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La vie du héros de Bref dans une timeline Facebook

La vie du héros de Bref dans une timeline Facebook | (Media & Trend) | Scoop.it
L'idée est originale et contribue à brouiller les lignes entre la télévision et internet, voire entre la réalité et le fiction.

 

L'agence Darewin a réalisé en partenariat avec Canal Plus et le producteur My Box une nouvelle version de la page Facebook de la série Bref, qui utilise la "timeline" proposée par le réseau social pour raconter la vie du héros de la série TV. 

La vie du personnage est décrite à travers 50 souvenirs qui remontent jusqu'à la naissance du héros. La plupart sont illustrées de photographies qui reprennent le style humoristique de Bref, au risque parfois de n'être comprises que par une frange des spectateurs (Le "Bref, mon nom n'apparaît pas au générique de Club Dorothée" ne sera par exemple compris que par ceux qui se souviennent que l'émission culte des années 1990 se terminait par un générique célébrant l'anniversaire... des membres du Club Dorothée).

L'idée est amusante, et contribuera à fédérer plus encore une communauté de fans qui compte déjà 2,6 millions de membres inscrits sur Facebook. 

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Le magazine «Têtu» revient mardi en kiosque

Le magazine «Têtu» revient mardi en kiosque | (Media & Trend) | Scoop.it

Le titre ciblant la communauté LGBT est relancé en format papier un an et demi après sa disparition des rayonnages. Sa précédente société éditrice avait été liquidée judiciairement en juillet 2015.


Têtu est de retour. Le célèbre magazine gay, fondé en 1995, revient en kiosque cette semaine après dix-huit mois d'interruption et un changement de propriétaire. «La décision de relancer le magazine s'est prise en novembre», explique le rédacteur en chef Adrien Naselli. Devenu bimestriel et vendu 5,90 euros, le Têtu nouveau entend changer de ton. «Nous n'avons plus la prétention d'être prescripteur en matière de mode et de dire qu'il faut acheter des sacs à 10.000 euros», poursuit le rédacteur en chef. «Les mannequins dénudés et souvent hétérosexuels en couverture vont aussi disparaître au profit de ‘vraies' personnes. Nous ne voulons pas véhiculer du fantasme mais montrer qui sont les LGBT d'aujourd'hui.» La première couverture met en valeur un transsexuel, une femme lesbienne et un homosexuel noir qui témoignent dans le magazine, «des visages que l'on ne voyait pas dans le Têtu d'avant».


Le précédent Têtu s'est brutalement interrompu en juillet 2015 sur décision judiciaire. Le magazine n'a jamais été rentable, mais les pertes structurelles ont été épongées durant dix-huit ans par son propriétaire et mécène Pierre Bergé. Ce dernier a cédé le magazine en 2013 pour un euro symbolique à l'homme d'affaires Jean-Jacques Augier, qui n'a pas réussi à relancer le titre. Faute de candidat à la reprise, le magazine a été placé en liquidation judiciaire. La marque Têtu a été rachetée pour 102.000 euros en novembre 2015 par la start-up iDyls, qui éditait l'application de rencontres et de sorties So Têtu.


«Beaucoup pensaient que Têtu était un magazine érotique»


«Nous avons voulu avancer avec prudence», explique Julien Macaire, cofondateur d'iDyls. Premier étape, le retour en décembre 2015 de Têtu sur le web, avec un site d'information gratuit. Courant 2016, la start-up a réussi à lever 300.000 euros auprès d'acteurs privés. Cette somme a permis de financer le retour du magazine en kiosque. En cas de succès de cette nouvelle mouture, iDyls cherchera à lever à nouveau de l'argent vers la fin 2017 pour développer le hors média. «On pourra lancer des services en ligne, organiser des évènements, créer des collections capsule avec des créateurs...», liste Julien Macaire.


Le nouveau Têtu se veut plus positif et décontracté, mais n'oublie pas pour autant les sujets de société. «Les enquêtes existaient déjà avant, mais «l'emballage» du magazine n'aidait pas à la visibilité de ces contenus. Beaucoup pensaient que Têtu était un magazine érotique», rappelle Adrien Naselli. Le numéro s'ouvrira sur un grand entretien avec Emmanuel Macron. D'autres interviews politiques suivront. «Les marques ont accueilli avec bienveillance le retour de Têtu, même si certaines attendent de voir à quoi va ressembler la nouvelle formule avant d'acheter des espaces de pubs», indique Julien Macaire. Le premier numéro sera tiré à 55.000 exemplaires.

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Nicolas de Tavernost restera patron de M6 jusqu’à 2020

Nicolas de Tavernost restera patron de M6 jusqu’à 2020 | (Media & Trend) | Scoop.it

La durée du mandat du président du directoire est prolongée de deux ans. Le groupe affiche des résultat


Nicolas de Tavernost restera le patron de M6 jusqu'à février 2020, soit deux ans de plus que ce qui était prévu. A l'occasion de la publication des comptes 2016 du groupe et alors que la chaîne M6 fêtera ses trente ans le 1er mars, le conseil de surveillance du groupe M6 a en effet décidé mardi de renouveler par anticipation le mandat du directoire actuel « pour une durée de trois ans à compter de ce jour, et arrivant à échéance le 21 février 2020 ». 


« C'est une excellente nouvelle, Nicolas de Tavernost a un excellent'track record'et mène tout le monde à la baguette, » se félicite un analyste qui ajoute que « le groupe devra bien gérer son départ le moment venu ». A échéance 2020, Nicolas de Tavernost approchera des 70 ans puisqu'il est né le 22 août 1950.



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VoD : coup de pouce en vue

VoD : coup de pouce en vue | (Media & Trend) | Scoop.it

Le CNC a fait une proposition pour une nouvelle « chronologie des médias ». 


La « chronologie des médias », qui régit quand un film, après sa sortie en salle, peut être disponible en vidéo à la demande (VoD), puis visible sur une chaîne de télévision payante, puis sur une chaîne gratuite, etc., va peut-être enfin être modifiée pour notamment mieux tenir compte de l'émergence de la consommation en VoD. 


Bien sûr, comme toujours pour ce calendrier compliqué, c'est loin d'être gagné. Réglementé par la puissance publique en France, cet étagement des exclusivités des supports de diffusion sous-tend le financement respectif de ces derniers à la création et chaque acteur de la chaîne a potentiellement beaucoup à perdre d'une modification. 


Mais le Centre national du cinéma (CNC), qui a réuni la filière la semaine dernière pour lui faire des propositions et demande un retour dans les prochaines semaines, espérerait aboutir, selon une personne bien informée du secteur. Et, côté producteurs, on estime notamment que les réticences actuelles de la part de certains ne sont pas « bloquantes ». En gros, le CNC propose de n'accorder aux exploitants de salles qu'une fenêtre de trois mois d'exclusivité, au lieu de quatre. Après cette période, le film serait disponible pour une mise en achat à l'unité en VoD, puis, après quatre mois, pour l'achat à l'unité et en location, et ce pour toujours. 


Pour le consommateur de cinéma, ce serait l'élément le plus frappant. Car, aujourd'hui, un film apparaît puis disparaît des plates-formes VoD en fonction des démarrages des fenêtres d'exclusivité de Canal, des chaînes en clair, des chaînes thématiques de cinéma, etc. C'est illisible, jugent beaucoup de professionnels. 


Certes, les services comme Netflix de VoD par abonnement (et donc pas à l'achat ou la location à l'acte) ne sont pas concernés par ce délai si bref. C'est dommage, car ils sont en pleine croissance. Mais eux aussi pourraient voir leur fenêtre avancée à vingt-huit mois après la sortie en salle au lieu de trente-six mois aujourd'hui - et même potentiellement à vingt-cinq mois s'ils sont « vertueux », c'est-à-dire s'ils participent au financement de la création.


Gestion compliquée


Les plus difficiles à convaincre sont les exploitants de salles. Marc-Olivier Sebbag, de la Fédération nationale des cinémas français, refuse de voir sa fenêtre écornée, alors que la salle reste économiquement très avantageuse pour le cinéma. Il propose à la place davantage de concessions sur les fenêtres « salle des films » ayant le moins de succès. Alors que les exploitants sont les seuls qui ont tout à perdre d'une modification de la « chronologie des médias », certains préconisent de ne pas toucher à leur fenêtre et d'avancer pour le reste de la filière. 


Encore faudrait-il convaincre les chaînes de télévision. Canal+, qui finance une grande partie du septième art français et qui a fait ses propres propositions de nouvelle « chronologie des médias » cet automne, est opposé aux modalités proposées par le CNC. Ce dernier propose des fenêtres « coulissantes », c'est-à-dire avancées pour les chaînes payantes ou hertziennes selon leur participation au film. La chaîne cryptée estime que cela va concentrer les chaînes sur les films à gros budgets et que les fenêtres en accordéon sont trop compliquées à gérer et illisibles pour le public. 


Reste également à savoir si les chaînes gratuites sont prêtes à voir leur fenêtre potentiellement vulnérable à la disponibilité des films en VoD par téléchargement ou en location à l'acte. TF1 y serait opposé, dit un acteur de la filière. Le CNC a encore du travail. Le paradoxe étant que la filière n'a d'autre choix que de s'adapter aux nouveaux usages. Sous peine de pénaliser le cinéma lui-même, notamment face aux séries, pour lesquelles il n'y a pas ces contraintes.

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Audiovisuel : le piratage génère un manque à gagner de 1,4 milliard

Audiovisuel : le piratage génère un manque à gagner de 1,4 milliard | (Media & Trend) | Scoop.it

L’an dernier, 13 millions d’internautes ont consommé des contenus illégalement, selon EY. Un manque à gagner qui affecte l’industrie, mais aussi l’Etat.


Un coût de 1,36 milliard d'euros. C'est presque assez pour faire sept « Valérian », tourner une petite quarantaine d'années de « Plus belle la vie » ou financer presque tous les investissements effectués dans la production cinématographique en 2015 (1)...


C'est en tout cas l'estimation du manque à gagner lié à la consommation illégale de contenus audiovisuels en France, en 2016, selon EY. Dans cette étude, que « Les Echos » publient en avant-première, le cabinet d'audit et de conseil tente d'analyser les conséquences du piratage pour le secteur audiovisuel et cinématographique.


