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La vie du héros de Bref dans une timeline Facebook

La vie du héros de Bref dans une timeline Facebook | (Media & Trend) | Scoop.it
L'idée est originale et contribue à brouiller les lignes entre la télévision et internet, voire entre la réalité et le fiction.

 

L'agence Darewin a réalisé en partenariat avec Canal Plus et le producteur My Box une nouvelle version de la page Facebook de la série Bref, qui utilise la "timeline" proposée par le réseau social pour raconter la vie du héros de la série TV. 

La vie du personnage est décrite à travers 50 souvenirs qui remontent jusqu'à la naissance du héros. La plupart sont illustrées de photographies qui reprennent le style humoristique de Bref, au risque parfois de n'être comprises que par une frange des spectateurs (Le "Bref, mon nom n'apparaît pas au générique de Club Dorothée" ne sera par exemple compris que par ceux qui se souviennent que l'émission culte des années 1990 se terminait par un générique célébrant l'anniversaire... des membres du Club Dorothée).

L'idée est amusante, et contribuera à fédérer plus encore une communauté de fans qui compte déjà 2,6 millions de membres inscrits sur Facebook. 

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Les téléviseurs délaissés au profit des tablettes et des smartphones

Les téléviseurs délaissés au profit des tablettes et des smartphones | (Media & Trend) | Scoop.it
La baisse du taux d’équipement et de la durée d’écoute de la télé se confirme. Un phénomène similaire est perceptible au Royaume-Uni. 

Mauvaise nouvelle pour les chaînes de télévision. Même s’il reste à des niveaux très élevés, la baisse du taux d’équipement en téléviseurs des ménages français se confirme.

Au grand désarroi des cadres du secteur, il avait déjà enregistré sa première baisse entre la fin 2012 et la mi 2013, passant de 98,3 % à 98,1 %. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a fait savoir hier dans le cadre de son « Observatoire de l’équipement audiovisuel des foyers » qu’il avait chuté de 1,4 point, à 96,7 %, entre le premier semestre 2013 et le premier semestre 2014.

 Signe qu’il s’agit d’une tendance de fond dans les sociétés occidentales, pour la première depuis l’après-guerre, le nombre de foyers équipés d’un poste de télévision recule aussi sensiblement au Royaume-Uni. En juillet, 26 millions de ménages britanniques possédaient au moins un téléviseur, un recul de 500.000 en dix-huit mois. Il y avait certes eu auparavant de très légères baisses certaines années, mais jamais dans une telle proportion depuis 1956, date à laquelle remontent les statistiques du Broadcasters’ Audience Research Board (BARB). L’évolution est d’autant plus remarquable que la population augmente. Désormais, près de 5 % des foyers britanniques se passent de télévision, selon le BARB, qui a dévoilé ces chiffres la semaine dernière.

Le boom des autres écrans, même s’ils restent moins répandus que la bonne vieille télé, explique l’essentiel de ce retournement de tendance. Le CSA constate ainsi que 59,3  % des Français de plus de 15 ans possédaient un « ordiphone » au deuxième trimestre 2014, contre 55,9 % fin 2013. De même, entre ces mêmes dates, les foyers équipés d’une tablette sont passés de 28,7 % du total à 32 %. De l’autre côté de la Manche, plus de 44 % des Britanniques ont un tablette, et 61 % un smartphone.

 

Désaffection des jeunes

 

L’évolution du temps passé devant la télévision reflète ces tendances. Les chiffres exacts ne sont pas encore disponibles pour cette année, mais alors que la durée d’écoute individuelle (DEI) de la télévision se situait en 2013 à 3h46 pour les individus de 4 ans et plus et à 2h37 pour la tranche d’âge 15-34 ans, une nouvelle baisse est attendue après le retournement là encore constaté l’an dernier.

 

Selon Médiamétrie, sur 11 mois écoulés, 9 ont en effet enregistré un recul par rapport aux mêmes mois en 2013 pour les individus de 4 ans et plus, avec 4 à 14 minutes de moins selon le mois. Tendance encore plus prononcée chez les 15-34 ans : 10 mois sur 11 ont enregistré une baisse, avec des baisses mensuelles allant de 4 à 21 minutes.

Les 16-24 ans britanniques ont de leur côté regardé la télévision pendant 148 minutes par jour en moyenne l’an dernier. C’est 21 minutes de moins qu’il y a quatre ans et presque une heure et demie de moins que la moyenne de la population, selon les chiffres de l’Ofcom publiés lundi.

« Jusqu’en 2009, la montée en puissance de l’Internet à haut débit sur les ordinateurs n’a pas eu d’impact visible sur l’audience de la télévision. Elle est restée parfaitement stable en moyenne, malgré une baisse déjà chez les moins de 35 ans », relève Toby Syfret, chez Enders Analysis, pour le Royaume-Uni. Mais aujourd’hui, les tablettes et les smartphones sur lesquels on peut regarder du contenu audiovisuel à la demande provoquent une véritable rupture.

 

C’est vrai de la plupart des classes d’âge, mais c’est surtout la tendance chez les jeunes qui inquiète les chaînes de télé, qui facturent soit des abonnements (Canal+) soit de la publicité (TF1, M6). Les jeunes rentreront-ils dans le rang en vieillissant ? Le régulateur des médias britanniques en doute. « La génération connectée regarde de moins en moins la télévision, et pourrait conserver ses usages au fur et à mesure qu’elle vieillit », estime-t-il.

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Cinéma : Edouard Baer, maître de cérémonie de la soirée des Césars

Cinéma : Edouard Baer, maître de cérémonie de la soirée des Césars | (Media & Trend) | Scoop.it
L'Académie des Césars a fait son choix. Après le retrait de Laurent Lafitte, pensionnaire de la Comédie-Française, pour cause de tournage avec le réalisateur néerlandais Paul Verhoeven, c’est finalement l’acteur Edouard Baer, 48 ans, qui sera le maître de cérémonie de la soirée des Césars le 20 février prochain.



Comme d’habitude, elle sera diffusée en direct sur Canal + depuis le Théâtre du Châtelet. La grande fête du cinéma dont le président sera en 2015 le réalisateur, producteur et scénariste Dany Boon. Edouard Baer, qui a incarné Astérix et que l’on n’a plus vu au cinéma depuis « les Invincibles » l’an dernier, avait déjà été maître de cérémonie des Césars en février 2001. La soirée se déroulait alors au Théâtre des Champs-Elysées.

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Le film Intouchables permet à TF1 de toucher le jackpot

Le film Intouchables permet à TF1 de toucher le jackpot | (Media & Trend) | Scoop.it

Avec 13,6 millions de téléspectateurs, le long-métrage réalise la meilleure audience cinéma de l'année sur la Une. Il aurait rapporté près de 2,7 millions d'euros net de recettes publicitaires.

 

La prise de risque s'avère payante pour TF1.Intouchables, la comédie d'Éric Toledano et Olivier Nakache, qui était diffusée pour la première fois en clair sur la Une, a montré qu'elle était toujours aussi populaire en pulvérisant littéralement la concurrence.

 

Dimanche soir, près de 13,6 millions de personnes ont en effet suivi les facéties d'Omar Sy et de François Cluzet sur le petit écran, permettant à la Une de s'arroger 48,9 % de l'audience. Et même 56 % des ménagères de moins de 50 ans. Dans un paysage audiovisuel élargi à 25 chaînes, c'est une véritable gageure… Un joli succès en tout cas pour TF1, qui réalise grâce àIntouchablessa meilleure audience cinéma de l'année et sa cinquième meilleure audience tout programme confondu. À titre de comparaison, les téléspectateurs étaient aussi nombreux devant leur poste que le 13 juillet dernier au moment de la finale du Mondial de foot opposant l'Allemagne et l'Argentine.

 

Avec un tel score, TF1 a touché le jackpot publicitaire. Selon les estimations de Philippe Nouchi, le directeur de l'expertise média de Vivaki Exchange, la chaîne a engrangé un pactole de quelque 2,7 millions d'euros net de recettes publicitaires. Un gain d'autant plus exceptionnel qu'il aurait vraisemblablement permis de rentabiliser le programme, ce qui arrive très rarement dans le cas de gros blockbusters.

 

172.000 euros le spot

 

La Une savait qu'avec Intouchables, elle tenait entre ses mains une pépite. La preuve, d'après les chiffres publiés par sa régie, les spots les plus chers, c'est-à-dire durant les deux coupures pub du film, étaient facturés 172.000 euros brut les 30 secondes. Soit davantage que les prix habituellement pratiqués sur cette case.

Après la Coupe du monde de football, ce sont d'ailleurs les coupures pub les plus onéreuses de l'année sur TF1. Une valeur qui ne doit rien au hasard. À chaque fois qu'elle diffuse un film de ce genre, la régie de TF1 calcule le tarif des publicités en fonction du succès au cinéma. Lors de sa sortie en 2011,Intouchables avait attiré 19,5 millions de Français et plus de 50 millions au total dans le monde.

En outre, TF1 avait pris soin de programmer Intouchables dans sa case écrin du dimanche soir, très prisée des annonceurs. Normal, dans la mesure où la politique de la chaîne consiste à y programmer régulièrement des blockbusters événementiels, populaires et familiaux. Des films susceptibles de faire des énormes cartons d'audience. Du coup, la case est aujourd'hui devenue un rendez-vous incontournable pour les annonceurs cherchant à lancer une grande campagne publicitaire. Google, par exemple, avait choisi cet horaire pour communiquer, au moment de la diffusion d'Avatar, qui avait à l'époque rassemblé plus de 10 millions de personnes.

TF1 peut se frotter les mains. En plus du succès d'audience d'Intouchables dimanche soir, la chaîne a également fédéré très largement le samedi avec les «Miss France»: 8,5 millions de Français ont suivi l'élection. Là encore, les écrans publicitaires ont affiché complet et permis de rapporter 2,5 millions d'euros net à TF1. En somme, un week-end en or

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Kirsten Dunst, future héroïne de la série policière Fargo

Kirsten Dunst, future héroïne de la série policière Fargo | (Media & Trend) | Scoop.it

Kirsten Dunst aura le premier rôle dans la saison 2 de « Fargo ». L’actrice va rejoindre le tournage de la série policière adaptée du film des frères Coen dès janvier prochain, à Calgary, au Canada, rapporte « The Hollywood Reporter ». Jesse Plemons, de la série « Friday Night Lights » participera également à la deuxième saison de « Fargo », qui sera diffusée à l’automne prochain. Les dix épisodes seront concentrés sur un crime survenu en 1979, dans la petite ville de Sioux Falls, en Dakota du Sud.

Dans la peau d’une esthéticienne

Kirsten Dunst incarnera Peggy Blomquist, une esthéticienne qui n’a jamais bougé de son village et rêve d’une vie plus excitante, dans une grande ville. Jesse Plemons interprètera Ed, son époux toujours à l’écoute, même s’il ne comprend pas vraiment ce dont rêve Peggy. Comme « True Detective », ou « American Horror Story », « Fargo » est devenue une série qui parvient à attirer des grands noms du cinéma sur le petit écran. En 2014, « Fargo » a d’ailleurs reçu le Emmy Award de la meilleure mini-série. Kirsten Dunst ne délaisse pas pour autant le cinéma et sera prochainement à l’affiche de « Sleeping With Other People », un film de Leslye Headland.

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Urgence financière pour Radio France

Urgence financière pour Radio France | (Media & Trend) | Scoop.it

Le groupe prévoit un déficit de 20 millions d’euros en 2015 et une trésorerie négative.

 

Un conseil d’administration reporté, un déficit d’une « vingtaine de millions d’euros », une trésorerie « fortement négative » à la fin de l’an prochain, et aucune perspective de retour à l’équilibre d’ici à 2019 si rien n’est entrepris : la paisible Radio France vient brusquement de tomber dans une crise profonde.

 

Le groupe public se retrouve en effet dans une impasse financière. En début de semaine, comme l’a indiqué « Le Monde » , son président Mathieu Gallet a tiré la sonnette d’alarme dans une lettre adressée aux cadres du groupe. Il y évoque une « situation financière très préoccupante » alors que Radio France négocie actuellement avec sa tutelle son nouveau contrat d’objectifs et de moyens (COM), dont la durée (2015-2019) couvre celle du mandat de son président.

  Effet ciseau

Nommé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en février, Mathieu Gallet a pris ses fonctions en mai. En octobre, il avait alerté son conseil d’administration sur un déficit d’exploitation anticipé pour 2014 de l’ordre de 5 millions d’euros. Deux mois plus tard, il met le sujet sur la place publique. « Radio France n’a plus les moyens de continuer à fonctionner comme par le passé avec un financement public en baisse régulière comme elle le connaît depuis ces dernières années, explique-t-il aux « Echos ». Le groupe ne peut plus économiser grand chose, et la marge de manœuvre sur ses ressources propres, qui représentent 10% de son budget, est faible».

 

Radio France est victime d’un effet ciseau : ses charges, notamment salariales, augmentent mécaniquement chaque année, tandis que, depuis 2012, la ressource publique issue de la contribution à l’audiovisuel public baisse. Elle est passée de 610 millions en 2012 à 601 millions prévus l’année prochaine. Or, elle représente 90 % du budget de Radio France qui, par ailleurs, a les mains liées pour ses recettes publicitaires. Les antennes ont le droit de passer des publicités pour les annonceurs comme les banques ou les assureurs mutualistes, mais pas pour leurs homologues du privé. Une situation ubuesque, qui a incité Mathieu Gallet a réouvrir le chantier de la publicité sur les antennes.

