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BeIN Sport disponible sur Free, Orange, SFR, Bouygues et Numericable

BeIN Sport disponible sur Free, Orange, SFR, Bouygues et Numericable Attendu le 1er juin, le lancement de la première chaîne française du groupe Al-Jazeera, BeIN Sport, se précise. La chaîne sera disponible sur la TV d'Orange, la Freebox, la Bbox, mais également sur la Neufbox de SFR et la box de Numericable. BeIN Sport arrive ! Les très attendues chaînes d'Al Jazeera débarqueront le 1er juin pour BeIN Sport 1et en août pour BeIN Sport 2. Des chaînes qui seront disponibles sur le quasi intégralité des box ADSL. Après Orange, Free et Bouygues Telecom, selon nos informations le groupe qatari a obtenu un accord avec SFR pour que les chaînes soient accessibles sur la Neufbox.

Selon le journal Les Echos, un accord aurait été également trouvé avec l'opérateur Numericable pour que les deux chaînes soient proposées sur le réseau câblé. Al Jazeera a donc réussi à se positionner sur les principaux réseaux ADSL et câblés. Le prochain défi concerne bien évidemment la diffusion par satellite où les négociations traînent en longueur avec Canalsat, le groupe Canal+ voyant d'un mauvais oeil la concurrence de ce challenger de poids sur le marché des droits sportifs.

Rappelons que dès le mois de juin, BeIN Sport 1 diffusera l'intégralité de l'Euro 2012 en Pologne et en Ukraine. Puis les deux chaînes diffuseront, entre autres, à partir du mois d'août de nombreuses affiches de Ligue 1 et de Ligue des Champions. Le tout pour un abonnement de 11 euros par mois.

Les chaînes dirigées par Charles Biétry ont, pour l'occasion, recruté de nombreux journalistes parmi lesquels Darren Tullett et Christophe Josse (ex Canal +), François Pécheux (ex France 4) ou encoreAlexandre Ruiz (ex France 3).
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Les raisons de la colère, dans le documentaire de création

Les raisons de la colère, dans le documentaire de création | (Media & Trend) | Scoop.it
Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) dénonce certaines pratiques de financement, et brandit la menace de la sanction pénale.

 

Après l’été 2014 des intermittents du spectacle, y aura-t-il le printemps 2015 des réalisateurs et des producteurs de documentaires ? La colère gronde parmi les acteurs qui se battent, au quotidien, pour financer ces oeuvres fragiles que sont les documentaires dits « de création». Certains ont vu arriver dans leurs bureaux, ces dernières semaines, des émissaires du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) venus leur demander d’ouvrir les comptes, afin de vérifier la sincérité des dossiers de financement déposés ces derniers mois, en vue de bénéficier du compte de soutien.

 

La profession est déjà crispée, du fait de la réforme jugée inaboutie du documentaire de création engagée par le CNC. En mars, au moment où s’ouvrait le festival Cinéma du Réel, à Paris, la pétition intitulée « Nous sommes le documentaire » avait été une première manifestation de mauvaise de humeur, et de démonstration de force - elle rassemble plus de douze-mille professionnels et artistes. Aujourd’hui, les producteurs sont bien décidés à ne pas se laisser intimider par l’attitude du CNC qu’ils jugent « inquisitrice ». Ils annoncent des « actions solidaires ».


Succès critique

 

Ces sociétés de production « artisanales » (Bathysphère, Sister Production, Survivance, Zeugma,...) ont pour eux, non pas la puissance de l’argent, mais le succès critique de leurs films, lesquels voyagent dans les plus grands festivals de documentaire, le FID de Marseille, les Etats généraux de Lussas, le « Réel », etc, mais aussi les grandsrendez-vous internationaux. Citons tout dernièrement, La Nuit et l’enfant, de David Yon, une coproduction Survivance, Hautlesmains productions et Vosges Television, sélectionnée lors du dernier festival de Berlin.

 

Carine Chichkowsky, coproductrice de La Nuit et l’enfant, souligne à quel point ces films sont primés, et participent au rayonnement du cinéma. « Un tiers des récompenses de la Scam [Société civile des auteurs multimédia], les fameuses étoiles, vont à des oeuvres initiées par les chaînes locales, ce qui représente 300 heures de programmes. France Télévisions, qui produit 1100 heures de programmes documentaires, reçoit moins d’un tiers de ces étoiles », souligne-t-elle.

 

Après avoir mené une réforme du documentaire de création, dont l’ ambition était de préserver la singularité de ces films d’auteur, mais qui ne fait guère l’unanimité, le CNC sort le bâton : certaines pratiques consisteraient à gonfler les budgets de production, en vue de retirer davantage d’argent issu du CNC, le mécanisme de soutien dénommé Cosip (Compte de soutien à l’industrie des programmes audiovisuels). Pour avoir accès au Cosip, les producteurs doivent au préalable trouver un diffuseur. Ces diffuseurs, ce sont essentiellement aujourd’hui les chaînes locales - Vosges Télévision, Bip Télévision, Cinaps, etc - dans un contexte où France Télévisions délaisse ce champ de la création cinématographique.

 

La « lucarne » Arte

 

Car le milieu est unanime : si l’on met à part la « Lucarne » de la chaîne franco-allemande Arte, les chaînes de service public nationales sont désormais de plus en plus rares à prendre des risques et à s’engager sur des oeuvres non formatées. Un défi pour la future direction de France Télévisions... Obtenir un diffuseur est donc crucial pour la fabrication de ces documentaires, car, outre le Cosip, le diffuseur permet aussi d’obtenir des fonds publics des régions, de certains ministères (emploi, santé...), ou de l’argent privé (Procirep...).

Les chaînes locales, peu dotées, débloquent en général peu d’argent, mais en revanche font des apports en industrie (matériel de tournage, de post-production). Ce sont ces apports qui se retrouvent dans la ligne de mire du CNC : certains d’entre eux seraient survalorisés, en vue de gonfler le budget et de retirer davantage de Cosip. De l’argent détourné, en quelque sorte. Ces pratiques ont été commentées il y a quelques jours par le CNC, devant la presse, lors de la présentation du bilan de la création audiovisuelle.

 

Captations de spectacles

 

La menace de saisine du Parquet et de sanctions pénales, dans le cas où un détournement du mécanisme de soutien serait « avéré », a été brandie, comme l’a rapporté la lettre de l’audiovisuel Satellifax, dans son édition en ligne du 9 avril. Joint par Le Monde, le CNC minimise et jure qu’il y a un malentendu : les documentaires de création ne seraient pas concernés, mais seules les captations de spectacle vivant, c’est-à-dire le fait de filmer une oeuvre scénique, en vue de sa retransmission sur une chaîne ou une plateforme.

Le volume de ces captations ou adaptations de spectacle vivant (aidées par le CNC) a fait un bond ces dernières années - de 697 heures en 2012 à 976 heures en 2014. Au contraire, le documentaire accuse un recul sensible (de 2921 heures en 2012 à 2590 heures en 2014). Selon le CNC, il y aurait un ou deux cas où le détournement serait avéré. Mais guère plus. Précisons que les chaînes locales perçoivent entre 5% et 7%, selon les calculs, du Cosip (soit 5 millions sur 80 millions d’euros).

Pourtant, les producteurs de documentaires sont catégoriques : ils sont concernés par les contrôles du CNC, et tout particulièrement s’ils travaillent avec une chaîne locale qui se retrouve dans le collimateur de l’établissement public. Des projets de film sont arrêtés, en attendant la sortie de la situation de crise. Dominique Renauld, patron de Vosges Télévision, et président du réseau des télévisions locales de service public (TLSP), nous le confirme : « Ce matin, j’ai dit à un producteur : vu le climat, et tant que nous n’aurons pas avancé de nouvelles pistes de réforme pour le documentaire de création, on met les projets en veilleuse », explique-t-il.

 

« Nettoyage » de printemps

 

L’une des revendications du secteur est d’augmenter la part de financement public des documentaires (à 70%, voire à 80%) : actuellement, en effet, un film doit être financé à parité avec de l’argent public et privé, soit 50-50, sauf dérogation à 60% pour certaines oeuvres. « Depuis leur existence, il y a une vingtaine d’années, les relations entre le chaînes locales et le CNC, c’est je t’aime moi non plus. Entre autres, parce que ces chaînes ont un chiffre d’affaires trop faible pour verser des taxes au CNC. Elles n’entrent pas dans le schéma vertueux du financement des oeuvres. Mais je serais ravi d’en payer des taxes !», résume Dominique Renault.

Quid des budgets gonflés ? «  Il y a, dans certains cas, une surévaluation des apports en industrie des chaînes locales. Mais France Télévisions le fait aussi. L’une des raisons est liée au mode de financement des documentaires, et de la règle limitant l’apport public à 50%. Vous en connaissez beaucoup des mécènes prêts à investir dans des documentaires de création ? », ajoute Dominique Renauld. Précisons que l’apport des chaînes locales est, lui, considéré comme de l’argent privé.

Juliette Prissard, déléguée générale du syndicat des producteurs indépendants (SPI), lequel rassemble nombre de professionnels concernés par ce « grand nettoyage » de printemps, résume ainsi la situation : «  Ces contrôles du CNC ne règlent pas la question du financement des documentaires les plus fragiles.On s'attaque aux chaînes locales alors qu'elles mènent un travail remarquable pour soutenir le renouvellement de l'écriture documentaire. Ce travail bénéficie après aux chaînes publiques nationales qui repèrent ainsi les talents de demain. C'est essentiel pour le secteur ».

 

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HBO Now, l’offre de SVOD qui veut concurrencer Netflix

HBO Now, l’offre de SVOD qui veut concurrencer Netflix | (Media & Trend) | Scoop.it
La chaîne de télévision américaine vient de lancer sa plateforme de vidéos en streaming, dont l’interface évoque fortement Netflix. Revue des 7 différences.

 

C’est ce qu’on appelle avoir le sens du timing. A quelques jours de la diffusion de la saison 5 de "Game of Thrones", la chaîne américaine HBO a lancé HBO Now, son service de vidéo en streaming. Disponible sur iOS (Apple TV, iPhone et iPad) pour les consommateurs américains depuis début avril, l’offre est proposée pour la somme de 14,99 dollars (14,05 €) par mois - soit presque deux fois plus que Netflix - avec un mois d’essai gratuit.


Annoncée le 9 mars, la nouvelle avait été éclipsée lors de la keynote en raisons des nouvelles relatives à l’Apple Watch. Avec cet accord exclusif avec HBO Now, la firme à la pomme espère inciter les gens à acheter une Apple TV, dont le prix est subitement descendu de 99 dollars (92 €) à 69 dollars (64 €) aux Etats-Unis. Cet accord prend fin dans trois mois, période après laquelle HBO Now devrait arriver sur d’autres supports, comme les téléphones et tablettes sous Android ou l’Amazon Fire TV.


HBO Now se distingue de la plateforme HBO GO, qui est comprise dans l’abonnement à la chaîne du câble HBO pour les consommateurs américains. En revanche, pas besoin d’être abonné à HBO pour bénéficier d’HBO Now. Et d’ailleurs, même pas besoin d’être aux Etats-Unis. "L’Obs" en a fait l’expérience : pour télécharger l’application sur iPad ou Apple TV, il suffit d’un compte iTunes américain et de donner un code postal aux Etats-Unis, puis d'un VPN, système qui permet de brouiller les données géographiques.


Le royaume des séries cultes


Première impression en arrivant sur HBO Now : la plateforme est très épurée, mettant en avant une dizaine de contenus seulement, illustrés par de grandes photos : "Game of Thrones", évidemment, les séries "Silicon Valley" et "Veep", l’émission satirique de décryptage de l’actualité "Last Week Tonight with John Oliver", ou encore le documentaire sur la Scientologie qui a fait énormément parler de lui, "Going Clear".


L’écran d’accueil d’HBO Now sur Apple TV.



Comme sur Netflix [nous nous référons tout au long du texte à l’offre américaine de Netflix, NDLR], chaque contenu peut être ajouté à un dossier personnel, appelé "Watchlist" ("Your List" sur Netflix), afin d’être regardé plus tard. Les vidéos que vous avez commencé à regarder sans aller jusqu’au bout apparaissent aussi dans ce dossier.

                

Ce n’est qu’une fois plongé dans l’onglet Séries qu’on comprend ce qui nous manque sur Netflix : précisément les séries HBO. C’est qu’on aurait presque oublié toutes les productions mythiques de la chaîne, à voir et revoir ici : "Oz", "Sex & The City", "Six Feet Under", "True Detective", "True Blood", "Treme", "Girls", "Curb your enthusiasm", "The Wire", "Les Soprano", "Deadwood" ou encore "Boardwalk Empire".

 

Une maigre offre de films

 

Du côté films, c’est moins reluisant. Parmi ceux mis en avant par HBO Now, on trouve des sorties datant de 2013 ou 2014, dont  "Edge of Tomorrow", le film d’animation "Rio 2", "Nos pires voisins", "X-Men : Days of Future Past", "Wolverine : Le Combat de l’Immortel" ou "Jersey Boys" de Clint Eastwood. Le choix est sans comparaison avec Netflix, mais il faut garder à l’esprit que HBO a précisément le modèle inverse : il a commencé par produire des contenus avant de les proposer en vidéo à la demande, contrairement à son concurrent.

Les films peuvent être recherchés par ordre alphabétique ou sous quelques catégories bien maigres (Action, Comédie, Drame, Horreur et science-fiction, Suspense, Romance, Famille, Latino). Parmi ceux qui sont notables, on trouve "Batman Begins", "Ma Vie avec Liberace", "Dallas Buyers Club", "Le Diable s’habille en Prada", "Eternal Sunshine of the Spotless Mind", "Nos Etoiles contraires", "Gravity", "Harry Potter et la Coupe de Feu", "Fast & Furious 6", "La Grande aventure LEGO", "Moonrise Kingdom", "Thelma & Louise", "Truman Show".

