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Time Warner profit falls 11% on bad 'Luck' while revenue climbs

Time Warner profit falls 11% on bad 'Luck' while revenue climbs | (Media & Trend) | Scoop.it
The cancellation of HBO's "Luck" and the closing of a TV channel in India put a damper on an otherwise solid first quarter for media giant Time Warner Inc.
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Netflix ou le pari gagnant de la fiction maison

Netflix ou le pari gagnant de la fiction maison | (Media & Trend) | Scoop.it

Le site de vidéo en ligne a dévoilé des chiffres records pour 2016


Cette année, il compte investir 6 milliards de dollars dans la production. Dans sa stratégie, encore évolutive, les séries prennent le pas sur le cinéma


Il existe un paradoxe Netflix. Le géant de la vidéo sur Internet correspond bien à son surnom, un géant; et pourtant, en termes de stratégie, l’entreprise californienne, présente dans 190 pays et territoires, tâtonne. Elle affine peu à peu son modèle d'affaires, misant toujours plus sur la fiction en feuilletons pour appâter et garder les chalands. Mercredi aux Etats-Unis, le groupe a dévoilé des chiffres records.


Après un passage à vide, au niveau des nouveaux abonnés, durant le premier semestre 2016, la croissance a repris de plus belle pendant la deuxième partie de l’année. Bilan: le site revendique désormais 93,8 millions d’abonnés au total.


47% du public à l'international


Fait marquant, 47 % de son public est désormais international. Dans une téléconférence avec les actionnaires, le cofondateur et patron de l’entreprise, Reed Hastings, a parlé d’une «croissance régulière» en Amérique latine, tandis que «l'élan pour nous est en train de s'accélérer en Europe dans son ensemble, et en Asie nous ne faisons que commencer».


Les prévisions illustrent cette expansion hors des Etats-Unis. Pour le premier trimestre 2017, le groupe mise sur une croissance de 5,2 millions d’abonnés, dont 3,7 à l’étranger. Le reste du monde génère encore des déficits, mais le groupe espère les réduire fortement cette année. Il y a encore quelques gisements en Europe, et donc, l’Asie constituera la prochaine offensive. Comme de juste, l’une des séries que Netflix aime mettre en avant est Marco Polo...


Quelques errances stratégiques


Dans sa programmation, le groupe fait quelques zigzags. Lors de l’arrivée de Netflix en Suisse, Reed Hastings avait assuré au Temps – surpris de ne voir aucun classique du cinéma au catalogue –, que les vieux films n’intéressaient personne. A présent, voici que des Hitchcock, entre autres, apparaissent dans la lucarne. Y a-t-il un lien? L’année passée, Netflix a renoncé à des contrats avec certains studios. De fait, la part des films baisse, celle des séries augmente. Et de manière peut-être plus surprenante, le groupe investit volontiers dans le documentaire – mais là aussi, souvent, en feuilletons.


Sans conteste, le site a déçu les cinéphiles; son offre cinématographique est parfois pathétique. Les responsables ne cherchent même pas à colmater les trous. Au contraire, ils font évoluer leur modèle. De robinet à images généraliste, Netflix évolue vers un statut de producteur de fictions, et de téléréalités, qu’il sert sur un plateau global à ses abonnés.


6 milliards dans la production


L’ampleur de ce chantier est révélée par les nombres. Le chiffre d’affaires de Netflix en 2016 a été de 8.8 milliards de dollars, avec un bénéfice de 186 millions. Cette année, le groupe compte investir 6 milliards de dollars dans la production propre, un milliard de plus que l’année passée. Pour comparaison, le chiffre d'affaires total de Warner Bros (cinéma, TV, DC Comics) est de 12,9 milliards. De 600 heures de programmes maison en 2016, Netflix atteindra les 1000 heures en 2017.


Ce n’est pas un hasard si, après le tassement, les nouveaux abonnés ont crû à nouveau dans la seconde partie de 2016. En Europe puis en Amérique du Sud, c’est le moment où l’entreprise a lancé ses nouvelles fictions nationales, produites par des créateurs de chaque pays. Il y a eu Marseille pour la France, The Crown en Angleterre – qui séduit dans le monde entier –, et des démarches similaires en Allemagne, Espagne ou au Brésil. Netflix n’a déjà jamais misé sur le sport; désormais, elle relativise l’attrait du cinéma pour garantir son parc de clients et sa croissance..

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Sky Deutschland Pushes Further Into Originals With Nordic Noir Series

Sky Deutschland Pushes Further Into Originals With Nordic Noir Series | (Media & Trend) | Scoop.it

The German arm of pay TV giant Sky will co-produce it with Norway's Monster Scripted, TV 2 und Nice Drama.


Sky Deutschland, the German unit of European pay TV giant Sky, is continuing its push into original series with Grenseland, or Der Grenzganger in German, a new Nordic noir drama set in Oslo.



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Netflix Beats Q4 Subscriber Forecasts With Largest Quarterly Gain in Its History

Netflix Beats Q4 Subscriber Forecasts With Largest Quarterly Gain in Its History | (Media & Trend) | Scoop.it

Netflix added 7.05 million new subscribers in the fourth quarter of 2016, handily beating expectations for the period and setting a quarterly record, driving shares to new all-time highs in after-hours trading Wednesday.


For the last three months of 2016, historically a strong quarter for Netflix, the company added 1.93 million U.S. streaming subscribers, and 5.12 million international subs. Analysts had forecast net U.S. streaming subscriber adds of 1.44 million and a gain of 3.74 million international subs.



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NBCUniversal to Shut Down Esquire Network Cable Channel, Relaunch Brand as Digital Platform (EXCLUSIVE)

NBCUniversal to Shut Down Esquire Network Cable Channel, Relaunch Brand as Digital Platform (EXCLUSIVE) | (Media & Trend) | Scoop.it
NBCUniversal will shutter Esquire Network's linear cable channel and relaunch the brand as a digital-only platform, Variety has learned.
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2016, la fiction française au sommet en France

2016, la fiction française au sommet en France | (Media & Trend) | Scoop.it

Le Festival des Créations Télévisuelles de Luchon (du 1er au 5 février 2017), dont Médiamétrie est partenaire, constitue l’occasion de dresser le bilan de la fiction française en 2016. Médiamétrie analyse la place de la fiction française dans le paysage télévisuel ainsi que le ressenti des téléspectateurs face aux créations nationales.


Les audiences de la fiction française au top


Si 2015 a été l’année du renouveau de la fiction française, l’année 2016 marque sa consécration. Le top 50 des meilleures audiences de l’année est à ce titre révélateur : sur les 50 meilleures audiences de l’année, 20 programmes sont des fictions françaises contre 15 en 2015, 2 en 2014 et 0 en 2012. Dans ce classement, elle s’offre même le luxe de devancer le sport (13 programmes) malgré la tenue des Jeux Olympiques et de l’Euro de Football.


De plus, sur le seul genre fiction, 9 des 10 fictions les plus regardées en 2016 sont françaises. Enfin, du Secret d’Elise (8,3 millions de téléspectateurs en moyenne, TF1) en passant par Flic tout simplement (6,5 millions, France 2), ce sont 10 fictions nationales qui ont dépassé la barre des 6 millions de téléspectateurs en 2016.


La qualité du Made in France


Les fictions françaises ont toujours été décrites par le public comme étant proches d’eux, réalistes et qui abordent des sujets de société ; des séries comme Plus Belle La vie (France 3) ou Clem (TF1) en sont les archétypes.