Coûteuse rénovation

Par ailleurs, le chantier de rénovation de la Maison Ronde induit aussi des coûts, puisqu’il se traduit par une augmentation de la taxe foncière et des charges d’amortissement du nouveau bâtiment. Un mois après l’inauguration, en grande pompe, du nouvel auditorium , le retour sur terre est rude pour Mathieu Gallet. « Tout le monde doit comprendre notre situation, et pas seulement l’actionnaire qui a tardé à voir la réalité de la trajectoire financière », assure une source en interne.

Cette situation financière a des conséquences immédiates. Radio France a repoussé d’un mois le conseil d’administration, initialement prévu la semaine prochaine, qui doit valider son budget pour 2015. D’ici là, le conseil espère trouver un début de solution.

Choix « structurants »

Le ministère de l’Economie et des Finances lui a demandé de travailler sur un plan prévoyant un retour à l’équilibre d’ici trois ans, en 2017. Cela passera par des choix qualifiés de « structurants », qui concerneront directement le périmètre du groupe. Pour l’instant, les hypothèses qui circulent ressemblent à autant de tabous : l’existence du Mouv’ , la coexistence de deux orchestres... Créée en 1997 à Toulouse, Le Mouv’ n’a jamais trouvé son public de façon pérenne. La radio visant les jeunes doit présenter en janvier une nouvelle grille pour tenter une énième relance. Radio France se donne 18 mois pour en voir les résultats.

 

Dans le même temps, le groupe doit continuer à investir sur le numérique, et freiner la chute d’audience de France Info, pour ne citer que les chantiers les plus importants. Contacté, le ministère de la Culture et de la Communication n’a pas souhaité réagir à cette situation. La ministre Fleur Pellerin reste très prudente. « Il faut une vision très claire des comptes, de la situation réelle », a-t-elle indiqué jeudi au micro de France Info.

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« Versailles », la série royale

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Actuellement en tournage, la nouvelle production de Canal+ sera l'événement de la rentrée audiovisuelle de 2015. Un budget de 27 millions d'euros, une histoire mouvementée… La série est déjà riche de promesses.

 

Vêtu d'une robe de bure sombre, capuche enfoncée sur la tête, l'homme, au visage entièrement grimé de noir et à la stature imposante, donne des frissons. Il franchit rapidement la porte d'une chapelle plongée dans la pénombre et se penche sur l'autel pour accomplir un acte mystérieux. La scène est rejouée trois ou quatre fois jusqu'à ce que le réalisateur allemand Christoph Schrewe soit satisfait. Impossible d'en savoir plus auprès de l'équipe sur ce personnage. Lui-même reste impassible entre les prises. Apparemment, son rôle dans la série « Versailles », où il est, ce jour de tournage, le centre de l'attention, est une des clefs de l'intrigue. Celle-ci a pour toile de fond la construction du château entre 1667 et 1670, au début du règne du Roi-Soleil.

 

Une série exceptionnelle sur laquelle tout le monde de l'audiovisuel en France a les regards tournés. Ses producteurs auraient donc bien tort de laisser filer des « spoilers » à un peu moins d'un an de sa diffusion, prévue à la rentrée 2015, année du trois centième anniversaire de la mort de Louis XIV. Avec un budget de 27 millions d'euros pour 10 épisodes - deux fois plus que « Downton Abbey » et un record pour l'Hexagone -, une équipe créatrice structurée autour de deux « showrunners » (Simon Mirren et David Wolstencroft), maîtres à bord sur l'écriture comme pour les séries américaines - là encore une première en France -, « Versailles » est en effet un pari presque aussi démesuré que le château dont elle tire son inspiration.

  

Pour Canal+, d'abord, qui la préfinance en mettant 10 millions sur la table, soit 15 % de son budget annuel pour la fiction originale. Pour Capa Drama, une filiale de Newen, qui la produit avec les Canadiens d'Incendo, mais aussi pour Zodiak, qui va la distribuer dans le plus grand nombre de pays… Tournée en France mais en anglais avec un casting international, « Versailles » doit permettre à toute la filière française de dire au monde entier : « Les séries, c'est aussi nous. » Comme l'ont fait avant eux les Américains, les Britanniques ou encore les Scandinaves…

 

Ce n'est pas seulement parce que les scènes d'intérieur sont tournées dans ce studio de Bry-sur-Marne où sont nés « Carnage », de Roman Polanski, ou certaines scènes de « Hunger Games », qu'on se croirait au cinéma. Toute la production est aussi luxueuse que celle des films à gros budget. « Le décor et les costumes de "Versailles" représentent 12 % du budget total », explique Marie-Laure Boubert, chargée de production chez Capa Drama.

 Et la centralisation de l'Etat émergea

 

Les quatre ou cinq costumes des principaux acteurs ont été faits sur mesure, coûtant plusieurs milliers d'euros pièce et conçus par Madeline Fontaine, la costumière doublement « césarisée » qui avait travaillé sur le « Yves Saint Laurent » de Jalil Lespert, l'un des quatre réalisateurs de la série. Certes, la production a gardé une certaine liberté artistique. Ainsi le rituel de l'habillement du roi n'est pas reproduit dans son intégralité, « parce qu'il prendrait trop de temps », explique Madeline Fontaine. Mais un coup d'oeil dans l'atelier de la série aux centaines de pièces ressemble à un cours d'histoire du costume : des jupons, des friponnes, des discrètes, des secrètes, des robes côtoient, côté hommes, des culottes, des rhingraves, des pourpoints et des justaucorps dans une symphonie de soieries, de brocards et de taffetas…

 

Le décor, supervisé par Katia Wyszkop, elle aussi césarisée pour « Les Adieux à la reine », est composé de pièces savamment conçues pour reproduire le pavillon de chasse de Louis XIII, que Louis XIV transformera en château à la dimension de son règne. Bien que réchauffées par la politesse appuyée des équipes de tournage, ces pièces faiblement éclairées donnent déjà une ambiance ténébreuse et propre à tous les complots. Idéal pour une fiction centrée sur la façon dont Versailles a permis au Roi-Soleil de mater la noblesse française et de faire émerger la centralisation de l'Etat autour de sa personne.

 

Pour la production exécutive, Canal+ a fait appel à des valeurs sûres : Claude Chelli et Anne Thomopoulos, qui avaient déjà travaillé sur des projets ambitieux comme « Braquo », « Rome » ou encore « Borgia ».

 

Seul le casting est plus innovant avec notamment de jeunes acteurs britanniques - George Blagden, vingt-quatre ans, et Alexandre Vlahos, vingt-six ans, pour incarner respectivement Louis XIV et son frère, Monsieur. Mais il est classique pour une série télé internationale de ne pas parier sur des stars, comme c'est le cas aux Etats-Unis. Le public français reconnaîtra toutefois Dominique Blanc, dans le rôle d'Anne d'Autriche. et Amira Casar, dans le rôle d'une dame de la Cour.

 

Un montage financier « compliqué »

 

Aussi complexe que le long règne de Louis XIV, le montage financier de cette fiction se lit comme une invitation à la patience et, surtout, à la ténacité. Avant même la première prise de vues, « Versailles » a connu une vie mouvementée et a plusieurs fois failli ne jamais voir le jour. « En août 2013, alors que nous avions déjà travaillé presque quatre ans dessus, mon directeur financier m'a dit : "Prenons nos pertes", tellement il y avait d'incertitudes », se souvient Fabrice Larue, le patron de Newen, la maison mère de Capa Drama.

 

Au total, il s'est écoulé pas moins de cinq ans entre la première idée de la série au sein de Capa Drama - le jour de l'inauguration de la galerie des Glaces restaurée - et le début du tournage. De l'avis de tous, le montage financier a été « compliqué ». Canal+ a certes accordé « tout de suite » quelques centaines de milliers d'euros à Capa Drama pour écrire une bible. Mais il n'a donné son vrai feu vert qu'en mars 2014.

 

Les retards ont coûté à « Versailles » ses premiers « showrunners », Andre et Maria Jacquemetton, connus pour leur travail sur « Mad Men ». Entre-temps, ils se sont en effet vu proposer un contrat d'exclusivité avec Warner Bros et la production de « Versailles » n'a pas voulu leur refuser de saisir cette chance.

 

Pendant trois ans, la production de la série a aussi travaillé sur un tournage à Prague. «  Cela aurait été un comble d'aller tourner "Versailles" en République tchèque », s'indigne Fabrice Larue. Avec Guillaume de Menthon, président de Capa, il assure avoir fait un lobbying intense pour que « Versailles » bénéficie de crédits d'impôt réservés à ce type de projets. Ce n'était pas possible parce que la série était tournée en anglais. A la clef, malgré beaucoup de temps perdu, un coup de pouce de 2,5 millions d'euros, qui s'ajoutent à 1,1 million obtenu au titre du compte de soutien pour lancer le projet. « Le Centre national du cinéma [CNC] est ravi que nous ayons fait modifier la réglementation », ajoute Fabrice Larue. Et certains extérieurs seront donc bien tournés à Versailles…

 

Méthodes de travail américaines

 

Chaque million compte. Les impératifs financiers obligent d'ailleurs à un certain pragmatisme. La présence du producteur canadien Incendo au tour de table - à hauteur de 5 millions - entraîne la réalisation d'une partie de la postproduction de l'autre côté de l'Atlantique, pour bénéficier des avantages fiscaux canadiens. En tout cas aujourd'hui, grâce aussi aux 4 millions garantis par le distributeur Zodiak, il ne manque que 3 à 4 millions (sur un total de 27 millions), que la production compte récupérer vite en vendant la saison aux diffuseurs.

 

Une fois le feu vert de Canal+ obtenu au printemps dernier, c'est une véritable industrie qui s'est mise en place. Quatre mois après, en août dernier, le tournage débute. Série internationale d'inspiration française, « Versailles » a adopté les méthodes de travail américaines. Après l'écriture de l'arche narrative, les scénarios des épisodes s'écrivent au fur et à mesure. Pendant que sont tournés certains épisodes, les suivants sont en phase d'écriture. Ensuite, la postproduction démarre immédiatement alors même que les réalisateurs poursuivent le tournage d'autres épisodes. Un casse-tête logistique. Le rythme est réglé au millimètre : douze jours par épisode, soit cent vingt jours pour la série, quatre minutes de tournage utiles par jour, un plateau réunissant jusqu'à 100 personnes, des décors fabriqués dans les ateliers de la menuiserie de Bry-Sur-Marne… Malgré cela, les auteurs et producteurs de « Versaillles » l'assurent : les premiers épisodes sont à la hauteur des attentes. Le public, lui, devra encore patienter quelques mois.

Pour Canal+, il s'agit d'une forme de consécration. « Notre politique de création originale a dix ans. Après "Carlos", "Braquo", "Engrenages" ou encore "Les Revenants", les acteurs internationaux viennent désormais nous voir pour coproduire avec nous », confirme Maxime Saada, directeur général adjoint du groupe. Indéniablement, la filiale de Vivendi veut passer la vitesse supérieure avec « Versailles ». « Nous avons envie d'en faire un événement culturel autour de sa diffusion à la rentrée prochaine », avance Fabrice de la Patellière, directeur de la fiction originale chez Canal+. Le risque est assumé. « On ne peut pas créer ce genre de fictions sans prendre des risques financiers et artistiques », ajoute-t-il.

 

La question qui brûle tout de suite les lèvres est celle de la saison 2 de « Versailles ». Chez Canal+, on assure que le projet est en cours. « On prévoit de donner le feu vert de la deuxième saison avant la diffusion de la première », précise Fabrice de la Patellière. Encore une fois un sacré pari avant d'avoir le retour de la critique et les scores d'audience. Mais un pari incontournable si les producteurs veulent mettre à l'antenne la suite de la vie de Louis XIV un an après la première saison, pour tenir le rythme des séries américaines.

Emmitouflé dans une doudoune, mais toujours maquillé en Louis XIV pendant la pause déjeuner, George Blagden ne cache pas son désir de continuer, et d'incarner un peu plus longtemps le Roi-Soleil. Pas seulement parce qu'il aime dans cette production « une façon très française de faire attention à tous les détails, jusqu'à la qualité de la cantine ». Mais parce que « ce Louis XIV, je le vois déjà comme le rôle d'une vie », dit-il. 

 

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Video Production Is on the Rise – But Who’s Watching?

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This guest post is part of a series from the University of Florida College of Journalism and Communications’ “Captivate” project, which presents insights from media industry thought leaders on new strategies for audience engagement. Read more about MediaShift guest posts here.

There’s significant momentum for publishers toward increasing the production of video content, on account of both the strength of video as a medium for storytelling and high video CPMs as advertisers begin to move their TV spends online (see the Chicago Tribune’s coverage for one example). An increase in video content across the board, of course, means that it’s all the more important that we have a sense of which parts of our audience we can hope to reach with video. To that end, below is a brief survey of the state of online audiences and their consumption of video.

 

When visitors land on a text-based article, in almost all circumstances they read some portion of the article’s content. The questions we ask about optimizing article consumption, then, are about how deeply we can get visitors to read the content they land on and about their navigation – how we can improve the odds they’ll go on to read a second page.

 

With video consumption, though, the situation is entirely different: Excepting sites that automatically start videos when a visitor lands on the page (we’ll discuss them later), there’s massive attrition between the act of visiting a page with video on it and the act of actually pressing play. Of course, if someone doesn’t even play a video, the quality of the content is moot – we can’t possibly hope to win them over with a video that isn’t watched – so our first goal must be to identify and understand who the best candidates are for pressing play.

