Les vases communicants
83
“Le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d'un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. ” RSS
Curated by liminaire
4.4K Views
Scoop.it Score 83
Visitors Loading...
Created Feb 4, 2011
Updated Feb 4
Posts 485
Followers 64
Reactions 553
Tags
Suggest
Follow
brigetoun.blogspot.com - February 4, 5:04 AM

paumée : plaisir (pour moi) du rite

Non ce ne sont pas des vases, et non ils ne communiquent pas, et oui, en sommeil, en frissons, en micro hébétudes, en un peu de narcissisme navré, j'ai failli ne pas avoir temps et intelligence (?) sereine assez pour pénétrer ce qui nous était offert, mais les vases ont remporté la victoire, comme toujours... et à ce moment là, en plaisir, me suis éparpillée avant de siester – on n'est pas sérieux en vieillissant.
Alors cahin-caha, ça donnerait ça (mais bien entendu il y a surtout http://www.scoop.it/t/les-vases-communicants le regroupement auquel oeuvre Pierre Ménard)

Share
2
flux-reflux.blog.lemonde.fr - February 3, 6:23 PM

Vases communiquants / Un promeneur / Wagons

Gare de Lyon où on s'embarquait pour Loin, le sandwich mou dans du papier cristal, un prix stupéfiant (et rien à boire)
Gare de Montbard, quelques minutes avant la pluie en pointillés obliques, et les premières vaches blond pâle, Janvier un froid sec, voisine dans un mélange de noirs , l’écharpe couleur amande, lèvres gercées
à Autun c'est seulement une gare routière: acheter un journal, mais finalement j'écris dans mon carnet
l'horloge de la Gare de Perrache, bruit métallique de l'horloge (1970 ?) à chaque seconde; il fait froid, je t'attends l'air est pur
dans la gare de Mars les

 

visages des gens sont paisibles, en attente d'on ne sait quoi, impression de transcendance cernée bleue; il est facile de les regarder. Ils attendent, ils ne sont pas inactifs: il y en a qui lisent sur leur TrucPhone
quand je sortais de Loin, je me perdais dans la ville, je demandais mon chemin en simulant un accent allemand, parfois j’essayais de boiter en changeant de jambe tous les cent mètres
le mieux est de marcher vers le Centre de la ville, ou la Gare (mais maintenant ils ferment pour la nuit; trop de vagabonds)
à Dijon remontant vers la Place

Share
1
www.seriescillaire.com - February 3, 10:08 AM

Marc Pautrel, Photos d'enfance (vases communicants) - Séries

Merci à Marc Pautrel d'avoir initié cet échange pour les vases communicants entre son texte (ci-dessous) et le mien.   J’ouvre la grande boîte à chaussures et je vais directement voir les photos d’enfance.
Share
1
etsansciel.eklablog.com - February 3, 10:00 AM

Vases communicants, de Christophe Sanchez sur etsanciel

1601 jours qu’ils sont partis. 1601. J’ai compté chacun de ces jours, chacune de ces minutes, chacune de ces secondes pour en arriver à ce décompte imparfait. Et le 16/01 à 16h01, je me surpris à trouver juste cette numération : 1601. Ce chiffre si mal mené, si mal rond, si grand et si vide de sens se justifie par la coïncidence du temps. La date et l’heure comme un témoin de plus à l’impensable, l’impossible, l’irréelle réalité. 1601. L’incongruité du mal. Parce que c’est bien de cela dont il s’agit, quand je repense à cette suite humaine mise à plat sans aucune dimension, lorsque je me retrouve démuni et lâche pour mes aïeux devant cette fresque immortelle peuplée de vies éteintes.