Aujourd’hui, les Français considèrent également qu’elles sont bien réalisées et qu’elles bénéficient de bons scénarios, qualités qu’ils réservaient autrefois à leurs homologues américaines. Selon le public des « sérivores », qui regardent des séries de toute nationalité, c’est d’ailleurs la fiction française qui s’est le plus améliorée qualitativement ces 3 dernières années.


Enfin, près d’un Français interrogé sur 2 (48,1%) est satisfait du niveau de l’offre télévisuelle de fiction française et ils sont même plus d’un quart (29,4%) à en désirer plus.


La fiction française quand je veux où je veux !


Les nouveaux vecteurs de diffusions, replay et écrans internet, dopent les résultats d’audience des fictions françaises. 56,9% des téléspectateurs ont déjà regardé une fiction française en replay. Les plateformes de rattrapage sont ainsi un formidable relais d’audience pour les chaînes. Par exemple, 1,1 million de téléspectateurs en moyenne ont regardé les épisodes du Secret d’Elise (TF1) en replay, ce qui constitue le record d’audience du replay tous genres confondus.


Sur les 3 écrans internet – ordinateur, smartphone et tablette – la fiction française s’impose aussi et ne laisse que des miettes aux autres fictions : 92 des 100 meilleures diffusions sont françaises.


La manière de regarder des épisodes d’une fiction a également évolué avec l’apport d’internet : au lieu de se contenter d’un épisode par semaine, les téléspectateurs ont souvent la possibilité de regarder plusieurs épisodes à la suite via les plateformes de replay disponibles sur tous les écrans. Cette dernière pratique, appelée Binge-watching, touche tous les téléspectateurs de fictions française et en particulier les jeunes. Ainsi, 85% des téléspectateurs regardent au moins 2 épisodes à la suite et 40% en regardent au moins 3. Chez les 15-24 ans, ces pourcentages montent respectivement à 90% et 59%.


Portrait de la fiction idéale


Concernant les genres de fictions préférés, les Français déclarent être friands de comédies et de fictions policières : respectivement 67,7 % et 67,3% d’entre eux les citent parmi leurs genres favoris. Ces préférences se traduisent dans les audiences : des comédies comme Sam (7,2 millions de téléspectateurs en moyenne, TF1) ou Scènes de Ménages (5,2 millions, record de la saison, M6) et des policiers/thrillers comme la série Meurtres et Crimes à (4,7 millions en moyenne, France 3) ou Jour polaire sur Canal + (meilleure audience fiction de la chaîne) sont des exemples révélateurs du succès de ces genres.


Le format de fiction préféré des Français demeure le 52 min, privilégié par 53,2% d’entre eux. Pour 7 téléspectateurs sur 10, une fiction doit d’abord reposer sur la qualité du scénario. L’importance des acteurs n’est cependant pas à négliger : près d’un téléspectateur sur 2 peut suivre une fiction simplement en raison de la présence d’un acteur qu’il adore.


La fiction française prend le dessus sur sa rivale américaine


2016 semble confirmer une tendance que l’on a vu poindre ces dernières années : la forte progression de la fiction française face aux fictions US. Ainsi, dans le top 10 des meilleures audiences fictions de l’année, on retrouve 9 fictions françaises (contre 1 américaine), dont les 7 meilleures. Il n’y avait que 7 fictions nationales dans ce même top en 2015, 6 en 2014 et 5 en 2013.


De plus, si moins d’un téléspectateur sur 10 (8,8%) trouve que la fiction française est trop présente à la télévision, ils sont 4 sur 10 à considérer qu’il y a trop de fictions US.


Enfin, si les fictions fantastiques, d’épouvante ou de science-fiction restent plus appréciées quand elles sont américaines, les fictions françaises historiques, comédies et comédies dramatiques sont plébiscitées par les téléspectateurs.


En 2016, tous les indicateurs sont donc au vert pour la fiction française. Qu’en sera-t-il en 2017 ? Rendez-vous au festival de Luchon où les fictions françaises 2017 seront présentées en avant-première !


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NATPE: DirecTV Closes Latin America on Studiocanal’s Harlan Coben Series ‘The Five’

NATPE: DirecTV Closes Latin America on Studiocanal’s Harlan Coben Series ‘The Five’ | (Media & Trend) | Scoop.it

DirecTV Closes Latin America on Harlan Coben’s ‘The Five,’ From Studiocanal


AT&T’s DirecTV has secured Latin American distribution to Harlan Coben’s “The Five,” sold by top Euro TV-film group Studiocanal.


Created exclusively for TV by Coben, a nine-time No. 1 New York Times bestselling author,“The Five” will debut on OnDirecTV on March 27.


Produced for the U.K.’s Sky 1 by Nicola Shindler’s Manchester-based RED Production Company (“Happy Valley”), “The Five” follows on two other DirecTV acquisitions from Studiocanal – Europe-spanning crime-thriller “The Last Panthers,” and dramedy “Spotless” – as OnDirecTV, a Latin American premium pay TV entertainment channel, seeks to build audiences for an upscale mix of international series and movies, concerts and documentaries.


OnDirecTV has also essayed localisation in Latin America via its first Latin American original series, Argentine noir thriller “La Casa del Mar,” which was nominated for an International Emmy in 2016.


The DirecTV deal adds to sales pacts with Japan’s Wowow, where “The Five” will bow in February. It world premiered on Sky 1 on April 15 and has aired on France’s Canal Plus, Italy’s TIMvision and Radio Canada in French-speaking Canada, as well as Israel’s Yes DBS, the Netherlands’ NPO, New Zealand’s Sky, Australia’s SBS 1 and Spain’s Telefonica.


Cutting to the chase in its very first episode, when a five-year-old is abandoned by his 12-year-old big brother and friends and disappears for good, an event driving the rest of the drama, “The Five” has some of the pace and end-of-episode cliffhangers of a U.S. broadcast network procedural. It’s tone is more cable, however, when the little brother’s DNA is found at a murder site decades later.


“Harlan is recognized as a master of creating mysteries with unexpected twists and turns,” said Willard Tressel, general manager of OnDirecTV.


“We believe our viewers will be captivated by the kind of storytelling – now brought to the screen – that has put over 70 million books in print worldwide.”


From a screenplay is by BAFTA and Emmy Award-winning writer Danny Brocklehurst, “The Five” is directed by Mark Tonderai and stars Tom Cullen (“Downton Abbey”), O.T. Fagbenle (“The Interceptor”), Lee Ingleby (“The A Word”), and Sarah Solemani (“The Wrong Mans”).


Studiocanal VP, sales Beatriz Campos and Miami-based consultant Daniel Rodriguez contributed to the sale, said Katrina Neylon, Studiocanal EVP sales and marketing,


“The Five” also forms part of Studiocanal’s energetic push into the production, rights acquisition and international sales of TV series and movies, as Vivendi, owner of Studiocanal parent Canal Plus Group, drives into content positioning itself in an increasingly telecom environment as one of the major content suppliers in Europe. RED Production Company is one of seven TV production companies owned or co-owned by Studiocanal in Europe. These include Germany’s Tandem Productions (“Crossing Lines,” “Spotless”). Tandem announced at NATPE on Tuesday that is in development on “Deep City,” a series created by scribe-producer Juan Carlos Coto whose (“From Dusk Till Dawn: The Series”).


Coto serves as an executive producer along with helmer-producer-scribe Callie Khouri (“Nashville,” “Thelma & Louise”), music producer T Bone Burnett (“True Detective,” “Crazy Heart”) and Tandem Prods.’ founding partners Tim Halkin and Rola Bauer.

