Selon moi, les enjeux de la critique et de l'éducation aux médias renvoient à des pratiques qui transcendent largement la question des (nouvelles) technologies. Faut-il d'ailleurs se focaliser sur les médias ou sur leurs enjeux éthiques, relationnels, épistémologiques et techniques? A mon avis, il est question de problématiques plus larges.

 

Concrètement, ce que je signifie par là, c'est que l'analyse des médias, de leur fiabilité et de leurs usages efficaces et critiques n'est pas une fin en soi. Elle est subordonnée en réalité à la question de l'esprit critique en général, qui renvoie à une autonomie de jugement, tant sur le plan épistémologique (fiabilité de l'information, processus et biais de perception et cognition, question de la foi, de l'adhésion, des idéologies et des croyances, etc.) que technique (maîtrise efficace des langages, des codes, des outils de production de savoirs et de pratiques, y compris au plan esthétique) et éthique (question de la vie en communauté, du relationnel, des valeurs, de la responsabilité et de la liberté, etc.)

 

En fait, les compétences pointées comme fondamentales par rapport à l'éducation aux médias sont d'ordre bien plus générique : ce n'est pas l'éducation à une pensée critique, citoyenne et ouverte qui se subordonne à l'éducation aux médias, mais le contraire.

 

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