Média et société
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Média et société
Médias : sociologie, études, avis philosophiques (usages, pratiques, croyances, enjeux et effets). Pas NTIC/business pseudoscientifique. Mes articles "Médias" : http://www.philomedia.be/category/medias/
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Désinformation, manipulations… le public est-il son propre bourreau ?

Désinformation, manipulations… le public est-il son propre bourreau ? | Média et société | Scoop.it

Par Cyrille Frank, alias @cyceron sur Twitter.

Une note de lecture critique de l'ouvrage "Médias : influence, pouvoir et fiabilité. A quoi peut-on se fier" appliquée aux dérapages récents concernant la tragédie de Boston : http://www.mediaculture.fr/2013/04/22/desinformation-manipulations-le-public-est-il-son-propre-bourreau/

Julien Lecomte's insight:

Deux petites précisions suite à quelques interpellations que j’ai lues par rapport au billet de Cyrille Frank. A mon avis, les auteurs de celles-ci se sont arrêtés au titre de ton article, il est vrai quelque peu provocateur.

 

La première, c’est que je ne crois pas que le fait d’évoquer le rôle de partie prenante aux processus de sélection (agenda setting), mise en forme ou encore (re)diffusion et partage de l’information impliquent que je dénie toute responsabilité de la part des médias d’information / journalistes lorsque des dérives (notamment sur le plan déontologique) sont rencontrées. Je ne pense pas non plus que ce soit ton cas, Cyrille. Je constate par contre en parallèle une coexistence entre des discours très critiques et des comportements de consommation peu critiques. D’où l’idée de ne pas se limiter à une dénonciation parfois orientée des médias et de proposer des pistes de réflexion à l’usage du public : d’un coté, il y a les médias, et de l’autre comment le public réagit en conséquence, et c’est là où l’on a sa part de responsabilité qu’il me semble le plus judicieux d’agir.

 

La seconde, liée, c’est que lorsque je traite du pôle de la “réception” et de co-création de sens, je ne me situe pas au niveau du “factchecking”, mais bien des choix éditoriaux, des idéologies sociales, etc. Personnellement, je n’ai en rien suivi les élucubrations autour des incidents de Boston. Le fait qu’elles aient été massivement suivies et relayées, ça, ça dit socialement quelque chose du public, mais qui ne les rend pas pour autant responsables des imprécisions, erreurs et contrevérités colportées par plusieurs journalistes, dans le contexte médiatique que l’on sait (quant aux autres dérapages éventuels, je ne me positionne pas à leurs propos). Les deux sont bien à distinguer. Dans ce système en général, on n’a d’ailleurs pas que “le” titre de presse qui commet une faute et le(s) public(s), mais bien une foule d’intervenants – y compris le(s) public(s) (agences de presse, groupes média, sources plus ou moins officielles, leaders d’opinions, politiciens, concurrence…).

 

Pour ceux qui souhaiteraient approfondir ces considérations (à nuancer elles aussi : le défi que Cyrille a relevé, c’est de rendre digestible son opinion par rapport à un livre de 250 pages tout en établissant des liens avec l’actu récente. Ici, je ne fais qu’effleurer quelques pistes de complexification par rapport à une interprétation de ces propos), la table des matières de mon ouvrage montre dans quel contexte, dans quel cheminement et dans quelle mesure j’entends les réflexions évoquées ici : http://fr.slideshare.net/JulienRyuk/presentation-mdias-influence-pouvoir-et-fiabilit

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[Livre - ebook] Médias : influence, pouvoir et fiabilité - A quoi peut-on se fier ?, par Julien Lecomte

[Livre - ebook] Médias : influence, pouvoir et fiabilité - A quoi peut-on se fier ?, par Julien Lecomte | Média et société | Scoop.it

Médias : influence, pouvoir et fiabilité - A quoi peut-on se fier ?

 

Présentation de l’auteur

 

Julien Lecomte est titulaire d’un Master en information et communication, ainsi que de l’agrégation de l’enseignement secondaire supérieur. Spécialisé dans les questions de philosophie et de sociologie des médias, il interroge les liens entre les dispositifs médiatiques, la culture et l’éducation.