Dans l’onglet "Collections", certains de ces longs-métrages ont été classés de manière parfois absurde : "Les Essentiels", "La collection San Francisco", "Pour les enfants". On est bien loin des genres extrêmement pointus de Netflix qui analyse l’activité de ses membres pour définir et lui proposer des contenus qui lui collent au plus près : par exemple, "Critically-acclaimed Quirky Independent Comedies" (comédies décalées indépendantes acclamées par la critique), "Witty TV Comedies" (séries comiques spirituelles) ou "Romantic Movies Featuring a Strong Female Lead" - films romantiques avec un rôle féminin fort.

 

HBO Now a clairement moins de fonctionnalités que Netflix : on ne peut pas y ajouter une série entière dans la Watchlist. Il lui manque aussi la fonction pousse-au-binge-watching de Netflix qui enchaîne les épisodes automatiquement. 


Boxe et films érotiques


HBO Now propose aussi une section "Sports" comportant principalement de la boxe - la chaîne produit depuis longtemps des séries télévisées sur le sujet. La plateforme propose aussi une belle sélection de documentaires (dont "Citizenfour" de Laura Poitras), quelques spectacles de stand-up, même si peu d'entre eux sont récents hormis le "Oh My God" de Louis CK ou "We Are Miracles" de Sarah Silverman.

Cerise sur le gâteau, la section "Late Night" propose une poignée de films érotiques. C'est sans doute la première fois qu’un contenu de ce genre est disponible sur des produits Apple - rappelons-nous que les éditeurs de l’application Playboy avaient dû supprimer toutes les photos de nu de l’application et du magazine numérique. On peut se faire plaisir, ne serait-ce qu’avec les titres : "The Atomic Hotel Erotica", "Intergalactic Swingers" ou "Stacked Racks from Mars", dont on apprécie particulièrement le synopsis : "Deux aliens prennent le contrôle d'humaines dans le but de conquérir la planète". 

 

 

En somme, HBO Now a moins de fonctions techniques que Netflix et surtout, ne joue pas sur l’algorithme qui décrypte les goûts des utilisateurs pour mieux lui proposer du contenu adapté. Toutefois, la grande qualité des séries TV de la chaîne est irrésistible. Malheureusement pour nos porte-monnaies, les deux offres sont complémentaires.

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Scandinavie : l'autre royaume des séries

Scandinavie : l'autre royaume des séries | (Media & Trend) | Scoop.it
« Bron », « Real Humans », « The Killing »... les séries nordiques, et leurs acteurs, font fureur dans le monde entier, inspirent les créateurs français et anglo-saxons, et réinventent la fiction. Enquête.

 

Il rentre à peine du Festival de Berlin, où il a présenté les deux premiers épisodes de «Bedraget» («Escroqué»), une série sur la corruption dans le monde de la finance au Danemark, dont la diffusion débutera en 2016. L’accueil a été enthousiaste. Mais Jeppe Gjervig Gram n’a pas le temps de savourer. Il travaille déjà sur la deuxième saison. Les murs de son bureau, au coeur de la fabrique à succès DR (Danmarks Radio), la télé publique danoise, sont recouverts de feuilles noircies au crayon. Barbichette rousse et petites lunettes rondes, le scénariste de 37 ans, coauteur de « Borgen », est cette fois aux manettes. Il n’a pas droit à l’erreur. La chaîne ne produit que deux séries originales par an, diffusées à 20 heures, le dimanche soir, et DR exige un million de téléspectateurs (dans un pays qui ne compte que 5,6 millions d’habitants).«C’est écrit dans mon contrat. Si je n’y arrive pas, je serai très déçu et la direction sera en colère », constate placidement le scénariste.

 

En contrepartie de cette obligation de résultat, il dispose de conditions de travail exceptionnelles : « Je suis embauché pour toute la durée d’un projet et rémunéré, y compris pendant le développement, ce qui inclut la phase de recherche documentaire, qui a duré six mois. » Pour l’écriture, il a les mains libres : « Je ne reçois d’instructions que de la directrice de la fiction. Elle lit le manuscrit de temps en temps et fait des observations, c’est tout. »Camilla Hammerich, productrice de « Borgen », voit dans cette liberté une des raisons du succès des séries danoises, « une autre étant que lorsque vous obtenez le feu vert, entre 80 % et 90 % du projet sont déjà financés, ce qui veut dire que vous ne passez pas votre temps à courir après l’argent ». « The Killing », vendu dans plus d’une centaine de pays et objet d’un remake aux Etats-Unis, fut un triomphe international ; « Borgen » suivit ; puis la production dano-suédoise « The Bridge », la série suédoise « Real Humans » et la norvégienne « Lilyhammer ». Un feu d’artifice venu du froid.

 

La touche scandinave


« En ce moment, tout ce qui vient de Scandinavie est cool», s’amuse Claus Ladegaard, directeur de la production au Danish Film Institute. En France, Arte diffuse actuellement le drame familial suédois « l’Héritage empoisonné », puis programmera la grande saga historique danoise « 1864 ». La chaîne a aussi acquis les productions islandaise « The Cliff» , finlandaise «Raja » et danoise « Norskov » (en cours de tournage). « C’est le résultat d’une longue histoire d’amour entre la Scandinavie et notre programmation », constate Alexandre Piel, chez Arte.

La clé de ce succès ? Le producteur Sven Clausen est invité dans le monde entier pour en parler. Embauché par DR en 1984, il avait pour mission de dépoussiérer la télé : « A l’époque, le service public devait être éducatif. On faisait de l’adaptation de pièces de théâtre et de romans. » Fasciné par les séries américaines « X-Files », « NYPD Blue », il s’immerge à Hollywood. Le producteur suédois Stefan Baron l’imite : « On frappait aux portes et, avec un peu de chance, on pouvait parler à un assistant, alors qu’aujourd’hui on vient nous chercher en voiture à l’aéroport. » Aux Etats-Unis, tous deux découvrent que « les séries ne sont pas pilotées par le réalisateur, mais par le scénariste, le showrunner : un auteur, pour une vision », résume Sven Clausen. Il décide de lui associer un producteur : « L’auteur est l’architecte, le créateur d’une vision et d’idées fantastiques, tandis que le producteur est l’entrepreneur. Il doit être capable de lire les dessins de l’architecte et connaît les techniques et les matériaux. » Pour attirer les meilleurs réalisateurs, DR leur propose de venir accompagnés de leur équipe. « On a compris que si on voulait des productions qui marchent sur la durée, il fallait les concevoir sur le modèle du cinéma », note Sven Clausen.

A l’école du dogme


Lars von Trier, le réalisateur de « Breaking The Waves » et « Nymphomaniac », est un pionnier : « En acceptant de travailler avec DR, il a montré aux artistes de sa génération que faire de la télé était acceptable. » En 1994, « l’Hôpital et ses fantômes », sa série psychédélique, fait un tabac. L’école danoise du cinéma modifie son cursus pour y inclure une formation à l’écriture télévisée. Les élèves y font leurs armes sur des épisodes intermédiaires, avant de se voir confier les clés de leur propre show.

Patron de la fiction chez DR entre 1999 et 2012, Ingolf Gabold négocie un budget sur quatre ans (autour de 12 millions d’euros par an, selon Piv Bernth, qui lui a succédé). En échange, Gabold promet des hits d’audience. Le record est atteint en février 2004, lors de la diffusion d’un épisode de « Krøniken », qui raconte la vie de quatre Danois après la Seconde Guerre mondiale : 2,7 millions de personnes sont devant leur poste à 20 heures, soit près de la moitié de la population du pays !

« C’est une soirée pendant laquelle le trafic à l’entrée de Copenhague a réduit de moitié et aucun appel d’urgence n’a été enregistré ! », se souvient Sven Clausen. A son arrivée à la chaîne, Ingolf Gabold, comme Lars von Trier au cinéma, édicte une quinzaine de dogmes : « la suprématie de l’auteur » en est un ; la « double histoire », un autre. En plus de l’intrigue et des personnages, « il faut que le récit soulève des questions psychologiques, éthiques ou sociales ». C’est une exigence qui découle de la mission de service public de DR. C’est aussi ce qui séduit les spectateurs, au Danemark et à l’étranger, affirme la productrice Camilla Hammerich : « Dans “Borgen”, on discute du pouvoir et de la façon dont il vous transforme. Ça parle à tout le monde. »


La vogue du “Nordic Noir”


Côté suédois, Hans Rosenfeldt, créateur de « The Bridge », souligne la longue tradition héritée des maîtres du polar : « Sjöwall-Wahlöö, les auteurs de la saga sur l’inspecteur Beck, ont été les premiers à utiliser le roman policier pour présenter une critique de la société. Henning Mankell et Wallander, son personnage, ont pris le relais. Et si nous ne sommes pas très doués pour l’action, les courses-poursuites en voiture et les effets spéciaux, nous savons créer des personnages multidimensionnels, qui touchent les téléspectateurs. » Les Britanniques ont baptisé « Nordic Noir » ce type de fiction. A l’étranger, c’est souvent ce qui séduit, « en plus de l’exotisme de nos petites sociétés égalitaires, sans rideaux aux fenêtres »,s’amuse le scénariste.

Avec les succès à répétition, distributeurs et diffuseurs étrangers n’ont jamais été aussi nombreux à frapper aux portes. Les grandes chaînes publiques scandinaves ont l’habitude de coproduire : « Dans les années 1950, les gouvernements nordiques ont décidé que nous devions travailler ensemble. C’est toujours pertinent aujourd’hui, vu la taille de nos marchés », commente Stefan Baron, ancien responsable de la fiction chez le suédois SVT. Selon son successeur, Christian Wikander, qui dispose d’un budget annuel de 33 millions d’euros pour 11 productions, les Allemands, et notamment la chaîne ZDF, « ont largement contribué au succès, en investissant dans presque toutes les séries policières suédoises ».

Coproductions en série


Désormais, l’engouement est international, comme en témoigne la présence de Netflix en Norvège (« Lilyhammer ») et au Danemark (« Rita »). Arte coproduit « Occupied » avec la chaîne norvégienne TV2. Canal+, dont la série « Tunnel » est l’adaptation de « Bron », est en pourparlers avec SVT pour la création d’une nouvelle série européenne. A Copenhague, les scénaristes Adam Price (« Borgen ») et Søren Sveistrup (« The Killing ») viennent de créer leur boîte de production, en partenariat avec Studio Canal, actionnaire à 25 % de Sam Productions. Adam Price, qui vient de commencer l’écriture d’une série sur les croyances et la religion pour DR, raconte : « Beaucoup de gens de la télé dans le monde savent qui nous sommes et décrochent leur téléphone quand on les appelle. On veut en profiter. Notre objectif est de produire des séries internationales haut de gamme, basées sur des talents scandinaves. » Lars Lundström, créateur de « Real Humans », tempère : « C’est comme les mouches autour d’un pot de miel. Tout le monde veut faire des séries. » Et les heureux élus sont peu nombreux : « Pour un projet qui aboutit, vingt ne verront pas le jour. En attendant, le cinéma ne trouve plus de scénaristes », déplore le producteur Lars Blomgren.

Oublier “Borgen”


Comment faire durer la martingale gagnante ? « Après “Borgen” et “The Killing”, j’ai dit aux scénaristes de tout oublier, raconte la responsable de la fiction chez DR, Piv Bernth. Je les ai encouragés à être inventifs, courageux, à ne surtout pas faire ce qu’on attendait d’eux, à me surprendre, me choquer. Aujourd’hui, tout le monde est prêt à faire “Borgen”. Mais quand nous l’avons monté, personne ne misait sur un tel succès. Nous devons rester précurseurs parce que nous sommes une chaîne de service public. Nous n’avons pas besoin de gagner de l’argent. Nous devons juste ne pas en perdre. »

Se renouveler sans perdre cette saveur nordique, qui fait fureur à l’international, c’est le défi de Christian Wikander, patron de la fiction à SVT : « Cette fascination pour tout ce qui vient de Scandinavie peut disparaître à tout moment. Il faut oser prendre des risques. » Après « Blå ögon » (« les Yeux bleus »), une série réaliste sur la montée de l’intolérance et du racisme en Suède, la chaîne diffuse actuellement « Jordskott », un polar peuplé de trolls. Plus d’un million de téléspectateurs ont suivi les premiers épisodes. Selon le diffuseur, la demande à l’étranger est déjà énorme.

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Le succès planétaire à la portée des séries TV locales

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Cannes (AFP) - Le prochain "Dr House" ou "Mentalist" pourrait-il être kényan ou coréen ? Très possible, estiment les producteurs de tous pays réunis au MIPTV de Cannes, qui rêvent pour leurs séries locales du succès planétaire d'un "Downtown Abbey" ou d'un "Borgen".

Car dans l'actuelle soif mondiale d'images, "une bonne histoire n'a plus de frontières", explique Virginia Mouseler, du cabinet The Wit. "Les acheteurs sont ouverts à regarder ce qui est bien dans tous les pays, et sont justement attirés par les légendes propres à un pays".

Plusieurs possibilités d'exportation se développent: soit en langue originale sous-titrée, comme dans le cas de la série danoise Borgen en 2011, pionnière de cette nouvelle tendance. Autre piste, un tournage en anglais, pour conquérir le marché américain si convoité, ce qu'espère Canal+ pour sa série "Versailles". Ou encore une adaptation locale, qui reprendra les personnages principaux, l'intrigue et l'atmosphère, à l'instar du remake américain des "Revenants", la série de Canal+.

 

Après Borgen, les succès mondiaux en VO continuent, comme l'illustre le cas de "Gomorra", en dialecte napolitain, ou encore l'achat par une télé américaine de la série allemande "Deutschland 83", une histoire d'espionnage entre les deux Allemagne.

