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Le Docteur Knock (le film) avec Louis Jouvet

Le Docteur Knock (le film) avec Louis Jouvet | LittArt | Scoop.it

"Voulant assurer le triomphe de la médecine qu'il fait passer avant l'intérêt des malades et une cupidité morbide, le docteur Knock arrive à Saint-Maurice pour succéder au docteur Parpalaid dont la clientèle est rare. L'état de santé du pays est excellent. Se rendant compte qu'il a été dupé par son prédécesseur, mais loin de se décourager, Knock fait comprendre à chaque patient qui se presse à ses consultations gratuites, que tout bien portant est un malade qui s'ignore. Le résultat ne se fait pas attendre. Tout le village se retrouve au lit, angoissé. L'hôtel est transformé en clinique et même Parpalaid revenu temporairement, repart affolé de son état, après une consultation du docteur..."

lien -> http://www.youtube.com/watch?v=htJJLktyQok , merci à Acofribas !

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Jean-Paul Vimare's comment, October 16, 2012 4:19 PM
Je vous le prends. Merci.
Alcofribas's curator insight, August 23, 2013 6:16 AM

J'ai un pb de lien. La solution : http://www.youtube.com/watch?v=htJJLktyQok (film complet). En tout cas, merci !

Uston News's comment, August 23, 2013 7:24 AM
merci de l'info, je vais essayer de coller le lien sur mon poste !
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Poncifs de rentrée - La République Des Livres par Pierre Assouline

Poncifs de rentrée - La République Des Livres par Pierre Assouline | LittArt | Scoop.it
589 : surtout, ne retenez pas ce chiffre. On hésite à l’achever d’un point d’exclamation ou de trois points de suspension. Dans le premier cas, on oscillerait entre l’admiration et l’exaspération ; dans le second, on inclinerait tant au soulagement qu’à la complicité. Toutes choses trop ambiguës. Le fait est que ce chiffre est de nature à vous dégoûter des livres. C’est le nombre de nouveaux romans français et étrangers qui vont nous tomber dessus entre la mi-août et la fin octobre. On connaît de pires épreuves. Le reste du monde nous envie celle-ci. Car s’il est un rituel typiquement français, c’est bien notre rentrée littéraire.

C’est aussi un marronnier. Ce qui signifie que ses branches ploient sous les lieux communs. Alors de grâce, évitons-en quelques uns.

On prend presque les mêmes et on recommence. Mais non ! (enfin, pas tout à fait). Il est certes inévitable que lorsqu’on suit dès ses débuts une œuvre en devenir, et que son auteur se manifeste en moyenne tous les trois ans, les mêmes noms reviennent régulièrement dans les librairies et les journaux. Mais la découverte étant (enfin, en principe) la vocation d’un éditeur, la plupart des maisons s’attache à publier des premiers romans dont les auteurs sont par définition des inconnus, du moins lorsqu’il s’agit de littérature et non de coup médiatique.
La moisson est médiocre. Une partie de la critique littéraire, toujours la même, a le monopole de cette complainte. Laissons-la lui. La rentrée ne peut pas être médiocre pour deux raisons : d’une part parce qu’étant donné l’extrême diversité des grandes et petites maisons(mais non, toutes ne sont pas dans le triangle des Bermudes de Saint-Germain-des-Prés), de l’origine des auteurs qui y sont publiés (beaucoup plus de manuscrits arrivés par la Poste qu’on ne le croit), des genres pratiqués (il n’y a plus que l’auto-journal pour croire encore à l’auto-fiction), on ouvre enfin les fenêtres depuis quelques années ; d’autre part parce que ce qui nous arrive de l’étranger traduit dans notre langue étant déjà passé là-bas par le tamis de la critique et du public, on nous envoie donc le meilleur (enfin, il faut l’espérer). On ne nous fera pas croire qu’il n’y a rien à sauver, rien de remarquable, dans ces centaines de nouveautés.
Tout est joué d’avance. Vaste blague à laquelle les forums sur la Toile et l’obsession du complot donnent un nouvel élan, hélas. Or tout éditeur en fait l’expérience à chaque rentrée : on ne sait jamais rien du sort d’un livre. Après coup, il y a toujours un monde fou pour expliquer pourquoi il était évident que tel ou tel rencontrerait le succès ; mais avant, personne, et pour cause. Tout membre d’un des jurys littéraires de l’automne vous le confirmera à commencer par ceux du Goncourt : le plus souvent, tout se joue sur le fil à la dernière seconde. Ce qui n’empêchera pas certains observateurs, toujours les mêmes, d’affirmer avec beaucoup d’assurance et un air entendu que « c’était plié » depuis le mois de juin, avant même que les jurés aient lu. Les jurés ont d’ailleurs établi leur liste ce matin et bien malin celui qui se risquerait à un pronostic. (lire ci-dessous)
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Lettre de Goethe à Bettina : « Mon ardent désir retomba sur mon cœur ; je cherchai avec douleur ce que j'avais perdu. » - Des Lettres

