure en septembre dernier, lorsqu’elle a été renvoyée de son poste par la chaîne de télévision turque IMC TV. “Je suis une femme qui est née dans le mauvais corps” confie-t-elle. Grand écart lorsqu’il rencontre Adnan Oktar, figure centrale du créationnisme en Turquie. Mouloud et Kim seront même invités dans le show du gourou, la vidéo doit suivre. On ne vous raconte pas tout tant on n’a pas le temps de s’ennuyer, flottant sur les rythmes électro du Syrien Omar Souleymane, qui fait l’objet d’un portrait à la fin du documentaire.

 

“Nous sommes beaucoup moins dans le sensationnalisme que Vice”


Réaction express après un premier visionnage, on a l’impression d’un mix entre Les nouveaux explorateurs et Vice News. Mouloud s’en défend :“Je respecte entièrement ces deux programmes, mais ce ne sont pas des sources d’inspirations pour Clique.tv. Par rapport à Vice, nous sommes beaucoup moins dans le sensationnalisme.

Il justifie ses choix sur son site internet :“Ici, on a simplement envie de vous dire ce qu’on aime, ce qui nous fascine, ce qui nous énerve, en mettant en avant ceux qui feront le monde de demain. J’irai les rencontrer qu’ils soient bons ou mauvais, gentils ou méchants, fous ou géniaux. 

Un constat toutefois nuancé par François Jost, professeur d’université à Paris III et spécialiste de l’image :

“Le contenu de Clique.tv est fait de ‘news’ que l’on retrouve sur beaucoup d’autres sites finalement, alors qu’il est annoncé sur le site que ‘nous ne nous intéressons pas à l’actualité mais au monde actuel’. L’originalité repose plus sur la manière de présenter les choses que dans son contenu.”

Le contenu du site à proprement parler est assez diversifié : on y retrouve pour l’instant quelques formats longs, articulés autour de courtes news ; de la musique, avec chaque jour des nouveaux sons, ou encore du dessin humoristique. Une façon de capter un large éventail d’internautes et leur permettre ensuite d’accéder aux contenus vidéos de la page YouTube attitrée. “Le référencement de ces différentes news permet de capter de nombreux internautes. C’est un moyen plus sûr de faire de l’audience qu’un rendez-vous télévisuel qui correspond moins à la démarche voulue”, explique François Jost.

 

“Le but c’est d’élargir la diffusion du groupe tout en restant dans notre veine éditoriale”


Après l’épopée de Clique, son émission télévisée, lancée en septembre 2013 et arrêtée en juin dernier faute d’audience, Mouloud relance donc avec Clique.tv, une plateforme dédiée aux contre-cultures. Se projet s’inscrit dans la volonté affichée de Canal Plus d’investir le web. Ainsi, pour Manuel Alduy, directeur de Canal OTT – filiale lancée en début d’année, OTT pour “Over the Top”, diffuse sur internet sans intermédiaire – interrogé par Challenges.fr : “Clique est un nouveau média d’information. Le but c’est d’élargir la diffusion du groupe tout en restant dans notre veine éditoriale.”


La télévision 100% web risque-t-elle de faire de l’ombre aux programmes classiques ? Pour François Jost, les deux sont amenés à coexister. “Ce genre de plateformes jouent sur un ressort qui n’est pas exactement le même que la télévision : la curiosité. La télévision était en perte d’intérêt chez les plus jeunes ces derniers temps. Les chaînes ont donc dû s’adapter à leurs nouvelles pratiques.” Ce n’est donc pas un hasard de constater le rachat par M6 de la chaîne YouTube Golden Moustacheou de son concurrent Studio Bagel par Canal Plus. Citons aussi l’accord signé entre TF1 et YouTube, signé le 14 novembre dernier, et mettant fin au contentieux sur la question de la protection des contenus de la célèbre plateforme vidéo de Google.

Autour d’un documentaire qui reviendra “probablement tous les deux mois” prévient Mouloud, chaque semaine, clique.tv diffusera le portrait d’une personnalité “sur un format de 12 minutes, assez proche de ce qu’on faisait l’année dernière à la télévision”. Les premiers noms cités sont ceux du gardien de but de la sélection algérienne Raïs M’bolhi et de l’écrivain James Fray.

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Game Of Thrones au Cinéma ?

Game Of Thrones au Cinéma ? | (Media & Trend) | Scoop.it
La série phénomène Game Of Thrones pourrait bientôt passer au cinéma. C'est en tout cas ce qu'on nous laisse à penser Charles Dance, acteur de la série.

 

Voici qui confirme un peu plus la rumeur d'une série de Game Of Thrones au Cinéma. 

 

Dans une interview donnée au journal anglais The Daily Beast, Charles Dance, l'interprête de Tywin Lannister, a confirmé un peu plus ce qui était déja dans les tuyaux depuis quelques temps . "Il y a des discussions, c'est certain, mais je ne sais pas quelle histoire ils veulent raconter. Il y aurait tellement de choses à mettre dans un film Game of Thrones". Un long-métrage qui viendrait peut-être sonner la fin de la série ? George R. R. Martin, auteur de la saga "Trône de fer" , suite de romans qui ont inspiré la série, avait évoqué dans le Hollywood Reporter la possibilité de décliner le feuilleton en long-métrage: "Il faudra peut-être un film pour bien conclure l’intrigue, avec un budget d’environ 100 millions de dollars pour deux heures. Ces dragons vont vraiment grandir, vous savez." Et il faudra bien leur trouver de la place. Celle que n'offre pas la télévision.

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Après Jeuxvideo.com, Webedia s'offre le site spécialisé Millenium

Après Jeuxvideo.com, Webedia s'offre le site spécialisé Millenium | (Media & Trend) | Scoop.it

Ce site, spécialisé dans la couverture de l'eSport, devrait être propriété du groupe Webedia (AlloCiné, Pure Médias) d'ici à la fin de l'année. Il se positionne comme complémentaire de Jeuxvideo.com, destiné aux jeux vidéo sur console et PC.

  

Webedia confirme son investissement dans le jeu vidéo. Après avoir acquis en juin le site Jeuxvidéo.com pour 90 millions d'euros, le groupe numérique annonce être entré en négociations exclusives pour l'acquisition de Gameo Consulting, éditeur d'un autre site majeur dans ce secteur,Millenium.org. Les discussions, entamées il y a deux mois, devraient se conclure d'ici à Noël.

 

Si Jeuxvideo.com, leader incontesté en France avec près de 6 millions de visiteurs uniques par mois, a bâti sa notoriété sur la couverture de l'actualité du jeu vidéo sur console et PC, Millenium (2 millions de visiteurs uniques) vise lui un public passionné par les jeux en ligne, comme Starcraft, League of Legends ou World of Warcraft, et par les compétitions de jeux vidéo (eSport). «Ce domaine est peu traité par jeuxvideo.com, alors qu'il prend de plus en plus d'importance au niveau mondial», explique Cédric Sire, PDG de Webedia. En quelques années, ce secteur s'est fortement développé, avecdes compétitions d'ampleur mondiale et la création de véritables équipes composées de joueurs professionnels, et donc rémunérés. «C'est dans l'eSport que se trouvent aujourd'hui les joueurs les plus influents. C'est une cible dont nous avons besoin.»

Elargir la couverture du jeu vidéo aux jeux mobile et Facebook

Millenium, créé par des passionnés en 2006 et devenu professionnel en 2009, se positionne donc comme complémentaire de Jeuxvidéo.com. «Jeuxvideo.com traite de la pratique du jeu vidéo, Millénium de l'aspect sportif», résume Guillaume Multrier, cofondateur de Webedia. Les deux sites ont également en commun un fort accent sur les contenus vidéo. Si Millenium diffuse des compétitions et des sessions de «live play» (jeu en direct avec des joueurs spécialisés), Jeuxvideo.com a lui développé Gaming Live, un bouquet de cinq chaînes de webTV consacrées au jeu vidéo. Ses animateurs, dont un grand nombre ont rejoint le site la semaine dernière, ont pour particularité d'avoir fait leurs armes sur YouTube, où ils ont conquis un public fidèle.

 

Webedia n'entend pas fusionner les deux sites. «Au contraire, nous allons renforcer le positionnement de chacun. Millenium est destiné aux spécialistes de l'eSport, Jeuxvideo.com vise un plus grand public», souligne Guillaume Multrier. Le groupe média entend même élargir encore plus son audience jeu vidéo «en faisant beaucoup plus de contenus sur les jeux Facebook ou les jeux mobiles, afin de toucher le plus de monde possible». Mais Webedia ne sait pas encore si ces contenus seront hébergés sous la bannière Jeuxvideo.com ou sur un autre site.

 

Le jeu vidéo apparaît pour le groupe de divertissement comme un segment incontournable «et facile à internationaliser», indique Cédric Sire. Dernier exemple en date, la très dense base de données de Jeuxvideo.com, qui liste des milliers de jeux vidéo, a servi d'ossature au site allemand Gamespilot.de, lancé par Webedia il y a un mois.

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Emmanuel Macron veut desserrer le carcan réglementaire de l'audiovisuel

Emmanuel Macron veut desserrer le carcan réglementaire de l'audiovisuel | (Media & Trend) | Scoop.it
Le ministre de l'Économie envisage d'assouplir les règles anti-concentration dans les médias. Le ministère de la Culture veillera au maintien des grands équilibres et du pluralisme.

 

Le ministre de l'Économie envisage d'assouplir les règles anti-concentration dans les médias. Le ministère de la Culture veillera au maintien des grands équilibres et du pluralisme.

 

Un vieux serpent de mer vient de refaire surface. Maintes fois réclamée par les chaînes de télévision, jamais encore mise en place par le ministère de la Culture et de la Communication, la réforme des règles de concentration qui régissent le secteur des médias depuis près de trente ans serait actuellement à l'étude. Selon Les Échos, le ministre de l'Économie,Emmanuel Macron, s'est emparé du sujet et a lancé une réflexion en ce sens.

 

L'objectif est ambitieux: dépoussiérer (en partie) le carcan réglementaire qui étouffe l'audiovisuel français depuis des années. Instaurée en 1986, la loi audiovisuelle a été constamment remodelée mais certains grands principes sont aujourd'hui considérés comme obsolètes au regard des nombreuses mutations qu'a subies le secteur. Concurrencés par les nouveaux géants du numérique, les groupes audiovisuels français doivent pouvoir lutter à armes égales. C'est loin d'être le cas aujourd'hui. En témoignent par exemple les règles anticoncentration qui empêchent une entreprise de médias tricolore de détenir des actifs à la fois en télévision, en radio et en presse écrite.

  

Cela fait des années que Nonce Paolini, le président de TF1, et Nicolas de Tavernost, le président du directoire de M6, reviennent régulièrement à la charge, afin de lever les freins qui entravent selon eux leur développement. Ils estiment qu'il y a urgence à réformer. Le ministère de l'Économie a décidé de prendre le taureau par les cornes. Il se coordonne avec le ministère de la Culture qui veille à la préservation des grands équilibres du secteur dont la défense du pluralisme dans les médias. Enfin, le CSA, régulateur du secteur, a été consulté sur le sujet et a rendu son avis.

