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Time Warner profit falls 11% on bad 'Luck' while revenue climbs

Time Warner profit falls 11% on bad 'Luck' while revenue climbs | (Media & Trend) | Scoop.it
The cancellation of HBO's "Luck" and the closing of a TV channel in India put a damper on an otherwise solid first quarter for media giant Time Warner Inc.
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L'américain NBC News prend 25% du capital d'Euronews

L'américain NBC News prend 25% du capital d'Euronews | (Media & Trend) | Scoop.it

L'entrée de la chaîne américaine NBC News au capital d'Euronews doit obtenir le vote de l'Assemblée générale des actionnaires de la chaîne d'information paneuropéenne pour être officialisée.


Annoncée en novembre 2016, l'entrée de la chaîne américaine NBC News au capital de la chaîne d'information paneuropéenne Euronews se précise. Avant qu'un accord ne soit officiellement conclu, il fallait tout d'abord s'assurer du soutien de la Commission européenne, premier client d'Euronews, et obtenir le vote de l'Assemblée générale des actionnaires de la chaîne, installée à Lyon et dirigée par Michael Peters.


Un accord-cadre vient d'être conclu pour 4 ans avec Bruxelles qui permet de maintenir les contrats signés avec les instances européennes et qui rapportent 24 millions d'euros par an au budget d'Euronews. Un apport essentiel pour une chaîne dont le chiffre d'affaires total s'élève à 75 millions d'euros.


Une fois ce point acquis, Euronews fera valider par son assemblée générale fin février un projet de double augmentation de capital. La première sera réservée à NBC News qui apportera 30 millions de dollars (28,5 millions d'euros) pour acquérir 25% du capital d'Euronews. Une deuxième augmentation de capital sera ouverte à tous les autres actionnaires dont le premier d'entre eux, Naguib Sawiris, l'homme d'affaires égyptien qui détient 53 % du capital actuel. Il devrait y souscrire afin de maintenir sa participation au-dessus des 50%. Les autres actionnaires, principalement les groupes audiovisuels publics européens comme France Télévisions, la RAI ou la télévision turque souscriront ou non.


L'entrée de NBC News au capital d'Euronews est une bonne nouvelle pour la chaîne paneuropéenne qui est dans une situation délicate. C'est une bonne nouvelle aussi pour son actionnaire principal. Il y a deux ans, Naguib Sawiris avait investi 35 millions d'euros pour prendre la majorité de la chaîne qui était valorisée à 66 millions d'euros. Aujourd'hui, elle vaut 115 millions, soit pratiquement le double.


Pour NBC News, le puissant network américain filiale de Comcast, c'est la première étape d'une implantation de sa filiale NBC News International à l'étranger. Deborah Turness prend la direction de NBC News International et va se consacrer, dans un premier temps, au développement de l'alliance avec la chaîne rebaptisée Euronews-NBC. À terme, NBC News International a vocation à étendre son implantation internationale pour rivaliser avec les chaînes d'info mondiales CNN International, BBC World, France 24, al-Jazeera.


Grâce à cette alliance, Euronews-NBC va changer de dimension. Actuellement, cette chaîne forte de 550 journalistes diffuse des images commentées en 13 langues différentes. Mais elle ne produit que peu de programmes propres. L'apport de NBC News sera donc structurant. La chaîne américaine apportera ses propres images, ses propres reportages et surtout ses talk-shows, directement inspirés de ceux qui font la réputation de la chaîne aux États-Unis comme le «The Tonight Show de Jimmy Fallon», «Today» ou encore «Meet The Press» et «Late Night». Certains talk-shows pourront être adaptés à partir de Bruxelles, ce qui renforcera la mission d'intérêt général paneuropéen d'Euronews.


Pour l'instant, Africanews, la filiale africaine d'Euronews, lancée au printemps 2016, n'est pas concernée par l'accord avec NBC News. Quelque mois après son lancement elle touche déjà 2,3 millions de personnes par semaine dans 7 pays africains.

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La télévision plonge dans la réalité virtuelle

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TF1 lance une appli où ses grands programmes, à commencer par «The Voice», seront déclinés.


Se retournera, se retournera pas? Les candidats de «The Voice», qui auditionnent à l'aveugle, restent suspendus à la décision des jurés du télé-crochet. Un fauteuil retourné, et c'est l'assurance de poursuivre la compétition. Cette mécanique bien rodée va connaître une petite évolution pour le lancement de la saison 6, ce samedi soir sur TF1. Désormais, les téléspectateurs vont pouvoir comprendre ce que vivent les jurés (Zazie, Florent Pagny, Mika, M. Pokora) durant les phases d'audition à l'aveugle. Eux aussi pourront écouter les candidats du prime time, dos à eux, et décider ou non de buzzer pour faire tourner leur fauteuil. Matériel requis: un smartphone, un casque de réalité virtuelle et la nouvelle application MyTF1 VR.


«Toutes les auditions de “The Voice” ont été filmées avec des caméras à 360°. Nous avons ajouté en postproduction le fauteuil et le buzzer pour reproduire au plus près l'expérience du jury», explique Olivier Ou Ramdane, directeur des nouveaux business de TF1. Le contenu «The Voice» sera mis à jour chaque semaine, en parallèle de la diffusion télé des auditions, sur l'application gratuite dédiée à la réalité virtuelle de la chaîne. Cette dernière est sortie le 15 février sur Android et iOS et a vocation à accueillir tous les contenus en réalité virtuelle produits par le groupe. S'y trouvent actuellement des reportages réalisé par LCI ou des expériences comme «Montez à bord d'une Formule 1» ou «Exploration de la pyramide de Khêops». Des fictions créées spécialement pour les casques de réalité virtuelle arriveront prochainement. La première d'entre elles sera Sergent James, un court-métrage de 7 minutes dont TF1 a acheté les droits pour la France. «Nous pouvons acheter des droits ou être coproducteurs de fictions en réalité virtuelle pour lesquelles nous avons un coup de cœur», indique Olivier Ou Ramdane.


Séries interactives


Les programmes événementiels de TF1, comme «The Voice», ont aussi vocation à être déclinés sur cette application. «C'est une autre manière de consommer et de faire rayonner nos contenus premium. Et arrimer la réalité virtuelle à une marque antenne très forte est aussi une manière de tirer le marché et les usages», poursuit Olivier Ou Ramdane. Environ 350.000 casques ont été vendus en France en 2016, qui, pour une très grande partie, fonctionnent avec un smartphone. Le parc devrait atteindre le million l'an prochain. Mais pour attirer les consommateurs, les casques doivent proposer des contenus de qualité et fréquemment renouvelés. «Les contenus arrivent», note-t-on chez TF1, dont l'application pourrait devenir le réceptable de certaines de ces créations.


Les derniers festivals audiovisuels, comme le Fipa ou Sundance, ont démontré un véritable foisonnement créatif chez les réalisateurs de fictions ou de documentaires. Arte est actuellement la chaîne française qui soutient le plus ces productions en les diffusant sur son application Arte 360. De l'autre côté de l'Atlantique, les groupes télévisuels ne manquent pas non plus d'idées. En septembre, SyFy a sorti la série digitale Halcyon, dont cinq des quinze épisodes sont pensés pour les casques Gear VR et Oculus Rift. La saison complète est vendue 10 dollars. HBO a créé une expérience haut de gamme pour sa série événement Westworld. Équipé d'un casque HTC Vive (900 euros), le spectateur peut visiter le parc d'attractions de la série et vivre un scénario inédit dont il est le héros. Cette expérience est pour le moment réservée aux festivals professionnels.


Prochaine étape: la monétisation. Entre le sponsoring, le placement produit ou le brand content, les possibilités sont nombreuses pour les annonceurs. «Lorsque vous êtes plongé dans la réalité virtuelle, plus rien n'existe autour de vous… c'est une expérience beaucoup plus engageante qu'un second écran», note Olivier Ou Ramdane.


La réalité virtuelle nominée aux Oscars


C'était l'une des surprises de la liste des nominations aux Oscars. Pearl, un film produit pour les casques de réalité virtuelle, a été nominé dans la catégorie meilleur court-métrage d'animation de la prestigieuse institution américaine. Ce dessin animé de cinq minutes raconte l'histoire d'un père et de sa fille vu au travers de l'habitacle de leur voiture, au fil des années. Réalisé par Patrick Osborne, venu de chez Disney, Pearlest visionnable sur tous les casques via l'application de YouTube. Et pour cause: le film a été produit par Google Spotlight Stories, la division de Google dédiée à la création de contenus en réalité virtuelle.


Cette nomination marque le début de la reconnaissance pour les fictions en réalité virtuelle, qui souhaitent utiliser cette technologie pour renforcer les émotions du spectateur. La réalité virtuelle pourrait un jour avoir sa propre catégorie aux Oscars. En attendant, Pearl repartira peut-être avec une statuette le 28 février prochain.

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En 2017, TF1 met l'accent sur sa marge

En 2017, TF1 met l'accent sur sa marge | (Media & Trend) | Scoop.it

Le groupe audiovisuel table sur une marge opérationnelle à deux chiffres à l'horizon 2019. Il veut booster sa production en interne et espère une rémunération de son signal par les opérateurs. 


« Rentabilité ». C'était l'un des maîtres mot des dirigeants de TF1, pour la présentation de ses résultats annuels et surtout de ses perspectives. Pour la première fois depuis des années, le groupe audiovisuel a donné au marché un objectif de marge : une marge opérationnelle courante à deux chiffres en 2019, à comparer avec une marge de 6,3 % en 2016. Les investisseurs ont applaudi, d'autant que le résultat du quatrième trimestre était meilleur que prévu : le titre a bondi de 5,79 % (+11 % en séance). « C'est appréciable d'avoir un objectif, qui est a priori atteignable. Malgré cela, TF1 continuera d'avoir l'une des plus faibles marges parmi les diffuseurs européens, loin derrière M6 ( autour de 16 %) », souligne Jean-Baptiste Sergeant, analyste chez Mainfirst. 


Dans une stratégie « multichaînes, multimédias et multimétiers », cette course à la rentabilité passe par une meilleure maîtrise des coûts, en maintenant le coût annuel des programmes (hors événements sportifs) à 980 millions d'euros pour les 5 chaînes gratuites du groupe, à comparer à 960,5 millions en 2016 (en excluant l'Euro de football). Et, hors coûts des programmes, TF1 prévoit des économies récurrentes de 25 à 30 millions d'euros dès cette année (comme il l'avait annoncé il y a quelques mois), qui passeront par des réorganisations, des optimisations sur des achats ou une plus grande digitalisation de l'entreprise. 


