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Trace TV séduit les fonds d'investissement

NextStage, dirigé par Grégoire Sentilhes, participe à une augmentation de capital de 5 millions de la chaîne de télévision R'n'B'.
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Canal+ : Dominique Delport pressenti pour remplacer Bertrand Méheut

Canal+ : Dominique Delport pressenti pour remplacer Bertrand Méheut | (Media & Trend) | Scoop.it
Vincent Bolloré prend le pouvoir à Canal+. Il placera bientôt son homme de confiance, actuellement à la tête de Havas, au sommet du groupe.

 

Vincent Bolloré prend le pouvoir à Canal+. Le tandem Méheut-Belmer qui dirigeait le groupe va être remplacé en deux temps. Aujourd'hui, une première tête a roulé : celle de Rodolphe Belmer, démis de toutes ses fonctions, y compris chez Vivendi Contents, la filiale qu'il avait créée au niveau de la maison mère du groupe Canal+, Vivendi. Le deuxième départ, celui de Bertrand Méheut, le patron du groupe Canal+, est acté, même s'il est différé dans le temps. Selon nos informations, Vincent Bolloré compte confier Canal+ à l'un de ses hommes de confiance : Dominique Delport.

 

Ami-ami avec tous les politiques

 

Membre du conseil de surveillance de Vivendi, Delport, 47 ans, a été nommé PDG de Havas Média France en 2008 dans les bagages de Bolloré. Il est l'un des Bolloré boys les plus influents du groupe. Il était également l'un des animateurs de D8 lorsque Bolloré a lancé sa première chaîne de télévision au début de la TNT. Son expérience multimédia en fait un atout dans la manche de l'actionnaire breton.

Une page se tourne dans l'histoire de Canal+, qui aura grosso modo connu deux époques auparavant : celle des fondateurs, le tandem Lescure-de Greef autour de la figure d'André Rousselet. Puis la reprise en main par le tandem Méheut-Belmer sous la houlette lointaine de Jean-René Fourtou chez Vivendi. Il était écrit que Vincent Bolloré, en se voyant ouvrir la porte du groupe Vivendi, finirait par placer ses hommes partout après une période d'observation plus ou moins courte.

 

L'actionnaire Bolloré est d'un naturel très interventionniste. Stratège brillantissime, méthodique, dissimulé, précis, il décide de tout et descend à un degré de détails inimaginable pour un patron de son niveau. On ne sait encore ce que sera la grille de rentrée de Canal+, mais une chose est certaine : Bolloré la dessinera lui-même, à sa main. À mille lieues de "l'esprit Canal+", le Breton, proche de Nicolas Sarkozy, déteste les ennuis politiques. Il ne veut pas non plus d'ennuis avec François Hollande, dont il fit travailler l'ex-compagne, Valérie Trierweiler, sur D8.

 

Des Guignols cryptés ?

 

Bolloré ne souhaite en aucun cas que ses affaires industrielles puissent être gênées. Ses médias doivent être lisses, sans bavure, et rapporter un peu d'argent si possible. Dans cet esprit, il a donc interdit à Havas, son agence média, de pratiquer les conseils politiques durant les heures de bureau. Les Guignols représentent typiquement le genre de programme qui ne correspond pas à la ligne éditoriale à la mode Bolloré.

 

Mais l'homme est patient. S'il sent que l'obstacle est difficile à détruire, il le contourne et finit toujours par parvenir à ses fins. L'émotion a été vive quand il a été question d'en finir avec les marionnettes. Bolloré l'a compris, il opère un recul stratégique :Les Guignols seront remodelés. Mais il y a tout lieu de penser que leur enterrement est déjà programmé. Un cryptage des Guignols n'est pas à exclure...

  
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“Les Guignols de l'info” restent , “Le Grand Journal” sur la sellette, Rodophe Belmer écarté

“Les Guignols de l'info” restent , “Le Grand Journal” sur la sellette, Rodophe Belmer écarté | (Media & Trend) | Scoop.it

Selon nos informations, “Les Guignols” pourraient finalement passer au rythme hebdomadaire. Vincent Bolloré souhaite en revanche remettre en question une autre émission de Canal+ : “Le Grand Journal”. En attendant, il remplace le numéro 2 de la chaîne, Rodophe Belmer.

 

On en sait un peu plus sur l'avenir des Guignols sur Canal+. Lors d'un comité d'entreprise de Vivendi (propriétaire de Canal+) qui s'est tenu ce matin, Vincent Bolloré, le président du conseil de surveillance, a expliqué ce qu'il souhaitait voir évoluer au sein de la chaîne cryptée. Selon nos informations, « pour Vincent Bolloré, il est hors de question de faire disparaître les Guignols de l'antenne, confie à Télérama une source présente à cette réunion. Une réflexion est toutefois entamée sur la possibilité de modifier le mode actuel de diffusion de l'émission (sans doute un passage à un rythme hebdomadaire, ndlr) ».

 

Toujours selon cette source, « Vincent Bolloré estime plus largement que la production externe doit cesser et revenir en interne afin d'abaisser les coûts. Cela concerne essentiellement les programmes en clair. » Dans le collimateur de Bolloré : Le Grand Journal, facturé environ 100 000 euros par jour par le producteur KM, aux audiences déclinantes. Un conseil d'administration se tenait ce jour à partir de 14h30 « pour trouver une nouvelle orientation sur les émissions de Canal+ en général », nous précise-t-on.

 

En tous cas, il y a désormais une première victime du grand ménage enclenché à Canal+ Vincent Bolloré : Rodolphe Belmer, son directeur général depuis dix ans. Ce dernier est écarté au profit de son bras droit, Maxime Saada. Dans un communiqué, le groupe Vivendi annonce que cette nomination s'effectue « sur la recommandation de Bertrand Meheut », le président de Canal+.

 

 

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Mad Men writers rebooting Fatal Attraction for TV

Mad Men writers Maria and Andre Jacquemetton are adapting 1987 thriller Fatal Attraction as an event series for TV.

 

US broadcast net Fox has put the project into development.

Several US trades reported the news yesterday, with Paramount Television Production making the series as it moved back into TV production.

 

The film was produced by Paramount Pictures and the series will follow the same story of a married man who has an affair and finds his sexual indiscretions come back to haunt him.

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ITV relaunches channel in Singapore

ITV relaunches channel in Singapore | (Media & Trend) | Scoop.it

UK broadcaster ITV is relaunching its ITV Choice channel in Singapore after striking a deal with the TV arm of local telco Singtel.

The channel has previously been carried in the country on the StarHub platform before being taken off the platform in 2013 having launched in 1997, and the Singtel carriage deal marks its return.

The drama and entertainment service will be programmed with ITV shows including scripted offerings Doc Martin (pictured) and The Trials of Jimmy Rose, both of which will be shown within 24 hours of their UK TX on ITV1. Other drama titles on the channel will include Vera, Lewis, Murdoch Mysteries and Midsomer Murders.

There will also be long-running UK soaps Coronation Street and Emmerdale, which will also run within 24 hours of their UK broadcast on ITV.

 

The entertainment line-up will include Paul O’Grady: For the Love Of Dogs and I’m A Celebrity… Get Me Out Of Here!


The ITV Choice launch in Singapore follows recent roll outs on Clear TV in Nepal and DCTV in Taiwan, as well as the channel launching across the Africa continent on DStv in May this year.

 

Nic van Zwanenberg, channel director of ITV Choice, said: “Our new and improved schedule means Singaporean viewers no longer have to wait for their favourite shows and they can engage in all the social media conversations around our high rating content as viewers of ITV Choice do in other parts of the world.”

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Netflix cord-cutters ‘on the up’

Netflix cord-cutters ‘on the up’ | (Media & Trend) | Scoop.it

Just 67% of 829 respondents surveyed by CutCableToday said they still had a pay TV subscription, with 9% saying they planned to cancel their service next year and a further 16% currently unsure if they would have pay TV a year from now.

CutCableToday employed an independent company to survey random Netflix subscribers, and the site claimed the findings were evidence those remaining with pay TV services would “steadily decline moving forward”.

 

The research showed the best weapon pay TV services have against cord-cutting was service bundling, with 39% of respondents saying they took internet, TV and phone services together.

CutCableToday said cancelling bundles were “notoriously difficult to break, penalising cord cutters with higher internet prices when they cancel their pay TV”.

 

Ninety-two per cent of respondents said they were satisfied with their Netflix service, while Amazon Prime Instant Video proved the most popular complementary streaming service among Netflix subscribers.

 

Some 47% said they used Amazon alongside Netflix, with 30% using HBO Now, 27% using Hulu Plus and 5% using Sling TV.

Quality content, price, on-demand availability and simplicity were found to be the four key features for Netflix users.