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Il manque toujours de femmes à la télévision selon le CSA

Il manque toujours de femmes à la télévision selon le CSA | (Media & Trend) | Scoop.it

Le CSA publié son baromètre de la diversité. Le constat est sans appel: alors que les femmes représentent 52% de la population, elles ne représentent que 36% de présence à l'écran


L'année 2016 n'a pas été exemplaire d'un point de vue de l'égalité hommes-femmes à la télévision. Selon le CSA, qui a publié mardi son baromètre annuel de la diversité, "seulement 36 % des personnes prenant la parole à l'écran sont des femmes alors qu'elles représentent 52 % de la population française." 


Le Conseil s'appuie sur la loi pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes datant de 2014, supervisant la juste représentation des femmes à l'antenne et à la lutte contre les stéréotypes. 


Les chaînes doivent désormais compter le nombre de femmes présentes et donner "des indicateurs qualitatifs et quantitatifs sur la représentation des femmes et des hommes dans leurs programmes" au CSA. Le constat est triste: malgré de telles mesures, il n'y a pas eu d'évolution depuis le baromètre datant de 2014. 


Les femmes dans de rôles secondaires  


Le Conseil supérieur de l'audiovisuel souligne ainsi une diminution du taux de présence des femmes dans les magazines et documentaires (32% des personnes prenant la parole sont des femmes contre 34% deux ans auparavant) ainsi que dans la fiction, (35% contre 37% en 2014). Les femmes sont d'ailleurs cantonnées à des rôles secondaires que dans des rôles d'héroïnes ou des rôles principaux.



Les femmes sont cependant mieux représentées dans les divertissements (41% contre 39%), dans l'information (37% contre 36%) et dans le domaine du sport (17% contre 16% en 2014).

Un rapport en mars pour compléter le baromètre

Pour obtenir ses résultats, le CSA a visionné 17 chaînes de la TNT (TF1, France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô, M6, W9, BFM TV, C8, CSTAR, Gulli, iTélé, NRJ 12, NT1, TMC, Numéro 23) pendant deux semaines, de 17 heures à 23 heures. 

Le Conseil compte aussi publier en mars "le rapport annuel sur les déclarations des chaînes en matière de représentation des femmes." Dès lors, le CSA pourra "rappeler aux chaînes leurs obligations" en matière de parité.
 


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Gilles Pélisson : « TF1 doit aller chercher des audiences au-delà de ses frontières »

Gilles Pélisson : « TF1 doit aller chercher des audiences au-delà de ses frontières » | (Media & Trend) | Scoop.it

Le PDG de TF1 vient de nouer une alliance avec ProSiebenSat.1 et Mediaset pour développer les vidéos en ligne.


Vous venez d'annoncer une alliance avec l'allemand ProSiebenSat.1 et l'italien Mediaset dans les contenus vidéo en ligne. Quelle est la nature de ce partenariat?


Gilles PÉLISSON.-Nous entrons à hauteur de 6,1 % au capital de Studio71, filiale de ProSieben, le quatrième multi channel network sur YouTube à l'échelle mondiale. Il est valorisé à 400 millions d'euros, ce qui porte notre investissement à environ 25 millions d'euros. Parallèlement, Mediaset réalise une opération quasi similaire. Nos deux investissements de 50 millions d'euros doivent servir à accélérer le développement international de Studio71, qui génère déjà en France 60 millions de vidéos vues chaque mois. Cet accord comporte un second niveau: en France, le groupe TF1 sera opérateur de Studio71 et pourra s'appuyer sur Finder Studios, deuxième MCN français, dont nous sommes déjà actionnaire, leader sur la beauté et le lifestyle, et qui cumule plus de 200 millions de vidéos vues par mois. Nous allons ainsi conforter auprès des annonceurs la position de TF1 Publicité comme première place de marché des contenus en disposant d'un inventaire digital de qualité à destination des millennials.


On reproche à TF1 d'être très faible dans le digital et à l'international. Avec ce mouvement stratégique, vous faites d'une pierre deux coups?


Cet accord paneuropéen est un acte fondateur, et il y aura sans doute d'autres développements avec ProSieben et Mediaset. Il est indispensable aujourd'hui, pour un leader national, d'avoir une approche globale. Ce partenariat est le symbole d'un groupe agile, leader sur son marché, mais aussi capable d'aller chercher des audiences bien au-delà de ses frontières naturelles. J'ai toujours affiché ma volonté de digitaliser le groupe. Quels que soit les talents et la puissance acquis grâce à nos chaînes, TF1 doit penser simultanément TV et digital, afin d'accompagner nos programmes et nos annonceurs sur le Web. Il faut être partout où nous pouvons monétiser nos contenus. Pour cela, nous allons désormais être capables de suivre au plus près le consommateur dans ses agilités et son ubiquité sur tous les écrans. Surtout les millennials, qui ne sont pas toujours des téléspectateurs…


Est-ce également une manière d'exercer un contrepoids face aux géants du Web?


Pour peser aujourd'hui face aux grandes plateformes, il est impératif de ne pas être local. Grâce à cette alliance paneuropéenne entre trois acteurs majeurs, nous disposons d'une importante force de frappe dans le digital, avec 6 milliards de vidéos vues par mois dans le monde. Cela nous permet d'offrir aux annonceurs une alternative forte face à la puissance des GAFA. De plus, cette alliance se fait avec ProSieben, groupe leader allemand qui s'est déjà fortement diversifié sur le digital.


À l'heure de la convergence média-télécoms que font TF1 et Bouygues Telecom?


TF1 en tant que leader doit être agnostique et nouer des partenariats avec tous les opérateurs télécoms pour être distribué le plus largement possible. Les deux filiales du groupe Bouygues sont dans une position asymétrique. TF1 est le leader sur son marché tandis que Bouygues Telecom est en position de challenger. Je pense que le modèle de la convergence qui consisterait à enfermer un téléspectateur dans un univers où on l'oblige à consommer des contenus exclusifs est contraignant et ne répond pas aux aspirations de liberté de consommation. Dans ce cadre-là, nous préférons réfléchir à des formules plus souples et ouvertes telles que l'OTT, permettant à chacun de faire ses choix.


Vers quel modèle économique TF1 va-t-il évoluer?


TF1 est un groupe multichaînes, multimédias et multimétiers et il est aujourd'hui capable d'offrir à ses différents publics des contenus sur tous les écrans, et, aux annonceurs, un univers qui allie la puissance de la télévision et le ciblage du digital. En 2016, nous avons repositionné TMC de façon spectaculaire tout en conservant la puissance de la chaîne TF1 et relancé LCI avec succès. Et notre acquisition récente de Minute Buzz pour les vidéos sur les réseaux sociaux et ce partenariat avec Studio71 nous renforcent dans notre stratégie digitale.


Nous devons également multiplier nos sources de revenus autres que publicitaires. C'est par exemple l'objet des discussions en cours avec les opérateurs télécoms pour la commercialisation de nos chaînes. Nous nous donnons quelques mois pour finaliser avec eux des accords autour d'une juste rémunération de nos signaux, comme cela existe dans de nombreux pays, en échange de nouveaux services complémentaires. Il en est de même avec les revenus issus de la production audiovisuelle. Notre filiale Newen se développe très bien, ouvre un bureau de distribution à Londres et examine la possibilité d'une acquisition à l'international qui pourrait aboutir au premier semestre. Dans ce domaine, ITV, groupe britannique puissant, peut nous servir d'exemple. Enfin, en 2017, nous poursuivrons la transformation de notre modèle économique en continuant de nous réinventer, avec notamment un plan d'économie, «Recover», qui doit générer 25 à 30 millions d'euros d'économies sur 2017.