 

Quatrième de couverture

 

Ce livre est un recueil d’éléments permettant de comprendre et d’analyser les médias, appliqués au contexte contemporain.

 

Souvent, les ouvrages de critique des médias pointent des dérives de ceux-ci. Cependant, ils ne fournissent pas toujours d’éléments d’analyse et de réflexion afin de faire la part des choses de manière autonome, en première personne. Ces éléments concernent non seulement les médias en tant que tels, mais aussi les rapports individuels et sociaux que nous entretenons avec eux.

 

Dans un premier temps, à partir d’études de cas récents, il interroge les raisons d’être de différents reproches typiques adressés aux médias : dérives de la propagande, accointances politiques en France et chez nos voisins, fonctionnement de la presse, présence d’idéologies culturelles, lobbying et business, formatage des contenus, etc. Parallèlement à ce mouvement de remise en cause, il présente et met en pratique un panel d’outils et de théories permettant de les décrypter et d’évaluer la fiabilité des contenus qu’ils véhiculent.

 

Dans un second temps, cet ouvrage questionne les rapports individuels et sociaux que les usagers entretiennent avec les médias. En réfléchissant sur base de différents comportements d’adhésion et de rejet typiques, il montre combien la prise en compte des dimensions affective, cognitive et sociale peut enrichir la critique traditionnelle des médias : comment se positionner en première personne pour élaborer un jugement critique et nuancé à leur égard ?

 

Découvrir le livre : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=38392

 

Note de lecture de Michel Clarembeaux (Directeur du Centre Audiovisuel de Liège) : www.cavliege.be/images/PDF.site/Actualites/nouveaux-ouvrages/analyses-pdf/Medias-influence-pouvoir-fiabilite.pdf

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"Zététique & utilisation des interstices pseudoscientifiques dans les médias"

Pour une didactique de l'esprit critique. Zététique & utilisation des interstices pseudoscientifiques dans les médias (2007), par Richard MONVOISIN, à Grenoble.

"Cette thèse s’appuie sur le constat déjà connu que les capacités critiques mobilisables par un individu pour distinguer entre science et pseudoscience ne sont pas corrélées à son niveau d’études. L’hypothèse défendue est que le rôle joué par les médias dans la transformation et la scénarisation des savoirs est autant un rôle de fabrication de la culture scientifique moyenne qu’un rôle de marqueur des ambiguïtés les plus courantes sur la question de la démarche scientifique. Partant de la notion d’interstice pseudoscientifique dans la transposition des savoirs, la démarche zététique a été grandement mise à contribution pour élaborer une panoplie d’outils exploitables auprès d’étudiants sur la base des supports médiatiques les plus accessibles.

S’il a été question dans la première partie de prendre les précautions philosophiques et épistémologiques incontournables de la démarche scientifique — matérialisme, rationalisme et scepticisme notamment — et de les rendre enseignables, la deuxième partie a approfondi les spécificités des champs dits pseudoscientifiques et ‘paranormaux’ qui fournissent aussi bien des mises en scène fantasmatiques courantes de la connaissance que, poussées à leur extrême, de tragiques aliénations.

La troisième partie s’est essayé à donner quelques éléments de compréhension des enjeux de la vulgarisation scientifique dans un contexte médiatique marchand, avec la description de quelques-unes des contraintes médiatiques s’exerçant sur le savoir savant qui vont jusqu’à parfois dénaturer ce dernier. Enfin la quatrième partie, prenant pour base les supports de vulgarisation les plus communs, dresse une sémiologie d’outils spécifiques pour prévenir les interstices pseudoscientifiques, qu’ils prennent des formes lexicales, rhétoriques, argumentatives ou scénaristiques."