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Après sa remise à flot, France 2 veut poursuivre sur sa lancée

Après sa remise à flot, France 2 veut poursuivre sur sa lancée | (Media & Trend) | Scoop.it
À la rentrée, la vitrine de France Télévisions renforcera son JT de 20 heures et misera sur la fiction française.

 

France Télévisions ou l'ironie du sort… Alors que son président, Rémy Pflimlin, dont le mandat n'a pas été renouvelé, s'apprête à passer la main fin août, France 2, le navire amiral du groupe, ne s'est jamais aussi bien porté.

 

Longtemps en rade, la chaîne vitrine de France Télévisions a vu son audience augmenter depuis le mois de septembre dernier et affiche en juin une part d'audience de 14,3 %, en hausse de 0,8 point sur un an. «Au premier semestre, France 2 est la seule chaîne historique à progresser», a insisté Rémy Pflimlin.

« Nous souhaitons cultiver la veine d'une information plus abrasive »

Pascal Golomer

L'information a été dynamisée, en témoigne le JT de 20 heures qui réduit de plus en plus l'écart avec son concurrent de TF1. Dépoussiérée, la fiction française, a enchaîné les records d'audience, fidélisant 4 millions de téléspectateurs en moyenne, son plus haut niveau depuis sept ans. Quant à l'offre numérique, elle a été largement développée. Seule ombre au tableau: l'équipe actuellement en place n'est pas parvenue à rajeunir le public de France 2, dont la moyenne d'âge avoisine les 57 ans. Reste que le bilan est globalement positif. «Le travail qui a été accompli va au-delà du redressement de l'audience. L'identité de la chaîne a été reprécisée, et la volonté éditoriale de l'inscrire au cœur de son époque a porté ses fruits. Aujourd'hui, France 2 va bien», estime Bruno Patino, le directeur des programmes de France Télévisions. La grille de rentrée présentée jeudi par l'équipe actuelle s'inscrit donc dans la continuité.

Nagui prend plus de place

Au plus haut depuis cinq ans, l'access prime time repris en main par Nagui, ne sera pas modifié. Il serait en effet délicat de toucher à cette tranche horaire alors qu'elle concentre le plus gros des recettes publicitaires du groupe.

L'information va être consolidée: de nouvelles rubriques vont intégrer le JT de 20 heures. «Nous souhaitons cultiver la veine d'une information plus abrasive», a commenté Pascal Golomer, le directeur de l'information de France Télévisions. David Pujadas, aux commandes du «20 heures», hérite en prime d'un nouveau magazine baptisé «Cellule de crise».

Côté fiction française, la chaîne va poursuivre sur sa lancée avec la diffusion de «10 %» une série de six épisodes signée Cédric Klapisch sur le milieu du cinéma. Malaterra, l'adaptation française du succès britannique Broadchurch, ainsi que Le Passager, une adaptation du thriller de Jean-Christophe Grangé arriveront à l'antenne. Au rayon divertissement, Nagui présentera un nouveau jeu appelé «Pop show». De même, Frédéric Lopez sera à la tête d'un talk-show en deuxième partie de soirée, mais Alessandra Sublet, qui présentait «Un soir à la tour Eiffel», est sur le départ. Elle est pressentie pour rejoindre TF1. Le télécrochet «Prodiges», autour de jeunes talents dans l'univers du classique, fera son retour pour un second numéro.

Curiosité du service public, Delphine Ernotte, qui prendra la tête de France Télévisions fin août, n'a pas la main sur la grille de rentrée. D'ailleurs, elle a décidé d'annuler la traditionnelle conférence de presse de rentrée. En revanche, c'est elle qui devra assumer les éventuels échecs. Il y a cinq ans, Rémy Pflimlin avait fait face une première saison catastrophique, qui avait été mise en place par l'équipe précédente. «Le meilleur est à venir», rassure Bruno Patino.

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#TouchePasAuxGuignols : Twitter au secours des marionnettes

#TouchePasAuxGuignols : Twitter au secours des marionnettes | (Media & Trend) | Scoop.it
"Les Guignols de l'info", programme culte de Canal+, pourrait ne pas être renouvelé à la rentrée prochaine par le patron du groupe, Vincent Bolloré. Twitter et ses utilisateurs n'ont pas l'intention de laisser disparaître leurs marionnettes.

Vincent Bolloré, le patron du groupe Canal+, ne souhaite pas reconduire « les Guignols de l’info » lors de la rentrée prochaine, affirme le site Puremedias . Une douloureuse nouvelle pour le programme culte de la chaîne cryptée qui soufflera bientôt ses 30 bougies. Mais également pour les utilisateurs de Twitter qui refusent de dire définitivement « A Tchao bonsoir » via le hashtag #TouchePasAuxGuignols.

 

L’un des premiers à avoir réagi est Claude Bartolone, le président socialiste de l’Assemblée nationale. Il estime que le programme est nécessaire car cela « aère l’actualité et la manière de commenter la politique », a-t-il expliqué sur France Info.

 Claude Bartolone n'est pas le seul homme politique à réagir et se mobiliser pour sauver les marionnettes en latex. Les réactions n’ont pas tardé non plus, du côté de la droite et des écologistes.

 

Pour Jean-Luc Mélenchon, député européen, cette décision s'apparente ni plus ni moins à un acte de censure. Une hypothèse que confirme d’ailleurs une source citée par Metronews : « A deux ans de la présidentielle, Vincent Bolloré va faire le grand ménage. »

Vincent Bolloré sous le feu des critiques

L’émission satirique des « Guignols » serait-elle donc un danger pour le monde de la politique, alors qu’elle a simplement pour vocation de divertir ? Quoi qu’il en soit, les internautes, qu’ils soient des personnalités ou des quidams, se soulèvent ensemble pour protester contre la suppression programmée des marionnettes. Cible prioritaire : le patron, Vincent Bolloré.

 Afin d’exprimer leur mécontentement, les utilisateurs de Twitter préfèrent toutefois user de l’humour. 

Pas les #GuignolsDeLinfo . #shame #TouchePasAuxGuignols pic.twitter.com/00BH4F4Ki4

— brice (@cebri_garcia) 1 Juillet 2015

Alors qu' une pétition en ligne contre la suppression des « Guignols » vient d'être lancée, les internautes n'oublient pas de rappeler que cette nouvelle intervient le lendemain de la disparition d' Alain de Greef , celui qui avait lancé le programme en 1988.

 

Pour le moment, aucune information n'a été confirmée par le groupe. Mais pour Benjamin Morgaine, l’un des auteurs de l’émission, les « Guignols de l’info » vont bel et bien disparaître. 

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La BBC supprime 1.000 emplois pour faire face à la réduction de son budget

La BBC supprime 1.000 emplois pour faire face à la réduction de son budget | (Media & Trend) | Scoop.it
Le groupe audiovisuel public britannique souffre du gel de la redevance et de la baisse du taux d’équipement en téléviseurs.

La BBC se prépare à un nouveau plan d'économies douloureux. Le directeur du groupe audiovisuel public britannique, Tony Hall, a annoncé jeudi que plus d’un millier d’emplois seraient supprimés, soit 5 % de l’effectif actuel. La « Beeb » espère ainsi réduire ses coûts de fonctionnement de 50 millions de livres en fusionnant des divisions, supprimant des échelons de management et en améliorant l’efficacité des fonctions administratives. Avec les plans précédents, le groupe aura économisé 1,5 milliard de livres par an d’ici à 2017, a souligné Tony Hall.

 

En début de semaine, la BBC Trust, organisme indépendant qui supervise le groupe, a par ailleurs recommandé l’arrêt de la diffusion hertzienne de la chaîne pour les jeunes BBC3 , qui passerait seulement sur le Web. « Le temps des choix difficiles est venu », a dit Tony Hall.

 

La BBC est forcée de s’adapter au recul de ses ressources. Depuis 2011, elle finance elle-même son service international World Service, équivalent en France de France Medias Monde (RFI, France 24...), le gouvernement de David Cameron ayant supprimé la dotation du ministère des Affaires étrangères. Et la redevance audiovisuelle, qui finance le groupe, a été gelée pendant sept ans (à 145,50 livres par foyer, soit 205 euros). Mauvaise nouvelle supplémentaire, dévoilée jeudi, la redevance rapportera 150 millions de livres de moins que prévu l’an prochain (sur un total de 3,7 milliards).