Pour la chaîne star TF1, dont l'audience s'est effritée en 2016, « on est peut-être moins obsédés par la puissance à tout prix », a dit Gilles Pélisson, le PDG. Ainsi, les gros investissements seront mieux ciblés sur les moments clefs de la télévision. Par exemple, en access, Ara Aprikian, le numéro deux de TF1, a annoncé pour fin février ce qu'il appelle « le plus grand jeu de l'histoire de la télévision » : « The Wall ». Parallèlement, des efforts seront aussi faits pour booster les revenus. A titre d'illustration, dans la fiction, afin de mieux amortir ses programmes, TF1 veut continuer à proposer des multidiffusions sur ses différentes antennes et également le digital -notamment en payant, pour suivre l'essor du « binge watching » (le fait de voir plusieurs épisodes d'affilée). 


TF1 poursuit également le développement de ses « petites » chaînes, conforté par la progression de TMC depuis son repositionnement et l'arrivée de Yann Barthès. L'un des autres grands axes de TF1 pour cette année et les années futures est de parvenir à une moindre dépendance vis-à-vis de la publicité. Ainsi, les « activités hors publicité des chaînes gratuites » doivent représenter un tiers du chiffre d'affaires consolidé en 2019, contre un peu moins de 30 % aujourd'hui. Cela passe notamment par un développement du numérique et de Newen, la société de production dont il avait annoncé l'acquisition (à l'époque très contestée) fin 2015. Plus globalement, afin de mieux pouvoir maîtriser ses droits, le groupe veut produire davantage en interne. Il espère ainsi aller au maximum de sa part dite « dépendante », à 26 % . 


La piste des « telcos »


Autre piste de revenu complémentaire : TF1 négocie un accord avec les opérateurs télécoms pour faire payer son signal. Le groupe n'a pas communiqué sur les recettes attendues, mais certains évoquent 100 millions d'euros. « Nous sommes déterminés », a prévenu Régis Ravanas, directeur diversification, indiquant que cela pourrait aller jusqu'à couper le signal TF1 s'il le faut.La présentation des résultats 2016 est passée au second plan pour les marchés. Le résultat net a chuté de 58,2 %, à 41,7 millions. Le chiffre d'affaires a progressé de 2,9 %. 


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De plus en plus de médias réfléchissent à des abonnements numériques sans pub

De plus en plus de médias réfléchissent à des abonnements numériques sans pub | (Media & Trend) | Scoop.it

Plusieurs médias à l’instar du New York Times et du Wall Street Journal envisagent de proposer à leurs lecteurs des abonnements numériques offrant la possibilité de faire disparaître toutes les publicités. 


Pire qu'une impression de "déjà-vu", un sentiment de "déjà-payé" gagne les lecteurs de la presse sur Internet. Ainsi, celui qui souscrit à un abonnement doit-il être soumis à la publicité, au même titre qu'un non-abonné ? D'autant que les Netflix, Spotify ou Amazon , ont fait du système de l'abonnement sans publicité un modèle. 


Proposer à des utilisateurs de s'abonner à un site pour naviguer sur une version sans publicité fait donc son chemin. Si bien que "ad-free" devient un anglicisme tendance à placer dans les débats marketing. 


En juin 2016 lors du festival de publicité "Cannes Lions", le New York Times annonçait le lancement d'une telle offre . Plus tard, en octobre, c'est le magazine culturel The Atlantic qui lançait une nouvelle option d'abonnement numérique sans publicité à 3,99 dollars par mois ou 39,99 dollars l'année, plus cher que son abonnement avec publicité. Cette année, le Wall Street Journal demande l'avis de ses lecteurs sur ce modèle, selon le site Digiday. 


Plus d'argent venant des lecteurs


Cette pléthore d'initiatives de la part de grands médias répond à des tendances précises : engranger d'abord plus de revenus en provenance des lecteurs quand les revenus publicitaires numériques ne connaissent pas une croissance assez rapide pour compenser la baisse des annonces print, plus rémunératrices. Au New York Times, les recettes digitales ne pèsent qu'un peu plus d'un tiers du total des recettes publicitaires globales.


Dans le cas du Wall Street Journal, l'affaire est d'autant plus importante que le quotidien a tiré plus d'argent des abonnements que de la publicité au cours de son dernier exercice. Le quotidien économique américain profite ainsi de son environnement très fermé et d'une certaine frilosité sur les espaces où les possibilités de monétisation ne sont pas claires. Le "paywall" du journal - l'invitation à l'abonnement après quelques articles proposés gratuitement - est savamment entretenu afin de ne pas perdre cette spécificité dans le milieu médiatique. 


Pour les autres médias également, un tel modèle semble aussi intéressant car il implique une publicité moins intrusive. "C'est un sujet qu'il faut considérer dans la mesure où les parts de marché publicitaires s'étiolent un peu. Il faut trouver d'autres sources de revenus et se focaliser sur les revenus BtoC", estime Caroline Roch, responsable marketing digital chez Ringier Axel Springer .


BtoC ? Comprendre du Business aux clients. Et c'est dans le "C", qu'il y a comme un problème : selon une étude Meeker réalisée auprès de 3.200 internautes, 82% déclarait envisager d'utiliser des bloqueurs de publicité. Et 62% disaient être contrariés par des les annonces pre-roll (message publicitaire avant la visualisation d'une vidéo par exemple). "La tentation est de bloquer les personnes qui utilisent les adblocks et qui ne vont de toute façon pas répondre aux annonces", déclarait le rédacteur en chef du site tech américain ARS technica Ken Fisher dans le New York Times . 


Expérimentation chez Google


Dans leur offensive contre les adblocks, les éditeurs veulent ainsi offrir une nouvelle alternative aux publiphobes : payez pour un site dépourvu d'annonces ou partez. "Je pense que tout le monde devrait se concentrer sur l'aspect éducatif et donner aux gens la possibilité de payer pour une expérience ad-free", ajoutait Ken Fisher. "C'est une façon de proposer une alternative sans entrer dans une guerre. Cela permet aussi à l'utilisateur de comprendre qu'il faut bien que les médias trouvent des sources de revenus", confirme Caroline Roch. 


En 2014, le tout-puissant Google avait même déjà tenté un partenariat avec des sites comme Urban Dictionary ou Mashable, pour permettre à l'internaute de surfer sur un site dépourvu de publicité en échange de quelques sous. A l'époque, la plate-forme vidéo Ebuzzing avait estimé que le coût pour naviguer sur l'ensemble du web sans publicité était de 140 livres (164 euros) par an et 98% des Britanniques disaient ne pas être disposés à payer cette somme. 


Tout le monde ne peut se prévaloir du modèle 


En France, de nombreux sites surfent sur le modèle du sans publicité à l'image de pure-players comme les Jours et Mediapart. D'autres proposent une version Zen comme Le Monde, pour une lecture plus confortable. Mais l'abonnement "sans publicité" reste théorique voire quasi-romanesque en France. Cependant, au Syndicat des régies Internet, on confirme que la réflexion existe bien : "C'est un modèle qui s'inscrit dans la mouvance d'une reconquête de l'électorat". Et de préciser que tout le monde ne pourrait pas se prévaloir du modèle. 


En fait, l'hybride semble avoir plus de pertinence pour les médias offrant un contenu "à valeur ajouté" : "C'est un modèle qui fonctionne plutôt sur les "quality papers"", estime Caroline Roch qui gère notamment le marketing digital du quotidien Suisse Le Temps. "Les sites basés sur des contenus top 10 ne pourront que difficilement avoir une audience payante en BtoC. Ce sont des sites qui vont plutôt dans le sens de volumes publicitaires", explique-t-elle. 


Mais même ceux qui pourraient se lancer dans l'idée préfèrent des modèles "freemium" ou des "paywall", donnant accès à tous les articles sans retirer les annonces. Quant au sentiment de payer deux fois, il ne semble pas forcément pertinent selon Caroline Roch : "Est-ce que l'abonné au papier se pose la question ? Il faut rapporter tout cela à l'essence du journalisme. On vend à la fois des journaux avec de la publicité en kiosque et sur abonnement. On ne fait pas deux journaux différents..." 


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Le placement de produit va être assoupli

Le placement de produit va être assoupli | (Media & Trend) | Scoop.it

La Commission prévoit de supprimer certaines des contraintes qui s'appliquent en matière de placement de produits, notamment en levant l'interdiction pour « mise en avant de manière injustifiée », dont le flou fait polémique et gèle le marché. Aujourd'hui, le placement de produit ne représente en Europe que 0,1 % du total des revenus publicitaires, contre 5 % aux Etats-Unis, qui sont dotés d'une réglementation ultra-souple dans ce domaine. Le projet, bien accueilli au Parlement, maintient des garde-fous : les programmes recourant au placement de produits devront l'indiquer au générique et ne devront pas inciter directement à l'achat des produits ou services placés. Le placement de produit restera interdit dans les programmes pour enfants. 

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France 2 arrête Actuality

France 2 arrête Actuality | (Media & Trend) | Scoop.it

En panne d'audience, l'émission d'actualités présentée par Thomas Thouroude sera remplacée par un jeu présenté par Sidonie Bonnec et Olivier Minne.


Selon nos informations, France 2 a décidé de stopper AcTualiTy, à l'antenne tous les jours de la semaine un peu avant 18 heures depuis septembre 2016. L'émission présentée par Thomas Thouroude et produite par Elephant & Cie s'arrêtera le 6 mars. Malgré plusieurs ajustements opérés, notamment l'arrivée à l'antenne de l'ancienne ministre Roselyne Bachelot comme chroniqueuse, la faiblesse des audiences enregistrées, autour de 550.000 téléspectateurs au maximum, a décidé la direction de la chaîne publique. Thomas Thouroude, un ancien de Canal+ recruté par France Télévisions, devrait rester une figure emblématique des programmes pour France Télévisions.

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Les abonnés Canal+ ou Netflix pourront se connecter partout dans l'UE

Les abonnés Canal+ ou Netflix pourront se connecter partout dans l'UE | (Media & Trend) | Scoop.it

La Commission européenne a annoncé qu'elle avait résolu un problème de taille pour les abonnés à un service proposant des contenus en ligne : l'impossibilité de se connecter à l'étranger, à l'intérieur de l'UE.


Les Européens abonnés à un service proposant des contenus en ligne comme Netflix, Canal+ ou Deezer pourront continuer à accéder à ce contenu quand ils voyagent dans l'UE, a-t-on appris mercredi auprès de la Commission européenne. «Toute personne qui a souscrit un abonnement pour suivre sa série préférée, écouter de la musique ou assister à des manifestations sportives à domicile pourra en faire autant lorsqu'elle voyagera en Europe», s'est félicité Andrus Ansip, vice-président de la Commission, en charge du marché unique numérique.