Allez-vous mettre vos contenus sur le nouveau service de SVOD de France Télévisions?


Il est louable que le service public prenne l'initiative de mieux exposer les contenus français, et notre filiale Newen va y participer. De notre côté, nous préférerons proposer à nos téléspectateurs des offres plus larges aux contenus diversifiés.



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La Fabrique des formats investit dans les pilotes audiovisuels

La Fabrique des formats investit dans les pilotes audiovisuels | (Media & Trend) | Scoop.it

Le fonds espère avoir levé de 8 à 10 millions d’euros dans les cinq ans qui viennent.


Un fonds pour financer l'émergence de concepts qui seront peut-être les plus grands succès de la télévision. C'est l'ambition de La Fabrique des formats, qui investit dans des pilotes ou des teasers aboutis, qui sont potentiellement les nouveaux formats made in France de demain. Le fonds espère en effet poser la première pierre de programmes à succès, reproductibles et exportables. L'été dernier, la petite société lancée par des professionnels de l'audiovisuel a levé 2 millions d'euros, apportés principalement par le fonds Tepa de Natixis et le fonds Revital'Emploi (d'initiative publique). L'entreprise espère réaliser d'autres tours de table, dont le prochain en fin d'année, pour arriver à 8, voire 10 millions d'euros dans les quatre à cinq ans qui viennent, et ainsi « pouvoir investir dans des programmes d'envergure », souligne Philippe Chazal, son directeur général, ancien d'Arte et de France 4. En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/0211691028411-la-fabrique-des-formats-investit-dans-les-pilotes-audiovisuels-2057940.php#ZLq8zjcUoI4kEpdH.99

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Le plan de Vivendi pour relancer Dailymotion

Le plan de Vivendi pour relancer Dailymotion | (Media & Trend) | Scoop.it

Vivendi veut davantage éditorialiser sa plate-forme vidéo, rachetée plus de 280 millions d’euros en 2015. 


Pour relancer Dailymotion, Vivendi a décidé de faire de sa plate-forme vidéo un média de première destination. Son constat : YouTube fonctionne plutôt comme une vaste vidéothèque dans laquelle on vient chercher des contenus et Facebook , au contraire, pousse ses vidéos vers le « mur » de ses membres. Coincée entre ces deux géants, Dailymotion se voit, elle, comme une adresse sur laquelle on ira chercher les vidéos du jour à ne pas rater, ou que la plate-forme mettra en avant selon les goûts de l'utilisateur, en se basant sur ses données personnelles. C'est tout le sens de la nouvelle application qui sera lancée en avril. 


« Il y aura toujours du contenu généré par les utilisateurs mais l'idée est d'éditorialiser Dailymotion en mettant en avant des contenus premium dans l'info, le sport, le divertissement, en particulier la musique », explique aux « Echos » Maxime Saada, directeur général de Canal+ et PDG de Dailymotion. Une stratégie que la plate-forme a déjà menée par le passé. Le nouveau patron de Dailymotion estime que cela ne remettra pas en cause son statut de simple hébergeur, que les ayants droit veulent pourtant retirer à ce type de plates-formes afin qu'elles les payent ou qu'elles filtrent les vidéos protégées. « Nous ne sommes pas responsables de ce qui est posté, nous n'avons pas d'implication directe dans le contenu », se défend Maxime Saada. 


Baisse d'activité


La plate-forme continuera de s'appuyer sur un modèle publicitaire. Les revenus seront partagés entre Dailymotion et les éditeurs de contenus. Il n'est pas question pour l'instant d'acheter des droits. Ni d'ailleurs d'ouvrir un segment payant, même si Maxime Saada « n'exclut rien ». Pour lui, les réseaux comme Snapchat servent bien le public jeune mais une cible plus âgée et CSP+ peut être intéressée par un portail vidéo éditorialisé. « Nous voulons être dans les 10 applications que les gens mettent sur leur smartphone », dit-il. 


Pourtant partie tôt, Dailymotion s'est faite distancer par YouTube, la filiale de Google, faute de moyens. Après un rachat raté par Yahoo!, elle a finalement été acquise par Vivendi pour plus de 280 millions d'euros en avril 2015. Depuis, elle a perdu une partie de ses équipes . Et son chiffre d'affaires aurait baissé de 75 millions d'euros en 2015 à 60 millions en 2016. 


Le groupe justifie la baisse des revenus 2016 par un « assainissement de l'audience ». Dailymotion compte 300 millions de visiteurs uniques mensuels, dont 110 millions en Europe (22 millions en France), 110 millions en Asie et 55 millions en Amérique du Nord. « Nous avons retiré presque tout le contenu « explicite » c'est-à-dire sexuel ou violent et ramené à 3 % le trafic généré par les robots, qui représentait jusqu'à 20 % », affirme Maxime Saada. Certaines agences média auraient, en outre, rechigné à travailler avec une plate-forme liée désormais à Vivendi et donc au même actionnaire (Bolloré) qu'Havas, d'autant que Michel Sibony, directeur des achats chez Vivendi et Havas, joue un rôle clé dans le nouveau Dailymotion (il en est officiellement conseiller). « Il y a eu des craintes, mais c'est derrière nous désormais », assure Maxime Saada.


Des recrutements en cours


Ce nouveau positionnement n'empêche pas Dailymotion de vouloir continuer à placer son player auprès de sites tiers (par exemple « L'Equipe » mais beaucoup d'autres). Il partage avec eux les revenus générés, notamment car ces vidéos sont également placées sur Dailymotion. La plate-forme veut renforcer son analyse des données générées par les utilisateurs et promet de les partager avec ses partenaires davantage que les autres plates-formes. 


Pour mettre en oeuvre sa stratégie, Dailymotion devra investir sur sa marque et recruter. « Les effectifs sont remontés d'un point bas de 180 personnes quelques mois après notre arrivée à 260 et finiront l'année à 400 au moins », annonce Maxime Saada. La branche de Palo Alto a été fermée car le groupe estime qu'il y a « de très bons ingénieurs en France et une course aux rémunérations moins folle ». Dailymotion mise aussi beaucoup sur l'Afrique et vient d'ouvrir un bureau à Abidjan. 

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2016, année noire pour les films français à l’international

2016, année noire pour les films français à l’international | (Media & Trend) | Scoop.it

Les ventes de billets chutent de 69 %. 2017 devrait être meilleure, notamment grâce à « Valérian ».


Les films français ont réalisé leur pire score depuis 10 ans au box-office international, avec 34 millions d'entrées et 230 millions d'euros de recettes. Cela représente une baisse de 69 % des ventes des billets et de 63 % des revenus, après une baisse de 12 % de ces deux indicateurs en 2015. La barre des 100 millions d'entrées à l'étranger qui avait été atteinte 3 fois sur 4 ces quatre dernières années est désormais loin.


Cette baisse s'explique par l'absence de blockbusters l'an dernier. Le succès à l'international repose sur les grands succès (2 à 5 films pèsent en général de 50 % à 60 % du total), ce qui rend ces données annuelles volatiles. En 2015, « Taken 3 » d'EuropaCorp avait vendu 44 millions de billets. 


Des films de 2015


Or le film qui rencontre le plus gros succès l'an dernier _« Le Petit Prince » avec 3,1 millions d'entrées_ était déjà là en 2015 (avec 15 millions). Ce film de On Entertainment et « Oppression », un film de langue anglaise d'Europa Corp, avec 1,8 million, sont les deux seuls à dépasser le million de billets vendus à l'étranger, contre 9 en 2015.