 

"Nous devons produire des séries qui traversent facilement les frontières. les gens ne sont pas si différents, les mêmes sentiments se retrouvent partout", analyse Melissa Pillow, directrice des ventes Europe de Telemundo, groupe télé hispanophone détenu par NBCUniversal.

 

"Certaines de nos séries latino-américaines sont adaptées au Moyen-Orient ou en Europe de l'Est, comme la série chilienne +Donde esta Elisa+, adaptée au Liban et même à Dubaï", raconte-t-elle.

"Nous n'aurions jamais cru que +Hatufim+ pourrait s'exporter. Pour nous c'était une histoire totalement locale", raconte Karen Shahar, directrice de la distribution de la société israélienne Keshet International. Son adaptation aux Etats-Unis avec "Homeland" a connu un succès foudroyant.

 

"Tout peut voyager, tous les sentiments, tous les styles de récit. Et même la comédie, longtemps réputée intraduisible", résume-t-elle lors d'une table ronde au MIPTV.

 

"Il y a même une adaptation de +Desperate Housewives+ en Turquie", renchérit Nilufer Kuyel, d'Endemol Shine en Turquie.

 

- Séries africaines -

 

Même ambition mondiale chez Hwang Jin Woo, du groupe coréen CJ E&M, qui présente au MIPTV une série sur la vie de bureau, "The Incomplete". "Nous produisons des histoires de la vie de tous les jours et qui peuvent facilement voyager ou être adaptées. Dans +The incomplete+, le héros est un CDD - nous les appelons en Corée des éponges, car ils voient tout, absorbent tout", remarque-t-il.

"La demande mondiale de séries a explosé", rappelle Romain Bessi, dirigeant opérationnel de StudioCanal, société de production de Canal+. Pariant sur l'engouement pour les "séries noires nordiques", comme "The Killing", StudioCanal vient d'intégrer une société de production scandinave, SAM, qui produira des séries nordiques pour l'international.

 

"Personne ne sait pourquoi les séries scandinaves ont si bien marché à l'étranger", commente la dirigeante de SAM, Meta Foldger. "C'est sans doute parti de la tradition du roman policier suédois, de l'âge d'or du cinéma danois, du talent de comédie en Norvège, de la prolifique littérature islandaise, ainsi que du soutien actif des télévisions publiques".

L'Afrique pourrait aussi se mettre à exporter. "Certaines séries africaines ont des histoires si fortes qu'on peu très bien les imaginer sur des chaînes européennes", juge Alain Modot, patron de la société de diffusion de programmes africains Diffa, rachetée par Lagardère Entertainement. "Par exemple +The Samaritan+, qui raconte comment les consultants blancs débarquent en Afrique avec des organisations internationales pour +conseiller+ les Africains, d'où un choc de culture et de langage..."

 

Une plateforme numérique comme Netflix aide aussi à fabriquer uneculture télé internationale, comme l'a monté le succès sur son site de la série danoise "Rita" en VO, qui a aidé à financer la troisième saison.

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Gaumont Sets Thriller '1001' From 'Real Humans' Creator Lars Lundstrom - MIPTV

Gaumont Sets Thriller '1001' From 'Real Humans' Creator Lars Lundstrom - MIPTV | (Media & Trend) | Scoop.it

Gaumont TV Europe is digging into its second international drama co-production with the 12-part English-language 1001. The contemporary thriller is created by Lars Lundström whose hit Swedish series Real Humans has been adapted as Humans for AMC and Channel 4, and whose Tusenbröder is being remade as Brothers In Crimeby Valhalla Entertainment and Universal Cable Productions. Gaumont TV Europe and Lundstöm’s Matador Films are producing 1001 with Eyeworks Scandi Fiction.

 

Set in Sweden, the story follows a policewoman as she receives a message from someone claiming to have committed the murder she is investigating. The person demands 1001 million transferred to various bank accounts, or more people will die. But the amount of the ransom is a thinly veiled message to a group of government officials: The blackmailer has insight into a secret from the past involving a 1980s medical research project that had good intentions, but went horribly wrong.

 

This is Gaumont TV Europe’s second high-profile drama after announcing William Boyd’s 10-episode Spy City last year. It’s also the latest move for head of international co-productions Elizabeth Dreyer, a respected former film executive who joined Gaumont in late 2014.

 

Real Humans is fantastic. This is very cool news. Could Scandi Sci-fi be the next Scandi Crime?

Lundström’s credits also include Wallander and Labyrint. He created Matador in 2009 with producer Henrik Widman and last year entered a strategic partnership with Eyeworks Scandi Fiction.

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Why French-Made Series Are Invading American TV

Why French-Made Series Are Invading American TV | (Media & Trend) | Scoop.it
A version of this story first appeared in the Oct.

 

On Oct. 18, TNT will premiere Transporter: The Series, a high-octane TV series based on LucBesson's hit action-film franchise about a courier who will deliver anything, anywhere — no questions asked.

Transporter: The Series is notable not only for its bumpy road to TNT. (Its first season, seen worldwide in 2012, had been sold to Cinemax, which decided not to air it. But international ratings success, particularly in France and Canada, led Transporter's French producer Atlantique to greenlight a second season.) The show also represents a low-profile but steady trend in international TV: French-made series in English are invading American airwaves, reversing the typical model by which U.S. studios sell their shows around the world.

 

TNT bought two seasons of Transporter: The Series in a straight acquisition deal, a first for the channel. In addition to Transporter, NBC's sleeper hit Hannibal is from Gaumont International Television, the small-screen arm of the venerable French film company. Gaumont's slate also includes the horror series Hemlock Grove, which Netflix has renewed for a third season, and the anticipated drug drama Narcos, also for Netflix.

 

Besson's shingle, EuropaCorp, does not produce Transporter: The Series but has its own American success. Its TV division scored its first major U.S. sale when NBC picked up Taxi Brooklyn — a New York-set spinoff of the Besson-penned 1998 action comedy film Taxi — which was a moderate hit this summer. Elsewhere, Tandem Communications, a division of France's StudioCanal, produces the Europe-set procedural Crossing Lines, which premiered on NBC in 2013 before moving to Netflix. StudioCanal has greenlighted several English-language dramas straight to series, including the London-set crime drama Spotless and Sex, Lies and Handwriting, a Bones-style procedural set in the world of handwriting analysis. On the adaptation front, A&E is in production on The Returned, a U.S. version of the creepy French zombie series Les Revenants; Endemol Studios (Hell on Wheels) has picked up remake rights to the crime dramaEngrenages; and HBO is developing an English-language version of the French prostitution drama Maison Close.

"There's kind of a French wave right now," says Pascal Breton, producer of Marseille, a political series billed as the French House of Cards that Netflix has commissioned. "French creators are thinking of ideas that will appeal outside of France. And in the U.S. now, there are 50 great channels or services — with Netflix, pay TV and all the cable and networks — that are looking for great series."

Indeed, U.S. networks, thirsty for potential breakouts in a competitive landscape, are more inclined than ever before to take a chance on an international project rather than develop in-house. One benefit of buying a French show from Atlantique, Gaumont or StudioCanal is the cost. Shows such as Hannibal, Transporter and Taxi Brooklyn have budgets comparable to those of network series, but the broadcast fee U.S. networks pay is a fraction of the $3 million to $4 million an episode they cost to produce.

 

"You can't discount how inexpensive these shows are," says manager Erwin More, who represents Transporter star Chris Vance and used to rep Crossing Lines' William Fichtner. "It's a pretty sweet deal [for U.S. networks]: For the cost of producing their own newsmagazine show, they can program original, big-budget scripted drama."

French producers generate profits much as American studios do when selling overseas: French networks such as Canal Plus and TF1 bankroll shows with license fees and allow studios to presell them to global broadcasters at markets like MIPCOM, which runs Oct. 13 to 16.

"We sort of reverse the U.S. model, where a show is made in Hollywood then sold around the world," says Atlantique managing director Olivier Bibas. The goal, he adds, is "to create an alternative to that U.S. invasion and show the world that in France and Europe we can make content that can sell to the world, including the U.S."

"Actually, I don't even consider us a French company when it comes to our international television division," says Christophe Riandee, Gaumont's vice CEO. "We are just like any other American producer, competing with the same U.S. companies as everyone else."

 

It's no surprise that the French model for high-end television resembles the American one. That's where it comes from. The new French wave in TV originated not as a means to create more national content, but as an attempt to deliver more of the U.S.-style shows the French channels love. Unlike in the U.K., where homemade series have pushed American shows off the main networks, French channels have always been pro-USA. Crime series such as The Mentalist and CSI are huge hits on free-to-air channel TF1 while subscribers of pay TV network Canal Plus are slavish fans of darker dramas such as House of Cards and Californication.

That French fan base created a market for entrepreneurial French companies to make U.S.-style shows, in English, for the French and U.S. markets.

"There’s not that many Mentalists available," explains French producer Breton. "TF1,  they don’t have enough, [French commercial network] M6 doesn’t have enough. Canal Plus is always looking for series that look like American shows in that they are more modern, with a faster pace. … They all want more American and co-produced series which will appeal to their audience. That’s where I’ll try to be."

Language is not a problem. French networks typically dub their shows into French. Canal Plus, the "HBO of France," shows dramas in their original language with subtitles.

U.S. players slowly are discovering the French model. Former NBC exec Katie O'Connell runs Gaumont's U.S. operations, and veteran producer Matthew Gross (Body of Proof, Dirty Sexy Money) recently was appointed president of EuropaCorp Television U.S. Showrunners such asTom Fontana (Oz), Edward Allen Bernero (Criminal Minds) and Frank Spotnitz (The X-Files) are crossing the pond to board Gallic series.

"I've long had a love affair with France and French culture," says Spotnitz, who is showrunner on the second season of Transporter and whose company Big Light Productions has a first-look distribution deal with StudioCanal's Tandem Communications. "France is never going to be a TV factory like the U.S., and that's fine, but for a certain percentage of shows -- and there are going be more of them -- the French know how to do them and can deliver the quality."

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Téléfilm Canada | MIPTV 2015 : l'innovation canadienne en numérique propose aux spectateurs des expériences exceptionnelles

Téléfilm Canada | MIPTV 2015 : l'innovation canadienne en numérique propose aux spectateurs des expériences exceptionnelles | (Media & Trend) | Scoop.it

 

La société torontoise Secret Location et son application Are You on the Blacklist? en lice pour un International Digital Emmy Award

TORONTO, le 9 avril 2015 /CNW Telbec/ - Quatre entreprises canadiennes en médias numériques seront parmi les sociétés les plus en vue au MIPTV. Secret Location, Félix & Paul Studios, MiiScan et Zandel Media présenteront leurs plus récentes innovations en narration immersive au plus grand marché au monde de contenu pour la télévision et les médias numériques, qui a lieu du 13 au 16 avril à Cannes, en France.

 

Selon une étude publiée par l'Association canadienne de la production médiatique (ACPM) en mars 2015, les créateurs de contenu canadien produisent maintenant des médias numériques innovants afin d'augmenter la découvrabilité du contenu, et par conséquent rejoindre de nouveaux auditoires qui consomment du contenu sur différentes plateformes. Les productions canadiennes sont également saluées par la critique. Sur la scène internationale des médias numériques, notamment, les productions canadiennes ont récolté depuis 2010 sept mises en nomination pour un International Digital Emmy Award, et en ont remporté trois.

 

« Les sociétés canadiennes sont à l'avant-garde de l'innovation numérique », a mentionné Carolle Brabant, directrice générale de Téléfilm Canada, « mettant au point des technologies qui transforment notre interaction avec les histoires. Codes numériques intégrés, plateformes second écran immersives, interaction avec la réalité virtuelle, intégration des médias sociaux -- ces approches audacieuses et innovantes du contenu interpellent les spectateurs d'une façon qui n'aurait pas été possible il y a quelques années à peine. La compétition pour attirer l'attention du spectateur et l'amener à regarder une production donnée est féroce. Nous vivons dans une économie de l'attention. L'industrie canadienne doit faire preuve de créativité même dans sa façon de rejoindre les auditoires. »

Valerie Creighton, présidente et chef de la direction du Fonds des médias du Canada, a ajouté : « Depuis les cinq dernières années, une production canadienne a été mise en nomination chaque année pour un prestigieux International Digital Emmy Award. Cela témoigne du leadership du Canada sur la scène internationale en matière de techniques narratives innovantes, et reflète l'environnement au sein duquel l'industrie de la production audiovisuelle canadienne s'épanouit. Le succès du Canada en médias numériques est le fruit des compétences entrepreneuriales de nos producteurs de contenu, de la créativité de nos artistes, des ressources financières et des politiques gouvernementales favorables à l'industrie, qui encouragent les Canadiens à créer et à partager du contenu afin qu'il puisse être vu par les auditoires du Canada et du monde entier. »

 

Voici quelques entreprises et projets canadiens en vedette au MIPTV cette année :


Are You on the Blacklist? -- Secret Location, Toronto, Ontario
http://www.thesecretlocation.com/projects/are-you-on-the-blacklist
En nomination pour un International Digital Emmy Award 2015 dans la catégorie des productions numériques de fiction. Les gagnants seront annoncés au MIPTV le 13 avril. Are You on the Blacklist? est une application développée par la société de Toronto et de Los Angeles Secret Location en partenariat avec Sony Pictures Television et NBC Entertainment Digital, afin de créer un buzz auprès des auditoires au sujet de la première de la série dramatique The Blacklist, mettant en vedette James Spader. Au Canada, The Blacklist est diffusée sur les ondes de Global TV. Secret Location a créé un épisode interactif afin d'attirer le public dans l'univers de la série grâce à une rencontre face à face personnalisée avec les personnages principaux. L'expérience vidéo utilise la connectivité Facebook et la capture de mouvement de contenu personnalisé pour faire entrer les spectateurs dans l'histoire afin qu'ils puissent « prouver leur innocence ». La réaction a été très positive et a révélé une grande confiance dans le projet, permettant à la NBC et à de nombreux télédiffuseurs internationaux de sortir des sentiers battus dans le domaine du contenu numérique. The Blacklist a été renouvelée pour une deuxième saison de 22 épisodes.