13 millions de pirates


Premier constat : les « pirates » sont extrêmement nombreux. Au total, 13 millions d'internautes en France, soit quasiment un internaute sur trois (45,2 millions) ont consommé des contenus de façon illégale en 2016, selon les estimations de EY réalisées d'après des données de Médiamétrie (sur le Top 100 des plates-formes de streaming et téléchargement). Ensemble, ils ont consommé 2,5 milliards de films ou séries via du téléchargement ou du streaming - soit quasiment 200 par personne.


EY a interrogé un panel représentatif de 3.000 d'entre eux pour évaluer leur propension à payer les contenus sur la base d'un prix de marché (par exemple 8,20 euros pour un DVD, 4,40 euros pour une vidéo à la demande...), en distinguant les fenêtres de diffusion (salle, DVD, TV payante, etc.).


Les internautes « hors la loi » prêts à payer


Verdict : les trois quarts environ seraient prêts à acheter ou à s'abonner pour avoir le film ou la fiction en question (si ceux-ci n'avaient pas été disponibles illégalement). « Si chacun d'entre eux versait les sommes dues pour avoir le contenu illégal pour lequel ils sont prêts à payer, c'est 1,36 milliard d'euros qui seraient injectés dans l'industrie audiovisuelle, et plus globalement l'économie, résume Solenne Blanc, associée EY, en charge des médias. Et encore, nos hypothèses sont assez conservatrices, puisqu'on n'a pas pris en compte le visionnage sur des plates-formes légales comme YouTube, ou des réseaux sociaux avec du contenu n'ayant pas l'autorisation des ayants droit. On n'a pas pris en compte non plus les conséquences de la perte de valeur des séries lorsqu'elles sont beaucoup visionnées avant de passer à la télévision. »


La SVoD ou le DVD en première ligne, le cinéma mieux préservé


Ce manque à gagner représente environ 15 % du marché légal en 2015 (c'est-à-dire du total des revenus de chacun des supports étudiés). Et certains supports sont plus affectés que d'autres. C'est le cas du DVD, par exemple : EY estime le manque à gagner à 600 millions d'euros, ce qui représente 85 % de la taille totale du marché légal. De même, la vidéo à la demande (78 % du marché) et la SVoD (59%) sont particulièrement touchées. « Ça explique en partie pourquoi ces offres se développent relativement doucement ou encore pourquoi les ratios de conversion de la salle vers les DVD ont baissé », reprend la spécialiste.


La télévision gratuite n'est pas complètement épargnée, la baisse de la consommation liée au piratage entraînant un manque à gagner de l'ordre de 120 millions d'euros de recettes publicitaires.


A contrario, le cinéma est relativement préservé. « Ce qui n'est pas vraiment surprenant dans la mesure où les gens vont dans les salles obscures pour avoir une véritable expérience et que le piratage de films s'effectue majoritairement au moment de la sortie du DVD commercial », observe Solenne Blanc.


2000 emplois touchés, et un gros manque à gagner pour l'Etat


EY a essayé de décomposer, sur 2015 cette fois, le manque à gagner (1,35 milliard) entre les différents bénéficiaires lésés par le piratage. Premier affecté : l'Etat, qui n'engrange ni la TVA ni les impôts ou charges afférentes (430 millions).


Mais il n'est pas le seul : « Si cet argent était mécaniquement réinvesti dans le secteur audiovisuel et cinématographique, selon les mécanismes de redistribution en vigueur (compte de soutien à l'industrie des programmes audiovisuels, obligations de financement de la production...), cela ferait 265 millions d'euros, soit environ le budget de soixante films chaque année, indique la professionnelle. Et c'est sans compter la capacité d'investissement additionnelle qui aurait dû aller aux acteurs audiovisuels et être réinvestie dans des projets. »


Enfin, réinjecter le manque à gagner permettrait de créer 2.000 emplois directs, « ce qui est là aussi une hypothèse très conservatrice », dit Solenne Blanc. Le piratage ne tue certes pas la culture, ni l'industrie du divertissement, « mais il menace la pérennité de son financement et assèche un potentiel de création nouvelle », conclut-elle.

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TF1 menace de couper son signal sur les box Internet

TF1 menace de couper son signal sur les box Internet | (Media & Trend) | Scoop.it

En marge de ses résultats annuels, le groupe de télévision s'est à nouveau dit prêt à cesser sa diffusion sur Internet, le câble et le satellite si les opérateurs refusent de payer pour diffuser ses programmes.



TF1 persiste et signe. Le groupe de télévision a rappelé ce jeudi qu'il tenait à être rémunéré par les opérateurs internet pour voir ses chaînes diffusées sur les box et serait prêt à interrompre son signal en cas d'impasse des négociations, par l'intermédiaire de son directeur général adjoint, Régis Ravanas. «Nous voulons aller jusqu'au bout et si c'est nécessaire aller jusqu'à se passer de la diffusion du signal de TF1 sur certaines plateformes», a prévenu le responsable chargé de la Publicité et de la Diversification au cours d'une conférence sur la stratégie du groupe.


«Il y a vraiment un problème de partage de valeur, que nous voulons rééquilibrer», a-t-il poursuivi en expliquant que la rémunération des chaînes par les fournisseurs d'accès à internet (FAI) était «un mouvement de fond en Europe». «Le signal de TF1 est rémunéré en Belgique par Orange et Altice», maison mère de l'opérateur SFR, a-t-il cité en exemple.


Orange n'envisage pas de payer


Alors que ces négociations durent depuis plusieurs mois sans parvenir au moindre compromis, des opérateurs ont dit leurs réticences face à ce nouveau modèle économique, soulignant que TF1 bénéficiait gratuitement de fréquences de diffusion sur la TNT, au contraire des opérateurs télécoms. Ainsi, l'opérateur Orange indique dans un communiqué qu'il «n'envisage pas de rémunérer la distribution d'une chaîne TNT gratuite mais continue à travailler avec TF1 à la recherche de nouveaux services créateurs de valeur au bénéfice des deux entreprises».


Il estime que «l'interruption de la diffusion de la chaîne TF1 serait négative pour tous les acteurs concernés et avant tout pour les téléspectateurs français». Selon des informations de BFM Business publiées cet été, TF1 voudrait obtenir une centaine de millions d'euros par an pour la diffusion de ses chaînes par les opérateurs, contre quelque 10 millions facturés à présent pour des services de replay.


19 millions de foyers concernés


TF1 est suivi dans son initiative par le groupe de télévision M6 qui souhaite également faire payer la diffusion de ses chaînes gratuites. Les opérateurs, eux, font pour l'instant la sourde oreille, et jugent peu probable que la chaîne mette ses menaces à exécution alors qu'environ 19 millions de foyers en France peuvent accéder à la télévision via internet. Ils soulignent également le caractère hasardeux des comparaisons avec d'autres pays où les modalités des relations entre opérateurs et diffuseurs peuvent être différentes.

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L'e-sport cherche son modèle à la télé

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Une chaîne de télé entièrement dédiée à l'e-sport est lancée au Canada. En France, TF1 songe à une télé-réalité autour de joueurs, qui serait diffusée sur Internet.


Les fans canadiens d'e-sport vont avoir une chaîne de télévision rien que pour eux. Dès cet été, ils pourront souscrire au bouquet Super Channel (10 dollars par mois) pour profiter de programmes exclusifs et de retransmissions des plus grandes compétitions du milieu. Super Channel a profité de l'événement ESports BAR, organisé cette semaine à Cannes, pour annoncer son alliance avec le britannique GINX. Cette société, créée en 2016 par d'anciens d'ITV, a déjà à son arc une autre chaîne e-sport, disponible au Royaume-Uni sur le bouquet Sky Sports.


Un signe du fort intérêt de la télévision pour ce nouveau loisir prisé des jeunes, qu'ils consomment massivement sur Internet. L'américain Turner est le plus offensif. Le groupe média a investi plusieurs dizaines de millions de dollars en créant de toutes pièces son propre championnat international autour du jeu Counter-Strike. Objectif: rajeunir ses audiences. Les joutes sont diffusées sur Internet mais aussi sur la chaîne TBS le vendredi soir. Les audiences télé de cette eLeague ne sont pas spectaculaires. Selon Nielsen, environ 140.000 téléspectateurs regardent ce programme. Il s'agit à 63 % d'Américains âgés de 18 à 49 ans…


«Star Ac de l'e-sport»


Turner a également réussi à revendre les droits de retransmission dans une dizaine de pays. En France, AB est le diffuseur officiel du programme depuis octobre. Les médias français multiplient aussi les initiatives. TF1 Publicité a pour projet de lancer au printemps la «Star Academy» de l'e-sport. Cinq garçons et cinq filles seront filmés en permanence dans une maison où ils s'entraîneront pour être qualifiés dans un tournoi international. Des professionnels et des youtubeurs encadreront les candidats. «Le programme ne se fera que si nous trouvons des sponsors», précise la régie. Ce qui devrait se faire sans peine, le projet ayant enthousiasmé les annonceurs. Pourtant, aucun prime time sur TF1 n'est prévu: l'émission sera diffusée sur la plateforme vidéo Twitch, propriété d'Amazon, dont TF1 assure la régie en France. Un programme court passera chaque semaine sur TMC durant «Quotidien». Le groupe reste prudent et préfère tester ces formats sur le digital. Depuis cette semaine, son site MyTF1Xtra propose une émission quotidienne sur l'e-sport en partenariat avec le site Eclypsia.


«Jamais une chaîne gratuite ne prendra le risque de mettre une émission d'e-sport sur son antenne, la pression de l'audience est trop importante», affirmait lors d'une table ronde Florent Houzot, directeur de la rédaction de BeIN Sports. À l'exception notable de L'Équipe, tous les programmes d'e-sport présents sur le petit écran en France sont le fait d'acteurs de la télévision payante, comme BeIN, Canal + ou SFR Sport. Ces émissions seraient surtout performantes en replay. Preuve que les amateurs d'e-sport ne sont pas des téléspectateurs comme les autres…

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Les médias se ruent sur un marché en plein boom

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La plupart des chaînes de télévision ont lancé leurs émissions ou championnats d'e-sport. 