En guise de consolation, les films en langue française réalisent 22 millions d'entrées en 2016, « soit près de 64% des entrées totales sur la période, une proportion record depuis plus de 15 ans, bien supérieure à la moyenne, » dit UniFrance qui compile ces chiffres. 


De meilleurs présages pour 2017


Du coup, des films comme « Le Goût des merveilles » et « L'Étudiante et Monsieur Henri », grâce à des succès dans les salles allemandes, peuvent atteindre le top 10. « L'intérêt pour le cinéma français n'est pas à mettre en doute, comme en témoignent les deux records de fréquentation au 20ème « Tour de cine Francés » au Mexique ainsi qu'à la 27ème édition de l'Alliance Française French Film Festival en Australie, dit UniFrance. On comptabilise également plus de 10 productions ayant enregistré plus d'entrées à l'international en 2016 que sur le sol français ». L'an dernier néanmoins, le box office à l étranger des films français dépassait leurs entrées domestiques. Cette année ils y font deux fois moins d'entrées.


Isabelle Giordano, directrice générale d'UniFrance, est plus optimiste pour 2017. « Les producteurs français sont de plus en plus conscients de la nécessité de vendre à l'étranger et 12 millions d'euros supplémentaires ont été dégagés par le Centre national du cinéma (CBC) pour soutenir l'exportation du 7ème art, dit-elle. Il y a aussi la sortie de « Valérian » de Luc Besson en juillet, ainsi que des comédies et des films d'auteurs à fort potentiel. » 

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Apple pourrait produire des séries dès cette année

Apple pourrait produire des séries dès cette année | (Media & Trend) | Scoop.it

L’idée ne serait pas de concurrencer Netflix mais d’aider Apple Music.Au moins dans un premier temps… 


Apple serait en train de se préparer à produire des séries originales, voire des films, d'ici à la fin de l'année, a révélé le « Wall Street Journal ». 


L'idée ne serait pas, dans un premier temps au moins, de concurrencer frontalement Netflix ou Amazon Prime Video, mais de se servir de séries du type de « Stranger Things » ou « Westworld » pour stimuler les abonnements à Apple Music. Avec 20 millions d'abonnés, ce service de streaming de musique par abonnement reste en retrait de Spotify, qui en compte 40 millions. 


L'idée ne serait pas, dans un premier temps au moins, de concurrencer frontalement Netflix ou Amazon Prime Video, mais de se servir de séries du type de « Stranger Things » ou « Westworld » pour stimuler les abonnements à Apple Music. Avec 20 millions d'abonnés, ce service de streaming de musique par abonnement reste en retrait de Spotify, qui en compte 40 millions. 


Apple a déjà commandé une série autour de Dr Dre, une star du hip hop et cadre d'Apple Music depuis que le groupe a racheté Beats, que le rapper avait créée. La firme dirigée par Tim Cooke a aussi acheté les droits d'une version d'une demi-heure de l'émission « Carpool Karaoke » diffusée sur CBS. 


Mais, selon le « Wall Street Journal », ce qui se concré­tiserait cette fois serait l'ambition d'Apple de commander des fictions non liées à la musique auprès de producteurs tiers, un vrai métier de télévision. Des cadres de studios pouvant assurer le marketing de ce type de contenus auraient été approchés. Pour séduire les producteurs, Apple serait aussi prêt à partager les données sur les consommations de programmes, ce que Netflix refuse. 


Alors qu'il fête les dix ans de son iPhone, le groupe peine à trouver des successeurs aussi porteurs dans le « hardware ».


Alors qu'il fête les dix ans de son iPhone, le groupe peine à trouver des successeurs aussi porteurs dans le « hardware ». 


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France's TF1 and Italy's Mediaset Invest in Multi-Channel Network Studio71

France's TF1 and Italy's Mediaset Invest in Multi-Channel Network Studio71 | (Media & Trend) | Scoop.it
The MCN, controlled by Germany's ProSiebenSat.1, plans to launch in France and Italy.
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Alibaba to Launch Olympic Sports Streaming Service in China

Alibaba to Launch Olympic Sports Streaming Service in China | (Media & Trend) | Scoop.it
The Chinese e-commerce giant unveiled a broad-based digital partnership with the International Olympic Committee in Davos that will run through 2028.
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Streaming Service Iflix Launches in Pakistan

Streaming Service Iflix Launches in Pakistan | (Media & Trend) | Scoop.it
Asia-based video streaming firm Iflix has begun operations in Pakistan. The launch lifts its operating footprint to eight countries.
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Mexico’s Digital Video Market Grows 39% in 2016

Mexico’s Digital Video Market Grows 39% in 2016 | (Media & Trend) | Scoop.it

Mexico’s Digital Video Market Grows 39% in 2016, according to a recent IHS Technology report


Mexico’s digital video market – including subscription (SVOD) and transactional (TVOD) video on demand – grew an estimated 39% in 2016, establishing Mexico as Latin America’s second-biggest online video content distribution market, according to a recent report published in IHS Technology’s Media & Technology Digest.

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Telefonica’s Movistar Plus Flexes Its Financing Muscle on Premium TV Series Production

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Telefonica's Movistar Plus displayed its fiction production ambitions and financing muscle, while presenting original series ‘La peste’
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BBC Ranked as the World’s Most Prolific Producer of Content in 2016

BBC Ranked as the World’s Most Prolific Producer of Content in 2016 | (Media & Trend) | Scoop.it

BBC ranked as the world's top producer of content in 2016, according to Eurodata TV Worldwide


The BBC was followed by Endemol Shine, which produced, among other shows, “Masterchef” and “Black Mirror” for Netflix, while Zodiak/Banijay and Warner came third. ITV ranked fifth, according to Eurodata.


While the U.K. remained the second biggest (behind the U.S.) distributor of content worldwide last year, France ranked third thanks to popular shows like “Le bureau des legendes” and “Versailles.” Germany ranked fourth with formats such as “The Brain” or “Nation’s Brightest.” Germany is also producing more and more quality fiction drama such as ZDF’s “Rebel with a cause.”


Looking at trends in format sales, Eurodata identified North America, Scandinavia, the Middle East and Western Europe as hot spots accounting for 42% to 54% of exports in their respective neighboring countries.


However, the organization also noted that Middle Eastern audiences, for instance, have an increasing interest in Asian formats, while Latin American audiences are watching more content from the Middle East and Eastern Europe. Scandinavian content is also luring viewers in Oceania.


Eurodata pointed out three emerging markets where exports surged in 2016: United Arab Emirates, Ukraine and Brazil.


Original content was still well-represented in 2016, accounting fore mor than half of productions across all genre, on par with last year. “As many as 8,350 new TV and SVOD shows were launched in 50 countries,” said Sahar Baghery, the content director of international TV formats and contents.


In South Korea, Israel and Turkey, the demand for original shows was particularly high. The top three channels in each territory pulled half of their ratings from local programming.


In terms of 2016’s recurring themes, empowerment came first across the globe. “The topic of empowerment appeared in content dealing with the role of women in a men’s world, as well as giving visibility to diverse communities, including those on the margins,” said Baghery.



Baghery observed the impact of the U.S. election on the debate over women’s empowerment which found an echo in various shows, such as “Pitch,” about a woman starting a career as a professional baseball player. In the U.K, Eurodata cited “Fleabag,” produced by Amazon and created by Phoebe Waller-Bridge, and in Australia, the organization mentioned “Wham Bam Thank you Ma’am.”


As far as shows about the empowerment of communities on the margins, Eurodata gave the example of Britain’s Channel 4, which commissioned the program “Kids on the Edge,” about children with mental health problems. In the Netherlands, RTL4 ordered “The Amsterdam Project,” which shines a light on the struggle of homeless people living in Amsterdam. And in the U.S., ABC aired Dustin Lance Black’s docudrama miniseries “When We Rise,” which is directed by Gus van Sant and chronicles the achievements of the gay rights movement in the U.S., starting with the Stonewall riots in 1969.