La plupart des contenus en ligne comme ceux de Netflix pour la vidéo, Canal+ pour la télévision ou Deezer pour la musique sont aujourd'hui inaccessibles quand un abonné se rend même temporairement à l'étranger, du fait d'une technique dite de géoblocage destinée à protéger le droit d'auteur. Le Parlement européen, les Etats membres et la Commission européenne sont parvenus à une position commune mardi soir afin de lever cet obstacle pour les voyageurs dans l'UE, à partir de 2018, selon le communiqué.


Concrètement, un résident français qui aurait souscrit un abonnement à Canal+ pourra continuer à voir pendant ses vacances à l'étranger ou ses voyages d'affaires ses séries à la demande dans les autres pays de l'UE, mais aussi à regarder les matchs de football en direct.


La «portabilité transfrontière» souhaitée par les usagers


Les fournisseurs de services devront vérifier le pays de résidence de l'abonné par le contrôle des détails de facturation, l'existence d'un contrat internet ou la vérification de l'adresse IP, afin d'éviter les abus. Le texte doit cependant être encore confirmé par le Conseil de l'UE et le Parlement européen. Les services qui fournissent gratuitement leur contenu, comme certaines chaînes de télévision ou les radios publiques, «pourront choisir de proposer également la portabilité à leurs abonnés», ajoute la Commission.


Selon une étude de 2015 citée dans le communiqué, un Européen sur trois «souhaitait disposer de la portabilité transfrontière», proportion qui monte à un sur deux pour les 15-39 ans. «La possibilité d'accéder à des services de contenu en ligne en voyage sera encore plus appréciée à partir du 15 juin 2017», date à laquelle l'UE a prévu de mettre fin aux frais d'itinérance, ce qui permettra aux Européens de bénéficier d'internet sur mobile au tarif national dans toute l'UE.



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Hollywood, nouvel instrument du «soft power» chinois

Hollywood, nouvel instrument du «soft power» chinois | (Media & Trend) | Scoop.it

La mainmise de l'empire du Milieu sur l'industrie cinématographique américaine s'accélère. Au point de soulever des inquiétudes chez les parlementaires.


À ce rythme, James Bond et Captain America passeront bientôt sous pavillon chinois tandis que Tom Cruise devisera en mandarin. Depuis quelques années, l'empire du Milieu a amorcé une sérieuse OPA sur Hollywood. Il y pousse ses pions à grande vitesse et sans complexe. À la manœuvre, les tycoons du pays, dont la croissance exponentielle a généré des montagnes de cash à réinvestir. Piloté par Jack Ma, le géant du e-commerce Alibaba a fait son entrée au capital d'Amblin, la société de Steven Spielberg, et finance par ailleurs des blockbusters comme Mission impossibleou Star Trek. De son côté, Wang Jianlin, le PDG du conglomérat immobilier Wanda, vient de débourser un milliard de dollars pour s'emparer de Dick Clark Productions, organisateur de la cérémonie des Golden Globes, après s'être offert le studio Legendary, producteur de Batman,Jurassic Worldou Godzillapour 3,5 milliards de dollars et avoir amorcé un rapprochement avec Sony Pictures. En 2012, il s'était déjà fait remarquer en rachetant pour 2,6 milliards la chaîne de cinémas AMC. Et ce n'est sans doute qu'un début. L'homme le plus riche d'Asie se verrait bien faire main basse sur une prestigieuse major hollywoodienne: Disney, Fox, Warner, Paramount, Universal ou Sony Pictures. «Si l'un des Big Six était disposé à se vendre à nous, nous serions intéressés», indiquait l'été dernier le mogul.


Droit de regard sur les scénarios


Au-delà de la stratégie d'investissement industriel, ces partenariats permettent à la Chine de faire coup double. S'approprier des techniques et un savoir-faire unique pour produire un jour directement des blockbusters d'envergure internationale. Et s'offrir un droit de regard sur les scénarios et les castings des films. En somme, la Chine est en train de transformer Hollywood en instrument de «soft power» au service de ses idées.


L'empire du Milieu a déjà commencé à dicter ses nouvelles règles du jeu. Depuis quelque temps, les histoires se sinisent et les producteurs n'hésitent pas à modifier la trame d'un film pour s'adapter au marché asiatique. Columbia a remanié le scénario de Pixelsafin que les envahisseurs détruisent le Taj Mahal et non la Grande Muraille. Disney a proposé une version spécifique d'Iron Man 3avec des acteurs chinois. Dans le dernier Ridley Scott, Seul sur Mars, le héros américain est sauvé grâce à l'intervention de l'agence spatiale chinoise. En attendant d'exporter elle-même sa production, la Chine s'immisce directement au cœur des superproductions hollywoodiennes pour présenter le pays sous son meilleur jour et exporter ses valeurs. Dans une interview donnée au Hollywood Reporteren novembre, Wang Jianlin regrettait que «la production de films grand public soit monopolisée» par les Américains. Tout est dit sur les ambitions. Et, dans cette guerre culturelle «douce», la Chine dispose d'un atout maître. Elle devrait devenir en 2019 le premier marché mondial en valeur du cinéma, selon PwC. Alors que l'activité stagne aux États-Unis, l'empire du Milieu constitue donc pour Hollywood un relais de croissance incontournable. Un puissant levier que la Chine ne se prive pas d'actionner pour imposer ses vues dans les scénarios.


Aux États-Unis, cette déferlante de capitaux chinois dans le secteur de l'entertainment a fini par inquiéter la sphère politique. En septembre dernier, seize membres de la Chambre des représentants ont ainsi saisi l'Administration. Dans un courrier adressé au directeur de l'Office gouvernemental des comptes, ils tirent la sonnette d'alarme et réclament une évaluation des acquisitions chinoises de sociétés américaines avec les mêmes critères que ceux utilisés lorsqu'il s'agit de la sécurité nationale. Pointant directement Wanda, les parlementaires estiment que ses récentes emplettes «soulèvent des inquiétudes concernant les efforts de la Chine pour censurer les sujets et étendre le contrôle de la propagande chinoise sur les médias américains». Dans leur ligne de mire, les relations étroites entre Wanda et le régime de Pékin. Ex-colonel de l'armée chinoise, Wang Jianlin n'a jamais caché sa proximité avec le pouvoir en place, dont il est devenu le bras armé du «soft power».


Aventure risquée


La Chine est toutefois encore loin de faire contrepoids à la culture occidentale. «C'est une civilisation très différente. Le public occidental aura du mal à ingurgiter des films 100 % chinois. Et il ne suffit pas, comme dans La Grande Muraille , de mettre une armure chinoise sur une star américaine pour y arriver», estime Jean-Paul Salomé, le président d'Unifrance. En outre, Hollywood n'est pas une fille facile. Beaucoup d'investisseurs étrangers s'y sont cassé les dents. Les Japonais, les Canadiens. Les Français aussi. Le placement du Crédit lyonnais dans la Metro Goldwyn Mayer a viré au film catastrophe. L'aventure de Jean-Marie Messier dans les studios Universal a aussi tourné court. «Hollywood a essoré des centaines de fortunes mondiales. Sa force, c'est son opacité», résume Olivier-René Veillon, professeur au sein du Master médias de l'ESCP Europe. Certes, la Chine veut son nom en haut de l'affiche et ne se contentera pas d'un strapontin. Mais elle pourrait bien trébucher sur le tapis rouge. Hollywood est tout sauf un long boulevard tranquille.



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Newen (TF1) rachète le néerlandais Tuvalu Media Group

Newen (TF1) rachète le néerlandais Tuvalu Media Group | (Media & Trend) | Scoop.it
Le groupe de production audiovisuel Newen (TF1) vient de faire l’acquisition pour un montant non dévoilé d’une participation majoritaire au sein du capital de Tuvalu Media Group, producteur indépendant aux Pays-Bas. Une transaction qui s’est opérée auprès de ses actionnaires historiques (Taco Zimmerman, Duurt Holman and Douwe van der Werf) et du fonds d’investissement hollandais Karmijn Kapitaal. MM. Zimmerman et Van Der Werf conservent une participation minoritaire et continueront à diriger la société. Fondé en 2006, Tuvalu Media Group regroupe notamment les maisons Column Film (fiction), Sparkx (digital) et le MCN Age of Mrachèteedia Network. Il revendique, selon un communiqué, une expertise « particulière en matière de création et de vente de programmes originaux de flux et d’adaptation de formats étrangers sur son marché domestique ». A son palmarès figurent des programmes tels que « The First Years », « My New Home », « Maestro (format BBC) » ou encore « Cover Me ». Pour sa part, à l’international, le groupe Newen est présent en Allemagne, Espagne et Canada.
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Séries télé : la montée en puissance des « Showrunners »

Séries télé : la montée en puissance des « Showrunners » | (Media & Trend) | Scoop.it

Leur métier : assurer la cohérence d’une fiction et le respect des budgets financiers.Ils ne sont pour l’instant qu’une poignée en France, mais déjà beaucoup aux Etats-Unis.


Intérieur jour d'un grand hôtel parisien. Une petite équipe s'affaire auprès de Sara Giraudeau, alias Marina Loiseau dans « Le Bureau des Légendes ». Eric Rochant vient regarder les images. Tout le monde retient son souffle. Le verdict tombe : il faut reprendre une scène. Le réalisateur et l'équipe s'exécutent. 


Ce « patron » auquel tout le monde obéit religieusement, c'est le « showrunnner » de la célèbre série de Canal +. Showrunner ? Un métier que l'on connaît peu en France. Ils n'y sont en effet qu'une poignée à l'exercer, contrairement aux Etats-Unis où la pratique est beaucoup plus développée. 


A mi-chemin entre auteur principal et producteur, le showrunner supervise la fabrication d'une série, au sens artistique du terme. Même s'il n'y a pas de définition claire, ni de rôle type, c'est en général lui qui dirige le bureau d'écriture, décide du casting, des décors, chapeaute le tournage, puis le montage... 


C'est également lui qui va embaucher le ou les réalisateurs (ou du moins émettre un veto sur le choix). « Le showrunner est le principal interlocuteur des différents intervenants. Le responsable, en quelque sorte », ajoute Clothilde Jamin, scénariste, et co-auteur d'un rapport sur les showrunners pour la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) 


Réservé aux séries longues


Si la nécessité du métier de « patron » pour faire éclore une fiction paraît logique, il ne va pas de soi dans l'Hexagone. « Avoir un showrunner n'a de sens que dans la logique industrielle d'une série longue d'au moins 8 à 10 épisodes par an. Or, elles sont rares en France, où le métier reste très artisanal, souligne Frédéric Krivine, co-producteur du « Village Français », et souvent considéré comme l'un des premier showrunners en France, même s'il ne se définit pas comme tel. 