L'e-sport est devenu le nouveau terrain de jeu des chaînes de télévision. Au cours des derniers mois, la plupart des groupes audiovisuels ont lancé des programmes sur les jeux vidéo. E


Certains ont commencé sur leur plate-forme Internet, comme TF1 qui avait diffusé de l'e-sport dès l'an dernier sur MyTF1 Xtra. Il va renouveler l'expérience cette fin de semaine avec la finale mondiale de « Just Dance » à l'ESWC de Paris (lire ci-dessus), et a depuis quelques jours une émission quotidienne. Accompagné par un spécialiste de l'e-sport, Glory4Gamers, TF1 a été aussi l'organisateur d'une compétition autour de « Hearthstone », qui a rassemblé plus de 6.000 participants. Il ne communique pas sur le nombre d'internautes ayant suivi le tournoi, mais l'objectif de 10.000 a été dépassé. « Pour l'instant, nous n'avons pas de programmes sur nos antennes linéaires, mais on y réfléchit », indique Olivier Ou Ramdane, directeur des nouveaux business. De son côté, France Télévisions travaille sur l'e-sport, même s'il n'y a pas de projet précis à ce jour. 


Potentiel considérable


D'autres chaînes ont franchi le pas. L'Equipe a été l'une des premières, en mettant à l'antenne au début 2016 son propre championnat de football sur console, qui a rassemblé autour de 90.000 téléspectateurs, en ligne avec la moyenne de la case horaire. Les chaînes payantes, aussi, se sont ruées sur leurs manettes. BeIN Sports a deux émissions depuis décembre (en partenariat avec Webedia) et Canal+ a un programme mensuel depuis l'automne dernier, sur le même principe que son plus classique Canal Football Club. Sa maison mère, Vivendi, a conclu un partenariat avec ESL , avec l'objectif de créer un championnat d'e-sport autour de quelques jeux emblématiques. « L'e-sport permet de drainer des foules considérables dans les salles, pourquoi pas demain à la télévision ? » note Didier Lahaye, directeur adjoint des sports du groupe Canal. 


Avec ses tournois, ses stars, ses entraîneurs et même ses kinés, l'e-sport n'a, en effet, rien à envier à certaines disciplines plus traditionnelles. Et, le potentiel est considérable : dans le monde, quelque 256 millions de personnes regardent de l'e-sport, selon le cabinet Newzoo. Le marché, estimé à presque 500 millions de dollars de revenus, pourrait dépasser le milliard en 2019 ! La France compterait quelque 4,5 millions de spectateurs de compétitions de jeux vidéo, et 850.000 joueurs de jeux vidéo compétitifs (dont 398.000 réguliers), selon un rapport sur l'e-sport, remis à Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au numérique. Surtout, l' e-sport permet de cibler les jeunes. Par exemple, 90 % des joueurs de Glory4Gamers ont moins de 25 ans et 98 % sont des hommes. « Ca permet de toucher les Millennials qui ont tendance à s'éloigner des médias traditionnels. De plus en plus d'annonceurs se positionnent ainsi sur l'e-sport », appuie Jérôme Yomtov, vice-président d'Eclypsia, spécialisé sur les jeux. 



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Le youtubeur PewDiePie perd son contrat avec Disney en raison de vidéos controversées

Le youtubeur PewDiePie perd son contrat avec Disney en raison de vidéos controversées | (Media & Trend) | Scoop.it

Le détenteur du nombre record d’abonnés sur la plate-forme de vidéos avait notamment publié une vidéo jugée antisémite


Le Youtubeur PewDiePie, qui, avec 53 millions d’abonnés à sa chaîne, est le plus suivi de la plate-forme de vidéos, a perdu son contrat avec une filiale de Disney chargée de commercialiser la publicité affichée sur ses vidéos. Maker Studios, qui gère la monétisation de très nombreux youtubeurs célèbres, a annoncé avoir mis fin à la collaboration, après la publication de plusieurs vidéos controversées. 


PewDiePie, qui se consacre principalement aux jeux vidéo et à des vidéos humoristiques, avait notamment publié à la mi-janvier une vidéo dans laquelle il rémunérait deux personnes pour danser en tenant un panneau portant l’inscription « mort aux juifs ». Coutumier des provocations, il avait expliqué avoir voulu tester les limites d’un service permettant d’embaucher instantanément des acteurs pour réaliser de petits événements, mais la vidéo avait choqué de nombreux internautes.


Et cet incident est loin d’être isolé. Selon les comptes du Wall Street Journal, PewDiePie, de son vrai nom Felix Kjellberg, a utilisé à neuf reprises, depuis août, des images de croix gammées ou des références antisémites dans ses vidéos. « Bien que Felix ait bâti son succès sur le fait d’être provocateur et irrévérencieux, il est à l’évidence allé trop loin dans ce cas et les vidéos qui en ont résulté ne sont pas appropriées » pour Disney, a dit un porte-parole de Maker Studios.


Critiques contre YouTube


Le youtubeur a affirmé à plusieurs reprises qu’il s’agissait uniquement de plaisanteries. Ces derniers mois, il a aussi vivement critiqué YouTube, avançant que des changements dans le fonctionnement de la plate-forme étaient responsables d’une érosion de son nombre d’abonnés.


Peu après l’annonce de Makers Studios, YouTube a également annoncé l’annulation de la seconde saison de « Scare PewDiePie », une série diffusée sur YouTube Red, le service de vidéos payantes du géant du Web. Son compte a également été exclu de la sélection « Google preferred », un ensemble de comptes dont les vidéos sont particulièrement populaires auprès des 18-35 ans, et prisé des annonceurs publicitaires. 


Les revenus de PewDiePie sont estimés à environ 14 millions d’euros par an, selon les estimations du magazine Forbes. Une part substantielle de cette somme provenait du contrat du youtubeur avec Maker Studios. 


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Canal + met fin au Grand Journal

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La dernière de l'emblématique émission de Canal + sera diffusée le 17 mars. Le programme coûtait trop cher au regard de ses faibles audiences.


La rumeur qui courait depuis plusieurs jours est désormais officielle. Le Grand Journal va disparaître des grilles de Canal + à partir du lundi 20 mars, a annoncé la chaîne dans un communiqué. Selon Pure médias, la dernière émission sera tournée le 3 mars. Les deux semaines suivantes seront composées de best-of.


La disparition du talk show emblématique entraîne une réorganisation de la tranche 18-20 heures. Exit à 18 heures le Tonight Show de Jimmy Fallon, que Canal + avait chipé en septembre à MCM. Le talk show, qui passait au lendemain de sa diffusion américaine, est remplacé par «un des 400 films récents que Canal + diffuse chaque année en exclusivité», indique le communiqué. Par conséquent, la tranche en clair s'ouvrira à 19h30 au lieu de 18h45 aujourd'hui. Le gratuit débutera avec Le Journal du cinéma, suivi par Le Gros Journal, Le Petit Journal, Catherine et Liliane puis Les Guignols, pour s'arrêter à 21h. En somme, les mêmes programmes que précédemment, amputés du Grand Journal.


Concurrence féroce


Le talk show de Canal + n'était plus que l'ombre de lui-même. L'émission, animée depuis septembre par Victor Robert, ne rassemble plus que 0,6% d'audience, soit 124.000 téléspectateurs. Le public était dix fois plus nombreux lors de la saison 2012-2013, la dernière animée par Michel Denisot. Le Grand Journal se s'est jamais réellement remis du départ de l'animateur. Le déclin, entamé sous l'ère Antoine de Caunes (2013-2015), s'est nettement accentué avec l'arrivée de Maïtena Biraben en septembre 2015. Cette date marque la reprise en main de Canal + par Vincent Bolloré, qui a imposé l'animatrice mais aussi un changement de société de production. À la fin de la saison, Maïtena Biraben a été débarquée de la chaîne. Victor Robert, qui lui a succédé, ne sera resté que six mois à la tête de l'émission.


Le directeur général des antennes de Canal +, Gérald Brice-Viret, avait indiqué aux Échos que «le coût du Grand Journal est important rapporté à sa faible audience». La chaîne a préféré mettre fin à l'hémorragie pour préparer sereinement la rentrée. «Les équipe du Grand Journal travaillent à de nouveaux projets d'émission», indique Canal +. L'access de la chaîne doit se réinventer alors que la concurrence est de plus en plus féroce sur les autres chaînes. C à vous (France 5) s'est imposé comme le nouveau rendez-vous pour les grandes stars internationales, qui jusque-là ne juraient que par Canal +. Quotidien (TMC) a attiré les aficionados du Petit Journal époque Yann Barthès. Et une partie du public du Grand Journal a aussi été happé par le rouleau-compresseur Touche pas à mon poste, sur la chaîne-soeur C8.

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France Télévisions diffusera quatre matchs du XV de France en direct sur Twitter

France Télévisions diffusera quatre matchs du XV de France en direct sur Twitter | (Media & Trend) | Scoop.it

Dans le cadre du Tournoi des 6 Nations, quatre matchs de l'équipe de France de rugby seront accessibles en direct à la télévision et sur la plateforme. Une première en France.


France Télévisions a choisi de jouer collectif. Le détenteur exclusif des droits du Tournoi des 6 Nations vient de conclure un partenariat avec Twitter pour mettre à la disposition du public français, directement sur le réseau social, quatre matchs du XV de France. Cette initiative, la première du genre en France, permettra de visionner les rencontres en direct et en intégralité sur la plateforme, simultanément à leurs diffusion sur France 2. Coup d'envoi de cette expérimentation dimanche à 16 heures avec le face-à-face France-Écosse. Rendez-vous ensuite le 25 février pour Irlande-France, le 11 mars autour d'Italie-France et enfin le 18 mars pour le match France-Pays de Galles.


Via sa technologie Go Live, Twitter, reprendra directement le flux broadcast de France Télévisions. Avantages: la qualité de l'image sera optimisée et il n'y aura aucun temps de latence dans la diffusion des images, promet l'entreprise publique. Seule restriction: un blocage géographique garantira l'inaccessibilité des matchs hors de nos frontières.


Expérience enrichie


Disponible depuis un mobile, un ordinateur ou une tablette, à partir du compte Twitter de France Télévisions, le dispositif proposera une «expérience enrichie». «Les internautes cliqueront sur un lien pour accéder aux matchs en temps réel sur Twitter et pourront voir défiler parallèlement les tweets qui s'y rapportent. Le tout, au même endroit», détaille Barthélémy Collin, le responsable des partenariats sports pour Twitter France.