 

Introduction to VR et Strangers with Patrick Watson -- Félix & Paul Studios, Montréal, Québec
http://www.felixandpaul.com
La société montréalaise Félix & Paul Studios, chef de file en production de contenu de réalité virtuelle cinématographique 3D 360°, a récemment été choisie par Samsung et Oculus VR pour créer Introduction to VR en vue du lancement du nouveau casque de réalité virtuelle Gear VR de Samsung. L'expérience cinématographique de deux minutes transporte le spectateur au-dessus des nuages au sommet du volcan Haleakala à Hawaï, dans une yourte en compagnie d'une famille de Mongolie, au cœur d'une performance d'acrobates du Cirque du Soleil défiant les lois de la gravité, et dans l'espace pour contempler la Terre. Félix & Paul Studios a également été louangé pourStrangers with Patrick Watson, une production de cinq minutes qui permet au spectateur muni du casque Gear VR de Samsung de partager un moment intime avec le musicien montréalais Patrick Watson au travail dans son studio. La production faisait partie de la sélection officielle des festivals Sundance et Hot Docs de cette année, et elle a remporté le prix de la Meilleure expérience d'action réelle aux Proto Awards 2014.

 

SmartTones-- MiiScan, Toronto, Ontario
http://smarttones.tv
SmartTones utilise des codes sonores inaudibles intégrés dans des émissions ou des vidéos cinématographiques pour communiquer avec un appareil mobile, offrant un riche contenu média interactif directement aux spectateurs -- incluant des bonus, des jeux, des votes, des médias interactifs, des coupons, des achats instantanés et autres expériences médias -- au moment précis où ils sont à l'écoute, peu importe que le contenu soit regardé sur un magnétoscope numérique ou en décalage. SmartTones permet aux réalisateurs d'émissions de télévision et de films de diriger l'expérience de l'utilisateur sur un deuxième écran, engendrant de nouvelles sources de revenus pour les télédiffuseurs et les cinéastes, ainsi qu'un rendement de l'investissement pour les annonceurs.

Missing : Un suspense interactif -- Zandel Media, Montréal, Québec
http://www.zandelmedia.com/jeux/
Missing : Un suspense interactif offre une expérience unique de divertissement qui fusionne le jeu vidéo et la série télé policière. Après avoir été kidnappé apparemment sans raison, Dave Newcastle, un homme perdu entre son travail et son foyer, doit prouver sa volonté de survivre et de se battre pour reprendre le contrôle de sa vie et revoir sa famille. Missing est un suspense d'action réelle interactif de 45 minutes pour un seul joueur, où celui-ci doit se mettre dans la peau de Dave dans un format unique accessible sur tous les appareils mobiles (Android, iOS et Amazon). Mettant en vedette les acteurs québécois Roy Dupuis et Patrick Hivon, Missing occupait la première place parmi les applications payantes pour iPad sur iTunes Canada le 27 novembre 2014. D'autres épisodes et plateformes sont prévus pour 2015.

 

Pour en savoir plus sur l'ensemble de la délégation canadienne au MIPTV 2015, visitez http://www.canada-miptv2015.ca/fr/pavillon-du-canada.


À propos de Téléfilm Canada
Téléfilm est vouée à la réussite de l'industrie audiovisuelle canadienne sur les plans culturel, commercial et industriel. Grâce à ses différents programmes de financement et de promotion, Téléfilm appuie des entreprises dynamiques et des créateurs de talent ici et à l'international. Téléfilm administre aussi les programmes du Fonds des médias du Canada. Visitez telefilm.ca et suivez-nous sur Twitter au twitter.com/telefilm_canada et Facebook auwww.facebook.com/TelefilmCanada.FR.

 

À propos du Fonds des médias du Canada
Le Fonds des médias du Canada (FMC) favorise, développe, finance et promeut la production de contenus canadiens et d'applications pour toutes les plateformes audiovisuelles. En outre, il oriente les contenus canadiens vers un environnement numérique mondial concurrentiel en soutenant l'innovation de l'industrie, en récompensant le succès, en favorisant la diversité des voix et en encourageant l'accès à des contenus grâce à des partenariats avec les secteurs public et privé. Veuillez visiter www.cmf-fmc.ca.

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LE MIPTV dévoile enfin son top FRESH TV FORMATS around the World

LE MIPTV dévoile enfin son top FRESH TV FORMATS around the World | (Media & Trend) | Scoop.it

Virginia Mouseler, CEO of TV observatory a orchestré un tour d’horizon très riche des formats ou contenus les plus populaires du moment ! Une salle comble pour un rendez-vous du MIPTV qui confirme encore sa référence de leader des marchés audiovisuels ! 

La sélection du TOP FRESH TV FORMATS


SUPERKIDS, avec une diffusion en avril 2015 distribué par Talpa Globa, met en scène des jeunes enfants talentueux. Ils sont âgés de 6 à 14 ans. Ils vont devoir s’affronter lors d’une compétition durant laquelle il leur faudra danser, chanter, faire des tours de magie, de l’acrobatie et, même jouer des instruments de musique. Les enfants exécutent, avec finesse et concentration, leurs prestations devant un jury d’experts ;  il choisira les meilleurs d’entre eux grâce au système du vote. Ce show vibrant de spontanéité provient des Pays-Bas

PRODIGES a été diffusé à la fin de l’année 2014, en décembre ; un show qui a rencontré dans son pays d’origine la France, un vrai succès. Distribué par ESG, l’idée originale est bel et bien la recherche de prodiges dans certaines catégories que l’on peut qualifier de classique : la danse, la musique, et le chant lyrique ! Les enfants ont entre 7 et 16 ans, avec un gagnant pour chaque catégorie…Un moment de pure beauté !

 

WHEN THE ORCHESTRA CAME TO TOWN, dont la première s’est déroulée en novembre 2014 provient de Norvège et, DRG en assure la distribution. Un orchestre symphonique visite des petites villes, pendant 5 semaines, pour y découvrir des talents de musiciens cachés ! Pendant, une semaine, ces heureux élus seront coachés par les membres eux-mêmes de l’orchestre symphonique. A la fin de la semaine, ils feront leur concert et, avec leur propre orchestre, devant les habitants de leur ville !  Un show plein d’émotions, de rencontres,  de retour aux sources.

 

BULLSEYE, dont la première diffusion est prévue en mai 2015, est un programme TV en provenance des USA et, presque que pour tout public...Quatre femmes et quatre hommes vont pousser leurs corps à des limites extrêmes en réalisant des challenges, que l’on peut qualifier de quelque peu dangereux.

BLINDFOLDED,  programme suédois,  met en scène des personnes qui au départ ont les yeux bandés. Ils vont découvrir les challenges qu’ils doivent affronter quand le bandeau va tomber…Et, Ils ne peuvent reculer ! Les joueurs peuvent poursuivre mais aussi, sortir du show …De l’émotionnel à grande échelle…

 

THE RAFT, des USA, diffusé en avril 2015 plonge deux couples au centre du Triangle des Bermudes.Privés d’eau et d’alimentation pendant 6 jours, ils vont devoir survivre.

STRIPPED, est un programme très insolite provenant du Danemark ! Des adultes, au nombre de quatre, sont privés de tout ce qui leur appartient et, aussi de leurs vêtements pendant 30 jours. Ils se retrouvent nus dans un appartement vide !  Ils peuvent alors s’interroger sur leur réels et essentiels besoins.

 

PRIZED APPART, dont la première est prévue en 2015 est une production en provenance du Royaume- Uni.  Ce show met en scène 10 participants dans différents challenges. Le plus mauvais est éliminé chaque semaine. Ils sont, heureusement, soutenus par des équipes efficaces en studio… 

 

SURVIVING MARRIAGE (USA) diffusé en mars de cette année, parle de couples sur le point de divorcer. Ils sont envoyés sur une île, et laisser seuls sans les facilités matérielles du monde moderne et, avec une restriction d’eau et d’aliments. Ils sont contraints de faire des exercices physiques et émotionnels, sensés réparer leur mariage.

PRAY FOR LOVE, provient de Suède et est distribué par Zodiak Rights. Un show très poignant… Trois prêtres et un pasteur sont à la recherche de l’amour. Il suffira pour le public de s’enregistrer pour rentrer en contact avec eux…

 

FATHER’S PRIDE dont la première a eu lieu en décembre 2014, regorge lui aussi d’inventivités !  Quatre jeunes  gens gays sont envoyés avec leurs pères respectifs à travers la jungle d’Afrique. Les pères acceptant mal l’homosexualité de leurs enfants ; cet isolement sera peut être une solution pour établir un dialogue et, qui leur permettra de se comprendre mutuellement.  

 

FRATERNITY LEAVE (5uède) met en scène des obèses au travail qui souffrent ! Leurs patrons leur offrent 6 semaines de congés pour se concentrer sur leur problème et, perdre du poids. Leurs collègues ne sont pas au courant et pensent qu’ils sont partis définitivement…Ils reviendront avec à la clef des réactions de surprises à la fois insolites et sans doute inégalées…

 

RUN dont la diffusion est prévue à l’automne 2015  met à l’honneur la Suède. Des couples sont suivis par des trackers pendant huit semaines dans le pays. Les trackers ont pour mission de capturer les fugitifs avec leurs caméras. Toutes les semaines, les viewers éliminent un couple ! Les gagnants repartent avec du cash…

 

La salle comble a pu découvrir aussi, en exclusivité, les contenus des programmes  phares pour l’industrie des contenus : HANGOVER,  WILD THINGS, THE PUPPET SHOW, THE KING, LIP SYNC BATTLE, YOU ARE THE KEY, TRADE UP, BABUSHKA, LABOR GAMES, 1,OOO HEARTBEATS et THE ASSEMBY GAME…

 

Par ce rendez-vous dense et de très grande qualité, le MIPTV, signe encore son positionnement incontournable : à la pointe des nouveautés et des toutes nouvelles tendances. Les participants ne peuvent que se réjouir !

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MipTV: la série "Versailles" joue son avenir international à Cannes

MipTV: la série "Versailles" joue son avenir international à Cannes | (Media & Trend) | Scoop.it
Newen, la société de production de Fabrice Larue, propose au MipTV cette ambitieuse série réalisée par Jalil Lespert, tournée en anglais et avec un très gros budget. Pour être rentable, il faut se mettre au goût des Anglo-Saxons.

 

Près de 4.000 acheteurs venus du monde entier, plusieurs centaine de journalistes, 1.700 sociétés de production ou audiovisuelles et surtout, des milliers de films, de documentaires ou d’émissions : du 13 au 16 avril, le MipTV brassera au sein du Palais des Festivals à Cannes ceux qui élaborent les programmes de demain, ceux qui les achètent et ceux qui les diffusent.

 

Parmi les grands producteurs français, Fabrice Larue, le patron du groupe Newen, tiendra une place importante. Né d’une construction capitalistique et propriété de la holding d’investissement de Fabrice Larue (FLCP), ce nouveau groupe –il rassemble le producteur de fiction TelFrance, la société de Sébastien Cauet Be Aware ou le célèbre  Capa– s’installe parmi les grands acteurs nationaux.

Newen propose cette année l’un des programmes les plus en vue du MipTV, la série Versailles, réalisée par Jalil Lespert.

Pour Fabrice Larue, Versailles résume les défis de la production française, notamment à l’international. "Sur 15 comédiens principaux, trois seulement sont Français", explique-t-il. Encore ces 3 Français (dont l’actrice Dominique Blanc) maîtrisent-ils parfaitement la langue de Shakespeare.

 

A l’étroit en France


Ce phénomène, le patron de Newen l’explique simplement. Le volume d’affaires des grandes chaînes de télévision françaises reste stable ou s’érode légèrement. Pour croître, les grands producteurs français sont donc contraints de sortir des frontières et d’exporter.

C’est donc pour plaire à un public anglo-saxon et américain, réfractaire aux doublages, que Versailles est tournée en anglais. Mais le standard du marché international est exigeant. Versailles dispose ainsi d’un budget très élevé de 2,7 millions d’euros l’épisode, contre 1 million pour une belle série française mais… 6 à 8 millions pour chaque épisode de House of Cards(Netflix) ou Game of Thrones (HBO). Le marché international aura ainsi une influence déterminante sur l’avenir de Versailles: "Tout dépend des ventes du Mip", explique Fabrice Larue qui décidera cet été d’investir ou non dans une 2e saison.


Course à la taille critique


Mais la qualité des productions ne suffit pas. Pour attaquer les marchés internationaux, Newen s’organise, mutualise sa R&D et ses moyens techniques, centralise le travail sur les formats et la distribution et passe au peigne fin les livres best-sellers américains adaptables.

Fabrice Larue reste surtout aux aguets, en France et à l’étranger. Il vient de signer l’acquisition de la société 17 Juin de Christian Gérin (Le magazine de la santé) et annonce aujourd’hui que son réseau de producteurs indépendants Newen Network compte désormais le producteur canadien Zone3. Dans un secteur en pleine consolidation, Newen cherche la taille critique.

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ITV: Global Entertainment Unit Preps New Dramas for International Market

ITV: Global Entertainment Unit Preps New Dramas for International Market | (Media & Trend) | Scoop.it

Mip TV will see ITV Studios Global Entertainment hit the Croisette with a number of new dramas from around the world, including Swedish thriller “Jordskott,” which is the company’s first foray into non-English-language drama; British costume drama “Poldark”; U.S. enchantress tale “Good Witch,” which stars Catherine Bell and airs on Hallmark Channel; and U.S. crime drama “Aquarius,” which stars David Duchovny and will broadcast on NBC.