De nouveaux supports exemptés de redevance

Le rendement de ce prélèvement recule car de plus en plus de Britanniques se passent de téléviseur. Au dernier décompte, 5 % des foyers n’étaient pas équipés. Une évolution d’autant plus remarquable que la population progresse de près d’un demi-million de personnes par an. Les jeunes, en particulier, sont de plus en plus friands des services de catch-up, comme l’iPlayer de la BBC, ou de vidéo à la demande. Ces services sont disponibles sur ordinateur, tablette ou smartphone, des appareils qui sont exemptés de redevance. Comme en France, les défenseurs de l’audiovisuel public poussent pour étendre le prélèvement à ces nouveaux supports, mais l’exécutif reste sourd à leur appel pour l’instant.

 

« Ce nouveau plan d’économies sonne comme un avertissement au gouvernement. Les contraintes budgétaires qui pèsent sur la BBC commencent à atteindre leurs limites », estime Toby Syfret, chez Enders Analysis. Le groupe public est d’autant plus inquiet que la convention pluriannuelle qui régit ses relations avec l’Etat touche à sa fin et doit être renégociée dans 18 mois. Des poids lourds du Parti conservateur au pouvoir, à commencer par le ministre de la Culture, ne cachent pas leur hostilité envers la BBC. Selon la presse, le gouvernement envisagerait de ne plus prendre en charge l’exonération de redevance dont bénéficient les contribuables de plus de 75 ans, ce qui réduirait encore le budget de l’audiovisuel public.

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Aïda Touhiri devrait remplacer Audrey Pulvar au Grand 8

Aïda Touhiri devrait remplacer Audrey Pulvar au Grand 8 | (Media & Trend) | Scoop.it

La journaliste de France 2 devrait rejoindre la bande des filles du Grand 8 à la rentrée.

Lumières tamisées, séquence émotion. Vendredi 25 juin, c’était la dernière de la saison sur le plateau du Grand 8 et Audrey Pulvar, l’œil humide derrière ses grosses lunettes, faisait ses adieux. 

Pour la remplacer, les noms d’Elizabeth Tchoungui et de Flavie Flament ont circulé. Finalement, ce serait Aïda Touihri, 38 ans en septembre et transfuge de France 2, qui aurait été choisie. Après des débuts en presse écrite (Le Progrès) et en radio (France Inter), Aïda s’était fait un nom et a montré son visage d’abord sur M6, au 19:45 puis sur 66 minutes. Pour migrer en 2012 vers France 2 et l’émission culturelle Grand Public. On l’a aussi vue souffrir aux côtés de Patrick Sébastien (et que je te coupe la parole, et que j’y aille de ma blague sexiste…) deux années de suite dans La Fête de la musique.

 

Si la rumeur se vérifie – France 2 et D8 n’ont pas souhaité nous confirmer officiellement l’info – Aïda Touihri pourrait apporter sa fraîcheur souriante à la bande du Grand 8. Celle qui aime chanter Lauryn Hill sous sa douche ou regarder Pulp Fiction en boucle, prise dans le rush d’une quotidienne, pourrait bien devoir renoncer à Cité Gagnant, son rendez-vous mensuel sur LCP. La chaîne nous indique qu’une réunion aura lieu la semaine prochaine avec la production pour discuter de la suite à donner à l’aventure.

 

Dès la rentrée, Aïda devrait donc trouver sa voix (e), entre celles de Laurence Ferrari, Roselyne Bachelot, Hapsatou Sy et Élizabeth Bost. Avoir un prénom d’opéra peut aider.

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«Les Guignols de l'Info» : Lescure démissionne d'Havas en soutien à l'émission

«Les Guignols de l'Info» : Lescure démissionne d'Havas en soutien à l'émission | (Media & Trend) | Scoop.it
Au lendemain des rumeurs sur la mort annoncée des «Guignols de l'info» à la rentrée prochaine, la mobilisation des personnalités se poursuit pour sauver l'émission. Jeudi, Pierre Lescure, cofondateur de Canal +, l'a fait en annonçant sa démission d'Havas, groupe détenu par Vincent Bolloré. 

 

Les remous continuent autour du possible arrêt des «Guignols de l'Info», qui aurait été évoqué par le patron de Vivendi et propriétaire de Canal +, Vincent Bolloré.

 

 

En moins de 24 heures, plus de 30 000 tweets ont été postés en soutien à l'historique émission satirique de la chaîne cryptée. 

Et ce jeudi, Pierre Lescure, figure respectée des médias, en rajoute une couche en annonçant sa démission du conseil d'administration du groupe publicitaire Havas, détenu par Vivendi, pour protester contre le souhait prêté à Vincent Bolloré de supprimer les «Guignols». «J’ai démissionné d’Havas en apprenant la nouvelle qu’il y avait une menace de suppression de l’émission», explique-t-il dans un entretien sur le site des «Echos». 

«Hier, j’ai commencé à retweeter des tweets parlant du possible arrêt de l’émission et puis je me suis dit que je ne pouvais pas décemment le faire, et donc, j’ai démissionné», ajoute Pierre Lescure, cofondateur de Canal +. Même si rien n'est encore officiel à propos d'une possible fin des marionnettes les plus célèbres de France, toutes ces réactions montrent à quel point anonymes et célébrités sont attachés au programme créé en 1988. 

Soutien de Valls, des politiques et PPDA himself

Au-delà de la mobilisation sur les réseaux sociaux, une pétition lancée sous le slogan «Touche pas aux Guignols» a recueilli plus de de 25 000 signatures. La classe politique française commence également à se mêler de cette affaire. Manuel Valls, depuis Blagnac (Haute-Garonne) a défendu «l'impertinence» des émission satiriques «dont nous avons toujours besoin». 



Claude Bartolone, président PS de l'Assemblée nationale a, lui, réclamé surFrance Info mercredi matin qu'il fallait «sauver» les «Guignols». Alain Juppé, futur candidat aux primaires Les Républicains en vue de la présidentielle 2017, a également affiché son soutien en changeant sa photo de profil pour y mettre sa marionnette. Jean-Luc Mélenchon et Cécile Duflot ont aussi emboîté le pas parmi les soutiens politiques. 

J'aime me voir dans @LesGuignols. Nous avons besoin d'eux.#LesGuignols

— Alain Juppé (@alainjuppe) 2 Juillet 2015



Soutien aux #Guignols de l'Info contre la censure de #Bolloré, l'ami de #Hollande. #TouchePasAuxGuignols cc @LesGuignols

— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) 2 Juillet 2015



C'est qui le bol...os qui veut arrêter @LesGuignols ? Un actionnaire qui n'aime pas l'ironie... pas rassurant...#TouchePasAuxGuignols

— Cécile Duflot (@CecileDuflot) 2 Juillet 2015




Enfin, une des réactions les plus symboliques est venue de la part de Patrick Poivre d'Arvor, ex-présentateur emblématique du 20 heures de TF1. Sa marionnette est devenue dès 1988 celle qui présenterait «les Guignols de l'Info». «Il y a 27 ans mon double de Canal + ne m'a pas demandé de voir le jour mais je lui ai toujours laissé vivre sa vie. Aujourd'hui, encore plus !», a-t-il écrit sur son compte Twitter. 

Il y a 27 ans mon double de Canal+ ne m'a pas demandé de voir le jour mais je lui ai toujours laissé vivre sa vie . Aujourd'hui encore plus!

— Poivre d'Arvor (@PPDA) 2 Juillet 2015

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La série Empire prochainement sur W9

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Le Groupe M6 a tranché : Empire sera diffusé sur W9. Un choix qui devrait permettre à la série phénomène une programmation en prime time.

 

En mars dernier, le Groupe M6 annonçait l’acquisition de deux séries ayant rencontré un vif succès outre-Atlantique cette saison : Empire et How to get away with murder. Si la seconde, rebaptiséeMurder, est diffusée depuis ce mardi 30 juin sur M6, on ignorait encore ce qu’il allait advenir de la seconde.

 

Au Festival Série Séries, qui se tient actuellement à Fontainebleau, Bibiane Godfroid, directrice des programmes de M6 sur le départ, a expliqué qu’après un long débat, le Groupe s’est finalement décidé à diffuser la première saison d’Empire sur W9 d’ici la fin de l’année.

Plutôt une bonne nouvelle, car on sait que M6 se montre plus frileuse que sa petite soeur concernant les nouveautés. Quand on voit comment Murder a été sacrifiée à cause de sa programmation anarchique, on se dit que sur W9, Empire aura davantage ses chances en prime time.

 

Empire a été le succès surprise de la saison 2014-2015 aux Etats-Unis. L’histoire, que l’on dit inspirée de celle de Jay-Z, est une pure saga familiale. On y suit Lucious Lyon (Terrence Howard) , ex-gangster devenu roi du hip-hop, qui se prépare à choisir son héritier.