Changer les décrets Tasca

Se pose maintenant la question du calendrier pour faire passer les réformes. Dans l'entourage d'Emmanuel Macron, on indique qu'«aucune mesure n'est prévue dans le texte sur l'activité qui sera présenté par le ministre en décembre». Ces mesures pourraient, toutefois, être présentées dans le cadre d'une proposition de loi sur la presse qui devrait passer devant le Parlement en décembre. Si les règles de concentration sont changées, cela ouvrirait la voie à d'autres modifications ardemment demandées par les chaînes de télévision.

 

La première des demandes concerne le changement des décrets Tasca qui maintiennent une séparation stricte entre la production audiovisuelle et les chaînes. Ces dernières doivent impérativement confier 75 % de la réalisation d'œuvres à des producteurs indépendants. Ces décrets empêchent les chaînes de télévision, qui disposent pourtant de trésoreries pléthoriques, d'investir dans le rachat de producteurs. Les patrons de chaînes s'élèvent aussi régulièrement contre une série d'interdictions datant pour certaines du début des années 1990. Il en est ainsi des «jours interdits» de cinéma à la télévision (le mercredi soir, le vendredi soir, le samedi et le dimanche jusqu'à 20 h 30), destinés à protéger les exploitants de salles de cinéma. Enfin, ils égrènent souvent la litanie des taxes sectorielles (taxe CNC, France Télévisions, radios associatives et presse).

 

Ce vent de réforme a été salué par les investisseurs. Vendredi, les cours de TF1 et M6 ont grimpé respectivement de 5% et 6,8%.

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So Press va lancer « Society »

So Press va lancer « Society » | (Media & Trend) | Scoop.it

So Press, l'éditeur de « So Foot », le mensuel décalé qui parle du ballon rond, lancera en mars « Society », un news magazine pour capter un lectorat jeune en marchant sur les plates-bandes de « L'Obs », de « L'Express » ou du « Point ». Le groupe, qui publie aussi « So Film » et « Pédale ! » et compte une boîte de production, vise 60.000 ventes en kiosque. 

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L’audience des radios donne des signes de fléchissement

L’audience des radios donne des signes de fléchissement | (Media & Trend) | Scoop.it
C’est la deuxième vague Médiamétrie qui pointe cette tendance. France Inter est la seule généraliste à progresser.

Une fois n’est pas coutume, une donnée d’un sondage Médiamétrie sur les audiences radio en France a mis (presque) tout le monde d’accord. L’audience du média lui-même affiche une inquiétante inflexion à la baisse. Pour septembre-octobre, la période cruciale de la rentrée, l’audience cumulée, c’est-à-dire l’ensemble des personnes ayant écouté la radio au moins une fois pendant une période donnée, a baissé de 81,2 % chez les 13 ans et plus, il y a un an, à 80,4 % cette année (pour les jours travaillés). La vague Médiamétrie d’avril-juin faisait déjà un constat similaire, avec une baisse de 81,8 % en 2013 à 80,6 % cette année. « Cela doit interroger les dirigeants du secteur, » estime Mathieu Gallet, le patron de Radio France.

Ce n’est pas la panique à bord. « La variation est faible autour de 8 Français sur 10 », estime Jean-Eric Valli, le président du GIE Les Indés Radios, qui regroupe 127 stations locales. Pour Maryam Salehi, directrice déléguée à la direction générale de NRJ Group, on est même dans la marge de « l’aléa statistique » et cela sera vite corrigé « comme cela avait été le cas en 2009 ». Raphaël De Andreis, directeur général du Groupe Havas Media France, estime lui que le phénomène provient de l’incapacité de l’étude Médiamétrie à mesurer les nouveaux usages, notamment l’écoute fragmentée sur smartphone.

Concurrence d’Internet

Mais tout de même... Pour Christopher Baldelli, le président du directoire de RTL, il y a bien érosion des radios généralistes à chaque vague depuis un an et le caractère déprimé de l’actualité actuelle y est pour quelque chose. Jean-Eric Valli estime lui que la concurrence d’Internet sur l’attention des Français a certainement eu un effet. A ce propos, il note que la radio pourrait continuer à perdre des auditeurs si la radio numérique terrestre, seul moyen de proposer aux auditeurs une qualité d’écoute impeccable, n’est pas lancée en France, comme elle l’a été ailleurs en Europe.

 

Dans ce contexte, les éléments frappants de la vague de rentrée 2014 sont d’abord les baisses d’audience de NRJ et de RMC par rapport aux concurrents, aussi bien en audience cumulée qu’en part d’audience. Maryam Salehi n’est pas prête à changer de stratégie pour autant. « On ne s’explique pas cette baisse qui vient après 16 vagues consécutives de hausse », déclare-t-elle.

Match Ruquier Hanouna

RTL profite de son côté de la baisse de NRJ pour devenir avec celle-ci la première radio française également en audience cumulée (elle l’était déjà l’an dernier en part d’audience). Quant à France Inter, elle s’en sort plutôt bien : elle est la seule station généraliste à augmenter en audience cumulée et en part d’audience.

 

En descendant dans les programmes, on constate que Laurent Ruquier s’en sort bien, puisqu’il réussit à faire progresser ses « Grosses Têtes » au-delà de leurs performances d’il y a un an avec Philippe Bouvard. Cyril Hanouna, qui le remplace chez Europe 1 et anime « Les Pieds dans le Plat », est distancé. Cela dit, cette station a un motif de satisfaction, avec sa matinale : elle gagne 193.000 auditeurs et même environ 322.000 entre 8 et 9 heures. Or la matinale est le moment clef pour les radios généralistes. 

 

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Les grands producteurs français s’allient pour promouvoir un big bang audiovisuel

Les grands producteurs français s’allient pour promouvoir un big bang audiovisuel | (Media & Trend) | Scoop.it
Lagardère Entertainment, TelFrance, Federation Entertainment et Elephant et Cie créent une association. Son but : défendre le modèle de la production indépendante ­et toiletter la réglementation.

C’est la mobilisation générale, ou presque. Quatre des principales sociétés de production audiovisuelle françaises – Lagardère Entertainment, TelFrance, Elephant et Cie et Fédération Entertainment – ont décidé de s’allier au sein d’une association afin de peser plus lourd dans les débats sur l’avenir du secteur. Dans la ligne de mire de la nouvelle structure, baptisée A2I pour Association de l’industrie audiovisuelle indépendante, la remise à plat de nombreuses dispositions. « Nous voulons un big bang audiovisuel. Il faut une nouvelle alliance entre les diffuseurs et les producteurs », préconise Pascal Breton, président de Fédération Entertainment.

Une nécessité pour eux, d’abord : maintenir le système de la production indépendante, imaginé il y a 30 ans. Dans le cadre de leurs obligations, les chaînes doivent en effet faire majoritairement appel à des producteurs avec lesquels elles n’ont pas de liens capitalistiques. « Nous voulons créer des champions français autour du métier phare, qui est le contenu et non le canal », plaide Takis Candilis, de Lagardère. Pour l’A2I, c’est le seul moyen pour que la fiction à la française connaisse à l’international le même succès que l’animation ou le jeu vidéo.

Demande de suspension du décret production

Leur réflexion se fait à l’opposé de celle promue par le chercheur Olivier Bomsel, de l’Ecole des Mines. Début septembre, celui-ci avait en effet appelé à la création de groupes intégrés verticalement afin de permettre à la France de jouer encore un rôle dans le paysage mondial. Pour l’A2I, si les diffuseurs comme TF1 voulaient vraiment faire de la production intégrée, ils saisiraient toutes les opportunités que leur offre la réglementation actuelle, ce qui n’est pas le cas.

La question des mandats de distribution des séries a été le point de cristallisation. Les producteurs demandent la suspension du décret production, actuellement en cours d’examen par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et attendu dans les prochains jours. « Nous demandons que soit précisé que les mandats de distribution des œuvres doivent être confiés aux meilleurs vendeurs, qui jusqu’à maintenant ont été les producteurs, » lance Christophe Nobileau, PDG de TelFrance.

Les producteurs prêts à des concessions

Mais comme le souligne Emmanuel Chain, PDG de Elephant & Cie, « c’est toute la réglementation qui est à revoir ». Pour les producteurs de l’A2I, de nombreuses dispositions réglementaires sont en effet devenues obsolètes. A l’instar des chaînes privées, qui réclament également un grand toilettage réglementaire, sur lequel le gouvernement a entamé une réflexion, les producteurs ont leurs propositions.

D’abord, ils se disent prêts à faire des concessions sur les obligations de production des chaînes de télévision, et en particulier à simplifier les obligations de ces dernières. Ils reconnaissent aussi que le carcan de la définition des heures de grande écoute des œuvres est trop étroit pour les chaînes à l’heure de la télé à la demande. De même, ils souhaitent que certaines contraintes publicitaires, comme le contrôle strict du placement produit, soient assouplies pour laisser les chaînes respirer financièrement.

Parallèlement, en plus des mandats, les producteurs veulent pouvoir produire davantage d’œuvres en anglais. Ils exigent enfin que les acteurs du numérique soient mis sur un pied d’égalité réglementaire et fiscal. « Il faut repenser les règles d’un marché qui n’est plus celui de 1985 », conclut Pascal Breton

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Radio France se pose en opérateur de spectacles

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Le nouvel auditorium affiche des ambitions de démocratisation proches de celles de la Philharmonie.
Le chantier de la Maison de la Radio se poursuit jusqu'en 2017.

Avec l'inauguration de la Philharmonie à l'est de Paris en janvier prochain, l'ouverture du nouvel auditorium de Radio France à l'ouest, ce 14 novembre, est un événement incontournable dans le paysage musical français. Les deux salles, respectivement de 2.400 et 1.460 places, ont d'ailleurs pour caractéristiques communes d'avoir fait appel à des équipes d'acousticiens reconnues mondialement et de rapprocher le public des musiciens : dans l'auditorium de Radio France, doté d'un orgue de 12 mètres de large, le spectateur ne sera jamais à plus de 17 mètres de la scène.

Ce vendredi, la Maison de la Radio rouvre également tous ses studios publics dont le mythique 104, qui offre 850 places, mais aussi les studios 105 (250 places) et 106 (150 places). L'occasion pour Radio France de se muer en un « opérateur de spectacles », ouvert à toutes les disciplines artistiques et non plus seulement à la musique, selon son PDG, Matthieu Gallet : « Je m'inscris dans la démarche de mon prédécesseur, Jean-Luc Hees, de faire de Radio France un lieu de création et de diffusion unique par rapport à l'offre d'espaces concurrents privés et publics. »

  120.000 spectateurs par an

Au-delà de son bâtiment emblématique, la Maison de la Radio veut se singulariser par ses commandes artistiques, ses ateliers pédagogiques, ses différents formats de concerts ouverts au public, son offre numérique…

Si ses antennes touchent 14 millions d'auditeurs quotidiens, la maison ronde a aussi un public fidèle de 120.000 spectateurs qui assistent aux 200 concerts donnés par ses deux formations musicales chaque année : l'Orchestre national et l'Orchestre philharmonique. Deux ensembles dont il va falloir affiner le positionnement, car, au fil du temps, ils ont fini par se concurrencer, alors que le premier est censé couvrir le répertoire romantique et le second la création contemporaine. Or, avec la Maîtrise et le Choeur de Radio France, ces orchestres représentent un budget de 59 millions d'euros, soit 10 % des moyens de l'institution.