Share
1
semenoir.typepad.fr - February 3, 9:43 AM

toilettes / openspace de @joachimsene #vasescommunicants fév 2012 - Semenoir

Dans les toilettes hommes, au-dessus du lavabo, il n’y avait pas de miroir. Un jour je m’en suis aperçu. Pas le premier jour, pourquoi ? Non, un jour quelconque, un autre jour, un jour comme les autres jours. Pas le dernier jour non plus, un jour entre le premier et le dernier, un de ces nombreux jours là. Je me lavais les mains en regardant mousser le savon bleu liquide, je me perdais dans ce spectacle de rivière de montagne sur mes mains, l’eau disparaissant ensuite dans un bouillonnement noir que masquaient mes mains que je glissais l’une sur l’autre plutôt que je ne les frottais. Le bruit de l’écoulement de l’eau. L’eau qui venait toujours, sans jamais vouloir s’arrêter (sauf un jour peut-être très lointain, dans des ruines de ville qu’on n’ose pas imaginer, avec nous errant dans des rues sans lumière et sans eau, mangées des lichens). Je rinçai mes mains, puis baissai encore plus la tête pour la rapprocher de l’eau, je projetai l’eau, de mes mains, sur mon visage, c’était simplement rafraîchissant quand je m’attendais à la sensation de plonger en quelque lagon tropical.

Share
1
xavierfisselier.wordpress.com - February 3, 9:38 AM

bleu | louise imagine | #vasescommunicants

Bleu.
Immense.
Bleu du drap battant contre le ponton en bois, du drap tendu entre soleil et peaux. Au loin, la plage. Minuscule, perdue entre deux immensités d’un bleu absolu. A peine distingue-t-on un mince liséré de sable où s’entassent probablement les vacanciers. Mais d’ici, loin, très loin, sur les lattes de bois poli, on ne peut qu’imaginer. Dentelles rocheuses d’une terre se fondant dans la mer, et rien d’autre… Ici, le vent claque, estompant quelques secondes la chaleur écrasante, ici, le tissu bleu danse, virevolte devant les chaises longues, ici, nous écoutons le bruit sec du tissu bleu qui s’étire et se tord sous le souffle brûlant d’un air sous tension. Allongé, tu es, derrière moi, tête posée contre coussin, regard caché par de larges lunettes noires, corps blanc, brillant d’une crème méticuleusement tartinée, jusqu’entre les doigts de pieds (on ne sait jamais, me dis-tu, tu n’imagines pas à quel point un coup de soleil sur les lobes d’oreilles peut faire mal, alors autant en mettre dans chaque recoin, de cette crème indice 60). Et non, je n’imagine pas, peau souple et mate absorbant le soleil comme terre sèche la rosée. Héritage de père. Alors que toi, oui, tout en toi nous rappelle mère, teint d’albâtre, traits délicatement ciselés.

Share
1
www.giney-ayme.fr - February 3, 9:30 AM

Vases Communiquants avec L.Sarah DUBAS février 2012

Dans le cadre des Vases Communicants de février, découvrez :
"An orange in an apple tree" une vidéo de LSarah Dubas tandis que vous pourrez découvrir ma vidéo dans le blog de Sarah en cliquant là

Share
1
desormiere.blog.lemonde.fr - February 3, 9:17 AM

Émoi, émoi

Elle arrive, je l’aperçois de loin, je l’ai reconnue à ses cheveux qui forment comme de jolis volets qui laissent apparaître ses yeux si elle l’estime utile ou aimable. Les adorateurs du cocktail (plus sans doute que de la peinture) se font maintenant assez nombreux mais je la distingue qui vient vers moi, comme dans un travelling au ralenti où je serais moi-même la steadycam tandis que les murs bougeraient en même temps qu’elle, l’escortant avec respect.

 

Elle se dirige à travers les petits groupes de bavards qui se retournent sur son passage (ils jettent un œil sur ses longues jambes gainées de soie avec nids d’abeilles), mais elle semble les ignorer : elle est superbe, elle fend les flots de la foule comme une caravelle qui porterait un découvreur à son bord.

Share
1
readingwolf.wordpress.com - February 3, 8:06 AM

Post-it (Roman photo) par @cjeanney

Je rougis sous ma fourrure du plaisir d’accueillir pour mon premier #vaseco l’indispensable (essentielle ?) Christine Jeanney. Merci infiniment à elle pour m’avoir offert le bonheur de cette expérience (c’est son idée) et pour le cadeau merveilleux que sont ses post-it. Pour, à nouveau, l’envie d’écrire aussi. Merci trois fois Christine, du bout de ma truffe au creux de votre main.