Pour France Télévisions, l'objectif est double. «Il nous est apparu assez naturel de proposer, en tant que service public, ces matchs forts à l'ensemble de la population, où qu'elle se trouve», explique Laurent-Éric Le Lay, le directeur des sports de France Télévisions. Avec, l'idée de toucher un public sensiblement plus jeune que les habitués de France 2. D'après Barthélémy Collin, 43% des utilisateurs de Twitter ont déclaré qu'ils allaient suivre le tournoi à la télévision ou ailleurs. «Il s'agit de séduire de nouveaux téléspectateurs avec nos contenus. Cette démarche s'inscrit dans une politique de conquête. Je suis persuadé qu'en élargissant la diffusion, nous ferons monter l'audience de la télévision», affirme Laurent-Éric le Lay. Au-delà de cette recherche de nouveaux gisements d'audience, la diffusion sur Twitter de compétitions sportives, souvent très chères à acquérir, offre un levier de monétisation supplémentaire. Le réseau social et la régie de France Télévisions vont ainsi proposer aux annonceurs des publicités en pré-roll sur de courts extraits voire l'intégralité des matchs. Les revenus seront ensuite partagés entre le diffuseur et la plateforme, selon une répartition qui n'est pas communiquée.


«Si le dispositif fonctionne, nous multiplierons les expériences», promet Laurent-Éric Le Lay. Partant du principe que les usages ont changé, France Télévisions essaye aujourd'hui de maximiser le rayonnement de ses contenus au-delà du seul petit écran. Avant ce dispositif autour du rugby, le diffuseur a notamment mis en place sur Facebook des live autour du Paris-Dakar. «Le but, à chaque fois est de créer des écosystèmes pour capitaliser sur nos événements», résume Laurent-Éric Le Lay.

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Le premier programme original de Snapchat est une télé-réalité où des ex se revoient pour 'parler de leur rupture'

Le premier programme original de Snapchat est une télé-réalité où des ex se revoient pour 'parler de leur rupture' | (Media & Trend) | Scoop.it

Le premier programme original de Snapchat est une télé-réalité où des ex se revoient pour 'parler de leur rupture'


- Snapchat a commandé son premier programme original à A+E Networks. 

- "Second Chance" commencera en avril, et réunira des ex.

-  Les contenus originaux vont booster les offres de publicités de Snap auprès des annonceurs, avant son entrée en bourse.


La série sera faite par l'agence interne du groupe médias américain A+E Networks, 45th & Dean, et suivra des ex qui se rencontrent pour parler de la fin de leur relation.


Le programme sera lancé en avril et fera parti des "Programmes Snap" existants comme le "Bachelor" ou "The Voice".


Voici comment 45th & Dean et Snap décrivent le concept:


"Le premier programme de 45th & Dean, "Second Chance", fait se rencontrer des ex pour qu'ils puissent parler de leur rupture. Dans cette ambiance sincère, des couples qui ont besoin de tourner la page pourront également trouver un terrain d'entente pour se réconcilier. La série est composée de huit épisodes hebdomadaires que pourront consulter les utilisateurs de Snapchat aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Canada et en Australie."


Snap présente ce contenu comme son premier programme original de la rubrique "Snapchat Show", un concept annoncé l'an dernier. Snapchat Show ressemble à des épisodes de télévision et se distingue de Discover, où ce sont des tiers qui fournissent le contenu.


Les Snapchat Shows ne disparaissent pas non plus après 24 heures, contrairement aux autres contenus.


Ceci dit, Snapchat a déjà tenté de produire du contenu original auparavant. Comedy Central héberge dans son Discover une pastille de dix secondes intitulé" "Swag-a-saurus", et l'entreprise a produit une série intitulée "Literally Can't Even" en 2015.


Snapchat dispose également de contenus créés par ABC, NBC, E!, ESPN et bientôt la BBC, mais ils se basent sur des programmes existants. Par exemple, Jimmy Fallon a une extension du "Tonight with Jimmy Fallon" sur Snapchat qui s'appelle juste "Fallon". La BBC va quant à elle avoir des petits clips exclusifs de "Planet Earth II" sur Snapchat à partir du 17 février.


Le vice-président en charge du contenu, Nick Bell, a décrit le programme "Second Chance" comme "brut et touchant".


"Les investissements de A+E sur la narration mobile sont exactement ce que l'on attend pour Snapchat Shows. La capacité de créer du contenu premium et totalement nouveau pour un public 'mobile first' de la part des meilleurs conteurs de ce monde."


Il semblerait que Snap soit en train d'étoffer son offre en vue de son entrée en bourse.


Des sources dans la pub et les médias ont dit à Business Insider US que ce qui les retenaient de dépenser de l'argent sur Snapchat était le fait que ce soit un "nouveau truc à la mode". Snap demande également des engagements conséquents, entre 100 et 200 millions de dollars, de la part des annonceurs. Cela signifie qu'il faut constamment que la plateforme soit en mouvement, et il faut offrir en permanence des nouveaux contenus pour les annonceurs.


Snap ajoute qu'ils auront bientôt des nouveaux "partenaires de contenus" et travaille sur des nouveaux programmes avec NBC, Turner et ABC.

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D'"Explicite" à "Brut.", ces médias qui ne se déploient que sur les réseaux sociaux

D'"Explicite" à "Brut.", ces médias qui ne se déploient que sur les réseaux sociaux | (Media & Trend) | Scoop.it

DÉCRYPTAGE - "Explicite", "Brut.", "Posté"... De nombreux médias se lancent exclusivement sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter ou Youtube. Un parti pris, dans le but d'atteindre une totale liberté éditoriale et de se rapprocher des lecteurs.


Etablir ce lien et (...) refaire notre métier, pas en se posant les questions du microcosme parisien (mais) en se posant des questions sur ce qui est vraiment nécessaire à comprendre dans l'information." C'est avec ces mots qu'Olivier Ravanello, ancien journaliste d'iTélé, a présenté la mission que se confie Explicite dans une interview sur France Inter.


Lancé par une grande partie des journalistes ayant quitté la chaîne d'information après la grève de 31 jours, en novembre dernier, ce nouveau média présente une caractéristique singulière : il se déploiera uniquement sur les réseaux sociaux. Pas de plateforme dédiée, mais une omniprésence sur Facebook, Twitter et Youtube : "On ne s'interdit rien du tout", a assuré sa collègue Sonia Chironi dans la même interview. Ce qui nous intéresse c’est le contenu ; les formats, on va les imaginer. Le plateau, principalement, ce sera le terrain."


Les deux journalistes annoncent une actualité au plus proche du lectorat, faite de tweets, de pastilles et directs vidéos dans lesquels des spécialistes répondront aux questions d'actualité des internautes. Un filon novateur que quelques aventuriers du Web francocophone tentent déjà d'exploiter.


Du lol et de l'information


Selon un rapport publié par l'institut Reuters d'étude du journalisme en juin 2016, et relayé par Le Monde, 51% des internautes (une cible donc potentiellement "web-friendly) s'informent via les réseaux sociaux. De quoi inspirer de nouvelles formes journalistiques, comme AJ+. Cette version 2.0 d'Al-Jazeera, présent sur la plupart des réseaux sociaux, propose des pastilles vidéos informatives et muettes pour rendre compte de l'actualité, sur lesquelles tout utilisateur de Facebook est forcément tombé. Les contenus textuels sont publiés via Medium, une plateforme de blogging.


En France, la presse s'étend lentement mais sûrement à ces nouveaux modèles. Brut., lancé à la mi-novembre 2016, compte plus de 34.000 abonnés sur Facebook, 7.000 sur Twitter et 455 sur Instagram. Un succès dû notamment à l'une de ses premières vidéos, dans laquelle le François Hollande de 2011, alors candidat, répond à celui de 2016. 3.3 millions de vues à ce jour.


La recette de Brut., c'est l'information mêlée à l'humour, avec une omniprésence de la culture Web : les politiques sont interviewés sur Snapchat, leurs dépenses sont mises en parallèle avec celles des rappeurs US et les applaudissements de leurs soutiens scrupuleusement analysés. Un esprit très Petit Journal, et ce n'est pas par hasard : Laurent Lucas, rédacteur en chef adjoint de l'émission du temps de Yann Barthès, est également producteur exécutif de ce jeune média. Côté création, on retrouve Renaud Le Van Kim, qui a lancé iTélé et LCI, ainsi que Guillaume Lacroix, co-créateur de la société de production humoristique Studio Bagel.


"C'était un évidence", raconte ce dernier à RTL.fr. "Les partis politiques se lancent tous sur les réseaux sociaux. La campagne présidentielle sera digitale car cela va plus vite que la télé, et il ne peut pas ne pas y avoir d'offre informative qui ne l'accompagne. Même si parfois il y a un côté lol, il doit toujours y avoir une production de sens." L'humour sert donc au fact-checking, au décryptage et à la révélation de "talents digitaux", dont fait partie Rémy Buisine : repéré en filmant les Nuits Debout en live via Périscope, il a depuis intégré l'équipe de Brut. Selon Guillaume Lacroix, ils sont "une douzaine" de personnes derrière les pages informatisées du média. "Tout le monde produit", précise-t-il.


Palier la haine des médias traditionnels


"L'évidence, c'est qu'aujourd'hui, ça se passe sur les réseaux", explique Olivier Ravanello à RTL.fr. "Je suis persuadé que dans dix ans, les gens n'iront plus s'asseoir devant la télévision pour recevoir l'information mais utiliseront leurs supports mobiles." Une offre informative qui permet, selon lui, une plus grande liberté pour les utilisateurs : "Ils pourront voir le contenu qu'ils veulent quand ils veulent. Ils bénéficieront de plus d'une liberté de mouvement, qui permettra de s’informer autant de fois qu'ils le souhaitent : dans la file du restaurant, dans le métro, avant de reprendre le travail..." De fait, Olivier Ravanello ne compte pas laisser de place au ton décalé sur Explicite : "Je ne veux pas rentrer dans cette logique-là. Notre préoccupation, c'est seulement l'info."


"Les réseaux sociaux sont phagocytés par des contenus qui cherchent le clic"


Le journaliste évoque la méfiance des médias traditionnels, qui pousse le lectorat à chercher à s'informer sur Facebook et Twitter. Pour lui, mettre des journalistes sur les réseaux sociaux relève de l'urgence : "ces réseaux sont phagocytés par des contenus qui cherchent le clic et le buzz, ou bien des contenus volontairement tordus, idéologisés, manipulateurs."