Comme à la Philharmonie, Matthieu Gallet veut aussi lutter contre « le cérémonial du concert », qui contribue au vieillissement du public (moyenne d'âge de 60 ans dans le classique). Pas moins de 100.000 jeunes sont attendus par an et l'offre pédagogique va être doublée. Les nouveaux espaces conviviaux de l'Agora vont permettre des propositions différentes en journée. La rénovation du site est toutefois loin d'être finie : le chantier, dont le coût total s'élève à 386 millions d'euros, ne s'achèvera que fin 2017 ou début 2018. « Tout le monde a sous-estimé la complexité de réhabiliter en site occupé, surtout quand on fait du son », reconnaît Matthieu Gallet. 

 

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Hasbro Is Said to Be in Talks to Buy DreamWorks Animation

Hasbro Is Said to Be in Talks to Buy DreamWorks Animation | (Media & Trend) | Scoop.it
The DreamWorks chief executive, Jeffrey Katzenberg, is said to be seeking more than $30 a share for the studio, Hollywood’s smallest.

 

Shrek could soon share a home with the Transformers and little ponies like Fluttershy and Twilight Sparkle if their corporate parents are able to seal a deal.

 

The toymaker Hasbro is in advanced talks to buy DreamWorksAnimation, potentially gaining a new big-screen outlet for its wares, people briefed on the matter said on Wednesday.

Should a deal be reached — and these people cautioned that talks were continuing and might still fall apart — it would mark a new chapter for DreamWorks Animation. It would also come more than a month after the studio held talks with another prospective buyer, the Japanese telecommunications company SoftBank.

 

 

Under the current terms of the proposed deal, Hasbro would pay a mix of cash and stock, though an exact price has not yet been determined, one of the people said. Jeffrey Katzenberg, the chief executive of DreamWorks Animation, is seeking more than $30 a share, a significant premium over his company’s current stock price.

Shares in DreamWorks Animation closed on Wednesday at $22.37, giving the studio a market value of about $1.9 billion. Hasbro’s stock closed on Wednesday at $57.47 a share, giving it a market value of about $7.2 billion.

 

Mr. Katzenberg, the Hollywood mogul who runs DreamWorks Animation, is expected to stay with the company, the person added.

In courting the Hollywood studio, Hasbro believes that it can find a new market for its stable of toys, which includes Transformers, G.I. Joe and My Little Pony. The company, the second-biggest toymaker in the United States behind its rival Mattel, has reported robust sales in recent years. Last month, it reported sales of $1.47 billion in its third quarter, up 7 percent from the same period of a year earlier.

Hasbro’s chief executive, Brian Goldner, has long sought to take advantage of the company’s properties to transform it into a global entertainment titan, notably byforming its own studio in 2009 to develop and produce television shows and movies.

One model might be the Lego Group, a privately held Danish company. Lego started with its trademark plastic toy bricks and transformed itself into a broader entertainment company by creating Lego video games and building seven Legoland theme parks. Its most recent effort was a collaboration with Warner Bros., “The Lego Movie,” which took in $468.1 million worldwide. Three sequels are on the way.

 

Some of Hasbro’s own efforts have met with success. The four live-action “Transformers” movies, made together with Paramount Pictures, have produced nearly $3.8 billion in ticket sales. And Universal recently hit pay dirt with “Ouija,” a horror film based on the classic Hasbro board game. The film cost $5 million to make and has so far taken in $57.9 million.

 

But Hasbro’s four-year joint venture with Discovery Communications to establish a children’s cable channel, the Hub Network, ended in October when Discovery bought a controlling stake and rebranded the channel Discovery Family.

Hasbro has also suffered a few movie flops, notably “Battleship,” in 2012.

 

In buying DreamWorks Animation, Hasbro, which is based in Pawtucket, R.I., would be teaming up with Hollywood’s smallest film studio. DreamWorks Animation produces only a handful of movies a year but has been responsible for blockbusters like the “Shrek” and “Kung Fu Panda” franchises. The company was spun off in 2004 from DreamWorks Studios, which is privately owned.

The studio has fallen on harder times in the past couple of years, with films like “Turbo” and “Rise of the Guardians” falling well short of expectations. Even its most recent hit, “How to Train Your Dragon 2,” suffered from lower domestic ticket sales than its predecessor. Source material that is already familiar to children — like Hasbro toys — would give the studio a leg up when it comes to generating interest in a related movie.

DreamWorks Animation’s recent run of misfortune helped contribute to two consecutive quarterly losses, including a $15.4 million loss in the quarter ended June 30. But in the most recent quarter, the company reported net income of $11.9 million, a 17 percent increase compared with results in the same period of a year earlier. From its high in early 2010, the studio’s stock price has fallen 49 percent. Yet analysts have said that DreamWorks Animation still has a trove of lucrative content in its library. And the company has been making forays into television production and an array of other business initiatives, from an entertainment center in Shanghai to indoor mini-theme parks in Russia.

The studio also owns AwesomenessTV, a YouTube channel aimed at teenage girls.

 

News of the talks between Hasbro and DreamWorks Animation was reported earlier by Deadline.com, a trade publication.

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Le cinéma français compte rebondir à l’export cette année

Le cinéma français compte rebondir à l’export cette année | (Media & Trend) | Scoop.it
L’année 2013 a été particulièrement mauvaise pour les exportations de films français. Mais cela sera oublié en 2014, principalement grâce à « Lucy » de Luc Besson.

Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour le cinéma français à l’international. Après le record de 2012, avec 144 millions d’entrées dans le monde obtenues grâce à « Intouchables », à « Taken 2 » et à « The Artist », l’année dernière a été mauvaise avec seulement 50 millions de tickets vendus. Le reflet d’une faible production, qui s’est aussi traduite dans les chiffres du box-office français. En 2013, les cinq plus grands succès de l’année (« Malavita », « Amour »…) n’ont représenté qu’un tiers des entrées à l’international, contre plus des deux tiers en 2012 grâce aux trois films phénomènes de l’année. Quant aux recettes, elles ont atteint près de 300 millions d’euros, soit une division par trois par rapport à 2012.

Mais 2013 sera vite oublié. 2014 sera en effet une excellente année pour le cinéma français à l’international : sans revenir au record absolu de 2012, les entrées en salle en dehors de nos frontières devraient dépasser les 90 millions d’entrées, soit le deuxième meilleur score en dix ans. Le film de Luc Besson « Lucy » y sera pour beaucoup, puisqu’il affiche à ce jour plus de 50 millions d’entrées en dehors de nos frontières, après des sorties réussies aux Etats-Unis (15 millions d’entrées) et en Chine (6 millions).

   

Américain dans sa vocation et son casting (avec Scarlett Johansson et Morgan Freeman dans les deux premiers rôles), le film de Luc Besson n’en est pas moins français sur le plan économique, et il a fait appel à des équipes techniques françaises. Autre film français qui marche bien : « Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu », qui est notamment numéro un en Allemagne.

La Chine confirme sa place

Le fait le plus marquant est bien sûr la confirmation de la percée de la Chine, devenue le deuxième marché français à l’export. « Une petite sortie en Chine, c’est-à-dire sur 600 écrans, se traduit par des millions de spectateurs », rappelle Isabelle Giordano, directrice générale d’uniFrance, l’organisme chargé de la promotion du cinéma français à l’international. Le nombre d’écrans dans ce pays, qui devrait s’élever à 18.000 cette année, a quadruplé depuis 2008.

Une nouvelle délégation française, la cinquième en deux ans, se rendra en Chine en décembre pour tenter de faire assouplir le quota de films français, actuellement fixé à 7 par an. Elle sera emmenée par Jean-Paul Salomé, le président d’uniFrance, et par Frédérique Bredin, présidente du Centre national du cinéma (CNC). Des poids lourds du cinéma français comme Jérôme Seydoux seront aussi du voyage.

La bonne santé retrouvée du cinéma tricolore à l’international s’accompagne de bons chiffres d’entrées en salle en France. En octobre, elles ont atteint 18 millions, ce qui porte le cumul à près de 170 millions depuis le début de l’année (+ 11,4 %).

 

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TF1 enregistre un rebond de son chiffre d’affaires publicitaire

TF1 enregistre un rebond de son chiffre d’affaires publicitaire | (Media & Trend) | Scoop.it
Le groupe de télévision a vu ses recettes publicitaires repartir à la hausse au troisième trimestre, après un recul au premier semestre, mais n’aperçoit pas pour autant de changement de tendance du marché pour la fin de cette année.

 

TF1, le premier groupe de télévision français, a enregistré au troisième trimestre des audiences solides (avec 28,8 % de part de marché) et « des recettes publicitaires plus importantes que prévu au cours d’une période qui est habituellement faible », a souligné Philippe Denery, directeur général adjoint pour les finances, au cours d’une conférence téléphonique, mercredi 29 octobre.

Les recettes publicitaires des chaînes en clair du groupe s’affichent en hausse de 2,6 %, ce qui constitue un rebond après un recul de 1 % enregistré au premier semestre. TF1 note que, dans un contexte où « la pression sur les prix est restée forte », en compensation « la durée de publicité diffusée sur les chaînes du groupe a augmenté », mais moins que chez la concurrence (le deuxième groupe, M6, a lui aussi enregistré une hausse de ses recettes).

TF1 ne prévoit cependant « pas de changement de tendance du marché publicitaire d’ici la fin de l’année 2014, tant en termes de visibilité, qui demeure réduite, qu’en termes d’intensité concurrentielle du marché ». Et il reste très prudent pour le quatrième trimestre, en soulignant que les chaînes auront moins de flexibilité sur cette période pour augmenter les volumes qu’en période estivale.

Bénéfice net renforcé

Le groupe dirigé par Nonce Paolini affiche un bénéfice net part du groupe en progression de 2 % à 20 millions d’euros au troisième trimestre. De juillet à septembre, le groupe a dégagé un chiffre d’affaires en hausse de 2 % à 437 millions d’euros. Ses recettes publicitaires totales progressent de 2,1 % à 323,2 millions d’euros, tandis que celles des autres activités gagnent 1,8 % à 113,8 millions.

Sur neuf mois, le bénéfice net du groupe est porté à 343,2 millions d’euros, contre 61,7 millions un an plus tôt, gonflé par la plus-value de cession du contrôle d’Eurosport à Discovery Communications.

Le résultat opérationnel courant s’établit à 31,8 millions d’euros, en recul de 39,5 %, pénalisé par un coût des programmes de la Coupe du monde de football de 73,7 millions. De janvier à septembre, le chiffre d’affaires s’établit en hausse de 1 %. La vente de contenus, notamment la revente des droits de la Coupe du monde, compense en partie la baisse des revenus publicitaires du quotidien gratuit Metronews, précise TF1.

