Au sujet de Yoko Tawada et plus particulièrement de son Journal des jours tremblants – après Fukushima (Verdier, 2012, traduit de (...)...
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Vides et aveugles sont les yeux de la mort En souvenir de Nenad Espka J'espère toujours que Nenad pourrait surgir de (...)...
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Ici des danseurs dans le métro, là géants des rues, architectes fous, un homme suspendu à un mur, un autre qui danse avec une pelleteuse… (...)...
Via Bethoux
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LA BD - Magistralement adapté du roman de Laurent Seksik, Les derniers jours de Stefan Zweig évoque la fuite éperdue de l'écrivain dévoré par les démons du nazisme et ses propres tourments intérieurs.
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A l'heure où France Télévisions publie un "Manifeste pour le documentaire" dont nous ne pouvons que nous réjouir, nous soutenons l'appel lancé par les auteurs-réalisateurs en régions.
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Alain Cavalier, 78 ans, a utilisé une petite caméra numérique pour filmer Vincent Lindon, afin de multiplier les prises et de mieux brouiller fiction et réalité. Il y a deux ans, il nous avait reçu dans son petit studio à l'occasion de la sortie d'“Irène”, bouleversant hommage à sa femme disparue en 1972, et nous avait raconté sa méthode de travail : filmer tous les jours, sans exception, “comme un peintre peint ou un écrivain écrit”.
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C'est un entretien exceptionnel que nous accordé Frederick Wiseman en marge de la sortie de son dernier film en France, Crazy Horse. Le cinéaste américain nous a consacré un peu de son préc...
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Le climat s'assombrit un peu plus pour les intellectuels en Iran. Sept cinéastes-documentaristes ont été arrêtés le week-end dernier. Ils sont accusés de travailler clandestinement pour la BBC dont la diffusion est interdite en Iran.
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À double tour Un lieu caché le long de la plage. Je respire. Rien n’a eu lieu dans la chambre. Son odeur de cassis, de lait tiède, parfum. Et l’odeur de ses cheveux, un instant ma mémoir...
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Contrairement à ce qu'on aurait pu passer, le Graal de la numérisation des livres ne repose pas sur le fait de rendre disponible tous les livres qui ont été édités par le passé, comme nous le laissait penser le projet de numérisation de Google. Le passage par le numérique consiste avant tout à faire naître de nouvelles formes de livres. La numérisation ne consiste pas à redonner naissance à des formes anciennes, mais avant tout à faire naître et se multiplier des formes nouvelles - même si celles-ci ne sont pas forcément particulièrement innovantes.
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Voyages autour du Monde... On a parcouru la Chine en train. Oulan Bator–Pékin–Shanghai–Suzhou–Xi’An–Chengdu–Guilin… On en a vu défiler des milliers de kilomètres à travers l’Empire du Milieu. Plus de cent heures (104 exactement) et quatre nuits: on a eu le temps de profiter du voyage!! Un mois après notre traversée de la Russie en transsibérien (six nuits, 110 heures), on ne peut s’empêcher de faire un comparatif entre les deux. Et bien les trains russes, c’est le Moyen-Age à côté des trains chinois. Je ne m’attendais pas à un tel écart de développement entre les deux pays. La Russie m’a clairement donné le sentiment d’un pays en crise profonde, alors que la Chine est en train de se moderniser à une vitesse incroyable (peut-être trop vite d’ailleurs, à en juger par les récents accidents de train).
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Chronique d'un voyage : 1er au 7 septembre 2011. Shanghai n’est pas une ville. Ce n’est pas ce mot de ville qui vient à l’esprit avec sa folle étendue de lignes mouvantes, ni le tumulte incessant ni la foule en procession, ou plutôt toutes les foules qu’Elias Canetti a pu imaginer se coupant ici à angles droits, s’imbriquant ou s’enroulant les unes dans les autres autour des points fixes (kiosques, bouches de métro, abri de bus, passages piétons, billards de rue...), foules fermées se pressant en ordre dans les parcs, foules semi-ouvertes, radiocentriques, chatoyantes, musclées, s’écoulant de la rue vers l’intérieur des mall, flux d’essence giclant de vitrine en vitrine, grasses pattes, filoches de doigts, foules-miroir se faisant face sur l’avenue, étrangement statiques quand le feu passe au vert, comme mastiqués d’invisible, non, n’attendant rien mais chacune observant sa moitié complémentaire, qui la mangouste, le cobra ? Ondulant de gauche à droite sous un soleil terne, mordant de vapeur, masses humaines taillées d’acier et de verre, et par-dessus, sans contact direct avec cette soupe costumée, la tête noire d’un fuselage d’écailles tirant sur sa ficelle, avant de se s’abattre pour tuer. Ce n’est pas une ville que voit celui qui débarque à Shanghai, mais un symbole incandescent d’humanité.
