Maghreb-Machrek
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“Sur le monde arabo-berbère”
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www.slateafrique.com - December 8, 2011 5:55 PM

Fanon, précurseur des révolutions arabes? | Slate Afrique

Hommages (presque) unanimes, reconnaissance du monde littéraire mais aussi universitaire: la commémoration du cinquantième anniversaire de la mort de Frantz Fanon, décédé d’une leucémie le 6 décembre 1961 à Bethesda, près de Washington, sonne comme un tribut mérité. C’est aussi, en France, la réparation d’une grande injustice tant cet auteur incontournable a été attaqué et critiqué par ce que ce pays compte comme néo-conservateurs assumés ou masqués sans oublier les incontournables laudateurs de la période coloniale. On ne peut, en un seul article, résumer ce que furent la pensée et l’apport de Fanon au monde contemporain et aux élites du Sud. Mais, comme le note K. Selim, éditorialiste du Quotidien d’Oran, Fanon est un «homme qui toujours interroge». Et de relever que «Fanon est utile en effet pour comprendre les mécanismes par lesquels les régimes de l'indépendance, par la perpétuation de l'écrasement des peuples et par le refus des libertés, créent les conditions où le vieux colonialisme, se drapant de nouveaux atours, se présente comme le libérateur». Fanon, c’est indéniable, aurait eu beaucoup à dire sur les événements qui secouent actuellement le monde arabe. Des événements où le legs des tyrans offre la plus belle des excuses pour les colonisateurs d’hier de prendre leur revanche. Libye, Syrie,… Et que dire de cette Afrique minée par la corruption et les comportements prédateurs de ses dirigeants, révolutionnaires d’opérette qui n’ont en tête que leurs comptes en banque et leurs avoirs immobiliers en Occident…

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www.liberation.fr - May 25, 1:38 PM

Présidentielle en Egypte : un Frère supérieur

Les Frères musulmans n’ont pas attendu longtemps pour crier victoire. Dès hier soir, les premiers résultats du premier tour de l'élection présidentielle égyptienne à peine connus, la confrérie a organisé une conférence de presse pour annoncer le succès de son champion, Mohammed Morsi. Cette tendance se confirme après le dépouillement des bulletins dans 20 des 27 gouvernorats. Le candidat de la confrérie arriverait en tête du premier tour avec un score compris entre 24% et 28% des voix. Derrière lui, la seconde place se jouerait à presque rien entre l’ancien ministre de Hosni Moubarak, Ahmed Chafiq, et le candidat nassérien Hamdine Sabbahi qui obtiendraient entre 22 et 25 % des suffrages pour le premier, 20 à 23 % pour le second.

 

Des écarts très faibles

 

Le Frère dissident Abdel Moneim aboul Foutouh suivrait avec un résultat entre 15 et 18 %, tandis que l’ancien secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, pourtant donné premier par tous les instituts de sondage, serait à la traîne avec 10 à 12% des voix. Les résultats définitifs devraient être connus en fin de journée. Il convient toutefois de prendre les plus grandes précautions dans la mesure où les résultats du Caire ne sont pas encore connus et qu’ils pourraient changer sensiblement la donne, d’autant que les écarts entre les trois premiers sont très faibles. Ce premier tour s’est déroulé sans incidents majeurs et 50% des 50 millions d'électeurs égyptiens auraient participé au vote.

On peut déjà tirer quelques enseignements de ces premiers résultats partiels, à commencer par le fait que les instituts de sondage égyptiens ont, une fois de plus, montré toutes leurs limites. Ils prévoyaient unanimement un second tour entre Amr Moussa et Aboul Foutouh, et donnaient Mohammed Morsi et Hamdine Sabbahi à moins de 10%. Pour le candidat des Frères, décrié de toutes parts et moqué pour son manque de charisme, c’est une grande revanche. Celui qui n'était qu’un second choix et a débuté sa campagne en retard, est arrivé en tête dans la majorité des gouvernorats. Le score des Frères est pourtant en recul de 15 points par rapport aux élections législatives - la confrérie avait obtenu plus de 40% des voix.

 

Un second tour incertain

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www.rfi.fr - May 24, 7:32 AM

Présidentielle en Egypte: forte mobilisation, le vote se poursuit

Les Egyptiens continuent de voter ce jeudi 24 mai pour le premier tour de l'élection présidentielle, au lendemain d'une première journée de vote marquée par une forte affluence. Près de cinquante millions d'électeurs sont appelés à désigner un successeur à Hosni Moubarak, chassé du pouvoir en février 2011. Certaines irrégularités ont été relevées mais dans l'ensemble, la première journée de scrutin s'est plutôt déroulée sereinement.

 

La journée a été plutôt calme et l’affluence a été très importante. Dans la soirée de mercredi, il y avait encore des files d’attente très importantes devant certains bureaux de vote, comme dans la matinée, même si le flux s’est un peu ralenti entre midi et 16h à cause de la chaleur dans toute l’Egypte et en particulier dans le Sud.

 

Selon le bureau du Premier ministre, mercredi à 19h30, le taux de participation avoisinait les 20% dans tout le territoire.

Des irrégularités ont été constatées dans certaines régions du pays, comme des affiches électorales placées sur des bureaux de vote. Dans d’autres, il n’y avait pas d’encre indélébile. Cinq juges ont été écartés du processus car ils influençaient le vote des électeurs ainsi que des fonctionnaires. Des partisans de certains candidats ont aussi été repérés dans les files d’attente, exerçant des pressions sur les indécis.

C’est la première fois qu’on vote en Egypte pour élire un président de la République sans connaître le résultat à l’avance. Le Premier ministre Kamal el-Ganzouri a annoncé que la journée de jeudi sera fériée dans les services publics pour permettre aux fonctionnaires et aux employés de l’administration de se rendre aux urnes.

 

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www.rfi.fr - May 23, 6:49 AM

Un an après le «printemps arabe», l’Egypte élit son nouveau président

Gouvernée par les militaires depuis la chute d’Hosni Moubarak le 11 février 2011, l’Egypte va choisir son nouveau président lors d’une élection au suffrage universel dont le premier tour est programmé mercredi 23 et jeudi 24 mai. La victoire devrait se jouer entre quatre candidats : Amr Moussa, Ahmed Chafik, Abdel Moneim Aboul Foutouh et Mohammed Morsi, soit deux anciens ministres de Moubarak et deux anciens opposants issus des Frères musulmans.

 

Douze. Ils partirent vingt-trois mais ne sont plus que douze à se présenter au suffrage des 52 millions d’Egyptiens inscrits sur les listes électorales pour la présidentielle qui va se dérouler ces mercredi 23 et jeudi 24 mai, sous les yeux de près de 10 000 observateurs nationaux et internationaux, dont l’ancien président américain Jimmy Carter. Après l’annulation par la Commission électorale de dix candidatures fin avril, le salafiste Abdallah al-Ashaal n’a pas voulu faire le treizième et s’est désisté dimanche 13 mai au profit de Mohammed Morsi, le candidat officiel des Frères musulmans qui fait partie des favoris à l’investiture suprême.

 

Trois présidents en 58 ans

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www.rfi.fr - May 23, 6:42 AM

Liban : l'enlèvement de pèlerins chiites en Syrie ravive les tensions à Beyrouth

Ils revenaient d'un pèlerinage en Iran et retournaient dans leur pays. Treize pèlerins chiites libanais ont été enlevés hier mardi en Syrie, dans le nord, près d'Alep, par des rebelles de l'Armée syrienne libre, c'est ce que rapporte l'agence de presse officielle libanaise. L'ASL a réfuté cette accusation. Toujours est-il qu'au Liban, les tensions entre pro et anti-Assad se sont accrues, notamment dans la capitale Beyrouth.