Lettre de Goethe à Bettina : « Mon ardent désir retomba sur mon cœur ; je cherchai avec douleur ce que j'avais perdu. » - Des Lettres | LittArt | Scoop.it
C'est en 1806 que Bettina Von Arnim (4 avril 1785 - 20 janvier 1859) et Catharina Elisabeth, la mère de Goethe ( 28 août 1749 - 22 mars 1832 ), s'unirent d'amitié. Bettina portait une admirations sans pareille au poète, de 36 ans son aîné, et lui écrivait des lettres auxquelles Goethe ne répondait pas, les jugeant un peu trop enthousiastes. Un an plus tard cependant, elle eut pour la première fois la possibilité de lui rendre visite à Weimar. Ce fut le début de leur correspondance qui devint cél
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Lettre de J.R.R. Tolkien à son fils : « Mes opinions politiques penchent de plus en plus vers l'Anarchie. » - Des Lettres

Lettre de J.R.R. Tolkien à son fils : « Mes opinions politiques penchent de plus en plus vers l'Anarchie. » - Des Lettres | LittArt | Scoop.it
J.R.R. Tolkien (3 janvier 1892 - 2 septembre 1973) père de la trilogie du Seigneur des Anneaux et de Bilbo le Hobbit, véritables monuments de la Fantasy, était avant tout un professeur de littérature anglaise profondément respecté. Ses œuvres ont traversé le temps et passionnent encore des millions de personnes à travers le monde, faisant de lui une figure iconique de la littérature du 20ème siècle. Dans cette missive que l'auteur adresse à son fils, Christopher, il expose ses visions politiques
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Ella & Pitr, les géants dormeurs du street-art

Ella & Pitr, les géants dormeurs du street-art | LittArt | Scoop.it
Le duo français Ella & Pitr, natif de Saint-Étienne, se sont fait un nom dans le milieu du street-art ces dix dernières années avec leurs géants endormis que l'on croirait tout droit sortis de ...
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Woody Allen Tells a Classic Joke About Hemingway, Fitzgerald & Gertrude Stein in 1965: A Precursor to Midnight in Paris

Woody Allen Tells a Classic Joke About Hemingway, Fitzgerald & Gertrude Stein in 1965: A Precursor to Midnight in Paris | LittArt | Scoop.it
Allen,” the persona we see in his films, the stammering neurotic weighed down by existential angst and a desperate horniness laced with intellectuality, was created not in his movies, but in his stand-up, recordings of which have been in and out of circulation since 1964.
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Le nombre de librairies indépendantes augmente aux Etats-Unis, et les jeunes lisent davantage

Le nombre de librairies indépendantes augmente aux Etats-Unis, et les jeunes lisent davantage | LittArt | Scoop.it
Il est temps de ranger les a priori sur l'état du marché culturel contemporain: aux Etats-Unis, Amazon et la vente d'e-book n'ont pas empêché les librairies indépendantes d'ouvrir.
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Penser tout haut l’économie avec Keynes, de Paul Jorion, éd. Odile Jacob, 2015. Une note de lecture (III) : le briseur d’idoles, par Roberto Boulant | Blog de Paul Jorion

Penser tout haut l’économie avec Keynes, de Paul Jorion, éd. Odile Jacob, 2015. Une note de lecture (III) : le briseur d’idoles, par Roberto Boulant | Blog de Paul Jorion | LittArt | Scoop.it
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Lettre de Marcel Proust à son chient, Zadig : « Il n'y a que quand je suis redevenu chien, un pauvre Zadig comme toi que je me mets à écrire et il n’y a que les livres écrits ainsi que j’aime. » - ...