Lire la thèse de doctorat (PDF, 12 Mo) : http://www.unice.fr/zetetique/articles/RM_Doctorat_Zetetique_et_medias.pdf

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Julien Lecomte, Médias : influence, pouvoir et fiabilité. A quoi peut-on se fier? - Recension par Michel Clarembeaux

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Baromètre 2013 de confiance dans les médias (TNS Sofres - La Croix)

Étude réalisée en face-à-face pour La Croix du 4 au 7 janvier 2013, auprès d'un échantillon national de 1000 personnes représentatif de l'ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) et stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

L'étude complète (pdf) : http://www.tns-sofres.com/_assets/files/2013.01.21-baro-medias.pdf

 

Analyse succincte : http://www.tns-sofres.com/points-de-vue/CE124DE7283F4110B6F0699B1E7116A0.aspx

Julien Lecomte's insight:

Remarque : ces résultats étant basés sur du déclaratif, il convient de toujours les interpréter comme tels (notamment lorsque les répondants déclarent par exemple qu'ils souhaiteraient que les médias traitent davantage l'un ou l'autre sujet).

 

Notes :

- La radio est toujours considérée comme le média le plus fiable (par rapport à la presse écrite, la télévision ou encore Internet). Or elle est beaucoup moins consommée que la télévision, par exemple (la fiabilité de l'information n'est pas le seul critère qui oriente la consommation)

- Le sondage offre une confirmation de l'existence d'une perception du public selon laquelle les médias affichaient des tendances plutôt favorables à Nicolas Sarkozy, du moins par rapport à François Hollande.(confirmation de l'existence d'un climat de méfiance par rapport à l'orientation politique des médias, particulièrement dénoncées sous Sarkozy, suite à plusieurs accointances présumées ou avérées). A noter encore que ces points de vue sont toujours partiellement idéologiquement marqués.

- On peut y lire une forte hausse de la crédibilité perçue et de la consommation d'Internet en tant que média d'information à part entière (sachant que ce sont les sites d'information des médias "classiques" sont généralement consultés).

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Cameroun : Internet, le média le plus crédible des camerounais

CAMEROUN : Selon une étude menée par des organisations spécialisées dans le monitoring des médias, 36% de camerounais ont une totale confiance aux informations venues d’Internet. Par contre, à peine 16% d’interviewés font confiance aux informations diffusées par les médias d’Etat.

 

Lire l'article : http://www.camer.be/index1.php?art=15491&rub=11:1

Julien Lecomte's insight:

Un site très critique à propos du pouvoir Camerounais. Orienté, il faut donc le lire avec prudence. Il s'agit néanmoins d'un point de vue intéressant qui pose en filigranes une question liant la confiance aux médias avec la confiance par rapport aux "institutions officielles" en général...

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MediaShift . College Students Miss the Journalistic Potential of Social Media | PBS

MediaShift . College Students Miss the Journalistic Potential of Social Media | PBS | Média et société | Scoop.it

by Devin Harner, July 11, 2011. This piece was co-written by Alexa Capeloto.
A couple of days after news broke of Osama bin Laden's killing in Pakistan, a group of students at John Jay College of Criminal Justice, where we teach journalism, sat in a classroom and talked about how they were first alerted to the story. Most said Facebook. Some said friends or family, primarily via text message. No one named a newspaper.

One student, Josh, said CNN. CNN? So Josh just happened to be watching cable news late on a Sunday night when the bin Laden story broke? "Oh. No," he said. "I heard about it on Facebook, then I turned on CNN to find out more." In these days of social media, it was surprising that Josh didn't give Facebook due credit.

After all, the discussion was about the first source, not the best. Did seeing comments on his status feed not count as information delivery in the same way a CNN report did? Was it not real for him until a traditional news outlet confirmed it?

We're used to our peers and mentors privileging legacy media -- be it broadcast or newspapers. But this is not what we expect of today's college students, a.k.a. tomorrow's journalists. In their wired world, there are increasingly fuzzy distinctions between professional and citizen, fact and rumor, confirmed and unconfirmed. We see their iPhones and Androids, iPads and laptops, and we figure part of our job as journalism instructors is to call attention to those distinctions. Yet, as Josh's answer suggests, students might be overcorrecting toward the old school, and in the process psyching themselves out of the journalism game.

More : http://www.pbs.org/mediashift/2011/07/college-students-miss-the-journalistic-potential-of-social-media192.html

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