 

 

A peine la nouvelle de l’enlèvement des pèlerins chiites en Syrie est connue que des milliers de personnes descendent dans les rues à Beyrouth. Les Libanais voient alors se reproduire les mêmes scènes vécues ces trois derniers jours. A la différence près que cette fois-ci, ce sont les chiites qui sont en colère.

Des routes sont bloquées à l’aide de pneus enflammés, des bennes à ordure sont incendiées et placées en travers des boulevards. Tout le monde retient son souffle. Sunnites et chiites occupent le pavé. Il suffit d’une étincelle pour mettre le feu aux poudres.

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www.google.com - May 21, 12:49 PM

Vive tension au Liban après la mort d'un cheikh et des heurts à Beyrouth

Des affrontements ont fait deux morts lundi à Beyrouth, au lendemain du meurtre d'un dignitaire sunnite hostile au régime de Damas, et font craindre un débordement de la crise syrienne dans le pays.

Ces incidents ont fait monter d'un cran les inquiétudes dans un pays qui avait connu des affrontements confessionnels ayant fait une centaine de morts en 2008.

Les heurts, qui ont fait également 18 blessées, ont éclaté au petit matin dans le quartier de Tarik el-Jdideh entre un mouvement libanais sympathisant de la révolte syrienne et un autre favorable au régime de Bachar al-Assad.

Ils interviennent à la suite la mort d'un dignitaire sunnite tué dimanche par l'armée dans le nord du Liban, déjà fragilisé par des heurts confessionnels qui ont fait 10 morts ces derniers jours.

La France a condamné les violences et appelé "toutes les parties à rejeter les provocations".

Le calme est revenu le matin, mais la tension était toujours palpable à Tarik el-Jdideh, quartier à majorité sunnite dans l'ouest de Beyrouth.

"J'en ai marre, j'ai vécu plusieurs années de guerre, je ne peux plus rester une minute au Liban", s'exclame Amal Khattab, institutrice, en référence à la guerre civile (1975-1990) et les crises à répétition ces dernières années.

La révolte en Syrie exacerbe les tensions au Liban, qui a connu 30 ans d'hégémonie syrienne et est divisé entre adversaires et partisans d'Assad.

"Le Liban en ébullition après le meurtre d'un cheikh", titre le Daily Star, quotidien anglophone de Beyrouth. "Le Liban entraîné de force dans la tourmente syrienne", estime de son côté le quotidien francophone l'Orient Le Jour.

Les affrontements ont opposé des partisans du mouvement du Futur, à majorité sunnite et mené par Saad Hariri, chef de l'opposition libanaise hostile au pouvoir à Damas, et le Parti du courant arabe, une petite formation également sunnite mais qui est partisane du président syrien.

Le siège du Parti du courant arabe a été complètement incendié et portait des marques de balles, des dizaines de motos ont été brûlés et les vitres de voitures brisées, a constaté l'AFP.

L'opposition libanaise a accusé Damas de vouloir semer le chaos au Liban pour détourner l'attention de la crise en Syrie. Le mouvement du Futur a pointé du doigt "des mercenaires à la solde du régime syrien et de ses alliés au Liban" d'être derrière les troubles à Beyrouth.

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fr.news.yahoo.com - May 20, 6:38 PM

L'Algérie pleure sa chanteuse Warda enterrée au carré des moujahidine

L'Algérie a réservé un accueil solennel et rempli d'émotion à la dépouille de sa diva Warda El-Jazaïria, qui a été enterrée samedi au cimetière El-Alia d'Alger, pour y reposer dans le carré des moujahidine aux côtés des hommes les plus importants du pays.

Fait rarissime pour une personnalité non politique, une haie d'honneur de la Protection civile a accueilli au cimetière le cercueil de "La Rose Algérienne", suivi par son fils Ryad, la gorge nouée, incapable de s'exprimer tant l'émotion était forte. Il avait toujours vécu auprès de la cantatrice de la chanson arabe, dont le père était algérien et la mère libanaise.

Sa mise en terre dans le carré des moujahidine (combattants indépendantistes) a été accompagnée de centaines de youyous de femmes qui ont assisté à cette cérémonie d'habitude réservée aux hommes, selon le rituel musulman dans ce pays.

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia et le frère du président Abdelaziz Bouteflika, Saïd Bouteflika, marchaient en tête du cortège, avec à leurs côtés notamment, le conseiller et ami d'enfance du roi du Maroc Mohamed VI, Fouad el-Himma.

"Je suis totalement effondrée. La rose de l'Algérie s'est fanée, je me sens comme morte", pleure Khalfa Benamar, 61 ans, venue spécialement de Bejaïa, à 250 km à l'est d'Alger.

"Je n'ai pas pu m'empêcher de l'accompagner au cimetière. Sa voix m'a bercée dans mon enfance et elle a tellement donné au pays", déclare Samia Mabrouk, une Algéroise de 40 ans.

 

Chanteuse à 11 ans au Quartier Latin

 

Mourad, 40 ans, fonctionnaire, déplore la "perte d'un symbole de toute l'Algérie".

Warda est morte à 72 ans d'une crise cardiaque jeudi au Caire, où étaient déjà décédées les ambassadrices de la chanson arabe devenues éternelles, la Syrienne Ismahane et l'Egyptienne Oum Koulsoum.

Son corps, ramené à Alger par avion spécial, avait été accueilli vendredi soir à l'aéroport par plusieurs ministres.

Dans la matinée, son cercueil, entouré de plusieurs femmes de la protection civile, est resté quelques heures dans une salle du Palais de la Culture pour recevoir un dernier hommage de ses compatriotes.

Un homme d'une trentaine d'années, originaire d'Ain Defla, à 140 km au sud-ouest d'Alger, est arrivé en pleurant et criant "Warda, Warda" devant le cercueil, pris d'une crise d'hystérie, avant de perdre conscience. Il a tout de suite été évacué.

"Une semaine avant sa mort, je l'avais rencontrée au Caire. Elle était impatiente de retourner en Algérie pour s'y établir et participer aux 50e anniversaire de l'indépendance", a raconté à l'AFP, ému, l'ambassadeur d'Algérie en Egypte, Nadir Arbaoui.

En prévision de ces cérémonies, elle avait enregistré "Mazal Ouakfin" ("Nous sommes encore debout"), que la radio passe aujourd'hui en boucle, avec des témoignages, tandis que la télévision retransmet ses concerts.

Toute la presse algérienne lui rend hommage samedi avec des dizaines de photos en une où elle apparaît souriante et heureuse. Le quotidien arabophone El-Khabar lui consacre cinq de ses 24 pages.

A onze ans déjà, elle chantait dans le café parisien de son père, le Tam Tam, et elle a continué à chanter pour tout le monde arabe, pour l'indépendance de l'Algérie, ce qui l'avait obligée à quitter la France en 1958, quatre ans avant la libération de son pays.

La ministre de la Culture Khalida Toumi a rappelé dans un discours prononcé au Palais de la Culture samedi que Warda "n'avait jamais hésité à offrir sa voix et même ses revenus à l'Armée de libération nationale".

Le président Abdelaziz Bouteflika lui avait aussi rendu un hommage ému vendredi. Elle qui a "dédié son art entièrement" à l'Algérie, selon les mots du chef de l'Etat, "est décédée en Egypte loin de sa patrie".

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www.actuel.ma - May 20, 12:57 PM

1033 | Etre_Noir_au_Maroc | Dossier

A actuel, nous avons souvent travaillé avec des journalistes subsahariens. Et en parlant avec eux, nous avons été frappés de découvrir l’ostracisme dont ils sont l’objet. Le mépris du peuple, comme des élites, pour les Noirs est une constante de la société marocaine. Une réalité trop souvent tue ou minorée. Alors, nous avons demandé à Bassirou de raconter son quotidien, des situations vues, parfois vécues, des humiliations subies, des violences sans fin. C’est un témoignage brut, sans fioritures qui nous renvoie une image guère flatteuse mais qu’il faut néanmoins regarder en face. Oui, de nombreux Marocains sont racistes. Le sujet est tabou. Mais le débat doit s’ouvrir.