Outre les histoires de coeur, les clashs de Lucious avec son ex-femme (l’excellente Taraji P. Henson) , les tromperies, les trahisons et les crêpages de chignon, la série doit son succès à sa bande-originale signée Timbaland. L’album Empire s’est d’ailleurs mieux vendu que celui de Madonna et la saison 1 s’est achevée en mars dernier devant plus de 16 millions de téléspectateurs.

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Netflix lance Narcos, sa série sur Pablo Escobar

Netflix lance Narcos, sa série sur Pablo Escobar | (Media & Trend) | Scoop.it

Quinze après sa mort, Pablo Escobar a droit à sa propre série. Netflix lance cet été Narcos,qui retracera le parcours sanglant du baron de la drogue colombien.

 

Alors qu’en France on attend de découvrir Marseille, dont le tournage débutera cet été, Netflix va lancer le 28 août Narcos, une fiction inspirée de la vie du célèbre baron de la drogue colombien Pablo Escobar. Disponible pour les abonnés du service de vidéo en ligne dans le monde entier, cette série de 10 épisodes explorera le « conflit violent » qui a mis la Colombie à feu et à sang à la fin des années 1980, et notamment les relations du richissime patron du Cartel de Medellín avec le peuple, qui l’idolâtrait et le considérait comme un Robin des Bois, et les institutions du pays, qu’il a corrompues à tous les niveaux : armée, politique, police, justice…

 

Narcos sera réalisée par José Padilha, à qui on doit notamment le film Troupe d’élite, qui traitait déjà de la corruption, mais cette fois au Brésil. Celui qui incarnait le capitaine Nascimento dans ce long-métrage de 2007, Wagner Moura, campera Pablo Escobar dans la série. Au casting figurera également le Chilien Pedro Pascal (Oberyn dans Game of Thrones), dans le rôle de l’agent de la DEA Javier Peña, qui a participé à l’assaut dans lequel a été tué le baron de la cocaïne, le 2 décembre 1993.

 

Autrefois cantonnés à des seconds rôles de méchants caricaturaux que des flics de séries commeRick Hunter ou Starsky et Hutch s’empressaient de coller derrière les barreaux, les narco-trafiquants occupent désormais une place centrale dans les séries télévisées. Avant le récent succès phénoménal de séries comme Breaking Bad, La Reina del Sur, Sons of Anarchy et (dans le registre tragi-comique) Weeds, des chefs-d’œuvre du petit écran comme Sur écoute (The Wire) et The Shieldont exploré les interactions complexes entre policiers et dealers, mais à l’échelle d’une ville. Le Cartel (Kingspin en VO) avait innové en 2003 en adoptant pour héros un baron de la drogue mexicain, mais le feuilleton a été annulé au bout de 6 épisodes.

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Séries : les scénaristes français voudraient se lâcher, mais...

Séries : les scénaristes français voudraient se lâcher, mais... | (Media & Trend) | Scoop.it
Portée par l'élan des meilleures séries d'outre-Atlantique, une nouvelle génération d'auteurs rêve de bousculer la fiction télévisée hexagonale. Comment vaincront-ils la frilosité des chaînes grand public ? 

Evidemment, aucun d'eux ne cite Navarro. Lorsque, en novembre dernier, les dix étudiants de la première promo « création de séries TV » de la Femisrésument, lors d'une cérémonie publique, le scénario original qu'ils ­viennent d'écrire, ils le comparent à Buffy contre les vampires, Breaking Bad ou Shameless. Cette nouvelle génération a le mérite de voir grand. Ces jeunes ont boulotté Game of thrones, House of Cards, True Detective,ont assisté aux master class du gourou du scénario John Truby et ­rêvent d'incarner une nouvelle vague française, rompue aux méthodes américaines, capable de pondre du divertissement de pointe – et pourquoi pas, un jour, un chef-d'œuvre comme Les Soprano...


Ils sont heureusement plus de dix dans le pays. Fondé il y a vingt ans, le Conservatoire européen d'écriture audiovisuelle (CEEA) a formé plus de 200 scénaristes aguerris. Auxquels se greffe une meute d'autodidactes sérivores. Ecrire pour la télévision n'a jamais fait autant fantasmer : Canal+ croule sous les propositions et TF1 reçoit plus de 600 projets par an.

 

“Cela fait dix ans que je travaille dans le secteur et il n'y a pas une seule série à laquelle j'aie participé dont je sois fier.”

 

Côté téléspectateurs, pourtant, on peine à s'extasier. Certaines séries de Canal+, comme Les Revenants ou Engrenages – les seules comparables en termes d'exigence aux standards des chaînes câblées américaines –, restent des exceptions. Manifestement, le rêve américain a ses limites. Un diplômé de la première promo de la Femis a été recruté à Plus belle la vie(France 3), un autre écrit pour Profilage (TF1). Et la majorité des auteurs rongent leur frein en participant à l'écriture des dialogues de Camping Paradis, Nos chers voisins ou Candice Renoir...


« Je suis complètement déprimé, confie l'un des scénaristes parmi la vingtaine que nous avons sondés. Cela fait dix ans que je travaille dans le secteur et il n'y a pas une seule série à laquelle j'aie participé dont je sois fier. » De fait, les débouchés offerts par Canal+ et Arte restent marginaux dans la fiction télé. Les trois quarts des investissements viennent de TF1, France 2 et France 3. Seulement douze à quinze nouvelles séries originales sont lancées chaque année, toutes chaînes confondues. Et pour y accéder, mieux vaut s'être déjà fait un nom. « En France, on ne verra jamais un diffuseur prendre un scénario écrit par un total inconnu, comme HBO l'a fait avec True Detective », explique Frédéric Chancel, scénariste pour TF1. « Pour réussir, un jeune auteur a plutôt intérêt à aller se bourrer la gueule dans un festival près d'un scénariste renommé pour essayer de l'embarquer dans son projet. » Sans compter que les chaînes ont tendance à multiplier les coproductions internationales ou les collaborations avec lesshowrunners – ces super auteurs garants de la ligne et de la cohérence d'une série, de l'écriture au montage – étrangers : sur les quatre nouvelles séries de Canal+ en 2015, une seule est écrite par un Français — Le Bureau des légendes, d'Eric Rochant.

 

 

 

200 projets soutenus par le CNC, 2 diffusés

 

Celui qui rêvait, tout juste diplômé, d'offrir le Mad Men français ou de devenir le prochain Nic Pizzolatto (True Detective) est prié de rentrer gentiment chez lui. La preuve en un chiffre : sur les 200 projets de séries télé dont l'écriture et le développement ont été soutenus par le Fonds d'aide à l'innovation du CNC en dix ans – avec des représentants des chaînes dans le jury –, seules deux ont été diffusées à l'antenne, le ­format court Vestiaires et la série Tiger Lily, avec Lio, sur France 2. Le reste n'a jamais trouvé preneur. Jugé trop fantaisiste, ou déconnecté du marché. Des centaines de projets assez avancés croupissent ainsi dans les tiroirs. De quoi fantasmer sur de possibles pépites oubliées sous des couches de poussière...

 

« Vous surestimez ce qu'on reçoit, se défend Marie Guillaumond, directrice de la fiction à TF1. Les bons projets ne tombent pas du ciel. En France, on a beaucoup de talents, mais le génie est rare. Si vous imaginez qu'on m'envoie chaque semaine par courrier un scénario incroyable tout prêt dans une enveloppe, vous vivez dans le monde de Oui-Oui. »


Pas de violence, pas de sexe, pas de drogue, pas de politique...

 

Bien entendu, les scénaristes, eux, font entendre un son de cloche différent : « Les diffuseurs tiennent un double discours qui me rend dingue », peste un auteur qui, comme tant d'autres, préfère témoigner anonymement. « On nous dit : “Lâchez-vous”, et puis on se fait raboter tout ce qui dépasse. » Comme elles financent 80 % de la production, les grandes chaînes ne se privent pas d'imposer leurs règles. Si Canal+ et Arte offrent une certaine souplesse, le jeune scénariste fan de Weeds ou deBreaking bad déchante rapidement en découvrant la liste des sujets qui fâchent sur TF1 ou sur le service public : pas de violence, de sexe, de drogue... Et prière d'y aller mollo sur les questions politiques, bioéthiques, etc.

 

Diffusée début 2013, Tiger Lily a été expurgée de ses aspects les plus « rock » – jugés trop clivants par France 2. Conçue au départ comme l'histoire d'une bande d'ex-pop­stars un brin déglinguées, la série a viré au remake pâlot de Desperate Housewives.Un autre projet a capoté : France 3 ­refusait d'intégrer un personnage de psychanalyste. Motif : « C'est trop élitiste, notre public ne va pas chez le psy ! »


 

 

Et le casting impose... Anthony Delon

 

Gommer les aspérités ou les différences est devenu un réflexe : à l'origine, le héros chirurgien de la série Interventions, diffusée en novembre sur TF1, devait être un jeune médecin, élevé à la Ddass, qui transcendait ses origines d'enfant d'immigré. Sauf qu'au dernier moment, le casting a imposé... Anthony Delon, obligeant les scénaristes à réécrire les épisodes dans l'urgence (et sabordant tout l'enjeu de la série).

