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La tour de pommes de terre

La tour de pommes de terre | Macadam" Seeds | Scoop.it

Il existe une méthode qui permet de cultiver des pommes de terre hors sol. Vous pouvez ainsi les faire pousser sur un balcon, dans un petit jardin, ou bien encore sous une serre ( et même en appartement !! ). Cette technique est bien connue des anglais, qui sont littéralement accro de jardinage "en pot". Le principe est tout simple et consiste à butter les plants pommes de terre tout au long de leur croissance.

 

Commencez par vous procurer une terre acide (Ph 5,5 - 6) et veillez à garder la terre humide tout au long de la culture, c'est-à-dire entre 3 et 5 mois selon les variétés de pomme de terre.

Les pommes de terre vont donc pousser dans un «pot» ayant un peu la forme d'une «tour». Vous pouvez utiliser à cet effet une jarre, un bac, un bac à compost ou même le faire vous même avec du grillage et un sac plastique ou des pneus recyclés.

 

 

Si vous utilisez une jarre ou autre bac rigide, veillez à bien le mettre à la lumière afin que le germe soit stimulé et puisse grandir.

 

Si vous utiliser un grillage avec un sac plastique ou des pneus, dérouler le sac ou ajouter les pneus au fur et à mesure que vous rajoutez du terreau pour recouvrir les germes : le but étant de "tirer" vers le haut ( la lumière ) le germe.

 

 

Choisissez votre variété de pomme de terre et surtout prenez des variétés bio (les non bio sont souvent traité anti germination).
Faites germer les pommes de terre de votre choix. Vous pouvez utiliser une boite à oeufs pour les faire germer "debout". Suivant le diamètre de votre «tour», prévoyez entre 4 et 8 pommes de terre.

 

Une fois qu'elles sont bien germées, les poser sur un lit de terreau, germe en haut, et recouvrir de terreau, arroser, et attendre quelques jours. Lorsque le germe aura monté, recouvrir de terreau à nouveau, et laisser monter le germe, ainsi de suite jusqu'à la hauteur de votre conteneur. ( cf photos article )

 

Laisser ensuite fleurir et se développer la plante hors de la «tour». Les tubercules se développeront tout au long de la racine durant cette période.

( Ensuite, c'est tout simplement le cycle de la culture des pommes de terre en pleine terre qui continue. Si cela vous intéresse, vous pouvez jeter un oeil à cette page : http://www.plantdepommedeterre.org/pages/jardin5.htm )

Une fois les fleurs et les feuilles extérieures desséchées, il vous suffit de vider votre jarre ou de démonter votre «tour» pour récolter vos pommes de terre.

 

Notes importantes :

 

 

si vous utilisez des sacs poubelles, il faut impérativement les installer à l'envers dans votre «tour» (l'intérieur sur l'extérieur) car ces sacs sont traitées chimiquement.

 

arrosez régulièrement afin de maintenir l'humidité de la terre et tenez compte de la profondeur de votre contenant. Les pommes de terre aime la chaleur et surtout la lumière, choisissez bien votre emplacement.

 

 

 

 

 

 

source : onpeutlefaire.com

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L’agriculture urbaine: Pourquoi faire pousser des aliments en ville?

L’agriculture urbaine: Pourquoi faire pousser des aliments en ville? | Macadam" Seeds | Scoop.it
 Pour plus d’autonomie alimentaire.

 

Aujourd’hui, dans le monde entier et plus encore dans notre société occidentale, chacun de nous est largement dépendant, pour s’alimenter, de l’industrie agro-alimentaire et du commerce mondial. Cultiver ses aliments, au moins en partie, cela signifie s’autonomiser d’un système qui repose sur l’injustice et la dégradation accélérée des ressources naturelles. C’est aussi garder le contrôle sur la production et s’assurer de la qualité de ce qu’on mange, chose fort difficile de nos jours… Et puis, à condition d’y mettre un peu d’énergie (humaine !), cela peut engendrer des économies substantielles dans un budget un peu trop serré !

 

 

Pour créer et entretenir des liens sociaux.

 

On sait que les espaces verts, en ville, sont des lieux privilégiés de socialisation. Qui n’aime pas s’échapper de la grisaille ambiante et aller y chercher un peu de calme et d’oxygène ? Partager un coin de terrain et le travailler à plusieurs, par exemple avec des voisins, peut aussi créer aussi une toute nouvelle dynamique dans un quartier. Et rapprocher les citadins les uns des autres…

 

 

Pour améliorer notre cadre de vie.

 

Le vert, ça embellit la ville. Tout le monde rêve d’un jardin à soi ! Mais, étant donné le manque d’espace disponible au niveau individuel dans notre ville, des arbres dans la rue, des fleurs aux balcons, des parcelles collectives de potager, des parcs pour tous créent déjà un sentiment de bien-être. Il ne s’agit pas que d’esthétique : la couverture végétale, en ville, améliore réellement nos conditions de vie en nous fournissant de l’ombre, de l’oxygène, en nous procurant une isolation sonore et thermique (d’où le grand intérêt des toitures vertes), ainsi qu’en absorbant les eaux, évitant ainsi des inondations provoquées par l’imperméabilisation des sols.

 

 

Pour développer et transmettre des savoir-faire.

 

Il y a quelques dizaines d’années encore, à peu près tout le monde avait un contact avec la terre et une connaissance pratique du travail de celle-ci. Aujourd’hui, pour la majorité des gens, ce savoir est perdu. Sans supermarché, le citadin moderne n’a plus aucune idée de comment se fournir son alimentation. Même les jardiniers amateurs, souvent, ne choisissent plus pour leurs jardins et balcons que des variétés ornementales exotiques et commerciales. Est-ce une fatalité ? Non, car de plus en plus de citoyens, préoccupés par la qualité de leur alimentation et par la santé de la planète, prennent l’initiative de se former aux méthodes de l’agriculture biologique et de les transmettre à d’autres. Et pour ça, pas de meilleur enseignement que de mettre soi-même ses mains dans la terre. Un atout de taille face à un avenir écologique incertain !

 

 

Et bien sûr, pour le plaisir.

 

Ceux qui le pratiquent déjà savent que le jardinage est une source infinie de plaisirs. Au-delà de l’émerveillement d’observer les cycles de la nature, il y a aussi ce sentiment de paix et de bien-être suscité par le travail manuel en plein air. Sans parler de la joie et de la fièrté de manger ses propres fruits et légumes une fois arrivés à maturité…

 

 

 

Où cultiver en ville ?

 

Dans son jardin ou sa cour, sur les toîts, dans les terrains vagues, dans un coin de parc, sur les balcons, terrasses et appuis de fenêtre, les accotements, et même en appartement… Ouvrez grands les yeux et vous découvrirez toutes sortes d’espaces disponibles autour de chez vous. Pourquoi pas les occuper pacifiquement avec vos petites plantations ? Cherchez et vous trouverez… même s’il faut commencer petit. Réfléchissez aussi de façon tridimensionnelle : certains fruits et légumes peuvent être cultivés sur un axe vertical, par exemple le long d’un treillage fixé au mur, et se combiner ainsi avec d’autres s’étendant au sol. Notre devise : profiter de tout l’espace disponible.

 

 

Plein d’avantages…

 

Du bien-être, de nouveaux savoirs, des produits frais, sains et économiques, du plaisir à admirer la croissance de ses plantes… Et aussi, un merveilleux moyen de recycler les déchets organiques de son foyer via le compost, tout en enrichissant notre sol.

 

 

 

… Et aussi quelques mises en garde.A prendre en considération afin de réussir son petit jardin urbain :


# Lorsque qu’on cultive en bacs, l’humidité du sol s’évapore beaucoup plus rapidement qu’en pleine terre. Il faut donc s’assurer d’arroser très régulièrement en cas de temps sec, ou votre récolte sera perdue en un rien de temps.


# Attention au plomb ! A Bruxelles, beaucoup de sols sont pollués. On a décelés dans certains d’entre eux de très hauts taux en plombs, très dangereux pour la santé. Prenez donc la peine de faire analyser votre sol si vous récupérez un terrain au passé inconnu.


# Il est vrai que la pollution de l’air nuit aux cultures en milieu urbain, d’autant plus que les tissus végétaux fixent les polluants atmosphériques. Il est donc conseillé de laver trois fois ses légumes et herbes aromatiques avant de les consommer. Cependant, n’oublions pas que les terres et eaux de nos campagnes étant très polluées, elles ne nous garantissent pas nécessairement des aliments plus sains qu’en ville !

 

 

 

source : jardins potagers urbains

 

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La Lettre des Colibris, mai 2013 : Mouvement Colibris

La Lettre des Colibris, mai 2013 : Mouvement Colibris | Macadam" Seeds | Scoop.it

Chers Colibris,

Ce mois de mai est l’occasion d’une mobilisation intense sur les enjeux agricoles. Le 4, notre journéeIncroyables Colibris, organisée avec les Incroyables Comestibles, a rassemblé plusieurs milliers d’entre vous dans 63 villes pour planter de la nourriture et échanger des semences. Le 25 mai, Colibris appelle à la manifestation mondiale contre Monsanto, aux côtés de nombreuses organisations (Greenpeace, Générations futures...). Les 31 mai et 1er juin, nous participons à l’événement de la Confédération Paysanne "Envie de paysans : la Ferme à Paris", afin de faire se rencontrer urbains et agriculteurs (voir l’agenda). Enfin, nous relayons l’appel de la Fondation Nicolas Hulot à signer la pétition "I Field good" soutenant 4 mesures nécessaires pour réformer la PAC (voir Comprendre et Agir).

Face aux enjeux considérables auxquels nous devons faire face, il est plus que jamais nécessaire d’unir nos forces. C’est également le sens du Collectif pour une Transition citoyenne que nous inaugurons ce week-end à Cluny.

 

Bon printemps agricole à tous !

 

Cyril Dion, directeur de Colibris


Via GrainesdeTroc.fr
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Jardiniers du ciel, face au défi alimentaire

Jardiniers du ciel, face au défi alimentaire | Macadam" Seeds | Scoop.it

A New York comme dans plusieurs villes du monde les gens retrouvent le lien nature nourriture. De plus en plus de citadins souhaitent manger local et sain. Alors face au défi alimentaire qui s’impose à nous, des citoyens s’engagent en faveur de l’agriculture en ville et défrichent de nouveaux modes de production à plusieurs mètres d’altitude. Face à l’urgence de la situation alimentaire mondiale, l’agriculture urbaine doit-elle compléter celle de nos campagnes ? C’est à cette question que tente de répondre à travers une série de portraits le documentaire « Jardiniers du ciel, Face au défi alimentaire » qui sera diffusé ce mercredi 22 mai sur FranceO.