Poursuite des économies

Dans ce contexte difficile, le groupe indique poursuivre la mise en œuvre de la phase 2 de son « plan d’optimisation ». Au troisième trimestre, il a ainsi réalisé 9 millions d’économies récurrentes. Sur les 85 millions d’économies prévues d’ici fin 2014, le groupe en a donc déjà réalisé 75 et compte sur 10 millions supplémentaires d’ici la fin de l’année.

Le groupe ne prévoit pas cependant de poursuivre ce plan d’économies par une nouvelle phase l’an prochain, mais cherchera toujours à optimiser ses coûts de programmes, a précisé M. Denery. Le conseil d’administration du groupe devrait attendre début 2015 pour trancher sur l’utilisation du cash issu de la cession du contrôle d’Eurosport, soit une plus-value de 293 millions d’euros, dont une partie devrait revenir aux actionnaires.

Le groupe qui a subi un revers avec le rejet du CSA de faire passer sa chaîne d’infos LCI sur la TNT gratuite, a demandé aux diffuseurs de prolonger leurs contrats dans l’attente d’une décision sur le fond du Conseil d’Etat, mais n’a pas encore eu de réponse, selon M. Denery. Le groupe n’attend néanmoins pas de pertes pour LCI en 2015 supérieures aux 7 millions d’euros enregistrées l’an dernier, a-t-il précisé.

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Piratage: TF1 et YouTube font la paix

Piratage: TF1 et YouTube font la paix | (Media & Trend) | Scoop.it
La Une et le site de vidéos ont conclu un accord amiable qui met fin au procès pour piratage engagé par TF1.

 

La Une et le site de vidéos ont conclu un accord amiable qui met fin au procès pour piratage engagé par TF1.   

Après six ans de guerre juridique, TF1 et YouTube font enfin la paix. Les deux groupes ont conclu un accord amiable qui va être prochainement entériné par la justice -précisément, il sera examiné par la cour d'appel de Paris lors d'une audience le 19 novembre.

Officiellement, il s'agit d'un "accord transactionnel". Ebn clair, YouTube verse de l'argent à TF1 en échange de l'abandon par la Une de son procès pour piratage. Selon certaines sources, la filiale de Google aurait ainsi fait un chèque d'un million d'euros à la Une. 

TF1 avait tout intérêt à se réconcilier avec le site de vidéos. En effet, cette procédure empêchait la Une de lancer des chaînes sur YouTube, comme le font tous les groupes de télévision.

150 millions d 'euros de dommages

En outre, obtenir une condamnation de YouTube est difficile, et TF1 s'y est déjà cassé les dents plusieurs fois. En 2007, la Une avait fait constater par huissier la présence sur le site américain de vidéos piratées provenant de son antenne. En 2008, il avait donc saisi le tribunal de commerce de Paris, réclamant 150 millions d'euros de dommages. Hélas, le tribunal s'était déclaré incompétent au profit du tribunal de grande instance de Paris.

Pire: ce dernier a intégralement débouté TF1 en 2012 dans un jugement très sévère. D'abord, les juges ont estimé que YouTube n'est pas un éditeur (comme l'affirmait TF1), mais seulement un hébergeur, et donc n'est pas responsable de la présence de contenus piratés.

Déculottée pour TF1

Surtout, le tribunal n'avait même pas reconnu à TF1 un droit d'auteur sur la quasi-totalité des émissions piratées. En effet, ces émissions (des films, des séries, des dessins animés, des émissions de télé-réalité...) étaient pour la plupart produites non par TF1, mais par des tiers. Mais TF1 n'était même pas parvenu à faire reconnaître son droit d'auteur sur son propre journal télévisé! Le tribunal avait juste reconnu ses droits sur cinq matches de football, et deux prix de Formule 1...

  

Outre la "contrefaçon", TF1 avait aussi accusé la filiale de Google de "parasitisme, concurrence déloyale, et contrefaçon de marque", demandé la mise en place par YouTube d'un filtrage des vidéos a priori, et réclamait au total 141 millions d'euros, mais avait été intégralement déboutée. 

Au final, le tribunal avait condamné TF1 à payer 80.000 euros de frais de procédure à YouTube. La Une avait qualifié de jugement de "surprenant" et fait appel, mais a donc finalement décidé de ne pas aller jusqu'au bout.

Rappelons qu'en décembre 2011, TF1 avait finalement signé un accord avec YouTube pour utiliser sa technologie Content ID, qui permet de repérer les vidéos pirates, puis de les retirer du site.

Mise à jour: vendredi 14 novembre en fin de journée, TF1 et YouTube ont publié un communiqué confirmant "avoir mis fin au contentieux judiciaire, via un accord transactionnel". Selon cet accord, "YouTube a réaffirmé sa volonté d'accompagner l'utilisation par les ayants-droit de son système de protection des contenus (Content ID) et plus généralement d'oeuvrer pour garantir aux titulaires de droit le contrôle de leur contenu sur le web. Concomitamment, TF1 et YouTube annoncent un partenariat relatif à la création par TF1 de chaînes et contenus originaux sur la plate-forme".

En outre, selon une source proche de l'accord, l'accord ne reconnaît pas que TF1 a subi un préjudice, et donc n'indemnise pas TF1 d'un préjudice. 


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Axelle Lemaire affirme qu'elle ne s'opposera pas à un investisseur étranger pour Dailymotion

Axelle Lemaire affirme qu'elle ne s'opposera pas à un investisseur étranger pour Dailymotion | (Media & Trend) | Scoop.it
La secrétaire d'Etat au numérique, Axelle Lemaire, s'est déclarée jeudi 13 novembre ouverte au principe de l'entrée d'un investisseur étranger au capital de la filiale d'Orange Dailymotion, lors d'une interview sur BFM Business. Mme Lemaire a appelé « à éviter à tout prix » une nouvelle « affaire Dailymotion », en référence à la polémique déclenchée par le veto d'Arnaud Montebourg au projet de rachat du service de vidéo en ligne par le groupe américain Yahoo! l'an dernier. « Si on arrive à attirer des investisseurs intéressés par ce qu'est Dailymotion, avec un potentiel de rayonnement de la culture francophone à l'étranger, allons-y ! Et Orange sait que je serai à leurs côtés pour rechercher des partenaires. » « UN GROS POTENTIEL DE CROISSANCE À L'INTERNATIONAL » Dailymotion « c'est une belle boîte [avec] un gros potentiel de croissance à l'international », elle est peut-être française « mais elle fait 10 % de son chiffre d'affaires en France seulement », a souligné la secrétaire d'Etat rappelant la forte présence de l'entreprise en Turquie et en Asie notamment. Axelle Lemaire, qui cherche à convaincre les investisseurs internationaux de l'attractivité de la France, dit avoir « constaté les dommages collatéraux de l'affaire Dailymotion » : « Quand je rencontre des investisseurs étrangers, j'ai beau leur expliquer le cadre fiscal, le cadre réglementaire, les efforts accomplis, très réels, par ce gouvernement pour attirer les investisseurs (...). Les stéréotypes véhiculés par les médias anglo-saxons ont la vie dure et ce genre d'affaires ne nous aide pas. » Orange cherche de nouveau un partenaire extérieur pour entrer au capital de Dailymotion, qu'il contrôle à 100 %, afin de l'aider à se développer. L'Etat, de son côté, détient 27 % du capital d'Orange.
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Netflix Revives 'Longmire': the drama, which A&E axed in Augustdespite strong viewership, is coming back for a 4th season on Netflix

Netflix Revives 'Longmire': the drama, which A&E axed in Augustdespite strong viewership, is coming back for a 4th season on Netflix | (Media & Trend) | Scoop.it

Longmire lives. The drama, which A&E axed in Augustdespite strong viewership, is coming back for a fourth season on Netflix.

  

Capping off a few months of talks about an afterlife for the Warner Horizon Television production, the new season will premiere on the streamer in the U.S., Canada, Australia and New Zealand in 2015.

 

“When Warner Horizon Television came to us with the idea for a new season ofLongmire, we were intrigued because the series is so unique, and consistently great," said Netflix vp original contentCindy Holland. "We are thrilled to help continue Walt Longmire’s story for his large and passionate following."

 

A&E raised eyebrows when it pulled the plug onLongmire. It was the cable network's most-watched original scripted series. But Longmire's fan base skews old, and it was doing little to aid the scramble for advertiser-friendly adults 18-49. Advertising, of course, means nothing to Netflix.

 

“We’re excited and honored to have the opportunity to bring this show that we love so much, and all its devoted fans, to Netflix," read a joint statement from the series' executive producers.

A contemporary crime thriller, Longmire is based on the best-selling novels of authorCraig Johnson. It stars Robert Taylor, Katee Sackhoff, Lou Diamond Phillips,Bailey Chase, Cassidy Freeman and Adam Bartley.

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La redevance télé pourrait être étendue à tous les foyers français

La redevance télé pourrait être étendue à tous les foyers français | (Media & Trend) | Scoop.it

Proposée par le sénateur Jean-Pierre Leleux, cette mesure existe déjà en Allemagne.

 

Une redevance télé par foyer? Alors que son montant va augmenter de 3 euros en 2015 pour atteindre 136 euros, l'idée vient d'être évoquée au Sénat. Le rapporteur audiovisuel Jean-Pierre Leleux (UMP) a en effet suggéré que soit instauré un prélèvement forfaitaire par résidence.

 

Le principe n'est pas neuf: il a déjà été adopté en Allemagne. Mais en France, une telle mesure n'avait jamais encore été avancée. L'ensemble des dirigeants du secteur audiovisuel public plaide davantage pour une extension de la redevance aux ordinateurs, tablettes et portables. Début octobre,François Hollande s'est d'ailleurs déclaré favorable à cette solution «plus juste».

 

«Mais à quoi cela sert-il de créer de nouvelles mesures si on ne sait pas exactement si celles qui existent fonctionnent correctement?», insiste Jean-Pierre Leleux. Le sénateur a envoyé plusieurs courriers, au ministère de la Culture ainsi qu'à Bercy afin d'obtenir des chiffres sur le taux de recouvrement et la lutte contre la fraude, sans obtenir d'informations jusqu'à présent. «Ce qu'il faut avoir à l'esprit, c'est que plus la fraude est importante, moins un élargissement de la redevance serait pertinente puisque le contrôle de la possession d'une tablette ou d'un smartphone ne sera pas moins difficile que celui d'un poste de télévision, bien au contraire». Plutôt que d'élargir l'assiette, mieux vaudrait donc s'orienter «vers un prélèvement forfaitaire par résidence, qui aurait le mérite de la simplicité et de l'équité». Et réglerait une bonne fois la question de la fraude.