WHO’S ACTUALLY LOOKING AT THE CONTENT?

Journalism students edit video as the results came in during the 2012 presidential election in the Innovation News Center at the UF College of Journalism and Communications. Photo by Steve Johnson.

 

Does video content have a defined audience? We might suspect that video is simply a means to an end for content delivery – some stories have videos attached, some don’t, and viewers will consume content as it’s laid in front of them. Or, conversely, we might guess that video consumption is split at the consumer level, that some visitors will watch videos and others simply won’t. The answer, it turns out, is more the latter than the former.

 

Above is a graph showing the breakdown audience size by video consumption. The first thing that stands out is the steep drop-off on the left side of the graph. The majority of people who land on pages with video don’t press play: Only 35 percent of visitors who land on pages with video will press play anytime in a week. And, even among those who do press play, the volume of video each person plays is typically quite low: Nearly 90 percent of those who do play videos only watch one or two videos per week.

 

That implies that, for the most part, when we’re talking about video consumption we’re talking about flyby consumers who might happen to press play, but aren’t on our sites for the purpose of watching videos. For these visitors, context seems to be key – the video plays that do happen are on articles with high-quality, relevant videos.

 

There’s a twist, though: A tiny minority of visitors, almost exclusively on desktops, watch a massive portion of total videos consumed. In aggregate, the top 0.5 percent of desktop video watchers – those consuming 20 or more videos per week – account for 17 percent of all video consumption across all devices. That rate is fairly remarkable when compared with consumers of written content, where the top 0.5 percent of readers only account for a few percent of consumption. And, not only do these people consume a huge amount of content, they seem to consume the vast majority of the video content put in front of them: Desktop visitors who watch over 20 videos per week hit play on over 80 percent of the videos that they see. With that high a rate of consumption, the challenge for serving this segment of the audience is simply feeding their appetite for content.

 WHAT THE DEVICE DICTATES

 

 

 

 

 

Perhaps unexpectedly, all of the above only applies to consumers visiting sites on desktops. We don’t see such outsized consumption by a minority on phones or tablets.

 

Variations in video consumption by device are compounded by device usage patterns throughout the day. Broadly speaking, desktops are used during the workday, tablets have strong peaks during at-home hours in the morning and evening, and phone usage is roughly constant throughout the day (with a brief dip during late-night hours).

 

That’s raw traffic, but video starts add their own dimension. On desktops, visitors are, apparently, dramatically more likely to play videos they come across during working hours (not that you would watch videos while sitting at your desk, of course): 23 percent of desktop visits to video pages result in a video start on the weekend, while weekday desktop traffic has above a 33 percent start rate. If we break down weekday traffic further and ask about the hour of day, we see more evidence of the work/home split: The desktop video start rate is over 37 percent at noon, falling to below 30 percent after 6 p.m. on weekdays.

 

On mobile phones, on the other hand, the exact opposite is true: Play rate is just 17 percent on weekdays, but it climbs to 23 percent on weekends. During both weekdays and weekends, time of day has a much smaller effect than what we saw on desktop. Finally, tablets exhibit yet another interaction pattern, with very low start rates at any time of week, and essentially no difference between the weekday start rate (15 percent) and that of the weekend (16 percent).

 

Given all of the above, the best bang-for-buck should come from pushing a high volume videos to desktop sites during weekdays and, if possible, another set of videos to mobile visitors on weekends. With such weak numbers, tablet video experiences are likely the least useful to concentrate efforts on.

 

GET INTO THE SPECIFICS

 

I’d be remiss if I didn’t note that the above is data aggregated from dozens of sites (that opt-in to allow us to anonymously aggregate data), and consumption on sites you work with might vary radically from what I’ve described here. The key takeaway, though, is that video consumption is not simply spread out evenly across our audience, with a random set of people watching videos. Rather, a very specific set of people, on a specific set of devices and at a specific set of times, form our core audience – our goal should be to identify those people and figure out how to foster and grow that segment of our audience.

 

Before I finish — what about autoplaying videos, which I brushed aside above? Autoplay represents a distinct challenge to analytics because it’s so difficult to gauge user interest in the videos that are playing. There’s some evidence that autoplay videos may hurt video viewability (see this article for one discussion of video viewability), and we’ve seen that videos that automatically play slightly increase the fraction of visitors who quickly abandon pages. On the other hand, of course autoplay radically increases video playrates. Whether the tradeoffs work in your favor is something that needs to be decided on a site-by-site basis.

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« Brand content » ou quand la publicité tait son nom

« Brand content » ou quand la publicité tait son nom | (Media & Trend) | Scoop.it
L’innovation produits ne suffit plus. Pour se distinguer, la marque doit créer des contenus.

La publicité n’est plus exactement ce qu’elle était. La marque a commencé à communiquer par la réclame, puis a perfectionné le dispositif par les magazines de marque, le publireportage et le sponsoring. Mais voilà que surgit une forme nouvelle : le « brand content ». Autrement dit, la production de contenus par une marque.

Mais s’agit-il vraiment d’une innovation ? Pas vraiment : le « brand content », qui ne s’est pas toujours nommé ainsi, a quelques heures de vol. En témoigne Michelin, qui expérimenta la démarche dès 1900. Le « Guide rouge » ne vendait pas de pneus mais facilitait le voyage... Recherche de la qualité, rigueur dans la sélection et l’association des matières premières... Le guide Michelin et les restaurants gastronomiques partageaient les mêmes valeurs, un univers culturel. Une démarche subtile, discrète et redoutablement efficace.

 Liens affectifs

 

De fait, dans un contexte de monotonie manufacturée, les marques ne peuvent plus se contenter de multiplier les innovations produits. Il leur faut aussi créer un univers culturel large, qui produise connaissance, influence, liens affectifs et affinités avec elles et leurs produits. Ce qu’a décrit comme une sorte de fatalité Naomi Klein dans son ouvrage polémique « No Logo », publié en 2000. Ou, comme l’indique de manière plus positive l’homme de marketing Daniel Bô (auteur de « Brand content stratégique »), « la marque doit produire du sens ». Témoin, entre autres, la boisson énergétique Red Bull et ses événements sportifs : elle en est à la fois la créatrice et le chef d’orchestre. Communiquant sur les valeurs de performance, vitalité et transgression.

 

Limites déontologiques

 

La démarche convainc, puisque, selon Daniel Bô, le potentiel de développement du « brand content » en France serait encore considérable. Alors qu’il pèse déjà entre 25 % et 35 % des dépenses publicitaires du marketing business to business aux Etats-Unis : « Les annonceurs américains consacrent 800 millions de dollars par an pour sponsoriser des contenus et le taux de croissance annuel de ce budget est de 33 % », estime l’institut d’études BI Forecasts.

Le support de ce contenu de marque peut prendre les formes les plus diverses. Tantôt spécifique, comme le supplément « How to spend it » du « Financial Times ». Tantôtfondu dans les pages, à l’image du « Guardian », qui utilise une formule bien à lui : l’annonceur suggère le thème mais n’im­pose pas les idées.

 

On approche alors des limites déontologiques. Tyler Brûlé, éditeur de « Monocle », mensuel anglo-saxon de style de vie, affirme : « Je suis convaincu que les bons journalistes sont aussi de bons commerciaux. » La frontière entre contenu éditorial et commercial a parfois tendance à s’estomper... Il importe donc de donner au lecteur la capacité de reconnaître le type de contenu. Celui-ci doit être identifié par son sponsor. Ce qui constitue une information..

 

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So Foot, So Film, Society... Franck Annese, So doué

So Foot, So Film, Society... Franck Annese, So doué | (Media & Trend) | Scoop.it

Franck Annese et ses troupes ont fait grandir un groupe de presse
qui s’en tire plus que bien. Visite des nouveaux locaux, où se prépare la
sortie du prochain bébé, le magazine "Society".

 

Il y a un mec en jeans, baskets et casquette, l'oeil rieur et la barbe folle, qui gribouille des dessins tout en parlant. II n'a pas fait Sciences-Po ni d'école de journalisme. Il n'a pas 40 ans. Et ce mec croit encore à la presse papier. Il y croit tellement qu'il s'apprête à lancer, le 6 mars prochain, un quinzomadaire de société avec sa bande de potes. Ca s'appellera "Society" et ce sera un "journal destiné à être lu et qui donne envie de lire". Tout simplement.

 

Il y aura des formats longs, de grands reportages, des enquêtes, de l'inédit, avec ce ton et ce regard un peu de biais qui font déjà le succès de son mensuel "So Foot", 50.000 exemplaires et 15% de progression depuis dix ans : de l'humour, de l'humain et des histoires. A mille lieues du "bel objet de papier glacé chic et racé uniquement destiné à attirer des annonceurs". Franck Annese n'a aucun doute :

 

 Le mag marchera parce que ce qu'on veut faire et ce qu'on aime lire n'existe pas encore en France." 

 

Et puis, ajoute-t-il :

On vit dans un monde d'aventuriers : il y a des croisades, une peste mondiale et des gens qui veulent coloniser Mars."

Ca en fait des choses à raconter.

 

Esprit fanzinat et ambiance potache

 

Son équipe est déjà faite : ce sera la même que celle qui fabrique les autres opus de la galaxie So Press - "So Foot", "Pédale !", "So Film" et "Doolittle", le trimestriel pour parents -, un peu étoffée puisque tous les pigistes "historiques" ont été titularisés en CDI. Au total, une cinquantaine de personnes, directeur financier et régie pub compris. 

 

J'aime bien l'idée d'une rédaction unique, d'un travail collégial où tout le monde se connaît et a une même vision des choses."

 

Dans les locaux flambant neufs du 11e arrondissement, pas de cloisons, d'alcôves secrètes, de couloirs clivants. Une salle unique en rez-de-chaussée, de longues tables sur des tréteaux de bois, occupés par la "bande à" Franck Annese : des mecs, quelques filles, tous comme lui, en baskets, le cheveu cool. L'ambiance est décontractée. Un peu potache même : il y a des tours pour sortir les poubelles et on aime bien se vanner.

"Nous tenons à garder l'esprit 'fanzinat' de nos débuts", précise Franck. Du temps de "Shamrock", le fanzine culturel lancé avec des copains quand il était étudiant à l'Essec et habitait encore Cergy-Pontoise.

En 1999, j'ai vendu ma voiture et on a transformé l'essai en lançant le magazine 'Sofa', parce qu'on en avait marre de lire des articles culturels collés aux actus promo des artistes et aussi pour avoir des tickets de concert gratos. Et puis un soir, on s'est dit : 'Si on faisait un magazine pour footeux écrit par des non footeux ?'"

 

"So Foot" était né. 12 ans plus tard, les 450 euros de capital de départ se sont transformés en une petite "firme", So Press, qui produit des films, des docus, des disques, de l'événementiel et qui gagne même de l'argent : 4 millions d'euros de chiffres d'affaires l'an dernier. Pas mal pour un fanzine qui, hier encore, était bricolé dans un garage sans fenêtres, sans lumière et sans chauffage.

 

A 17 heures, c'est la récré-goûter

 

L'heure de la maturité a sonné, même si l'équipe n'est pas pressée de "grandir" : à 17 heures pétantes, tout le monde s'arrête de bosser. C'est l'heure de la récré-goûter. Dans la "salle de réunion", il y a des bières, des chips, du coca, des bonbons et une table de ping-pong aussitôt prise d'assaut. Sur les grands canapés, on peut aussi faire la sieste, mater la télé ou même travailler.

 

Une ambiance régressive à la Google, en plus pauvre. Stéphane Régy, le bras droit et "cerveau" de Franck, explique : 

 

Ici, on ne cultive ni l'ego ni le pouvoir, on est exigeant mais on ne veut pas se prendre trop au sérieux non plus. C'est pour cela que les gens sont d'abord recrutés pour leur capacité à bien s'entendre avec tout le monde."

Certains ont fait l'Essec, HEC, quelques-uns Sciences-Po, mais la plupart viennent de la fac et très peu sont passés par des écoles de journalisme, "ou bien les plus pourries", rigole Franck. Swann Borsellino, 22 ans, rédacteur en chef de SoFoot.com, a été recruté à la fin de son stage d'observation, sans autre qualification que son bac ES. Agathe de Coularé Delafontaine, 28 ans, assure, elle, qu'elle a été prise à "So Foot" pour son "tatouage de Manchester City sur l'épaule". En bon chef de meute, Franck sait humer l'air du temps et sonder l'humain. "Un bon journal, c'est d'abord un endroit où on se sent bien."

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Vincent Bolloré confirme l'intérêt de Vivendi pour "L'Express"

Vincent Bolloré confirme l'intérêt de Vivendi pour "L'Express" | (Media & Trend) | Scoop.it

Vincent Bolloré confirme ce vendredi son intérêt pour le groupe "L'Express". Selon nos informations des pourparlers étaient en cours dès octobre dernier.

Invité ce matin de RTL, Vincent Bolloré, a confirmé que Vivendi, dont il préside le conseil de surveillance, pouvait être intéressé par le groupe "L'Express" dont le belge Roularta veut se défaire.

 

"Vivendi a vocation à devenir le Bertelsmann à la française, c'est-à-dire à réunir l'ensemble des médias que ce soit de la presse écrite, de la télévision ou sur le net, a déclaré Vincent Bolloré en direct. Et bien évidemment, s'il y a des opportunités qui se présentent, on les saisira parce que la culture française est très importante et rayonne dans le monde" a déclaré le président du conseil de surveillance du groupe Vivendi.