 

 


Via Aurélien BADET
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Ferme à Paris – le programme

Ferme à Paris – le programme | Macadam" Seeds | Scoop.it

Via GrainesdeTroc.fr
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GrainesdeTroc.fr's curator insight, May 20, 2013 11:02 AM

Graines de troc présent

Samedi 15h - Troc de graines !

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La tour de pommes de terre

La tour de pommes de terre | Macadam" Seeds | Scoop.it

Il existe une méthode qui permet de cultiver des pommes de terre hors sol. Vous pouvez ainsi les faire pousser sur un balcon, dans un petit jardin, ou bien encore sous une serre ( et même en appartement !! ). Cette technique est bien connue des anglais, qui sont littéralement accro de jardinage "en pot". Le principe est tout simple et consiste à butter les plants pommes de terre tout au long de leur croissance.

 

Commencez par vous procurer une terre acide (Ph 5,5 - 6) et veillez à garder la terre humide tout au long de la culture, c'est-à-dire entre 3 et 5 mois selon les variétés de pomme de terre.

Les pommes de terre vont donc pousser dans un «pot» ayant un peu la forme d'une «tour». Vous pouvez utiliser à cet effet une jarre, un bac, un bac à compost ou même le faire vous même avec du grillage et un sac plastique ou des pneus recyclés.

 

 

Si vous utilisez une jarre ou autre bac rigide, veillez à bien le mettre à la lumière afin que le germe soit stimulé et puisse grandir.

 

Si vous utiliser un grillage avec un sac plastique ou des pneus, dérouler le sac ou ajouter les pneus au fur et à mesure que vous rajoutez du terreau pour recouvrir les germes : le but étant de "tirer" vers le haut ( la lumière ) le germe.

 

 

Choisissez votre variété de pomme de terre et surtout prenez des variétés bio (les non bio sont souvent traité anti germination).
Faites germer les pommes de terre de votre choix. Vous pouvez utiliser une boite à oeufs pour les faire germer "debout". Suivant le diamètre de votre «tour», prévoyez entre 4 et 8 pommes de terre.

 

Une fois qu'elles sont bien germées, les poser sur un lit de terreau, germe en haut, et recouvrir de terreau, arroser, et attendre quelques jours. Lorsque le germe aura monté, recouvrir de terreau à nouveau, et laisser monter le germe, ainsi de suite jusqu'à la hauteur de votre conteneur. ( cf photos article )

 

Laisser ensuite fleurir et se développer la plante hors de la «tour». Les tubercules se développeront tout au long de la racine durant cette période.

( Ensuite, c'est tout simplement le cycle de la culture des pommes de terre en pleine terre qui continue. Si cela vous intéresse, vous pouvez jeter un oeil à cette page : http://www.plantdepommedeterre.org/pages/jardin5.htm )

Une fois les fleurs et les feuilles extérieures desséchées, il vous suffit de vider votre jarre ou de démonter votre «tour» pour récolter vos pommes de terre.

 

Notes importantes :

 

 

si vous utilisez des sacs poubelles, il faut impérativement les installer à l'envers dans votre «tour» (l'intérieur sur l'extérieur) car ces sacs sont traitées chimiquement.

 

arrosez régulièrement afin de maintenir l'humidité de la terre et tenez compte de la profondeur de votre contenant. Les pommes de terre aime la chaleur et surtout la lumière, choisissez bien votre emplacement.

 

 

 

 

 

 

source : onpeutlefaire.com

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La Mairie de Paris veut transformer des places de stationnement en minijardins

La Mairie de Paris veut transformer des places de stationnement en minijardins | Macadam" Seeds | Scoop.it
Après avoir supprimé 85.615 places de stationnement depuis 2001, la Mairie de Paris veut aller plus loin.

Via Communiqu'Ethique
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Des tomates cerises sur mon balcon ...

Des tomates cerises sur mon balcon ... | Macadam" Seeds | Scoop.it

Les tomates ne sont pas réservées au potager et à la pleine terre. Elles poussent très bien en pot ou en jardinière, sur un balcon ou une terrasse bien exposés au soleil du Midi ou de l’après-midi. La récolte se montre parfois très abondante, surtout avec les variétés à petits fruits. Voici tous les conseils pour réussir la culture de votre pied de tomate en pot.

 

Attention, un pied de tomate qui se plaît pousse énormément ! Au moins jusqu’à une hauteur de 1,20 à 1,50 m !! Prévoyez suffisamment de place, tant au sol qu’en hauteur. Et évitez les balcons ou terrasses trop ventées.

 

Difficulté de culture

 

La culture n’est pas vraiment difficile, mais elle exige une attention régulière et des soins fréquents. Mais elle reste à la portée du jardinier débutant. Elle est bien sûr déconseillée si vous partez souvent pendant l’été et que personne ne peut s’occuper de vos plants de légumes.

 

 

Semer ou planter

 

Le semis (effectué en mars) permet de choisir parmi une plus large gamme de variétés, mais il exige des soins et de la place. La réussite dans un appartement n’est pas évidente, car il faut beaucoup de lumière pour que les jeunes semis ne s’étiolent pas.

 

Pour un ou quelques pieds seulement, il est souvent préférable d’acheter des jeunes plants, surtout qu’il y a suffisamment de fêtes des plantes en région parisienne et ailleurs pour trouver une belle diversité (Fête des Plantes Vivaces de Saint-Jean de Beauregard, Journées des Plantes de Courson ou Jardins, Jardin aux Tuileries à Paris par exemple), sans parler des jardineries qui offrent de plus en plus de variétés en jeunes plants entre mars et mai.

 

Pour un petit nombre de pieds et sans être trop exigeant sur la variété, la plantation est la plus facile et rapide.
Attendez le début du mois de mai pour effectuer votre plantation de tomates. Plus tôt, c’est trop risqué, car les nuits fraiches bloquent la végétation de ces légumes frileux, la moindre gelée blanche leur étant fatale. Les tomates cerises peuvent même être plantées plus tardivement, jusqu’à la mi juin sans problème. Cela retarde juste un peu la date des premières cueillettes.

 

Au moment de la plantation, enfouissez la base de la tige jusqu’aux premières feuilles. Des nouvelles racines vont apparaître sur la tige enterrée et cela donnera plus de vigueur au pied et une meilleure résistance au manque d’arrosage.

 

 

Exposition

 

Ensoleillée à très ensoleillée

 

 

Contenant

 

Même si les maraîchers produisent des tonnes de tomates à partir de pieds cultivés sous serre avec les racines dans des petits cubes de laine de roche, il est préférable d’installer votre pied de tomate dans un contenant suffisamment volumineux pour résister aux coups de vent dans le feuillage quand la plante aura pris beaucoup d’ampleur et pour vous éviter un arrosage matin, midi et soir en été. Je vous conseille au moins un pot de 25 à 30 cm de diamètre, plus profond que large. En terre cuite ou en résine, peu importe. Si vous maîtrisez bien l’arrosage, il n’y a pas de danger de pourriture avec un pot en plastique. Pour ma part, je préfère la deuxième solution, car les pots en terre cuite sont trop lourds et la terre se dessèche bien trop vite en été. Évitez les pots en terre cuite émaillée, car ils retiennent trop l’humidité dans le sol.

 

( Vous pouvez aussi effectuer votre culture de tomates dans un Bacsac … http://sco.lt/6APfeL  )

 

 

 

Substrat

 

N’importe quel bon terreau riche et humifère, bien drainé, convient.

 

 

Engrais

 

Lors de la plantation, mélangez un engrais organique pour tomates dans le terreau, avec un peu de corne torréfiée (cet engrais azoté stimule la croissance de la tomate, il en faut juste un peu sinon la plante donnera trop de feuilles au détriment des fruits). Si vous trouvez des orties fraîches, coupez et hachez quelques tiges feuillées puis enfouissez les sous la motte de la tomate au moment de la mise en place.

 

Il existe de nombreuses marques d’engrais organiques, ( pour ma part lombricomposteur en ville fait avec peu de moyens :

 

http://www.youtube.com/watch?v=Lg6in5OF7Q0 )

 

Surtout pas d’engrais liquide qu’ils soit chimique ou organique. Simplement parce que tout se retrouve ensuite dans la plante et les fruits. Mais vous pouvez aussi arroser avec une solution de purin d'orties, tant que les fruits ne commencent pas à murir.

 

 

Arrosage

 

Régulier pour maintenir le substrat toujours frais, jamais détrempé ni desséché. Évitez de mouiller le feuillage, arrosez au pied de la tomate et détrempez bien le substrat à chaque arrosage. En été quand il fait très beau et chaud, prévoyez des arrosages quotidiens ou tous les deux jours. Pas de vacances !

Utiliser un bac à réserve d’eau ? déconseillé, car l’humidité stagnante risque de faire pourrir les racines entrainant le dépérissement de la tomate.

 

 

Soins divers pendant la culture

 

Les tomates poussent beaucoup et vite, émettant sans cesse de nouvelles pousses à l’aisselle des feuilles. Il faut à la fois les palisser au fur et à mesure de leur croissance tout en les taillant régulièrement, environ une fois par semaine.

 

Si on ne taille pas chaque pied, cela devient très vite un buisson inextricable où il est difficile de repérer les fruits, ces derniers ayant plus de mal à murir car le soleil pénètre moins facilement à travers le feuillage de la plante. Prenez l’habitude d’inspecter vos tomates une fois par semaine et coupez à la base les nouvelles pousses qui apparaissent sur la tige principale. Profitez de cette opération pour fixer les nouvelles pousses soit sur la rambarde, soit le long de solides tuteurs, profondément enfoncés dans le bac.

 

Ne les jetez pas sauf s’ils portent une maladie, mais laissez les sécher et se décomposer au pied de la tomate taillée. Peu à peu cela fera un paillis naturel dont l’odeur repousse nombre d’insectes nuisibles.
Inutile de laisser les fleurs qui apparaissent en septembre, car les fruits ne pourront pas arriver à maturité. Autant concentrer toute l’énergie de la plante vers les tomates déjà formées et en cours de maturation.
En fin d’été, surtout si la saison estivale est humide et peu ensoleillée, coupez les feuilles qui cachent les fruits pour que ces derniers reçoivent le plus possible le soleil.