Éviter de créer un grand choc fiscal

Problème: «la réforme de la redevance doit éviter de créer un grand choc fiscal», estime un bon connaisseur du dossier. «Plus les curseurs bougent, moins c'est accepté par les contribuables», poursuit-il. Et l'élection présidentielle se profilant à l'horizon, le gouvernement n'aurait pas forcément intérêt à prendre des mesures impopulaires. Sauf, peut-être, à envisager une diminution du prix de la redevance dans la mesure où davantage de contribuables y seraient soumis. «Il n'est en effet pas opportun d'élargir aujourd'hui la charge des ménages», concède Jean-Pierre Leleux.

 

Du côté de France Télévisions, qui perçoit l'essentiel de la redevance, «même si ce n'est pas notre rôle de nous prononcer sur les modalités fiscales, notre préférence serait d'étendre la redevance aux ordinateurs, tablettes et smartphones», rappelle Fabrice Lacroix, directeur général délégué aux ressources du groupe audiovisuel public. Une solution qui s'avérerait plus simple et rapide à mettre en place puisqu'il suffirait de rajouter sur la déclaration de la taxe d'habitation une case à cocher.

 

Un point sur lequel tout le monde s'accorde: le débat sur la contribution à l'audiovisuel public doit être ouvert dans les plus brefs délais. Les Français délaissant de plus en plus l'écran du salon au profit de l'ordinateur ou de la tablette, qui échappent pour l'heure à la redevance, «si l'on tarde trop, il risque de se produire un décrochage», prévient Fabrice Lacroix. En clair: le rendement de la redevance baisserait drastiquement. Pour Jean-Pierre Leleux, en tout cas, il y a urgence à mettre en place un débat apaisé avec le gouvernement sur cette réforme. «C'est un vieux serpent de mer dont il faut enfin couper la tête».

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Les grandes chaînes de télévision ont-elles un avenir?

Les grandes chaînes de télévision ont-elles un avenir? | (Media & Trend) | Scoop.it

Elles sont clairement menacées par l'arrivée de nouveaux géants de l'Internet, comme Netflix, Amazon ou YouTube. Elles souffrent parallèlement de la multiplication des nouvelles chaînes qui grignotent leur audience et leurs revenus.

 

«La télévision est morte.» C'est l'antienne à la mode dans le monde des médias. Reed Hastings, le patron de Netflix, n'a que cette phrase à la bouche. Les essais sur ce thème se multiplient et la question taraude même les patrons de chaîne. En fait, l'affirmation risque d'être autoprédictive, car il n'y a aucune raison qu'un média de masse telle que la télévision ne soit pas affecté par la révolution digitale. La vraie question est de savoir - pour paraphraser Martin Bouygues à propos des télécoms - si la télévision est confrontée à une mort lente ou une mort rapide. Bien entendu, la version mort lente est préférable, car, dans ce cas, les chaînes disposent des compétences et du temps nécessaire pour renverser la situation, autrement dit s'adapter.

• La fuite des cerveaux disponibles

C'est l'effet le plus visible de la révolution numérique. Chaque foyer français dispose en moyenne de 6,5 écrans: un ou deux téléviseurs, une tablette, un ou deux PC, et autant de smartphones qu'il y a de personne dans le foyer. Cette multiplication des écrans conduit forcément à l'éparpillement des audiences. Ce mouvement est en marche, mais il prendra du temps. Peu ou prou, le nombre d'heures en moyenne que passent les Français devant la télé reste très élevé: 3h39 par jour. La moyenne ne baisse pas encore, même si la consommation descend à seulement 2 heures pour les 15-24 ans.

En réalité, l'effet démographique joue à plein. La France vieillit et les seniors sont de très grands consommateurs du petit écran. En outre, les chaînes françaises profitent aussi de l'Internet pour accroître leurs audiences. La télévision de rattrapage ajoute 7 minutes par jour de consommation de TV. C'est peu, mais la publicité associée au différé est plus rentable que celle sur le petit écran en direct. L'essor de cette nouvelle forme de télévision renforce les chaînes.

• L'individualisation des programmes

C'est la grande révolution de l'audiovisuel. La télévision est une expérience collective. L'Internet est une expérience individuelle. Les champions mondiaux de l'audiovisuel sur Internet s'appellentNetflix, Amazon et YouTube. Les deux premiers offrent des services de vidéo à la demande par abonnement. Moyennant un forfait mensuel, ils donnent accès à un vaste magasin de films, séries et documentaires. Leurs compétences résident non pas dans la capacité à organiser une grille de programmes pour un vaste public mais à organiser, via un algorithme de recommandation, une consommation de programmes sur mesure pour chaque individu en fonction de ses goûts.

 

La question est de prévoir, à terme, la proportion du temps que passera chaque personne à consommer des programmes individuels ou collectifs. Nul ne peut y répondre encore. Mais les chaînes de télévision ont tout de même de nombreux atouts dans leurs manches. Le premier est la force du direct. Un match de l'équipe de France de foot et une finale de «The Voice» se consomment en direct. Le deuxième atout est la capacité des chaînes à organiser elles-mêmes des offres de vidéo à la demande, comme le font Canal +, TF1 ou Orange Cinéma Séries. La technologie n'est pas compliquée à répliquer.

 

Enfin, les chaînes classiques s'appuient sur un modèle économique éprouvé. Or la puissance d'audience de YouTube n'a d'égale que la faiblesse de ses revenus. Les vidéos sur ce site peuvent être très populaires, mais il faut en moyenne 1 million de vidéos vues pour générer 1000 euros de revenus publicitaires. Même le succès planétaire de Gangnam Style, visionné 1,2 milliard de fois dans le monde, n'a généré que 6,4 millions d'euros de recette publicitaire. Il suffit de trois JT de 20 heures à TF1 pour engranger autant d'argent!

• Le défi de l'international

C'est le principal point faible des chaînes de télévision. Produit culturel et sociétal par excellence, la télévision n'est pensée qu'à l'intérieur des frontières de chaque pays. Les chaînes françaises sont donc restées hexagonales. Or la France est un trop petit pays pour pouvoir amortir les coûts de programmes. L'offre de Netflix, Amazon, YouTube est pensée dès le départ pour avoir un rayonnement international. Ces acteurs peuvent donc être plus ambitieux. L'internationalisation doit donc être la priorité des chaînes françaises. Canal + l'a bien compris et se développe en Pologne, Vietnam et surtout en Afrique.

Ainsi, les chaînes de télévision françaises ne sont pas entièrement démunies pour faire face à la révolution numérique. Même si la partie sera difficile, d'autant qu'elles subissent d'autres bouleversements.

• La fin de la rareté

Le métier d'une chaîne de télévision est différent selon qu'il s'agisse d'une chaîne gratuite, commeTF1 ou M6, ou d'une chaîne payante, comme Canal +. Le métier d'une chaîne gratuite est d'assembler les meilleurs contenus pour réunir autour d'un même écran le plus grand nombre de téléspectateurs. La chaîne vend ensuite cette audience aux annonceurs. Pour une chaîne payante, le métier est de proposer des contenus de qualité et exclusifs pour générer chez le téléspectateur l'envie de payer un abonnement.

 

Dans les deux cas, la valeur d'une chaîne réside dans sa rareté. Seuls TF1, et dans une moindre mesure M6, sont capables de rassembler entre 6 et 10 millions de téléspectateurs autour d'un même programme. TF1 est l'une des rares chaînes en Europe à agréger 8 millions de téléspectateurs autour de la série Mentalist. La rareté de Canal + réside dans sa capacité à offrir tous les soirs les films les plus récents, les séries les plus dérangeantes ou les meilleurs matchs de football.

 

Mais aujourd'hui ce modèle est attaqué. Le nombre de chaînes gratuites a été multiplié par 5 en moins de 10 ans. Dans la télévision payante, Canal + voit se multiplier les concurrents beIN Sports, Netflix, Discovery, mais aussi Numericable pour la partie distribution de bouquets payants

• Le défi de la production audiovisuelle

La disparition progressive de l'effet de rareté réduit mécaniquement les revenus publicitaires ou les revenus d'abonnement des chaînes gratuites ou payantes. En dix ans, TF1 a perdu environ 9 points de part d'audience et 300 millions de chiffre d'affaires. Cela ne serait pas trop grave si, dans le même temps, les coûts des programmes, véritable matière première de la télévision, avaient baissé. Or ce n'est pas le cas, bien au contraire. À mesure que les recettes des chaînes diminuent, leur coût explose.

 

Nous assistons à un véritable effet de ciseau qui affecte gravement la rentabilité des chaînes françaises. Oublions la multitude de programmes low-cost, comme la série multidiffusée Friends ou la téléréalité bas de gamme («Les Ch'tis» ou «Les Anges de la téléréalité») qui remplissent à pas cher les écrans des petites chaînes de la TNT. Regardons en revanche les programmes dits «premium». Une Coupe de monde de football coûte 120 millions d'euros, et TF1 perd énormément d'argent à la diffuser. Un championnat de L1 de football coûte 600 millions d'euros par an. Canal+ et beIN Sports se disputent pour l'avoir, avec, à la clé, une lourde facture pour les deux. Un divertissement comme«Koh-Lanta» coûte 800.000 euros par soir. Idem pour un programme comme «The Voice» ou «Rising Star». Si ce programme marche, le diffuseur peut espérer gagner de l'argent. Si c'est un échec d'audience, il se double d'un cuisant échec financier.

 

La véritable menace du modèle économique de la télévision provient de l'inversion du rapport de force entre les détenteurs de droits et les chaînes de télévision. La rareté est désormais du côté des programmes premium, et les détenteurs de ces droits en profitent pour faire monter les enchères. L'effet d'étranglement pourrait être rapide. TF1, qui, il y a encore dix ans, affichait des marges bénéficiaires de 20 %, se contente aujourd'hui de moins de 5%. Et encore, quand il faut digérer le coût d'une Coupe du monde, ses profits se réduisent à néant.

 

Canal +, qui dépense près de 1,3 milliard d'euros pour acquérir des droits sportifs ou audiovisuels, ne peut pas se permettre de réduire le prix de ses abonnements de plus de trois euros sans tomber dans le rouge. Or, même avec une baisse de trois euros, l'abonnement à Canal + est encore pratiquement deux fois plus cher qu'un abonnement combiné à Netflix (cinéma et séries) et à beIN Sports (sports).

 

Pour reprendre la main, toutes les chaînes réclament la possibilité d'acheter des producteurs. Cela passerait par l'abrogation des décrets Tasca qui interdit à une chaîne de produire plus de 25 % de ses œuvres audiovisuelles. Les 75% restants devant être confiés à des producteurs indépendants. En restant de simples diffuseurs, les chaînes subiront la hausse des coûts de programmes. En devenant producteurs, elles pourraient diversifier leurs revenus et même faire de la fiction française un produit d'exportation.

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Netflix Streaming Eats Up 35% of Downstream Internet Traffic: Study

Netflix Streaming Eats Up 35% of Downstream Internet Traffic: Study | (Media & Trend) | Scoop.it

Netflix’s video-streaming service continues to be the most bandwidth-hungry application on the Internet, now accounting for a whopping 34.9% of all downstream traffic during peak periods on North American broadband networks, according to a new study.