 

On m’a souvent posé la question de savoir si les Marocains étaient racistes ou si, en tant que Noir, j’avais été victime ou témoin d’actes ou de comportements assimilables à du racisme. A chaque fois, cette question m’a mis dans l’embarras, et à chaque fois, j’ai répondu par une pirouette. Les rarissimes occasions où j’ai ouvert mon cœur sur la question, c’était entre amis ou collègues. Et j’ai été surpris de découvrir à quel point des amis marocains étaient abasourdis d’apprendre jusqu’où certains de leurs compatriotes pouvaient aller dans le déni de l’Autre. Scandalisés, ces derniers m’ont convaincu de surmonter cette gêne qui m’empêchait d’en parler publiquement. Voilà pourquoi j’ai décidé de briser la glace, en espérant contribuer à susciter le débat et aider à lutter contre ce mal qui, malheureusement, n’épargne aucun pays, aucun corps social.

 

Je suis arrivé au Maroc le 17 septembre 2000 pour entamer mes études supérieures, en compagnie d’une centaine d’autres camarades boursiers comme moi. Je n’avais aucune appréhension en atterrissant à l’aéroport Mohammed V, le Royaume étant dans l’imaginaire collectif des Sénégalais une sorte de prolongement naturel de leur pays et vice versa. Mais j’ai commencé à déchanter... deux jours seulement après mon arrivée.

 

Durant ces douze années, comme la plupart de mes « congénères », j’ai souvent été confronté à des situations tragi-comiques. Comme ce matin du 19 septembre lorsque, avec un groupe d’étudiants, nous nous rendions au marché de J5, dans un quartier situé à quelques encablures de la résidence universitaire, à Rabat. En chemin, nous avons essuyé des jets de pierre de la part de gamins qui devaient avoir entre douze et quatorze ans, et qui criaient à tue-tête : « Cannibales ! Cannibales ! » Pour notre troisième jour au Maroc, c’était un drôle d’accueil, une rebuffade que j’ai toujours du mal à oublier.

 

J’apprendrai, quelques années plus tard, qu’un journal arabophone avait rapporté que des « migrants clandestins » subsahariens auraient mangé un nourrisson dans le quartier populaire de Takkadoum à Rabat. La publication en question aurait démenti plus tard cette information, mais le mal était fait : aux yeux de certains Marocains, nous n’étions que des cannibales, des mangeurs d’hommes.

 

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www.tv5.org - May 19, 6:16 AM

TV5MONDE : Algérie : pour l'émancipation, destination désert

Le Sahara, c'est l'éloignement, l'infini, la chaleur et  le fossé culturel assuré pour les Algériens du Nord. Mais aujourd'hui, c'est aussi l'Eldorado de l'emploi et le désert ne fait plus peur aux jeunes femmes qui veulent trouver du travail. Ingénieures, professeures ou médecins, elles partent de chez elles et s'exilent au sein de leur propre pays pour vivre en toute indépendance. Rencontres.  

 

Le bitume trace sa route sur l'infini. A gauche et à droite, la chaleur jaune écrase toute forme de vie. Bienvenue à Hassi Messaoud, zone industrielle située à 800 kilomètres au sud-est d'Alger où le pétrole et l'emploi coulent à flot. A cinquante kilomètres de la ville, dans une base de vie de la Sonatrach, société nationale gérant le pétrole, les employés construisent un pipeline pour transporter le pétrole pompé dans la région aux ports du Nord. Dans ce bout de Sahara aux conditions de vie extrêmes, vit Nadia, jeune femme de 37 ans originaire d'Annaba. Voilà bientôt trois ans qu'elle a quitté cette ville de la côte méditerranéenne, proche de la frontière tunisienne, pour travailler au Sud : « Je n'attends pas un mari pour faire ce dont j'ai envie, je suis ambitieuse, j'avais envie de connaître un autre monde, l'aventure », justifie-t-elle. Dans un sourire, l'ingénieure en informatique de gestion se souvient : « Je me suis testé : est-ce-que je peux me débrouiller toute seule ou non ? Est-ce-que je vais résister, surtout au désert ? » En août 2009, Nadia a donc sauté le pas. Après avoir fait ses études et travaillé pendant cinq ans dans sa ville natale, elle profite d'une offre d'emploi de l'Algérienne des Eaux pour s'exiler à Tamanrasset, à 2000 kilomètres de chez elle. Là, pendant plus de deux ans et demi, elle travaille au transfert de l'eau d'In Salah à la capitale de l'extrême-Sud, un projet dantesque de conduites hydrauliques de plus de 700 kilomètres.  

 

« Au début, j'étais hésitante, je ne connaissais pas le Sahara, c'était l'infini pour moi, comme s'il n'y avait rien à y faire. Ma mère avait peur, elle était contre ce départ. Mais ces deux années ont été les plus belles de ma vie. » Comme la plupart des Algériens du Nord, Nadia ne connaissait les Touaregs qu'à travers la télévision. A son arrivée à Tamanrasset, elle découvre leur culture et le calme inhérent de la vie au Hoggar : « C'était un peu difficile au départ, tout était différent par rapport à Annaba où tout est en mouvement. Mais c'était une expérience extraordinaire car j'ai travaillé avec de nombreux étrangers et j'ai découvert une nouvelle culture. » Depuis six mois, l'ingénieure travaille plus au Nord, mais dans des conditions de vie plus ardues. Elle ne sort quasiment jamais de sa base de vie où résident un millier d'employés. Dès le printemps, les températures atteignent rapidement les extrêmes, jusqu'à 55° l'été. Nadia assure : « Les hommes nous voient comme des femmes courageuses, ils nous respectent ! Eux travaillent pour leur famille qui est au Nord et sont prêts à revenir chez eux même pour un salaire de misère. Nous, on tient toujours malgré les difficultés...»  

 

"Pourquoi tu te voiles pas ?" (...)

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www.rfi.fr - May 16, 11:46 AM

Violences dans le nord du Liban: le conflit syrien s’étend

Depuis le samedi 12 mai, sept Libanais ont été tués à Tripoli et une cinquantaine blessés. Dans cette grande ville du nord du Liban, les confrontations entre les habitants du quartier de Jabal Mohsen (alaouites), pro-Assad, et ceux de Bab Tebbaneh (à majorité sunnite) anti-régime, se produisent fréquemment, mais cette fois, l’intensité de ces combats est montée d’un cran. C’est l’arrestation samedi d’un islamiste de Bab Tebbaneh qui a mis le feu aux poudres. Ce n’est pas la première fois que des confrontations sanglantes se produisent à Tripoli : en février dernier, des échauffourées entre quartiers pro et anti-régime syrien avaient fait plusieurs morts et des dizaines de blessés.

 

La Sureté générale (services de renseignements libanais) a arrêté samedi Chadi al-Mawlawi, 27 ans, soupçonné d’avoir eu des contacts avec une « organisation terroriste », et notamment d’avoir eu des liens avec des rebelles en Syrie. Le jeune homme aurait été attiré dans un guet-apens tendu par les agents du renseignement. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre, l’entourage de Chadi al-Mawlawi a décidé de protester contre cette arrestation. D’autres manifestants qui étaient rassemblés depuis plusieurs jours pour dénoncer la lenteur des procédures judiciaires que subissent les leurs (certains croupissent depuis plus de cinq ans en prison sans procès) se sont joints à eux, organisant un sit-in et bloquant l’un des principaux axes routiers à l’entrée de Tripoli.