Les producteurs ont réussi pendant des années à produire des séries qui fonctionnent sans showrunner. Ils ne sont pas très enclins à investir plusieurs dizaines de milliers d'euros pour en embaucher un ou mettre sur pied un bureau d'écriture. D'autant que les séries tricolores longues , même si elles ont un succès d'estime, ne sont pas toujours des cartons d'audience.


Il y a aussi le poids des traditions. « Il n'est pas dans la culture française que les auteurs soient les maîtres à bord. La 'Nouvelle vague' a eu tendance à mettre en avant le réalisateur », rappelle Eric Rochant.


De plus en plus de passerelles entre les métiers


Pourtant, le showrunner - qui d'ailleurs n'apparaît pas comme tel au générique - peut-être un vrai atout : il apporte une cohérence, une unité à une fiction, dans laquelle oeuvrent énormément d'intervenants. « Cela permet de garder des délais serrés, mais aussi de rester dans un budget défini, pour une qualité définie. C'est le showrunner qui en est le garant », reprend Eric Rochant.


« On se donne une marge avec le producteur et on se débrouille pour y parvenir. Quand il n'y a pas de showrunner, le scénariste seul n'est pas toujours très bien briefé sur le budget, d'où souvent des réécritures, des changements qui allongent le temps de production et les coûts. Or, on sait bien que plus un contrôle qualité intervient tôt, moins ça coûte cher », résume Frédéric Krivine.


La fonction de showrunner est en train de se développer en France. Même si certains professionnels ne sont pas showrunners au sens le plus strict du terme, on observe de plus en plus de passerelles entre les métiers, avec par exemple des auteurs-producteurs qui supervisent une partie du tournage..


En outre, avec l'appétit renouvelé des chaînes pour la fiction - à l'image par exemple de France Télévisions, qui vient d'annoncer un grand plan création - le volume de production de séries, bas comparativement à nos voisins européens, devrait grimper. Et, avec lui, les nouveaux modes de production, impliquant des showrunners. « Netflix, Amazon arrivent en France avec leurs standards. Or, si on ne change pas nos habitudes, on ne sera jamais concurrentiel », conclut Eric Rochant. 

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Brut signe avec la régie de France Télévisions

Brut signe avec la régie de France Télévisions | (Media & Trend) | Scoop.it

Le nouveau média vidéo connaît un succès fulgurant sur Facebook et Twitter.


Visionnée 13 millions de fois, la vidéo de Bernie Sanders auditionnant avec férocité les membres de l'Administration Trump a lancé Brut dans le grand bain. Ce nouveau média numérique, créé par Renaud Le Van Kim (producteur de «C dans l'air» ou de «28 Minutes»), Guillaume Lacroix (fondateur de Studio Bagel) et Roger Coste (ex-patron de la régie de Canal +), est parti avec une idée simple: se concentrer sur la production de vidéos courtes diffusées sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter.


En moins de deux mois, il a déjà remporté le pari de la viralité. Sur la page Facebook de Brut, on a pu suivre vendredi l'attentat du Carrousel du Louvre en live ou une petite vidéo ravageuse sur les lacunes en anglais des hommes politiques français. Autant de contenus courts, sous-titrés pour être visionnés sur un mobile en position «mute», mêlant actualité en direct, décryptage, documentaire et humour. Lancé en novembre 2016, Brut revendique déjà 25 millions de vidéos vues en janvier 2017. À ce rythme, Roger Coste estime désormais que l'objectif pour la fin de l'année 2017 est de 50 millions de vidéos vues par mois.


Problème, si les millennials raffolent de ces formats à mi-chemin entre «Quotidien» de Yann Barthès et les vidéos sur YouTube, la monétisation des vidéos a du mal à suivre. C‘est pourquoi Brut vient de signer un accord exclusif avec France Télévisions. C'est la régie du groupe public qui va négocier avec Facebook et Twitter le partage de revenus. Elle poussera aussi les vidéos de Brut sur son site Pluzz, qui va être totalement refondu au mois de mai. C'est elle, enfin, qui va négocier avec les marques des formats de parrainage et de brand content.


«Nous allons nous concentrer sur la production de contenus et créer de nouvelles verticales afin de maximiser l'audience», explique Renaud Le Van Kim. Ainsi, Brut a lancé une verticale sport et e-sport et une verticale US destinée aux marchés américain et anglophones. Le média s'apprête aussi à développer une chaîne d'humour en dénichant des jeunes talents. Guillaume Lacroix, qui avait pris très tôt la vague des MCN sur YouTube avec Studio Bagel, va décliner ce savoir-faire sur Facebook. Une verticale «life style» est aussi en préparation.

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Audiences TV : les grandes chaînes continuent de baisser

Audiences TV : les grandes chaînes continuent de baisser | (Media & Trend) | Scoop.it

Quotidien, sur TMC, dope les audiences du groupe TF1 tandis que le vaisseau mère affiche une baisse de près de 1%. 


TF1 et France 2 ont vu leur audience baisser en janvier 2017, la Une passant sous les 20% et la Deux retombant à son plus bas historique enregistré en octobre 2016, ce qui profite aux petites chaînes à l'instar de C8, selon des chiffres de Médiamétrie publiés aujourd'hui. TF1 affiche ainsi une part d'audience moyenne de 19,7% en janvier (-0,9 point sur un an), devant France 2 qui tombe à 12,3% (-1,3 point) et M6 qui passe sous la barre des 10% à 9,9% (-0,2 point). 


Nouvelles grilles


France 2, plombée notamment par les mauvais scores de l'après-midi, a récemment changé sa grille avec l'émission culinaire "Un chef à l'oreille" dont la première semaine a été un succès d'audience pour la case (480.000 téléspectateurs). 


Les autres chaînes du service public ont connu un mois contrasté, France 3 terminant à 8,8% (-0,3 point) France 5 à 3,7% (stable) et France 4 à 1,9% (stable). Arte a reculé, (-0,3 point à 2,3%), tout comme Canal+ (-1,1 point à 1,2%). 


Les émissions héritées de Canal+ dopent C8 


En revanche C8, la chaîne en clair du groupe Canal+, se hisse à la 5e place des chaînes les plus regardées avec 3,8% (+0,1 point), égalant son record, tirée par "Touche pas à mon poste" (1,55 million de téléspectateurs) et les émissions héritées de Canal+ "Salut les Terriens" (1,18 M de téléspectateurs) ou "La Nouvelle Edition" (300.000 téléspectateurs).


TMC souligne que l'émission "Quotidien" de Yann Barthès enregistre un record en janvier (1,3 million de téléspectateurs en moyenne). Dans le groupe M6, W9 est restée stable (2,6%) et 6ter a grimpé de 0,5 point, à 1,7%. Egalement en forme, RMC Découverte (groupe SFR Media) augmente de 0,5 point (2,1%) et Numéro 23 de 0,4 point (1%). 


Les petites chaînes du groupe TF1 enregistrent ainsi de belles hausses sur le mois : +0,5 point pour TMC à 3,4%, +0,6 point à 1,9% pour HD1 et +0,3 point à 2,1% pour NT1. 


L'effet mondial de handball


Par groupes, c'est toujours le groupe TF1 qui domine les audiences de janvier avec une part d'audience de 27,6% (+1 point). La Une a notamment enregistré sa meilleure audience du mois avec la finale du Mondial de Handball (44% de PDA, 8,7 millions de téléspectateurs), un événement qui a également permis à TMC de battre le record d'audience de la TNT (18,1%, 4,7 millions de téléspectateurs). L'Equipe, avec 1,1% (+0,2 point), égale son record historique.


BFMTV domine largement l'audience des chaînes d'info, avec 2,5% (+0,5 point). iTELE perd 0,4 point à 0,6%, talonnée par LCI qui atteint 0,5%, franceinfo n'est pas mesurée. 


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Patrick Drahi lance sa chaîne d’infos i24 aux Etats-Unis

Patrick Drahi lance sa chaîne d’infos i24 aux Etats-Unis | (Media & Trend) | Scoop.it

Un peu moins de 50 personnes vont être recrutées. Un pari risqué puisque le marché américain de l’info est déjà dense. 


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TF1 menace de couper son signal sur les box Internet

TF1 menace de couper son signal sur les box Internet | (Media & Trend) | Scoop.it

En marge de ses résultats annuels, le groupe de télévision s'est à nouveau dit prêt à cesser sa diffusion sur Internet, le câble et le satellite si les opérateurs refusent de payer pour diffuser ses programmes.



TF1 persiste et signe. Le groupe de télévision a rappelé ce jeudi qu'il tenait à être rémunéré par les opérateurs internet pour voir ses chaînes diffusées sur les box et serait prêt à interrompre son signal en cas d'impasse des négociations, par l'intermédiaire de son directeur général adjoint, Régis Ravanas. «Nous voulons aller jusqu'au bout et si c'est nécessaire aller jusqu'à se passer de la diffusion du signal de TF1 sur certaines plateformes», a prévenu le responsable chargé de la Publicité et de la Diversification au cours d'une conférence sur la stratégie du groupe.


«Il y a vraiment un problème de partage de valeur, que nous voulons rééquilibrer», a-t-il poursuivi en expliquant que la rémunération des chaînes par les fournisseurs d'accès à internet (FAI) était «un mouvement de fond en Europe». «Le signal de TF1 est rémunéré en Belgique par Orange et Altice», maison mère de l'opérateur SFR, a-t-il cité en exemple.


Orange n'envisage pas de payer


Alors que ces négociations durent depuis plusieurs mois sans parvenir au moindre compromis, des opérateurs ont dit leurs réticences face à ce nouveau modèle économique, soulignant que TF1 bénéficiait gratuitement de fréquences de diffusion sur la TNT, au contraire des opérateurs télécoms. Ainsi, l'opérateur Orange indique dans un communiqué qu'il «n'envisage pas de rémunérer la distribution d'une chaîne TNT gratuite mais continue à travailler avec TF1 à la recherche de nouveaux services créateurs de valeur au bénéfice des deux entreprises».


Il estime que «l'interruption de la diffusion de la chaîne TF1 serait négative pour tous les acteurs concernés et avant tout pour les téléspectateurs français». Selon des informations de BFM Business publiées cet été, TF1 voudrait obtenir une centaine de millions d'euros par an pour la diffusion de ses chaînes par les opérateurs, contre quelque 10 millions facturés à présent pour des services de replay.