The No. 1 subscription-video service outstripped all other services in terms of bandwidth consumption, as measured over a one-month period this fall by bandwidth-management vendor Sandvine. That’s up from Netflix’s 34.2% share in the first half of 2014 and 31.6% in the fall of 2013, according to the study.

 

Netflix represented more than twice the bandwidth-usage of YouTube, which accounted for 14% of all peak-period downstream traffic in North America, compared with 18.9% in the second half of 2013, according to the report.

 

Amazon’s Instant Video represented 2.6% of peak downstream traffic in North America this fall. While that’s still far less than Netflix, Amazon’s video service has more than doubled its share of bandwidth consumption in the past 18 months, according to Sandvine. Hulu’s share of primetime downstream traffic stood at 1.4%, down slightly from 1.7% in the first half of 2014.

 

HBO’s streaming service for pay-TV subscribers, HBO Go, accounts for just 1% of downstream traffic in North America in primetime. But with the premium cabler’s plans to launch a standalone broadband service in 2015, untethered from pay TV, that could increase.

 

The study found BitTorrent file-sharing traffic continues to drop as an overall percentage of bandwidth consumption, representing 2.8% of peak-period downstream traffic in North America for the fall 2014 period. Over all, BitTorrent accounts for 5% of bandwidth usage in the region — down from 31% in 2008. In the Asia-Pacific region, however, BitTorrent still represents more than 33% of total traffic, according to Sandvine.

 

Meanwhile, Facebook’s share of downstream bandwidth in North America at peak hours is 2.98%, up from 1.31% in the fall of 2013, per Sandvine. Over the past year, Facebook’s traffic depending on the day increased by 60% on mobile networks and by more than 200% on fixed-line networks — a spike likely driven by the social giant’s addition of autoplay videos.

 

The 2014 FIFA World Cup this summer was expected to drive video-streaming traffic, particularly in Latin American countries. But World Cup streaming on some mobile networks in the Latin America region accounted for just 10% of traffic, Sandvine reported.

Sandvine’s semiannual Global Internet Phenomena reports are based on data provided by a subset of the vendor’s 250 Internet service provider customers worldwide. The vendor defines peak period as 7 p.m. to 11 p.m. local time.

 
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Orange: David Kessler est nommé DG d'Orange Studio.

Orange annonce la nomination de David Kessler à compter du 1er décembre 2014 au poste de Directeur général d'Orange Studio et Conseiller de la direction générale sur la straté... 


Orange annonce la nomination de David Kessler à compter du 1er décembre 2014 au poste de Directeur général d'Orange Studio et Conseiller de la direction générale sur la stratégie médias et contenus  

 

' David Kessler sera chargé, en qualité de directeur général d'Orange Studio, filiale du Groupe Orange, de conduire la politique d'investissement du Groupe dans les droits cinématographiques français et européens, en coproduction ou en achat de catalogues de droits ' indique le groupe. 

 

David Kessler accompagnera par ailleurs l'équipe dirigeante du Groupe Orange dans sa réflexion sur la politique à conduire dans le domaine des médias et des contenus. 

 

David Kessler a alterné des fonctions de cabinet (Conseiller pour la culture et la communication de Lionel Jospin, Premier ministre, et de François Hollande, Président de la République, conseiller pour la culture, l'éducation, l'enseignement supérieur et la recherche de Bertrand Delanoë, Maire de Paris) et des responsabilités dans le secteur des medias et du cinéma: Directeur général du CSA puis du Centre national du Cinéma, France télévisions, Directeur de France Culture, Directeur de la publication des Inrockuptibles et du Huffington Post. 


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Airbnb to launch glossy magazine

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New publication Pineapple takes apartment rental website into world of publishing

 

Airbnb is moving beyond its internet roots into the world of publishing with the launch of a glossy quarterly magazine.

The apartment rental website – which sparked a social media storm earlier this year when its new logo was compared to genitalia – is launching the first edition of the magazine this week.

 

The 128-page magazine, called Pineapple, is a glossy coffee table production of the same ilk as i-D or Wonderland.

 

The magazine promises to take a “new and inspiring look at travel through the lens of the Airbnb community”.

 

Each edition will look at three cities, with London, Seoul and San Francisco being featured first.

 

“A couple of years ago we mapped out the user journey of the experience of Airbnb hosts, guests and travellers,” said Andrew Schapiro, head of brand creative at Airbnb. “The realisation is the majority of experience [after booking online] is offline in people’s homes or neighbourhoods around the world. So it was a natural transition to tell stories in a printed format. We see the magazine living in people’s homes on their coffee table.”

 

An initial run of 1,500 copies Will be distributed in the US and North America, hitting UK shelves on the 21 November through Antenne Books, which deals with boutique outlets including the Design Museum, Foyles, Tate Modern and Daunt Books.

It will be priced at £9, with around 1,000 copies also available to buy via the Airbnb website.

There are also plans to eventually have mobile and tablet editions if the company sticks with its move into publishing.

 

“Airbnb is one of the world’s largest story-doing platforms,” says Jonathan Mildenhall, chief marketing officer at Airbnb. “Long form content is an essential part of our future strategy. The magazine format will be ongoing although we are awaiting the response to issue one prior to determining the long term frequency of publication.”

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L'âge d'or des séries scandinaves

L'âge d'or des séries scandinaves | (Media & Trend) | Scoop.it
Depuis le milieu des années 2000, les séries télévisées venues du froid connaissent un formidable retentissement mondial. Leur recette : un fort financement public, un recours systématique aux coproductions, des méthodes inspirées du monde anglo-saxon et un accent continuellement mis sur la qualité de la création.

La Russie a envahi la Norvège. Quand le nouveau Premier ministre norvégien a décidé de stopper net la production de pétrole du pays au nom d'impératifs écologiques, l'ogre russe s'est invité sans prévenir sur le territoire de son petit voisin nordique pour en prendre le contrôle. L'Union européenne ne dit rien, car elle approuve sans le dire ; les Etats-Unis se sont mis hors jeu après avoir quitté l'Otan ; l'Arabie saoudite est rongée par une guerre civile… C'est une crise internationale majeure. Le chef du gouvernement norvégien choisit pourtant de ne pas se confronter avec son envahissant voisin et la population reste divisée entre collaboration et résistance... Actuellement en tournage à Oslo, la série norvégienne « Occupied » se place sur un terrain passionné, celui de la géopolitique. Ses producteurs - Yellow Bird, filiale de Zodiak Media, la télévision norvégienne TV2 et la chaîne franco-allemande Arte - ont investi une ancienne imprimerie de la ville pour recréer le siège du gouvernement norvégien. Imaginée et conçue par Jo Nesbo, une des stars de la littérature noire norvégienne, la série dispose d'un budget élevé, de l'ordre de 10 millions d'euros. Ses créateurs affichent clairement leurs ambitions à l'international pour cette fiction haut de gamme, dont l'actualité est devenue brûlante depuis l'apparition du conflit en Ukraine. Produite dans un petit pays de 5 millions d'habitants, « Occupied » a vocation à trouver un public partout dans le monde. Elle entend bien suivre le chemin tracé par d'autres séries scandinaves comme « Borgen », « The Killing », « Millenium » ou encore « Real Humans », pour ne citer que les plus connues, qui ont su essaimer avec brio au-delà de leur pays d'origine.

Dans le sillage de « Borgen » 

C'est un fait : depuis le milieu des années 2000, les productions venues du nord de l'Europe ont acquis une aura internationale spectaculaire. Elles ont largement franchi leurs frontières pour partir à la conquête du reste de l'Europe et des Etats-Unis. Un cap a été franchi avec « Borgen », vendue dans 80 pays dans le monde, et « The Killing », qui a fait l'objet d'un remake aux Etats-Unis en plus d'une distribution internationale étendue. Deux séries danoises qui montrent que le petit royaume de 5,6 millions d'habitants a une longueur d'avance sur la Suède et la Norvège. Adam Price, le créateur de « Borgen », a été le premier surpris. « Nous avons été époustouflés par le succès de "Borgen", et nous le sommes toujours, reconnaît-il. Quand j'ai proposé le projet à la télévision publique danoise, en 2007, ils étaient réticents au départ, voire un peu effrayés. C'était une série politique et ils n'en avaient jamais fait, étant plutôt habitués aux séries policières. "Borgen" a été lancé et la télévision danoise était quasiment certaine que la série ne voyagerait jamais en dehors du Danemark ! »


Les raisons du succès danois sont nombreuses. «  La première est que le Danemark est un petit pays. Les producteurs, auteurs, réalisateurs ou encore scénaristes travaillent aussi bien pour des films de cinéma que pour des séries ou même des publicités. C'est souvent leur seule solution pour pouvoir travailler régulièrement. Une autre raison est historique : il y a trente ans, plusieurs producteurs sont partis aux Etats-Unis et ils en ont ramené de nouvelles méthodes de travail, notamment le recours aux "show runners". Ensuite, il y a au Danemark, mais également dans les autres pays scandinaves, une très étroite collaboration entre producteurs, réalisateurs et scénaristes. Quand on ajoute à ça notre système de financement très généreux, cela explique le succès de nos séries  », analyse Claus Ladegaard, directeur de la production au DFI (Danish Film Institute), l'équivalent danois de notre CNC.

 

Au Danemark, avant son succès à l'international, « Borgen » avait déjà fait parler de lui en étant suivipar 1,6 million de téléspectateurs, soit presque le tiers de la population, bébés compris ! La diffusion des séries locales porte la part d'audience des chaînes jusqu'à 60 % dans le meilleur des cas. Un score qui fait rêver. Les séries, et notamment les séries policières, sont une véritable institution. Le genre marche partout dans le monde, mais le Danemark est l'un des rares pays à pouvoir l'exporter.

 

Conséquence directe de ces succès, le Parlement danois, dont les intrigues sont parfaitement connues des téléspectateurs de « Borgen », a décidé d'augmenter de 50 % les fonds octroyés au DFI pour financer les séries à partir de l'année prochaine. «  Les hommes et femmes politiques ont compris qu'il se passait quelque chose autour des séries aujourd'hui. Beaucoup de séries à succès viennent des Etats-Unis, mais c'est aussi le cas pour les danoises. Nous avons insisté sur le fait que nous pouvons soutenir plus de séries d'excellente qualité qu'aujourd'hui  », explique Claus Ladegaard.

 

L'exemple danois s'est étendu à la Suède et à la Norvège. En Suède, la télévision publique, SVT, a également décidé d'augmenter son budget consacré à la fiction pour surfer sur la mode des séries scandinaves. «  Les téléspectateurs sont de plus en plus ouverts aux séries venues d'ailleurs. Et nous, de notre côté, nous sommes obligés d'aller voir ailleurs, car nos marchés sont trop petits  », estime Christian Wikander, patron de la fiction au sein de la SVT, la télévision publique suédoise. La qualité des séries scandinaves a d'abord été reconnue sur le crime, suivant en cela une histoire littéraire très riche dans ce domaine - que les Anglo-Saxons ont appelée « Nordic Noir » - et une tradition bien ancrée dans la fiction audiovisuelle scandinave. «  Je suis convaincu que les nombreux romans noirs à succès qui ont été publiés en Scandinavie au cours des quinze dernières années ont ouvert la voie à la fiction  », estime Lars Lundström, le créateur de « Real Humans ».