Lettre de Marcel Proust à son chient, Zadig : « Il n'y a que quand je suis redevenu chien, un pauvre Zadig comme toi que je me mets à écrire et il n’y a que les livres écrits ainsi que j’aime. » - ... | LittArt | Scoop.it
Véritable monument de la littérature française, Marcel Proust (10 juillet 1871 – 18 novembre 1922) est connu pour A la recherche du temps perdu, immense œuvre composée de sept tomes, publiée de 1913 à 1926. Dans cette lettre insolite adressée à Zadig, le chien de son ami Reynaldo Hahn, le grand écrivain révèle une facette méconnue de sa personnalité…
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Les photographies gagnantes du International Landscape Photographer of the Year 2015

Les photographies gagnantes du International Landscape Photographer of the Year 2015 | LittArt | Scoop.it
Pour sa seconde édition, le International Landscape Photographer of the Year 2015 récompense les plus belles photographies de paysage, avec 101 images sélec
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La rentrée des classes de @GallicaBnF

La rentrée des classes de @GallicaBnF | LittArt | Scoop.it
Cette semaine, c'est la rentrée des classes un peu partout dans le monde. En France (je crois que c'est demain mardi), au Québec (moi aussi je fais ma rentrée cette année, puisque je reprends des é...
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» Jean-Claude Michéa : « On ne peut être politiquement orthodoxe »

» Jean-Claude Michéa : « On ne peut être politiquement orthodoxe » | LittArt | Scoop.it
Poursuivons, après Colson et Ciccariello-Maher, notre exploration des anarchismes contemporains (leurs enjeux, leurs lignes de force et de fracture). Le débat élève en ce qu’il met à l’épreuve — parler à son semblable flatte et passe le temps, assurément, mais l’art du monologue a ses limites. Quoi de mieux qu’un ancien membre du Parti communiste, lecteur impénitent de Marx et pasolinien assumé, pour évoquer la tradition anarchiste, généralement hostile au marxisme mais pourtant si présente dans son œuvre ? D’autant que Jean-Claude Michéa occupe une place à part dans la pensée critique contemporaine : le philosophe montpelliérain, qui s’est fait connaître en réhabilitant le socialisme populaire, anticapitaliste et anti-autoritaire d’Orwell, se tient loin des médias, loue les vertus du football, affectionne le populisme, tance l’Université et éreinte à l’envi les intellectuels de la gauche plus ou moins radicale. Rixes et noms d’oiseaux : Lordon, Corcuff, Halimi, Boltanski, Fassin, Garo et Amselle (rien moins) ont ferraillé contre celui, désormais proche des mouvements décroissants, qu’ils accusent de ravitailler la droite réactionnaire. Michéa semble s’en moquer éperdument, amusé, peut-être, à l’idée de scandaliser ceux qu’il assimile à la gauche « bohème » et « petite-bourgeoise » autant qu’à l’extrême gauche « culturelle ». Le penseur prise les phrases aux allures de piques : il arrive que l’on se perde en chemin mais son œuvre a le mérite de saler les plaies d’une gauche qui, trop souvent, a rompu les ponts avec les classes populaires.
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Politique économique et Terreur - Eco(dé)mystificateur