19 millions de foyers concernés


TF1 est suivi dans son initiative par le groupe de télévision M6 qui souhaite également faire payer la diffusion de ses chaînes gratuites. Les opérateurs, eux, font pour l'instant la sourde oreille, et jugent peu probable que la chaîne mette ses menaces à exécution alors qu'environ 19 millions de foyers en France peuvent accéder à la télévision via internet. Ils soulignent également le caractère hasardeux des comparaisons avec d'autres pays où les modalités des relations entre opérateurs et diffuseurs peuvent être différentes.

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L'e-sport cherche son modèle à la télé

L'e-sport cherche son modèle à la télé | (Media & Trend) | Scoop.it

Une chaîne de télé entièrement dédiée à l'e-sport est lancée au Canada. En France, TF1 songe à une télé-réalité autour de joueurs, qui serait diffusée sur Internet.


Les fans canadiens d'e-sport vont avoir une chaîne de télévision rien que pour eux. Dès cet été, ils pourront souscrire au bouquet Super Channel (10 dollars par mois) pour profiter de programmes exclusifs et de retransmissions des plus grandes compétitions du milieu. Super Channel a profité de l'événement ESports BAR, organisé cette semaine à Cannes, pour annoncer son alliance avec le britannique GINX. Cette société, créée en 2016 par d'anciens d'ITV, a déjà à son arc une autre chaîne e-sport, disponible au Royaume-Uni sur le bouquet Sky Sports.


Un signe du fort intérêt de la télévision pour ce nouveau loisir prisé des jeunes, qu'ils consomment massivement sur Internet. L'américain Turner est le plus offensif. Le groupe média a investi plusieurs dizaines de millions de dollars en créant de toutes pièces son propre championnat international autour du jeu Counter-Strike. Objectif: rajeunir ses audiences. Les joutes sont diffusées sur Internet mais aussi sur la chaîne TBS le vendredi soir. Les audiences télé de cette eLeague ne sont pas spectaculaires. Selon Nielsen, environ 140.000 téléspectateurs regardent ce programme. Il s'agit à 63 % d'Américains âgés de 18 à 49 ans…


«Star Ac de l'e-sport»


Turner a également réussi à revendre les droits de retransmission dans une dizaine de pays. En France, AB est le diffuseur officiel du programme depuis octobre. Les médias français multiplient aussi les initiatives. TF1 Publicité a pour projet de lancer au printemps la «Star Academy» de l'e-sport. Cinq garçons et cinq filles seront filmés en permanence dans une maison où ils s'entraîneront pour être qualifiés dans un tournoi international. Des professionnels et des youtubeurs encadreront les candidats. «Le programme ne se fera que si nous trouvons des sponsors», précise la régie. Ce qui devrait se faire sans peine, le projet ayant enthousiasmé les annonceurs. Pourtant, aucun prime time sur TF1 n'est prévu: l'émission sera diffusée sur la plateforme vidéo Twitch, propriété d'Amazon, dont TF1 assure la régie en France. Un programme court passera chaque semaine sur TMC durant «Quotidien». Le groupe reste prudent et préfère tester ces formats sur le digital. Depuis cette semaine, son site MyTF1Xtra propose une émission quotidienne sur l'e-sport en partenariat avec le site Eclypsia.


«Jamais une chaîne gratuite ne prendra le risque de mettre une émission d'e-sport sur son antenne, la pression de l'audience est trop importante», affirmait lors d'une table ronde Florent Houzot, directeur de la rédaction de BeIN Sports. À l'exception notable de L'Équipe, tous les programmes d'e-sport présents sur le petit écran en France sont le fait d'acteurs de la télévision payante, comme BeIN, Canal + ou SFR Sport. Ces émissions seraient surtout performantes en replay. Preuve que les amateurs d'e-sport ne sont pas des téléspectateurs comme les autres…

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Les médias se ruent sur un marché en plein boom

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La plupart des chaînes de télévision ont lancé leurs émissions ou championnats d'e-sport. 


L'e-sport est devenu le nouveau terrain de jeu des chaînes de télévision. Au cours des derniers mois, la plupart des groupes audiovisuels ont lancé des programmes sur les jeux vidéo. E


Certains ont commencé sur leur plate-forme Internet, comme TF1 qui avait diffusé de l'e-sport dès l'an dernier sur MyTF1 Xtra. Il va renouveler l'expérience cette fin de semaine avec la finale mondiale de « Just Dance » à l'ESWC de Paris (lire ci-dessus), et a depuis quelques jours une émission quotidienne. Accompagné par un spécialiste de l'e-sport, Glory4Gamers, TF1 a été aussi l'organisateur d'une compétition autour de « Hearthstone », qui a rassemblé plus de 6.000 participants. Il ne communique pas sur le nombre d'internautes ayant suivi le tournoi, mais l'objectif de 10.000 a été dépassé. « Pour l'instant, nous n'avons pas de programmes sur nos antennes linéaires, mais on y réfléchit », indique Olivier Ou Ramdane, directeur des nouveaux business. De son côté, France Télévisions travaille sur l'e-sport, même s'il n'y a pas de projet précis à ce jour. 


Potentiel considérable


D'autres chaînes ont franchi le pas. L'Equipe a été l'une des premières, en mettant à l'antenne au début 2016 son propre championnat de football sur console, qui a rassemblé autour de 90.000 téléspectateurs, en ligne avec la moyenne de la case horaire. Les chaînes payantes, aussi, se sont ruées sur leurs manettes. BeIN Sports a deux émissions depuis décembre (en partenariat avec Webedia) et Canal+ a un programme mensuel depuis l'automne dernier, sur le même principe que son plus classique Canal Football Club. Sa maison mère, Vivendi, a conclu un partenariat avec ESL , avec l'objectif de créer un championnat d'e-sport autour de quelques jeux emblématiques. « L'e-sport permet de drainer des foules considérables dans les salles, pourquoi pas demain à la télévision ? » note Didier Lahaye, directeur adjoint des sports du groupe Canal. 


Avec ses tournois, ses stars, ses entraîneurs et même ses kinés, l'e-sport n'a, en effet, rien à envier à certaines disciplines plus traditionnelles. Et, le potentiel est considérable : dans le monde, quelque 256 millions de personnes regardent de l'e-sport, selon le cabinet Newzoo. Le marché, estimé à presque 500 millions de dollars de revenus, pourrait dépasser le milliard en 2019 ! La France compterait quelque 4,5 millions de spectateurs de compétitions de jeux vidéo, et 850.000 joueurs de jeux vidéo compétitifs (dont 398.000 réguliers), selon un rapport sur l'e-sport, remis à Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au numérique. Surtout, l' e-sport permet de cibler les jeunes. Par exemple, 90 % des joueurs de Glory4Gamers ont moins de 25 ans et 98 % sont des hommes. « Ca permet de toucher les Millennials qui ont tendance à s'éloigner des médias traditionnels. De plus en plus d'annonceurs se positionnent ainsi sur l'e-sport », appuie Jérôme Yomtov, vice-président d'Eclypsia, spécialisé sur les jeux. 



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Le youtubeur PewDiePie perd son contrat avec Disney en raison de vidéos controversées

Le youtubeur PewDiePie perd son contrat avec Disney en raison de vidéos controversées | (Media & Trend) | Scoop.it

Le détenteur du nombre record d’abonnés sur la plate-forme de vidéos avait notamment publié une vidéo jugée antisémite


Le Youtubeur PewDiePie, qui, avec 53 millions d’abonnés à sa chaîne, est le plus suivi de la plate-forme de vidéos, a perdu son contrat avec une filiale de Disney chargée de commercialiser la publicité affichée sur ses vidéos. Maker Studios, qui gère la monétisation de très nombreux youtubeurs célèbres, a annoncé avoir mis fin à la collaboration, après la publication de plusieurs vidéos controversées. 


PewDiePie, qui se consacre principalement aux jeux vidéo et à des vidéos humoristiques, avait notamment publié à la mi-janvier une vidéo dans laquelle il rémunérait deux personnes pour danser en tenant un panneau portant l’inscription « mort aux juifs ». Coutumier des provocations, il avait expliqué avoir voulu tester les limites d’un service permettant d’embaucher instantanément des acteurs pour réaliser de petits événements, mais la vidéo avait choqué de nombreux internautes.


Et cet incident est loin d’être isolé. Selon les comptes du Wall Street Journal, PewDiePie, de son vrai nom Felix Kjellberg, a utilisé à neuf reprises, depuis août, des images de croix gammées ou des références antisémites dans ses vidéos. « Bien que Felix ait bâti son succès sur le fait d’être provocateur et irrévérencieux, il est à l’évidence allé trop loin dans ce cas et les vidéos qui en ont résulté ne sont pas appropriées » pour Disney, a dit un porte-parole de Maker Studios.


Critiques contre YouTube


Le youtubeur a affirmé à plusieurs reprises qu’il s’agissait uniquement de plaisanteries. Ces derniers mois, il a aussi vivement critiqué YouTube, avançant que des changements dans le fonctionnement de la plate-forme étaient responsables d’une érosion de son nombre d’abonnés.


Peu après l’annonce de Makers Studios, YouTube a également annoncé l’annulation de la seconde saison de « Scare PewDiePie », une série diffusée sur YouTube Red, le service de vidéos payantes du géant du Web. Son compte a également été exclu de la sélection « Google preferred », un ensemble de comptes dont les vidéos sont particulièrement populaires auprès des 18-35 ans, et prisé des annonceurs publicitaires. 


Les revenus de PewDiePie sont estimés à environ 14 millions d’euros par an, selon les estimations du magazine Forbes. Une part substantielle de cette somme provenait du contrat du youtubeur avec Maker Studios. 


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Canal + met fin au Grand Journal

Canal + met fin au Grand Journal | (Media & Trend) | Scoop.it

La dernière de l'emblématique émission de Canal + sera diffusée le 17 mars. Le programme coûtait trop cher au regard de ses faibles audiences.


La rumeur qui courait depuis plusieurs jours est désormais officielle. Le Grand Journal va disparaître des grilles de Canal + à partir du lundi 20 mars, a annoncé la chaîne dans un communiqué. Selon Pure médias, la dernière émission sera tournée le 3 mars. Les deux semaines suivantes seront composées de best-of.


La disparition du talk show emblématique entraîne une réorganisation de la tranche 18-20 heures. Exit à 18 heures le Tonight Show de Jimmy Fallon, que Canal + avait chipé en septembre à MCM. Le talk show, qui passait au lendemain de sa diffusion américaine, est remplacé par «un des 400 films récents que Canal + diffuse chaque année en exclusivité», indique le communiqué. Par conséquent, la tranche en clair s'ouvrira à 19h30 au lieu de 18h45 aujourd'hui. Le gratuit débutera avec Le Journal du cinéma, suivi par Le Gros Journal, Le Petit Journal, Catherine et Liliane puis Les Guignols, pour s'arrêter à 21h. En somme, les mêmes programmes que précédemment, amputés du Grand Journal.