Share
1
www.tierslivre.net - February 3, 8:02 AM

le tiers livre : Benoît Vincent | le verbe du bout du monde

Six heures du même crépuscule.

La cylindrée démarre, et son bruit de canettes qui s’entrechoquent. Je lâche le train pour la voiture, mais c’est la même machine, et elle s’appelle bouger. Elle s’appelle mouvement. Et la machine démarre, et avec elle celle d’écrire en route.

Plus mauvaise position : parce que tu n’avais pas prévu exactement cela, et donc ni stylo, ni papier. Un critérium peut-être et peut-être une note un ticket de caisse. Pas vraiment commode. Tu avais un livre, un autre s’écrit en sous-main, en arrière-fond, déjà tu ne lis plus, tu écris le tien.

Des textes entiers, des textes immenses et verticaux, perpendiculaires, sur les paysages parcourus, dans les paysages, dans la traversée. Se déplacer met en branle la voix. Jamais pu vraiment écrire au bureau, ou alors copier, recopier, coller. Alors à voix haute, dans la bagnole, écrire. Écrire en soi, écrire en corps.

Recopier, répéter aussi, la mémoire, parce que sans trace, il a fallu fixer balises, répéter le texte de la voix, lui donner une forme, c’est-à-dire le malmener pour l’absoudre, le travailler pour que le rythme seul se tienne, le tienne.

Share
1
www.amboilati.org - February 3, 7:59 AM

» François Bon • Italie [Les vases communicants] Ambo(i)lati • chantier

— J’appelle cela Italie, dit-il, c’est une ville.
Et d’ajouter :
— L’Italie est ce que nous portons chacun de ville.
Et puis :
— Je ne vais plus en Italie, je n’y trouve plus mes villes. Il y a dit-on de fausses Italie à Shangaï et Dubaï et Vegas, l’Italie intérieure il faudrait la chercher en quel point de la terre ?
Puis :
— En Italie tu la trouves parfois, l’Italie. Tu t’arrêtes dans un village désert des Abruzzes, il y a ce silence particulier de la place, et l’ombre aux rues minuscules qui escaladent la crête où s’accroche la ville, tu entres en écartant le rideau de plastique dans la minuscule boutique et tu le sais, la voilà, ton Italie. Après tout, ils avaient bien le droit d’en souhaiter une autre que celle de nos souvenirs.

Share
1
www.theoneshotmi.com - February 3, 7:55 AM

THE ONE SHOT MI

Savoir… plutôt que le vide, le plein… suis-je le ciel ou un oiseau ? Une totalité ou une petite brindille ? I want to know am I the sky or a bird. Et vole au vent. La bande son du concert tourne en boucle, et pieds sur le sol, bien accrochés, sur sol pourtant, qui mélange… agglutine la poussière, gluante. Mes ailes sur les trottoirs de ces villes qui nous accueillent, bercés sommes, par la rengaine, entêtante, et la voix grave, rocailleuse ou brisée, ou hésitante du chanteur qui attend. Puis, regagne navire. Sédentaire, suis, sur ma péniche, mais, nomade, sur tes canaux vers cet ailleurs rêvé. Voudrai savoir gai, voudrai plein d’entrain, voudrai gai savoir, sur un fil, courir… S’envoler, et devenir oiseau migrateur… Nous allons tous au même endroit, il est écrit… We're all gonna be in the same place… …quand nous mourrons…

Share
1
www.boat-a-idee.com - February 3, 7:44 AM

Maumau se met en boîte de Lucien Suel [Vases Communicants]

Maumau se met en boîte

 

Maumau posée sur terre
doigt furtif pioche la
terre. Main en visière
protège le soleil. Sur
son front trait boueux
rature de glaise brune
Maumau ne se voit pas.

Le poème est une bonne
terre. le singe sur la
terre, les démons dans
la terre. Maumau est à
sa place, lave patates
pour les frites jaunes
dans le trou lumineux.