 

Des affrontements à l’arme automatique

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www.rfi.fr - May 14, 1:55 PM

Algérie : un nouveau Parlement pour rédiger une nouvelle constitution

L'Algérie attend la proclamation, par le Conseil constitutionnel, des résultats validés des élections législatives du 10 mai. Un scrutin largement remporté par le parti présidentiel, le FLN, le Front de libération nationale, avec 220 des 462 sièges. Désormais, le principal chantier du nouveau Parlement est la rédaction d'une nouvelle constitution, conformément aux vœux formulés par Abdelaziz Bouteflika le chef de l’Etat, il y a un an, pour désarmorcer un éventuel printemps algérien.

 

Ecrire une nouvelle constitution d’ici le premier trimestre 2013, c’est la mission de ce nouveau Parlement. La question clé est celle du nombre de mandat. Vont-ils être à nouveau limités à deux ? Autrement dit va-t-on revenir au texte de 1993 ?

En 2008, Adelaziz Bouteflika avait modifié la Constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat. Aujourd’hui depuis l’éclatement des révolutions arabes, le contexte a changé et la présidence à vie n’est plus à la mode.

Le second débat est celui concernant le type de régime. Présidentiel ou semi-présidentiel ? Cette dernière hypothèse est la plus probable. Mais on sait que l’actuel Premier ministre et d’autres leaders politiques ont clairement exprimé leur préférence pour un système parlementaire.

Cette nouvelle Assemblée dominée par le parti présidentiel pourra-t-elle vraiment porter des réformes synonymes de plus de démocratie ? Certains en doutent. « En donnant 220 sièges au FLN » commente un journaliste du quotidien El Watan, le pouvoir a tué le dernier espoir qui restait aux Algériens de voir arriver un changement par les urnes.

 

Querelle au sein du FLN

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www.lorientlejour.com - May 13, 8:42 AM

Omar et Hassan arrêtent des clandestins européens - L'Orient-Le Jour

L’information est de taille et ne passe pas inaperçue puisqu’il s’agit de harragas* espagnols qui ont été récemment appréhendés par les gardes-côtes algériens de la façade maritime ouest.

Liberté, quotidien algérien, le 17/04/2012

 

Hassan et Omar, gardes-côtes algériens, en patrouille en mer sur la façade maritime ouest.

 

Par Émilie SUEUR

 

Hassan : Dis-moi Omar, comment se porte ton frère à Saint-Denis ?

Omar : Ça va. Il est content que Sarkozy fasse ses valises. Il commençait à en avoir marre d’être l’extrémiste, le terroriste, le mangeur de halal et le prieur de rue de service.

Hassan : Ouais... Je sais pas si Hollande va changer grand-chose. Et puis il y a la grande blonde, la fille de son père, celle qui a un nom bleu...

Omar : Marine ? Pas bon Marine effectivement.

Hassan : Omar, passe-moi les jumelles.

Omar passe les jumelles à Hassan.

Hassan : Encore des Harragas*.

Omar : Combien sur la barque ?

Hassan : Quatre.

Omar : C’est peu ça pour des Harragas. C’est du voyage intime.

Hassan : Attends, mais elle ne va pas dans le bon sens la barque !

Omar : Comment ça, elle ne va pas dans le bon sens ?

Hassan : Bah oui, ils reviennent au pays au lieu d’aller vers l’Europe. Ils ont oublié d’embrasser leur mère avant de partir ou quoi ?

Omar : Passe-moi les jumelles.

Hassan lui donne les jumelles.

Omar : Mais tu as raison, ils viennent vers nous ! Et qu’est-ce qu’on fait dans ces cas-là ? Moi je sais gérer les départs, pas les arrivées !

Hassan : Appelle Bachir.

Omar appelle Bachir, chef des gardes-côtes algériens.

Omar : M. Bachir, c’est Omar, garde-côte sur la façade ouest. Salamaleik.

Bachir : Salam Omar.

Omar : Comment ça va ?

Bachir : Ça va.

Omar : La famille, ça va ?

Bachir : Ça va.

Omar : Et la santé, ça va ?

Bachir : La santé, ça va aussi.

Omar : Bachir, on a un petit problème ici avec des Harragas.

Bachir : Depuis quand les Harragas sont un problème ? Tu fermes les yeux et ça passe.

Omar : Oui, mais là ils viennent chez nous.

Bachir : Comment ça « ils viennent chez nous » ? La définition du Harraga, c’est le Maghrébin qui part. Le Maghrébin qui revient, c’est soit un fils de responsable au bord de la retraite, soit un vieux, soit un fou, mais pas un Harraga.

Omar : Oui, mais là on a quatre types sur un bateau, ils ont pas l’air frais, et ils viennent vers nous.

Bachir : Omar, ne te fous pas de moi.

Omar : Wallahi, on a quatre types dans une barque qui viennent vers nous !

Hassan hoche la tête, alors que la vedette des gardes-côtes rejoint la barque.

Hassan : Et ils n’ont pas l’air maghrébin.

Omar : Comment ça « pas l’air maghrébin » ?

Bachir : Comment ça « pas l’air maghrébin » ?

Hassan : Pas l’air maghrébin dans le sens qu’ils ont l’air européen.

Omar : Un Harraga européen ? !

Bachir : J’appelle le ministre.

Bachir appelle le ministre de l’Intérieur.

Bachir : Monsieur le ministre, c’est Bachir, chef des gardes-côtes. Salamaleik M. le ministre.

Ministre : Salam Bachir.

Bachir : Comment ça va ?

Ministre : Ça va.

Bachir : La famille, ça va ?

Ministre : Ça va.

Bachir : Et la santé, ça va ?

Ministre : La santé, ça va aussi.

Bachir : Monsieur le ministre, on a un problème. On a des Harragas européens qui viennent vers nos côtes.

Ministre : Bachir, Harraga et Européen, c’est pas compatible.

Bachir : Je suis d’accord M. le Ministre, mais là on en a quatre.

Ministre : Bachir, ne te fous pas de moi.

Bachir : Wallahi, Monsieur le ministre. Ah, et Hassan vient de me dire, sur l’autre ligne, qu’ils les ont fait monter sur leur vedette. Un instant... M. le ministre, ils disent qu’ils n’ont pas de papiers, mais ils le disent en espagnol. Ils disent aussi qu’ils veulent travailler à Oran, qu’il n’y a plus de travail chez eux sans dire où c’est chez eux, ils disent que c’est à cause de l’euro, de la Grèce, de l’austérité...

Ministre : Bachir, tu es en train de me dire que des clandestins espagnols ont été arrêtés sur nos côtes par Hassan et Omar ?

Bachir : Euh, oui. Et le problème, c’est que là on ne connaît pas la procédure à suivre.

Ministre : La procédure ?

Bachir : Bah oui, on en fait quoi des types ? On les envoie en centre de détention ?

Ministre : Bachir, tu me les envoies immédiatement au bureau. On ne les touche pas. On va les renvoyer vite fait chez eux, mais avant, je veux prendre une photo. Sinon, ma femme va jamais me croire. Des clandestins européens... Il faut que j’appelle le président.

Le ministre appelle le président.

Ministre : Monsieur le président, c’est le ministre de l’Intérieur. Salamaleik.

Président : Salam.

Ministre : Comment ça va, M. le président ?

Président : Ça va.

Ministre : La famille ça va ?

Président : Ça va.

Ministre : Et la santé, ça va ?

Président : La santé, ça va aussi.

Ministre : Monsieur le président, on a un problème. On a des Harragas européens qui sont arrivés sur nos côtes.

Président : M. le ministre, ne vous foutez pas de moi.

Bachir : Wallahi, monsieur le président ! Et après interrogatoire, il semble que beaucoup d’autres Européens s’apprêtent à débarquer chez nous. Rapport à l’euro, la Grèce, l’austérité...

Président : Quand il y en a un ou quatre, ça va. Mais s’il y en a beaucoup, ça va faire des problèmes.