 

Le formatage se joue à tous les niveaux. « Dans toutes les histoires, on nous demande de rajouter un peu de thriller, du suspense », déplorent la majorité des auteurs rencontrés. Une chronique sociale se voit subitement flanquée d'un tueur en série, avant que la chaîne juge l'ensemble « trop sombre » et la métamorphose en comédie. Autres exemples entendus : un héros de 55 ans transformé en héroïne de 20 ans, une relation crypto-gay entre deux hommes qui se mue en entraide fraternelle à la Joséphine, ange gardien, etc.

 

“N'oubliez pas qu'on écrit pour des vieux !”

 

Les chaînes le reconnaissent : « Diffuser un drame intimiste comme Six Feet underserait compliqué sur notre antenne, concède Thierry Sorel, patron de la fiction de France 2. Notre vocation est de rassembler quatre millions de téléspectateurs en prime time. » Mais, pour lui, les choses évoluent : « Les séries françaises ne sont plus aussi timorées qu'avant », affirme-t-il, mettant en avant « le héros alcoolique de Boulevard du Palais » (sic), quand TF1 se flatte d'« évoquer le djihad dans un épisode d'Alice Nevers » (re-sic). « Notre boulot, c'est d'accompagner la créativité des auteurs sans les censurer », explique Marie Guillaumond, de TF1.


Les jeunes scénaristes ne captent pas le même message. « Tu te crois sur HBO ? »s'est vu rétorquer un auteur travaillant pour France 2 à propos d'une scène pourtant anodine. A la direction de France 3, on rappelle à l'envi : « N'oubliez pas qu'on écrit pour des vieux ! » Résultat, certains ont intégré la consigne. « En dix ans, mes mécanismes d'autocensure ont été multipliés par 200 », explique un ancien scénariste de Plus belle la vie.


 

“Les diffuseurs réfléchissent deux ans pour savoir s'il faut y aller ou pas. Et attendent en général des choses qu'ils ont déjà vues”

 

Partout, le même constat : les chaînes « ont peur de leur ombre » et les conseillers de programmes tremblent pour leur job. « Aux Etats-Unis, la concurrence est si féroce que vous êtes obligé d'innover. Alors qu'ici, c'est l'inverse : vous restez à votre poste si vous ne faites pas trop de vagues », se marre le scénariste Duong Dang-thai (Le Bureau des légendes). Cette frilosité engendre des délais de développement interminables. « Les diffuseurs réfléchissent deux ans pour savoir s'il faut y aller ou pas. Et attendent en général des choses qu'ils ont déjà vues », raconte un jeune auteur de Canal+.

 

A force de faire la navette entre les chaînes et la production, les cerveaux s'épuisent :« Notre boulot, c'est d'être payés des clopinettes pour réécrire 25 fois le scénario, selon les caprices d'un chargé de programmes », déplore une plume d'Arte. Quand ils ne se font pas éjecter en plein milieu de la vingt-quatrième version... Même une pointure comme Emmanuel Carrère (embauché sur Les Revenants) a fini par ­jeter l'éponge, ainsi qu'il le raconte dans les premières pages de son roman Le Royaume :« Je supportais moins bien [...] de passer constamment des examens devant des petits jeunes gens à barbe de trois jours qui avaient l'âge de mes fils et faisaient des moues blasées devant ce que nous écrivions. »


Des textes plus subtils

 

Sous-financé, fastidieux, interminable, ce processus de développement se révèle foncièrement contre-productif : « On en arrive à des aberrations, constate Guilhem Cottet, ­délégué général de la Guilde des scénaristes. C'est surréaliste que le remake américain des Revenants soit diffusé sur Netflix avant même que la saison 2 française n'arrive sur Canal+ ! »


 

 

Heureusement, la situation n'est pas figée. De-ci de-là, des auteurs parviennent à imposer des textes plus subtils, des registres plus sophistiqués : le soap à suspense dans les cuisines d'un restaurant (Chefs, France 2) ou le thriller familial à laBroadchurch (Disparue, France 2). Les scénaristes se professionnalisent, leur savoir-faire s'affine. En 2004, Plus belle la vie a ouvert la voie aux ateliers d'écriture, avec une organisation très hiérarchisée et un rythme de production industriel, à l'américaine. Techniques employées depuis dans Un village français ou Le Bureau des légendes, sous la supervision d'un showrunner (Frédéric Krivine, Eric Rochant).

 

Les jeunes s'organisent en collectifs

 

De leur côté, les plus jeunes ont compris l'intérêt de s'organiser en collectifs (le SAS, la Mafia Princesse, la Squadra...) pour « forger un langage commun », « échanger », « se sentir moins seul », « rationaliser les questions d'organisation ». Et tenter d'améliorer le statut de l'auteur, qui reste extrêmement précaire : pas d'intermittence, pas de chômage, et des « pitchs » (l'argument de la série) payés souvent au rabais. « C'est le combat de notre génération », dit Fanny Herrero, 40 ans, cofondatrice du SAS. Valeur montante du scénario français, comme Benjamin Dupas (son coauteur dans Un village français et Kaboul Kitchen) ou Audrey Fouché(Borgia), elle fait partie d'une jeune garde optimiste et tout-­terrain, rodée aux techniques collectives, qui, en dépit des obstacles, commence à faire entendre sa voix.

 

 

 

Dans les ­petits groupes qui se forment aujourd'hui, on sait qu'il faut être capable d'exécuter de la commande, de faire ses armes sur des séries grand public, comme l'a fait l'Américain Matthew Weiner, passé par la sitcom bas de gamme Une fille à scandales, avant d'écrire pour Les Soprano, puis de développer plus tard son génialMad Men. « Il ne peut pas y avoir une génération spontanée de showrunners »,explique Emmanuel Daucé, producteur d'Un village français. « On n'est pas au casino. Une chaîne ne va pas confier 50 millions d'euros comme ça à un débutant. Les scénaristes ont besoin de se faire la main, un peu comme les compagnons : il faut faire son tour de France avant de réaliser un chef-d'œuvre. »

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Les scénaristes en guerre contre les adaptations littéraires

Les scénaristes en guerre contre les adaptations littéraires | (Media & Trend) | Scoop.it
Editeurs et scénaristes pour l'audiovisuel se sont engagés dans un bras de fer, les scénaristes voulant réduire le nombre d'adaptations d'oeuvres littéraires. Les chaînes publiques et le CNC vont dans leur sens. 

Haro sur les adaptations! Sous la pression des scénaristes, qui ne veulent plus partager le gâteau avec les auteurs des œuvres écrites, la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) mène campagne auprès des producteurs, de France Télévisions et du Centre national du cinéma (CNC) pour qu'ils diminuent leurs achats de droits auprès de l'édition.

Une offensive contre l'adaptation des œuvres littéraires, notamment en matière de films d'animation (de L'Ane Trotro aux Dalton), qui porte ses fruits: les chaînes publiques ont annoncé leur intention de réduire les adaptations dans leurs programmes et le CNC entend les pénaliser prochainement. 

 

Dénonçant cette "campagne corporatiste de dénigrement", les éditeurs, sous la houlette de Vincent Montagne, président du Syndicat national de l'édition, et d'Olivier Bétourné, président de la Scelf, l'organisme de gestion des droits d'adaptation audiovisuelle des éditeurs, vont contre-attaquer pour défendre les écrivains, arguant,notamment, que l'adaptation est un facteur de promotion important de la lecture auprès des jeunes.

 

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'PSBs investing less in UK content'

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Investment in UK-originated content has decreased in recent years, but satisfaction with public service channels in the UK has increased, according to communications regulator Ofcom’s latest PSB Review, which was published today.

 

The UK public service broadcasters are the license fee-funded BBC and its commercial counterparts, ITV, Channel 4 and Channel 5.

Against a backdrop of the upcoming renewal of the Charter that sets out the BBC’s mandate Ofcom noted that, while the role of the BBC was not part of its PSB review, “significant changes in the scope or nature of the output of the BBC could have a material impact on the delivery of the PSB outcomes”.

 

In terms of the retransmission fees debate, whereby PSBs would be compensated by pay platforms in return for carrying their channels, Ofcom said there is a risk any new regime would be complex and require more, not less, regulation.

 

It noted that retrans fees could bring the PSBs additional funding, but added that analysis would also be needed to ensure any retrans fees were invested in content and not returned to shareholders. This was a concern directed at publicly-listed ITV and Viacom-owned Channel 5.