Meanwhile, the international expansion of Netflix and Amazon have bolstered the emergence of a global content market. “Netflix launched 26% more original programs between 2015 and 2016, compared with the previous year,” said Baghery.

To address this upward trend of global content, broadcasters forged more alliances with international partners, even between pay and free-to-air channels, as well as VOD services, to produce premium content, said Eurodata.

In France, for instance, TF1 is partnering with NBC, Universal and RTL on original productions. In Italy, Rai has been aiming to raise its profile with the production of internationally-driven shows, notably Frank Spotnitz and Nicholas Meyer’s series “Medici: Masters of Florence,” with Dustin Hoffman. Produced by Italy’s Lux Vid, U.K. outfit Big Light Productions, Rai Fiction and France’s Wild Bunch TV, “Medici” drew record ratings on Rai 1.

Another ongoing trend is the mobile consumption of short-format content. In the U.K., especially, mobile viewership skyrocketed 50% in one year. “As much as 58% of users who watch content on their mobiles across 24 countries watch at least one video per day,” explained Baghery.

This trend has led to the emerging of new platforms dedicated to mobile-native series. In France, a pioneering market for such platforms, Vivendi launched Studio Plus last April while a rival service, Blackpills was launched shortly after. Among the high-profile mobile-native series being produced for Blackpills is Luc Besson’s “Killer’s School.”


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RTL et France Inter au plus haut dans un marché radio en contraction

RTL et France Inter au plus haut dans un marché radio en contraction | (Media & Trend) | Scoop.it

Médiamétrie a publié jeudi les audiences radio pour novembre et décembre. Franceinfo crée la surprise en se hissant à la quatrième place.


RTL est plus que jamais la première radio de France. Avec 12,7 % d’audiences cumulées en novembre et décembre 2016 (+ 0,8 point par rapport à la rentrée et + 0,7 point sur un an) et une forte durée d’écoute (2 h 20 par auditeur en moyenne), la station d’Yves Calvi, Laurent Ruquier ou Stéphane Bern s’offre sa deuxième meilleure performance depuis quinze ans, avec 6,811 millions d’auditeurs chaque jour. 


« Cela vient couronner une excellente année 2016, lors de laquelle nous avons été constamment leaders et en progression », se réjouit Christopher Baldelli, président du groupe RTL en France, qui est en cours d’acquisition par le groupe M6. 


La performance de RTL est d’autant plus notable qu’elle s’établit sur un marché radio en baisse sur un an, avec un peu plus de 43 millions d’auditeurs, selon les chiffres publiés par Médiamétrie jeudi 19 janvier. Cette contraction se fait au bénéfice des radios aux lignes éditoriales les plus claires : RTL, France Inter, Franceinfo ou RMC. Inter conforte sa place de deuxième généraliste de France, avec 11,2 % d’audience cumulée, en recul de 0,1 point par rapport à la rentrée, mais en progression de 0,7 point sur un an. 


Le succès d’une « marque » unifiée


Si France Inter confirme, c’est bien Franceinfo qui crée la surprise. La radio publique d’information en continu devient la quatrième radio de France, avec 8,9 % d’audience cumulée (+ 1 point par rapport à la rentrée et + 0,5 point sur un an, en comparaison avec une vague de novembre et décembre 2015 marquée par les très fortes audiences liées aux attentats de Paris et Saint-Denis). 


« Sur deux ans, Franceinfo est la seule radio qui a progressé à deux chiffres, avec 10 % d’auditeurs en plus », se félicite son directeur, Laurent Guimier. Il y a deux ans, son format d’information en continu semblait obsolète, concurrencé par les sites d’information, les chaînes en continu, les applications et les réseaux sociaux. Cette lecture était erronée, puisque c’est en se repositionnant sur l’information chaude que que la station a partiellement réussi à recréer le « réflexe info » qui faisait sa force dans les années 1990 et 2000. Au point d’atteindre en 2016 son plus grand nombre d’auditeurs depuis 2008, à 4,758 millions. 


La radio semble également avoir pleinement profité du lancement de la chaîne d’information en continu du service public, qui porte le même nom, en septembre. Avec cette chaîne et un site d’information unifié, la « marque » Franceinfo a finalement gagné en notoriété et cela se retrouve dans les résultats des deux derniers sondages Médiamétrie, qui sont déclaratifs et favorisent donc les marques les plus présentes dans l’espace public, celles que les personnes interrogées ont le plus facilement à l’esprit. 


RMC rivalise avec Europe 1


« C’est très satisfaisant de voir que nous plaçons deux radios dans les quatre premières du classement », déclare, satisfait, Mathieu Gallet, le président de Radio France, qui pointe aussi les très bons résultats de France Culture (2,3 % d’audiences cumulées, + 0,3 point sur un an), tandis que France Musique maintient sa position (à 1,6 %). Seule France Bleu recule sur un an (à 7 %, avec une baisse de 0,4 point). « Un travail de reconstruction, notamment de la matinée, y est en cours », rappelle M. Gallet. E


Sur la foi des sondages intermédiaires de novembre, RMC pensait pouvoir proclamer être devenue la quatrième radio de France. La station relancée en 2001 par Alain Weill et désormais dans l’orbite du groupe SFR a dû in fine modérer son discours et son plan de communication. Elle atteint néanmoins un record, avec 8,1 % d’audiences cumulées (+ 0,3 point par rapport à la rentrée et + 0,1 point sur un an).


Surtout, RMC rivalise désormais pleinement avec Europe 1, son objectif depuis quinze ans : elle l’égale en audience cumulée et la dépasse légèrement en durée d’écoute (1 h 57, contre 1 h 55) et donc en part d’audiences (6,8 % contre 6,6 %), le critère déterminant pour les annonceurs. « C’est un événement extrêmement important, considèrent Alain Weill et Frank Lanoux, le directeur général de RMC. On réalise un rêve de dix-sept ans, le fruit d’une formidable aventure, qui nous a vu passer de 1,9 % à 8,1 %. » Dans le même temps, Europe 1 a perdu plus de trois points et vu la nouvelle venue la concurrencer sur la plupart de ses cibles commerciales. 


Recul global des radios musicales


Si les généralistes ont plutôt le vent en poupe en cette année présidentielle, les radios musicales confirment leur recul global, à l’exception de Nostalgie (6,3 % d’audiences cumulées, + 0,4 point sur un an) et de Virgin Radio (5,2 %, + 0,2 point sur un an). L’audience générale des musicales s’établit à 39,1 % d’audiences cumulées (– 1,4 point sur un an). Et celle de la plus emblématique d’entre elles, NRJ, diminue encore, à 10,7 % d’audiences cumulées (– 1,2 point sur un an). Sa numéro deux, Maryam Salehi, y voit l’impact des messages de Fun Radio, qui a incité les auditeurs à répondre en sa faveur aux enquêteurs de Médiamétrie. E


L’institut explique d’ailleurs avoir « étudié et constaté la rémanence de messages de Fun Radio ayant pesé sur l’audience » et donc appliqué un correctif aux résultats. Cette correction est insuffisante, juge Mme Salehi. Reste à savoir si le repli des musicales n’est le fruit que de cet accident statistique ou de changements d’usage plus profonds. 