Ministre : M. le président, si je peux me permettre, il faut réagir avant de se faire bouffer. Ils vont venir avec leur bière et comment appelle-t-on ça, le jamon iberico, et leurs femmes dénudées. Si on n’y prend pas garde, à force d’immigration, on aura le sentiment de ne plus être chez nous, de voir des pratiques qui s’imposent à nous et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale.

Président : Le drame de l’Europe, c’est que l’homme européen s’est fait cannibaliser par la finance. Le trader européen ne connaissait que l’éternel recommencement de la spéculation, rythmé par les cours de la Bourse. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès.

Ministre : Bien dit M. le président.

Président : Il va falloir rassurer nos compatriotes sur ces migrations de populations. Après tout, remettons-les dans les bateaux !

Ministre : D’accord M. le président. Mais tout de même, M. le président, où va le monde ?

 

* Migrants clandestins prenant la mer depuis l’Afrique du Nord pour rejoindre les côtes nord-méditerranéennes, de Harrāga, mot d’origine nord-africaine signifiant « qui brûlent » (les papiers).

 

 

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m.slateafrique.com - May 12, 9:12 PM

Après les élections: les islamistes algériens...verts pâles | Slate Afrique

Printemps arabe oblige, tous les regards étaient tournés vers l’Algérie ces dernières semaines: s’y jouaient le 10 mai de élections qui devaient confirmer la règle « arabe »: un Bouazizi s’immole, un dictateur tombe, des islamistes arrivent au pouvoir.

Sauf que dans cette séquence, rien n’était algérien. Dès les premiers mouvements de foules en février 2011, le Pouvoir a fait vite: il prit Bouazizi dans ses bras, lui a donné une seconde charrette, un prêt bancaire sans intérêts, une promesse d’emploi.

Plus rapide encore, le Pouvoir algérien a promis des élections, a levé l’état d’urgence, et a agrée une quarantaine de partis en six mois. Le Bouazizi ne s’est pas immolé. Il a seulement pris du poids. En théorie, car dans la pratique, ils sont des centaines à se brûler mais à n’éclairer personne.

En second, le dictateur n’a pas fui car il n’existe pas: en Algérie, il n’y pas de démocratie, mais ce n’est pas une dictature classique. C’est un « système »: de rentes, de corruptions, d’irrespect des libertés, mais clandestin et malin. Tellement et si bien qu’il en sera difficile de conjuguer à la seconde personne du présent le verbe dégager. « Dégage » pour qui en effet? Les généraux anonymes? Les services clandestins? Les ministres inutiles?

 

La dictature algérienne existe mais paye bien

On ne sait pas, il n’y a pas de noms. La dictature algérienne existe mais paye bien. Du coup, les Algériens ne demandent pas son départ mais qu’elle les associe à sa rente et à son pétrole. Après des largesses invraisemblables en 2011 pour « acheter la paix », le régime algérien est appelé par le FMI à modérer ses dépenses. Du coup aussi, 9000 émeutes en 2010 et pas une seule révolution. Les gens demandent un emploi, une route, de l’argent mais pas le départ du régime d’une manière collective.

La séquence Bouazizi/révolution/islamisme victorieux n’est pas valable en Algérie, apparemment. C’est l’une des bonnes entrées pour comprendre les résultats des dernières élections législatives: au contraire des prévisions, les islamistes reculent, les nationalistes du parti unique FLN avancent et les partis alternatifs sont boudés.

En 2012, et pour le casting, l’Algérie est celle des élections de 2007 ou de 2003 ou de la fin des années 90: le triptyque de base est celui des islamistes softs assimilés, des nationalistes du parti unique et des laïcs enfants de l’administration et de la vaste bureaucratie rentière.

Pour les noms, il s’agit de l’Alliance verte (holding d’islamistes entre le MSP, Ennahda et Islah fondé durant le printemps arabe pour surfer sur la vague panarabe des islamistes), le vieux FLN et le RND. Il faut à peine parler des autres sigles dont n’émerge que le plus vieux parti d’opposition algérien, le FFS.

 

Pourquoi les Algériens se sont rués vers le FLN

C’est ce podium qui se retrouve consacré sauf pour les taux: en 2007, le FLN raflait 34,96% des votes, le RND 15,68% des sièges, et les islamistes 13,37% des sièges pour cette assemblée arrivé en fin de mandat en 2012. A comparer en 2012: le FLN 478, 62% des sièges. Le RND 14, 72% et les islamistes 10,39%. Les islamistes versions 2012 sont pourtant trois partis d’une alliance qui a promis le ras de marée sur le mode Ennahda en Tunisie ou Frères musulmans en Egypte.

Que s’est-il passé? Pourquoi les Algériens se sont rués vers le FLN, pourtant de mauvaise réputation pour son passé de parti unique policer? Pourquoi ont-ils boudé les islamistes qui gagent partout ailleurs? Plusieurs raisons et pas seulement celles de l’hypothèse de la fraude.

Un, à cause de Bouteflika: à Sétif le 08 mai dernier, Bouteflika a fait un discours qualifié de mémorable: il a expliqué que sa génération était fatiguée, qu’il se sent usé, que la génération de la guerre de Libération se devait de « transmettre les pouvoirs », que le pays était la visé de complots étrangers et qu’il faut enseigner l’histoire sereine et objective aux jeunes générations, de part et d’autre de la méditerranée.

Dans la foulée, on retiendra cependant son appel masquée à voter FLN: « C’est mon parti ». Du coup, sensibles, émus, ceux qui ont voté, ont voté « Bouteflika », c'est-à-dire FLN. C’était un «Aidez-moi» De Gaullien pour ceux qui veulent la traduction.

La seconde raison? Les islamistes. Ils font illusion avec « L’islam est la solution » en Tunisie, en Egypte, au Maroc mais pas en Algérie. La raison? 200.000 morts, dix ans de guerre et une perte de crédit de leurs leaders.

En 2011, Ali Benhadj, le cofondateur du FIS , le premier parti islamiste dans le monde arabe à participer et remporter des élections en Algérie, a été chassé d’un quartier populaire à Alger pendant des émeutes début 2011. En vingt ans, les islamistes sont passés de statut de victime, à celui de complice avec le Pouvoir: ils sont devenus riches, rentiers, ministres, cadres, représentants…etc.

 

L’illusion islamiste et son utopisme ne fonctionnent plus

Du coup, les Algériens ont été nombreux à ne pas voter et nombreux à voter. Le taux de participation reste douteux pour certains mais il dessine au mieux les grands courants. Les Algériens, ceux qui ont voté, l’ont fait par peur: la propagande officielle avait travaillé depuis des mois l’équation « demande de changement= chaos ».

Le vote ne pouvait être que «conservateur»

Le vote ne pouvait être que «conservateur», tourné vers le Front de Libération, parti connu, « pratiqué », implanté. Fort d’avoir gagné une guerre de Libération et donc soucieux et conscient de ce que signifiait la souveraineté. C’est un vote-refuge et un vote de peur et il faut seulement parcourir les rues algériennes pour s’en convaincre: à ceux qui rejetteraient le Pouvoir et ses élections, s’opposaient ceux qui croyaient au complot international et à une mobilisation contre un ennemi externe.

 

Des islamistes affaiblis et peu crédibles

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www.lejdd.fr - May 12, 3:51 PM

Vallaud-Belkacem attaquée sur sa double nationalité - leJDD.fr

Najat Vallaud-Belkacem, candidate PS aux élections législatives dans le Rhône et pressentie pour entrer au gouvernement, a été attaquée samedi sur sa double nationalité française et marocaine par une opposante du Front national.

 

Nicole Hugon, candidate FN dans la 4e circonscription du Rhône a accusé Najat Vallaud-Belkacem, qui se présente dans la même circonscription d'être "contre la nationalité française et la préférence nationale chez nous".

Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande durant la campagne présidentielle, lui a rétorqué que "la double nationalité non seulement est permise" mais "fait partie des plus belles valeurs" de la République. "Je ne suis élue que dans la République française. Les seuls à qui je doive rendre des comptes aujourd'hui ce sont les Français, le peuple français, auquel j'ai décidé de me consacrer", a ajouté l'adjointe au maire de Lyon et conseillère générale du Rhône qui a également souligné que le nouveau président de la République allait rendre hommage mardi à Marie Curie, prix Nobel de physique et chimie, d'origine polonaise.

 

Une passerelle entre le Maroc et la France

 

Ce n'est pas la première fois que Najat Vallaud-Belkacem est stigmatisée pour ses origines. Entre les deux tours de l'élection présidentielle, une responsable UMP, Valérie Rosso-Debord, l'avait accusée à tort d'appartenir au Conseil de la communauté marocaine de l'étranger (CCME), estimant qu'elle était "prête à défendre l'identité marocaine". Interrogée sur son appartenance à ce Conseil jusqu'en décembre dernier, la socialiste a expliqué qu'il s'agissait d'une "participation bénévole à un organisme consultatif". "Lorsque vous êtes d'une nationalité étrangère mais installé en France, vous pouvez aussi constituer une sorte de passerelle entre votre pays d'origine et votre pays de citoyenneté", a-t-elle expliqué, relevant l'intérêt de "développer de meilleures relations culturelles" et "même économiques" avec "les pays qui nous entourent".

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www.yabiladi.com - May 25, 8:04 AM

Sahara : Colin Powell éventuel successeur de Christopher Ross

Sahara : Colin Powell éventuel successeur de Christopher Ross. Le conflit au Sahara est, par excellence, une affaire américaine. Après James Baker et Christopher Ross, voilà que le nom d’un autre américain circule comme possible successeur à Ross.

 

C’est l’Américain Colin Powell qui pourrait remplacer l’envoyé personnel du secrétaire général au Sahara, Christopher Ross. Au lendemain de la démission, octobre 2008, du médiateur onusien, le Néerlandais Peter Van Walsum, l’ancien chef de la diplomatie (2001-2005) sous l’administration Bush juniors, a été sollicité pour lui succéder, sans résultat.

« Washington entend bien continuer à user de toute son influence sur les négociations entre le Maroc et l’Algérie en plaçant une figure de la stature de Colin Powell comme envoyé personnel de Ban Ki-moon au Sahara. Powell est un ancien secrétaire d'Etat des Etats-Unis et l’ex-chef des armées américaines durant la guerre de l’Irak en 1991. C’est, également, un grand ami des monarchies du Golfe et notamment de l’Arabie saoudite. Une proximité qui est en faveur du Maroc », nous indique Mohamed Taleb, membres du CORCAS (Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes).

A notre question de savoir si cette « proximité » ne serait pas du goût des Algériens et serait même à l’origine d’un éventuel véto, notre interlocuteur répond par la négation. « Alger ne pourrait pas dire non à une personnalité politique du rang de Colin Powell ». Les autorités du voisin de l'Est tiennent, en effet, à garder de bonnes relations avec Washington, au point de bénir nombre d'initiatives américaines dans ce conflit à l'image de celle de l’été 2004, menée par le sénateur John Mc Cain, qui avait permis la libération des derniers soldats marocains détenus par le Polisario.

Par ailleurs, quelques indiscrétions avancent que le nom de Colin Powell aurait été cité lors entretiens, 11 mai à Washington, entre le ministre des Affaires étrangères, Saâd Eddine El Othmani, et William Burns, le n°2 de la diplomatie américaine.

Si Colin Powell accepte une mission au Sahara, il sera le troisième américain, en l’espace de quelques années, à s’occuper de ce dossier. Pour mémoire en 1997, Kofi Annan, à l’époque secrétaire général de l’ONU, avait nommé James Baker, son envoyé personnel au Sahara. Janvier 2009, Ban Ki-moon lui emboîtait  le pas et désignait Christopher Ross pour remplir la même fonction.

Contrairement à Baker et Ross, Powell compte, déjà, à son actif une médiation couronnée de succès dans un conflit qui concerne le Maroc : C’était en 2003, entre Rabat et Madrid au sujet de l’îlot Leila.

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www.rfi.fr - May 24, 7:30 AM

Mohamed Hennad, maître de conférences à l’École nationale supérieure de sciences politiques d'Alger

[audio 5:10]

 

"Il faut retenir deux éléments dans la pratique politique du FLN, le copinage et la proximité du pouvoir. C'est un parti qui a du mal à s'autonomiser du pouvoir ».

En Algérie, le FLN (Front de libération nationale) pense de plus en plus à l'après-Bouteflika. C'est sans doute pourquoi, deux semaines après sa victoire officielle aux élections législatives, le parti au pouvoir est rudement secoué par des luttes intestines.

 

Qui pourrait succéder en 2014 au président Bouteflika ? Mohamed Hennad est maître de conférences à l’École nationale supérieure de sciences politiques d'Alger. Il nous livre son analyse.

 

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www.rfi.fr - May 23, 6:43 AM

Tunisie : l'extradition vers la Libye d'al-Mahmoudi se précise

L'ancien Premier ministre libyen sera-t-il bientôt extradé de Tunisie ? Baghdadi al-Mahmoudi, 67 ans, avait été arrêté en septembre dernier dans le sud du pays pour « franchissement illégal » de la frontière. Les poursuites avaient été abandonnées en février. Mais l'affaire est toujours au coeur des relations entre Tripoli et Tunis puisque les nouvelles autorités libyennes ont demandé son extradition. La demande serait en train d'aboutir. Un accord de principe a été signé.

 

Il s’agirait pour l’instant d’un accord de principe. Selon le ministre tunisien de la Justice, tout ne serait plus qu’une question d’organisation. Reste à fixer une date pour remettre Baghdadi al-Mahmoudi aux autorités libyennes et surtout à attendre la signature du président de la République à qui revient la décision finale. Moncef Marzouki n’a encore jamais suivi l’avis de la justice tunisienne favorable à cette extradition.

 

En janvier dernier, le chef de l’Etat avait posé comme conditions à Tripoli la garantie d’un procès équitable et du respect de ses droits. Pour s’en assurer, Tunis demande par exemple que ses représentants puissent visiter l’ancien Premier ministre en détention.

L’accord d’extradition aurait déjà été conclu directement avec l’actuel Premier ministre libyen, Abderrahim el-Keib, lors de sa visite à Tunis la semaine dernière. Une décision jugée honteuse par plusieurs avocats de Baghdadi al-Mahmoudi, comme Mabrouk Kourchid. A l’heure où le pays est plongé dans les règlements de comptes, il craint que son client ne soit jugé par ses ennemis.

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www.slate.fr - May 21, 6:10 PM

Les Libanais à la recherche d'une histoire nationale commune | Slate

De la difficulté d'écrire un livre d'histoire qui ne soit pas l'otage d'une des communautés du pays.

 

Masqué par les tensions quotidiennes que la crise syrienne provoque au Liban, un désaccord fondamental sur la nature des années de guerre  qui ont ensanglanté le pays, agite la société libanaise depuis plusieurs mois. Au centre du débat se trouvent les efforts pour adopter un manuel scolaire d’histoire unique.

La dernière tentative pour faire en sorte que les écoles utilisent un même livre présentant de la même façon pour tous les élèves les faits que les Libanais ont vécu depuis 35 ans, vient d’échouer après une longue polémique marquée par des affrontements dans la rue.

 

A l’origine de cette tentative d’unification des programmes, il y a l’accord d’entente nationale signé à Taëf d’octobre 1989 qui a défini un nouveau compromis sur lequel doivent désormais reposer les règles de la vie nationale libanaise après des années de guerre. Il prévoit notamment une révision des programmes scolaires «afin de renforcer le sentiment d’intégration et d’appartenance nationales».