Pragmatisme et maturité créative

A cela, on peut ajouter une capacité à parfaitement retranscrire le réel, à créer des personnages forts auxquels les téléspectateurs peuvent facilement s'identifier, à évoquer des thèmes de société qui les concernent, via la porte d'entrée que constituent les enquêtes policières. «  Quand on regarde une série danoise, on voit la société danoise, car leurs séries sont très liées aux problèmes du quotidien. Les Danois sont considérés comme des leaders dans la production en télévision, car ils ont adopté une méthode bien à eux qui a beaucoup de succès. Mais aujourd'hui, sur le plan créatif, je pense que la Norvège est l'endroit le plus intéressant  », défend Marianne Gray, productrice d' « Occupied » pour Yellow Bird. Dans la série, Henrik Mestad, acteur fétiche du théâtre norvégien, tient le rôle phare du Premier ministre. Il est plus vrai que nature. « Occupied » pose des questions sensibles : quel serait le comportement des Norvégiens en cas d'invasion. «  Nous vivons dans un pays très sûr, donc nous ne pouvons nous plaindre de rien. En conséquence, nous avons besoin d'un côté sombre. Il sommeille en chacun de nous. La peur est aussi présente. Pour "Occupied ", c'est celle d'une invasion russe. Et quand on voit ce qui s'est passé en Ukraine, cela fait réfléchir  », sourit Christopher Haug, directeur de la fiction au sein de la chaîne TV2, financeur et diffuseur d' « Occupied » en Norvège. Le rythme de production est similaire à celui des grandes séries internationales. Il faut 22 jours pour tourner deux épisodes, et les scénarios s'écrivent au fur et à mesure dans la salle d'écriture également basée sur le lieu de tournage. La deuxième saison est déjà dans la tête de ses concepteurs.

Le cap sur l'international

A l'instar d'« Occupied », les séries scandinaves de grande ampleur mettent toutes le cap sur l'international. «  La qualité des séries scandinaves s'améliore sans cesse, poursuit Christopher Haug. Nous avons beaucoup appris des autres pays, en premier lieu des Etats-Unis ; nous avons plusieurs façons de raconter les histoires et sommes obligés d'avoir plus de créativité car nous avons moins d'argent. » Quand on a moins de moyens que les Américains, les Anglais ou même les Français, on est obligé de miser sur le pragmatisme, la créativité et la qualité pour se faire une place dans le monde hyperconcurrentiel de la fiction télévisée. La recette scandinave mélange un fort financement public, un recours systématique aux coproductions entre les pays de la région, une implication des chaînes publiques, des méthodes venues du monde anglo-saxon et un accent continuellement mis sur la qualité de la création... Les créateurs et scénaristes sont les rois.

 

De plus en plus, les créateurs du monde entier viennent chercher leurs idées en Scandinavie. Les remakes se multiplient - à l'instar de « The Bridge », coproduction entre la Suède et le Danemark qui a fait l'objet de plusieurs adaptations, entre la France et la Grande-Bretagne (« The Tunnel » pour Canal+), ou encore entre les Etats-Unis et le Mexique -, et les diffuseurs sont de plus en plus présents. Les chaînes françaises, notamment, regardent de très près ce qui se passe dans le Nord. Arte a été précurseur en diffusant « Borgen », « The Killing » ou encore la série suédoise « Real Humans ». Avec « Occupied », la chaîne franco-allemande a franchi un cap supplémentaire en devenant coproductrice de la série et non plus simple acheteur. «  Nous avons trouvé chez les Scandinaves un véritable savoir-faire en termes de séries. Ils sont arrivés à une vraie maturité en termes de création et de production », note Adrienne Fréjacques, en charge de la série « Occupied » chez Arte.

 

Les distributeurs internationaux se penchent de plus en plus sur le sujet, en amenant de l'argent et une très forte visibilité sur les marchés. StudioCanal, la filiale de production et de distribution du groupe Canal+, est même allé plus loin qu'Arte. En avril dernier, il a créé Sam Productions, une société qui réunit autour d'elle Adam Price, Soren Sveistrup, le créateur de « The Killing », et Meta Louise Foldager, la productrice de plusieurs films de Lars von Trier. «  Nous avons un intérêt très clair pour tout ce qui vient du Nord. Nous avons commencé à regarder dans cette direction en 2011, car nous trouvons qu'il y a beaucoup de talents. Cette nouvelle société nous permet de resplendir vers plein de nouveaux acteurs dans la région scandinave. Concrètement, ils vont créer et nous allons financer et distribuer », explique Romain Bessi, directeur général adjoint de StudioCanal.

La fiction scandinave est sur un petit nuage. Adam Price reçoit dans les locaux flambant neufs de Sam Productions, situés dans le centre de Copenhague. Dans la salle d'écriture, les scénaristes s'activent. «  Avec le succès international de "Borgen" et de "The Killing", nous avons reçu beaucoup d'offres intéressantes de partout dans le monde. Le petit Danemark est devenu très international. Les chaînes de télévision, les artistes, les producteurs, les distributeurs nous appellent, car ils veulent travailler avec nous. Notre challenge est de ne pas céder à la facilité et de maintenir la qualité de nos séries  », analyse le créateur de « Borgen ». Un constat partagé par tous. Après être arrivés au sommet, le plus dur sera de s'y maintenir, sans céder à l'ivresse des cimes.

 

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Twitter réfléchit à de nouvelles applications mobiles

Twitter réfléchit à de nouvelles applications mobiles | (Media & Trend) | Scoop.it
De nouvelles fonctionnalités concernant la messagerie privée devraient être lancées d'ici la fin de l'année, a annoncé le directeur général.

Twitter envisage de créer de nouvelles applications mobiles et réfléchit aux moyens de faciliter l'utilisation de son service pour les néophytes, au moment où Facebook et d'autres réseaux sociaux se disputent l'audience sur les smartphones. Sur le Nasdaq, le titre a grimpé de 7,45% à 42,54.

Le directeur général Dick Costolo a déclaré que Twitter prévoyait également d'accélérer le rythme des changements et d'ajouter davantage d'outils à son service de messagerie privée. "Je crois fermement que la viralité de la messagerie privée est importante pour notre croissance à long terme", a déclaré Dick Costolo. Il a ajouté que certaines des nouvelles fonctionnalités seraient lancées d'ici la fin de l'année.

Des dirigeants de Twitter ont déclaré que le groupe devait en faire davantage pour aider les nouveaux utilisateurs à comprendre le fonctionnement de son service. Ainsi, un "fil instantané d'actualités" sera bientôt fourni aux nouveaux utilisateurs sans qu'ils aient eu à suivre d'autres profils.

Ces dernières années, Facebook a choisi d'étoffer ses services en créant des applications distinctes, centrées sur l'actualité par exemple, et a récemment séparé sa messagerie privée. Twitter compte actuellement 284 millions d'utilisateurs, contre 1,3 milliard pour Facebook.

En octobre, le site de microblogging avait annoncé que les "timelines", sortes de tableau de bord des messages postés qui est l'équivalent chez Twitter du nombre de pages internet vues par utilisateur, avaient baissé de 7% au niveau mondial au troisième trimestre.

 

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YouTube vient concurrencer Spotify et Deezer

YouTube vient concurrencer Spotify et Deezer | (Media & Trend) | Scoop.it
La filiale de Google a trouvé un accord avec les labels indépendants. Elle lance son offre de streaming musical la semaine prochaine.

Alors que le streaming est perçu par l’industrie de la musique comme l’avenir du secteur, le paysage est en pleine recomposition pour cette forme de consommation numérique consistant à écouter sans télécharger. Deezer et Spotify sont en effet en passe de voir débouler sur leur terrain de chasse de nouveaux concurrents et, parmi eux, des géants.

Selon le « Wall Street Journal », YouTube, la plate-forme vidéo de Google, lancera dès lundi prochain sa première offre de streaming musical aux Etats-Unis et dans six pays européens (Grande-Bretagne, Finlande, Espagne, Irlande, Italie et Portugal). Music Key, le nom de ce service, permettra d’écouter de la musique sans publicité que l’on pourra aussi utiliser en fonds sonore sur son mobile. Elle sera proposé aux prix promotionnel de 7,99 dollars par mois pour son démarrage avant de s’aligner ensuite sur les tarifs de Spotify (9,99 dollars mensuels).

  

Le dernier obstacle au lancement de cette offre de streaming avait récemment été levé grâce à l’accord conclu avec Merlin, l’organisation surnommée la « quatrième major » car elle coiffe au niveau international 20.000 labels indépendants comptant des artistes de renom, comme les Arctic Monkeys.

Apple en embuscade

L’arrivée de YouTube pourrait bien changer la donne du secteur. Le service vidéo de Google compte pas moins d’un milliard d’utilisateurs par mois. S’il en convertissait ne serait-ce que 5 % à son offre de streaming, il se hisserait au niveau de Spotify, qui vient de faire savoir qu’il comptait 50 millions d’utilisateurs, dont 12,5 millions payants.

Apple, qui a racheté Beats et voit les téléchargements sur iTunes baisser depuis cette année, pourrait aussi investir massivement sur ce créneau, avec des moyens également importants. Le secteur est par ailleurs investi par des jeunes pousses de « niche ». SoundCloud, une start-up berlinoise très appréciée des artistes pour communiquer avec leurs fans, va ainsi offrir un service payant dès l’an prochain.

Le chantage de Google

Pour Thierry Chassagne, le président de Warner Music France, l’arrivée de nouveaux acteurs dans le streaming est « une bonne chose, notamment parce que c’est le meilleur moyen de lutter contre le piratage ». Selon lui, avec la hausse du volume de morceaux écoutés, « les artistes devraient rapidement en sentir l’impact sur leurs revenus ».

Une partie de l’industrie du disque reste toutefois sur ses gardes. Si YouTube avait déjà signé depuis longtemps des accords de reversements de droits avec Universal, Sony et Warner, les discussions pour son nouveau service de streaming ont en effet été bien plus rugueuses avec Merlin . YouTube a même menacé en juin dernier de retirer les vidéos promotionnelles de ces labels parce que la négociation ne progressait pas assez vite à son goût.

Le boycott de Taylor Swift

L’artiste américaine Taylor Swift a de son côté boycotté Spotify pour le lancement de son dernier album. Elle considère que le service est une « expérience » faite sur le dos des artistes et des producteurs. Il n’en reste pas moins que Spotify a désormais payé 2 milliards de dollars en royalties, a expliqué mardi dans un post de blog Daniel Ek , son directeur général. Taylor Swift ne serait d’ailleurs pas la plus mal traitée. Selon Daniel Ek, un artiste ayant autant de succès qu’elle devrait en effet toucher très vite au moins 6 millions de dollars par an grâce à Spotify.

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Quand le placement de produits s’insinue dans la littérature ...

