Média et société
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Média et société
Médias : sociologie, études, avis philosophiques (usages, pratiques, croyances, enjeux et effets). Pas NTIC/business pseudoscientifique. Mes articles "Médias" : http://www.philomedia.be/category/medias/
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« Tout comme les trains, la presse déraille peut-être moins souvent qu’elle ne roule correctement, mais personne n’en parle » | IRM : Imagerie par Résonance Marketing

« Tout comme les trains, la presse déraille peut-être moins souvent qu’elle ne roule correctement, mais personne n’en parle » | IRM : Imagerie par Résonance Marketing | Média et société | Scoop.it

Publié le 10 septembre 2013 par Julie Vanderkar (Gsara asbl)

Rencontre avec Julien Lecomte, titulaire d’un Master en information et communication, expert auprès du Csem (2012-2013), auteur du livre « Médias : influence, pouvoir et fiabilité » et qui traite notamment d’éducation aux médias.

 

Thèmes abordés :

- Fonctionnement des médias : publicité, économie et impacts sur les contenus et leur fiabilité (exemples : RTBF, RTL-TVI... + phénomènes clash, buzz, etc.)

- Agenda setting (Mc Combs & Shaw)

- Le(s) public(s) sont-ils demandeurs ? Divertissement, socialisation et/ou info

- Analyse critique des médias et médias critiques : Acrimed, Petit Journal, @rrêt sur images, MediaTIC, Medialog...

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Twitter / BlogPhilo: La critique traditionnelle ...

La critique traditionnelle des médias pointe des préférences particratiques. Quid de l'idéologie d'un clash nécessaire entre les idées?

 

Que "les" journalistes et "les" gens aient des opinions est normal, mais même des pseudo-intellectuels ne relèvent que les petites phrases.

 

Si l'on sait aujourd'hui que les diverses joutes et débats ont un résultat difficile à mesurer quant aux votes (quid des millions d'euros dépensés en campagnes d'affichages et en papier?), il me semble également légitime de s'interroger sur cette présentation qui lie intimement la discussion et la guerre... Cette idéologie -parmi d'autres- me parait bien plus pernicieuse que la question réductrice et trompeuse des préférences affichées ou non des journalistes. Elle ne se limite d'ailleurs pas à leurs pratiques, mais aussi aux façons de lire et interpréter de leurs publics.

 

Lire mon article "Lakoff - La discussion, c'est la guerre" : http://www.philomedia.be

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Critique des médias : critique logique ou critique sociale ?

La critique des médias est-elle une critique logique, rationnelle, ou bien une critique sociale ?

 

BHL, Onfray, LaDH, TF1, RTL ou encore Nabilla sont des exemples parmi d'autres de cette problématique.

En effet, ils sont les objets d'une critique plus ou moins légitime et parfois très grave (selon les cas), mais aussi - voire surtout - le faire-valoir favori de certains qui les dénigrent...

 

De manière générale, la fonction de socialisation du média permet d'en comprendre de nombreux phénomènes.

 

Par exemple, de nombreuses personnes regardent la téléréalité, tout en critiquant cette dernière. Même majoritairement - voire unanimement - critiqués, certains contenus sont massivement consommés, partagés et commentés. La raison est qu'il y a tout un jeu social autour de cela : si on ne connait pas Nabilla, on ne peut pas participer à une conversation qui parle de Nabilla. Au travail ou dans la cour de récré, il y a ceux qui ont ce sujet de conversation, alors que les autres ne l'ont pas.

 

Pour moi, la critique émanant de certains milieux dits "lettrés", "cultivés" par rapport à des contenus dits plus "populaires" répond également à ce principe, au moins dans une certaine mesure.

 

Si elle est basée sur plusieurs critères rationnels (qui ne sont pas nécessairement les critères de consommation de ces contenus, indice d'une dissonance culturelle : par exemple, on oppose implicitement "connaissance" et "politesse" à "plaisir" et "divertissement"), légitimes, elle dépend également d'un positionnement socioaffectif, culturel.

 

Autrement dit, prendre la peine de dénigrer ces personnages et ces contenus, c'est se positionner socialement, c'est dire quelque chose de soi, en versant parfois dans les biais cognitifs (biais de confirmation d'hypothèse, par exemple) ; les erreurs de perceptions et de jugements.

 

En conséquence, critiquer les médias, selon moi, c'est savoir aussi se remettre en cause dans notre propre approche des médias. C'est adopter une approche réflexive par rapport aux valeurs, opinions (confiance, méfiance...), discours, usages, pratiques et comportements à leur égard.

 

Pour aller plus loin :

- http://www.philomedia.be

- https://ed.stanford.edu/sites/default/files/party_over_policy.pdf

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