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Plus de 8350 nouveaux programmes télé ont été lancés dans le monde en 2016

Plus de 8350 nouveaux programmes télé ont été lancés dans le monde en 2016 | (Media & Trend) | Scoop.it

Nouvelles narrations, incursion dans l'intimité… Pour se différencier, les chaînes repoussent les limites.


Jamais la télévision n'a autant phosphoré que ces dernières années pour attirer les téléspectateurs. En 2016, plus de 8350 nouveaux programmes à destination du petit écran et des services de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) ont été lancés dans une cinquantaine de pays, selon la dernière étude des tendances TV internationales d'Eurodata (Médiamétrie). Preuve que la créativité est actuellement foisonnante, comme en 2015, plus de la moitié de cette production est constituée de créations originales.


«Le digital a tout transformé, les barrières territoriales sont tombées, de nouveaux acteurs clés se sont imposés, créant une chaîne de valeur mondialisée» Frédéric Vaulpré, directeur d'Eurodata TV Worldwide


Dans un contexte toujours plus concurrentiel, où l'attention des consommateurs fait l'objet d'âpres batailles entre les chaînes et les plateformes numériques telles que Netflix, le média télé n'a pas d'autre choix que d'innover. Si, comme le constate Sahar Baghery, la directrice du pôle études et stratégies des contenus chez Eurodata, «le contenu est le nerf de la guerre», pour être attractif, il doit suivre une double logique de montée en gamme et d'internationalisation. «Le digital a tout transformé, les barrières territoriales sont tombées, de nouveaux acteurs clés se sont imposés, créant une chaîne de valeur mondialisée», indique Frédéric Vaulpré, le directeur d'Eurodata TV Worldwide. «L'expansion massive d'acteurs comme Amazon et Netflix accélère l'émergence d'un marché du contenu global», poursuit Sahar Baghery. D'où la multiplication actuelle d'alliances entre diffuseurs (TF1, RTL et NBCUniversal par exemple), permettant de financer des contenus premium dont des séries capables de plaire à une audience sans frontières.


Faire bouger les lignes


D'un point de vue éditorial, si les talent shows, le dating et les émissions autour de la cuisine inspirent toujours la télévision, celle-ci tente aussi de se renouveler en déplaçant le curseur pour toucher à d'autres sujets. Avec, comme fil rouge, la volonté de faire bouger les lignes. «Qu'il s'agisse de donner la voix aux femmes, aux communautés moins entendues, d'évoquer des thèmes qui dérangent, de changer de paysage ou de mixer les genres et les temporalités», indique Estelle Chandèze, responsable d'études et de clientèle chez Eurodata.


 «On voit beaucoup de contenus qui traitent de la place de la femme dans un monde d'hommes» Sahar Baghery, directrice du pôle études et stratégies des contenus chez Eurodata


Dans la catégorie politiquement incorrecte, la mort fait une percée remarquée. Aux Pays-Bas, «Doden liegen Niet» suit le travail d'un médecin légiste qui réalise des autopsies pour le procureur général. En Corée, «48 Hours» filme les deux derniers jours de célébrités coréennes avant leur mort «virtuelle». La télévision s'intéresse aussi de près à notre intimité. Aux États-Unis, «Come to Bed», développé par Small World, suit en caméra fixe des personnes dans leur lit, juste avant l'heure du coucher. De son côté, «So kommt Deutschland» filme une experte en sexualité partie recueillir le témoignage de personnes ayant trouvé le partenaire sexuel idéal…


Place au polar exotique


Au-delà de ces formats voyeuristes, une autre tendance forte arrive: «On voit beaucoup de contenus qui traitent de la place de la femme dans un monde d'hommes», constate Sahar Baghery. En témoigne Pitch, diffusé aux États-Unis sur la Fox. L'histoire d'une jeune joueuse devenue la première femme à entrer dans le monde du base-ball professionnel. Mêlant sketchs, comédie musicale et animation, la série australienne Wham Bam Thank you Maam explore avec humour l'évolution du rôle de la femme tout au long de l'Histoire.


Les codes narratifs évoluent également. «Pour raconter des histoires, les genres se mixent de plus en plus», explique Sahar Baghery. Diffusé sur la BBC en Angleterre, «Six Wives with Lucy Worsley» illustre parfaitement ce nouveau «storymixing», où le documentaire et la fiction s'entremêlent pour aboutir à une reconstitution historique dramatisée autour de la vie des femmes de Henry VIII. La narratrice Lucy Worsley, en costume d'époque et intégrée au décor, fait ses commentaires en aparté face à la caméra, un peu comme Kevin Spacey dans House of Cards.


Enfin, en fiction, après la mode des polars scandinaves, place désormais à la vogue du polar exotique. Guyane, la nouvelle création originale de Canal + diffusée lundi prochain, se déroule au fin fond de la jungle guyanaise, tandis que le thriller suédois Farang a pour toile de fond la Thaïlande. Deux intrigues toujours très noires, où le soleil a simplement remplacé le froid polaire.

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Les investisseurs privés frappent à la porte du cinéma français

Les investisseurs privés frappent à la porte du cinéma français | (Media & Trend) | Scoop.it

L’industrie des contenus attire la convoitise des investisseurs professionnels. Mais la filière doit être plus transparente dans la répartition de ses revenus. 


Les investisseurs professionnels sont aujourd'hui prêts à investir beaucoup d'argent dans le cinéma français... à condition que le secteur se réforme un peu pour leur faire de la place. 

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L’avantage fiscal des Sofica d’être renforcé

L’avantage fiscal des Sofica d’être renforcé | (Media & Trend) | Scoop.it

C’est l’instrument le plus connu pour les particuliers qui s’intéressent au cinéma. Mais il ne pèse que 63 millions d’euros au maximum.


« L'Arnacoeur », « Des hommes et des dieux », « Les Combattants », « Les Femmes du 6e étage », « Irréprochable », ou encore « Oggy et les Cafards »... Ces films ou dessins animés ont pour point commun d'avoir pu sortir grâce aux Sofica, ou « sociétés de financement d'oeuvres cinématographiques ou audiovisuelles ». Ces placements, qui accordent (sous certaines conditions) un avantage fiscal en échange d'un investissement dans le cinéma, ont représenté 3,4 % du financement moyen des films français en 2015, mais 6,5 % du plan de financement des films ayant bénéficié de leur apport. « Globalement, les Sofica interviennent dans un film sur deux et on estime qu'un film sur quatre n'aurait pas pu se faire sans elles », dit Serge Hayat, le président de l'Association de représentation des Sofica (ARS). 


Au total, la dizaine de Sofica qui existe sur le marché se partage une enveloppe maximum de 63 millions d'euros - plafonnée pour limiter la facture fiscale pour l'Etat -, et chacune investit en moyenne dans 20 à 25 films par an. Un montant relativement limité, sachant que la fabrication des films français coûte plus de 1 milliard chaque année. Les Sofica ont même enregistré une légère sous-collecte dans les années récentes. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, l'investisseur de Sofica - ils sont environ 7.000 en France - n'a pas le profil d'un très riche mécène. L'investissement minimum est néanmoins de 5.000 euros (avec un maximum de 18.000 euros). 