 

“We want to be known as a global distributor and global production company, not based in one particular place in the world, but able to move rather agilely across the world, and working with the best creators, wherever they may be,” says Maria Kyriacou, managing director of ITVSGE, which distributes ITV programs around the world.

 

The international market is constantly shifting and one of the major forces reshaping the commercial and creative landscape is the rise of the subscription video-on-demand platforms.

 

“The growth of the SVOD platforms means a greater appetite for drama, especially serialized drama, and that means we can continue to invest in those dramas like ‘Poldark’ and ‘Aquarius,’ ” Kyriacou says.

Partnerships have also become increasingly important in the international market, especially for drama.

 

“There is an increasing desire for partnering. Broadcasters, platforms and producers are coming together much earlier on in the development of a show,” Kyriacou says. “That partnering on projects is going to continue because the scale of a lot of dramas is getting bigger, and in order to realize what the creators want to realize it is important for companies to come together. ‘Texas Rising,’ for example, is a co-production with A&E Studios.”

 

“Texas Rising,” which will world premiere at Mip TV, embodies the type of high-caliber show that ITV aspires to represent in international markets.

 

The eight-hour miniseries, which will air on History in the U.S., stars Bill Paxton, Brendan Fraser and Ray Liotta. It is exec produced by Leslie Greif, who was the exec producer on multi-Emmy winner “Hatfields & McCoys,” and directed by Roland Joffe, who was Oscar nominated for “The Killing Fields” and “The Mission.” The show centers on the rise of law-enforcement legends the Texas Rangers.

“We want to be known for the best drama from around the world,” says Kyriacou. “What is really special about ‘Texas’ is that it is true ‘event television.’ It was conceived of as a big movie, and shot as one continuous story.”

 

Although it deals with a particular point in U.S. history, it will resonate in most countries. “It is a good old story of revenge and one that a lot of people can recognize in their own national history because it is about people standing their ground,” Kyriacou says.

 

ITV chief exec Adam Crozier has set out to make the company a creative magnet, and ITVSGE plays its part in that.

 

“We are fairly open-minded about how we attract creative talent to us. Where we are seeing a lot of very exciting talent is from the movie business. There are a lot of moviemakers now who are interested in TV as a medium to tell their stories,” Kyriacou says.

 

ITV doesn’t have one way of working with creative talent. “We prefer long-term relationships, but it could be an overhead deal, it could be a minority investment in their company, and we have been known to help them set up from scratch … so hopefully that means people will keep coming to us,” Kyriacou says.

 

Although dramas headline the slate, ITVSGE’s lineup also includes a wide variety of shows from different genres, like “10,000 BC,” in which a group of people must live like their Stone Age ancestors; quiz show “The Chase”; cooking shows “Come Dine With Me” and “Hell’s Kitchen”; jungle-set competition “I’m a Celebrity … Get Me Out of Here!”; and variety show “Saturday Night Takeaway,” which has been commissioned by NBC in the U.S., where it will be hosted by Neil Patrick Harris.

 

“Because we have so many different development hubs and different creative teams, what you should expect from ITV Studios is that in every market we are going to have a broad spectrum of shows. On average every year we will bring 30 new shows to the market and in among them will be something for everyone,” Kyriacou says. “We are encouraging creativity everywhere, and what we bring to market is representative of that.”

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Marseille: Le «Hollywood marseillais est en train de sortir de terre»

Marseille: Le «Hollywood marseillais est en train de sortir de terre» | (Media & Trend) | Scoop.it

Marseille continue d’inspirer les réalisateurs de cinéma. La ville est au cœur de la 4e saison de la série Braquo, la série policière, diffusée sur Canal+ et récompensée en 2012 par un Emmy Award. Créée en 2009 par Olivier Marchal, elle raconte la vie d’une équipe de la police judiciaire de la région parisienne réunie autour de l’acteur Jean-Hugues Anglade.

Mais pour la 4e saison, Braquo a choisi de prendre ses quartiers dans le Sud de la France, à Marseille en particulier pour traiter du «grand banditisme complètement phagocyté par des petites frappes incontrôlables», selon le producteur Claude Chelli.

 

Une autre série sur Netflix

 

La ville et sa région servent régulièrement de décor à des fictions policières. Il y a deux ans, Cédric Jimenez tournait La French, un biopic mené par Jean Dujardin et Gilles Lelouche sur le juge d’instruction Pierre Michel abattu en 1981 sur le boulevard Michelet (8e) par deux hommes à moto.

Et dans quelques semaines doit démarrer le tournage de la série Marseille qui sera diffusé fin 2015-début 2016 sur la plateforme Netflix. Les huit épisodes, écrits par Dan Franck, doivent plonger les spectateurs dans une guerre de succession entre un maire au pouvoir depuis 25 ans et «un jeune loup aux dents longues».

 

Une charte «Movie Maker»

 

En une décennie, Marseille a accueilli 1.300 tournages (dont la série Plus belle la vie), dont 362 en 2014. En plus de favoriser le rayonnement de la ville, la filière assure des retombées économiques substantielles. Selon Didier Parakian, adjoint au maire délégué à l’économie, le cinéma génère 168 millions d’euros de retombées indirectes et 30 millions d’euros de retombées indirectes.

Pour accompagner le développement du secteur, la mairie a créé la Mission du cinéma, qui sert à faciliter les tournages, et s’est doté d’une charte «Movie Maker» pour garantir un accueil «de qualité» aux professionnels.

Pour la troisième année consécutive, la ville sera également présente cette semaine au Marché international des programmes de télévision (MIP TV) à Cannes pour détailler «sa stratégie pour développer et soutenir les industries audiovisuelles et numériques, notamment l’accueil des tournages», indique un communiqué.

 

Un studio en plein air

 

Didier Parakian y présente le mardi 14 avril le nouveau studio d’effets spéciaux cofinancé par la ville au pôle média de la Belle de Mai: le «motion capture» qui permet de capter les mouvements d'un élément réel pour les renvoyer dans un univers virtuel.

«C’est le deuxième studio comme celui-là en France, l’autre se trouve en région parisienne, précise Didier Parakian. Mais la prochaine étape, ce sera un studio en plein air. On nous le demande de plus en plus.»

Selon l’élu, grâce à son «climat fantastique», au «professionnalisme de ses équipes» et à ses «infrastructures de qualité», Marseille peut intégrer le «top 5 européen» des villes les plus attractives pour le cinéma d’ici 5 ans. «On est en train de passer la catégorie supérieure. L’Hollywood à la marseillaise est en train de sortir de terre!», conclut-il fièrement.

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Emmanuel Kessler désigné président de Public Sénat

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La chaîne politique et parlementaire a un nouveau patron...

 

Emmanuel Kessler, chef du pôle économie de LCI et ancien journaliste de Public Sénat et de France Info, va succéder à Gilles Leclerc à la tête de la chaîne Public Sénat, a annoncé mercredi le bureau du Sénat dans un communiqué. Il faisait partie des deux derniers candidats en lice, avec Alexandre Kara.

 

La journaliste médias du Figaro, Caroline Sallé précise sur Twitter que le nouveau patron de la chaîne de télévision prendra ses fonctions le 1er juin.

 

 

Le bureau du Sénat avait lancé un appel à candidatures le 28 janvier. La commission de présélection était composée des membres de la Délégation du Bureau du Sénat chargée de la communication et de Public Sénat, présidée par Isabelle Debré (UMP). L'Assemblée et le Sénat ont créé en 1999 La Chaîne parlementaire, qui regroupe deux sociétés de programmes, LCP-Assemblée nationale et Public Sénat. Ces deux sociétés se partagent le temps d'antenne sur un même canal désormais accessible via la télévision numérique terrestre.

 

Pas de fusion des deux chaînes

 

Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone (PS) avait proposé à son homologue de la Haute Assemblée Gérard Larcher (UMP) de fusionner les deux chaînes dans un but d'économies, mais cette offre a été refusée à l'unanimité par le Bureau du Sénat «faute de projet d'entreprise, faute de projet social, faute de projet éditorial aussi».

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Mip TV: Studiocanal Introduces ‘Section Zéro” Onto International Market (EXCLUSIVE)

Mip TV: Studiocanal Introduces ‘Section Zéro” Onto International Market (EXCLUSIVE) | (Media & Trend) | Scoop.it

CANNES – Linking three of the Europe’s biggest film-TV companies, Studiocanal has acquired international sales rights to Olivier Marchal’s “Section Zéro,” one of France’s most-anticipated high-end TV dramas, which is produced by Luc Besson’s France-U.S. studio EuropaCorp and France’s Canal Plus, forming part of its original programming lineup.

 

Set in 2024, as an elite cop squad battles big corporations and their droids, “Zéro” marks the comeback as a showrunner-director of Marchal, whose hard-boiled cop skein “Braquo,” another Canal Plus original series, proved a milestone for Gallic TV production, taking it to U.S. cable terrain.

 

Described by Rodolphe Buet, Studiocanal’s new president of international marketing and distribution, as “a mix of ‘Fargo,’ ‘The Returned,’ and ‘The Mad Max Trilogy,’” “Section Zéro,” Canal Plus’ first futuristic skein, looks in other ways toward the future.

On March 10, Studiocanal announced the launch of its own TV sales operation, headed up by former Shine Intl. exec Katrina Neylon. In a move that marks increasing synergies between Studiocanal and its parent, the Canal Plus Group, Studiocanal will also now sell wherever possible Canal Plus’ original programming, such as “Section Zero” and “Spotless,” also on its Mip TV sales slate. Doing do, Studiocanal taps into the extensive high-end drama lineup of one of Europe’s two biggest premium pay TV operators.

 

Studiocanal is already Europe’s largest film-TV production-distribution-sales force. Thanks to the strategic Canal Plus-Studiocanal agreement, in one fell swoop Studiocanal looks set to get significantly bigger.

 

“Braquo” sold to over 100 countries. Brought onto the market at Mip TV, ‘Section Zéro’ is an ambitious TV series. ‘Braquo’ approached French TV production in a new way. With ‘Section Zéro,’ the aim is to achieve an authentically unique style in TV for which Marchal is renowned,” Buet said.

 

Written by Marchal and Laurent Guillaume, and shooting from Jan. 13 through July, the eight-hour “Section Zéro” stars Olla Rapace (“Wallander”), Pascal Greggory (“La Vie en Rose”) and Tchecky Karyo, one star of Marchal’s “A Gang Story.” Thomas Amargyros and Edoaurd de Vésinne produce for EuropaCorp, in co-production with Bad Company and UMedia.

 

Toplining Marc-André Grondin (“C.R.A.Z.Y.”) and Denis Menochet (“Inglorious Basterds”), London-set crime comedy “Spotless” marks the first series produced for Canal Plus by Tandem, and indeed Studiocanal, which bought a majority stake in Tandem in January 2012. Miranda Raison (“24: Live Another Day”) and Brendan Coyle (“Downton Abbey”) co-star. Bowing on Canal Plus to effusive critical praise, “Spotless” is by Ed McCardie (the U.K. version of “Shameless,” “Tinsel Town”), who features as head writer, and Corinne Marrinan (“CSI”).

 

Actors Elisabeth Mitchell and Goran Visjnic, the new co-leads of “Crossing Lines,” a Euro-set action crime drama, will be at Mip TV Monday morning to present the series’ third season, which is co-exec produced by Frank Spotnitz and Tandem’s Rola Bauer.

 

At Mip TV, Studiocanal will also sell Harlen Coben’s “The Five,” produced by the U.K.’s RedProduction Company for Sky Living. A new Harlan Coben story written exclusively for TV, “The Five’s” screenplay is by BAFTA and Emmy Award-winning writer Danny Brocklehurst.

 

From January 2012, when it bought a majority stake in Germany’s Tandem Productions (“Spotless,” “Crossing Lines,” “World Without End,” “Pillars of the Earth”), Studiocanal has driven hard into TV production, also acquiring a controlling stake in the U.K.’s Red Production Company (“Queer as Folk,” “Scott & Bailey,” and “Last Tango in Halifax”) and co-creating Scandinavia’s SAM Productions ApS, a four-way joint venture with writers Adam Price (“Borgen”) and Sorein Svelstrup (“The Killing”) andproducer Meta Louise Foldager (“Melacholia”).

 

The announcement of at least one new first-look deal with another TV producer now looks imminent.

 

“The challenge we had some years ago in film was to become the strongest non-U.S. studio in the world, and definitely the leader in Europe. We achieved that challenge.” In TV, as a production-sales operation, “Th next step is to bring Studiocanal to the same level,” Buet told Variety. He added: “From some years ago, television has been identified as a huge part of the growth of the group.”

With dedicated film, TV and catalogue teams, Studiocanal integrated sales-marketing operation has multiple advantages, Buet argued.

One: “It makes sense to be a one-stop shop, and be able to discuss potential partnerships on films, TV and catalogues,” he said, pointing out that executives at SVOD operators such as Netflix, Google or Amazon are operating in that way.

 

The Canal Plus-Studiocanal sales arrangement comes as Canal Plus Group parent Vivendi, in its 2014 results, pointed to revenue growth factors going forward such as Universal Music Group streaming, SVOD service Canal Play CPG’s overseas pay TV operations in Vietnam and Africa, Studiocanal movies –such as “Paddington” and “Non Stop” — and its increased TV production.

 

Tandem Production used to handle its own sales. The creation of a Studiocanal TV sales operation frees up Tandem prexy Rola Bauer to focus all the more on the international co-development and co-production of properties with U.S. and European anchor partners.

Announcing March 10 the creation of a TV sales operation, Studiocanal chairman-CEO Olivier Courson said it aimed “to increase our number of really international TV series productions, including dramas co-produced or co-financed out of the U.S. as Studiocanal extends the number of top-level partners it works with.”