Un financement aventureux


Alors que la rentabilisation de la presse Web traditionnelle est toujours un questionnement, la monétisation d'une actualité uniquement prodiguée sur les réseaux sociaux semble incertaine. Pour se lancer, Explicite vit sur les économies des journalistes associés et sur un financement participatif qui devrait voir le jour. Ensuite, le média mise sur l'entrée en scène éventuelle d'un investisseur : "Le modèle économique à long-terme, ce n'est pas nous qui allons le trouver", tempère Olivier Ravanello. Quelqu'un va venir à nous et nous apporter un business-plan pour nous aider à monétiser sur les réseaux."


Quand Explicite parle start-ups, Brut. parle partenariats et poids lourds : "Il faut trouver un partenaire média fort qui nous permette de monétiser nos contenus dans leur univers", anticipe Guillaume Lacroix. "Le deuxième pan, c'est le brand-content et les opérations spéciales. Du sponsoring de contenu ou de lives, voire des choses innovantes comme le in-stream, un mode de publicité moins invasif" (comme une publicité au début d'une vidéo, ndlr).


"Je pense qu'il n'y a aucun moyen de gagner de l'argent seulement avec les réseaux sociaux" Alexandre Léchenet, journaliste


Alexandre Léchenet est moins optimiste. Jeune journaliste, il essaye ce modèle-là : sur Twitter et Instagram, il a lancé Posté fin décembre 2016, avec un ami chef de projet Web. Le contenu, à mi-chemin entre information et humour, rappelle la veine de Brut. : "C'est très expérimental", affirme-t-il, parlant plus d'un "laboratoire" que d'un média à part entière. "On essaye de raconter l'information de manière différente, sur différents supports. On réfléchit à des formats." Pour lui, il y a "peu d'espoirs de retour financier, à moins d'un investisseur ou d'une fondation. Je ne le fais pas en me disant que je vais réussir à en vivre, mais plutôt pour faire des tests". En tout cas, lui pense "qu'il n'y a aucun moyen de gagner de l'argent seulement avec les réseaux sociaux."


La promesse d'une complète liberté


Le grand avantage de ces nouveaux médias semble être la totale liberté d'action qu'implique l'absence de plateau et de plateforme dédiée. Un pan de son projet auquel Olivier Ravanello tient plus que tout, quitte à y laisser un peu de la santé économique d'Explicite : "Si quelqu'un venait à se présenter pour créer une société, nous aurions une discussion avec cette personne sur notre indépendance, et nous serons intransigeants là-dessus."


Cet affranchissement est au cœur de ce que souhaite porter Explicite : "Ce n'est même pas un caprice de journaliste, c'est simplement que ce serait contre-productif", explique-t-il : puisque les internautes cherchent l'information sur les réseaux sociaux par méfiance, Olivier Ravanello souhaite répondre à une attente en plaçant des journalistes professionnels sur ces plateformes. Libres de toute contrainte éditoriale. L'avenir dira comment évolue ce média d'un genre nouveau, mais les 15.000 abonnements récoltés par la page Facebook d'Explicite en seulement deux jours semblent assurer d'une chose : les futurs lecteurs sont preneurs.

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Une édition du féminin « Grazia » lancée ce mois-ci au Pakistan

Une édition du féminin « Grazia » lancée ce mois-ci au Pakistan | (Media & Trend) | Scoop.it

Le premier numéro de la version locale du magazine sera mis en vente courant février, à 20 000 exemplaires


Le féminin de mode Grazia bientôt vendu au Pakistan. Une édition du magazine va y être lancée ce mois-ci, a précisé son éditrice mardi 7 février, au moment où l’industrie de la mode de ce pays musulman conservateur cherche à se faire une place à l’international.


Le premier numéro de Grazia Pakistan sera mis en vente à 20 000 exemplaires ce mois-ci, a indiqué Saif Publishing, titulaire de la licence. L’objectif est de doubler le tirage dans les six mois.


« La classe moyenne, ainsi que l’industrie de la mode sont en pleine expansion au Pakistan, et Grazia fournira une plate-forme extraordinaire pour alimenter ce développement », a estimé Zahraa Saifullah, éditrice et rédactrice en chef du magazine lors d’une conférence de presse à Karachi. 


Contenu majoritairement local


Les stylistes pakistanais s’efforcent de développer le marché local, qui représente environ 200 millions de dollars de chiffres d’affaires selon des estimations prudentes d’experts, mais qui reste en large partie informel. 


Partie d’une poignée de stylistes et modèles au début des années 1990, la mode pakistanaise s’expose désormais lors de multiples défilés attirant des acheteurs étrangers à Lahore et Karachi. Ses têtes de file alimentent déjà les potins sur papier glacé de plusieurs publications dont le rival de Grazia, Hello!, qui a lancé une édition pakistanaise en 2012. 


Selon Mme Saifullah, 90 % du contenu de Grazia sera local. « Nous voulons montrer au monde le côté créatif et plaisant de la mode pakistanaise. » 


Grazia, propriété du géant italien Mondadari, a été lancé en 1938. Le magazine est désormais édité dans plus d’une douzaine de pays dont la France, les Etats-Unis, l’Espagne ou l’Inde. 


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Canal+ lance CNews lundi pour tourner la page i-Télé

Canal+ lance CNews lundi pour tourner la page i-Télé | (Media & Trend) | Scoop.it

La chaîne d'info en continu, plombée par une longue grève fin 2016 et le départ de la majeure partie de sa rédaction, sera animée notamment par Laurence Ferrari, Patrick Poivre d'Arvor, Audrey Pulvar et Jean-Pierre Elkabbach.


Nouveaux décors, nouvel habillage, nouvelle grille et nouvelle équipe: avec le lancement officiel lundi de CNews, Canal+ veut tourner la page i-Télé, sa chaîne d'info plombée par une grève historique fin 2016 et le départ de la majeure partie de sa rédaction. Signe de l'impatience de faire table rase du passé, le site web de la chaîne, ainsi que ses comptes Twitter et Facebook, sont déjà aux couleurs de CNews, avec un nouveau logo.

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Pepsi crée son premier long-métrage

Pepsi crée son premier long-métrage | (Media & Trend) | Scoop.it

« On se trouve face à un problème d'exposition publicitaire, décrypte Gautier Piquet, président de Publicis Média. Montrer le produit ne suffit plus à enchanter le consommateur. Il faut lui offrir de « l'every day content », créer de l'émotion autour de la marque, l'inscrire subtilement dans son cerveau. Dans ce contexte, le fait que Pepsi diffuse son long-métrage sur les plates-formes de téléchargement est particulièrement intéressant. » 


Pepsi planche sur un long-métrage dont son icône publicitaire Uncle Drew sera le héros, et a noué un partenariat avec le Sundance Festival. Du jamais vu dans l’univers du brand content. 


On ignore s'il s'agira d'un bond déterminant dans l'histoire du cinéma. Mais une chose est sûre : ce sera, à coup sûr, un grand pas dans la fabrication de contenu éditorial pour les marques, le désormais fameux brand content. Pepsi s'apprête à adapter sur grand écran aux Etats-Unis les aventures de son icône publicitaire vedette, Uncle Drew, conçu de toutes pièces par l'agence BBDO (Omnicom). Une Mère Denis du soft drink en nettement plus déjanté, qui fait les beaux jours de la saga du soft-drink depuis près de cinq ans. Un peu comme si le bébé Evian de Danone, inventé par BETC, devenait subitement le héros d'un film, où il interpréterait son propre rôle ! 


Révélé par le magazine Variety et confirmé par Pepsi, le projet de long-métrage apparaît comme la dernière étape de la lente élaboration d'un véritable écosystème autour de la marque. Même si l'on ignore encore le mode de distribution du film. En salles ? Peut-être. Au prochain Sundance Festival, dont Pepsi est partenaire, ou sur les plates-formes de téléchargement ? Pratiquement sûr. 


Premières aventures


Enfin, même si l'opération ne devrait pas, en termes de dépenses, égaler le coût d'un spot au Super Bowl (4,5 millions de dollars pour 30 secondes), Pepsi a largement ouvert son portefeuille. C'est le producteur de la saga Twilight, Temple Hill Entertainment, qui a racheté les droits. Tandis que le script a été confié au scénariste Jay Longino (Skiptrace, avec Jackie Chan, sorti sur Netflix). Enfin, c'est Kyrie Irving, le joueur de basket star, meneur des Cleveland Cavaliers et interprète du personnage d' Uncle Drew depuis le début de la saga, qui reprendra son propre rôle.


Un personnage qu'il joue depuis 2012, date à laquelle la fameuse saga publicitaire commence avec les premières aventures d'Uncle Drew, signées par BBDO pour la boisson Pepsi Max, garantie sans sucre. Le pitch ? Convaincre les hommes, les vrais, qu'ils peuvent boire un soda light, sans remiser pour autant leur masculinité au vestiaire. 


Masculinité


Déguisé et maquillé, Irving y incarne un vrai (faux) septuagénaire, nommé Uncle Drew. Un joueur « faible » sur le papier. Mais qui, après quelques lampées de Pepsi Max, crée la surprise en bondissant, et en marquant des paniers extraordinaires. Bingo ! La vidéo est vue plus de 40 millions de fois sur YouTube. D'autres stars du basket y font leur apparition, comme Baron Davis et Ray Allen, tandis que Pepsi noue un partenariat avec Nike pour créer des produits dérivés en lançant notamment un coloris Uncle Drew pour la basket culte Kyrie 1. 

« On se trouve face à un problème d'exposition publicitaire, décrypte Gautier Piquet, président de Publicis Média. Montrer le produit ne suffit plus à enchanter le consommateur. Il faut lui offrir de « l'every day content », créer de l'émotion autour de la marque, l'inscrire subtilement dans son cerveau. Dans ce contexte, le fait que Pepsi diffuse son long-métrage sur les plates-formes de téléchargement est particulièrement intéressant. » 


Mais pour Pepsi, ce n'est pas suffisant. Les millenials (les 18-35 ans), sa clientèle captive, manifestent une fâcheuse tendance à zapper la télévision de Papa et ses spots de 30 secondes, pour consommer des films, des séries ou du contenu partagé via les réseaux sociaux sur leur PC, tablette, ou smartphone. Coûteux (entre 2 et 6 millions de dollars en moyenne), le spot TV se révèle un investissement de moins en moins rentable sur cette cible. 