Maladies et ravageurs

 

Le temps froid et humide rend les tomates très sensibles au mildiou, une maladie cryptogamique qui peut décimer toute une culture très vite. Quand l’été est pourri, il est prudent de traiter préventivement les pieds de tomate, notamment après une période de temps très humide ou après un orage un peu fort ( cf : http://www.princejardinier.fr/magazine/spip.php?article121 )

 

Récolte

 

Les plants de tomate cerise installés fin avril ou courant mai commencent à donner au cours de la deuxième quinzaine de juillet quand la belle saison est clémente, sans période froide. Les variétés à plus gros fruits sont plus tardives, août et septembre étant les mois principaux de cueillette. La récolte se prolonge en automne quand l’arrière saison est chaude, avec des nuits pas trop fraiches. Quand l’automne devient trop froid, il faut cueillir tous les fruits, murs ou verts, et les laisser poursuivre leur murissement dans une cagette tapissée d’un papier journal.

Dans un très gros pot ou une jardinière, mariez votre pied de tomate à quelques plants d’oeillets d’Inde (notamment l'oeillet d'Inde d'extragon, délicieux en salade) et de basilic à petites ou grandes feuilles.

 

Évitez d’associer aubergine, piment, poivron, physalis et tomate dans la même jardinière. La concentration de plantes de la même famille (en l’occurrence les Solanacées) ne pourrait qu’attirer davantage les parasites communs à tous ces végétaux.

     source : pariscotéjardin.fr
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devenez windowfarmer ...

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Les windowfarmers … Entre la nutrition et le minimalisme (en cuisine), c’est un projet tout simplement génial qui permet d’avoir un jardin à l’intérieur. Mais c’est plus que ça, car avec ce système (inspiré par les recherches de la NASA) les plantes poussent à une vitesse incroyable: une laitue par semaine, des fraises 9 mois sur 12 … Un projet donc, visant à une réelle envie d'autonomie.

 

Inspirées d’un article du New York Time magazine, « Why Bother? » (traduction: Pourquoi s’en faire?), Britta Riley et Rebecca Bray ont réalisé l’impact des changements climatiques versus les défis futurs de notre production alimentaire actuelle.

 

En effet, l’augmentation de la population mondiale constante, la pression exercée sur les terres cultivables par nos techniques agricoles combinées à des transformations atmosphériques feront en sorte que nous devont nous préparer à revoir la manière de produire nos aliments. Vous pouvez lire le raisonnement de cette idée générale via leur « Look book » (en anglais).

Ainsi, ces deux artistes ont conçu un système hydroponique avec une pompe d’aquarium, des tubes et des bouteilles de plastique recyclées pouvant être fixé aux fenêtres. Le coût total d’investissement: 30$. C’est pas mal moins que la version améliorée qu’on vous suggère sur le site Internet de « window farming » au prix de  119.95$US par colonne pouvant aller jusqu’à 349.95$US

 

Si vous voulez faire poussez des légumes, fruits et plantes aromatiques chez vous, on peut bricoler tout le système soi-même. Sur leur site, toutes les explications nécessaire à la fabrication d’une ferme de fenêtre. C’est un projet « Open Source », donc tout le monde peut apporter ces idées et améliorations. Vous réalisez l’impact de milliers de personnes dans les villes produisant eux-mêmes leurs fines herbes, fruits et légumes.  Il y a déjà des dizaines de millier de windowfarmers dans le monde entier qui vivent partiellement ou complètement grâce à leur potager intérieur et participent à ce projet. Il existe toutes sortes de solutions à notre portée pour réduire notre empreinte écologique tout en économisant beaucoup d'argent à long terme … Inféodez vous … et le  tout en design SVP !! (les fraises qui poussent en couleurs sont une réelle plus value esthétique ) 

 

 

étapes et guide de montage sur le blog " transition verte " : http://www.transition-verte.com/guide-de-montage/

 

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Le dernier champ de bataille

Documentaire réalisé au printemps 2013 pour sensibiliser la population aux problématiques concernant l'agriculture dans un contexte d'urbanisation et l'encourager…

Via GrainesdeTroc.fr
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Open Source Seeds Licence : une licence pour libérer les semences

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Les semences anciennes, traditionnelles et la biodiversité qui en dépend sont en grave danger !

 

Alors que les grands pères de nos grands pères se sont transmis jusque là ces précieuses graines de la vie, fruit de leur labeur mais aussi de leurs riches expériences, le lobbyisme agricole et la bande de décérébrés sui leur servent d'appui scientifique font pression sur les gouvernements pour interdire les semences naturelles au profit de leurs merdes génétiquement modifiées, ruinant ainsi de nombreux agriculteurs, la santé des consommateurs, et compromettant au passage l'avenir de la flore et faune naturelle, et donc au final la terre dans son ensemble !
 

 

Face à ce drame qui est la conséquence directe d'une prostitution politique aveugle et suicidaire, des personnes, des organismes, continuent à se battre et à proposer des solutions pour la conservation de ce patrimoine à la valeur inestimable. En voici une qui mérite qu'on s'y attarde. 
 

 

Les principes de l'Open Source s'étaient déjà propagés à des domaines relativement éloignés du logiciel, comme celui de l'Open Hardware (wiki) ou de l'Open Design (wiki). Mais le projet Open Source Seeds propose un modèle de contrat pour placer des graines sous licence libre.
 

 

A première vue, l'idée peut paraître assez incongrue, car on voit assez mal ce que les semences peuvent avoir en commun avec les logiciels et pourquoi elles auraient besoin des licences libres. Mais il faut savoir que les variétés végétales peuvent faire l'objet de droits de propriété intellectuelle, que ce soit par le biais de Certificats d'obtention végétale (COV) en Europe ou de brevets aux Etats-Unis. Les Organismes génétiquement modifiés (OGM) peuvent également être protégés par des brevets, déposés par de grandes firmes comme Monsanto, dont les agissements soulèvent de plus en plus d'inquiétudes et de protestations.
 

 

Une forme de copyleft « vert » est-il possible pour que les graines demeurent des biens communs ? La question mérite d'être posée !
 

 

Lutter contre l'appropriation des semences
 

 

Face à ces formes d'appropriation du vivant par la propriété intellectuelle, il existe tout un mouvement qui se bat pour que les semences demeurent « libres ». Des producteurs indépendants comme le Réseau Semences paysannes, Kokopelli ou Semailles préservent des variétés anciennes ou rares de graines, afin de favoriser la biodiversité. Mais le contexte juridique dans lequel ils oeuvrent est difficile, comme l'explique très bien cet article du site Ecoconso :
 

« Depuis plusieurs décennies, il est obligatoire qu'une semence soit inscrite dans un catalogue officiel ? européen ou national ? avant d'être mise sur le marché.

 

 

L'inscription est liée à des conditions bien précises :

 

 

• Pour être inscrite, une semence doit entre autres répondre aux critères « DHS »  : distinction, homogénéité, stabilité. En d'autres mots : une variété doit être facilement identifiable et bien distincte de celles déjà inscrites dans le catalogue, tous les individus doivent présenter les mêmes caractéristiques prévisibles et la variété doit rester stable dans le temps, année après année. 

 

 

• l'inscription au catalogue est payante. 

 

 

Cette législation, qui avait pour but au départ de protéger l'agriculteur contre des fraudes, a un impact énorme sur la pérennité des semences de variétés locales et traditionnelles. Car il est impossible, pour la plupart des semences transmises de génération en génération, de paysan en paysan, de répondre à des critères conçus pour des variétés produites en laboratoire à partir d'un patrimoine génétique très restreint et testées dans des conditions contrôlées.

 

 

L'agriculteur, ici ou ailleurs, doit payer chaque année pour acheter ses semences et ne peut ressemer à partir de sa production ni développer son propre patrimoine de semences, qui seraient pourtant plus adaptées aux conditions locales et qui garderaient leur capacité de s'adapter plus facilement aux conditions climatiques changeantes, aux nouveaux ravageurs... »

 

 

Pour ne s'être pas pliée à cette réglementation, l'association Kokopelli a été poursuivie en justice et lourdement condamnée en 2012 (procès en appel prévu cette année). Cela ne l'empêche pas de continuer à dénoncer en des termes très durs l'instrumentalisation qui a été faite du Catalogue des variétés  et du droit d'obtention végétale dans le sens des intérêts des grands semenciers :

 

 

« les tarifs d'inscription au Catalogue sont prohibitifs (500 €en moyenne pour chaque variété, sans compter les droits annuels à payer pour les différents types d'examens obligatoires). En définitive, ce catalogue, initialement facultatif et ouvert à toutes les semences, est devenu, par une dérive administrative totalitaire, le pré carré exclusif des créations variétales issues de la recherche agronomique et protégées par un droit de propriété intellectuelle [...] C'est ainsi que le catalogue est devenu un outil de promotion de ce droit de propriété particulier, et qu'il s'est progressivement fermé aux variétés, non appropriées, appartenant au domaine public. »

 

 

Les semences comme biens communs ?
 

 

Il existe donc bien d'un côté des semences « propriétaires », sur lesquelles pèsent des droits de propriété intellectuelle et de l'autre des semences « libres », que l'on peut encore considérer comme des biens communs :
 

 

« Les semences peuvent-elles être une marchandise comme une autre ? Est-ce acceptable qu'une petite dizaine de gros semenciers détienne plus de 80 % du patrimoine des semences, pourtant patiemment amélioré pendant des siècles par des générations de paysans ? Ne s'agit-il pas d'un patrimoine de l'humanité, d'un bien commun et collectif auquel tout un chacun devrait avoir accès ? »

 

 

Il y  a quelques semaines, un tribunal américain a pourtant estimé qu'un petit agriculteur américain s'était rendu coupable de contrefaçon en replantant d'une année sur l'autre les graines produites par des plats de soja brevetés par Monsanto. Cette firme a construit son business model en utilisant la propriété intellectuelle pour retirer ce droit élémentaire aux paysans, les forçant à acheter ses graines et ses herbicides chaque année.
 