Addressing the role of Channel 4, the regulator said the framework governing its operation could be updated to allow it to better meet the needs of younger viewers. “This might include allowing it to deliver some of the obligations attached to its core Channel 4 service across the range of its services, or guaranteeing that its channels and services are given appropriate prominence on the most popular user interfaces,” Ofcom said.

 

Turning its attention to content, Ofcom noted that PSB investment in UK programming fell by £400 million (US$623 million) between 2008 and 2014 and “difficult programming decisions” will have to be made if funding continues to be constrained.

 

In its third PSB Review, Ofcom identified the provision of news for young people, locally relevant drama, arts, culture and religious programming and children’s content as areas of concern.

In terms of drama, Ofcom noted: “The PSB system continues to deliver high profile, big budget drama. However, this masks substantial falls in first-run UK-originated spend by the PSBs, which has fallen by 44 per cent since 2008.”

 

It added that there has been minimal provision of arts, classical music, religious and education content since quotas were removed in 2003. Kids and youth programming was also highlighted as a problem area, with funding for UK-originated animation and live-action content having drastically declined among the commercial PSBs.

The regulator also examined the impact of the widespread consolidation taking place in the UK production sector, much of which has been led by US and non-UK businesses.

 

It said: “Overseas investors might be willing to provide greater levels of risk capital to fund commissions from public service broadcasters than they do currently. Equally, consolidation could put at risk new entrants and the small- and medium-sized enterprises that have been the strength of the UK television production sector in the past decade. It is too early to assess the full impact of market consolidation, and we will keep this area under close review.”

 

The wider international ownership of channels and media assets is also impacting the PSBs, according to Ofcom, although to what extent is not clear.

 

Ofcom said: “The UK’s creative sector, and the PSB system, are operating in an increasingly international context. The full effect of the acquisition of UK broadcasters and production companies by international companies, the increasing opportunities for the global exploitation of content and, in particular, the impact of new online players, is not at this stage clear.”

 

“The market is evolving quickly and will need to be monitored carefully, given the potential risks to the success of the PSB system and the UK production sector,” it concluded.

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French network to make Talpa’s Puppet Show

French network to make Talpa’s Puppet Show | (Media & Trend) | Scoop.it

The Talpa Media-produced-and-owned format debuted in the Netherlands on SBS6 and was a ratings hit. The first season increased its average slot share for the key 20-49 demographic by 127.7%.

 

The opening episode on Talpa-backed SBS6 delivered over one million viewers in an 8.30pm-10pm slot that averages 450,000 to 500,000.

 

The family-focused talent format features puppeteers from the general public who present and perform routines with their creations in front of a judging panel that includes a puppet star.

 

“During the creative process a lot of people said ‘is this a joke?’ and a lot of international partners wanted to know how it would work. We wanted a show for the whole family that could also take people by surprise and within the talent genre, this is unique,” Talpa Global managing director Maarten Meijs told TBI earlier this year.

 

“It has a lot of viewer touchpoints; the show is on TV, there is an online platform where people can learn some of the skills and how to create puppets, and [puppet judge] Miss Izzy will soon appear in a retail promotion.”

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Canal+ buys ITV’s Frankenstein drama

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he show, commissioned by UK broadcaster ITV, is set in 1827 London and follows a detective hunting a gruesome killer that comes up against the medical and political establishment as a conspiracy around reanimated dead comes to light.

 

“We are very excited to be adding The Frankenstein Chronicles to our line-up of foreign drama,” said Diane Reynald, head of acquisitions, TV programming for Canal+. “This new series will appeal to our subscribers always keen to discover original programmes.”

 

The series comes from UK indie Rainmark Films in association with Endemol Shine-backed Far Moor and Agraffe Limited with funding from Northern Ireland Screen.

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Séries TV: la création "made in France" a du mal à prendre son essor

Séries TV: la création "made in France" a du mal à prendre son essor | (Media & Trend) | Scoop.it
Séries TV: la création "made in France" a du mal à prendre son essor

 

Malgré la multiplication des chaînes de la TNT, la création de séries TV, des rendez-vous qui permettent de fidéliser le public et de booster l'audience, peine à décoller en France, faute notamment de financement.

 

Aujourd'hui, l'impression d'avoir beaucoup plus d'offre grâce aux chaînes de la TNT "est fausse", souligne Jean-François Boyer, président de l'Association pour la promotion de l'Audiovisuel (APA), qui publie un "baromètre de la Création TV 2015".

D'après cette étude, présentée à l'occasion du festival européen "Série Séries" à Fontainebleau (Seine-et-Marne), les chaînes de la TNT ne concourent que pour 4% à la création originale "made in France", tous genres confondus.

 

"Cela veut dire qu'elles ont une participation excessivement faible à la production de séries", estime M. Boyer, lui-même producteur.

Une frilosité liée notamment à leurs "faibles capacités" financières, confirme Stéphane Le Bars, délégué général de l'Union syndicale de la production audiovisuelle (USPA). Pour produire des créations originales, "il faut un certain niveau de chiffre d'affaires".

Pour lui, les diffuseurs, et en particulier le service public, doivent donc "prendre le risque" d'augmenter les volumes de production.

La fiction est le genre le plus consommé sur les chaînes nationales gratuites, réalisant 21 des 100 meilleures audiences en 2014, selon ce baromètre. Les séries représentent 85,4% du volume de fiction produite.

 

En 2014, la part des séries dans la production de fiction s'établit en volume horaire à 48,8% pour Arte, 72,8% pour France 2, 79,8% pour France 3, 91,0% pour Canal+, 96,2 % pour TF1 et 100 % pour M6.

En 2014, France Télévisions est resté le premier investisseur dans la production de fiction (53,2%), suivi par TF1 (25,3 %), Canal+ (8,6%), M6 (6,7%) et Arte (5,1%).

 

Malgré une image très dynamique, Canal+ et Arte totalisent environ 65 millions d'euros investis dans la fiction, soit à peine un peu plus de 10%, note M. Boyer.

 

Elles donnent l'impression qu'elles ont un volume "absolument extraordinaire en matière de fiction", poursuit-il, mais en réalité, "elles réussissent une percée parce qu'elles ont misé sur la qualité".

Canal+ a par exemple investi massivement sur quelques créations remarquées comme "Versailles" (27 millions d'euros) attendue début 2016. 

 

 

- Organisation industrielle - 


Cette réputation d'audace, la chaîne la doit aussi au succès de "Braquo". La saison 2 de cette fiction policière est la seule série française à avoir jamais reçu un Emmy Award (2012).

Cet engouement s'est confirmé avec la saison 3. La saison 4 sera diffusée à la fin de l'année. 

 

Reste que les séries françaises ont bien du mal à s'installer dans la durée: en 2014, près des 3/4 du volume de production ont été réalisés par des séries lancées il y a moins de cinq ans, selon le baromètre. 

 

S'inscrire dans la perspective de multiples saisons "suppose une mobilisation de capitaux et d'investissements, des méthodes d'organisation et d'écriture d'ordre quasi industrielles", explique à l'AFP Olivier Wotling, directeur de l'unité Fiction chez Arte.

A l'instar des séries américaines qui mobilisent des armées de scénaristes, de comédiens, de réalisateurs et s'étendent parfois sur près d'une décennie, comme "Mad Men" (7 saisons et 92 épisodes).

Arte mise, elle, sur la création originale en coproduction avec des partenaires européens. C'est le cas de la série "Occupied" développée avec la Norvège, un thriller politique qui sera diffusé à l'automne.

La chaîne travaille aussi sur une coproduction danoise avec Adam Price, le créateur de "Borgen". 

 

Arte coproduit 40 heures de téléfilms et de séries par an. "On s'interdit les remake de séries étrangères", précise M. Wotling.

Quant à TF1, même si la fiction française représente des dépenses pour l'instant peu rentables, selon M. Boyer, elle "fait un vrai effort de qualité". 

 

"TF1 a compris qu'elle avait un problème d'approvisionnement de séries américaines de qualité, dit-il, qu'elle devait progressivement tout miser sur la création originale française."

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La rentrée de France 2 placée sous le signe de l’expectative

La rentrée de France 2 placée sous le signe de l’expectative | (Media & Trend) | Scoop.it
Tout l’état-major de France Télévisions se demande ce que fera Delphine Ernotte à son arrivée, fin août.

Quelques gouttes de pluie viennent fouetter leurs visages en pleine canicule, comme un signe de l’étrange période que traverse France Télévisions. Jeudi, l’état-major de France 2 a présenté sur les toits du Palais Chaillot les principaux maillons de sa grille de rentrée. Sans celle qui sera à partir du 22 août la présidente de la télévision publique, Delphine Ernotte (lire son portait : « Une centralienne made in Orange » ).