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Pour continuer à séduire, la télé va devenir plus

Pour continuer à séduire, la télé va devenir plus | (Media & Trend) | Scoop.it
Quelles surprises nous réservent les chaînes de télé généralistes dans les mois ou années à venir? Pour s'en faire une idée, il faut aller au Mip TV à Cannes. Selon notre envoyé spécial, il faut surtout s'attendre à de la télé-réalité et des jeux où la provocation est la règle.

 

Le MipTV, le grand rendez-vous des professionnels de la télévision, s'ouvre ce 13 avril à Cannes. A l'occasion de cette grand-messe du petit écran sont présentées les émissions qui seront sur vos chaînes de télévision dans les mois et les années à venir.Il faut ainsi s'attendre à des programmes de plus en plus incroyables, trash et décalés. Et sur le front des séries, sachez que la tendance est à la diffusion synchronisée dans le monde entier. En somme, fini d'attendre des mois pour voir les derniers épisodes de son soap préféré. Voici l'avenir de votre poste.

 

> Des programmes trash sinon rien


Les boîtes de productions sont prêtes à toutes les provocations pour attirer les téléspectateurs. Le plus extrême cette année est un jeu appelé "labour games". "Labour", qui veut aussi dire "accouchement" en anglais. Le principe consiste à envoyer une équipe de télévision dans des hôpitaux pour poser des questions à des femmes sur le point d'accoucher, quelques minutes avant le moment fatidique. En cas de bonne réponse, les futurs parents gagnent de l'argent pour l'enfant à naître, afin de financer ses études futures.

Un peu plus tard, les jeunes enfants ne sont pas épargnés par la téléréalité. Au Royaume-Uni est ainsi diffusé un genre de Big Brother, mais avec des enfants âgés de quatre ans. Des dizaines de caméras et de micros sont installés dans une école maternelle, ce qui permet d'écouter toutes leurs conversations.

Vous vous dites sans doute qu'en France, on n'oserait pas aller aussi loin. Ce n'est pas tout à fait vrai. Une émission qui s'apprête à être lancée fait entrer en scène un hypnotiseur qui va tenter de vous faire maigrir, vous téléspectateurs assis sur votre canapé. Objectif: jusqu'à quatre kilos perdus en quatre émissions. Et cette promesse: pour la première fois, regarder la télévision va vous faire maigrir!

> Des diffusions simultanées dans le monde entier

L'autre événement qui fait parler à Cannes ce lundi, est le lancement mondial de la cinquième saison de Game of Thrones, sans doute la série la plus populaire du moment, intervenu cette nuit. Une opération qui va faire date dans l’histoire de la télévision puisque la série a été diffusée en simultané dans 170 pays, dont la France. La mondialisation des droits TV est en marche.

Avant, il fallait attendre huit mois en moyenne pour que les derniers épisodes de sa série préférée ne traversent l'Atlantique. Aujourd'hui, la norme est passée à un mois, voire à la diffusion simultanée mondiale pour les séries les plus attendues, et donc les plus piratées, commeGame of Thrones. Cette évolution était pressentie depuis plusieurs années, mais les experts ne s'attendaient pas à ce qu'elle arrive aussi vite.

Concrètement, avec cette diffusion mondiale, certains studios américains se demandent si cela vaut encore le coup de prendre le temps d'aller négocier avec des centaines de télévisions locales. Pourquoi s'embêter quand il existe des entreprises comme Netflix, présentes sur tous les territoires. Le groupe de vidéo à la demande est d'ailleurs déjà en embuscade et commence à racheter les droits mondiaux de certaines séries, comme Gotham, inspirée de l'univers de Batman.

 

De nombreux producteurs présents au Mip TV sont ainsi persuadés que les Américains vont de plus en plus court-circuiter les chaînes françaises, d'où l'importance pour TF1, M6 ou Canal Plus, de mettre le paquet sur leurs productions originales. 

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Documentaire de création à la télévision : le grand absent

Documentaire de création à la télévision : le grand absent | (Media & Trend) | Scoop.it
TRIBUNE. En mars, plus de 1200 professionnels inquiets pour l’avenir du documentaire de création ont signé une tribune pour dénoncer le manque de place qui lui est accordé sur les chaînes publiques.

 

Suite à la réforme du soutien public à la production documentaire, Olivier Daunizeau, auteur de documentaires, nous explique pourquoi il est menacé et doit être défendu.

Charlie, la télé et le documentaire

Depuis le 7 janvier dernier et la minute de silence du lendemain, on a beaucoup parlé de l’école. Pour certains, son incapacité à transmettre les valeurs fondamentales de la République explique en partie les tragédies. Je ne veux pas ici parler de l’école mais de la télévision, qui depuis longtemps rivalise avec le système scolaire grâce à la puissance des images et au temps passé par les Français devant le petit écran[1].

Les médias prolongent, d’une certaine manière et pour tous les adultes, les fonctions de l’école, en informant les citoyens et en leur permettant de construire leurs opinions.

Depuis le 7 janvier, on a aussi beaucoup parlé de la télévision et notamment du traitement médiatique des informations, mais on a tendance à oublier que la télé ne diffuse pas que de l’info et doit contribuer à l’éducation et à la culture des citoyens. La loi de 1964 créant l'ORTF avait défini le rôle de la télévision en termes d'offre de programmes, qui devaient « satisfaire les besoins d'information, de culture, d'éducation et de distraction du public ».

Doux amer, un film de Matthieu Chatellier. Coproduction Alter Ego Production, TV Tours, 2010. Sélections : Cinéma du réel 2011, Vendôme 2011 (Alter Ego Production) Quelque chose s’est absenté de notre société

L’époque où l’« esprit Charlie Hebdo » semait un joyeux second degré à la télé n’est pas loin : au début des années 80, Cabu travaillait pour les trois chaînes publiques françaises, pour l’émission Droit de réponse mais aussi pour Récré A2, où la caricature s’invitait dans un programme destiné aux enfants.

La télévision d’aujourd’hui, dont la crise d’identité a été aggravée par le développement des nouveaux médias, est trop souvent la caricature d’elle-même. Cette caricature-là n’est le signe d’aucune forme de subversion.

Pourtant, depuis les attentats de janvier, tout le monde a déclaré « être Charlie », y compris TF1 et France Télévisions, qui ont relayé ce credo de la liberté d’expression, de la place nécessaire du rire et de l’intelligence face à l’obscurantisme et aux amalgames. France 4 a même diffusé, « en exclusivité », 13 épisodes de Maurice et Patapon, de Charb (la diffusion a eu lieu à l’occasion du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, le 30 janvier 2015 à minuit dix).

Diffusion en exclusivité ? Pas tout à fait. Si ces épisodes de Maurice et Patapon étaient prêts à être diffusés, c’est qu’ils avaient déjà été produits. Or, pour produire des programmes pour la télévision, il faut que la société de production obtienne au préalable un accord de diffusion d’une chaîne. C’est logique. Mais alors, grâce à quelle chaîne les producteurs de la sérieMaurice et Patapon ont-ils réussi à faire exister pour le petit écran ce chien et ce chat scatophiles ? Grâce à Bip TV, la petite chaîne publique d’Issoudun, dans l’Indre. Cette chaîne de télévision locale effectue un travail éditorial qui a été salué il y a trois mois par Télérama[2], à travers un article qui insistait sur l’audace et la qualité de sa programmation.

Ainsi, avant le 7 janvier, l’« esprit Charlie Hebdo » survivait à la télévision grâce à une petite chaîne à l’audience réduite. Une situation emblématique du paysage actuel de l’audiovisuel en France.

Le documentaire d’auteur qui contribue à une lecture sensible et intelligente de la complexité du monde est en crise.

Marque de fabrique des débuts d’Arte, il est aujourd’hui banni des grilles de programmes des grandes chaînes publiques.

On lui préfère le plus souvent le reportage, qui décrypte le monde selon un autre langage et qui a toute son importance, ou bien on le réduit à sa forme la plus pauvre : des images portées par un commentaire bavard, qui « prend le téléspectateur par la main » pour l’aider à comprendre ce que son intelligence présupposée ne lui permettrait pas de saisir.

France Télévisions et Arte veulent aujourd’hui des programmes efficaces qui n’angoissent pas les téléspectateurs et pour cela apportent des réponses simples à des questions complexes.

Or, le documentaire d’auteur nous entraîne à nous positionner face à différents points de vue sur le monde et à ne pas céder à la tentation de la vérité facile. La radicalisation des discours repose au contraire sur la confrontation violente de vérités qui menacent de ne plus pouvoir être discutées.

Malgré tout, le documentaire d’auteur survit

Au contraire des séries de fiction, notamment américaines, qui s’inscrivent dans une économie lucrative, le secteur documentaire ne constitue pas un marché rentable.

Pour que ce secteur existe, il faut une volonté politique forte : la production d’un programme documentaire repose presque entièrement sur le financement public.

En France, les deux piliers de l’existence de l’offre documentaire sont les chaînes de télévision publiques et le CNC[3] : les premières existent grâce à la redevance audiovisuelle, le second grâce à des prélèvements de taxes sur la circulation des œuvres audiovisuelles et cinématographiques.

Depuis plus d'une dizaine d'années, de nombreux auteurs et producteurs de films documentaires ont mené leur artisanat dans une micro-économie, dans des conditions précaires et souvent grâce au concours de chaînes de télévision locales comme Bip TV. Mais quand France Télévisions s’engage dans la production d’un programme documentaire à hauteur de 100.000 euros, une chaîne locale ne peut investir que quelques centaines d’euros.

Les films issus de cette économie existent pourtant et sont régulièrement montrés et récompensés par les festivals de documentaires : parmi les films primés par les festivals et les sociétés d’auteurs, on trouve jusqu’à huit fois plus de films fabriqués grâce à des chaînes locales que de films produits grâce à France Télévisions[4].

Au-delà du problème économique lié aux faibles montants investis par les chaînes locales, les producteurs engagés dans le documentaire d’auteur se sont également trouvés devant un problème d’équilibre budgétaire, de rapport entre financements publics et privés : des règles leur imposent de financer les œuvres audiovisuelles avec au maximum 50 % d’argent public. Seuls maîtres d’œuvre du financement de leur production, ils ont donc, depuis plusieurs années, développé un savoir-faire consistant à « gonfler » artificiellement la part privée de leur financement. L’ensemble de la communauté professionnelle, au fait de ces pratiques, laissait faire, tout le monde attendant une réforme administrative qui aurait permis de construire un nouveau cadre règlementaire pour ces productions, dont l’intérêt général n’est pas en cause.

Comme d’autres pays européens (l’Espagne et la Belgique notamment) ont déjà bâti une règlementation spécifique qui tient compte de la nature particulière de l’économie du documentaire, il est raisonnable de penser que la France peut y arriver elle aussi.

Or, plutôt que de travailler dans cette direction, le CNC a récemment lancé une campagne de contrôles comptables drastiques auprès des petites sociétés de production et des chaînes de télévision locale. Certaines d'entre elles ont déjà fermé ou sont menacées de fermeture, tandis que les grilles des programmes de France Télévisions et d’Arte continuent d’être remplies par des programmes documentaires offrant une vision très souvent simplificatrice de l'histoire récente ou de l'actualité.

Il faut donc revendiquer la juste place de l'artisanat dans l'élaboration patiente du documentaire et refuser le formatage simpliste des œuvres.

Induit par les règles du modèle industriel et du marché international adoptées par les grands groupes audiovisuels (Lagardère ou Telfrance par exemple), ce formatage a gagné la logique de programmation des chaînes.

Actuellement très débattue entre professionnels, cette situation critique nous concerne tous : la télévision publique est notre bien commun. Alors que la nomination du prochain président de France Télévisions est imminente et que, par ailleurs, l’action du CNC conduit actuellement à l’avortement de nombreux projets d’auteurs, ces questions doivent aujourd’hui faire l’objet d’un débat public.

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Les jeux télévisés dopés à l'adrénaline

Les jeux télévisés dopés à l'adrénaline | (Media & Trend) | Scoop.it
Au MIPTV, les concepts d'aventures et les épreuves de survie ont à nouveau la cote. Les formats dévoilés poussant le curseur de l'extrême toujours plus loin.

 

Alors que les «talent shows» se font plus rares, les jeux télévisés occupent le terrain. AuMIPTV, qui se tient cette semaine à Cannes, ces derniers tentent en tout cas de faire le buzz. «Personne n'a actuellement la prétention de lancer un nouveau concours de talents», constate Bertrand Villegas, cofondateur de The Wit, une société de veille télévisuelle mondiale. Difficile en effet de rivaliser avec des marques aussi puissantes que «The Voice», «X Factor» ou «Danse avec les stars». L'échec cuisant de «Rising Star» en est la preuve.

À l'inverse, le secteur du divertissement a encore du ressort. «Le besoin de renouvellement y est plus important que sur le segment des talent shows», confirme Bertrand Villegas. Fait marquant cette année, les poids lourds du secteur, de Zodiak à Endemol Shine en passant par Talpa, sont à nouveau sur le devant de la scène. Les nouveaux formats ultra-innovants ont moins la cote. Les producteurs leur préfèrent des sillons déjà bien tracés.