  

"On a la chance d'avoir le groupe Canal, qui est très important. On a la chance d'avoir Universal, le numéro 1 de la musique. Mais il faut, pour que tout cela rayonne, qu'il y ait des contenus et les magazines sont des contenus", at-il encore expliqué.

 

Dés négociation entamées fin octobre

 

Des propos qui confirme les informations que "Les Echos" publiaient dès le 20 octobre dernier . A l'époque, le patron de Roularta parlait de "rumeurs" mais selon nos informations des pourparlers avaient d'ores et déjà étaient entamés entre Vincent Bolloré et le groupe belge.

 

Soit bien avant que le groupe officialise sa décision de se séparer de son pôle de magazines français. Mais à l'époque, toujours selon nos informations, le prix proposé par Vivendi (moins de 100 millions d'euros) aurait été jugé trop bas.

 

Outre L'Express, le groupe Roularta a acheté en 2006 pour 210 millions d'euros tout un ensemble de magazine français parmi lesquels on retrouve "L'Expansion", "L'Entreprise", "Lire", "Studio Ciné Live", "Point de Vue", "Mieux vivre votre argent", "L'Étudiant", "Maison française", "Classica" ou bien encore "A Nous".

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France Télévisions : le CSA dresse un bilan en demi-teinte

France Télévisions : le CSA dresse un bilan en demi-teinte | (Media & Trend) | Scoop.it

Du bon et du mauvais. Telle est la conclusion rendue par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, qui a publié mercredi soir un rapport sur France Télévisions et la gestion de son président, Rémy Pflimlin. Dans les bons points, le CSA souligne que le groupe avait atteint plusieurs des objectifs qui lui étaient assignés, en préservant notamment une « offre d’information abondante et de qualité sur des magazines d’investigation », et en maintenant « une audience significative » sur ses antennes.

 

En revanche, comme un pré-rapport dévoilé sur BFMTV le disait, les Sages reprochent au groupe de ne pas suffisamment se différencier « des chaînes privées ». Il souhaiterait aussi que la télévision publique se renouvelle davantage, notamment dans la fiction, afin de rajeunir son public.

 

Le CSA déplore que les programmes culturels soient « relégués à des horaires tardifs » et estime qu’il faut clarifier « les lignes éditoriales », afin d’assurer une « meilleure coexistence de France 2 et France 3 ». Enfin, il juge que les « responsabilités ne sont pas suffisamment précises à l’intérieur du groupe ». Ces critiques surviennent alors que le mandat de Rémy Pflimlin arrive à échéance en août 2015 et que le CSA doit choisir le nouveau président de France Télévisions d’ici à mai prochain. En attendant, les candidatures se multiplient. 


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Véronique Cayla : « Développer la fiction franco-allemande est un axe politique » - SACD

Véronique Cayla : « Développer la fiction franco-allemande est un axe politique » - SACD | (Media & Trend) | Scoop.it

Véronique Cayla : « Développer la fiction franco-allemande est un axe politique »

 

La présidente d’Arte, Véronique Cayla, a rencontré les auteurs de la SACD pour parler fiction, le 18 novembre dernier. Elle était accompagnée de Judith Louis, directrice de l’unité Fiction et d’Alexandre Piel, directeur adjoint en charge de l’international. 

Véronique Cayla a annoncé, en préambule, le départ en janvier prochain de Judith Louis, qui souhaite se consacrer à des « activités plus créatrices ». C’est Olivier Wotling, actuellement directeur du cinéma au CNC, qui lui succèdera. « Un passage en douceur puisque Judith continuera de suivre les séries qu’elle a lancées  jusqu’à l’été 2015 », a précisé Véronique Cayla.

 Relance éditoriale et développement numérique

 

Véronique Cayla a d’abord donné « des nouvelles d’Arte », qu’elle dirige depuis 2011. De bonnes nouvelles puisque les deux axes fixés à son arrivée sont bien engagés : une relance éditoriale pour inverser la tendance à la baisse de l’audience et un développement numérique conséquent pour faire d’Arte une structure bi-média.

Selon Véronique Cayla, le bilan de la politique éditoriale est très positif, en termes d’image comme en termes d’audience. D’après l’étude annuelle de l’Ifop, « Arte est plus européenne, plus branchée sur le présent, capable d’incarner l’avenir et pas seulement le passé, et a introduit plus d’humour, notamment dans les programmes courts ».

 

Depuis janvier 2012, la part d’audience a augmenté de 33% en France et de 26% en Allemagne, où elle devrait atteindre 1% de part de marché d’ici la fin de l’année, un chiffre symbolique, encore jamais atteint. Depuis un an, la croissance a toutefois ralenti, et Véronique Cayla a émis deux explications possibles : « la difficulté de continuer à se développer quand on veut rester audacieux et créatif », et « la baisse du budget programmes qui a forcément un impact sur l’innovation ».

 

En ce qui concerne le développement numérique, Véronique Cayla a rappelé qu’il était déjà bien avancé à son arrivée, Arte ayant été la première chaîne à faire de la catch-up. Elle a poursuivi et accéléré ce travail en déployant sur internet les fondamentaux de l’antenne, afin qu’antenne et web se complètent et se renforcent mutuellement. Le site comprend désormais cinq plateformes : Concert (ex-Arte Live Web) dédiée à la musique et la danse ; Arte Creative consacrée aux arts visuels et numériques en lien avec les écoles d’art ; Arte Future sur la science et le monde de demain, dont Véronique Cayla a précisé qu’elle était bien alimentée par les programmes allemands ; Arte Info qui reprend les spécificités de l’antenne à savoir « une info très internationale sans faits divers et sans micro-trottoirs » et enfin Arte Cinema, qui vient d’être lancée en septembre, et qui est axée sur la programmation des films à l’antenne, et les coproductions de la Filiale cinéma

 

L’européanisation de la diffusion

 

Le troisième axe de développement d’Arte est l’européanisation. Et à ce titre, Véronique Cayla est venue avec une bonne nouvelle, fraiche du matin même: l’aide obtenue à Bruxelles pour  sous-titrer ses programmes en anglais et espagnol. Pour la présidente d’Arte, il est en effet plus pertinent de viser 2% de part de marché dans toute l’Europe que chercher trop systématiquement à augmenter l’audience en France et en Allemagne.

 

Si, pour l’heure, l’européanisation d’Arte est bien engagée dans les contenus - 85% des programmes viennent d’Europe -, ce n’est pas le cas de la diffusion. La chaîne est en effet essentiellement regardée par les pays francophones et germanophones. Pour autant, le potentiel est là comme l’a illustré la diffusion de L’étrangère de Feo Aladag, prix Lux 2010 , en 24 langues sur le site d’Arte, en mars dernier. « L’audience a fait un bond de 30%, alors même qu’on n’avait fait aucune promotion » a souligné Véronique Cayla.

 

Coup de chapeau à Judith Louis

 

Avant de passer la parole à Judith Louis, la présidente d’Arte a tenu à lui tirer un coup de chapeau pour la qualité de son travail : « Sous son influence, Arte a montré qu’elle était capable d’attirer beaucoup de talents, de faire des mélanges de genres, et de faire preuve d’audace et la créativité ». La présidente d’Arte a notamment cité la collection « Théâtre », « qui renouvelle les propositions de théâtre à l’antenne », ou la série P’tit Quinquin, « qui a permis d’accompagner un auteur dit sérieux vers la comédie en lui faisant aussi rencontrer un public plus large ».

 

Avant d’évoquer le travail de l’unité Fiction, Judith Louis a souhaité expliquer les raisons de son départ : « Je me suis rendu compte que deux énergies sont nécessaires : l’énergie de faire et l’énergie de tenir. Je me suis concentrée sur l’énergie de faire, et ça a un peu bouffé l’énergie de tenir. Aujourd’hui un certain nombre de programmes, de lignes, d’envies ont été lancés, et je pense qu’il faut aujourd’hui une nouvelle énergie pour continuer, reprendre… faire ce qui reste à faire ».

 

Pascal Rogard a immédiatement rebondi avec une question : « Est-ce que vous pensez que ce type de poste ne peut durer que 3 ou 4 ans ? ». « Non, ça dépend des personnalités, mais c’est toujours bien d’avoir des regards qui changent » a répondu Judith Louis.

 

Achats et coproductions en synergie

 

Selon Judith Louis, le poste de directeur de l’unité Fiction d’Arte a l’avantage rare de chapeauter aussi bien les coproductions françaises que les achats et préachats à l’étranger, ce qui permet de construire une ligne éditoriale cohérente et de s’inspirer du meilleur des fictions étrangères pour « poser les bases et les envies » des futures coproductions françaises. Ainsi la série suédoise Real Humans a permis à Arte de mettre le pied dans l’anticipation, et de développer par la suite Trepalium, une série de 6 X 52’ actuellement en tournage.

 

Arte a l’ambition de se renforcer à l’international, et a recruté Alexandre Piel, en tant que directeur adjoint chargé de l’international, en septembre 2013. Alexandre Piel a sensiblement développé les préachats dans le but de « contribuer au financement de la fiction européenne mais aussi de prévenir la concurrence et de repérer des talents pour des coproductions futures ». Il a continué à « travailler le pôle britannique et le pôle nordique », et a initié de nouveaux contacts avec la Finlande (une série vient d’être achetée), l’Islande (acquisition en cours) et la Norvège (coproduction en cours).

 

Son objectif est de « travailler tous les genres, tous les formats et de découvrir d’autres territoires, notamment dans le bassin méditerranéen et en Europe de l’Est ». Il a aussi pour mission d’aider les producteurs et auteurs français à développer des projets internationaux, en s’appuyant sur son expérience de vendeur à l’étranger (FTD, Zodiac Rights).

 

En réponse à une question de la salle, Alexandre Piel a souligné qu’il n’y avait pas d’auteur français dans Occupied (10 x 45’), la série norvégienne que coproduit Arte, mais que ce travail permettait d’envisager dans l’avenir des co-développements. Pour Véronique Cayla, une chaîne culturelle doit de toutes façons respecter la langue dans laquelle l’histoire prend place.

 

Une ligne contemporaine ouverte aux hybridations

 

Judith Louis a opté pour une ligne éditoriale contemporaine pour des raisons de coût mais aussi pour ancrer la fiction dans la vie d’aujourd’hui et de demain. Elle a aussi travaillé sur le genre (polar, comédie, mélo, fantastique, comédie sentimentale) et cherché à créer des passerelles entre les arts. Elle a cité en exemple Pilules bleues, qui comprend des séquences d’animation, et Ceux qui dansent sur la tête, né de l’envie de mélanger la danse hip hop avec la fiction. Selon elle, « Arte est une chaîne qui donne envie de créer ces passerelles ». Des appels du pied ont d’ailleurs été adressés aux unités documentaires pour développer des projets de docu-fiction. L’unité Fiction a également développé deux téléfilms en animation, un film de Raphaël Nadjari, et l’adaptation de la bande dessinée, Un homme est mort d’Etienne Davodeau.

 

Enfin, elle a lancé des webséries feuilletonnantes pour la plateforme Arte Creative. L’idée est d’en produire trois par an. Actuellement trois sont en développement, dont deux vont rentrer en production. Arte investit 200 000€ par web-série.

 

Questions sur les budgets, les formats, les procédures

 

Les questions de la salle ont concerné essentiellement le budget, les formats et les procédures.

 

Le budget de l’unité Fiction est d’environ 25 M€, dont 4,5 M€ pour les achats et préachats. Arte a donc environ 21 M€ à répartir sur 20 soirées (soit un 90’, soit 2 épisodes de 52’, soit 3 épisodes de 52’).

En matière de 26’, il n’y a malheureusement ni budget, ni case. Toutefois, l’envie était tellement forte que l’unité a pris le risque de développer un projet, en accord avec un producteur et des auteurs. Elle a finalement convaincu tout le monde jusqu’à la direction des programmes à Strasbourg, mais il est encore trop tôt pour envisager d’autres séries de 26’. Les programmes courts (La minute vieille, Silex and the city…) dépendent d’Hélène Vayssieres, à l’unité Cinéma.

 

En matière de genres, l’unité est ouverte à toutes les propositions. Une thématique de comédies unitaires a été proposée à la conférence de programmes de Strasbourg pour des tournages l’année prochaine, mais cela n’a pas encore été validé.

Le budget développement a été augmenté depuis l’arrivée de la nouvelle équipe, ce qui signifie qu’il y a davantage de projets arrêtés. Selon Judith Louis, le ratio est d’environ trois projets développés pour un produit.

 

Une auteure s’est étonnée qu’Arte envoie des lettres types en cas de refus. Judith Louis s’en est excusée : « On reçoit environ 1000 projets par an, et il y a trois chargés de programmes. On essaye au maximum d’appeler les producteurs et de motiver les refus, mais parfois on n’a pas le temps ».

 

Quant à transmettre les notes de lecture, Judith Louis précise qu’ils ne sont pas toujours d’accord avec les lecteurs, mais ces fiches restent utiles pour garder la mémoire du projet et avoir un premier regard. Tous les projets sont lus par au moins deux personnes, et si le projet retient l’attention de deux personnes, il passe au tour suivant.

 

Aucune forme n’est privilégiée, les projets peuvent être envoyés à tous les stades d’écriture (traitement, scénario…).

 

Et la fiction franco-allemande ?