Politique économique et Terreur - Eco(dé)mystificateur | LittArt | Scoop.it
L'historien Olivier Blanc a souligné la grande résistance des milieux d'affaires à la répression : très rares ont été les chefs d'entreprise à subir la guillotine. Durant la Terreur, Barère, constamment présent au Comité de salut public avant et après Robespierre, a œuvré pour protéger les milieux de la finance avec lesquels il était en relation directe. Barère, décisif lors du procès du roi (il préside alors la Convention), décisif lors de l'adoption des lois des suspects en septembre 1793 puis des lois de prairial en mai 1794, pourvoyeur de la guillotine, en partie responsable des massacres perpétrés en Vendée, également lié aux milieux enragés, ce personnage qui reçut aussi probablement des subsides anglais, apparaît comme un symbole très fort des ambiguïtés économiques de la Terreur. D'une part, il a porté une partie des décrets protégeant les indigents, soutenu la politique de réquisitions systématiques et de lutte contre les accapareurs, et voté l'ensemble des mesures de contrôle de l'économie par le gouvernement révolutionnaire. D'autre part, il a lui-même largement profité de la situation pour s'enrichir, protéger ses amis financiers, participer à la protection de la propriété privée et proposer, globalement, un modèle politique résolument républicain et individualiste dont Pierre Sema pense qu'il se rapproche de la République « opportuniste» des années 1880. La politique économique du gouvernement révolutionnaire au temps de la Terreur a donc bien une spécificité : cette tension continue entre exigences absolues liées à la défense de la patrie, revendications incessantes émanant de la base sociale du pouvoir politique et souci constant de préserver le fondement libéral de l’économie et la propriété privée.
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Des photos rares de Tokyo entre 1917 et 1950 (1/2)

Des photos rares de Tokyo entre 1917 et 1950 (1/2) | LittArt | Scoop.it
Voici une impressionnante collection de photos réalisée par le journaliste de l'Associated Press Charles Gorry entre 1917 et 1950 au  Japon.
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The First Animated Feature Film: The Adventures of Prince Achmed by Lotte Reiniger (1926)

The First Animated Feature Film: The Adventures of Prince Achmed by Lotte Reiniger (1926) | LittArt | Scoop.it
Lotte Reiniger's animated silhouette films, for which she adapted old European stories like 'Cinderella,' 'Thumbelina,' and 'Hansel and Gretel' into a striking visual style — striking now, and even more striking in the 1920s — similar to traditional Indonesian shadow puppet theater.
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Lettre de Stefan Zweig à sa femme, Friderike Maria Zweig : « Dieu que cette ville est belle ! » - Des Lettres

Lettre de Stefan Zweig à sa femme, Friderike Maria Zweig : « Dieu que cette ville est belle ! » - Des Lettres | LittArt | Scoop.it
Stefan Zweig (28 novembre 1881 - 22 février 1942), immense écrivain et intellectuel autrichien (auteur de Le joueur d’échec, 24 heures de la vie d’une femme, Amok,…) fut un grand admirateur de la capitale française. En 1922, alors de séjour à Paris, il livre cette lettre, véritable ode à Paris !
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Les délicats oiseaux de papier de Calvin Nicholls

Les délicats oiseaux de papier de Calvin Nicholls | LittArt | Scoop.it
Les sculptures de papier de Calvin Nicholls sont si délicates, précieuses et fines qu'il ne leur manque que la couleur pour prendre vie. Pour atteindre cet effet de relief (un processus qu'il n'hés...
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Albert Einstein & Sigmund Freud Exchange Letters and Debate How to Eradicate War, on the Eve of Hitler’s Election (1932)

Albert Einstein & Sigmund Freud Exchange Letters and Debate How to Eradicate War, on the Eve of Hitler’s Election (1932) | LittArt | Scoop.it
The problem of violence, perhaps the true root of all social ills, seems irresolvable. Yet, as most thoughtful people have realized after the wars of the twentieth century, the dangers human aggression pose have only increased exponentially along with globalization and technological development.
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The First Illustrations of H.G. Wells’ War of the Worlds: The Surreal & Horrifying Art of Henrique Alvim Corrêa (1906)

The First Illustrations of H.G. Wells’ War of the Worlds: The Surreal & Horrifying Art of Henrique Alvim Corrêa (1906) | LittArt | Scoop.it
Discover the amazing 1906 illustrations of H.G. Wells'
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Francoise ROCAFORT's curator insight, September 3, 3:35 AM

The First Illustrations of H.G. Wells’ War of the Worlds: The Surreal & Horrifying Art of Henrique Alvim Corrêa (1906)

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Rentrée littéraire 2015 | Actes Sud

Rentrée littéraire 2015 | Actes Sud | LittArt | Scoop.it
Rentrée littéraire 2015 | Otages intimes - Jeanne Benameur / Crash-test - Claro / Bâtisseurs de l'oubli - Nathalie Démoulin / Boussole - Mathias Enard / La Source - Anne-marie Garat / Ah ! ça ira...- Denis Lachaud / Notre désir est sans remède - Mathieu Larnaudie
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Oscar Wilde’s Scandalous Play Salome Illustrated by Aubrey Beardsley in a Striking Gothic Aesthetic (1894)