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Le blog|journal litterature de Francois Bon, actualite et info litterature, livre et Internet, telechargement texte numérique contemporain.
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C'était donc le 6 avril 1992. Sarajevo. Les premiers tirs de sniper, les premières victimes… et le début du siège.
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Alice au Pays des Merveilles et La Traversée du Miroir sont presque aussi répandus dans les pays anglo-saxons que ne l'est la Bible, (...)...
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Chaque jour arrêt sur images décrypte pour vous l'actualité des médias...
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Gallimard demande des dédommagements pour 22 exemplaires téléchargés de ma traduction du "Vieil homme et la mer"
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C’est en 1981 que Yann devint « Maître après Dieu » — comme il est écrit sur les contrats d’affrètement — de son bateau en fer /traction de 38m.80 construit en 1939 à Douai, un Freycinet : Le Nistader (signifiant « ne compte que sur toi même »). Il l’avait acheté à Conflans-Sainte-Honorine à un marinier, fils de marinier, Guy Menu. L’État proposait alors des primes importantes aux mariniers pour mettre leur bateau au « Déchirage ». Il avait choisi ce bateau pour son moteur, un magnifique Baudoin DNK6 de 160CV [1] qu’il bichonnait amoureusement.
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Ceci n’est pas un film de Jafar Panahi semble l’objet idéal pour prendre le pouls du documentaire aujourd’hui. Ce titre, avant tout destiné aux censeurs du gouvernement iranien, est à pren...
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Je n’ai de souvenirs de manèges que miniatures. Des souvenirs précis, tactiles notamment : la barre un peu grasse qui permettait à ces chevaux idiots de monter et de descendre.
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Walter Benjamin Je laisse tomber le voyage en Italie de 1912 (toujours dans les Écrits autobiographiques récemment parus en poche chez Bourgois) et passe à 1927, Benjamin a donc 35 ans et plus qu’une douzaine d’années à vivre avant son suicide à...
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Vous détestez le spam. Vous avez appris, lorsque vous cherchez une information sur Google à détecter d’un coup d’œil dans la liste de résultats les « faux sites » des vrais. Vous vous êtes fait prendre une fois ou deux, puis vous avez mémorisé les URL à bannir, et les signes qui annoncent un site sans véritable contenu. Vous avez compris depuis longtemps qu’il existe quantité de sites sans auteurs, qui se contentent d’agréger sans objectif de service du texte aspiré ici et là, uniquement en fonction des requêtes les plus fréquentes, afin d’attirer l’internaute, peu importe s’il ne trouve pas de réponse sur le faux site, il a cliqué, il est venu, le compteur tourne, le nombre de visiteurs uniques augmente, le page rank grimpe, et voilà, le tour est joué.
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Il y avait la guerre des boutons, celle de Louis Pergaud dont quelques personnes se souviennent (le texte est disponible dans une foultitude de collections papier et en livre électronique), celle d'Yves Robert dont tout le monde se souvient, il y a maintenant la guerre de la guerre des boutons, à cause de deux films qui seront très vite oubliés, mais dont on parle beaucoup. Est-ce l'atmosphère belliqueuse créée par la double adaptation? (J'en doute, et je doute que vous le pensiez, mais s'il me fait plaisir de l'avancer, hein?) Toujours est-il qu'une autre guerre, qui m'amuse beaucoup moins, semble déclarée. Face à face, deux intégristes du support digne de la lecture.
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En tant qu'auteur — poète, essayiste et voyageur —, Kenneth White nous abouche au monde quand d'autres l'ensevelissent sous la « culture ». Il n'est d'ailleurs pas de ceux qui s'en remettent à l'imagination, qualité « littéraire » s'il en est.
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« Ceci est l'histoire d'un homme marqué par une image d'enfance. » Telle est l'ouverture (la première voix) du film de Chris Marker. Cette phrase ouvre une histoire (le héros voyagera dans le temps vers cette image) : la destruction d'une ville, l'abrasement de la surface de la terre ont mis en péril la réalité même du présent et libèrent ainsi des virtualités temporelles autrement enfermées ou tenues captives dans le passé (le passé ne consiste qu'en séries d'images devenues autonomes ou seulement liées au vivant par un affect, un trauma). La fiction de La Jetée est ainsi le travail dont le héros est l'objet, portant sur les paradoxes de sa mémoire : sur cette inclusion du passé qui vit en lui comme une image, comme un secret que des expériences de laboratoire menées dans « le camp souterrain » doivent lui faire avouer. Le terme réalisé d'un tel aveu est la mort du héros qui revit un moment de son passé ou refait la rencontre d'une jeune fille dont l'image l'a hanté.
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