Zakouski


« On se trouve face à un problème d'exposition publicitaire, décrypte Gautier Piquet, président de Publicis Média. Montrer le produit ne suffit plus à enchanter le consommateur. Il faut lui offrir de « l'every day content », créer de l'émotion autour de la marque, l'inscrire subtilement dans son cerveau. Dans ce contexte, le fait que Pepsi diffuse son long-métrage sur les plates-formes de téléchargement est particulièrement intéressant. » 


D'où - déjà - la présence de représentants de Pepsico, en janvier, au dernier Sundance Festival, aux côtés de gros « digital players » survoltés, tels que Netflix et Amazon, sortant du cash par millions. « Nous avons un gros portefeuille de marques (Pepsi, Tropicana, Gatorade, Lays, Quaker, Oats... NDLR ) et nous sommes à la recherche d'histoires correspondant à chaque fois aux valeurs de chacune », y a révélé Kristin Patrick,senior-vice president du global brand development. De là à en déduire qu'Uncle Drew ne sera qu'un zakouski pour Pepsico et qu'une offensive globale est lancée... il n'y a qu'un tout petit pas. 

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Youtube va mettre fin à ses publicités de 30 secondes non skippables

Youtube va mettre fin à ses publicités de 30 secondes non skippables | (Media & Trend) | Scoop.it

Les annonces de trente secondes impossibles à sauter disparaîtront de la plate-forme d'ici à 2018


Youtube rétropédale. La plate-forme de vidéo en ligne rachetée par Google veut faire disparaître d'ici à 2018 les publicités de 30 secondes impossibles à sauter diffusées au début de ses contenus. Une annonce qui devrait satisfaire les utilisateurs les plus impatients et dont l'échéance relativement lointaine devrait laisser le temps aux annonceurs de s'adapter. "Nous avons décidé d'arrêter la diffusion de publicités sous le format 30 secondes impossibles à 'skipper' dès 2018 pour nous concentrer plutôt sur des formats fonctionnant à la fois pour nos utilisateurs et nos annonceurs", a déclaré un porte-parole de Google le 17 février, selon Campaign .

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L'américain NBC News prend 25% du capital d'Euronews

L'américain NBC News prend 25% du capital d'Euronews | (Media & Trend) | Scoop.it

L'entrée de la chaîne américaine NBC News au capital d'Euronews doit obtenir le vote de l'Assemblée générale des actionnaires de la chaîne d'information paneuropéenne pour être officialisée.


Annoncée en novembre 2016, l'entrée de la chaîne américaine NBC News au capital de la chaîne d'information paneuropéenne Euronews se précise. Avant qu'un accord ne soit officiellement conclu, il fallait tout d'abord s'assurer du soutien de la Commission européenne, premier client d'Euronews, et obtenir le vote de l'Assemblée générale des actionnaires de la chaîne, installée à Lyon et dirigée par Michael Peters.


Un accord-cadre vient d'être conclu pour 4 ans avec Bruxelles qui permet de maintenir les contrats signés avec les instances européennes et qui rapportent 24 millions d'euros par an au budget d'Euronews. Un apport essentiel pour une chaîne dont le chiffre d'affaires total s'élève à 75 millions d'euros.


Une fois ce point acquis, Euronews fera valider par son assemblée générale fin février un projet de double augmentation de capital. La première sera réservée à NBC News qui apportera 30 millions de dollars (28,5 millions d'euros) pour acquérir 25% du capital d'Euronews. Une deuxième augmentation de capital sera ouverte à tous les autres actionnaires dont le premier d'entre eux, Naguib Sawiris, l'homme d'affaires égyptien qui détient 53 % du capital actuel. Il devrait y souscrire afin de maintenir sa participation au-dessus des 50%. Les autres actionnaires, principalement les groupes audiovisuels publics européens comme France Télévisions, la RAI ou la télévision turque souscriront ou non.


L'entrée de NBC News au capital d'Euronews est une bonne nouvelle pour la chaîne paneuropéenne qui est dans une situation délicate. C'est une bonne nouvelle aussi pour son actionnaire principal. Il y a deux ans, Naguib Sawiris avait investi 35 millions d'euros pour prendre la majorité de la chaîne qui était valorisée à 66 millions d'euros. Aujourd'hui, elle vaut 115 millions, soit pratiquement le double.


Pour NBC News, le puissant network américain filiale de Comcast, c'est la première étape d'une implantation de sa filiale NBC News International à l'étranger. Deborah Turness prend la direction de NBC News International et va se consacrer, dans un premier temps, au développement de l'alliance avec la chaîne rebaptisée Euronews-NBC. À terme, NBC News International a vocation à étendre son implantation internationale pour rivaliser avec les chaînes d'info mondiales CNN International, BBC World, France 24, al-Jazeera.


Grâce à cette alliance, Euronews-NBC va changer de dimension. Actuellement, cette chaîne forte de 550 journalistes diffuse des images commentées en 13 langues différentes. Mais elle ne produit que peu de programmes propres. L'apport de NBC News sera donc structurant. La chaîne américaine apportera ses propres images, ses propres reportages et surtout ses talk-shows, directement inspirés de ceux qui font la réputation de la chaîne aux États-Unis comme le «The Tonight Show de Jimmy Fallon», «Today» ou encore «Meet The Press» et «Late Night». Certains talk-shows pourront être adaptés à partir de Bruxelles, ce qui renforcera la mission d'intérêt général paneuropéen d'Euronews.


Pour l'instant, Africanews, la filiale africaine d'Euronews, lancée au printemps 2016, n'est pas concernée par l'accord avec NBC News. Quelque mois après son lancement elle touche déjà 2,3 millions de personnes par semaine dans 7 pays africains.

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La télévision plonge dans la réalité virtuelle

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TF1 lance une appli où ses grands programmes, à commencer par «The Voice», seront déclinés.


Se retournera, se retournera pas? Les candidats de «The Voice», qui auditionnent à l'aveugle, restent suspendus à la décision des jurés du télé-crochet. Un fauteuil retourné, et c'est l'assurance de poursuivre la compétition. Cette mécanique bien rodée va connaître une petite évolution pour le lancement de la saison 6, ce samedi soir sur TF1. Désormais, les téléspectateurs vont pouvoir comprendre ce que vivent les jurés (Zazie, Florent Pagny, Mika, M. Pokora) durant les phases d'audition à l'aveugle. Eux aussi pourront écouter les candidats du prime time, dos à eux, et décider ou non de buzzer pour faire tourner leur fauteuil. Matériel requis: un smartphone, un casque de réalité virtuelle et la nouvelle application MyTF1 VR.


«Toutes les auditions de “The Voice” ont été filmées avec des caméras à 360°. Nous avons ajouté en postproduction le fauteuil et le buzzer pour reproduire au plus près l'expérience du jury», explique Olivier Ou Ramdane, directeur des nouveaux business de TF1. Le contenu «The Voice» sera mis à jour chaque semaine, en parallèle de la diffusion télé des auditions, sur l'application gratuite dédiée à la réalité virtuelle de la chaîne. Cette dernière est sortie le 15 février sur Android et iOS et a vocation à accueillir tous les contenus en réalité virtuelle produits par le groupe. S'y trouvent actuellement des reportages réalisé par LCI ou des expériences comme «Montez à bord d'une Formule 1» ou «Exploration de la pyramide de Khêops». Des fictions créées spécialement pour les casques de réalité virtuelle arriveront prochainement. La première d'entre elles sera Sergent James, un court-métrage de 7 minutes dont TF1 a acheté les droits pour la France. «Nous pouvons acheter des droits ou être coproducteurs de fictions en réalité virtuelle pour lesquelles nous avons un coup de cœur», indique Olivier Ou Ramdane.


Séries interactives


Les programmes événementiels de TF1, comme «The Voice», ont aussi vocation à être déclinés sur cette application. «C'est une autre manière de consommer et de faire rayonner nos contenus premium. Et arrimer la réalité virtuelle à une marque antenne très forte est aussi une manière de tirer le marché et les usages», poursuit Olivier Ou Ramdane. Environ 350.000 casques ont été vendus en France en 2016, qui, pour une très grande partie, fonctionnent avec un smartphone. Le parc devrait atteindre le million l'an prochain. Mais pour attirer les consommateurs, les casques doivent proposer des contenus de qualité et fréquemment renouvelés. «Les contenus arrivent», note-t-on chez TF1, dont l'application pourrait devenir le réceptable de certaines de ces créations.


Les derniers festivals audiovisuels, comme le Fipa ou Sundance, ont démontré un véritable foisonnement créatif chez les réalisateurs de fictions ou de documentaires. Arte est actuellement la chaîne française qui soutient le plus ces productions en les diffusant sur son application Arte 360. De l'autre côté de l'Atlantique, les groupes télévisuels ne manquent pas non plus d'idées. En septembre, SyFy a sorti la série digitale Halcyon, dont cinq des quinze épisodes sont pensés pour les casques Gear VR et Oculus Rift. La saison complète est vendue 10 dollars. HBO a créé une expérience haut de gamme pour sa série événement Westworld. Équipé d'un casque HTC Vive (900 euros), le spectateur peut visiter le parc d'attractions de la série et vivre un scénario inédit dont il est le héros. Cette expérience est pour le moment réservée aux festivals professionnels.


Prochaine étape: la monétisation. Entre le sponsoring, le placement produit ou le brand content, les possibilités sont nombreuses pour les annonceurs. «Lorsque vous êtes plongé dans la réalité virtuelle, plus rien n'existe autour de vous… c'est une expérience beaucoup plus engageante qu'un second écran», note Olivier Ou Ramdane.


La réalité virtuelle nominée aux Oscars


C'était l'une des surprises de la liste des nominations aux Oscars. Pearl, un film produit pour les casques de réalité virtuelle, a été nominé dans la catégorie meilleur court-métrage d'animation de la prestigieuse institution américaine. Ce dessin animé de cinq minutes raconte l'histoire d'un père et de sa fille vu au travers de l'habitacle de leur voiture, au fil des années. Réalisé par Patrick Osborne, venu de chez Disney, Pearlest visionnable sur tous les casques via l'application de YouTube. Et pour cause: le film a été produit par Google Spotlight Stories, la division de Google dédiée à la création de contenus en réalité virtuelle.


Cette nomination marque le début de la reconnaissance pour les fictions en réalité virtuelle, qui souhaitent utiliser cette technologie pour renforcer les émotions du spectateur. La réalité virtuelle pourrait un jour avoir sa propre catégorie aux Oscars. En attendant, Pearl repartira peut-être avec une statuette le 28 février prochain.

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En 2017, TF1 met l'accent sur sa marge

En 2017, TF1 met l'accent sur sa marge | (Media & Trend) | Scoop.it

Le groupe audiovisuel table sur une marge opérationnelle à deux chiffres à l'horizon 2019. Il veut booster sa production en interne et espère une rémunération de son signal par les opérateurs. 