Oscar Wilde’s Scandalous Play Salome Illustrated by Aubrey Beardsley in a Striking Gothic Aesthetic (1894) | LittArt | Scoop.it
Aubrey Beardsley famously illustrated Oscar Wilde’s scandalous drama, Salome in 1893, to the surprise of its author.
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Lettre de Dostoïevski à Nikolaï Nikolaïevitch Strakhov : « Paris est la ville la plus ennuyeuse qui soit » - Des Lettres

Lettre de Dostoïevski à Nikolaï Nikolaïevitch Strakhov : « Paris est la ville la plus ennuyeuse qui soit » - Des Lettres | LittArt | Scoop.it
Ah, Nikolaï Nikolaëvitch,

Paris est la ville la plus ennuyeuse qui soit et, s’il ne s’y trouvait tant de choses par trop remarquables, vrai, on pourrait y périr d’ennui. Les Français, ma parole, sont un peuple à vous donner la nausée. Vous parliez de ces gens d’une arrogance, de ces m…deux qui se déchaînent dans nos minérales. Je vous jure, cependant, qu’ici vaut bien chez nous. Les nôtres ne sont que coquins et sensuels et, pour la plupart, conscients de ce qu’ils sont ; ici chacun est absolument convaincu qu’il faut être ce qu’il est lui-même. Le Français est tranquille, honnête, poli mais faux, et l’argent est pour lui tout. Pas le moindre idéal. Pas de conviction, mais si ce n’était que cela : ne lui demandez pas même de réfléchir. Notre niveau d’instruction est faible à l’extrême (je ne parle pas de nos savants patentés, au demeurant peu nombreux ; et puis, pour finir, en quoi la science est-elle l’instruction, au sens que nous avons accoutumé de donner à ce mot ?) Vous rirez peut-être de mes jugements, alors que je ne suis à Paris que depuis dix jours. Je vous l’accorde ; mais 1) ce que j’ai vu pendant ces dix jours confirme pour l’instant ma pensée, et 2) il est des faits que l’on peut observer et comprendre et qui dessinent des pans entiers de l’état d’une société, du simple fait qu’ils sont possibles et qu’ils existent. […]
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La mode à la plage, au début du 20ème siècle

La mode à la plage, au début du 20ème siècle | LittArt | Scoop.it
Comme nous sommes encore en août, contrairement au billet précédent, j'ai envie de vous garder encore un peu en vacances. Je vous emmène en 1906 pour l'occasion. Cette année-là, une vague de chaleu...
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« Boussole » : attention, grand livre ! - La République Des Livres par Pierre Assouline

« Boussole » : attention, grand livre ! - La République Des Livres par Pierre Assouline | LittArt | Scoop.it
Ca va, du calme, ce n’est pas écrit : chef d’œuvre ! Ces choses-là, on n’en voit passer qu’un par génération, et encore ; il lui faut résister à l’épreuve du temps pour que l’on puisse décréter rétroactivement que cela en était un. Alors qu’un grand livre saute aux yeux, prend à la gorge et parfois aux tripes, s’impose, domine et fane ce qui se pousse du col à côté. Surtout quand après l’avoir refermé, vous allumez machinalement la télévision du samedi soir et vous tombez sur Michel Houellebecq qui, pendant une heure de temps, masque d’Artaud mais sans son génie habité, un Artaud pour Auchan, aligne des bof, des beuh, des ah bon et même, lorsque l’inspiration lui revient, des jchaispastrop, tout cela pour nous apprendre qu’il n’aime pas que Le Monde publie des extraits de ses courriels ni qu’on passe sa photo dans les journaux sans lui demander son avis. Dans ces moments-là, on a juste envie de reprendre le livre qu’on vient de terminer et d’en recommencer la lecture, juste pour oublier le triste sire censé incarner la littérature française dans le monde.