 

Face à cette dérive propriétaire, certains comme l'indienne Vandana Shiva ( http://sco.lt/4tnw0n ) propose d'appliquer les principes de l'Open Source aux semences, en reliant cette problématique à celle des biens communs et à la préservation des Savoirs traditionnels (voir vidéo). D'autres, comme David Bollier, proposent d'aller plus loin encore en mettant en place un Copyleft pour les semences, comme il en existe un pour les logiciels :
 

 

« Il existe un mouvement qui progresse parmi certains cercles d'agriculteurs pour créer un équivalent du copyleft pour les semences, de manière à ce que ces agriculteurs puissent produire des cultures open-source. Cette démarche sera peut-être la seule solution : développer un agriculture alternative en open source, bénéficiant de protections juridiques que le partage puisse continuer. Une manière de hacker la loi, comme l'a fait la General Public Licence  avec les logiciels libres. »

 

 

Une licence pour placer les graines sous copyleft
 

 

Pour concrétiser ces visions, l'initiative Open Source Seeds propose sur son site la première version d'une licence adaptant d'une manière originale les principes des licences libres aux semences, et notamment le fameux « partage à l'identique » (Share Alike) qui est le propre du copyleft. Voici une traduction en français que je propose de cette licence :
 

 

« Open Source  seed licence version 0.1

 

 

Vous êtes libres de :

 

 • Partager : partager, distribuer et donner ces semences

 • Remixer : cultiver ces semences

 • Faire un usage commercial de ces semences

 

 

Selon les conditions suivantes :

 

 • Attribution : Vous devez inclure une copie imprimée de cette licence lorsque vous partagez ces semences ou ds graines issues de ces semences (progeny of these seeds).

 

 • Pas de modification génétique : Vous n'êtes pas autorisé à procéder à des modifications génétiques en laboratoire de ces semences ou de graines issues de ces semences.

 

 

• Partage à l'identique : Si vous recevez ces semences ou des graines issues de ces semences, suite à un don ou à un achat, vous acceptez en conséquence d'être lié par ces conditions.

 

 

Si vous récoltez à n'importe quel moment de l'année plus de 500 grammes de graines issues de ces semences, vous devez en mettre à disposition gratuitement au moins 10 grammes via le site www.open-seeds.org (les frais de port restant à la charge des demandeurs). Vous devez également enregistrer et publier les informations liées à votre pratique de culture, ainsi que les lieux dans lesquels ces semences ont été cultivées.

 

 

Si vous récoltez à n'importe quel moment de l'année plus de 100 kilos de graines issues de ces semences, vous devez en mettre à disposition gratuitement au moins 500 grammes via le site www.open-seeds.org (les frais de port restant à la charge des demandeurs). Vous devez également enregistrer et publier les informations liées à votre pratique de culture, ainsi que les lieux dans lesquels ces semences ont été cultivées.

 

 

Si vous cultivez ces semences, vous devez distribuer les semences des générations suivantes selon les termes de cette licence. »

 

 

On relèvera l'effort intéressant pour adapter aux semences des notions comme celles de paternité, d'oeuvres dérivées ou de partage à l'identique. Je trouve également très pertinent le fait de ranger dans les conditions imposées au titre du partage à l'identique le fait de devoir publier les informations liées à la culture des semences. De la même manière que les développeurs produisent de la documentation ou des manuels pour accompagner leurs logiciels, les agriculteurs Open Source devront documenter leur pratique et partager le fruit de leur expérience avec le reste de la communauté.
 

 

On voit d'ailleurs déjà une telle logique à l'oeuvre dans certains projets liés aux semences. Le projet Urbsly par exemple, actuellement en recherche de fonds par crowdfunding, propose de lutter contre l'appropriation des semences par de grosses entreprises utilisant des brevets, en créant un « Open Seed Data Catalog », qui recensera les variétés produites par des producteurs indépendants, ainsi que les données utiles aux agriculteurs pour choisir les graines les mieux appropriées à leurs cultures. Le projet vise aussi à publier en Open Access le séquençage génétique des variétés, afin d'empêcher le dépôt de brevets par de grandes marques. Cette approche est intéressante, car elle montre les ponts qui peuvent exister entre Biens communs de la nature et Biens communs de la connaissance, à travers l'Open Data et l'Open Access.
 

 

Retrouver des pratiques ancestrales de partage
 

 

Mettre en place des licences libres pour les semences risque d'être plus complexe que pour les logiciels. En effet, la législation en vigueur reconnaît un droit d'auteur aux créateurs de logiciels, qui peuvent ainsi « retourner » la logique du copyright grâce aux licences libres pour mettre leur propriété en partage.
 

 

Avec les semences, les choses sont plus complexes, car le régime spécial de propriété qui porte sur les variétés végétales est beaucoup plus adapté aux semences « propriétaires » qu'à celles des producteurs indépendants. Il en résulte que l'Open Source Seeds Licence pourrait manquer de base légale, comme l'explique les porteurs du projet qui sont conscients de cette faiblesse :
 

 

« Il n'est pas certain que les conditions imposées par la licence puissent avoir une valeur juridique les rendant opposables. Il est possible qu'elles doivent être plutôt regardées comme un code de bonnes pratiques à respecter sur une base volontaire.

 

 

Les lois qui ont instauré un droit de propriété intellectuelle sur les semences sont très différentes de celles qui concernent les logiciels. Un des points essentiels à propos des droits de propriété intellectuelle sur les semences réside dans les critères deDdistinction, Homogénéité et Stabilité (DHS) qui sont nécessaires pour pouvoir bénéficier de la protection. C'est de cette manière que ces droits fonctionnent partout dans le monde, parce qu'une variété doit être suffisamment stable pour pouvoir être reconnue comme une variété. Mais les variétés les plus intéressantes pour la biodiversité sont généralement trop instables pour respecter ces critères. Or c'est précisément leur « instabilité » qui leur permet de s'adapter aux différentes conditions de culture. »

 

 

On en arrive à ce paradoxe que l'absence de droit de propriété, qui est pourtant à la « racine » du problème de l'appropriation du vivant, pose ici difficulté puisque la licence libre en a quand même besoin pour être valide juridiquement. Pendant ce temps, les licences attachées aux semences produites par Monsanto peuvent s'appliquer devant les tribunaux, avec les conséquences désastreuses que l'on sait...
 

 

Il faudra suivre le développement de ces licences libres appliquées aux semences, car il s'agit d'une des pistes pour préserver des pratiques ancestrales de partage de graines, remontant sans doute à des millénaires et qui se réactivent aujourd'hui avec des associations comme Graines de troc. Le compte Twitter d'André Le Nôtre (@Lenostre) signalait par exemple ces jours derniers que des pratiques d'échanges de plants rares existaient entre jardiniers au 17ème siècle, dont on retrouve la trace dans cet ouvrage. En voici un passage :
 

 

« J'ay veu que quelques jardiniers curieux se fréquentoient les uns les autres amiablement, & faisoient recherche de ce qu'ils pouvoient avoir en leurs jardins, pour voir s'ils avoient quelques espèces de fleurs ou de fruicts que l'un ou l'autre n'eust point, afin de s'en entre-accommoder. C'est ce qu'il faut que les jardiniers de présent fassent, & qu'ils prennent la peine, & ne soient paresseux d'aller où ils sont advertis qu'il aura esté fait quelque beau jardin, pour voir s'il y a quelque chose de beau dont ils n'en ayent point la cognoissance, mesme, qu'il en demande au jardinier, peut-estre celuy qui demandera, aura aussy quelque fleur que l'autre n'aura point, & par ainsi feront eschange amiablement l'un à l'autre, de telle sorte que l'un et l'autre en seront fort contens. [...] feu mon père avoit une quantité de fleurs de toutes sortes, c'est qu'il faisoit comme j'ay dit cy-dessus, il prenoit la peine & le plaisir en mesme temps d'aller voir les jardins qui estoient en réputation, et s'il se présentoit quelque fleur devant ses yeux dont il n'en avoit point, il en demandoit hardiment au jardinier, en luy offrant de luy en donner d'autres qu'il recognoissoit que le jardinier n'avoit pas aussi, par ce moyen ils s'accommodoient ensemble »  Claude Mollet, Le théâtre des plans et jardinages, 1652, p. 185-187.

 

 

 

 

*** Note du veilleur :
 

 

Autre inquiétude, ce sont les mêmes multinationales agrochimiques responsables de ce désastre qui sont en secret les gardiens de cette richesse. En effet, pour ceux qui l'ignorent, il existe une Réserve mondiale de semences située au Svalbard en Norvège (wiki). C'est (du moins officiellement) une chambre forte souterraine située sur l'île norvégienne du Spitzberg, et qui est destinée à conserver dans un lieu sécurisé des graines de toutes les cultures vivrières de la planète et ainsi de « préserver la diversité génétique » (ironique non ?).
 
Outre celui du gouvernement norvégien, ce sont des financements privés qui contribuent à la réserve de semences du Svalbard. Parmi eux, la fondation de Bill Gates, par ailleurs liée au géant semencier Monsanto, chantre des OGM... C'est ce qu'on appelle couramment en langage informatique un « back-up », ou une sauvegarde si vous préférez. Et en informatique, faire un back-up - ce qui est une précaution louable en soi - signifie clairement que l'on s'attend à un crash du système... Je vous laisse réfléchir à tout ca.

 

 

 

 

source : leveilleur.com

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Que faire contre Monsanto

On la connait surtout pour son engagement auprès des paysans dans le combat contre l’industrie agrochimique et pour la réappropriation et le développement des semences paysannes. Vandana Shiva, activiste mondialement reconnue, nous expose les méthodes de Monsanto employées en Inde. Elle annonce aussi clairement une solution pour une agriculture productive et viable: une agriculture diverse et variée ... 

 

 Née le 5 novembre 1952, à Dehradun, (Inde) , Vandana Shiva a d’abord été une physicienne nucléaire, chercheuse en fission nucléaire puis Docteur en épistémologie (philosophie des sciences).

 

Elle est l’une des chefs de file du mouvement altermondialiste, détentrice du prix Nobel alternatif, créatrice (en 1987) de l’association Navdanya  qui a pour but de créer des banques de graines et des réseaux d’échanges et de distribution gratuite dans toute l’Inde, pour combattre l’hégémonie des firmes semencières. En 2002, elle a fondé l’université des graines Bija Vidyapeeth. Elle est aussi écrivain, féministe et dirige la Fondation de la recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles.

 

Classée parmi les cent femmes les plus influentes de la planète( par The Guardian en mars 2011), elle fait partie des militantes et intellectuelles fondatrices de l’altermondialisme. Elle privilégie l’action locale. Comme à Bija Vidyapeeth, sa ferme biologique dotée d’une « banque de graines ». 