Concurrence féroce


Le talk show de Canal + n'était plus que l'ombre de lui-même. L'émission, animée depuis septembre par Victor Robert, ne rassemble plus que 0,6% d'audience, soit 124.000 téléspectateurs. Le public était dix fois plus nombreux lors de la saison 2012-2013, la dernière animée par Michel Denisot. Le Grand Journal se s'est jamais réellement remis du départ de l'animateur. Le déclin, entamé sous l'ère Antoine de Caunes (2013-2015), s'est nettement accentué avec l'arrivée de Maïtena Biraben en septembre 2015. Cette date marque la reprise en main de Canal + par Vincent Bolloré, qui a imposé l'animatrice mais aussi un changement de société de production. À la fin de la saison, Maïtena Biraben a été débarquée de la chaîne. Victor Robert, qui lui a succédé, ne sera resté que six mois à la tête de l'émission.


Le directeur général des antennes de Canal +, Gérald Brice-Viret, avait indiqué aux Échos que «le coût du Grand Journal est important rapporté à sa faible audience». La chaîne a préféré mettre fin à l'hémorragie pour préparer sereinement la rentrée. «Les équipe du Grand Journal travaillent à de nouveaux projets d'émission», indique Canal +. L'access de la chaîne doit se réinventer alors que la concurrence est de plus en plus féroce sur les autres chaînes. C à vous (France 5) s'est imposé comme le nouveau rendez-vous pour les grandes stars internationales, qui jusque-là ne juraient que par Canal +. Quotidien (TMC) a attiré les aficionados du Petit Journal époque Yann Barthès. Et une partie du public du Grand Journal a aussi été happé par le rouleau-compresseur Touche pas à mon poste, sur la chaîne-soeur C8.

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France Télévisions diffusera quatre matchs du XV de France en direct sur Twitter

France Télévisions diffusera quatre matchs du XV de France en direct sur Twitter | (Media & Trend) | Scoop.it

Dans le cadre du Tournoi des 6 Nations, quatre matchs de l'équipe de France de rugby seront accessibles en direct à la télévision et sur la plateforme. Une première en France.


France Télévisions a choisi de jouer collectif. Le détenteur exclusif des droits du Tournoi des 6 Nations vient de conclure un partenariat avec Twitter pour mettre à la disposition du public français, directement sur le réseau social, quatre matchs du XV de France. Cette initiative, la première du genre en France, permettra de visionner les rencontres en direct et en intégralité sur la plateforme, simultanément à leurs diffusion sur France 2. Coup d'envoi de cette expérimentation dimanche à 16 heures avec le face-à-face France-Écosse. Rendez-vous ensuite le 25 février pour Irlande-France, le 11 mars autour d'Italie-France et enfin le 18 mars pour le match France-Pays de Galles.


Via sa technologie Go Live, Twitter, reprendra directement le flux broadcast de France Télévisions. Avantages: la qualité de l'image sera optimisée et il n'y aura aucun temps de latence dans la diffusion des images, promet l'entreprise publique. Seule restriction: un blocage géographique garantira l'inaccessibilité des matchs hors de nos frontières.


Expérience enrichie


Disponible depuis un mobile, un ordinateur ou une tablette, à partir du compte Twitter de France Télévisions, le dispositif proposera une «expérience enrichie». «Les internautes cliqueront sur un lien pour accéder aux matchs en temps réel sur Twitter et pourront voir défiler parallèlement les tweets qui s'y rapportent. Le tout, au même endroit», détaille Barthélémy Collin, le responsable des partenariats sports pour Twitter France.


Pour France Télévisions, l'objectif est double. «Il nous est apparu assez naturel de proposer, en tant que service public, ces matchs forts à l'ensemble de la population, où qu'elle se trouve», explique Laurent-Éric Le Lay, le directeur des sports de France Télévisions. Avec, l'idée de toucher un public sensiblement plus jeune que les habitués de France 2. D'après Barthélémy Collin, 43% des utilisateurs de Twitter ont déclaré qu'ils allaient suivre le tournoi à la télévision ou ailleurs. «Il s'agit de séduire de nouveaux téléspectateurs avec nos contenus. Cette démarche s'inscrit dans une politique de conquête. Je suis persuadé qu'en élargissant la diffusion, nous ferons monter l'audience de la télévision», affirme Laurent-Éric le Lay. Au-delà de cette recherche de nouveaux gisements d'audience, la diffusion sur Twitter de compétitions sportives, souvent très chères à acquérir, offre un levier de monétisation supplémentaire. Le réseau social et la régie de France Télévisions vont ainsi proposer aux annonceurs des publicités en pré-roll sur de courts extraits voire l'intégralité des matchs. Les revenus seront ensuite partagés entre le diffuseur et la plateforme, selon une répartition qui n'est pas communiquée.


«Si le dispositif fonctionne, nous multiplierons les expériences», promet Laurent-Éric Le Lay. Partant du principe que les usages ont changé, France Télévisions essaye aujourd'hui de maximiser le rayonnement de ses contenus au-delà du seul petit écran. Avant ce dispositif autour du rugby, le diffuseur a notamment mis en place sur Facebook des live autour du Paris-Dakar. «Le but, à chaque fois est de créer des écosystèmes pour capitaliser sur nos événements», résume Laurent-Éric Le Lay.

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Le premier programme original de Snapchat est une télé-réalité où des ex se revoient pour 'parler de leur rupture'

Le premier programme original de Snapchat est une télé-réalité où des ex se revoient pour 'parler de leur rupture' | (Media & Trend) | Scoop.it

Le premier programme original de Snapchat est une télé-réalité où des ex se revoient pour 'parler de leur rupture'


- Snapchat a commandé son premier programme original à A+E Networks. 

- "Second Chance" commencera en avril, et réunira des ex.

-  Les contenus originaux vont booster les offres de publicités de Snap auprès des annonceurs, avant son entrée en bourse.


La série sera faite par l'agence interne du groupe médias américain A+E Networks, 45th & Dean, et suivra des ex qui se rencontrent pour parler de la fin de leur relation.


Le programme sera lancé en avril et fera parti des "Programmes Snap" existants comme le "Bachelor" ou "The Voice".


Voici comment 45th & Dean et Snap décrivent le concept:


"Le premier programme de 45th & Dean, "Second Chance", fait se rencontrer des ex pour qu'ils puissent parler de leur rupture. Dans cette ambiance sincère, des couples qui ont besoin de tourner la page pourront également trouver un terrain d'entente pour se réconcilier. La série est composée de huit épisodes hebdomadaires que pourront consulter les utilisateurs de Snapchat aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Canada et en Australie."


Snap présente ce contenu comme son premier programme original de la rubrique "Snapchat Show", un concept annoncé l'an dernier. Snapchat Show ressemble à des épisodes de télévision et se distingue de Discover, où ce sont des tiers qui fournissent le contenu.


Les Snapchat Shows ne disparaissent pas non plus après 24 heures, contrairement aux autres contenus.


Ceci dit, Snapchat a déjà tenté de produire du contenu original auparavant. Comedy Central héberge dans son Discover une pastille de dix secondes intitulé" "Swag-a-saurus", et l'entreprise a produit une série intitulée "Literally Can't Even" en 2015.


Snapchat dispose également de contenus créés par ABC, NBC, E!, ESPN et bientôt la BBC, mais ils se basent sur des programmes existants. Par exemple, Jimmy Fallon a une extension du "Tonight with Jimmy Fallon" sur Snapchat qui s'appelle juste "Fallon". La BBC va quant à elle avoir des petits clips exclusifs de "Planet Earth II" sur Snapchat à partir du 17 février.


Le vice-président en charge du contenu, Nick Bell, a décrit le programme "Second Chance" comme "brut et touchant".


"Les investissements de A+E sur la narration mobile sont exactement ce que l'on attend pour Snapchat Shows. La capacité de créer du contenu premium et totalement nouveau pour un public 'mobile first' de la part des meilleurs conteurs de ce monde."


Il semblerait que Snap soit en train d'étoffer son offre en vue de son entrée en bourse.


Des sources dans la pub et les médias ont dit à Business Insider US que ce qui les retenaient de dépenser de l'argent sur Snapchat était le fait que ce soit un "nouveau truc à la mode". Snap demande également des engagements conséquents, entre 100 et 200 millions de dollars, de la part des annonceurs. Cela signifie qu'il faut constamment que la plateforme soit en mouvement, et il faut offrir en permanence des nouveaux contenus pour les annonceurs.


Snap ajoute qu'ils auront bientôt des nouveaux "partenaires de contenus" et travaille sur des nouveaux programmes avec NBC, Turner et ABC.

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D'"Explicite" à "Brut.", ces médias qui ne se déploient que sur les réseaux sociaux

D'"Explicite" à "Brut.", ces médias qui ne se déploient que sur les réseaux sociaux | (Media & Trend) | Scoop.it

DÉCRYPTAGE - "Explicite", "Brut.", "Posté"... De nombreux médias se lancent exclusivement sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter ou Youtube. Un parti pris, dans le but d'atteindre une totale liberté éditoriale et de se rapprocher des lecteurs.


Etablir ce lien et (...) refaire notre métier, pas en se posant les questions du microcosme parisien (mais) en se posant des questions sur ce qui est vraiment nécessaire à comprendre dans l'information." C'est avec ces mots qu'Olivier Ravanello, ancien journaliste d'iTélé, a présenté la mission que se confie Explicite dans une interview sur France Inter.


Lancé par une grande partie des journalistes ayant quitté la chaîne d'information après la grève de 31 jours, en novembre dernier, ce nouveau média présente une caractéristique singulière : il se déploiera uniquement sur les réseaux sociaux. Pas de plateforme dédiée, mais une omniprésence sur Facebook, Twitter et Youtube : "On ne s'interdit rien du tout", a assuré sa collègue Sonia Chironi dans la même interview. Ce qui nous intéresse c’est le contenu ; les formats, on va les imaginer. Le plateau, principalement, ce sera le terrain."


Les deux journalistes annoncent une actualité au plus proche du lectorat, faite de tweets, de pastilles et directs vidéos dans lesquels des spécialistes répondront aux questions d'actualité des internautes. Un filon novateur que quelques aventuriers du Web francocophone tentent déjà d'exploiter.