Quand le placement de produits s’insinue dans la littérature ... | (Media & Trend) | Scoop.it
Une nouvelle forme assez effarante de placement de produit émerge. Citées dans des romans, où elles font partie de l’intrigue, les marques traquent le lecteur.

Une dernière citadelle vient de tomber. Il y a encore peu de temps persistait un domaine inviolé dans lequel le consommateur était assuré de pas être traqué comme un vulgaire gibier par les annonceurs et les professionnels du Net : la littérature. On n’y évoquait les marques qu’à bon escient, histoire de vanter – par exemple – le bon goût anglais de Sherlock Holmes en matière de chapeau, de canne ou de veston. Mais l’initiative tenait plus de la documentation méticuleuse que de la démarche promotionnelle parodiée par Bret Easton Ellis dans « American Psycho »...

Mais voilà que s’ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire du « placement de produit ». selon un article assez détonant du « New York Times » (2 novembre). Le support ? Le dernier livre électronique d’Hillary Carlip , « Find Me I’m Yours ». L’astuce ? Moyennant une (forte) rémunération, on y pratique un placement de produit sélectif, « collant » littéralement à l’intrigue romanesque...

Démarche décomplexée

On croyait pourtant tout connaître du placement de produit. Procédé ancestral – déjà utilisé par les frères Lumière ! –, il met en avant, moyennant finances, un produit ou une marque sur différents supports culturels (cinéma, TV...) pour l’aider à gagner en sympathie ou en notoriété. Côté littérature, le rusé Gérard de Villiers avait flairé le filon dès les années 1970, « dealant par exemple », selon un acteur de l’époque, « avec le groupe Havas, le nombre de citations de la vodka Eristoff dans son prochain SAS... »

Une démarche à la fois décomplexée... et quelque peu empirique. Dans son e-book, Hillary Carlip fait, elle, du cousu main. Elle met en scène une héroïne un peu barrée, Margs, travaillant pour un site Internet de robes de mariée, cherchant l’amour à Los Angeles... et accompagnée d’un protagoniste inattendu, l’édulcorant artificiel Sweet’N Low, indissociable de sa vie dans les 356 pages. Sweet’N Low ? C’est bien simple, c’est son « best friend ». Un copain l’attaque sur la possible dangerosité du produit ? « J’ai été vérifier en ligne, rétorque-t-elle, et j’ai trouvé des études qui montrent que Sweet’N Low est sûr [...] Il est impossible de démontrer le moindre lien entre le produit et tout type de cancer chez l’homme », assure Margs. Elle l’aime même au point d’exhiber ses ongles qu’elle a peints en rose à la manière du packaging des paquets.

Un investissement de 1,3 million de dollars

Intéressée par le procédé, la société Cumberland Packing Corporation, propriétaire de l’édulcorant, a investi 1,3 million de dollars dans le roman. D’autres ont suivi. Ubuesque ? A peine, si l’on admet qu’avant d’être une œuvre littéraire le livre électronique « Find Me I’m Yours », accessible sur tablette, publié par RosettaBooks et distribué par Amazon, Apple’s iBook Store, Barnes & Noble’s Nook Store et Kobo, est d’abord un appât pour annonceurs. Un leurre de roman. Via les 33 sites Internet et les Web TV shows, qui approfondissent certaines parties du livre et des liens vers les réseaux sociaux, « Find Me I’m Yours » est d’abord un outil à produire du contenu sponsorisé par de grandes marques. Le dispositif mis en place a pris trois ans et son développement a coûté 400.000 dollars aux studios Storyverse. Mais son succès, s’il se confirme, pourrait impacter le « business model » des éditeurs américains.

D’autant qu’Hillary Carlip détient un joker dont ne peuvent se targuer ses concurrents : à côté des e-books, elle a mis en vente 15.000 cartes électroniques à 6,99 dollars, au format de carte postale, assorties d’un code personnel. Le lecteur charge ainsi le code et le roman sur son ordinateur... mais ignore que, grâce à ce code, les services marketing peuvent tout savoir de sa manière de lire (ou de relire certains passages) et du moment où il s’interrompt. « Ce qui offre la possibilité aux annonceurs de disposer d’analyses ultrapointues sur les clients », souligne Arthur Klebanoff, patron de RosettaBooks.Déjà, HarperCollins et Simon & Schuster testent ces « e-book cards ». Le tracking a de beaux jours devant lui...

 

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La trésorerie de M6 reste dans le pré

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Au troisième trimestre, les recettes publicitaires de la chaîne dirigée par Nicolas de Tavernost ont progressé de 1 % malgré un marché atone.

 

Nicolas de Tavernost, l’emblématique patron de M6, a dû esquisser un rictus de soulagement. Au troisième trimestre, les recettes publicitaires de son groupe s’affichent en progression (+1 %) malgré un « marché atone », selon des résultats publiés mardi 28 octobre.

Une hausse à contre-courant des prévisions, qui anticipaient un recul de 4 %. Et un message au marché : à ce stade, le départ du patron de la régie, Robin Leproux, le 11 septembre, n’a pas eu d’impact sur les résultats. Sur le trimestre, le chiffre d’affaires global du groupe progresse de 0,8 %, à 264,1 millions d’euros, et son résultat opérationnel courant est en hausse de 2,2 %, à 28,9 millions.

Ce retour au vert de la publicité, après un premier semestre à – 3,8 %, marque-t-il la fin de la morosité dans laquelle se débattent les chaînes de télévision gratuites ? Ce serait trop beau. « La visibilité reste très limitée », admet le groupe, qui a conscience que son résultat a des ressorts conjoncturels.

 

Après avoir subi, en juin, l’exode de certains budgets vers les chaînes qui diffusaient la Coupe du monde de football (TF1 et beIN Sports), M6 et ses « Reines du shopping » ont bénéficié d’un retour de balancier, aidé par de bonnes audiences en août (10,5 % de part de marché) et le développement de la publicité vidéo sur le Web. Cette croissance témoigne donc surtout de la volatilité extrême du marché publicitaire, et donc de la fragilité des groupes qui en dépendent.

Cela fait longtemps que M6 a conscience de cette réalité et travaille à se diversifier. Ainsi, sur les neuf premiers mois de l’année, son chiffre non publicitaire progresse de 5,1 %. Un résultat tout autant soutenu par le succès d’un film comme les Vacances du petit Nicolas que par sa filiale de vente à distance, Ventadis.

Décrets plus favorables aux chaînes

Assez pour compenser les pertes publicitaires, mais pas pour soutenir une réelle croissance. M6 continue pourtant de dormir sur une trésorerie nette de 190 millions d’euros au 30 septembre, à l’instar de sa concurrente TF1, qui affichait 284 millions à fin 2013 – et dont les résultats trimestriels étaient attendus, mercredi 29 octobre.

 

Ces groupes déplorent de ne pouvoir exploiter cette manne. En septembre, une note opportune de Natixis pointait « la réglementation qui interdit depuis 1986 aux chaînes de réinvestir leurs excédents de trésorerie dans leurs outils de production ». Ces excédents ne sont pas non plus distribués aux actionnaires, puisque les chaînes espèrent toujours une évolution des règles.

Elles devraient obtenir en partie satisfaction en 2015, avec la publication de décrets plus favorables aux chaînes en matière de distribution et de commercialisation des œuvres. Mais sans Big Bang. A court terme, le plus probable reste que M6 et ses pairs continuent à rogner leurs coûts et à se battre pour maintenir leurs volumes publicitaires, tout en croisant les doigts pour que les nouveaux usages façon Netflix ne se développent pas trop vite.

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La Ligue de football pourrait réclamer 10 millions d'euros à Twitter

La Ligue de football pourrait réclamer 10 millions d'euros à Twitter | (Media & Trend) | Scoop.it

L'instance reproche à Vine, une application filiale du réseau social permettant de poster des minividéos, d'autoriser le piratage des matchs de L1.

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La grogne des détenteurs de droits sportifs monte contreVine. Cette fois, l'application rachetée par Twitter en 2012, permettant de poster des minividéos, est dans le collimateur de la Ligue de football professionnel (LFP). Dans son viseur, les «Football Vine», ces extraits de matchs à la télévision que les internautes filment à partir de leur téléphone portable et partagent sur le Web.

 

Détentrice des droits du championnat de France diffusé surCanal+ et beIN Sports, la LFP a décidé de taper du poing sur la table pour faire cesser ce piratage. Elle a déjà adressé à Twitter trois mises en demeure formelles d'un cabinet d'avocats américain qu'elle a spécialement mandaté. En vain. Le géant américain n'a jamais donné suite. «Il est incompréhensible qu'une société cotée et prétendument sérieuse comme Twitter traite avec autant de légèreté la question du copyright», déplore Jérôme Perlemuter, responsable des affaires juridiques à la LFP et ancien avocat. Pas de quoi décourager pour autant l'instance sportive. «Si Twitter refuse de prendre en compte la question des ayants droit, nous serons contraints d'agir devant les tribunaux», prévient M. Perlemuter.

 

L'enjeu est crucial. Car ces vidéos «sauvages», de plus en plus répandues, posent un double problème. D'abord aux chaînes de télévision qui achètent très cher des droits exclusifs, constamment piratés, même s'il s'agit d'une concurrence touchant surtout leurs magazines et leurs contenus digitaux. Ensuite à ceux qui commercialisent les droits et n'ont aucun intérêt à voir leur valeur diminuer à cause de ce pillage 2.0.

50 vidéos piratées par jour

Durant la saison, environ 50 vidéos piratées circulent sur Twitter par journée de championnat. Récemment, deux grands sites ont justement été assignés par la LFP devant les tribunaux pour avoir posté des vidéos de Ligue 1. Résultat: l'affaire s'est conclue autour d'un dédommagement de 5000 euros la vidéo. Sur cette base, la LFP pourrait donc réclamer quelque 10 millions d'euros à Twitter…

Pour faire cesser les «Football Vine», Twitter a bien mis en place un système permettant aux ayants droit de notifier par e-mail les vidéos pirates. Mais dans les faits, le service met parfois jusqu'à dix jours pour retirer les contenus. Et certains extraits ne sont jamais ôtés. Surtout, les vidéos Vine profitent au business de Twitter lorsqu'elles sont entourées de publicités…

 

Il existe pourtant des systèmes collaboratifs très efficaces, utilisés notamment par YouTube ou Dailymotion. La LFP a d'ailleurs conclu des contrats avec ces deux plates-formes pour leur permettre de diffuser légalement les meilleurs moments du championnat. La «chaîne» Ligue 1 sur YouTube compte ainsi plus de 300.000 abonnés.

 

La LFP n'est pas la seule à voir rouge. En Grande-Bretagne, la Premier League est aussi montée au créneau. Cet été, les dirigeants de la Ligue anglaise ont prévenu sur la BBC qu'ils agiraient contre les fans postant des vidéos de matchs sur des plates-formes, pointant une «violation de copyright».

 

La LFP est parfaitement déterminée. «Nous n'avons pas pour habitude de communiquer sur ces questions, mais c'est peut-être la seule manière de faire réagir Twitter.» À bon entendeur…

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