 

Qu’importe, explique l’équipe sortante de France Télé, les programmes ont de toute façon été calés il y a plusieurs mois – c’est-à-dire avant la nomination de l’ancienne dirigeante d’Orange France, fin avril. Cette dernière ne devrait donc pas pouvoir les bouleverser. Rémy Pflimlin, qui tient la maison pour quelques semaines encore, est donc venu se féliciter des excellentes performances de sa chaîne amirale. En envoyant « une pensée » à Thierry Thuillier, l’ancien patron de France 2 désormais chez Canal+, faute d’avoir obtenu assez de garanties auprès de Delphine Ernotte.

Pas de bouleversement de la grille

Pas de bouleversement à France 2, donc. « L’audience du 20 heures est stable depuis cinq ans, alors que la TNT a attaqué toutes les chaînes historiques. En ce moment, sur le JT nous avons l’écart le plus faible avec TF1 depuis des années », souligne Rémy Pflimlin, qui ajoute que la chaîne a bien été « au rendez-vous de la fiction. Il y a souvent eu une impatience sur cette question. Mais on ne peut pas faire des résultats sur les séries d’une semaine à l’autre… Aujourd’hui, notre travail au long court affiche des résultats évidents », sourit-il. D’après Bruno Patino, le directeur actuel de France 2, la fiction attire en moyenne quatre millions de spectateurs en prime time. « Et le meilleur reste à venir », précise ce dernier, qui attend beaucoup, par exemple, de la série 10 % de Cédric Klapish.

 

Côté information, la séquence ne sera pas non plus remixée. « Cash », l’émission d’Elise Lucet, sera ainsi de retour à la rentrée. Tout comme David Pujadas, a priori… « On aurait tort de changer ce qui fonctionne, nous allons poursuivre sur les reportages de 5 ou 6 minutes, les infographies et la data », explique Pascal Golomer, le directeur intérimaire de l’information. Depuis quelques jours, le nom de ce dernier circule parmi les possibles futurs responsables de l’information. Mais il ne s’exprime pas sur le sujet. Un peu plus tôt, sur un autre thème, il expliquait en souriant que « ce n’était pas son style de draguer ».

 

Au style près, c’est à peu près la position tenue par Bruno Patino, dont l’avenir au sein de la nouvelle équipe n’est pas assuré : « Je ne sais pas si je laisse la maison en bon état, mais en tout cas elle est en ordre de marche, modernisée sur le fond et la forme », indique-t-il. Pour ce qui semble plus certain, Michel Field devrait diriger France 5, et Dana Hastier rester à la tête de France 3. Dans le milieu, on commence à se demander pourquoi on ne connaît pas encore le casting de Delphine Ernotte. « C’est bizarrement complexe, pointe une personnalité du secteur. Ce n’est pas si compliqué de trouver une équipe d’habitude… ». Cela tient peut-être à la longueur du « tuilage » – la période de transition de presque quatre mois pendant laquelle Delphine Ernotte n’a pas le pouvoir de signature de France Télévisions, au contraire de Rémy Pflimlin, en partance. Si ce dernier semble faciliter les choses, c’est une nouvelle limite du processus de nomination.

 

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Pierre Lescure : « J’ai démissionné d’Havas à cause des Guignols »

Pierre Lescure : « J’ai démissionné d’Havas à cause des Guignols » | (Media & Trend) | Scoop.it
L’ancien président de Canal+ Pascal Lescure affirme aux « Echos » qu’il a démissionné d’Havas en raison du possible arrêt des « Guignols de l’info ».

 

C’est bien l’hypothèse de la suppression des « Guignols de l’info » sur Canal+ qui est à l’origine de la démission de Pierre Lescure du conseil d’administration d’Havas. L’intéressé confirme aux « Echos » l’information révélée par le « Nouvel Observateur ». « J’ai démissionné d’Havas en apprenant la nouvelle qu’il y avait une menace de suppression de l’émission », précise Pierre Lescure. « C’est aussi pour avoir, le cas échéant, la liberté de m’exprimer. J’espère que je n’aurai pas à le faire... », ajoute-t-il.

 

L’ancien président de Canal+ raconte : « Hier, j’ai commencé à retweeter des tweets parlant du possible arrêt de l’émission et puis je me suis dit que je ne pouvais pas décemment le faire, et donc, j’ai démissionné. » Le fait est que le groupe Bolloré contrôle Havas, dont la présidence est assurée par Yannick Bolloré, le fils de Vincent Bolloré. Or, ce dernier est devenu, il y a un an, le président du conseil de surveillance de Vivendi, la maison-mère de Canal+. Et la presse explique depuis hier que la décision d’un possible arrêt des « Guignols » serait une décision de Vincent Bolloré.

 « L’essentiel est ailleurs »

Difficile pour Pierre Lescure, vue sa position chez Havas, de critiquer une décision prise par Vincent Bolloré, en l’occurrence son patron. L’ancien président de Canal+ a notamment retweeté hier plusieurs tweets très critiques sur l’affaire.

  

Ne souhaitant pas s’étendre sur ses états d’âme, Pierre Lescure précise « tout cela est symbolique et n’a pas beaucoup d’importance, l’essentiel est ailleurs. »

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Stéphane Guillon de retour dans Salut les Terriens sur Canal+

Stéphane Guillon de retour dans Salut les Terriens sur Canal+ | (Media & Trend) | Scoop.it
L’humoriste retrouvera son rôle de chroniqueur dans l’émission de Thierry Ardisson Salut les Terriens ! à la rentrée. Un poste qu’il avait occupé de 2006 à 2012.

Il a fait les belles heures de Salut les terriens ! entre 2006 et 2012. A la rentrée, l’humoristeStéphane Guillon sera de retour dans l’émission présentée par Thierry Ardisson, sur Canal+. Il retrouvera son fauteuil de chroniqueur, qui avait été occupé ces trois dernières années par Gaspard Proust. 

 

« À la demande de Thierry Ardisson et de la production de l’émission, Stéphane Guillon, qui n’a jamais caché son goût pour la politique, a accepté de revenir dans l’émission Salut les Terriens ! dix-huit mois avant les Présidentielles. Bonne nouvelle ! », s’est félicitée la production dans un communiqué.  


Toute cette année, l’humoriste était à l’affiche de la pièce Le système, avec Lorant Deutsch, au Théâtre Antoine, à Paris. A partir de janvier 2016, il sera seul en scène avec son nouveau spectacle, Certifié conforme, au Théâtre Dejazet.

 

De son côté, Gaspard Proust se consacrera à la rentrée à l’écriture de son prochain spectacle.

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Série Séries: France Télévisions, champion de la production de fictions

Série Séries: France Télévisions, champion de la production de fictions | (Media & Trend) | Scoop.it

Le Bureau des légendes, Disparue… L’une et l’autre ont cartonné sur Canal + et France 2. Mais où en est la création de séries « made in France » ? A Fontainebleau s’est ouvert ce mercredi le festival européen Série Séries, créé en 2012 et dédié aux séries européennes et à leurs créateurs. L’occasion pour l’Association pour la promotion de l’Audiovisuel (APA) de publier un « baromètre de la Création TV 2015 ».

Les « faibles capacités financières » de la TNT

Première contre-vérité : l’impression d’avoir beaucoup plus d’offre grâce à la multiplication des chaînes de la TNT « est fausse », souligne Jean-François Boyer, président de l’APA. Les chaînes de la TNT ne concourent que pour 4 % à la création originale « made in France », tous genres confondus. Soit une « participation excessivement faible à la production de séries », estime Jean-François Boyer, lui-même producteur.

 

Une frilosité liée notamment à leurs « faibles capacités » financières, confirme Stéphane Le Bars, délégué général de l’Union syndicale de la production audiovisuelle (USPA). Pour produire des créations originales, « il faut un certain niveau de chiffre d’affaires ».

Pour lui, les diffuseurs, et en particulier le service public, doivent donc « prendre le risque » d’augmenter les volumes de production.

Les séries représentent 85 % du volume de fiction

La fiction est le genre le plus consommé sur les chaînes nationales gratuites, réalisant 21 des 100 meilleures audiences en 2014, selon ce baromètre. Les séries représentent 85,4 % du volume de fiction produite.

En 2014, la part des séries dans la production de fiction s’établit en volume horaire à 48,8 % pour Arte, 72,8 % pour France 2, 79,8 % pour France 3, 91,0 % pour Canal +, 96,2 % pour TF1 et 100 % pour M6.