Du lol et de l'information


Selon un rapport publié par l'institut Reuters d'étude du journalisme en juin 2016, et relayé par Le Monde, 51% des internautes (une cible donc potentiellement "web-friendly) s'informent via les réseaux sociaux. De quoi inspirer de nouvelles formes journalistiques, comme AJ+. Cette version 2.0 d'Al-Jazeera, présent sur la plupart des réseaux sociaux, propose des pastilles vidéos informatives et muettes pour rendre compte de l'actualité, sur lesquelles tout utilisateur de Facebook est forcément tombé. Les contenus textuels sont publiés via Medium, une plateforme de blogging.


En France, la presse s'étend lentement mais sûrement à ces nouveaux modèles. Brut., lancé à la mi-novembre 2016, compte plus de 34.000 abonnés sur Facebook, 7.000 sur Twitter et 455 sur Instagram. Un succès dû notamment à l'une de ses premières vidéos, dans laquelle le François Hollande de 2011, alors candidat, répond à celui de 2016. 3.3 millions de vues à ce jour.


La recette de Brut., c'est l'information mêlée à l'humour, avec une omniprésence de la culture Web : les politiques sont interviewés sur Snapchat, leurs dépenses sont mises en parallèle avec celles des rappeurs US et les applaudissements de leurs soutiens scrupuleusement analysés. Un esprit très Petit Journal, et ce n'est pas par hasard : Laurent Lucas, rédacteur en chef adjoint de l'émission du temps de Yann Barthès, est également producteur exécutif de ce jeune média. Côté création, on retrouve Renaud Le Van Kim, qui a lancé iTélé et LCI, ainsi que Guillaume Lacroix, co-créateur de la société de production humoristique Studio Bagel.


"C'était un évidence", raconte ce dernier à RTL.fr. "Les partis politiques se lancent tous sur les réseaux sociaux. La campagne présidentielle sera digitale car cela va plus vite que la télé, et il ne peut pas ne pas y avoir d'offre informative qui ne l'accompagne. Même si parfois il y a un côté lol, il doit toujours y avoir une production de sens." L'humour sert donc au fact-checking, au décryptage et à la révélation de "talents digitaux", dont fait partie Rémy Buisine : repéré en filmant les Nuits Debout en live via Périscope, il a depuis intégré l'équipe de Brut. Selon Guillaume Lacroix, ils sont "une douzaine" de personnes derrière les pages informatisées du média. "Tout le monde produit", précise-t-il.


Palier la haine des médias traditionnels


"L'évidence, c'est qu'aujourd'hui, ça se passe sur les réseaux", explique Olivier Ravanello à RTL.fr. "Je suis persuadé que dans dix ans, les gens n'iront plus s'asseoir devant la télévision pour recevoir l'information mais utiliseront leurs supports mobiles." Une offre informative qui permet, selon lui, une plus grande liberté pour les utilisateurs : "Ils pourront voir le contenu qu'ils veulent quand ils veulent. Ils bénéficieront de plus d'une liberté de mouvement, qui permettra de s’informer autant de fois qu'ils le souhaitent : dans la file du restaurant, dans le métro, avant de reprendre le travail..." De fait, Olivier Ravanello ne compte pas laisser de place au ton décalé sur Explicite : "Je ne veux pas rentrer dans cette logique-là. Notre préoccupation, c'est seulement l'info."


"Les réseaux sociaux sont phagocytés par des contenus qui cherchent le clic"


Le journaliste évoque la méfiance des médias traditionnels, qui pousse le lectorat à chercher à s'informer sur Facebook et Twitter. Pour lui, mettre des journalistes sur les réseaux sociaux relève de l'urgence : "ces réseaux sont phagocytés par des contenus qui cherchent le clic et le buzz, ou bien des contenus volontairement tordus, idéologisés, manipulateurs."


Un financement aventureux


Alors que la rentabilisation de la presse Web traditionnelle est toujours un questionnement, la monétisation d'une actualité uniquement prodiguée sur les réseaux sociaux semble incertaine. Pour se lancer, Explicite vit sur les économies des journalistes associés et sur un financement participatif qui devrait voir le jour. Ensuite, le média mise sur l'entrée en scène éventuelle d'un investisseur : "Le modèle économique à long-terme, ce n'est pas nous qui allons le trouver", tempère Olivier Ravanello. Quelqu'un va venir à nous et nous apporter un business-plan pour nous aider à monétiser sur les réseaux."


Quand Explicite parle start-ups, Brut. parle partenariats et poids lourds : "Il faut trouver un partenaire média fort qui nous permette de monétiser nos contenus dans leur univers", anticipe Guillaume Lacroix. "Le deuxième pan, c'est le brand-content et les opérations spéciales. Du sponsoring de contenu ou de lives, voire des choses innovantes comme le in-stream, un mode de publicité moins invasif" (comme une publicité au début d'une vidéo, ndlr).


"Je pense qu'il n'y a aucun moyen de gagner de l'argent seulement avec les réseaux sociaux" Alexandre Léchenet, journaliste


Alexandre Léchenet est moins optimiste. Jeune journaliste, il essaye ce modèle-là : sur Twitter et Instagram, il a lancé Posté fin décembre 2016, avec un ami chef de projet Web. Le contenu, à mi-chemin entre information et humour, rappelle la veine de Brut. : "C'est très expérimental", affirme-t-il, parlant plus d'un "laboratoire" que d'un média à part entière. "On essaye de raconter l'information de manière différente, sur différents supports. On réfléchit à des formats." Pour lui, il y a "peu d'espoirs de retour financier, à moins d'un investisseur ou d'une fondation. Je ne le fais pas en me disant que je vais réussir à en vivre, mais plutôt pour faire des tests". En tout cas, lui pense "qu'il n'y a aucun moyen de gagner de l'argent seulement avec les réseaux sociaux."


La promesse d'une complète liberté


Le grand avantage de ces nouveaux médias semble être la totale liberté d'action qu'implique l'absence de plateau et de plateforme dédiée. Un pan de son projet auquel Olivier Ravanello tient plus que tout, quitte à y laisser un peu de la santé économique d'Explicite : "Si quelqu'un venait à se présenter pour créer une société, nous aurions une discussion avec cette personne sur notre indépendance, et nous serons intransigeants là-dessus."


Cet affranchissement est au cœur de ce que souhaite porter Explicite : "Ce n'est même pas un caprice de journaliste, c'est simplement que ce serait contre-productif", explique-t-il : puisque les internautes cherchent l'information sur les réseaux sociaux par méfiance, Olivier Ravanello souhaite répondre à une attente en plaçant des journalistes professionnels sur ces plateformes. Libres de toute contrainte éditoriale. L'avenir dira comment évolue ce média d'un genre nouveau, mais les 15.000 abonnements récoltés par la page Facebook d'Explicite en seulement deux jours semblent assurer d'une chose : les futurs lecteurs sont preneurs.

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Une édition du féminin « Grazia » lancée ce mois-ci au Pakistan

Une édition du féminin « Grazia » lancée ce mois-ci au Pakistan | (Media & Trend) | Scoop.it

Le premier numéro de la version locale du magazine sera mis en vente courant février, à 20 000 exemplaires


Le féminin de mode Grazia bientôt vendu au Pakistan. Une édition du magazine va y être lancée ce mois-ci, a précisé son éditrice mardi 7 février, au moment où l’industrie de la mode de ce pays musulman conservateur cherche à se faire une place à l’international.


Le premier numéro de Grazia Pakistan sera mis en vente à 20 000 exemplaires ce mois-ci, a indiqué Saif Publishing, titulaire de la licence. L’objectif est de doubler le tirage dans les six mois.


« La classe moyenne, ainsi que l’industrie de la mode sont en pleine expansion au Pakistan, et Grazia fournira une plate-forme extraordinaire pour alimenter ce développement », a estimé Zahraa Saifullah, éditrice et rédactrice en chef du magazine lors d’une conférence de presse à Karachi. 


Contenu majoritairement local


Les stylistes pakistanais s’efforcent de développer le marché local, qui représente environ 200 millions de dollars de chiffres d’affaires selon des estimations prudentes d’experts, mais qui reste en large partie informel. 


Partie d’une poignée de stylistes et modèles au début des années 1990, la mode pakistanaise s’expose désormais lors de multiples défilés attirant des acheteurs étrangers à Lahore et Karachi. Ses têtes de file alimentent déjà les potins sur papier glacé de plusieurs publications dont le rival de Grazia, Hello!, qui a lancé une édition pakistanaise en 2012. 


Selon Mme Saifullah, 90 % du contenu de Grazia sera local. « Nous voulons montrer au monde le côté créatif et plaisant de la mode pakistanaise. » 


Grazia, propriété du géant italien Mondadari, a été lancé en 1938. Le magazine est désormais édité dans plus d’une douzaine de pays dont la France, les Etats-Unis, l’Espagne ou l’Inde. 


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Pour sa première acquisition, Mediawan choisit AB Groupe

Pour sa première acquisition, Mediawan choisit AB Groupe | (Media & Trend) | Scoop.it


Niel, Pigasse et Capton déboursent 270 millions. Leur véhicule d'investissement va réaliser d'autres achats après celui du producteur d'« Hélène et les garçons ». 

Mediawan, le véhicule d'investissement de Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton va mettre la main sur le producteur d'« Hélène et les garçons ». Il vient, en effet, d'entrer en négociation exclusive avec AB Groupe. 

Après des discussions particulièrement serrées (« Les Echos » du 5 janvier), la Spac (pour « special purpose acquisition company ») réalise là sa première acquisition. Le véhicule destiné à des acquisitions dans les médias et le divertissement coté à Paris depuis le printemps dernier va payer 270 millions d'euros, soit environ 7 fois l'Ebitda 2017 d'AB. Si AB Groupe n'est pas a priori considéré comme l'un des producteurs les plus emblématiques ou dynamiques en France, il se distingue par sa rentabilité. Le groupe, détenu à 53 % par le président, Claude Berda, son management (13,5 %) et TF1 (33,5 %), réalise un chiffre d'affaires annuel d'environ 158 millions d'euros en 2016 et table sur une croissance de 3 % cette année et de plus de 5 % à moyen terme. Il prévoit un Ebitda de 37 millions d'euros en 2017 (après 36 millions l'an dernier). 

Il édite une vingtaine de chaînes, pour la plupart dans des bouquets payants, comme AB Moteurs ou Sciences & Vie TV, ce qui représente l'essentiel de ses revenus. Mais sa grande force reste son activité de distribution et son catalogue, qui lui assurent une rentabilité élevée pour le secteur. 