Le roman s’intitule Boussole (400 pages, é1,80 euros, Actes Sud), c’est le sixième que signe Mathias Enard, jeune auteur (1972) révélé par Zone, long roman d’une seule phrase qui valait mieux que la prouesse virtuose que l’exercice représentait, confirmé par l’épatant Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants. Mais s’il avait pu décevoir les attentes avec Rue des voleurs, cette fois, la réussite est pleine, éclatante, impressionnante. Ca se passe en une nuit d’insomnie dans l’appartement viennois du musicologue Franz Ritter, un fondu d’Orient, qui ne compose pas de musique ni n’en joue vraiment, mais qui écoute et écrit sur ce qu’il vient d’écouter entre deux pipes d’opium. A défaut de dormir, il se laisse envahir ses rêves éveillés, et la reconstruction de ses souvenirs. Comme il a l’âme naturellement portée à la mélancolie comme sentiment du temps, mais une mélancolie féconde et allègre, pas une mélancolie dépressive et suicidaire, il se raconte les histoires de sa vie, revisite ses lieux, refait son chemin de Damas, Istanbul, Alep, Palmyre, Téhéran (l’auteur a longtemps séjourné en Irak, en Syrie et en Iran dont il a étudié les langues).
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Rentrée littéraire : les flops

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Le nouveau récit de Christine Angot cite à la fois la belle Dalida, « Notrrre histoirreu, c'est l'histoirreu d'un ammourr », et l'héroïque Buzz l'Eclair, puisque l'auteur y avoue aimer sa mère « plus loin que l'infini » - et visiblement plus loin que la grammaire. Deux beaux parrains. Un buzz éclair, c'est en tout cas ce que fera Angot lors de cette rentrée littéraire, puisque son livre contient les mêmes thèmes que toutes les précédentes autofictions du Corpus Christine : la description d'un couple raté, la révélation de l'inceste, la haine de la société... Ah, oui ! : Un amour impossible n'est pas vraiment un roman optimiste et solaire.
C'est l'histoire d'un amour impossible, donc, entre les parents de l'écrivain, Rachel Schwartz et Pierre Angot. Elle est secrétaire, il est traducteur. Elle est simple, il est arrogant. Elle est fidèle, il est volage. Ils auront une fille, mais jamais de véritable vie de couple. Comment Rachel a-t-elle pu l'aimer ? Comment n'a-t-elle pas vu sa suffisance et sa nullité, sa monstruosité ? C'est ce qu'essaie de comprendre l'auteur, dans un récit qu'on lit d'abord avec un peu d'intérêt, mais qui agace et ressasse trop pour émouvoir vraiment. « Ah la la mon Dieu, qu'est-ce que j'en ai marre, mon Dieu, mais j'en ai marre, j'en ai marre, j'en ai marre, mais j'en ai marre !.... [...], mais qu'est-ce que j'en ai marre mon Dieu... », « Je suis tombée dans l'eau Je suis tombée dans l'eau Je suis tombée dans l'eau Je suis tombée dans l'eau Je suis tombée dans l'eau Je suis tombée dans l'eau Je... », « Qui veut du sable doux, qui veut du beau sable doux ? Qui veut mon beau sable doux ? Qui veut acheter mon beau sable doux ? » On se sent gêné devant ces petits remplissages qui servent d'effets de réel, comme par beaucoup d'autres phrases tout au long du livre, telle cette belle prophétie, évidemment, lorsque Angot voit le jour : « Les enfants nés aujourd'hui auront une belle intelligence, une nature généreuse et altruiste, mais assez indisciplinée et prompte à la révolte, ou à la colère. » Ou comme lors de cette terrible révélation, à l'entrée de l'adolescence : « Hhhan !!!!!! Christine elle a du poil aux fesses !!!! »... Ou encore par cette pseudo-lacanerie, à sa mère qui fait une infection des trompes en apprenant les gestes de Pierre : « Comme par hasard. Des trompes. Tu venais d'être détrompée. Hhhh ! » Et on ne sait que dire des 15 dernières pages, et de leur fausse conclusion sociologique... Bref, un texte épars, un récit mal fichu, un habit d'Arlequin tissé de fil blanc. Voici ce qui arrive quand on croit que la littérature consiste simplement à décrire le réel. On veut hurler et non pas écrire. On veut être craint et non être lu. On veut tout inscrire dans le texte, tout dire : et le texte dès lors ne dit plus rien. Plus rien du tout.
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