 

En conclusion, Véronique Cayla a dit un mot de la difficulté de faire aboutir des projets de fiction franco-allemande. « La fiction est le genre qui circule le moins bien en Europe, et en particulier entre la France et l’Allemagne. Après trois ans à Arte, je suis convaincue que ce sont les deux pays les plus différents en Europe. Et quand on arrive à trouver un point commun entre les deux, l’Europe suit derrière ».

 

Pour la présidente d’Arte, développer la fiction franco-allemande est un axe politique. L’an dernier, un fonds a été créé au sein d’Arte, Tandem, dans le but de faire travailler, chaque année, deux équipes sur un même sujet, quitte à aboutir à deux films différents. C’est le cas avec le premier thème - l’énergie nucléaire – qui a donné lieu à un thriller allemand (Fessenheim d’Anna Justice) et une comédie française (Mon cher petit village de Gabriel Le Bomin) ! Les deux films seront programmés début janvier sur Arte.

 

Par ailleurs, Véronique Cayla a indiqué que le CNC et les Länder envisageaient la création d’un fonds de développement pour la fiction franco-allemande,  dans la lignée du mini-traité cinéma en 2001. « Avant cet accord, il n’y avait pratiquement pas de coproductions franco-allemandes. Aujourd’hui, l’Allemagne est le deuxième partenaire cinéma de la France, derrière la Belgique ». 

 

Fondée en 1777 par Beaumarchais, la SACD a pour mission de protéger les droits des auteurs. Présentation, informations pratiques, actualités.
 
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Network TV Is Suffering Through a Great Sitcom Recession. Here’s How to Pull Out of It

Network TV Is Suffering Through a Great Sitcom Recession. Here’s How to Pull Out of It | (Media & Trend) | Scoop.it
Four simple rules for avoiding a sitcom depression.

 

November was another bad month in what’s been a pretty awful couple of years for the once-mighty network sitcom. NBC, which dominated the TV business for nearly two decades based on the strength of its comedy bench, announced it was ceding custody of an already-filmed Ellie Kemper half-hour from producer Tina Fey and selling the project to Netflix. The decision had nothing to do with the show’s quality — Netflix liked it so much, it has already ordered a second season— but instead was a depressing admission by the Peacock that it felt there was virtually no chance it could make the show a success given the network’s lack of even a single sitcom hit. This week’s announcement that NBC would also burn through the final season of the Amy Poehler–led Parks and Recreation in under two months added an exclamation point to the declaration of surrender: Rather than use the swan song of its longest-running and most critically admired half-hour to launch a successor sitcom, the network (probably correctly) decided it would be better off giving Parks a semi-dignified send-off and quickly moving on.

 

A similar come-to-Jesus moment was likely behind CBS’s unexpectedly early cancellation of the Will Arnett–Margo Martindale sitcom The Millers, just weeks into its sophomore season. The same network that had always managed to make America fall in like with middle-of-the-road sitcoms such as Rules of Engagement, Still Standing, and Mike and Molly seemed to be conceding even it no longer had the power to force us to sit still for whatever mediocrity it slotted behind a monster hit (in this case, The Big Bang Theory). By themselves, the NBC and CBS decisions didn’t dramatically alter the small-screen landscape. Taken together, they’re symptoms of something far more depressing: Network TV is suffering through a Great Sitcom Recession, and there aren’t many signs of recovery on the horizon.

 

At first blush, the downturn in the sitcom economy might appear to just be part of the larger crisis facing the overall linear TV business — the oft-documented challenges posed by audience fragmentation, time-shifting, and the growth of streaming networks such as Netflix. But while times are tough all over, it’s different with comedy. Even as TV transforms itself in real time, broadcasters have still managed to find a way to restock their shelves with new drama hits:The Blacklist, Scandal, How to Get Away with Murder, Chicago Fire, and, possibly, this season’s Gotham and Scorpion. By contrast, the last time the networks launched an enduring, game-changing comedy smash was way back in 2009, when Modern Family exploded out of the gate for ABC. And it’s not just that there haven’t been a lot of new blockbusters. Scan Nielsen’s list of this season’s top 20 most-watched shows (below), and you’ll find just two comedies, period: Modern Family and The Big Bang Theory. This paucity of half-hour hits has left networks insiders “confused” and reeling, according to one top TV agent with deep ties to the comedy community. “It’s not quite dread, but more a sense of ‘What the fuck?’” he says. “There’s a question of ‘What do people want?’”

For those who subscribe to the “everything is cyclical” theory of television, the answer to that last question is simple: Viewers just want more good comedies. “Comedy will be dead until it isn’t,” says one broadcast veteran, who believes the genre is simply stuck in one of its periodic droughts. Industry insiders have called a code blue on comedy many times before. Most recently, more than a few small-screen pundits thought Friends would mark the end of the Universally Beloved Sitcom, until Chuck Lorre and Bill Prady made The Big Bang Theory a weekly obsession for more than 20 million Americans. But just as the economic crisis of 2008 was more than a standard-issue recession, comedy’s current troubles register as deeper than past downturns. NBC, which at one point in the 1990s had a weekly lineup packed with a whopping 18 sitcoms, could very well enter the 2015–16 TV season without a single returning half-hour. CBS cut back to a single hour of sitcoms on Mondays this fall for the first time in decades (and might even drop half-hours on the night altogether next season). Over at Fox, its biggest live-action comedy, New Girl, struggles to get to 5 million viewers each week.

The array of issues plaguing sitcoms right now suggests the traditional means of resurrection — making better shows — might not be enough. So how should networks battle back? In its announcement regarding its canceled Kemper comedy, NBC said it was focused on its “drama-heavy” midseason schedule, indicating retreat would be its short-term solution. But comedy is too essential a genre for networks to abandon altogether. Broadcasters have to come up with new strategies to deal with the comedy crisis. Based on our conversations with a number of TV-industry veterans, Vulture would like to suggest this modest list of four simple rules for pulling out of this recession and avoiding a depression:

 

1. Don’t launch a comedy you don’t believe in and aren’t willing to get behind


The incredibly brief lifespans of ABC’s fall comedies Selfie and Manhattan Love Story (both of which will burn off their unaired episodes on Hulu), along withde facto cancellations of NBC newbies Bad Judge and A to Z, were easily predicted before the shows even debuted, mostly because of how their respective networks handled their launches. ABC slotted Selfie and Love StoryTuesdays from 8 to 9 p.m., depriving them of an established lead-in and pitting them opposite the biggest hits on both NBC (The Voice) and CBS (NCIS). NBC bundled the thematically dissimilar Bad Judge and A to Z together on Thursday nights opposite ABC’s juggernaut Scandal while simultaneously announcing their 9 p.m. time slot would be filled by The Blacklist come February. Add in the fact that none of the four shows got much of a promotional push over the summer, and it was pretty clear Alphabet and Peacock execs weren’t counting on long lives for any of the shows. Historically, such obvious burn-offs have been accepted as an unavoidable by-product of a broadcast business model in which widespread failure is baked in. Unlike cable nets, which generally have the luxury of focusing on just one or two big scripted premieres every quarter, the Big Four can find themselves rolling out upward of two dozen new and returning shows over the course of a single month. That’s by design: Networks take a lot of shots because, the theory goes, the more at-bats you take, the better the chance of getting a home run.

But, at least with comedies, maybe it’s time for networks to get out of the assembly-line business. The old model relied heavily on the idea of audience flow, where a sizable percentage of the viewers who tuned in for Friends or The Big Bang Theory would automatically stay tuned for the next one, two, or three comedies on a lineup. Lead-ins are still important — maybe more so than ever before — but we’re now in an age where, save for Big Bang and Modern Family,there simply aren’t blockbuster comedies that can reliably serve as launching pads for newer shows. With a shortage of comedy hits, networks shouldn’t be wasting their energies on shows they don’t believe in, and if they do love a show, they need to have a better game plan for it. Reasonable people can disagree about whether NBC’s lack of faith in its Kemper comedy was justifiable, but this much is certain: Wasting time and money on a show it didn’t believe in would’ve been a far bigger mistake. 

 

2. Stick with good comedies that have a passionate audience rather than cycle through a series of untested shows.


This is a corollary to Rule No. 1: In addition to not green-lighting shows they don’t absolutely love, networks should demonstrate extreme patience with those they do order — as long as those shows are connecting with at least some segment of the audience. This philosophy partially explains why Fox just committed to additional episodes of The Mindy Project, ensuring the low-rated show will survive for at least three seasons. While its overall ratings are minuscule, even by Fox standards these days, a closer look at its demographic composition reveals that among younger women, Mindy is a minor juggernaut. This week’s episode, for example, scored the same rating among women 18 to 34 as lead-in New Girl while handily beating ABC’s Agents of S.H.I.E.L.D. and NBC’s About a Boy in that demo. “If I’m a network, I would rather have a show that does a 2 rating with young women than a show that does a 1.4 rating across all demos,” our TV agent says. “The audience has become so fragmented that it’s rare to have a show that hits that quadrant of the audience.” The super-loyal young female fan base for Mindy is also appealing to streaming providers such as Netflix, which has demonstrated it’ll pay top dollar for the right to stream shows with passionate core audiences. If a network owns the syndication rights to a show — as Fox does with New Girl, but not Mindy — it can offset the loss in advertiser revenue that comes from sticking by a lower-rated show.

Historically, one argument against being overly patient was that sticking by a Nielsen laggard, a network was reducing its odds of finding the next big hit or, at the very least, accepting that it couldn’t be doing better with something else. But that was back in an era when it was much easier for networks to launch hits of any kind. “Big broadcast hits take a lot longer now to find their audience,” one network exec says. Plus, many in TV land are now convinced that viewers have become increasingly savvy to how the industry works and might even be holding off before committing to a new series. “There are so many comedies launched each year that we’ve trained viewers to expect [quick cancellations],” another top network suit says. “There’s no reward for viewers to start a habit with a new comedy early on.” None of this is to suggest that some shows don’t deserve a quick death. “If a show isn’t doing what you want it to creatively and it’s going nowhere in the ratings, fine, cancel it, move on,” the agent says. “But you really need to know you can do better.” 

 

3. Figure out a way to get good writers interested in making multi-camera comedies again.


For most of the past decade, Hollywood’s best comedic minds have largely been focused on creating Very Cool Comedies that are shot like films (so-called “single-cam” shows). Traditional “multi-cam” sitcoms — ones taped “live in front of a studio audience,” à la Big Bang or Cheers  — have fallen hopelessly out of favor among comedy elites. Even multi-cam vets such as Modern Familycreators Steve Levitan and Christopher Lloyd (who cut their teeth on Frasierand Wings) and The Middle’s DeAnn Heline and Eileen Heisler (Roseanne) have now become converts to the gospel of single-cam. This exodus has resulted not only in TV’s best writers largely ignoring a form, but also a diminished number of opportunities for younger scribes to get training in the ways of old-school sitcoms. “Writers are being groomed and schooled on single-camera comedies,” one network exec laments. “They’re not doing multi-camera. And multi-cam is a real skill and a real art. These people are real craftsmen in the art of story structure and joke writing.” While networks — particularly CBS — have tried to keep multi-cams going, they’ve been doing so largely without the help of the genre’s best veteran talent and with a collection of younger writers who haven’t had enough training in the form.

 

It’s tempting to think that maybe this isn’t really a problem, that perhaps market forces and viewer evolution are simply conspiring to push multi-cams to extinction. But if networks are serious about producing hit comedies that can live forever in syndication and streaming, it seems silly to limit the odds of success by focusing their efforts on one type of half-hour (single-cam) while neglecting a format that still clearly has an ability to draw big crowds (as demonstrated each week by The Big Bang Theory and its audience of 20 million viewers). This doesn’t mean broadcasters should produce multi-cam comedies just for the sake of doing multi-cam (see The Millers or Dads). Instead, networks ought to beg creators who’ve hand single-cam success — think Mike Schur (Parks and Recreation), Greg Daniels (The Office), or Liz Meriwether (New Girl) — to focus on multi-cams for a couple of years. Why not a Manhattan Project for multi-cams, where the best and brightest comedy minds are encouraged and empowered to freshen up the format, to find the nextFriends, Everybody Loves Raymond, or Frasier? At the same time, nets should shore up their support for existing multi-cams with even the hint of a pulse. CBS’s Mom and ABC’s Cristela, for example, boast solid writing and strong points of view at their centers; they need to be supported in every way possible. 

 

As part of a push to take more multi-cam chances, some observers also believe network development execs need to stop gravitating toward projects that appeal to their own personal tastes rather than mesh with what else is working on a given network. This, they say, is how NBC ends up programming quirky shows such as Go On or About a Boy behind a broad-based smash such as The Voice, or why ABC spent years banging its head against the wall trying to convince the Modern Family audience to embrace the sex-crazed singles ofHappy Endings, Don’t Trust the B---- in Apt. 23, and Super Fun Night. “Too many people who work in comedy develop shows they like rather than the shows a network needs,” says one network exec frustrated by his colleagues’ inclinations.

 

4. Take more chances on unproven talent and ideas.


As networks have become more desperate for hits, they’ve started emulating their peers in the film business — relying more and more on established writers/producers and developing an endless parade of remakes and reboots of past movie and TV hits. Want to get depressed in a hurry? Check out the long list of movie and TV titles currently being eyed as possible TV comedies:Bewitched, Hitch, The Greatest American Hero, Real Genius, The Courtship of Eddie’s Father, Problem Child, Bachelor Party, Big, Marley & Me, andMonster-in-Law. Networks seem convinced they need instantly recognizable titles to help them cut through the programming clutter, even though they know better than anyone that TV’s biggest hits have been wholly original. The problem is even worse when it comes to who works on shows: Stars still trump unknowns most of the time, and established showrunners are far more likely to get the best time slots.