 

« Les pesticides sont des armes de guerre »

 

C’est dans l’écologie qu’elle a fait ses premières armes d’activiste. Au milieu des années 1970, alors qu’elle a à peine 20 ans, elle s’engage avec le mouvement Chipko.

 

Ce dernier regroupe des villageois qui s’opposent à la destruction des forêts de l’Uttarakhand et revendiquent leur propriété. Soutenu par le philosophe gandhien Sunderlal Bahuguna, source d’inspiration pour Vandana Shiva, ce mouvement non-violent s’est illustré par son mode d’action : des femmes enlaçaient les arbres pour empêcher leur abattage. Une mouvement féministe qui a marqué les esprits et préfigure l’écoféminisme de Vandana Shiva.

 

Au fil des années, son combat s’apparente de plus en plus à une lutte contre une certaine idée du progrès venue d’Occident. Un progrès qui s’est manifesté dans l’agriculture indienne sous la forme de la « révolution verte » : utilisation de semences améliorées, mécanisation et usage de pesticides et engrais. « Les pesticides tuent aussi, rappelle-t-elle, comme à Bhopal (la plus grave accident industriel de l’histoire indienne). Ce sont même des armes de guerre, comme l’ « agent orange » de Monsanto (pesticide utilisé comme arme par les Américains dans la guerre du Vietnam). »

 

Son ennemi juré est la célèbre firme agro-industrielle et ses semences. Car son combat se porte sur le terrain de la propriété intellectuelle. Non au brevetage du vivant. Non aux organismes génétiquement modifiés. « Ils parlent de « remplacement de graines », mais les graines ne sont pas comme des chaussettes sales et trouées, raille-t-elle, dressée dans son sari vert. Vous ne pouvez pas les remplacer, elles sont irremplaçables. Diminuer la diversité des semences, c’est diminuer la vie. »

 

« Les concepts occidentaux ne répondent pas à nos problèmes »

 

Contre ces méthodes, Vandana Shiva propose de changer « les pratiques et les paradigmes de l’agriculture » dans son pays, en remettant à jour des savoirs et des techniques traditionnels. Son refus d’un modèle strictement occidental a motivé la création en 1982 de sa Fondation de recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles. Elle s’attache à transmettre les traditions en organisant le dialogue intergénérationnel, comme avec l’ « Université des Grand-mères » qu’organise son association Navdanya.

 

« Elle a su nous faire prendre conscience que les technologies et les concepts scientifiques occidentaux ne répondaient pas aux problèmes des pays en voie de développement», explique Margaret Alva, gouverneure de l’Uttarakhand, qui a fait le déplacement pour inaugurer l’Université. C’est dans cette logique de sauvegarde de la biodiversité que Vandana Shiva a fondé Bija Vidyapeeth (« l’école des graines » en hindi) à quelques kilomètres de Dehradun, sa ville natale et la capitale de l’Uttarakhand. Sur un terrain épuisé par des années de monoculture de l’eucalyptus, plus de 600 espèces de plantes, dont 250 variétés de riz y ont poussé.

 

L’activiste a créé au total 55 « banques de graines », à travers l’Inde. Un moyen de « sensibiliser les paysans » et de leur  permettre de résister aux semenciers qui les convainquent à coup de « vidéos utilisant la religion, l’image de Superman ou celle du millionnaire ».

 

« Crime contre l’humanité »

 

Cette volonté de défendre les cultures traditionnelles et la biodiversité face aux semences améliorées, elle la porte jusque sur la scène internationale. Elle a signé en 2001 une lettre ouverte au parlement mexicain pour réclamer qu’il reconnaisse constitutionnellement les peuples autochtones pour avoir « nourri et conservé la biodiversité naturelle et culturelle ».

 

Quatre ans plus tard, elle réitère au Moyen-Orient, en paraphant une autre déclaration qui qualifie de « crime contre l’humanité » l’arrêté 81 de l’administrateur américain en Irak, Paul Bremer. Ce texte interdit aux agriculteurs irakiens d’utiliser d’anciennes variétés de semences, les plaçant ainsi de facto sous la dépendance des grands semenciers occidentaux.

 

Aujourd’hui, à plus de 60 ans, Vandana Shiva, continue le combat. Elle a, entre-autre, participé au festival Kokopelli-PachaMama au Pérou en août 2012 et à la conférence La bio dans les étoiles, en France (à Annonay) le 12 avril 2013.

Voici un extrait d’un discours qu’elle a prononcé fin 2010 à Sydney (tiré du livre Vandana Shiva : victoires d’une Indienne contre le pillage de la biodiversité, de Lionel Astruc) :

“Faire la paix avec la Terre a toujours été un impératif éthique et écologique. C’est maintenant devenu un impératif de survie de notre espèce.

La violence faite aux sols, à la biodiversité, à l’eau, à l’atmosphère, aux fermes et aux agriculteurs engendre un système d’approvisionnement alimentaire qui ressemble à la guerre et s’avère incapable de nourrir les gens. Un milliard de personnes ont faim. Deux milliards souffrent de maladies liées à la nourriture - obésité, hypertension et cancers.

Il y a trois niveaux de violence impliqués dans le développement non durable. Le premier est la violence faite à la Terre, qui s’exprime à travers la crise écologique. Le deuxième est la violence faite aux gens, dont la pauvreté, le dénuement et les déplacements de populations sont les manifestations. Le troisième est la violence des guerres et des conflits, quand les puissants cherchent à s’approprier les ressources disponibles dans d’autres communautés et pays pour satisfaire leurs appétits illimités.

Les besoins en eau et en nourriture des populations ne peuvent être assouvis que si les moyens offerts par la nature pour fournir ces ressources sont protégés. Des sols morts et des rivières mortes ne peuvent produire ni nourriture ni eau.”

 

Le Bhoutan a fait appel à elle pour la conseiller. Le petit royaume himalayen rêve d’atteindre un double objectif : celui de la souveraineté alimentaire et d’un pays 100 % bio. Un véritable défi pour Vandana Shiva et une occasion de mettre en pratique ses idées à l’échelle d’un Etat.

 

 

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SEED DATING

SEED DATING | Macadam" Seeds | Scoop.it

A l'occasion de la journée internationale de la biodiversité, seedbomb.net et grainesdetroc.fr vous invitent au Bois Dormoy pour une soirée de Seed Dating : rencontres, échanges de graines, repas partagé.

Mercredi 22 mai 2013 à 18h, au Bois Dormoy
2 bis rue de la chapelle, 75018 Paris

Vous avez envie de profiter de cette rencontre pour faire connaître vos initiatives, vos envies, votre association, votre collectif ? 
Alors faites-vous connaître dès maintenant et participez activement à cette soirée conviviale !

Vous avez envie de découvrir des acteurs de la BiodiverCité, pour peut-être rejoindre le mouvement? 
Alors venez, vous êtes les bienvenu(e)s !

Vous avez envie d'échanger des graines ? 
Alors venez contribuer à enrichir la biodiversité !

Vous avez envie de nous faire goûter votre merveilleuse tarte, votre fabuleux cake, sucrés ou salés? 
Alors venez partagez notre repas !

Inscrivez-vous sur la page Facebook de l'événement, 
invitez tou(te)s vos ami(e)s de la BiodiverCité!

https://www.facebook.com/events/458786200857192/


Pour plus d'infos: seeddating@grainesdetroc.fr


Via GrainesdeTroc.fr
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GREEN GUERILLA

GREEN GUERILLA | Macadam" Seeds | Scoop.it

Pour comprendre la naissance du mouvement des Green Guerrillas, il faut remonter dans les années 70 à New York, où la crise économique fait rage ! En conséquence, certains propriétaires d’immeubles préfèrent abandonner leurs immeubles et les laisser aux soins de la municipalité plutôt que de les entretenir pour rien. Cependant, la ville n’a pas plus de moyens et comme ces immeubles vieillissants menacent quelquefois de s’écrouler, la ville préfère ne pas prendre de risque et décide d’en raser certains. A cette époque, les services d’entretien des espaces verts n’en étaient qu’à leurs balbutiements, et il y avait déjà fort à faire avec les parcs et squares existants. New York voit ainsi fleurir dans les quartiers populaires des friches et terrains vagues, alors que ces mêmes quartiers sont bien souvent dépourvus d’espaces verts où les habitants pourraient aller trouver leur bouffée d’air dans cette ville saturée.

 

 

Dans cette ambiance morose, une femme, artiste peintre à l’origine : Liz Christy, vivant dans le Lower East Side décide de réunir ses amis pour faire une chose futile mais belle : remettre du vert dans la ville.

A la base, les friches sont grillagées, et une de leurs  premières actions fut de jeter des bombes de graines (ou “bomb seeds” en anglais) ici et là a travers les grillages, puis de planter des arbres, ou encore de peindre du lierre sur des facades, afin de faire comprendre au gens l’intérêt de réinsérer la nature dans l’urbain.

Au fil du temps et des actions, le mouvement recrute à travers la ville jusqu’à ce qu’ils soient assez d’activistes pour réaliser le premier jardin communautaire de l’histoire 

 

 

Liz Christy fédère alors tout le monde sous le drapeau des Green Guerillas, réalisant que la ville de New York, comme toutes les grandes concentrations urbaines du monde, était truffée de personnes pleines de talents.

Le mouvement se met ensuite à soutenir des gens de tous horizons et de tous âges pour qu’ils travaillent ensemble à créer leurs propres jardins communautaires. Les Green Guerillas étaient là pour apporter aide et soutien, mais c’étaient les gens du quartier qui se rencontraient et décidaient ce qu’ils voulaient faire pour leur environnement. En général, c’est à l’aide d’objets récupérés qu’ils posaient les premières bases de leurs jardins.

On attribue ainsi à 1973 la date du premier jardin communautaire de l’histoire, qui porte depuis 1986 le nom de sa fondatrice : Liz Christy. Situé à l’angle nord est de Houston street et Bowery street dans Manhattan, ils avaient commencé à replanter cet espace, avant d’officialiser avec la municipalité en avril 74 l’occupation de l’espace pour un loyer symbolique d’1$ par mois.