 

Sensation pure

 

Parmi les genres les plus revisités figure le jeu de survie. Preuve que les dramatiques événements survenus lors du tournage de «Dropped» n'ont pas refroidi les ardeurs. Les formats dévoilés poussent le curseur de l'extrême toujours plus loin. Dans «The Raft», diffusé aux États-Unis sur National Geographic, deux personnes qui ne se connaissent pas sont abandonnées à leur sort sur un canot de sauvetage durant six jours, sans eau ni nourriture. Pas d'équipe de tournage, seulement trois caméras embarquées. Et pour seule récompense, la fierté d'avoir relevé le défi… «On se rapproche de la sensation pure», analyse Bertrand Villegas. Voire du sensationnalisme…

 

 

« Personne n'a actuellement la prétention de lancer un nouveau concours de talents »

Bertrand Villegas, cofondateur de The Wit

Dans «Bullseye», un concept américain de la Fox distribué par Endemol Shine, quatre femmes et autant d'hommes sont soumis à une batterie d'épreuves à haut risque: éclater des cibles du toit d'un camion en marche ou se faire catapulter par un lance-pierres géant… Mieux (ou pire): dans «Blindfolded», format suédois distribué par Endemol-Shine, les concurrents se retrouvent les yeux bandés et découvrent à quels tourments ils seront livrés une fois qu'ils ne peuvent plus reculer. Dans un registre urbain, «Stripped», diffusé au Danemark, vide entièrement - vêtements compris - l'appartement de quatre candidats durant un mois. L'idée est de survivre à notre société de consommation…

 

Candidats ivres et quiz en salle d'accouchement

 

Le sensationnalisme a aussi franchi un nouveau cap dans la télé-réalité. Après «L'amour est dans le pré», place au dating à l'église, avec «Pray for love», concept suédois distribué par Zodiak, qui tente de trouver l'âme sœur de pasteurs, hommes et femmes… Dans le genre loufoque, «Hangover», en provenance de Hongrie, fait passer des épreuves ridicules à des candidats totalement ivres. Mais le pompon revient au jeu américain «Labor Games»: une équipe de tournage s'incruste par surprise en salle d'accouchement et soumet de futures mamans à un quiz en vue de leur faire gagner des lots pour leur bébé. Qui dit pire?

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MIPTV 2015: Globo extends Empire to 15 countries

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One of Globo's most recent soap operas, Empire, has been licensed to air in 15 countries, following successful presentations at NATPE which took place earlier this year, and at MIPTV, which is currently being held in Cannes.

 

Although the Brazilian producer has not unveiled all the countries in which Empire is to be broadcast in 2015, the distribution deals include Mexico and Portugal, where it's already airing and is placed as the ten most watched programme in the country.

 

According to Globo, Empire aired during its prime time in Brazil and won over audiences across the country, following in the footsteps of other telenovelas written by the well known author Aguinaldo Silva. The soap opera recorded an average of 34 rating points and a 59% share, reaching 45 million viewers.

 

The telenovela features a stars such as José Mayer and Adriana Birolli (Looks & Essence), Paulo Betti and Rafael Cardoso (The Life We Lead) and Nanda Costa (Brave Woman).

 

 

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MIPTV: How BuzzFeed Plans to Scale Video Development

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Social-sharing giant BuzzFeed doubled down on its film and video development division after a $50 million round of venture funding last year.

 

The company tapped YouTube creator Ze Frank to head up the division and brought inOscar-nominated Erin Brockovich and Pulp Fiction producer Michael Shamberg to advise on projects. The two gave a keynote talk during MIPTV highlighting how they are taking on the Hollywood system.

 

Shamberg asserted that BuzzFeed's system of experimenting with shorts has created a default research and development team that no big studio can implement.

 

"The studios don't have the capacity to innovate at all because the amount of capital is so large and they move so slowly," he said, also noting that in the complex TV pilot system, one out of 100 scripts that go into development ultimately gets made.

 

"BuzzFeed is a big R&D lab. If you do a short-form video and the content's interesting, you do more on that content. If the character's interesting, you do more on that character. So we come into it from a content point of view, saying ‘What in the BuzzFeed universe of content is really engaging an audience and why? And how can you scale that out to 22 minutes for a television show or 100 minutes for a movie?'"

 

BuzzFeed can also tackle the distribution and marketing problems that face independent films, now. Shamberg noted that his film Freeheld, due out later this year and staring Julianne Moore,Ellen Page and Steve Carell, cost $7 million to make but will cost studio Lionsgate around $20 million to market.

 

"BuzzFeed has enormous reach. Is there some way with our content to add on, 'Hey, we're doing a movie!' And by the time we get to the starting line we already have an audience we can motivate to see the movie at a fraction of the cost, or maybe we release it partly online and partly in theaters. So it's a new way of generating content and a new cost structure," he said.

 

A new distribution model can mitigate the risk, Frank agreed, and the short-film-first model can help assess talent from actors to art directors before hiring them on for bigger projects.

 

"The great thing about our model is that we are able to scale our development business in a way that we don't need money. So hits are great, but we're not dependent on our hits to get something moving, which means we have a lot of flexibility in testing out the future of distribution itself. Everything is on the table," said Frank. 

 

"Stick around and we'll come up with something distinctive enough and you'll call it a hit, whatever that definition is," he said, predicting a future franchise or drama series.

 

Shamberg, also maintained that BFMP's projects will continue to be character — not data — driven.

 

"The unexplored categories of emotional content or identity-based content that have traditionally been underserved in media and represent a massive opportunity," said Frank. He noted videos on shyness, introversion and people who prefer to play Scrabble rather than party that have been particular hits.

 

"Identities have a lot of power to them, and we are using data to refine our lens on culture to identify topic buckets or genre buckets that can yield a lot of interest and affinity."

 

Added Shamberg: "Data is not quantitative, it's qualitative. If you know why people like something, that's more valuable than how many people like it."

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MIPTV: NBCUniversal to Produce U.S. Procedurals With German, French Partners

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NBCUniversal International Television Production has struck a groundbreaking deal with German and French TV networks to develop, finance and produce U.

 

NBCUniversal International Television Production has struck a groundbreaking deal with German and French TV networks to develop, finance and produce U.S. procedurals directly for international TV.

 

Under the deal, German free-TV network RTL and France's TF1 will partner with NBCUni's global TV production arm to develop U.S. series. The initial plan sees the financing of two development cycles with a target of producing three series over the next two years.

RTL, TF1 and NBCUni International Television Production will each contribute a third of the financing for each of the series made under the agreement and will share equally in global revenues generated by the shows. RTL and TF1 will hold all rights for their respective territories, while NBCUniversal will license the shows in the rest of the world, including North America.

 

The trio is looking to produce procedurals in the vein of C.S.I. and House – the kind of serialized TV series that are widely popular internationally. In a radical break from the business model of previous studio-backed series, the group will greenlight projects without having a U.S. network on board. The model will bypass pilots and do straight-to-series orders of between 12 and 14 episodes per season for greenlit shows.

 

Michael Edelstein, president of NBCUni International Television Production, said the partnership, announced at international television market MIPTV on Monday, looks to bridge the growing gap between audience demands in the U.S. and internationally. Procedural shows, with case-of-the-week-style plots that are wrapped up each episode, have become rarer in the U.S. with the rise of serialized shows such as The Walking Dead and Downton Abbey, which have overarching storylines across multiple episodes.

 

But procedurals are still dominant internationally, particularly on the big free-to-air networks in Europe. Global demand for case-of-the-week series is one reason for the commissioning of shows such as CSI:Cyber and NCIS: New Orleans, new spin-offs of long-running procedural franchises.

 

Speaking to THR, Edelstein said international broadcasters had been complaining for the past few years that fewer and fewer procedurals were getting made.

 

"I compare it to the California drought – every year you're worried it's going to dry up," Edelstein said. "This deal will give our partners a secure pipeline of shows for their schedules that they will have control over."

 

Control is one of the key elements of the deal for TF1 and RTL. As co-owners of the new series, they will have exclusive rights across all platforms in their home territories, something that could prove essential as big on-demand players like Netflix and Amazon extend their reach internationally and compete with over-the-air networks.

"It will give [us] not only the opportunity to produce tailor-made formats for our national markets in Europe but also allows us to secure the entire scope of rights for these programs for all forms of distribution," said RTL production/acquisitions executive Joerg Graf.

 

JoAnn Alfano, executive vp of scripted programming at NBCUni International Television Production, will oversee the day-to-day creative for series developed under the deal. All shows will be written, shot and cast in North America. Production is targeting a spring 2016 start for fall/winter delivery.

"There is an incredible talent pool of procedural writers and producers in the U.S.," Alfano said. "For some time now, they have had few outlets for their ideas. We look forward to working with the wealth of talent that exists in the U.S. and developing the next generation of procedural drama hits."

 

Europe is playing an increasingly important role in the U.S. series business. French production companies Gaumont and EuropaCorp have active U.S. arms, producing series including NBC'sHannibal and Taxi Brooklyn (Gaumont and EuropaCorp, respectively), while French network M6 teamed with TNT and Canada's Movie Network on the reboot of action film series Transporter. Paris-based StudioCanal is rolling out several English-language series at MIPTV this week, including the procedural Crossing Lines, a European-style Criminal Minds, which just started its third season.

 

NBCUni's deal, however, goes further in producing U.S.-based series directly for the international market. It also is the first in which European networks and a U.S. studio will co-create and co-own original U.S. series.

 

“The money RTL and TF1 are putting up for this is substantial, together its the equivalent of what a U.S. sale would be,” said Edelstein. “It only makes sense for them to participate in the upside. It's a experiment, but if the model works, all the partners want to continue with it."

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MIPTV: Vice News to Launch Daily Shortform Program for Mobile

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A year after announcing Vice News at MIPTV, the media company will launch a daily shortform news program for mobile, said global head of content Alex Miller at the media company’s digital front presentation at MIPTV Wednesday.

 

He emphasized the company’s recently-announced content deal with HBO to produce a nightly newscast aimed at millennials, as well as push content across multiple platforms.

 

“Vice is uniquely positioned to be able to run content across all screens and as such we are also announcing that we are starting a daily shortform show for mobile only,” he said.

 

The HBO program will also roll out globally and not be U.S.-centric, added chief creative officerEddy Moretti. “We create these digital channels that are driven by video, and the video is moving to different platforms, and in News it’s going to HBO in a remarkable way. It’s not an American news show, it’s a global news show. And that’s the really core of what we do,” he said.

 

They also previewed some content from their new channel Broadly, which was announced in February, and the content for its new partnership with concert promoter LiveNation, announced last November.

 

Broadly will focus on communicating issues with millennial women, said publisher Shannon Kelly, who spearheaded the initiative with the company. “If you look at the current landscape of global media there is no platform that talks to women the way they talk to each other that specializes in online video content and especially in the voice and attitude and approach to journalism that we have at Vice,” she said, adding that young women are an underserved market and Vice saw a market opportunity.

 

With LiveNation, Vice will be launching a dozen new half-hour and hour-long franchises, Moretti said. “They will get started online and migrate to other platforms including TV.”

 

Moretti previewed clips from the joint venture, announced in November, including an experimental “live” music video created in collaboration with Spike Jonze that is a template for eight additional videos that will be shot around the world over the summer and folded into a one-hour special to debut later this year.

 

Moretti closed the presentation emphasizing Vice’s foray into feature films. “We are making feature films – we’re not planning on making films, we are not hoping to move towards making films – I’m reading scripts now, we are greenlighitng things now, we are in production in the deserts of California now.”

 

The company will produce at least two films per year for the next three years, under the terms of a co-production, financing and distribution deal with 20th Century Fox.

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TF1 se lance dans la production de séries américaines

TF1 se lance dans la production de séries américaines | (Media & Trend) | Scoop.it

La Une vient de signer un contrat avec l'allemand RTL et le géant américain NBC Universal.


TF1 ne se contente plus seulement de diffuser des séries américaines. Le groupe français et RTL Allemagne ont conclu un accord de partenariat de coproduction internationale avec le géant américain NBC Universal pour en créer.

 

«C'est la première fois que nos partenaires auront la possibilité de contribuer directement à la production de séries américaines avec un studio aux succès reconnus», déclare Michael Edelstein, le patron de NBCU, qui compte de très nombreux succès, comme Dr House ou New York, police judiciaire. Destinés à un large public, les projets seront écrits et tournés en Amérique du Nord, avec une distribution américaine. La production devrait démarrer au printemps 2016, pour une livraison à l'automne ou à l'hiver suivant. Chaque saison devrait comprendre entre 12 et 14 épisodes.

 

En devenant un coproducteur américain, TF1 franchit une nouvelle étape, une dizaine d'années après avoir réussi le pari de relancer la programmation de séries américaines modernes en prime time, débutée avec la franchise des Experts.

 

«Je me réjouis de ce partenariat inédit avec Universal. Fondé sur le partage de compétences entre nos équipes, il nous permettra de proposer des séries encore plus spécifiquement adaptées aux envies des téléspectateurs français», a commenté dans un comuniqué Nonce Paolini, le patron de TF1.

 

La direction du groupe français s'empresse néanmoins de rassurer ses partenaires hexagonaux. «Cette opération n'est pas contre la fiction française, qui a battu la fiction américaine en terme d'audience l'année dernière. Nous avons besoin de fictions françaises», a expliqué Benoît Louvet, directeur général de TF1, présent au MIPTV à Cannes.

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MIPTV: Cinq émissions de téléréalité qui sont allées chercher (trop) loin leur concept

MIPTV: Cinq émissions de téléréalité qui sont allées chercher (trop) loin leur concept | (Media & Trend) | Scoop.it

 

Adam et Eve, la téléréalité de D8 aux candidats nus? Une émission néerlandaise, au départ, et évoquée lors du dernier MIPTV, marché géant de programmes. Cette année, la télé du monde entier n’a pas non plus chômé pour pondre des émissions aux concepts improbables, présentés ce lundi à Cannes par la société d'analyse The Wit. 20 Minutes en a choisi cinq.