 

“There’s such risk aversion,” says a longtime broadcast warrior depressed by the fear-based philosophy that guides so many decisions. “We should be taking chances on new voices, but the talent pool we choose from is too thin. And we’re recycling a lot of the same stars on shows. You want to find the next Ray Romano or Sofia Vegara.” This doesn’t mean broadcasters should turn over their futures to folks just starting out in TV: ABC’s Black-ish and The Goldbergsboth come from writers who are pushing 40 but didn’t have a long list of created-by credits. Rather, execs ought to worry less about managing “relationships” with current business partners (sorry, Chuck Lorre and Tina Fey) and focus more on giving a shot to folks who haven’t had as many at-bats creating comedies. Or, if network suits just can’t stand the thought of handing over prime-time real estate to someone totally untested, maybe they ought to compromise by letting writers and producers from other genres bring a fresh set of eyes to comedy. We’d check out a Shonda Rhimes sitcom in a heartbeat.

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Après deux ans de fortes pertes, France Télévisions vise un quasi équilibre en 2015

Après deux ans de fortes pertes, France Télévisions vise un quasi équilibre en 2015 | (Media & Trend) | Scoop.it

Le groupe table sur une progression de ses recettes publicitaires l’an prochain. 

Le contrat est quasiment rempli pour Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions. Selon nos informations, le projet de budget pour 2015, qui sera examiné jeudi par le conseil d’administration du groupe, prévoit une perte minime avoisinant les 10 millions d’euros pour l’année prochaine, après des déficits de 85 millions en 2013 et de 40 millions attendus cette année.

 

Le groupe rate de quelques millions d’euros l’équilibre prévu dans son contrat d’objectifs et de moyens (COM), signé avec l’Etat. Mais la perte prévue pour 2015 ne représente qu’un infime pourcentage de son budget (2,8 milliards d’euros). Avant que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ne fasse le choix, l’année prochaine, d’un nouveau président, Rémy Pflimlin, qui n’a pas encore fait savoir s’il était ou non candidat à sa succession, peut se targuer d’avoir presque rempli les objectifs qui lui étaient fixés par l’Etat, après le bilan en demi-teinte du CSA rendu public la semaine dernière.

  Diminution des charges

Parmi les entreprises de l’audiovisuel public, France Télévisions a été celle qui a le plus souffert des coupes budgétaires au cours des dernières années. Face aux millions en moins de l’Etat, le groupe a diminué ses charges, via notamment un plan de départs volontaires qui lui permettra d’économiser 30 millions d’euros sur sa masse salariale en année pleine.

 

Présenté en comité d’entreprise en début de semaine, ce budget, synonyme de quasi-retour à l’équilibre, n’en suscite pas moins des inquiétudes de la part des syndicats, qui dénoncent, « encore et toujours, le sous-financement » du groupe, comme l’a indiqué la CGT dans un tract.

Mission Schwartz

Ce projet de budget suscite aussi des tensions au sein du conseil d’administration. Ainsi, le groupe prévoit 340 millions d’euros de recettes publicitaires l’an prochain, soit une progression de 6 % par rapport à 2014 (320 millions attendus). Le comité d’audit a émis des réserves sur cette prévision, jugée trop optimiste. « Elle ne tient pas compte de l’érosion du marché publicitaire », estime un membre du conseil.

 

En conséquence, Rémy Pflimlin a tenu à apporter des précisions dans la perspective du conseil d’administration. En substance, il a déclaré que cet objectif publicitaire était réalisable compte tenu de la réouverture partielle des écrans après 20 heures sur France 3 (sur les programmes régionaux), de la santé retrouvée de l’audience d’une tranche d’avant-soirée sur France 2 qui a longtemps souffert, ou encore de la stabilisation de l’audience de France 4 après son double recentrage autour de la jeunesse (en journée) et des jeunes adultes (en soirée).

 

Nomination au premier semestre

 

France Télévisions prévoit quelques économies supplémentaires l’an prochain. Mais la direction du groupe n’entend pas s’engager sur des réformes plus structurelles, qui auraient de fortes incidences sur le plan financier.

 

D’autres s’en chargent pour elle, comme Marc Schwartz, chargé par le gouvernement d’établir une feuille de route pour la période 2015-2020. Tout va s’accélérer à partir du début de l’année : après le renouvellement de deux membres du CSA, celui-ci ouvrira la procédure de nomination, qui sera modifiée par rapport à celle utilisée pour la nomination de Mathieu Gallet à Radio France , début 2014. Puis le CSA entrera dans le vif du sujet avant une nomination qui interviendra entre mi-avril et mi-mai. Le nouvel élu aura alors quelques mois pour étudier les dossiers avant sa prise de fonction, prévue à la fin août 2015.

 

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M6, TF1 et Canal + poussent le CSA à accélérer sur la production télé

M6, TF1 et Canal + poussent le CSA à accélérer sur la production télé | (Media & Trend) | Scoop.it

Dans un courrier à Olivier Schrameck, les trois groupes estiment que leurs intérêts ne sont pas pris en compte.

 

 

 

 

Une fois n'est pas coutume, M6, TF1 et Canal + ont décidé de jouer collectif. Malgré leurs nombreuses divergences, Nicolas de Tavernost, Nonce Paolini et Bertrand Meheut, les dirigeants des trois grands groupes audiovisuels privés, ont envoyé jeudi un courrier au Conseil supérieur de l'audiovisuel, que Le Figaros'est procuré, afin de manifester leur mécontentement.

Motif de la grogne: l'avis rendu par le régulateur concernant le projet de décret régissant les rapports entre producteurs et diffuseurs. En résumé, le texte prévoit qu'à l'avenir les chaînes puissent devenir en partie propriétaires des programmes qu'elles financent substantiellement. Mais, dans son avis, leCSA refuse, en revanche, que la commercialisation des œuvres atterrisse entre les mains des diffuseurs. C'était précisément la crainte des producteurs.

   40 % du financement de la production audiovisuelle

 

Regrettant «de ne pas avoir été reçus ensemble» par Olivier Schrameck, le président du CSA, les trois grands patrons estiment que «cet avis ne reflète pas la prise en compte des intérêts du secteur. Il compromet de ce fait le bon développement de nos investissements dans la production audiovisuelle, dont nous nous permettons de rappeler que nos trois groupes financent à eux seuls plus de 40 %», font-ils valoir. Nicolas de Tavernost, Nonce Paolini et Bertrand Meheut déplorent en outre qu'aucune de leurs remarques n'ait «été prise en compte».

 

«Vous n'êtes pas sans savoir le contexte difficile dans lequel opèrent nos entreprises. Nos groupes sont confrontés à des enjeux considérables que nous nous efforçons de relever quotidiennement dans un contexte économique particulièrement tendu»

Au-delà de ce point de cristallisation sur le décret des parts de coproduction, cela fait des années que Canal +, TF1 et M6 plaident pour une révision plus globale du système de financement de la création audiovisuelle. Attaquées aujourd'hui très fortement par les nouveaux acteurs d'Internet, les chaînes de télévision ont besoin de retrouver des marges de manœuvre économiques. L'argument étant de dire que si les diffuseurs vont mal les producteurs iront mal eux aussi. «Vous n'êtes pas sans savoir le contexte difficile dans lequel opèrent nos entreprises. Nos groupes sont confrontés à des enjeux considérables que nous nous efforçons de relever quotidiennement dans un contexte économique particulièrement tendu», insistent à nouveau les trois opérateurs historiques dans leur lettre.

Manière de regretter, en termes diplomatiques, que l'avis du CSA porte uniquement sur une petite partie d'un sujet beaucoup plus vaste. Dit autrement, c'est pointer un manque cruel d'avancées majeures dans la redéfinition des relations entre les producteurs et les diffuseurs.

 

À sa décharge, l'instance de régulation n'a pas été saisie du problème dans sa globalité. Elle ne faisait finalement que répondre à une question précise des pouvoirs publics sur le texte de décret de novembre 2013. Le CSA ne fait toutefois pas mystère de sa volonté d'endosser un rôle de médiateur dans l'optique d'une future révision générale de la régulation.

 

Estimant, donc, que le débat n'est pas fermé, Nicolas de Tavernost, Nonce Paolini et Bertrand Meheut réitèrent dans leur lettre leur demande d'être reçus conjointement par Olivier Schrameck. «Nous souhaitons que le Conseil veuille bien prendre en compte la défense de l'activité de nos groupes, supports principaux de la création audiovisuelle française», insistent-ils.

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De Hollywood à Bollywood, la Pologne attire le cinéma mondial

De Hollywood à Bollywood, la Pologne attire le cinéma mondial | (Media & Trend) | Scoop.it

La starlette de Bollywood Alia Bhatt donne l'impression d'avoir chaud en descendant un escalier extérieur du majestueux château de Ksiaz dans sa robe d'été à fines bretelles, au milieu d'une cascade de fleurs blanches.

 

En fait, c'est la fin de l'automne et la température avoisine 0 degrés Celsius sur les lieux de tournage de Shaandaar, une comédie sur une "noce délocalisée", genre très prisé du public indien, dont le générique comprend aussi le Roméo indien Shahid Kapoor. 

"Shahid et Alia ont été magnifiques, ils ont porté des vêtements d'été dans ce climat, ils ont même sauté dans des cascades", s'extasie devant l'AFP le metteur en scène vedette Vikas Bahl, tremblant de froid. Le tournage avait été prévu en septembre, quand il fait encore relativement chaud, puis retardé. 

 

Entre deux prises d'images, Bhatt et Kapoor s'enveloppent dans leurs parkas fourrées et grignotent des snacks indiens devant le château du XIVe siècle qui avait accueilli jadis des rois tchèques et hongrois et plus récemment le chef nazi allemand Adolf Hitler 

De Bollywood, de Hollywood, les stars affluent en Pologne pour tourner des films populaires. Le pays attire de plus en plus de producteurs étrangers par des lieux de tournage de niveau international et le coût des équipes bien plus bas qu'en Europe de l'Ouest.  

 

L'un des rois de Hollywood Steven Spielberg vient de terminer à Wroclaw une semaine de tournage - dans le plus grand secret - d'un film d'espionnage avec Tom Hanks.  

 

"Kick", un film d'action et d'amour tourné à Varsovie au printemps, est en train de battre tous les records historiques du box office indien et ses auteurs pensent déjà à une suite.  

 

- Noce exotique - 

 

Le tournage de deux films de Bollywood, "Bangistan" et "Shaandaar", s'est fait en Pologne, ainsi que celui de la comédie historique japonaise Persona Non Grata. La cinéaste française Anne Fontaine est attendue début 2015 pour tourner "Les Innocentes". 

Roman Polanski, qui a obtenu un Oscar en 2003 pour un film tourné à Varsovie, "Le pianiste", envisage de récidiver.  

 

Perché au sommet d'une colline émergeant d'une vaste forêt, le château de Ksiaz, "visuellement enchanteur", est un site parfait pour une comédie racontant les déboires d'une famille indienne qui s'offre une noce exotique, dit Bahl. 

 

"La Pologne est belle, elle est exotique, originale et surtout il y a ici un sens du style que nous n'avons pas vu ailleurs", confie à l'AFP le metteur en scène. 

 

Le producteur Vivek Agrawal reste muet sur le coût du tournage, dont une partie se déroule aussi en Grande-Bretagne, mais une source proche du projet situe son budget autour de six millions de dollars. 

 

"Il est plus facile de venir en Pologne qu'aller en Europe de l'Ouest ou au Royaume-Uni. L'Europe de l'Est est nettement moins coûteuse", estime Agrawal, principal producteur des studios indiens Phantom Films. 

Selon Maciej Zemojcin, président de la société de Cracovie Film Polska studio, partenaire local pour le tournage de Shaandaar et de Kick, plein de cascades, "une journée de tournage en Pologne coûte entre 35.000 et 150.000 dollars. En Europe de l'Ouest, c'est entre 30% et 50% plus cher, surtout en frais de personnel".  

 

- Paysages bucoliques - 

 

Ses affaires marchent, mais Zemojcin pense que "la production de films étrangers ne décollera pas en Pologne tant qu'on n'offrira pas de réductions d'impôt". 

 

Certes. Mais la Pologne n'en attire pas moins les cinéastes étrangers avec près de mille lieux de tournage, entre villes modernes et montagnes, plages et forêts sauvages, châteaux et paysages bucoliques rappelant le XIXe siècle. S'y ajoute une centaine de sociétés de production moitié moins chères qu'en Occident.  

Le professionnalisme polonais s'appuie sur un demi-siècle d'expérience et de tradition, dit Tomasz Dabrowski, chef de la Commission du Film, organisme public qui se veut "guichet unique" pour faire du cinéma en Pologne. 

 

"Dans les années 60 et 70, des metteurs en scène tels que Wajda, Zanussi, Kieslowski ou Polanski ont émergé de l'Ecole de cinéma de Lodz, classée récemment par Hollywood Reporter comme la deuxième du monde", insiste Dabrowski. 

 

Cet héritage historique est mis en valeur aujourd'hui grâce à l'apparition de studios ultra-modernes de post-production et d'animation nés avec la révolution numérique.  

Dabrowski révèle qu'au moins un autre grand film hollywoodien pourrait être tourné en Pologne en 2015, mais observe que le contrat serait plus facile à boucler après un geste fiscal. 