 

 

Après un an de plantation et d’embellissement du lieu, le mot s’est passé entre les habitants de tous les quartiers qui venaient voir ce que l’on pouvait faire avec pas grand chose. Le lieu devint donc rapidement un espace de rencontre, de cours, et d’expérimentations pour tous types de plantations. Les jardins communautaires se propagent alors à travers la ville.

30 ans plus tard, la ville de New York compte plus de 1000 jardins communautaires dans lesquels les habitants cultivent, plantent, fêtent le printemps ou halloween,  organisent des rencontres ou festivals, se marient, donnent des cours de jardinage, et donnent aux enfants un rapport à la nature et à la nourriture…

 

 

Certains jardins sont de véritables joyaux cachés dans la ville et produisent près d’une tonne de fruits et légumes / an, d’autres ont même leurs ruches pour produire leur miel. Cependant, le statut de la plupart de ces jardins n’est pas acquis, laissant planer l’ombre d’une municipalité qui pourrait reprendre tel ou tel terrain , car tous sont encore marqués sur le plan d’occupation des sols comme “espaces vacants”.

 

 

Par conséquent, l’association des Green Guerrilla a gardé ce nom belliqueux afin de ne pas perdre de vue que chaque jardin est un combat contre l’urbanisation !

 

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Fabriquer ses pots de fleurs en ciment ...

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Fabriquer ses pots de fleurs en ciment ? une idée économique et design.  

 

Un sac de ciment en trop après travaux ou simplement une envie de nouvelle déco sans se ruiner ?  En utilisant de vieux emballages en plastique ou en carton, c'est très facile à réaliser. Si n'avez pas le nécessaire de base,  il vous suffira d'acheter dans un bricomarket, un paquet de préparation pour ciment prompt.

 

 

Cliquez sur le lien ci-dessous pour les étapes en images :  

 

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.318658531601339.1073741834.276540869146439&type=3

 

 

Après avoir rajouté la dose d'eau nécessaire pour un mélange épais, versez une partie du ciment dans un premier récipient assez grand, puis enfoncez un récipient plus petit dans l'ensemble, afin de préserver la place pour la plante et que le ciment prenne la forme d'un pot.  N'oubliez pas d'égaliser les bords avant que ça ne sèche et de faire un trou ( à l'aide d'un tournevis par exemple ) pour assurer l'évacuation de l'eau.

 

 

Ôtez ensuite les deux récipients après séchage, et c'est tout! Petit conseil, pour éviter un démoulage trop laborieux, on peut enduire de vaseline l'intérieur du premier récipient. Pour un rendu plus fini, il vous suffit de poncer les bords.

 

 

Vous pouvez même appliquer une cire neutre pour bois sur le pot afin de lui donner un joli aspect patiné...mais perso, je les préfère nature ! Et vous?

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Quelques données... | Mouvement Colibris

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Les méfaits de l'agriculture chimique et industrielle

 

 

L'agriculture moderne, dont l'objectif, au sortir de la seconde guerre mondiale, était de produire suffisamment pour parvenir à l'autonomie alimentaire du pays, s'est progressivement vue entraînée dans la spirale indstrielle et financière que nous connaissons aujourd'hui : de moins en moins de paysans sur des exploitations de plus en plus grandes

 

Comme Michel Serres le déclarait au JDD, nous sommes passés de près de 50% de paysans au début du XXIème siècle à 1% aujourd'hui (3,3% de la population active). 

Parallèlement, les surfaces cultivées diminuent en France et la proportion des grandes exploitations (en moyenne 100 ha) augmente. (voir les chiffres de l'INSEE). Dans le reste du monde, l’intensification de l’exode rural mondial (endettement des petites exploitations, cultures d’exportation plutôt que cultures vivrières...) creuse les disparités sociales et régionales.

 

Au cours des 50 dernières années, selon la FAO, quelques 800 millions de personnes dans les pays en développement ont abandonné les campagnes (désertification, pauvreté...) en quête d’un «meilleur» salaire.

 

 

Erosion des terres arables

 

 

Plus de 10 millions d’hectares de terres arables se dégradent tous les ans à cause de pratiques agricoles non durables, selon une étude du professeur David Pimentel professeur à l’université Cornell aux États-Unis. La stérilisation des sols par les intrants chimiques appauvri et fini par lessiver les sols de toute leur richesse organique, 80% de la biomasse vivante. Selon les données de l’ISRIC World Soil Information, 46,4% des sols connaissent une baisse importante de productivité, avec des fonctions biologiques partiellement détruites.

 

Parallèlement, les terres arables disparaissent du fait de l'urbanisation galopante. Depuis le 1960 et jusqu’en 2007, la France a perdu 5,1 millions d’ha de terres agricoles, soit une perte moyenne de 111 000 ha par an affirme Philippe Pointereau dans un article pour l'INRA, 26m2 chaque seconde. L'Europe a quant à elle perdu 30 millions d’ha de terres agricoles entre 1961 et 2003.

 

 

Disparition de la biodiversité

 

Les labours fréquents et particulièrement les labours profonds participent à détruire la biodiversité du sol, l'utilisation massive de pesticides affaiblit des écosystèmes entiers, comme le montre une étude 2011 du WWF, et participe directement à l'extinction d'espèces comme les abeilles.

 

 

Dangers pour la santé

 

« Les paysans, fortement exposés aux pesticides, mais aussi les personnes qui les utilisent pour leurs plantes d'intérieur, ont statistiquement deux fois plus de chances de développer des tumeurs au cerveau, d'après une étude française publiée par la revue Occupational and environmental medecine le 5 juin »publiait le journal le Monde en 2007. Depuis, de nombreuses études sont venues mettre en lumière les dangers de ces molécules chimiques pour la santé humaine et animale. Perturbations endocriniennes, plusieurs types de cancer (gliomes, sarcomes, cancers de la prostate) ainsi que des pathologies neuro-dégénératives, des hémopathies et des troubles de la reproduction.

 

 

Pollution et gaspillage de l’eau…

 

 

Aujourd’’hui l’agriculture continue d’être la plus consommatrice d’eau parmi les activités humaines. Et pourtant 70% de l’eau utilisée est perdue par évapotranspiration ! Les activités agricoles conventionnelles utilisant engrais et pesticides entrainent une forte détérioration de la qualité de l’eau redistribuée dans les sols et acheminée vers les lacs et rivières (2 fois plus que la pollution des transports maritimes pour les océans).

 

 

Des paysans endettés et peu rémunérés

 

 

« Selon Christian Jacquiau, auteur du désormais célèbre « Les coulisses de la grande distribution », près de 97% des produits alimentaires (et 90% des produits de grande consommation) passent par les fourchent caudines de 5 centrales d’achat : Carrefour-Promodès 29 % de part du marché alimentaire français, Lucie, centrale d’achat commune à Leclerc et à Système U, 22 %, Opéra, centrale d’achats regroupant Casino-Cora (mais aussi Franprix, Leader Price, Monoprix-Prisunic) 19%, Auchan 14 % et Intermarché 13 %. Cette situation place ces mastodontes en position extrêmement confortables pour constamment négocier les prix à la baisse vis à vis des producteurs. Pour supporter cette pression, ceux-ci sont amenés à industrialiser au maximum leurs méthodes production, recherchant à fournir des volumes importants à des prix toujours plus compétitifs. (...)


Comme l’affirmait l’agriculteur Michel Morisset en 2010  : « «La grande distribution fixe des prix en dessous du coût de production. 1 kg de tomates, c'est environ 80 centimes à 1 euro pourtant la grande distribution nous l'achète à 60 centimes ! » extrait du magazine Kaizen, janv-fev 2013

 

 

Perte de l’autonomie alimentaire

 

 

Cet oligopole français, participe non seulement à industrialiser la production et à appauvrir les paysans, mais également à concentrer le pouvoir sur l’approvisionnement de nourriture dans les mains de quelques grosses sociétés. Tendance accentuée par la mainmise progressive de quelques semenciers sur l’ensemble du patrimoine vivant permettant aux paysans de, librement, reproduire leurs semences à travers le monde. "Monsanto, spécialisé dans les espèces les plus cultivées de maïs, de soja, de coton et de tomate, détient à lui seul plus d’un quart du marché mondial des semences. Un marché qu’il partage avec Syngenta, le groupe suisse ayant lui aussi racheté de nombreuses entreprises actives dans la sélection et la production de légumes. Cette concentration a fait l’objet d’une étude publiée en Suisse le 4 juin dernier commanditée par la Déclaration de Berne (DB), Swissaid et des associations suisses de consommateurs. Elle révèle que le marché européen des semences potagères appartient à quelques firmes:  parmi les 231 variétés de tomates protégées dans l’Union européenne, 36% sont la propriété de Monsanto et 26% appartiennent à Syngenta.  Idem pour les poivrons, tandis que Monsanto détient 50%  du chou-fleur et Syngenta près d’un quart de la centaine de variétés protégées. Une information que le consommateur ignore, soulignent les ONG." sources Novethic

 

 

Dérèglement climatique

 

 

Le secteur de l’agriculture représente 21% des émissions de gaz à effet de serre en France. Les activités agricoles rejettent principalement du protoxyde d’azote (surtout lié à la fertilisation azotée) et du méthane (surtout lié à la fermentation entérique du bétail et déjections animales). Si on y ajoute l'ensemble des activités de transformation et de distribution (transport), l'alimentation devient le 1er poste d'émission de GES.

 

 

Faim dans le monde

 

 

Alors que nous serions, selon Jean Ziegler, ancien rapporteur de l'ONU pour le droit à l'alimentation, capable de nourrir 12 milliards de personnes dans le monde, près d'un milliard de personnes souffrent gravement de malnutrition. (voir la page dédiée à la faim dans le monde)

 

 

Construire une agriculture saine, durable et productive !Alors que la situation est grave, il existe heureusement de multiples solutions !

 

 

L'agriculture bio plus performante que la conventionnelle

 

 

Une étude menée sur 30 ans aux Etats-Unis a montré que l'agriculture biologique avait de meilleurs rendements sur la durée, résistait mieux aux aléas climatique, était trois fois plus rentable, meilleure pour les sols, plus économe de 45% en énergie, créait trois fois plus d'emplois à par hectare, permettait de recharger plus efficacement les nappes phréatiques...

 

 

L’agroécologie, avenir de l'agriculture

 

 

Le rapport d’Olivier de Schütter, rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, de mars 2012, montre que l’agroécologie permettrait de doubler la production alimentaire de régions entières en 10 ans tout en réduisant la pauvreté rurale et en apportant des solutions au changement climatique. Rapport sur lequel s’est notamment appuyée Marie-Monique Robin pour réaliser son film les Moissons du futur. Depuis 2013, le gouvernement français et les média commencent à prendre conscience de ces potentialités.