« Rentabilité ». C'était l'un des maîtres mot des dirigeants de TF1, pour la présentation de ses résultats annuels et surtout de ses perspectives. Pour la première fois depuis des années, le groupe audiovisuel a donné au marché un objectif de marge : une marge opérationnelle courante à deux chiffres en 2019, à comparer avec une marge de 6,3 % en 2016. Les investisseurs ont applaudi, d'autant que le résultat du quatrième trimestre était meilleur que prévu : le titre a bondi de 5,79 % (+11 % en séance). « C'est appréciable d'avoir un objectif, qui est a priori atteignable. Malgré cela, TF1 continuera d'avoir l'une des plus faibles marges parmi les diffuseurs européens, loin derrière M6 ( autour de 16 %) », souligne Jean-Baptiste Sergeant, analyste chez Mainfirst. 


Dans une stratégie « multichaînes, multimédias et multimétiers », cette course à la rentabilité passe par une meilleure maîtrise des coûts, en maintenant le coût annuel des programmes (hors événements sportifs) à 980 millions d'euros pour les 5 chaînes gratuites du groupe, à comparer à 960,5 millions en 2016 (en excluant l'Euro de football). Et, hors coûts des programmes, TF1 prévoit des économies récurrentes de 25 à 30 millions d'euros dès cette année (comme il l'avait annoncé il y a quelques mois), qui passeront par des réorganisations, des optimisations sur des achats ou une plus grande digitalisation de l'entreprise. 


Pour la chaîne star TF1, dont l'audience s'est effritée en 2016, « on est peut-être moins obsédés par la puissance à tout prix », a dit Gilles Pélisson, le PDG. Ainsi, les gros investissements seront mieux ciblés sur les moments clefs de la télévision. Par exemple, en access, Ara Aprikian, le numéro deux de TF1, a annoncé pour fin février ce qu'il appelle « le plus grand jeu de l'histoire de la télévision » : « The Wall ». Parallèlement, des efforts seront aussi faits pour booster les revenus. A titre d'illustration, dans la fiction, afin de mieux amortir ses programmes, TF1 veut continuer à proposer des multidiffusions sur ses différentes antennes et également le digital -notamment en payant, pour suivre l'essor du « binge watching » (le fait de voir plusieurs épisodes d'affilée). 


TF1 poursuit également le développement de ses « petites » chaînes, conforté par la progression de TMC depuis son repositionnement et l'arrivée de Yann Barthès. L'un des autres grands axes de TF1 pour cette année et les années futures est de parvenir à une moindre dépendance vis-à-vis de la publicité. Ainsi, les « activités hors publicité des chaînes gratuites » doivent représenter un tiers du chiffre d'affaires consolidé en 2019, contre un peu moins de 30 % aujourd'hui. Cela passe notamment par un développement du numérique et de Newen, la société de production dont il avait annoncé l'acquisition (à l'époque très contestée) fin 2015. Plus globalement, afin de mieux pouvoir maîtriser ses droits, le groupe veut produire davantage en interne. Il espère ainsi aller au maximum de sa part dite « dépendante », à 26 % . 


La piste des « telcos »


Autre piste de revenu complémentaire : TF1 négocie un accord avec les opérateurs télécoms pour faire payer son signal. Le groupe n'a pas communiqué sur les recettes attendues, mais certains évoquent 100 millions d'euros. « Nous sommes déterminés », a prévenu Régis Ravanas, directeur diversification, indiquant que cela pourrait aller jusqu'à couper le signal TF1 s'il le faut.La présentation des résultats 2016 est passée au second plan pour les marchés. Le résultat net a chuté de 58,2 %, à 41,7 millions. Le chiffre d'affaires a progressé de 2,9 %. 


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De plus en plus de médias réfléchissent à des abonnements numériques sans pub

De plus en plus de médias réfléchissent à des abonnements numériques sans pub | (Media & Trend) | Scoop.it

Plusieurs médias à l’instar du New York Times et du Wall Street Journal envisagent de proposer à leurs lecteurs des abonnements numériques offrant la possibilité de faire disparaître toutes les publicités. 


Pire qu'une impression de "déjà-vu", un sentiment de "déjà-payé" gagne les lecteurs de la presse sur Internet. Ainsi, celui qui souscrit à un abonnement doit-il être soumis à la publicité, au même titre qu'un non-abonné ? D'autant que les Netflix, Spotify ou Amazon , ont fait du système de l'abonnement sans publicité un modèle. 


Proposer à des utilisateurs de s'abonner à un site pour naviguer sur une version sans publicité fait donc son chemin. Si bien que "ad-free" devient un anglicisme tendance à placer dans les débats marketing. 


En juin 2016 lors du festival de publicité "Cannes Lions", le New York Times annonçait le lancement d'une telle offre . Plus tard, en octobre, c'est le magazine culturel The Atlantic qui lançait une nouvelle option d'abonnement numérique sans publicité à 3,99 dollars par mois ou 39,99 dollars l'année, plus cher que son abonnement avec publicité. Cette année, le Wall Street Journal demande l'avis de ses lecteurs sur ce modèle, selon le site Digiday. 


Plus d'argent venant des lecteurs


Cette pléthore d'initiatives de la part de grands médias répond à des tendances précises : engranger d'abord plus de revenus en provenance des lecteurs quand les revenus publicitaires numériques ne connaissent pas une croissance assez rapide pour compenser la baisse des annonces print, plus rémunératrices. Au New York Times, les recettes digitales ne pèsent qu'un peu plus d'un tiers du total des recettes publicitaires globales.


Dans le cas du Wall Street Journal, l'affaire est d'autant plus importante que le quotidien a tiré plus d'argent des abonnements que de la publicité au cours de son dernier exercice. Le quotidien économique américain profite ainsi de son environnement très fermé et d'une certaine frilosité sur les espaces où les possibilités de monétisation ne sont pas claires. Le "paywall" du journal - l'invitation à l'abonnement après quelques articles proposés gratuitement - est savamment entretenu afin de ne pas perdre cette spécificité dans le milieu médiatique. 


Pour les autres médias également, un tel modèle semble aussi intéressant car il implique une publicité moins intrusive. "C'est un sujet qu'il faut considérer dans la mesure où les parts de marché publicitaires s'étiolent un peu. Il faut trouver d'autres sources de revenus et se focaliser sur les revenus BtoC", estime Caroline Roch, responsable marketing digital chez Ringier Axel Springer .


BtoC ? Comprendre du Business aux clients. Et c'est dans le "C", qu'il y a comme un problème : selon une étude Meeker réalisée auprès de 3.200 internautes, 82% déclarait envisager d'utiliser des bloqueurs de publicité. Et 62% disaient être contrariés par des les annonces pre-roll (message publicitaire avant la visualisation d'une vidéo par exemple). "La tentation est de bloquer les personnes qui utilisent les adblocks et qui ne vont de toute façon pas répondre aux annonces", déclarait le rédacteur en chef du site tech américain ARS technica Ken Fisher dans le New York Times . 


Expérimentation chez Google


Dans leur offensive contre les adblocks, les éditeurs veulent ainsi offrir une nouvelle alternative aux publiphobes : payez pour un site dépourvu d'annonces ou partez. "Je pense que tout le monde devrait se concentrer sur l'aspect éducatif et donner aux gens la possibilité de payer pour une expérience ad-free", ajoutait Ken Fisher. "C'est une façon de proposer une alternative sans entrer dans une guerre. Cela permet aussi à l'utilisateur de comprendre qu'il faut bien que les médias trouvent des sources de revenus", confirme Caroline Roch. 


En 2014, le tout-puissant Google avait même déjà tenté un partenariat avec des sites comme Urban Dictionary ou Mashable, pour permettre à l'internaute de surfer sur un site dépourvu de publicité en échange de quelques sous. A l'époque, la plate-forme vidéo Ebuzzing avait estimé que le coût pour naviguer sur l'ensemble du web sans publicité était de 140 livres (164 euros) par an et 98% des Britanniques disaient ne pas être disposés à payer cette somme. 


Tout le monde ne peut se prévaloir du modèle 


En France, de nombreux sites surfent sur le modèle du sans publicité à l'image de pure-players comme les Jours et Mediapart. D'autres proposent une version Zen comme Le Monde, pour une lecture plus confortable. Mais l'abonnement "sans publicité" reste théorique voire quasi-romanesque en France. Cependant, au Syndicat des régies Internet, on confirme que la réflexion existe bien : "C'est un modèle qui s'inscrit dans la mouvance d'une reconquête de l'électorat". Et de préciser que tout le monde ne pourrait pas se prévaloir du modèle. 


En fait, l'hybride semble avoir plus de pertinence pour les médias offrant un contenu "à valeur ajouté" : "C'est un modèle qui fonctionne plutôt sur les "quality papers"", estime Caroline Roch qui gère notamment le marketing digital du quotidien Suisse Le Temps. "Les sites basés sur des contenus top 10 ne pourront que difficilement avoir une audience payante en BtoC. Ce sont des sites qui vont plutôt dans le sens de volumes publicitaires", explique-t-elle. 


Mais même ceux qui pourraient se lancer dans l'idée préfèrent des modèles "freemium" ou des "paywall", donnant accès à tous les articles sans retirer les annonces. Quant au sentiment de payer deux fois, il ne semble pas forcément pertinent selon Caroline Roch : "Est-ce que l'abonné au papier se pose la question ? Il faut rapporter tout cela à l'essence du journalisme. On vend à la fois des journaux avec de la publicité en kiosque et sur abonnement. On ne fait pas deux journaux différents..." 


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Le placement de produit va être assoupli

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La Commission prévoit de supprimer certaines des contraintes qui s'appliquent en matière de placement de produits, notamment en levant l'interdiction pour « mise en avant de manière injustifiée », dont le flou fait polémique et gèle le marché. Aujourd'hui, le placement de produit ne représente en Europe que 0,1 % du total des revenus publicitaires, contre 5 % aux Etats-Unis, qui sont dotés d'une réglementation ultra-souple dans ce domaine. Le projet, bien accueilli au Parlement, maintient des garde-fous : les programmes recourant au placement de produits devront l'indiquer au générique et ne devront pas inciter directement à l'achat des produits ou services placés. Le placement de produit restera interdit dans les programmes pour enfants. 