Un moyen de leur redonner de l'attrait 


Ces instruments pourraient toutefois retrouver de l'attrait avec le relèvement, en ce début d'année, de l'avantage fiscal : la réduction d'impôt sur le revenu vient de passer à 48 % de l'investissement, contre 36 % l'an dernier (avec des plafonds). Cependant, les Sofica restent un placement à rendement limité. « La rentabilité dépend du succès du film, mais aussi et surtout du contrat conclu avec le producteur », note Serge Hayat. Si l'ARS avance un rendement moyen annuel de 0 à 6 %, ce chiffre inclut l'avantage fiscal. « Bon nombre d'investisseurs ne retrouvent pas leur investissement initial : on estime qu'en moyenne, ils récupèrent entre 75 et 90 % de leur mise. En outre, pour bénéficier de l'avantage fiscal, il faut garder son argent investi pendant six ou sept ans, souligne Anaïs Ursella, responsable du développement produits à l'UFF (qui commercialise 4 Sofica). Cela dit, une fois l'avantage fiscal inclus, c'est l'un des dispositifs qui offre le plus de réduction d'impôt. » Reste aussi le plaisir de voir le nom de « son » placement en bas du générique d'un film. 

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Presse : les lectures numériques ont dépassé les lectures papier

Presse : les lectures numériques ont dépassé les lectures papier | (Media & Trend) | Scoop.it

74% de la population française s'informe sur au moins un titre de presse en version numérique par mois. Le mobile dépasse l'ordinateur pour la première fois.


La lecture de la presse sur support numérique (53%) a dépassé pour la première fois celle sur format papier (47%). Tel est le principal enseignement de la dernière étude One Global de l'ACPM , qui mesure l'audience des grandes marques de presse. 



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TF1 se développe sur YouTube via une alliance européenne

TF1 se développe sur YouTube via une alliance européenne | (Media & Trend) | Scoop.it

TF1 entre au capital de Studio71, la filiale de l’allemand ProSiebenSat.1 Un investissement d’une vingtaine de millions d’euros. 


TF1 s'internationalise dans le numérique. Le groupe entre au capital de Studio71, une filiale de ProSiebenSat.1 qui se présente comme le quatrième acteur mondial dans l'univers des « MCN », ces agrégateurs de contenus qui assurent la gestion, la promotion et la monétisation de talents sur YouTube. Le français en acquiert 6,1 %. Parallèlement, ProSiebenSat.1 prendra une participation dans Finder Studios, le MCN dont TF1 est l'actionnaire majoritaire. 


Partenariat européen


Cette opération s'inscrit dans un partenariat européen plus large, puisque le groupe de médias allemand a conclu un accord de même nature en Italie avec Mediaset, qui prend 5,5 % de Studio71. 


TF1 va ainsi pouvoir utiliser les conte­nus de Studio71 et s'appuyer sur son expérience pour développer son activité digitale et espérer devenir un « acteur référent de la vidéo online » en France. Dans l'année, Finder, qui se présente comme le numéro 2 français avec des stars de YouTube comme Seb la Frite (plus de 2,7 millions d'abonnés) ou Horia (1,5 million), va changer de nom pour devenir Studio71 France. 


La filiale de Bouygues a bien compris qu'elle ne pouvait rester en retrait de l'essor des plates-formes, alors que nombre de groupes de télévision ont racheté des MCN ou ont créé leurs studios - à l'image de M6 qui va investir dans ce domaine (« Les Echos » du 3 janvier). « II existe un complément d'audience sur les plates-formes que nous voulons aller chercher », explique Olivier Abecassis, directeur innovation et digital de TF1. Notamment sur les Millennials, chouchous des annonceurs. TF1 a déjà fait un pas en leur direction, en annonçant le mois dernier avoir pris une participation majoritaire dans MinuteBuzz.


Parallèlement, en devenant plus gros dans l'activité digitale, TF1 pèse davantage dans le rapport de force qui existe avec les plates-formes (lire ci-dessous). 


Un écosystème de contenus


La monétisation se fera via les ­recettes publicitaires, qui seront partagées avec YouTube, et via du « brand content », ces contenus créés pour des marques. TF1, qui veut se positionner comme la ­première « content market place » de France, autrement dit comme un écosystème de contenus (télé, digitaux, etc.) proposé aux annonceurs, va aussi pouvoir répondre à ceux qui veulent des campagnes internationales. 


Depuis l'arrivée de Gilles Pélisson, il y a presque un an, la filiale de Bouy­gues cherche à se développer dans le numérique, où sa présence est consi­dérée comme insuffisante (environ 5 % du chiffre d'affaires). Si TF1 s'attend, dans le futur, à des recettes « significatives », le groupe est avare de chiffres. « C'est une opération qui va dans le bon sens, mais il faudra du temps, plusieurs années sans doute, pour que cette activité rapporte vraiment », souligne Alexandre Koller, analyste chez Gilbert Dupont. Studio71 (6 milliards de vidéos vues par mois), connu dans l'univers des youtubeurs, notamment pour LeFloid, qui a interviewé Angela Merkel, devrait à peine atteindre la rentabilité cette année. 


Quant à l'investissement, il est relativement limité à l'échelle de la capitalisation de TF1, puisque ­Studio71 est valorisé autour de 400 millions, soit une opération à un peu plus de 20 millions. « Ce n'est pas un gros risque pour TF1, et c'est assez astucieux de s'associer à un groupe allemand qui a fait ses preuves dans le numérique. En revanche, c'est tout sauf un deal structurant », souligne Christophe Cherblanc, analyste à la Société Générale. Ces prises de participation de TF1 et Mediaset correspondent à des augmentations de capital. 

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Festival des séries : Cannes écartée au profit de Lille et Paris

Festival des séries : Cannes écartée au profit de Lille et Paris | (Media & Trend) | Scoop.it

Le ministère de la Culture a retenu les candidatures de Lille et Paris pour y organiser l'événement.


Il y a une quarantaine d'années, Isabelle Adjani se levait en pleine cérémonie afin de recevoir un César, pour finalement se rasseoir, confuse : ce n'était pas elle la gagnante. 


C'est un peu ce qui risque d'arriver à la ville de Cannes, qui se voyait déjà comme « la » ville des séries en 2018 (« Les Echos » du 10 janvier). Le ministère de la Culture, qui a lancé une sorte de concours de beauté entre villes pour accueillir le futur Festival international des séries, initié par Fleur Pellerin, en a décidé autrement : parmi les candidatures de Bordeaux, Cannes, Lille, Nice et Paris, le gouvernement vient d'annoncer l'ouverture d'une concertation sur les candidatures des villes de Lille et Paris. Le jury, composé de professionnels de l'audiovisuel, estime que « Lille semble en mesure de réussir la mise en oeuvre d'un événement décentralisé à fort rayonnement européen, proche du public. La candidature de Paris s'inscrit dans le développement réussi depuis sept ans d'un événement reconnu [Séries Mania, NDLR] alliant succès public et soutiens professionnels au plan mondial. » 


A l'inverse, « le projet de Cannes comporte des lacunes au plan éditorial. » Et ceux de « Bordeaux et de Nice ne présentent pas un degré de maturité suffisante pour monter un tel événement dès 2018. » 


Un enjeu stratégique vital


Le maire LR de Cannes, David Lisnard, se doutait peut-être de ce verdict lorsqu'il a indiqué aux « Echos », il y a quelques jours, vouloir organiser un festival des séries, et ce quel que soit le choix du gouvernement. « Ce projet est un enjeu stratégique vital pour l'économie de la ville, expliquait alors David Lisnard. Nous l'avons imaginé et nous le mûrissons depuis 2011. Il ne nous échappera pas. » L'événement sera organisé en avril, en marge du Marché international des programmes de télévision (MIPTV). Cannes, ville du très connu festival de cinéma, est accompagnée par Reed Midem, l'opérateur du Mip.


L'intérêt d'avoir l'aval du gouvernement est d'obtenir des fonds publics et un appui politique, pour une grande manifestation qui se veut tournée vers l'international. Il existe en France d'autres festivals de fictions, comme Séries Séries ou Séries Mania, tous deux en région parisienne.


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