A cet effet, «les programmes d’histoire et d’éducation civique seront unifiés», indique le texte de l’accord. C’est cette unification des manuels scolaires qui divise le pays, illustrant combien il est difficile dans un Etat reposant sur la coexistence de dix-huit communautés, souvent rivales, d’adopter un récit national unique. C’est pourquoi, vingt ans après Taëf, les écoles utilisent toujours des manuels scolaires différents et ignorent la guerre 1975-1990.

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www.rfi.fr - May 21, 12:32 PM

Algérie : le secrétaire général du FLN sous pression dans son propre camp

En Algérie, le secrétaire général du FLN (Front de libération nationale), le parti vainqueur des législatives du 10 mai, fait face à une fronde au sein de son parti. Des membres de la direction du parti ont lancé une procédure de destitution visant Abdelaziz Belkhadem, le chef de file des dissidents. L'ancien ministre Boudjema Haichour affirme que 210 des 345 membres du comité central ont retiré leur confiance à Belkhadem. Son sort sera sans doute fixé lors d'une réunion du comité central le 15 Juin.

 

Les frondeurs opposent plusieurs griefs au secrétaire général. Abdelkader Mahmoudi est politologue à l'université d'Alger 3.

« Le secrétaire général a proposé d’arrêter la date du 15 juin pour la réunion du comité central. A ce moment là, tout doit se décider. Si d’ici là les adversaires maintiennent leur pression et leurs moyens du point de vue du nombre d'individus, il se peut effectivement qu’on connaisse une rupture radicale le 15 juin. »

 

Belkhadem peut-il survivre à cette réunion du comité central à la mi-juin ?

 

« Je pense qu’il dispose de deux atouts. Le premier de ces atouts sont les 220 sièges qu’il a obtenus, presque une majorité. Et le deuxième atout, c'est cette aspiration au nationalisme des électeurs algériens, du moins ceux qui ont participé. Cette aspiration a été reflétée par le nombre de candidats retenus du FLN. Et le FNL peut se targuer d’être un parti nationaliste. »

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www.leparisien.fr - May 20, 4:43 PM

"Le repenti": un film pour interroger "l'amnésie et le silence" en Algérie

"Il faut parler, parler de tout. Une société qui se respecte aborde tous les sujets sans tabou. Pour avancer". Le réalisateur algérien Merzak Allouache a présenté à Cannes "Le Repenti", un film pour interroger "l'amnésie et le silence" qui règnent dans son pays.

Film rude, dense, qui tient le spectateur en haleine, ce long-métrage se penche sur le parcours de Rachid, jeune jihadiste qui quitte les montagnes et le maquis pour regagner son village.

 


En vertu de la "Concorde civile", initiée en 1999 par Abdelaziz Bouteflika qui allait entraîner la reddition de milliers d'islamistes, il se rend à la police et restitue son arme pour bénéficier du statut de "repenti". Mais dans les villages, la haine est à vif et sa vulnérabilité évidente l'expose à toutes sortes de marchandages.
Le réalisateur algérien qui vit en France interroge la façon qu'a eu son pays de tourner la page d'une "décennie noire" qui, à partir de 1992, a fait plusieurs dizaines de milliers de morts.

"J'ai eu envie de poser des questions sur l'amnésie qui règne en Algérie. Il y a beaucoup de gens qui vivent cette douleur et qui la vivent en silence", explique-t-il. "On essaye de montrer un pays apaisé, mais la violence qui continue montre que rien n'est apaisé en Algérie", ajoute le réalisateur de 67 ans dans un entretien à l'AFP.
"Mon film n'est pas contre la Concorde civile", prend-il soin de préciser, mais contre "le fait de tourner presque arbitrairement la page" en "passant sous silence des années de violence, de plomb".
"Il y a une partie de la société algérienne à l'aise dans cet +apaisement+" qui porte les affaires. +On fait des affaires, laissez-nous tranquilles, ne nous parlez pas des révolutions arabes+", ajoute la réalisateur du seul film du continent africain dans la Quinzaine des réalisateurs.

"Or ces gens sont poussés par une génération nouvelle qui arrive et qui exige des comptes", ajoute-t-il avec énergie, relatant ce filmé "tourné en 20 jours, dans la rage", après "des attaques odieuses" d'une partie de la presse algérienne.
Il s'est vu refuser une aide financière du ministère algérien de la Culture qui lui reprochait, entre autres, d'avoir "montré un policier véreux" dans un de ses précédents films. "On ne m'a pas donné d'aide mais on ne m'a pas empêché de tourner", précise-t-il.

Comme dans ses précédents films, Merzak Allouache explore les zones grises de la corruption, de la manipulation.

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carpediem-selim.blogspot.de - May 20, 12:33 PM

Carpe Diem: Tunisie : persistance du corps et de l’esprit du Benalisme

Le gouvernement tunisien a  hérité du système étatique Benaliste.  C’est-à-dire d’un État hyper-centralisé,  policier et désengagé;  d’institutions corrompues, dépossédées de leurs  prérogatives et court-circuitées par des réseaux de clientélisme très actifs et
puissants ; d’une administration déresponsabilisée et longtemps fondue dans le système du parti unique ; et d’une société souffrant d’une situation de profonde injustice sociale, conséquence directe de ce système  étatique Benaliste et de la mauvaise gouvernance qu’il génère.   Plus d’un an après la  révolution, l'État et ses institutions dysfonctionnent
toujours ; le corps et l’esprit du Benalisme persistent. Cet État, qui a  longtemps méprisé et corrompu le peuple, continue à l’instrumentaliser et à  détourner la loi et l’éthique pour servir les intérêts politiques, économiques  et idéologiques d’une minorité au pouvoir et de ses clans satellites. La  justice, toujours sous contrôle gouvernemental direct, est malléable et  corvéable à souhait. Les médias, publics et privés, manquent d’indépendance et  d’objectivité. La police, se croyant toujours au-dessus de la loi, bénéficie  encore d’une impunité totale.   En s’accommodant de ces  dysfonctionnements,  en reproduisant les mêmes mécanismes et pratiques étatiques  et en recyclant en partie les caciques de l’ancien régime, l’actuel gouvernement  tunisien ne fait que perpétuer, voire renforcer, l’injustice sociale dont  souffre les tunisiens dans leur majorité. Il avoue par ailleurs son échec à  réaliser l’un des objectifs primordiaux qu’il s’est lui-même fixé : instaurer la  bonne gouvernance.   (...)
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www.lemonde.fr - May 16, 11:50 AM

Le vieillissement démographique, un autre défi pour le Maghreb

Moteur du printemps arabe, la jeunesse est au centre de toutes les attentions. En Tunisie, mais aussi en Algérie et au Maroc, les effectifs de la classe d'âge des 15-24 ans sont à un sommet historique et les arrivées sur le marché du travail et celui du logement n'ont jamais été aussi élevées. Chômage massif, pénurie de logements, l'insertion est difficile pour cette jeunesse et la frustration très vive. Mais la transition démographique en cours comprend également deux autres facteurs qui méritent attention, la chute de la fécondité et l'allongement de l'espérance de vie.  En 1970 au Maghreb, le taux de fécondité était de l'ordre de 7 enfants par femme ; en 2010, dans les trois pays il est proche de 2 enfants par femme.  Au cours de la même période les espérances de vie dans les trois pays du Maghreb s'élevaient très rapidement, d'environ 53-55 ans à 71-74 ans. Ainsi, un autre mouvement démographique se dessine, celui du vieillissement de la population : les effectifs des classes jeunes vont diminuer, celles des classes âgées augmenter.  La comparaison avec la démographie française révèle l'intensité et la rapidité de ce vieillissement : de 1980 à 2040, soit en soixante ans, la dépendance démographique de la France (le rapport des 65 ans et plus aux 15-64 ans) devrait être multipliée par deux, passant de 20 à 40 %. En seulement trente ans, de 2020 à 2050, la dépendance démographique du Maghreb serait multipliée par trois (de 10 à 30%).