 

 

Créer des centaines de milliers d'emplois

 

 

Terre de Liens Normandie a mis au point un "convertisseur alimentaire" permettant d'évaluer le nombre d'emplois créés dans l'agriculture biologique, si nous mangions localement. Résultat hypothétique... 600 000 emplois ! En 1998, la FNAB avait évalué de son côté le développement de l'emploi dans ses filières.

 

 

Planter partout ce que nous mangeons...

 

 

Le mouvement des Incroyables Comestibles, né à Todmorden en 2008, propose à chacun de transformer son lieu de vie en véritable potager de nourriture à partager. Ce geste qui peut paraître parfaitement anondin (installer des bacs de légumes en pleine ville) a toutefois permis à cette petite ville de recontruire 82% d'autonomie alimentaire en 3 ans, en sensibilisant l'ensemble de la population sur la nécessité de produire, transformer, distribuer et acheter local !

 

 

Faire pousser des fermes bio

 

 

Terre de Liens est une foncière permettant de collecter des fonds destiné à sortir les terres de la propriété privée et d'y installer des paysans bio. "En 8 ans, le projet qui regroupe aujourd’hui 22 structures (1 association nationale, 19 associations locales, 1 foncière et 1 fonds d’investissement), 44 salariés et près de 200 administrateurs, a permis de lever 27 millions d’euros et d’installer 200 paysans bio dans une centaine de fermes. Le montant moyen des investissements par ferme est de 180 000 euros. L’objectif pour les prochaines années est d’acheter une vingtaine de fermes par an et d’en recevoir 5 à 10 en donations."Extrait du magazine Kaizen n°3


Via GrainesdeTroc.fr
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EFSA animation (fr)

Ce que vous devez savoir sur l'EFSA - en 3 minutes.

 

CEO publie un nouvel outil de vulgarisation ( 2012 ) expliquant quelques-uns des principaux problèmes de l'EFSA, l'agence chargée de délivrer des recommandations scientifiques en matière de sécurité alimentaire aux autorités européennes.

 

Ce film d'animation de trois minutes vous permet d'en apprendre davantage sur le fonctionnement de l'EFSA et dans quelle mesure celui-ci bénéficie à l'industrie agro-alimentaire et à des multinationales des pesticides et des biotech telles que Monsanto, Syngenta, Unilever, Nestlé...

 

Les experts et les responsables de l'EFSA sont-ils indépendants de l'industrie? Quel rôle l'industrie joue-t-elle dans les tests sanitaires effectués par l'EFSA? L'EFSA n'utilise-t-elle pas d'autres recherches indépendantes sur ces produits?

 

Le film est publié en anglais et en français. N'hésitez pas à le faire circuler 

 

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VIDEO (en): Vandana Shiva apporte son soutien à la marche mondiale contre Monsanto

FR: La militante écologiste indienne Vandana Shiva, de Navdanya apporte son soutien à la marche mondiale contre Monsanto !

 

Information sur les manifestations en France:

http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article1011

http://www.march-against-monsanto.com/p/informations-en-francais.html

PARIS: "MARCH AGAINST MONSANTO"
SIT-IN PACIFISTE Place du Trocadéro LE 25 MAI 2013 DE 14 À 18H

https://www.facebook.com/events/160596650769757/?fref=ts

Groupe facebook:
https://www.facebook.com/groups/46939017176/?fref=ts
 

---------------
 

EN: Vandana Shiva support March against Monsanto Worldwide on 25th May 2013.

Join a March near you


Event information:
http://www.march-against-monsanto.com/p/blog-page.html

Facebook event:
https://www.facebook.com/MarchAgainstMonstanto?fref=ts 
 


Via Damoclès
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Le grand écart du prix des plants de tomates

Le grand écart du prix des plants de tomates | Macadam" Seeds | Scoop.it

La tomate est un légume très à la mode malgré les fréquents épisodes de mildiou. Nul jardinier ne renoncerait à planter sa culture de tomate malgré les désillusions des années précédentes. Et le commerce, comme à son habitude flaire le bon coup. Pour être beaucoup sorti, ce printemps, dans les jardineries, fêtes des plantes ou encore au supermarché du coin, je me suis amusé à relever les prix des plants de tomates.

Conclusion de ce petit exercice ? Acheter ses plants de tomates au meilleur rapport qualité/prix s'avère très compliqué. Il y a vingt ans, lorsque mon père achetait ses pieds de tomates les tarifs étaient très homogènes entre le petit horticulteur local et les jardineries. De plus les variétés étaient très limitées avec de la traditionnelle Marmande, de la Saint-Pierre et avec quelques hybrides peu répandus. En équivalent Euros (car à l'époque c'était en Francs), on pouvait obtenir un beau pied de tomate pour 50 ou 60 centimes chez l'horticulteur du coin (soit aux environs de 3 à 4 francs). En plus nous repartions souvent avec un pied de tomate cerise offert...


Ce printemps j'ai relevé dans ma région des tarifs qui allaient de 49 centimes à 7,90 euros. Les 49 centimes ont été observés dans un supermarché qui vendait les plants de tomates en barquette de dix pieds (4,90 euros). Les plus chères étaient vendues dans une jardinerie à 7,40 euros le pied. Dans une même fête des plantes, d'un producteur à l'autre les tarifs allaient de 1,50 à plus de 2 euros.

Alors pourquoi de telles différences ? Il y a de nombreuses raisons à cela. La première est qu'il y a vingt ans les matières premières liées à la production de pied de tomates étaient moins chères. Depuis le prix des terreaux ont flambé, notamment en raison des fluctuations des tarifs de la tourbe, ainsi que l'eau et le chauffage des serres. Deuxième raison, le marché s'est diversifié. Le retour des anciennes variétés, plus rares et donc plus chères à produire augmente la facture d'autant plus que tout le monde s'en met plein les poches, car l'appellation "légume ancien" est presque devenue une marque à part entière. Et avec la communication des blogueurs et autres passionnés de jardinage, la demande augmente chaque année.

La diversité de l'offre c'est aussi l'apparition il y a quelques années de plants bio produits dans des pots biodégradables que l'on plante directement en terre. Certaines jardineries jouent sur cet argument pour augmenter le prix.

 

Seule l'enseigne Botanic qui a organisé sa production de plants bio dans différentes formules (pieds à l'unité ou en motte dans des barquettes en bois,...) propose des plants abordables pour chaque besoin. Ce n’est pas pour faire de la publicité pour Botanic, partenaire de ce blog, mais parce que je suis allé vérifier sur place en comparant avec un concurrent (Jardiland en l'occurrence).

Pour les plants de tomates les plus chers (7,90 euros l'unité, mais 4 euros le lot de trois plants en promo toujours chez Botanic) il s'agit de plants greffés et bio, sachant que l'on en trouve des non-bios pour 5 à 6 euros pièce dans les autres enseignes. Quant aux plants de supermarchés à 49 centimes, je ne vous parle pas de leur piètre qualité et de leur aspect chétif: c'est du mildiou assuré pendant l'été.

Pour conclure, si vous êtes un jardinier économe qui aimez l'aventure semez vous-même vos plants de tomates. Certains n'achètent même pas de graines en récoltant celles de l'an passé pour les resemer (à l'exception des hybrides et des graines de tomates issues de légumes du commerce).


Vous voilà prévenus...


Via Damoclès
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Le monde selon Monsanto

TOUS DROITS RESERVES A ARTE Ce film retrace l'histoire de Monsanto, une multinationale américaine, aujourd'hui leader mondial des OGM, et considérée comme l'...
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Planter un fraisier en balcon ou terrasse

Planter un fraisier en balcon ou terrasse | Macadam" Seeds | Scoop.it

Pas besoin d'avoir un grand jardin pour cultiver des plants de fraisiers. Sur un simple balcon ou une terrasse, installer quelques potées bien garnies. Elles vous assureront une délicieuse récolte ...

 

 

Matériel :

 

pot
sable
terreau de feuilles
terre de jardin
graviers ou tessons
arrosoir


Conseil :

 

Placer les potées de fraisiers sur un rebord de fenêtre, un balcon ou une terrasse exposés en plein soleil. Surveiller quotidiennement l'arrosage pour que le mélange reste légèrement humide.

Bon à savoir :

 

Couper les stolons au fur et à mesure de leur apparition. Ils épuisent inutilement la plante, au détriment de sa fructification.

 

Planter le fraisier en pot

 

 

La culture des fraisiers s’effectue à partir de plants issus de semis ou de stolons.
Prendre un pot de 12 cm de diamètre par plant. Il existe aussi des pots spéciaux percés de trous latéraux dans lesquels placer les plantules.

 

 

Placer une couche drainante au fond du pot

 

 

Vérifier que le fond du contenant est percé de trous pour que le trop plein d’eau d’arrosage puisse s’évacuer. Ensuite, placer une couche drainante, constituée de petits graviers ou de tessons de poterie ; 2 ou 3 cm sont nécessaires.

 

 

Préparer un mélange homogène

 

 

Préparez un mélange fait de terre de jardin non calcaire pour moitié et de terreau de feuilles et de sable pour l’autre moitié. Bien brasser pour que le mélange soit homogène. Si le plant est en motte, mettre un peu de mélange au fond du pot et placer le fraisier.

 

 

Planter, tasser et arroser

 

 

Combler le vide autour de la motte et tasser avec les doigts pour supprimer les poches d’air.
Si le plant est à racines nues, remplir le pot et creuser un trou avec la main. Glisser le plant en évitant de retourner les racines. Bien tasser. Arroser.

 

 

 

 

source : rustica.fr

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Nos Enfants nous accuseront

"Nos enfants nous accuseront" raconte la courageuse initiative d'une municipalité du Gard, Barjac, qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio, con...
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Sous les pavés, le potager ...

Sous les pavés, le potager ... | Macadam" Seeds | Scoop.it

C'est un grand sac cubique en toile, retenu par des lanières de bord en bord. Rempli de terre, ce sac devient bac, qui devient potager lorsqu'on y plante des semences. A priori, rien de bien différent d'une jardinière basique. Imaginé par un trio de designers-paysagistes, le Bacsac participe pourtant à la révolution du paysage urbain.