France Télévisions reste de loin le premier investisseur 

En 2014, France Télévisions est resté le premier investisseur dans la production de fiction (53,2 %), suivi par TF1 (25,3 %), Canal + (8,6 %), M6 (6,7 %) et Arte (5,1 %).

Malgré une image très dynamique, Canal + et Arte totalisent environ 65 millions d’euros investis dans la fiction, soit à peine un peu plus de 10 %, note Jean-François Boyer.

Canal + et Arte, le pari sur l’image

Elles donnent l’impression qu’elles ont un volume « absolument extraordinaire en matière de fiction », poursuit-il, mais en réalité, « elles réussissent une percée parce qu’elles ont misé sur la qualité ».

Canal + a, par exemple, investi massivement sur quelques créations remarquéescomme Versailles (27 millions d’euros) attendue début 2016.

Cette réputation d’audace, la chaîne la doit aussi au succès de Braquo. La saison 2 de cette fiction policière est la seule série française à avoir jamais reçu un Emmy Award (2012). Cet engouement s’est confirmé avec la saison 3. La saison 4 sera diffusée à la fin de l’année.

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Série Séries à Fontainebleau : Eric Rochant aussi touché par le virus

Série Séries à Fontainebleau : Eric Rochant aussi touché par le virus | (Media & Trend) | Scoop.it

BERMUDA bleu, chemise à imprimés cachemire. Le tout allongé dans une chaise longue, sur une sorte de plage aménagée sur l’esplanade du théâtre municipal. Le réalisateur Eric Rochant (le long-métrage « Möbius » et récemment la série « Le Bureau des Légendes » sur Canal Plus) est venu parfaitement décontracté évoquer son travail, dans le cadre du festival Série Séries, qui a débuté ce mercredi à Fontainebleau. Après la projection d’un épisode de la série, une spectatrice s’étonne de la vraisemblance de l’histoire, qui évoque un département ultra-secret de la DGSE.

 

« Aucun agent ne nous a révélé de secrets. Nous avons cherché nos informations sur Internet et écrit un scénario qui s’étale sur 10 épisodes. » Eric Rochant révèle qu’il a eu envie de faire des séries « en voyant The Wire, la série américaine de référence crée par David Simon. Après, j’ai accepté de réaliser deux saisons de Mafiosa.Et j’ai beaucoup appris sur la méthode. » Et de dire tout haut ce que certains pensaient tout bas. « Avant, réaliser des séries, c’était la honte pour un cinéaste. Maintenant c’est l’inverse. »

 

Série Series : découvrez les futures séries télés à Fontainebleau


Eric Rochant a aussi accepté de venir à Fontainebleau pour des raisons amicales. « Je suis ami avec Todd A. Kessler, réalisateur de la sérieBloodline. Je l’ai rencontré à New York quand je me documentais sur la méthode de travail des séries américaines. » Eric Rochant annonce que la deuxième saison du « Bureau des Légendes » sera tournée fin septembre et sera diffusée en avril 2016.

Programme surhttp://www.serieseries.fr/

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Fontainebleau, capitale européenne de la série télé

Fontainebleau, capitale européenne de la série télé | (Media & Trend) | Scoop.it

Durant trois jours, 700 acteurs, producteurs, scénaristes, réalisateurs ou compositeurs venus de Scandinavie, d'Espagne, de Grande-Bretagne ou de Suisse viennent présenter leurs oeuvres au festival Série Séries.

La nouvelle édition de Série Séries qui se tiendra à Fontainebleau du 1er au 3 juillet, ouverte au grand public pour la plupart de ses évènements, est prometteuse. Cette manifestation, qui est une vitrine de la création européenne, décrypte les nouvelles tendances et défriche les idées originales. Au programme cette année: une dizaine de séries inédites qui seront présentées par leurs équipes de production et de tournages. Parmi celles-ci Humans, le remake britannique de la série suédoise Real Humans diffusée avec succès sur Arte ; Norther Mishaps, comédie finlandaise barrée dont les Etats-Unis ont déjà rachetés les droits ;Anomalia, série suisse sur le paranormal avec Natacha Regnier et Didier Bezace ou encore la série d'anticipation espagnoleThe Refugee.

 

Très attendu également, le premier épisode de Une chance de trop, produit pour TF1 par Sydney Galonde d'après un roman de Harlan Coben, auteur qui a supervisé lui-même le tournage. Une projection aura lieu en avant-première mondiale le 2 juillet en présence de l'équipe de tournage et des acteurs comme Pascal Elbé.

 

Le public pourra aussi assister à différentes «masterclass» données par le créateur du Bureau des légendes, Eric Rochant, ainsi que par l'auteur, realisateur et producteur américain Todd A. Kessler qui est à l'origine de séries commeDamages , Bloodline ou Providence ou encore la scénariste norvégienne Mette M. Blostad dont la série The Heavy Water War (Kampen om tungtvannet, en VO) est à ce jour le plus grand succès de la television norvégienne.

 

Série Séries lance également «les B.A de Série séries» , concours ouvert à tous les créateurs de série qui doivent soumettre une bande-annonce de 2 minutes présentant leur projet et qui sera projetée devant les 700 professionnels européens présents.

 

Enfin, la soirée de clôture rendra hommage et en sa présence au créateur John Lunn, le compositeur de la musique de Downton Abbey avec un concert exceptionnel qui reprendra les thèmes de cette série mythique dont la 6ème et dernière saison est actuellement en tournage.

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Séries françaises : “Ne pas copier le modèle américain, mais inventer le nôtre”

Séries françaises : “Ne pas copier le modèle américain, mais inventer le nôtre” | (Media & Trend) | Scoop.it
Cédric et Julie Salmon enseignent les techniques du scénario. Ce couple de “script doctors” vole aussi au secours des scénarios à rafistoler. Ils reviennent sur la situation complexe du marché de la fiction française. 

« Disons-le d'emblée : la fiction française est mauvaise. Personne ne la regarde, en France comme à l'étranger. Nous sommes le seul pays d'Europe où la fiction nationale n'arrive pas en tête des audiences. Et à l'international, on est obligé de brader nos séries pour les exporter : le prix de vente moyen d'un épisode de série française se négocie aujourd'hui entre 10 000 et 20 000 euros. Par comparaison, un épisode des Experts s'achète 175 000 euros !

Pourtant, ça ne sert à rien d'accuser les chaînes. Il n'y a tout simplement pas de marché. Les séries coûtent cher et ne sont pas rentables. S'il n'y avait pas l'obligation légale de produire pour 700 millions d'euros de fiction originale (toutes chaînes confondues), il n'y aurait plus la moindre série française depuis longtemps. Pourquoi TF1 prendrait le risque de perdre de l'argent avec une série qu'elle produirait elle-même alors qu'elle gagne des millions d'euros de bénéfices sur la pub en diffusant un seul épisode des Experts ?

Mais la situation est en train de changer : beaucoup de séries américaines sont en bout de course ou ne rencontrent plus le même succès qu'il y a cinq ans. Il va falloir renouveler l'offre télévisuelle, développer le savoir-faire français à tous les niveaux, sinon les chaînes seront condamnées au sort des dinosaures qui voient arriver la météorite sans bouger.

 

La solution ne consiste pas à copier le modèle américain, mais à inventer le nôtre. Les Anglais, par exemple, n'ont pas une industrie d'écriture comme les Etats-Unis. Ils ne travaillent pas en atelier, ce qui ne les empêche pas de créer d'excellentes séries. L'auteur des Tudorset de Vikings écrit ses dix épisodes tout seul. Comme le scénariste suédois de Real Humans.L'atelier d'écriture n'est pas toujours la panacée, on peut aussi faire capoter une série en faisant collaborer trop d'auteurs : l'atelier d'Un village français a mis trois ans pour sortir six épisodes !

 

“En France, on met encore plus d'un million d'euros par épisode : c'est deux fois plus que pour ‘Real Humans’.”

 

Il faut balayer d'autres idées reçues, comme celle du format qui devrait obligatoirement être de 52 minutes pour l'exportation : chaque épisode du Sherlock de la BBC dure 90 minutes et la série a quand même été achetée dans 150 pays. On répète aussi que les séries françaises ne peuvent pas rivaliser avec les séries américaines faute d'argent, mais regardez ce que parviennent à réaliser les Israéliens ou les Danois ! En France, on met encore plus d'un million d'euros par épisode : c'est deux fois plus que pour Real Humans.


Il faut revoir nos méthodes de travail. Aux Etats-Unis, par exemple, la production concentre ses efforts sur le pilote (premier épisode) et écrit le reste de la série après validation. En France, on passe encore trop de temps sur le texte. Quand on parle avec les showrunners de Damages, ils hallucinent qu'on puisse écrire douze épisodes d'une série sans être sûr qu'elle sera diffusée. »

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