 

Quelle est la situation économique actuelle des personnes âgées au Maghreb ? Les pays du Maghreb disposent de régimes de retraite aussi bien pour le secteur public que pour le secteur privé. Ils ont été mis en place pour les fonctionnaires à la fin du XIXe ou début du XXe siècles par la France. Pour le secteur privé, l'instauration de régimes obligatoires de retraite n'est intervenue qu'en Algérie et tardivement en 1953. Après l'indépendance, les gouvernements des trois pays consolident les régimes en place et, lorsqu'ils n'existent pas, mettent en place des régimes obligatoires pour le privé. Les régimes maghrébins fonctionnent en répartition, financés par des cotisations, employeurs et salariés, assises sur les salaires. Le fonctionnement de ces régimes est identique aux régimes de base français tels que ceux de la CNAV ou le régime des fonctionnaires, avec des différences du même ordre entre privé et public. Dans les trois pays, l'âge légal d'ouverture des droits à la retraite est de 60 ans. La pension d'un retraité représente, selon nos estimations, environ 50% du salaire moyen dans les trois pays, mais comme toute moyenne celle-ci cache de très fortes disparités entre public et privé, entre hommes et femmes et selon la nature de la carrière.

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www.jeuneafrique.com - May 14, 6:33 PM

Tunisie : et si on s'occupait des vrais problèmes...

Vie chère, chômage, désordre, insécurité... Très préoccupante,  la situation socioéconomique de la Tunisie n'en est pas pour autant désespérée.  À condition que tout le monde se remette sérieusement et rapidement au  travail.

Mohamed Bouazizi, le marchand ambulant de légumes dont le suicide, le  17 décembre 2010 dans la ville de Sidi Bouzid, avait déclenché  l'insurrection populaire qui a balayé le régime de Zine el-Abidine Ben Ali, se  reconnaîtrait-il dans la Tunisie de mai 2012 ? Celui qui a été promu à titre  posthume symbole de la révolution endosserait probablement, à tout le moins dans  son principe, la transition démocratique inaugurée par l'élection libre d'une  Assemblée nationale constituante (ANC) en octobre 2011 et l'entrée en  fonction, au début de 2012, du gouvernement de coalition issu des urnes.

 

Sans doute se féliciterait-il aussi de voir ses concitoyens, qu'ils soient  favorables ou non au gouvernement, ou encore apolitiques, user sans limites  d'une liberté chèrement acquise pour exprimer leurs opinions et revendications.  Mais il ne pourrait que constater que, au lieu de sortir de la crise économique et sociale, le pays s'y est au contraire  gravement enfoncé.

C'est peu dire, en effet, plus de un an après la révolution, que la vie quotidienne  des citoyens tunisiens s'est singulièrement compliquée. Le laisser-faire est  devenu roi. En l'absence des contrôleurs municipaux, qui étaient la bête noire  de Bouazizi, les trottoirs ont été « colonisés » par les commerçants,  qui en ont fait des sortes d'annexes à leurs boutiques, tandis que d'autres y  ont bâti carrément des baraques en dur, au grand dam des piétons, forcés de  partager la chaussée avec les automobilistes. Les constructions anarchiques  pullulent, parfois sur le domaine public.

 

Spéculation

 

Un affairisme sauvage s'est instauré dans le pays, faisant flamber le coût de  la vie. Les prix au détail des produits alimentaires - comme la viande, le  poulet, les oeufs, les tomates, les pommes de terre, les petits pois et le  poivron - ont quasi doublé. Même la chakchouka, ratatouille locale et plat  du pauvre par excellence, est devenue coûteuse. « J'ai oublié le goût de la  viande, dont le prix est inabordable depuis des mois, se plaint Mabrouka, une  mère de cinq enfants croisée au marché municipal de l'Ariana, dans la proche  banlieue de Tunis. Regardez mon panier, il n'y a que quelques légumes. » Une autre ménagère glisse 1 dinar (0,50 euro) au boucher, qui

lui tend un sachet où il a placé des déchets de viande sans les peser. « Juste pour le goût », me chuchote-t-elle discrètement à  l'oreille.

 

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www.rfi.fr - May 14, 8:05 AM

Néjib Chebbi, président de la commission politique du Parti républicain

[Audio 5:22]

 

« … Ce qu’il y a de changé, c’est la personnalité de monsieur Hollande. Quand il était premier secrétaire du Parti socialiste, il a exclu la Tunisie de son périple maghrébin par signe de solidarité avec les démocrates sous la dictature. Mais, dès qu’il y a eu la révolution du 14 janvier, il a tenu à venir en visite privée pour prendre connaissance d’une nouvelle réalité. Nous avons eu l’honneur de le recevoir et j’ai eu l’occasion de découvrir en lui un homme humble, mais en même temps profondément humaniste, très attaché aux relations des deux rives de la Méditerranée… »

C'est demain mardi 15 mai que François Hollande entrera à l'Elysée. Et c'est à partir de demain qu'il conduira la politique étrangère de la France. Comment le nouveau président français est-il perçu au Maghreb ? Il y a un an, le candidat Hollande s'était rendu en visite privée en Tunisie. Il y avait rencontré notamment l'opposant tunisien Néjib Chebbi.
Le président de la commission politique du Parti républicain se confie au micro de Christophe Boisbouvier.

 

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www.rfi.fr - May 13, 7:31 AM

Législatives en Algérie : la mission d'observation européenne plutôt satisfaite du scrutin

Malgré la forte abstention, et malgré les accusations de fraudes, les observateurs européens ont salué « un premier pas positif qui doit être approfondi » et plaidé dans le même temps pour plus de transparence. Les dépassements constatés n'entachent pas la crédibilité du scrutin, selon Jose Ignacio Salafranca, chef de délégation de la mission européenne. A Washington, la secrétaire d'Etat américaine s'est félicitée notamment de l'arrivée de 145 femmes dans l'hémicycle.

Ce n’est pas un chèque en blanc que nous donnons aux autorités, voilà ce qu’a tenu à préciser le chef des observateurs européens à Alger, en réponse à une question d’un journaliste.

Il est vrai que le rapport préliminaire présenté hier, adopte un ton très diplomatique. On le sait, en Algérie, la question de souveraineté est particulièrement sensible. Et pour sa première mission dans le pays, l’Union européenne n’a manifestement pas voulu faire de vagues.

Le chef de la mission d’observation n’a pas voulu se prononcer sur la question de fraudes soulevée par certains candidats. José Ignacio Salafranca a simplement rappelé que pour l’instant, les résultats n’étaient que provisoires.

Les observateurs n’ont pas exprimé non plus de doute particulier sur le taux de participation, jugé irréaliste par certains partis. Les Européens ont salué le calme qui a prévalu jeudi dernier, jour du vote, et se sont dit très satisfaits de voir 145 femmes entrer au Parlement.

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www.bladi.net - May 12, 9:06 PM

Le Roi Mohammed VI offre 15 millions d'euros au Louvre

Le Roi Mohammed VI aurait fait don de 15 millions d’euros au pavillon des arts islamiques du musée du Louvre à Paris, d’après un rapport de l’assemblée nationale française.

Le Louvre aurait reçu 18 millions d’euros au titre du mécénat de 2009, dont 15 millions offerts par le Souverain marocain. Ce don aurait permis de sortir le musée, confronté à de graves difficultés financières, de l’impasse.

La réalisation du pavillon des arts islamiques a nécessité 98,5 millions d’euros, et a été possible grâce à la contribution du Maroc et de plusieurs pays arabes. La France a elle contribué à hauteur de 24,6 millions d’euros.

Le pavillon des arts islamiques du musée du Louvre abritera par ailleurs en 2014 une exposition dédiée au Maroc médiéval, sous le thème "Des Idrissides aux Mérinides : le Maroc fondateur d’empires".

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