 

Légers, maniables, faciles à stocker, en géotextile ultrarésistant et recyclable, les Bacsacs permettent d'installer son jardin un peu n'importe où, au gré de ses envies et des espaces disponibles, depuis la plante suspendue au balcon jusqu'au carré potager au milieu d'une cour d'école.

 

"Au départ, j'avais une terrasse à aménager... et des enfants à occuper, explique Godefroy de Virieu, l'un des designers de Bacsac. J'ai eu l'idée de planter dans des sacs faciles à aménager et peu coûteux." Il s'est associé à des voisins paysagistes, Virgile Desurmont et Louis de Fleurieu, et ensemble ils ont étudié la circulation de l'air, de l'eau, le développement des racines, pour créer ces sacs-jardins en plusieurs formats et capacité. "Ce qui m'intéresse en tant que designer, poursuit-il, c'est d'aller au-delà de l'objet inerte, donner un usage qui a du sens, créer des histoires en fonction des gens."

 

Et l'objet a vite dépassé sa fonction. De contenant utilitaire, il est devenu le vecteur d'un rêve citadin de plus en plus partagé : la (re)végétalisation des villes et l'implantation de diverses formes d'agriculture urbaine. Bacsac collabore notamment avec la Mairie de Paris, équipant gratuitement des jardins partagés et des cours d'écoles. "Notre rêve, c'est un potager dans chaque école, confie Godefroy de Virieu : cela semble une évidence car cela raconte tant de choses aux enfants, tout en les responsabilisant et en les connectant à leur environnement."

 

"UNE VILLE EXEMPLAIRE" " TERRAIN DE REFLEXION " 

 

Parmi les initiatives proches de Bacsac, celle de l'association Les Mauvaises Herbes est l'une des plus ambitieuses. Outre la création d'un potager bio (en sacs) sur le toit d'un bâtiment parisien, elle oeuvre en effet à l'installation de jardins maraîchers au sein de logements sociaux. Pratiques agro-écologiques, ferme urbaine, biodiversité, variétés locales, réflexion sur le gaspillage et l'autonomie, création d'activité économique et de lien social sont autant de pistes qu'elle souhaite suivre.

"On peut tout faire, et il faut tout faire, insiste Margaux Pibarot, l'une des trois jeunes associées des Mauvaises Herbes ; nous devons partir d'une vision macro pour trouver des solutions locales qui fonctionnent à tous les niveaux : social, économique, environnemental..."

 

Nombre d'autres initiatives similaires sont en cours, tel le projet UrbAgri de Virginie Dulucq, qui vise à créer des potagers sur les toits et les zones en friche, ou l'association des Incroyables Comestibles, dont le but est de faire pousser, un peu partout en ville, des légumes que chacun peut cultiver et récolter. "L'idée du potager en ville, du jardin ouvrier et d'une petite agriculture urbaine vivrière a toujours existé, jusqu'au début du XXe siècle qui a été ravagé par l'industrialisation et l'urbanisation massive", assure Margaux Pibarot.

 

Solution de survie évidente dans les mégalopoles des pays sous-développés, les jardins en ville se démultiplient désormais de Montréal à Nantes, en passant par New York, Detroit ou Bruxelles. Et Paris, malgré ses 300 hectares cultivables, est à la traîne, avec 64 jardins partagés et seulement deux vrais potagers sur toit. "Paris est une ville très compacte, analyse Fabienne Giboudeaux, adjointe au maire chargée des espaces verts et de la biodiversité. Pour en faire une ville exemplaire, il faut continuer à inventer des techniques de production et d'exploitation des espaces."

 

" TERRAIN DE REFLEXION "

 

Nourricière, esthétique, pédagogique, fédératrice, la végétalisation de la ville est devenue un terrain de réflexion tous azimuts pour les architectes, scientifiques, sociologues, urbanistes et artistes. La plasticienne urbaine Paule Kingleur a ainsi entrepris de réarranger les trottoirs (espaces publics par excellence) à sa manière : elle accroche ses Dadagreens, minipotagers en "sacoche", sur les potelets - les Potogreens - et les grilles d'écoles, hôpitaux ou bâtiments municipaux, détournant ainsi un mobilier urbain prohibitif qui n'a qu'une seule fonction. "Il n'y a pas que l'administration qui décide de l'utopie", clame l'artiste.

 

Confrontée à des impératifs sécuritaires mais aussi politiques, l'administration en question n'a pas toujours la meilleure marge de manoeuvre. Fabienne Giboudeaux déplore par exemple que l'on ne plante pas de vrais arbres fruitiers dans les espaces publics, plutôt que ces "arbres sans racines amovibles à l'envi". Le rêve de l'élue et militante verte ? "Il faut améliorer le cadre de vie, l'expérience participative des habitants, mais aussi la résilience urbaine. Transformer la ville en écosystème, pour réintroduire le vivant dans le béton, et redevenir vivant parmi les vivants."

 

www.bacsac.fr - lesmauvaisesherbes.org - www.incredible-edible.info (Incroyables Comestibles France) - www.parislabel.com/paule-kingleur

 

 

 

 

source : camille labro/ lemonde

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Règlement Européen sur les semences : La biodiversité mise sous contrôle pour ouvrir le marché aux brevets

Règlement Européen sur les semences : La biodiversité mise sous contrôle pour ouvrir le marché aux brevets | Macadam" Seeds | Scoop.it

La Commission Européenne a adopté lundi 6 mai trois nouveaux règlements sur les semences, la santé des plantes et les contrôles, désormais soumis au Parlement et au Conseil européens. Au prétexte de simplification, de défense de la biodiversité, et de protection de la santé des plantes, cette proposition place toutes les semences sous le contrôle direct des titres de propriété de l’industrie : Certificat d’Obtention Végétale et brevets.

 

Le Réseau Semences Paysannes dénonce cette agression violente contre le droit des agriculteurs, des jardiniers, des consommateurs et des générations futures d’accéder librement à l’immense biodiversité végétale généreusement offerte par le travail de centaines de générations de paysans.

 

Ce hold-up sur les semences est soigneusement caché sous des centaines de pages de jargon réglementaire. L’office communautaire qui délivre les titres de propriété industrielle sur les variétés (Certificat d’Obtention Végétale) sera directement chargé du catalogue qui conditionne l’accès au marché des semences ; le marché sera désormais ouvert aux variétés et aux plantes brevetées ; les industriels pourront organiser eux-mêmes le contrôle de leurs semences, mais aussi de celles que les agriculteurs prélèvent dans leurs propres récoltes, pendant que des contrôles bureaucratiques insensés interdiront de fait aux agriculteurs d’utiliser et d’échanger leurs propres semences et restreindront l’accès au marché des semences traditionnelles, locales et biologiques.

 

Cette bureaucratie et le coût des contrôles risquent de réserver aux seules variétés et semences brevetées l’ouverture du marché à la biodiversité que constituent les nouvelles « variétés hétérogènes » et de restreindre à la portion congrue les nouvelles variétés de niche dont les semences pourront être commercialisées sans enregistrement au catalogue.

 

Le Réseau Semences Paysannes appelle l’ensemble des citoyens à interpeller leur gouvernement et leurs élus européens pour qu’ils révisent en profondeur ces nouveaux règlements, pour qu’ils n’abandonnent pas à la Commission mais définissent eux-mêmes leurs modalités d’application, et pour qu’ils barrent la route au vol de toutes les semences par les brevets. Le respect des droits des agriculteurs et des jardiniers d’utiliser, d’échanger et de protéger leurs semences, et d’avoir accès sur le marché à toute la biodiversité des semences paysannes disponibles, est la première condition du droit à l’alimentation et de la souveraineté alimentaire.

 

Cf : annexe technique sur le site réseau semences paysannes : http://www.semencespaysannes.org/

 

mail : contact@semencespaysannes.org

 

 

source : réseau semences paysannes 

 
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Avec un pot de basilic, faites-en dix ... (et plus) !

Avec un pot de basilic, faites-en dix ... (et plus) ! | Macadam" Seeds | Scoop.it

Si vous achetez un pot de basilic à grandes feuilles comme celui en photo ci-dessus, sachez que vous pouvez immédiatement le multiplier pour obtenir plusieurs plants qui produiront tout au long de l’été.

 

La première chose à faire, c’est de dépoter ce basilic et de séparer tous les brins sortant du substrat, en faisant attention que chaque pousse garde ses racines. Le conteneur qui vous a été vendu contient souvent un grand nombre de plants semés serrés dans le godet et vendus tels quels.

 

Chaque plant rempoté séparément donnera une belle touffe en quelques semaines alors que si vous les laissez serrés les uns contre les autres, ils auront beaucoup de mal à s’étoffer et ils fileront en donnant moins de belles feuilles parfumées.

 

Si par malheur vous cassez une tige en cherchant à séparer les plants, ne la jetez pas !! Faites en une bouture en l’installant dans un verre d’eau. Vous la placerez au chaud dans la maison, derrière une fenêtre ensoleillée.

 

Vous pouvez aussi prélever des boutures sur ces jeunes plants en coupant au-dessus des feuilles les plus basses. D’un plant d’une tige, vous en aurez deux tout de suite. Les boutures reprennent très vite simplement en les installant dans un verre d’eau, au chaud derrière une fenêtre bien ensoleillée. Et le plant taillé redonnera très vite des nouvelles pousses à l’aisselle des feuilles ... 

 

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La permaculture, lart de vivre avec la nature

La permaculture est la conception consciente de paysages qui miment les modèles et les relations observés dans la nature, visant à stimuler l'activité biologique des sols pour les entretenir et obtenir une production abondante de nourriture et d'énergie pour satisfaire les besoins locaux. 

 

Les gens, leur habitat et la façon dont ils s'organisent, sont au centre de la permaculture.

 

La philosophie de la permaculture consiste à travailler avec la nature et non pas contre elle et part de l'idée que les méthodes agricoles modernes bouleversent les équilibres écologiques et provoquent la dégradation et l'érosion des sols cultivables, à la fois par l'utilisation des adjuvants chimiques, mais également depuis des siècles, par l'utilisation du labour qui en retournant le sol perturbe les fermentations naturelles et casse la structure mécanique de la terre maintenue par les réseaux de racines et de mycelium, favorisant ainsi son érosion par les eaux de ruissellement.

 

Elle suit une éthique de base et donne des principes qui permettent une intégration harmonieuse des activités humaines au sein des écosystèmes.

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