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France 2 arrête Actuality

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En panne d'audience, l'émission d'actualités présentée par Thomas Thouroude sera remplacée par un jeu présenté par Sidonie Bonnec et Olivier Minne.


Selon nos informations, France 2 a décidé de stopper AcTualiTy, à l'antenne tous les jours de la semaine un peu avant 18 heures depuis septembre 2016. L'émission présentée par Thomas Thouroude et produite par Elephant & Cie s'arrêtera le 6 mars. Malgré plusieurs ajustements opérés, notamment l'arrivée à l'antenne de l'ancienne ministre Roselyne Bachelot comme chroniqueuse, la faiblesse des audiences enregistrées, autour de 550.000 téléspectateurs au maximum, a décidé la direction de la chaîne publique. Thomas Thouroude, un ancien de Canal+ recruté par France Télévisions, devrait rester une figure emblématique des programmes pour France Télévisions.

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Les abonnés Canal+ ou Netflix pourront se connecter partout dans l'UE

Les abonnés Canal+ ou Netflix pourront se connecter partout dans l'UE | (Media & Trend) | Scoop.it

La Commission européenne a annoncé qu'elle avait résolu un problème de taille pour les abonnés à un service proposant des contenus en ligne : l'impossibilité de se connecter à l'étranger, à l'intérieur de l'UE.


Les Européens abonnés à un service proposant des contenus en ligne comme Netflix, Canal+ ou Deezer pourront continuer à accéder à ce contenu quand ils voyagent dans l'UE, a-t-on appris mercredi auprès de la Commission européenne. «Toute personne qui a souscrit un abonnement pour suivre sa série préférée, écouter de la musique ou assister à des manifestations sportives à domicile pourra en faire autant lorsqu'elle voyagera en Europe», s'est félicité Andrus Ansip, vice-président de la Commission, en charge du marché unique numérique.


La plupart des contenus en ligne comme ceux de Netflix pour la vidéo, Canal+ pour la télévision ou Deezer pour la musique sont aujourd'hui inaccessibles quand un abonné se rend même temporairement à l'étranger, du fait d'une technique dite de géoblocage destinée à protéger le droit d'auteur. Le Parlement européen, les Etats membres et la Commission européenne sont parvenus à une position commune mardi soir afin de lever cet obstacle pour les voyageurs dans l'UE, à partir de 2018, selon le communiqué.


Concrètement, un résident français qui aurait souscrit un abonnement à Canal+ pourra continuer à voir pendant ses vacances à l'étranger ou ses voyages d'affaires ses séries à la demande dans les autres pays de l'UE, mais aussi à regarder les matchs de football en direct.


La «portabilité transfrontière» souhaitée par les usagers


Les fournisseurs de services devront vérifier le pays de résidence de l'abonné par le contrôle des détails de facturation, l'existence d'un contrat internet ou la vérification de l'adresse IP, afin d'éviter les abus. Le texte doit cependant être encore confirmé par le Conseil de l'UE et le Parlement européen. Les services qui fournissent gratuitement leur contenu, comme certaines chaînes de télévision ou les radios publiques, «pourront choisir de proposer également la portabilité à leurs abonnés», ajoute la Commission.


Selon une étude de 2015 citée dans le communiqué, un Européen sur trois «souhaitait disposer de la portabilité transfrontière», proportion qui monte à un sur deux pour les 15-39 ans. «La possibilité d'accéder à des services de contenu en ligne en voyage sera encore plus appréciée à partir du 15 juin 2017», date à laquelle l'UE a prévu de mettre fin aux frais d'itinérance, ce qui permettra aux Européens de bénéficier d'internet sur mobile au tarif national dans toute l'UE.



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Hollywood, nouvel instrument du «soft power» chinois

Hollywood, nouvel instrument du «soft power» chinois | (Media & Trend) | Scoop.it

La mainmise de l'empire du Milieu sur l'industrie cinématographique américaine s'accélère. Au point de soulever des inquiétudes chez les parlementaires.


À ce rythme, James Bond et Captain America passeront bientôt sous pavillon chinois tandis que Tom Cruise devisera en mandarin. Depuis quelques années, l'empire du Milieu a amorcé une sérieuse OPA sur Hollywood. Il y pousse ses pions à grande vitesse et sans complexe. À la manœuvre, les tycoons du pays, dont la croissance exponentielle a généré des montagnes de cash à réinvestir. Piloté par Jack Ma, le géant du e-commerce Alibaba a fait son entrée au capital d'Amblin, la société de Steven Spielberg, et finance par ailleurs des blockbusters comme Mission impossibleou Star Trek. De son côté, Wang Jianlin, le PDG du conglomérat immobilier Wanda, vient de débourser un milliard de dollars pour s'emparer de Dick Clark Productions, organisateur de la cérémonie des Golden Globes, après s'être offert le studio Legendary, producteur de Batman,Jurassic Worldou Godzillapour 3,5 milliards de dollars et avoir amorcé un rapprochement avec Sony Pictures. En 2012, il s'était déjà fait remarquer en rachetant pour 2,6 milliards la chaîne de cinémas AMC. Et ce n'est sans doute qu'un début. L'homme le plus riche d'Asie se verrait bien faire main basse sur une prestigieuse major hollywoodienne: Disney, Fox, Warner, Paramount, Universal ou Sony Pictures. «Si l'un des Big Six était disposé à se vendre à nous, nous serions intéressés», indiquait l'été dernier le mogul.


Droit de regard sur les scénarios


Au-delà de la stratégie d'investissement industriel, ces partenariats permettent à la Chine de faire coup double. S'approprier des techniques et un savoir-faire unique pour produire un jour directement des blockbusters d'envergure internationale. Et s'offrir un droit de regard sur les scénarios et les castings des films. En somme, la Chine est en train de transformer Hollywood en instrument de «soft power» au service de ses idées.


L'empire du Milieu a déjà commencé à dicter ses nouvelles règles du jeu. Depuis quelque temps, les histoires se sinisent et les producteurs n'hésitent pas à modifier la trame d'un film pour s'adapter au marché asiatique. Columbia a remanié le scénario de Pixelsafin que les envahisseurs détruisent le Taj Mahal et non la Grande Muraille. Disney a proposé une version spécifique d'Iron Man 3avec des acteurs chinois. Dans le dernier Ridley Scott, Seul sur Mars, le héros américain est sauvé grâce à l'intervention de l'agence spatiale chinoise. En attendant d'exporter elle-même sa production, la Chine s'immisce directement au cœur des superproductions hollywoodiennes pour présenter le pays sous son meilleur jour et exporter ses valeurs. Dans une interview donnée au Hollywood Reporteren novembre, Wang Jianlin regrettait que «la production de films grand public soit monopolisée» par les Américains. Tout est dit sur les ambitions. Et, dans cette guerre culturelle «douce», la Chine dispose d'un atout maître. Elle devrait devenir en 2019 le premier marché mondial en valeur du cinéma, selon PwC. Alors que l'activité stagne aux États-Unis, l'empire du Milieu constitue donc pour Hollywood un relais de croissance incontournable. Un puissant levier que la Chine ne se prive pas d'actionner pour imposer ses vues dans les scénarios.


Aux États-Unis, cette déferlante de capitaux chinois dans le secteur de l'entertainment a fini par inquiéter la sphère politique. En septembre dernier, seize membres de la Chambre des représentants ont ainsi saisi l'Administration. Dans un courrier adressé au directeur de l'Office gouvernemental des comptes, ils tirent la sonnette d'alarme et réclament une évaluation des acquisitions chinoises de sociétés américaines avec les mêmes critères que ceux utilisés lorsqu'il s'agit de la sécurité nationale. Pointant directement Wanda, les parlementaires estiment que ses récentes emplettes «soulèvent des inquiétudes concernant les efforts de la Chine pour censurer les sujets et étendre le contrôle de la propagande chinoise sur les médias américains». Dans leur ligne de mire, les relations étroites entre Wanda et le régime de Pékin. Ex-colonel de l'armée chinoise, Wang Jianlin n'a jamais caché sa proximité avec le pouvoir en place, dont il est devenu le bras armé du «soft power».


Aventure risquée


La Chine est toutefois encore loin de faire contrepoids à la culture occidentale. «C'est une civilisation très différente. Le public occidental aura du mal à ingurgiter des films 100 % chinois. Et il ne suffit pas, comme dans La Grande Muraille , de mettre une armure chinoise sur une star américaine pour y arriver», estime Jean-Paul Salomé, le président d'Unifrance. En outre, Hollywood n'est pas une fille facile. Beaucoup d'investisseurs étrangers s'y sont cassé les dents. Les Japonais, les Canadiens. Les Français aussi. Le placement du Crédit lyonnais dans la Metro Goldwyn Mayer a viré au film catastrophe. L'aventure de Jean-Marie Messier dans les studios Universal a aussi tourné court. «Hollywood a essoré des centaines de fortunes mondiales. Sa force, c'est son opacité», résume Olivier-René Veillon, professeur au sein du Master médias de l'ESCP Europe. Certes, la Chine veut son nom en haut de l'affiche et ne se contentera pas d'un strapontin. Mais elle pourrait bien trébucher sur le tapis rouge. Hollywood est tout sauf un long boulevard tranquille.



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Newen (TF1) rachète le néerlandais Tuvalu Media Group

Newen (TF1) rachète le néerlandais Tuvalu Media Group | (Media & Trend) | Scoop.it
Le groupe de production audiovisuel Newen (TF1) vient de faire l’acquisition pour un montant non dévoilé d’une participation majoritaire au sein du capital de Tuvalu Media Group, producteur indépendant aux Pays-Bas. Une transaction qui s’est opérée auprès de ses actionnaires historiques (Taco Zimmerman, Duurt Holman and Douwe van der Werf) et du fonds d’investissement hollandais Karmijn Kapitaal. MM. Zimmerman et Van Der Werf conservent une participation minoritaire et continueront à diriger la société. Fondé en 2006, Tuvalu Media Group regroupe notamment les maisons Column Film (fiction), Sparkx (digital) et le MCN Age of Mrachèteedia Network. Il revendique, selon un communiqué, une expertise « particulière en matière de création et de vente de programmes originaux de flux et d’adaptation de formats étrangers sur son marché domestique ». A son palmarès figurent des programmes tels que « The First Years », « My New Home », « Maestro (format BBC) » ou encore « Cover Me ». Pour sa part, à l’international, le groupe Newen est présent en Allemagne, Espagne et Canada.
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