"Nous avons besoin de réductions d'impôt pour les producteurs étrangers aujourd'hui. Sinon, nous perdrons notre compétitivité et nous pourrions être incapables de rattraper le retard", conclut-il. 

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L'innovation publicitaire selon RTL-TVI

L'innovation publicitaire selon RTL-TVI | (Media & Trend) | Scoop.it
Placement de produit virtuel et spot publicitaire adapté en temps réel : la chaîne privée sort de nouvelles cartouches commerciales pour séduire l'annonceur, avec la bénédiction de son Medialab tout neuf dédié à l'innovation digitale.

 

La scène se passe dans un café quelconque. Derrière les protagonistes de l'émission L'Amour est dans le Pré, une affichette publicitaire vante furtivement la dernière promotion de Base. Heureux hasard ? Pas vraiment. Tout au long du programme de télé-réalité, le logo de l'opérateur télécom apparaîtra cinq autres fois, tantôt de manière discrète sur le parasol d'une terrasse ensoleillée, tantôt comme un coup de poing commercial sur un panneau d'affichage de 20 m⊃2;. Que les puristes de l'image se rassurent : les producteurs n'ont pas dû s'arracher les cheveux pour planter sciemment leur caméra devant les supports publicitaires du principal sponsor de l'émission. Ils ont tout simplement fait appel aux petits génies de l'informatique pour ajouter la présence effective de Base après le tournage des scènes.

 

Inexistant dans le paysage audiovisuel belge il y a un mois à peine, le placement de produit virtuel vient de faire son entrée sur les écrans de RTL-TVI. Plus subtil que les traditionnelles coupures publicitaires, il offre une énorme souplesse d'utilisation tant pour les annonceurs que pour les régies. "Pour ces premières publicités ajoutées en surimpression dansL'Amour est dans le Pré, Base s'est décidé une semaine avant la diffusion, confie Stéphane Coruble, directeur de IP TV, la régie publicitaire de RTL-TVI. Ce qui est suffisant pour insérer toutes les images virtuelles en temps voulu et ce qui s'avère finalement beaucoup plus pratique que le placement de produit classique qui exige toujours la signature d'un contrat avec l'annonceur bien avant le tournage".

 

Concrètement, l'ajout de ces images supplémentaires a été confié à la société Mirriad qui travaille sur ce concept publicitaire pour RTL Group depuis quelques années déjà. Cette entreprise britannique place en effet des produits virtuels dans la série allemande Alarm für Cobra et son savoir-faire informatique a fini par titiller la filiale belge du géant audiovisuel européen. Désormais, la régie IP TV peut donc proposer aux annonceurs locaux d'ajouter des images en postproduction (logo sur une chemise, habillage d'une façade, bouteille en 3D sur une table...) de la façon la plus naturelle qu'il soit. Et ceci en un temps record, ce qui n'est pas pour déplaire aux annonceurs qui sont de plus en plus tentés de garder des budgets en réserve pour investir au dernier moment dans des campagnes qui se veulent réactives.

 

Au plus près de l'actu


Pour répondre à cette problématique de prise de décision tardive des clients et élargir en conséquence son offre publicitaire, la régie de RTL-TVI vient également de lancer un autre service tout aussi innovant : le real time spot ou la campagne publicitaire en temps réel. En clair, il s'agit pour les annonceurs d'enrichir ou de personnaliser le contenu d'une campagne existante dans un délai quasi instantané grâce à des zones modifiables d'un spot télévisé qui peuvent être complétées juste avant la diffusion. Se fondant à merveille dans ce type d'offre publicitaire, la société de paris en ligne Bwin a été la première à inaugurer le real time spot sur RTL-TVI le 4 novembre dernier. En plein match Arsenal-Anderlecht dans le cadre de la Champions League, l'annonceur s'est en effet basé sur le score à la mi-temps (3-0) pour adapter son spot initial et ajouter le pari suivant à l'écran : "Anderlecht arrache le nul" avec une cote de 20 contre 1, soit la cote réelle au moment de la diffusion de la pub. Le secret ? Un champ qui peut être rempli au tout dernier instant avec les informations transmises par le client par voie électronique et qui vient "se coller" en surimpression sur le spot déjà produit.

Déclinable à l'envi, le concept peut aussi facilement se fondre dans la logique du top topical, cette technique publicitaire qui consiste à surfer sur l'actualité ou les grands rendez-vous annuels pour adapter le message en conséquence. Autrement dit, un annonceur pourra ainsi prévoir un spot "de base" qu'il personnalisera par exemple pour les réveillons de fin d'année, la Fête des Mères ou la Saint-Valentin avec des promotions ad hoc. "Grâce à cette option, l'annonceur peut rendre son spot plus attractif et donc être plus tactique, note Stéphane Coruble, directeur de IP TV. Cela lui donne plus de choix et cela lui évite aussi de devoir produire plusieurs spots différents. Tant pour le placement de produit virtuel que pour le real time spot, notre objectif reste le même : proposer de l'innovation et diversifier l'offre pour doper le marché publicitaire belge".

Du côté de l'Union Belge des Annonceurs (UBA), on tient toutefois à modérer quelque peu l'enthousiasme de Stéphane Coruble : "Les annonceurs sont évidemment attentifs et très réceptifs aux innovations technologiques de l'offre publicitaire, mais cela ne va pas doper le marché ni faire grimper les investissements, tempère Karim Debbah, media manager à l'UBA. Car les nouvelles solutions proposées par IP TV sont encore marginales et elles ne vont certainement pas détrôner le sacro-saint spot télévisé de 30 secondes. Pour l'instant, c'est plutôt une cerise sur le gâteau dans la manne des investissements publicitaires".

 

Un labo digital


Un an après le lancement de Connect sur RTL-TVI (l'application qui dope l'interactivité avec le téléspectateur via le second écran du smartphone, de la tablette ou du PC), la chaîne poursuit donc sur sa lancée créative avec ces deux innovations publicitaires censées séduire l'annonceur. Point commun de ces projets inédits dans le paysage francophone belge : ils sont désormais chapeautés par Medialab, le nouveau pôle de RTL Belgique dédié à l'innovation digitale et aux nouveaux modes de diffusion. Censé appuyer l'ensemble des départements TV, radio et régie publicitaire dans leur développement digital, ce laboratoire des nouvelles technologies au service des médias veut aussi jouer le rôle d'un centre de veille et de recherche numérique. "L'idée est de développer des projets innovants en interne, mais aussi d'attirer chez nous des talents et des start-ups, explique Jean-Jacques Deleeuw, directeur du Medialab et de la communicationcorporate de RTL Belgique. Il ne s'agit pas de les accueillir physiquement dans nos murs, mais plutôt de devenir éventuellement le premier client d'une start-up qui développerait une idée originale que nous pourrions concrétiser. Medialab peut donc être l'accoucheur de leurs innovations et servir aussi à attirer, pourquoi pas, des business angels prêts à investir dans ces projets communs".

 

Outre ce rôle de laboratoire d'idées nouvelles, l'outil Medialab de RTL-TVI entend enfin se tourner vers le monde académique puisqu'il a choisi de s'associer également avec le VentureLab de HEC-ULg en vue de développer une thématique média au sein de ce nouvel incubateur destiné aux jeunes diplômés et aux étudiants entrepreneurs. De quoi permettre l'éclosion de nouveaux projets pour inspirer et surtout dynamiser le petit écran télé.

  
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France Télévisions recadre le CSA

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Le rapport du CSA est une première étape dans la course à la présidence.

 

Le rapport définitif du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) sur le bilan des quatre ans de présidence de Rémy Pflimlin à France Télévisions est enfin sorti. Mais, même édulcoré, il a du mal à passer.

Le groupe n’a pas tardé à réagir. « France Télévisions souhaite rappeler que dans le cadre des missions, règles et moyens qui lui sont assignés, ses choix de programmation, le contenu de ses émissions ou ses décisions d’organisation interne relèvent de sa stricte responsabilité, dans le respect de l’indépendance qui lui est accordée par la loi », a indiqué France Télévisions hier par la voie d’un communiqué de presse.

  

Par rapport au pré-rapport qui avait fuité début novembre sur le site de BFMBusiness, la version définitive rédigée par Sylvie Pierre-Brossolette, membre du CSA en charge du groupe de travail « télévisions nationales publiques » est plus douce. Au final, le bilan est mitigé : positif sur certains aspects, négatif sur d’autres.

Le mandat de Rémy Pflimlin, arrivé aux commandes du groupe audiovisuel public en août 2010, comporte en effet d’indéniables succès (mise en place de l’entreprise unique, financement de la création, offre d’information...) qui sont mis en avant par le régulateur de l’audiovisuel.

 

Mais ce dernier n’en lance pas moins quelques piques, à commencer par le manque de différenciation entre les programmes de France Télévisions et ceux des chaînes privées qui, au passage, semblent être de bien piètre qualité aux yeux du régulateur.

Cette critique est très mal accueillie en interne, comme celle relative à l'organisation de la direction de France Télévisions. « Le CSA n’a pas à mettre son nez dans l’organigramme de France Télévisions », estimait jeudi une source proche du groupe. La valse des dirigeants, notamment à la tête de France 2, a néanmoins été assez soutenue depuis l’arrivée de Rémy Pflimlin en 2010.

 

Première étape

 

Prévu par la loi de novembre 2013, ce rapport est important, alors que la course à la présidence de France Télévisions va s’accélérer à partir du début de l’an prochain. Il constitue une première étape dans cette procédure menée par le CSA et qui s’annonce animée.

Le gouvernement va aussi mettre son grain de sel avec le rapport qu’il a commandé à Marc Schwartz, ancien directeur financier du groupe, sur ce que doit être la feuille de route de France Télévisions pour la période 2015-2020. Actuellement en préparation, ce rapport est attendu pour le début de l’an prochain, juste avant l’ouverture officielle de la procédure de nomination.

 

Pour l’instant, Rémy Pflimlin n’a pas encore fait connaître ses intentions, pas plus que les autres candidats dont les noms circulent. Il attend de voir ce que sera le rapport Schwartz et, surtout, s’il a des chances raisonnables d’être reconduit dans le cadre d’une procédure équitable. Les reconductions dans l’audiovisuel public sont rarissimes et aucune ne s’est produite dans les dernières décennies. Même ceux qui affichaient un bilan unanimement salué, comme Marc Tessier à France Télévisions (1999-2005) ou Jean-Paul Cluzel à Radio France (2004-2009), ont été remerciés. 

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Quelles sont les 200 plus grandes séries de tous les temps ?

Quelles sont les 200 plus grandes séries de tous les temps ? | (Media & Trend) | Scoop.it
Des “Soprano” à “Breaking Bad” en passant par “Rectify”, “Télérama” vous propose sa réponse en 17 lignes de métro à explorer,...
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The 10 Best TV Shows of 2014

The 10 Best TV Shows of 2014 | (Media & Trend) | Scoop.it

 

This week, Vulture will be publishing our critics' year-end lists.


1. Hannibal (NBC)
Bryan Fuller’s TV adaptation of Thomas Harris’s fiction is a total vision — mournfully expressionist, shockingly violent, and strangely tender. Virtually alone among television dramas, network or cable, it demands that viewers make an imaginative leap and see its nightmarish action as both figurative and emotionally real. It’s also one of the scariest shows in TV history, delivering images every week so potent that they lodge in the viewer’s memory like rusty barbs. And yet for all of its ugliness and horror, it is an intensely pleasurable experience, appallingly sensual, laying out food, furniture, clothes, windows, doors, and landscapes with painterly exactness. The ensemble cast is one of the best on television, and one of the most heroic, considering the ludicrousness they are expected to put across: Mads Mikkelsen, Hugh Dancy, Laurence Fishburne, Caroline Dhavernas, and Gillian Anderson, and a regular stream of superb guest-actors counteract the extremity of Fuller’s images with understated, wryly funny performances. Two seasons in, it’s already a pantheon series. Read the full review.   

2. Olive Kitteridge (HBO)
Adapted by director Lisa Cholodenko and writer Jane Anderson from Elizabeth Strout’s novel, this miniseries blended small-town, literary-fiction-style domestic drama, gentle satire on American obsession with success, and sensitive commentary on the reality of living with mental illness; all this, plus brilliant camerawork (by Frederick Elmes) and note-perfect performances (by Frances McDormand, Richard Jenkins, Zoe Kazan, and many others) combined to create one of the year’s best scripted programs. 

Read the full review. 


3. Private Violence (HBO)
Directed by Cynthia Hill, this documentary about domestic-violence activist and victims advocate Kit Gruelle got to the heart of the problem with a blistering ferocity, personalizing the horror in ways that would be unwatchable if the heroine weren’t such a master communicator and tenderhearted audience surrogate. Read the full review. 


4. Last Week Tonight With John Oliver (HBO)
Oliver, a regular and sometime guest-host on The Daily Show With Jon Stewart, surpassed his mentor in his first solo outing, taking the satirical-news format deep into traditional reported journalism, and often providing more illumination than mockery. Read the full review.  


5. The Missing (Starz)
Written by Jack and Harry Williams and directed by Tom Shankland, this uncompromisingly sad and haunting story of a couple’s search for their missing son offered further proof that the most artistically fertile soil in modern television is the miniseries. Flashing back and forth in time, always giving us the information we need but never the information we want, this was a master class in long-form storytelling. Read the full review. 


6. The Americans (FX)
The best second season of any drama in years found married KGB operatives Elizabeth and Philip Jennings (Keri Russell and Matthew Rhys) being drawn even deeper into moral corruption and realizing that their work will inflict long-term damage on their children. The season finale was a gut punch. Read the full review. 