« C'est plutôt un joli coup pour Mediawan. C'est moins cher et plus rentable que l'acquisition de Newen par TF1, commente Jean-Baptiste Sergeant, analyste chez MainFirst. En revanche, c'est très franco-français. Ce qui risque d'être un handicap pour une Spac qui se veut européenne. » « Il y a quelques mois, on aurait plutôt imaginé des annonces de plus grande ampleur, mais c'est un début. Ce qui va donner toute sa substance à cette opération, ce sont les autres emplettes en Europe », ajoute Hugo Rechter, gérant chez Skylar (actionnaire minoritaire de Mediawan).

Une force de frappe en quête de cibles

Car cette annonce n'est que « la première pierre avant d'autres acquisitions, en vue de devenir le premier groupe de contenus en Europe - production et distribution », prévient Matthieu Pigasse (lire ci-dessous). Mediawan, qui a levé 250 millions d'euros en Bourse, peut viser des cibles jusqu'à 1,5 milliard d'euros grâce à l'effet de levier. Une force de frappe qu'il compte bien utiliser. 

« Le problème, c'est qu'il est toujours difficile d'intégrer et de trouver des synergies avec d'autres groupes, d'autant que les sociétés de production qui tournent sur le marché en ce moment sont relativement petites (moins de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires), souligne un bon connaisseur du secteur. Au final, ça me paraît cher payé, pour un groupe avec un catalogue vieillissant, très axé sur la France. » 

Vraisemblablement, AB Groupe était en négociations avec un autre fonds, avant que Mediawan n'emporte la mise. TF1 aurait pu le racheter, mais il aurait alors été bloqué par la réglementation sur la part dépendante du groupe (qui limite ce qui est produit en interne). AB devrait rester l'un des fournisseurs du groupe audiovisuel, qui va au passage empocher 90 millions d'euros. Il pourra les utiliser pour de futures éventuelles acquisitions, sa trésorerie passant ainsi à plus de 300 millions, selon les calculs de MainFirst.

Cette opération illustre le fort mouvement de consolidation à l'oeuvre dans la production. Ces trois dernières années, plusieurs grosses opérations ont été annoncées, comme le rapprochement Vivendi-Zodiak (Vivendi a pris 26 % avec une option pour monter), celui d'Endemol et Shine, ou encore le rachat de Newen par TF1. L'acquisition d'AB doit être soumise à l'assemblée générale des actionnaires qui aura lieu le 13 mars. Il faut l'accord des deux tiers (hors fondateurs) pour qu'elle soit conclue. 

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Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton : « Créer un big bang dans la production en Europe »

Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton : « Créer un big bang dans la production en Europe » | (Media & Trend) | Scoop.it

Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton : « Créer un big bang dans la production en Europe » 


Pour ce premier achat, pourquoi AB, malgré son image un peu « vieillotte » ? 


Pierre-Antoine Capton. Personne n'a la bonne perception d'AB, tout le monde a en mémoire les séries qu'il produisait dans les années 1990 comme « Hélène et les Garçons », etc. Mais AB a bien changé depuis : il a produit, par exemple, une série sélectionnée au Festival de Berlin, « Zone blanche », bientôt diffusée sur France Télévisions, ou des fictions phares, comme « Alice Nevers » ou « Section de recherches », qui figurent parmi les plus fortes audiences en prime time de l'année. Il dispose d'un catalogue de droits très important : il a, par exemple, « Engrenages », « Fais pas ci, fais pas ça », ou « Friends » et des séries de Paramount et de Warner. Il a permis à de nombreux talents de se lancer. Il a aussi un vrai savoir-faire pour créer des chaînes. Il a, par exemple, lancé une chaîne 4K pour Orange. Et il possède des pépites, comme la chaîne belge AB3, l'une des plus importantes dans ce pays. 


Xavier Niel. Les contrats des chaînes avec les différents opérateurs sont sécurisés sur le long terme. Une telle offre est un atout indispensable, dans le contexte de concurrence des groupes de télévision et des opérateurs télécoms pour avoir les meilleurs contenus.


Matthieu Pigasse. Enfin, c'est une société extrêmement rentable. Elle a en outre 30 millions de cash. Cette cible correspondait très exactement à nos objectifs : un groupe non coté, familial, avec une forte génération de cash-flow, et une valorisation attractive. L'acquisition de 100 % se fera selon un multiple inférieur aux transactions que l'on voit habituellement dans le secteur. 


Quels sont vos projets pour AB ? 


M. P. Pour résumer, aller plus haut, plus fort, plus vite. C'est-à-dire utiliser les succès existants pour lancer de nouvelles chaînes, se développer, aller vers l'international. Ce sera la première pierre avant d'autres acquisitions, en vue de devenir le premier groupe de contenus en Europe - production et distribution. L'AB d'aujourd'hui ne va pas ressembler à celui de demain.


P.-A. C. Nous allons faire tout un travail sur la vingtaine de chaînes existantes ou nouvelles pour les rendre plus premium et donc mieux valorisées. Cela va passer par un « rebranding », et sans doute par le lancement d'offres sur des thématiques différentes. Parallèlement, nous allons poursuivre le développement de la production de séries. Il y a un gros potentiel de croissance. 


Pourquoi Claude Berda a-t-il décidé de vendre à Mediawan ?


P.-A. C. Il a été sollicité par de nombreux groupes, mais la relation historique avec Matthieu et Xavier a joué. C'est un réel atout pour réussir à emporter des « deals ». 


X. N. Il a été séduit par le projet, l'assurance que son groupe ne sera pas disloqué et que nous allons le faire grandir. Le management reste et croit au projet, et nous allons mettre en place des systèmes de rémunération incitatifs. Ce n'est pas une consolidation simplement financière, mais une aventure collective. 


Comment voyez-vous la suite ?


P.-A. C. On veut avoir la capacité de s'adresser à des groupes comme Netflix ou Amazon, à la fois en production, édition de chaînes et distribution, et ce, sur tous les genres, séries, films, animation. 


M. P. Plusieurs acquisitions dans le contenu vont suivre en Europe, puisque nous avons la volonté d'une expansion internationale. Certaines seront probablement annoncées avant l'AG du 13 mars. Elles vont répondre à deux constats : d'une part, la demande de contenus est forte ; d'autre part,les contenus européens peuvent être vendus dans le monde entier.


Où en êtes-vous dans les discussions avec d'autres ?


M. P. Nous avons des négociations avancées avec quatre sociétés européennes. Et des discussions informelles avec une bonne dizaine. 


De quelle force de frappe disposez-vous ? 


M. P. L'acquisition d'AB sera financée pour moitié (130 millions d'euros) par dette. Ce qui va nous donner une flexibilité pour d'autres opérations. Au total, nous disposons d'une force de frappe d'environ 1,5 milliard d'euros, compte tenu des effets de levier. J'ai bon espoir qu'on arrive à notre capacité maximale d'acquisitions rapidement. Vous allez voir : nous allons créer un big bang dans la production en Europe. 


P.-A. C. Nous avons sondé nos actionnaires sur cette acquisition, et la plupart sont convaincus de son intérêt. D'autres investisseurs pourraient nous rejoindre, ce qui va faire grossir d'autant notre capacité financière.. 


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La filière animation et effets visuels recrute à tour de bras

La filière animation et effets visuels recrute à tour de bras | (Media & Trend) | Scoop.it

Entre 300 et 400 postes étaient proposés au « marché du recrutement » du Paris Images Digital Summit. 


« C'est une bataille. » « Le combat est féroce. » « Il faut avoir des arguments de poids »... Dans la filière animation et effets spéciaux, les chargés de recrutement ont des répliques dignes de films de super-héros. 


Dans un marché tendu, où les meilleurs jeunes diplômés rêvent d'international et notamment d'Amérique, une dizaine d'entreprises ont ainsi pu commencer à faire leur « marché », au Job Fair organisé en fin de semaine, par le Paris Images Digital Summit, à Enghien-les-Bains (en région parisienne). Elles recevaient à la chaîne de 500 à 600 candidats potentiels - principalement des étudiants, jeunes diplômés. L'objectif ? Parvenir à recruter entre 300 et 400 postes pour les prochains mois. L'an dernier, l'événement avait permis d'embaucher entre 150 et 200 personnes, selon les estimations de Yann Marchet, directeur général de cette manifestation dédiée à la création numérique.


Plus que des recrutements formels, ce Job Fair animation et effets spéciaux était l'occasion pour les entreprises de créer des contacts et pour les jeunes d'avoir des conseils. « Dès leur sortie d'école, voire avant - surtout si ce sont les meilleurs -, les jeunes ont toutes les chances de se faire embaucher. D'où l'intérêt de nouer des relations avec eux assez tôt », souligne Laurent Montrozier, producteur chez Cube Creative (qui a travaillé sur la dernière attraction du Futuroscope ou encore sur la série « Kaeloo » de Canal). 


Pour preuve, aucun des trois étudiants qui ont reçu un prix Genie Award pour leur travail sur les effets visuels n'a pu être présent à la cérémonie... tous étant déjà partis à l'international. 


Vague de relocalisations


Car les sociétés étrangères sont à l'affût. « Les écoles françaises sont très réputées avec des gens capables de travailler tout de suite », note Ciara Brosnan, recruteur chez le britannique Double Negative (qui a travaillé sur « Interstellar », « Inception » ou « Ex Machina »). 


Et la tendance va être à une augmentation de la demande. Aujourd'hui, le secteur animation-effets visuels emploie environ 5.500 personnes (dont 2.000 exclusivement dans l'animation), selon une étude du CNC et Audiens. Rien que pour l'animation qui a bénéficié pleinement de différentes mesures prises par les institutions françaises (dont la hausse des crédits d'impôt), les spécialistes estiment que de 600 à 1.000 postes pourront être créés en France d'ici à 2018, dans un mouvement massif de relocalisation (« Les Echos » du 5 novembre). 


Le secteur des effets spéciaux numériques est, lui, moins en forme dans l'Hexagone. Alors qu'il explosait un peu partout dans le monde ces dernières années, il avait tendance à baisser. La filière effets visuels ne pèse que 80 millions d'euros en France, dix fois moins que certains de nos voisins . 


Mais la situation pourrait être amenée à évoluer en raison du plan effets spéciaux concocté par le CNC présenté cette semaine, qui prévoit entre autres des soutiens à la filière. Un changement de règles du CNC intégrant mieux les effets visuels pour les procédures d'agrément est aussi dans les tuyaux. Parallèlement, le seuil des dépenses éligibles au crédit d'impôt international a été abaissé (de 1 million à 250.000 euros) en ce début d'année, ce qui permet à de nombreux projets d'effets visuels d'en bénéficier. Rien qu'avec cette mesure, le CNC et des professionnels espèrent une hausse du chiffre d'affaires de l'activité de 10 % d'ici à trois ans et autant en termes d'emplois. 


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