 

La plus «Les questions existentielles, oui. Mais nus.» Non, Adam et Eve n’a pas épuisé le stock de téléréalités aux candidats nus. Stripped, lancé en janvier dernier au Danemark, invente un nouveau prétexte pour les déshabiller. Non plus pour qu’ils trouvent l’amour, mais pour qu’ils se trouvent eux-mêmes... Enfin, c’est l’idée. Plus avide que le plus gourmand des huissiers de justice procédant à une saisie, la prod débarque chez quatre jeunes adultes et leur prend tout. Les voilà nus entre quatre murs, à philosopher: mon iPhone ou un slip? Car à chacun des trente jours que dure l’épreuve, ils récupèrent un bien, celui de leur choix. Un aperçu en images par ici. La plus «Coucou le CSA». «Pourquoi. tant. d’alcool». Pourquoi passer une journée infernale de cuite à se poser la question en boucle, en sueur au fond de son lit, quand on peut célébrer les effets de l'ivresse sous les spots d’un plateau télé? Lancé en décembre 2014 en Hongrie, Hangover commence par l’organisation sur Facebook d’une fête bien fournie en alcool. Endormis à l’aube, les jeunes candidats sont réveillés par la production de l’émission au bout de deux heures, et soumis à un alcootest. Les cas les plus désespérés sont considérés… parfaits pour l’expérience. Et la récompense au terme d’une série de challenges particulièrement débiles? Une grosse boîte d’aspirine. Notre CSA en aurait besoin d'une dizaine en cas d'adaptation. 


La plus «Pourquoi se passer des clichés quand ils sont si télégéniques». Quatre jeunes gays partent en trek en Amérique du Sud avec leurs pères qui n’acceptent pas leur homosexualité. Les épreuves rencontrées suffiront-elles à briser le mur d’incompréhension qui les sépare…? Lancé en décembre aux Pays-Bas sur la chaîne de jeunes adultes NPO 3, Father’s Pride réussit à première vue une concentration de clichés assez record, offrant une tribune aux réflexions des pères aussi inattendues que «Deux hommes ensemble, ce n’est pas normal» face à des fils qui forcément crient très fort en apercevant un cafard... Et la destination finale: la Gay Pride de Buenos Aires. Se transformera t-elle en Father's Pride? L’émission se veut comme la continuité de Coming out, explique à 20 Minutes Bertrand Villegas de The Wit: une émission qui permet depuis quatre ans à des jeunes de révéler leur orientation sexuelle à leur famille, animée par le même présentateur militant.  La plus «Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple». Prenez des candidats en binôme. Jetez-les dans les bois au milieu d’obstacles et d’attractions, mais en proposant à l’un d’eux un magnifique costume d’animal sauvage (un lapin, une chouette, un canard), aussi encombrant qu’une mascotte, et au travers duquel il ne peut rien voir. Maintenant faites-le courir à travers les troncs d’arbre. Malgré les efforts de son binôme pour le guider, il s’en prend deux sur trois [vidéo], et ça suffit à rendre le présentateur de Wild Things, lancé en mars en Grande-Bretagne, hilare.


La plus «Une vie privée, pourquoi faire?». La naissance est dans quelques heures, les futurs parents attendent en salle d’accouchement, fébriles et fatigués, quand soudain… la télé. Il en faut apparemment plus pour effrayer la présentatrice surexcitée de Labor Games - attendu ce mois de mai aux Etats-Unis – ravie de s’inviter au pire moment pour faire gagner des cadeaux aux parents, en déployant dès leur accord obtenu (A «Là, tout de suite ?», elle répond «Vous avez autre chose à faire?») un écran, des néons et trois cameramen pour refaire une beauté à la chambre d’hôpital. «Un moyen facile de placer des produits sponsorisés, des couches, par exemple», note The Wit. Pour une «baby shower» last minute et un brin imposée. 
 
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A+E Networks unveils new format slate during MIP TV

A+E Networks unveils new format slate during MIP TV | (Media & Trend) | Scoop.it
A+E Networks launches a new slate of lifestyle and social experiment formats at MIP-TV 2015.

 

 

“A+E Networks is dedicated to offering formats that are fresh, repeatable and capable of delivering ratings for our broadcaster partners,” said Ellen Lovejoy, VP, International Content Sales, A+E Networks.

 

“Our MIP TV slate features formats based on programs with proven track records and innovative concepts that will resonate worldwide.”

Leading the slate are two formats in the tiny home space, Tiny House Hunting (Primetime 1 hour) and Tiny House Nation (Primetime 1 hour). Tiny House Hunting follows realtors as they help a pair of tiny-home seekers find the perfect existing mini space. Tiny House Nation features renovation experts who showcase ingenious small homes. Both series air on FYI in the US.

 

Outback Nation (Primetime 1 hour) features host Jamie Durie who defines the terms credible, talented and yes, “swashbuckler,” in the landscape transformation world. This charismatic Aussie knows how to turn desiccated, boring backyards into fantastical escapes filled with amazing flora, fauna and playhouses for kids and adults alike. Jamie’s trademark approach is to embed in wildly overgrown backyards and literally camp out to experience the heartbeat and mood swings of the terrain firsthand. The couple that has requested his help must also live in the backyard jungle with Jamie, immersing themselves in their own private wilderness before tackling the transformation with him. Amazing design and backyard structure will emerge in every episode of Outback Nation. The series airs on FYI in the US.

 

Arranged (Primetime 1 hour) follows modern-American singles from across the country, whose cultural traditions include an arranged marriage, as they are united in matrimony by their families. From a young Romani gypsy couple in New York City, to a southern couple from the Bible belt, to a couple raised by traditional Eastern Indian parents living in Los Angeles – these brides and grooms don’t just marry each other, their unions include their entire family. From the lead-up to their weddings, to the several months after the reality of married life sinks in, viewers will follow these couples and find out if they hold the key to a long-lasting marriage by being arranged. Arranged airs on FYI in the US.

 

Finally, Surviving Marriage (Primetime 1 hour), a social experiment that challenges couples on the verge of divorcing to spend five days on an island with no modern conveniences and limited access to food and water. Each episode features a different couple, guided through a series of physical and emotional exercises by clinical psychologist Dr. Colleen Long and family therapist Dr. Tom Kersting. On the last day the partners will decide if they want to stay together or separate. Surviving Marriageairs on A&E Network in the US.

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MIPTV: Pourquoi TF1 veut produire ses propres séries américaines

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A l’occasion du MIPTV de Cannes, TF1, NBCU Television et RTL Deutschland ont annoncé une alliance inédite...

 

 

L’accord est inédit. Conclue entre le groupe TF1, le groupe de télévision allemand RTL Deutschland et le studio américain NBC Universal, l’alliance annoncée lundi dans le cadre du MIPTV devrait permettre, sur deux ans, la production de trois séries américaines, tournés aux Etats-Unis, avec un casting américain. Mais quel est l’intérêt de TF1 là-dedans? Et à quelles nouvelles séries américaines calibrées pour la France faut-il s’attendre?

 

Pour TF1, l'intérêt est d'abord économique, puisque le financement est partagé de façon égalitaire avec RTL Deutschand et NBC Universal, permettant de viser des «budgets américains»: 2 à 3 millions d'euros par épisode. Les recettes obtenues des ventes des séries dans d’autres territoires seront également divisées en trois parts, permettant à TF1 de créer de la valeur.

 

Eviter l’arrêt d’une série jackpot comme «Mentalist»


Mais l'objectif est aussi de créer des séries sur mesure. «Il s’agit d’abord de décider de l’avenir des séries, explique TF1 à 20 Minutes. Sans être tributaire des décisions éditoriales d’un diffuseur américain.» Jusqu’ici, TF1 s’approvisionnait grâce à ces «deals» avec Warner, Sony et Universal, lui donnant le droit de se servir dans les séries produites par les studios, mais toujours après l’achat de la série par une chaîne américaine. TF1 devait donc se plier aux décisions du diffuseur. The Mentalist cartonne sur TF1, mais CBS a décidé que la saison 7 serait la dernière. «L’histoire s’arrête donc là, indépendamment de notre volonté», regrette la chaîne, qui pleure déjà Simon Baker, capable de lui offrir (en octobre 2014) une audience de 10,5 millions de téléspectateurs. Même enjeu avec Dr House, qui s’était achevé en juin 2013 au grand regret de la chaîne.

 

Produire des bonnes vieilles séries procédurales


Aux Etats-Unis, la production de séries épisodiques (où chaque épisode peut se regarder individuellement), et en particulier des procédurales (surtout policières, mais le héros peut aussi être avocat, ou détective) connaît un ralentissement, au profit des séries feuilletonnantes, ancrées dans de nouveaux univers. Dans l'idée qu'un Law and Order (New York, Police Judiciaire), avec ses vingt saisons et ses moult spin-offs, a sans doute largement fait son temps...

 

Or c’est précisément les séries américaines sur lesquelles mise TF1, et dont le public allemand est également friand. Egalement pour une question de grilles de programmes: un épisode avec un crime résolu s'intègre plus facilement. D'où la proposition de NBC Universal de combler le décalage et de permettre aux deux chaînes de créer leurs propres séries procédurales, en les associant de façon inédite à la création, en amont, à travers un comité éditorial. «NBC Universal est très à l’écoute de ce que veut notre public.» Téléspectateurs de TF1, si vous avez des requêtes particulières, des idées de scénario, écrivez donc à TF1 avec Universal en copie. Et pour ceux en overdose de séries procédurales, passez votre chemin.

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Public Sénat : malaise autour de la nomination du PDG

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Une procédure de désignation modifiée à la dernière minute, des candidats aux projets contestés et l’ombre d’Elkabbach qui plane : au sein de la chaîne, l’inquiétude grandit.

 

Qui d’Alexandre Kara, éditorialiste politique sur Europe 1, ou d’Emmanuel Kessler, chef du pôle économie à LCI, sera le futur PDG de Public Sénat ? Fin du suspens ce mercredi aux alentours de 13h. Les deux derniers candidats en lice dans cette course à la présidence doivent en effet être auditionnés ce mercredi en fin de matinée par le Bureau du Sénat. Les 26 membres de ce Bureau procéderont ensuite à un vote à bulletin secret pour départager les deux rivaux. L’heureux élu prendra ses fonctions début juin pour une durée de trois ans.  

"Cette procédure est très étrange", s'étrangle un cadre de la chaîne. Et pour cause. Celle-ci n’était absolument pas au programme. Jusqu’à la semaine dernière, Gérard Larcher, président UMP du Sénat, envisageait en effet de désigner lui-même le futur président de la chaîne. Celui-ci devait simplement proposer un nom - et rien qu’un nom - au Bureau du Sénat, qui devait se contenter d'entériner le choix du patron de la Chambre Haute.


Pourquoi Gérard Larcher a-t-il changé son fusil d’épaule ? Pourquoi ajouter subitement une étape à ce processus de désignation ? L’entourage de Larcher affirme que l’intéressé aurait finalement décidé d'opter pour un mode de désignation "plus collégial" et "plus transparent". Merveilleux. Sauf qu’en 2009, Gérard Larcher, déjà président du Sénat, n’avait pas eu les mêmes scrupules en désignant Gilles Leclerc à la tête de la chaîne. Son successeur, le socialiste Jean-Pierre Bel, président du Sénat de 2011 à 2014, agira exactement de la même manière pour reconduire Gilles Leclerc.   


L'ombre d'Elkabbach sur Public Sénat


Alors pourquoi ce virage à 180 opéré par Larcher ? En coulisses, on murmure que Jean-Pierre Elkabbach ne serait pas étranger à ce revirement de situation. Figure tutélaire de Public Sénat, qu’il a fondé et dirigé de 1999 à 2009, et sur laquelle il anime toujours "Bibliothèque Médicis", Elkabbach suit de très près l’évolution du dossier. Hasard du calendrier sans doute, "JPE" recevait d'ailleurs Gérard Larcher le 7 avril dernier sur Europe 1. Sitôt l’interview terminée, les deux hommes se seraient isolées une petite dizaine de minutes dans le bureau d’Elkabbach. Et bim : ce dernier aurait alors compris que Larcher n’était pas chaud du tout pour nommer « son » candidat, à savoir Emmanuel Kessler, à la tête de la chaîne. Les deux hommes auraient ensuite eu une sérieuse explication. Histoire de se donner un peu d’air, Larcher aurait alors eu cette idée lumineuse : surtout ne pas prendre la décision seul, mais plutôt recourir à un vote du bureau du Sénat. Cette hypothèse est notamment avancée par nos confrères de "Médiapart". 

L’entourage de Gérard Larcher confirme à "TéléObs" plusieurs points. 
1. Gérard Larcher a bien décidé "en milieu de semaine dernière" de changer de mode de désignation du président du Public Sénat. 2. Larcher et Elkabbach ont bien eu une discussion en aparté le 7 avril dernier dans les locaux d’Europe 1. Mais il n'y aurait pas eu la moindre altercation.  3. L'entourage de Larcher tient par ailleurs à préciser : "Imaginer Gérard Larcher sous l’influence totale de Jean-Pierre Elkabbach, c’est mal connaître le bonhomme".


"Le climat est malsain"


Il n’empêche. "Une procédure changée à la dernière seconde, l'ombre d'Elkabbach qui plane : le climat est malsain", rapporte un reporter de Public Sénat. D'autant qu'une partie de la soixantaine de salariés de la chaîne reste par ailleurs circonspect quant à la nature des projets proposés par Alexandre Kara et Emmanuel Kessler. Des projets très tournés vers l'info. Le premier, lors d'une première audition le 26 mars dernier, avait ainsi affiché son intention de "casser l’antenne quand l’actualité l’exige". Quand le second plaidait pour "plus d’info", "moins de documentaires", et militait pour un "renforcement de la session d'info de 22h".

Dans une missive adressée le 3 avril à Isabelle Debré, vice-présidente du Séna et présidente de la délégation chargée de la communication et de Public Sénat des représentants du personnel de la chaîne ont fait part de leur vive inquiétude. Rappelant, au passage, "l'esprit de la chaîne" : "Un regard distancié sur la chose politique, qui préfère le temps long et l’analyse, le décryptage". "Nous ne devons pas devenir une nouvelle chaîne d’info en continu", ont-ils rappelé.  "Nous n’avons pas les moyens humains et financiers de faire la course avec BFMTV", s'agace aujourd'hui un cadre de la chaîne. Et le vrai problème, c'est qu'aucun des candidats n'a de vision réaliste de la chaîne. Et personne ne s'interroge sur son identité".  


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