7. Mad Men (AMC)
The most eagerly anticipated and relentlessly analyzed drama on TV, Matthew Weiner’s period piece remains insightful, confident, and more often surprising than not; the first half of its final season assuaged concerns that it had gone to a particular well too many times. Several of the episodes had the drum-tight sureness of classic hours of The Sopranos. And what a soundtrack! Read the full review. 


8. True Detective (HBO)
This madly ambitious attempt to reinvigorate southern pulp, neo-noir, and the police procedural overreached quite often, but its audacity, formal assurance, and frequently droll humor were intoxicating. Matthew McConaughey and Woody Harrelson are a buddy cop team for the ages, and perhaps the best yin-yang pairing of lead actors since William Shatner and Leonard Nimoy on the original Star Trek. Read the full review. 

9. Cosmos: A Spacetime Odyssey (Fox)
Overseen by Carl Sagan’s widow and intellectual partner Ann Druyan, and hosted by astrophysicist and fundamentalist-baiter Neil deGrasse Tyson, this reboot of the 1980 science series was a primer on the history of rational thought, fortified by all the eye and ear candy network money could buy. Different from, yet ultimately equal to, the original, it made a subtle but unmistakable political statement, insisting that religion be recognized as mythology and metaphor but never permitted to substitute for actual scientific inquiry. Read the full review.  


10. The Roosevelts: An Intimate History (PBS)
I nitpicked this Ken Burns epic when it first aired, as I tend to do with all of his work, yet months later I find myself thinking about the grin on Teddy Roosevelt’s face and those clenched fists. Burns is a wonderful storyteller and a great explainer, but he never gets enough credit for his ability to take dry historical personages and transform them into living, breathing characters, so real that we can imagine ourselves talking to them. Read the full review. 

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European social TV stats reveal changing viewing habits

European social TV stats reveal changing viewing habits | (Media & Trend) | Scoop.it

To mark World Television Day on 21 November, TV organisations from around Europe have brought together the latest statistics to reveal how TV and social media complement each other.

The insights show how ‘multi-screening’ is becoming a mainstream activity in many countries, how TV drives commentary online and how the marriage of TV and internet-connected second screens presents opportunities for advertisers.

 

Multi-screening now mainstream


- During peaktime viewing in the UK, 74% claim to have picked up an internet connected device during TV ad breaks, with very little difference between age groups, social demographics or gender (Craft/Thinkbox ‘Screen Life: TV advertising everywhere’, 2014)

- Most TV shows attract some social media commentary, but the shows which attract the most tend to be live sports and reality TV shows – the 2014 BRIT Awards in the UK saw a vast volume of Twitter conversation with 4.2 million Tweets about the show.

- 42% of French viewers aged 15-60 say that they have engaged with a TV programme via a social network (OmnicomMediaGroup/ Mesagraph – Social Télévision)

 

- 37% of Swiss say that it’s “normal” and “commonplace” to use the internet while watching TV (Publisuisse, ‘Media du Future 2017’)

- In Spain, 62% of people claimed in 2013 to use a second screen while watching TV – an increase of 11 percentage points compared to the previous year (Televidente 2.0, 2013)

 

- In Sweden, 55% viewers have used another screen (smartphone, tablet or computer) while watching TV (MMS Moving Images 2014:1)

- 33% of people in Poland have multi-screened and almost half of multi-screening activity (49%) is in order to look at content that is related to what is being watched (Millward Brown ‘AdReaction 2014’).

 

Opportunity for brands


- Research in the UK has found that multi-screening in ad breaks does not affect ad recall. People who multi-screen during TV ad breaks are able to explicitly recall slightly just as many ads as the average viewer. Multi-screeners can recall 2 ads from the previous 15 minutes of viewing compared to the 1.9 average (Craft/Thinkbox ‘Screen Life: TV advertising everywhere’, 2014)

- In Spain, 30% of users of social platforms comment on TV advertising (Televidente 2.0, 2013)

 

- In Switzerland, 16% of people who multi-screen say that they are looking for additional information on brands and products that they have seen on TV (Publisuisse, Media du Future 2017)

- People are more likely to stay in the room and less likely to change the channel during the ad break if they are multi-screening, according to research by the UK’s Thinkbox. Multi-screening viewers stayed in the room for 81% of ad breaks; viewers not multi-screening stayed in the room for 72% (‘Screen Life: the view from the sofa’, Thinkbox/Cog Research, 2012)

 

TV remains primary screen


Despite this new clear trend of multi-screening, the TV set remains the primary screen:

- In Germany, 86% of all video touchpoints among adults 14-59 are with live linear television. The figure is similar for 14-20s, for whom 76% is linear TV (IP Fourscreen Touchpoints, adults 14-59 / 14-25 resp.)

 

- In the Netherlands, 65% of the time spent watching TV is spent solely watching TV, without any other activity (MediaTijd analysis 2014 by SPOT).

 

- Thinkbox’s ‘Screen Life: TV advertising everywhere’ from the UK found that TV plays a profound role within people’s homes and within the living room in particular, playing a vital role in unifying households and being a part of numerous day-to-day rituals. 98% of TV viewing in the UK takes place on a TV set, with 86% on a TV set in the living room (BARB, H1 2014).

 

TV drives commentary online


- TV is the greatest driver of word of mouth, on- or offline. Research in the UK found that TV advertising is responsible for 51% of the conversations about brands that marketers can influence (D2D/Keller Fay/Thinkbox ‘POETIC’, 2013)

 

- 8.5% of the French (aged 15+) claim to have commented on social media about a show they were watching live on TV. Younger people are the most likely to comment online, with 15% of 15-24s having commented about a show online on social networks (L’Argus de la presse, Ipsos-Steria et Aura Mundi)

 

- In Spain, almost 30% of users of social platforms are posting comments at least once “from time to time” about advertising they are seeing on television (Televidente 2.0, 2013)

 

Multi-screening benefits live TV viewing


- 28% of French people say they have watched a TV show having read online comments about it.  This is particularly true for under-35s, for whom the proportion is 40% (L’Argus de la presse, Ipsos-Steria et Aura Mundi, 2014).

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Wuaki, nouveau challenger sur le marché de la VOD

Wuaki, nouveau challenger sur le marché de la VOD | (Media & Trend) | Scoop.it
Une filiale du japonais Rakuten spécialisée dans la vidéo à la demande débarque en France. Elle espère se faire une place sur un marché encombré.

Avec 20 millions de clients réguliers en France, le géant nippon Rakuten, propriétaire de PriceMinister, a lancé à la rentrée son offre de vidéo à la demande (VOD) dans l’Hexagone. « Le consommateur décide, il choisit où et quand il veut voir un programme », dit Benoit Balagny, directeur France de Wuaki.tv.

 

Ce service, créé en 2010 en Espagne, avant d’être lancé au Royaume-Uni, répond pour Rakuten à une stratégie évidente : partir des millions de clients de PriceMinister pour les emmener vers Wuaki.tv. Le nouveau challenger veut « accompagner la migration » de ses clients DVD vers son offre VOD. La difficulté est de se faire une petite place sur un marché déjà très encombré, où 70 % des achats se font auprès de leaders comme Orange, CanalPlay (groupe Canal Plus) ou encore de chaînes comme TF1 ou M6.

   Se différencier

 

Wuaki a la volonté de proposer un catalogue très qualitatif, au même titre que l’iTunes d’Apple. La filiale de Rakuten a déjà signé avec des géants tels que Sony Pictures ou Universal Pictures et propose des prix qui s’alignent sur les plus bas du marché. « Le problème de Wuaki sera de se différencier par rapport à ce qui existe déjà ailleurs », estime le spécialiste du marché de la VOD Pascal Lechevallier.

 

Pour le moment, il ne prévoit pas d’offre d’abonnement illimité comme celles de Netflix ou CanalPlay, qui proposent un catalogue de films à volonté (trois ans après leur sortie en salles) et de séries.

 Le milieu du cinéma a peur

 

Comment ce nouveau modèle peut-il venir en soutien de l’économie très fragile du cinéma ou, en tout cas, ne pas la menacer ? La nouveauté que représente la vidéo par abonnement fait peur au milieu du septième art, particulièrement en France. Mais la VOD propose aussi d’autres modèles pour diffuser les films. Ainsi, le producteur de « Welcome to New York », d’Abel Ferrara a choisi une sortie exclusivement en VOD et non via le circuit classique des salles. Pari réussi, puisque le film a cumulé 200.000 « séances » achetées en ligne.

 

Ce nouveau lancement de service de vidéo à la demande soulève aussi la question de l’explosion des offres illimitées en contrepartie d’un forfait mensuel, comme le proposent Deezer ou Spotify pour la musique. La perspective de l’extension de ces offres à d’autres domaines peut faire peur. Pourquoi pas, demain, un abonnement en illimité dans un supermarché ou dans une boutique de luxe ?

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Instagram dépasse les 300 millions d’utilisateurs actifs par mois

Instagram dépasse les 300 millions d’utilisateurs actifs par mois | (Media & Trend) | Scoop.it
Le réseau social de partage de photos, filiale de Facebook, lance des « comptes vérifiés » pour authentifier les pages des personnalités et marques.

Instagram, le réseau social « arty » de partage de photos et vidéos, vient de franchir un nouveau cap : il revendique désormais plus de 300 millions d’utilisateurs actifs par mois, contre 200 millions en mars dernier. Parmi eux, 70 % se recrutent hors des Etats-Unis.

Au total, plus de 30 milliards de clichés ont été diffusés sur le réseau depuis son lancement en octobre 2010, alors que la borne des 20 milliards avait été atteinte au printemps dernier. Le rythme de croissance s’accélère donc pour la filiale de Facebook, achetée, en avril 2012 et pour la somme record de 1 milliard de dollars, par une star des réseaux sociaux en quête de sang neuf.

 

Comme sa maison-mère, Instagram propose à ses utilisateurs de « liker » des photos. En moyenne, 2,5 milliards de mentions « j’aime » sont utilisées chaque jour. En mars, elles n’étaient que de 1,6 milliard. Quant aux photos et vidéos partagées, elles atteignent 70 millions en moyenne chaque jour, contre 60 en mars.

 

David Guetta, champion tricolore

 

Le réseaux des artistes et des personnalités, où l’on retrouve les poids-lourds de Facebook et Twitter comme les chanteurs américains Taylor Swift ou Justin Timberlake aux côtés du graffeur Banksy ou du mannequin hype Cara Delevingne, lance pour l’occasion des « comptes vérifiés », pour authentifier les pages officielles des stars ou des marques. Cette fonctionnalité commencera à être déployée dans les prochains jours.

Instagram ne communique pas sur le nombre d’abonnés en France, mais détaille ses nouvelles recrues de l'année, comme l’actrice Marion Cotillard, Zinédine Zidane, Patrick Bruel ou encore Gad Elmaleh. Ils rejoignent le très suivi David Guetta et ses 1,763 million d’abonnés, pour 313 postes, un record pour l’Hexagone

 

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BBC to Adapt J.K. Rowling’s Cormoran Strike Books as Crime Series

BBC to Adapt J.K. Rowling’s Cormoran Strike Books as Crime Series | (Media & Trend) | Scoop.it

The BBC is to adapt J.K. Rowling’s Cormoran Strike crime novels, which were written under the pen name of Robert Galbraith, as a series.

 

The books center on Cormoran Strike, a former army officer turned private investigator.

 

The first book in the series to be adapted will be “The Cuckoo’s Calling,” which will air on the broadcaster’s flagship channel, BBC One.

 

In “The Cuckoo’s Calling,” Strike looks into the supposed suicide of a model, who plunges to her death from a balcony in London’s high-class neighborhood Mayfair. Strike suspects it was murder.

The series will be produced by Bronte Film and TV, which is run by Rowling and Neil Blair. Bronte also produced the adaptation of Rowling’s “The Casual Vacancy,” which was commissioned by the BBC and HBO, and airs on BBC One in February.

 

Rowling revealed the news about the Cormoran Strike series herself, tweeting: “My friend @RGalbraith’s first novel is going to be a TV drama on @BBCOne. He’s very excited, but expressing it with characteristic silence.”

 

She added: “I am exactly as excited as he is.”

 

Rowling will be advising on the project, “with the number and length of episodes to be decided once the creative adaptation process has formally begun,” the BBC said. Casting is underway.

 

Danny Cohen, director of BBC television, said: “It’s a wonderful coup for the BBC to be bringing J.K. Rowling’s latest books to the screen. With the rich character of Cormoran Strike at their heart, these dramas will be event television across the world.”

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Netflix Wants to Premiere Shows Every Two Weeks

Netflix Wants to Premiere Shows Every Two Weeks | (Media & Trend) | Scoop.it
That's a lot of premieres!

 

If you like Netflix, perhaps you will like even more Netflix: Chief content officer Ted Sarandos said at a conference yesterday that he's looking for a lot more original content. "I think that we can expand on our original programming … from where we are today to probably as many as 20 original series — so the idea of launching original series or [an] original season of content every two half weeks or so," he said at the UBS Global Media and Communications Conference. Compared to a network, that's not actually that many shows, but a premiere every two weeks does make it sound like a lot.

 

Sarandos also said Netflix is unlikely to ever release ratings numbers because "it's an irrelevant measure of success for us … Ratings measurement has been bad for creative of television," he said. "Now maybe it's been necessary for the business of television, but it's been horrible for the creative television." Fightin' words! Demonstrably, certainly true fightin' words.

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