Share
1
2yeux.blog.lemonde.fr - February 3, 6:27 PM

(vases communicants fev 2012) Pas loin de la gare de Barentin

Ce matin, le ciel est bas et lourd et pèse comme un couvercle… Oh oui, je sais, cette phrase, je ne peux la revendiquer. Il y a presque trente ans qu’elle fleurit dans l’esprit de mes contemporains. Moi, j’ai un roman à écrire. De la documentation à consulter, en veux-tu en voilà ! Je n’ignore plus rien de la ligne Le Havre - Rouen. Hier, j’ai visité quelques petites gares et fait un bout de chemin avec des roulants: Sotteville, puis Oissel et Pont de l’Arche. Me voici maintenant, à l’aube de ce petit matin frisquet, à l’embranchement de Dieppe. Cette bifurcation me semble un lieu idéal. Pas loin de la gare de Barentin. Que je décrirais peut-être. A moins que je n’y fasse descendre quelques passagers. Le calme avant la tempête.

 

Dans ce pays désert, parmi les continuels coteaux, coupés de vallons étroits, je commence à voir la scène. Ce ne sera pas en novembre comme aujourd’hui, avec ces brumes qui inondent jusqu’à les noyer ces vergers que je devine devant moi, sans les discerner vraiment. Ce sera avril. Le soleil montait à l'horizon, une tiède averse d'or tombait dans l'air pur ; et elle ne remuait pas, baignée de cette douceur, au milieu de la vaste campagne, toute frissonnante de la sève d'avril. La gamine qui devra renverser ce paysage et lui donner ce gris d’aujourd’hui, je dois lui trouver un prénom : c’est une fille sauvage, pure, entière . Vigoureuse. Chtonienne. Flore, peut-être ? E tout cas, si jamais elle a existé, c’est là, là précisément où je suis, qu’elle sera toute à l'attente, absorbée, la face muette et rigide, les yeux fixés au bout de la voie, du côté de Barentin. Et, là-bas, dans la gaieté du soleil devra se lever pour elle une vision, où s'acharnera la sauvagerie têtue de son regard.

Share
1
blog.marcpautrel.com - February 3, 10:09 AM

Le métier d'habiller des hommes - par Sarah Cillaire - CE MÉTIER DE DORMIR

Le métier d'habiller des hommes, je l'aurai fait quelques jours, une expérience comme une autre. Et bien que toute série d'expériences ait pour fonction d'invalider ou de confirmer des hypothèses préalablement définies, j’épouse encore le mouvement inverse, remontant les expériences pour découvrir, je trouve rarement, ce qui a motivé mes actes.

Mais le métier d'habiller des hommes, c’était aussi, après plusieurs semaines de rumination, un besoin d’agir sans réfléchir (comme castrer les maïs, l’été, ado). Et quelques centaines d’euros dont j’espérais qu’elles ne seraient pas entièrement déduites, les mois qui suivraient, du RSA.

Dans l'espace de moins de 10 m2 où nous cohabitons, les mannequins hommes évoquent leur situation hors fashion week : ils sont architecte indépendant, photographe, comédien ou instituteur pour enfants handicapés. LES CLIENTS SONT LÀ. La chef de cabine est en train de rédiger un mémoire d'esthétique sur la littéralité dans la peinture de Barnett Newman. LE SHOW-ROOM EST VIDE. Nos conversations sont interrompues par l'intrusion des commerciaux qui, plusieurs cintres à la main, veulent voir défiler des looks devant leurs clients. DÉPÊCHEZ-VOUS DE LES HABILLER ! DES SILHOUETTES ! Les Russes sont les plus gros acheteurs. Les femmes russes portent souvent le même masque botoxé (pommettes saillantes, lèvres en boudins, sourcils en v). Au rez-de-chaussée, la plupart des jeunes gens qui servent les repas étudient aux Beaux-Arts.

Share
1
www.fut-il.net - February 3, 10:02 AM

fut-il.net: 1601 #VasesCommunicants par @czottele

D’abord les chiffres. Mille six cent un (jamais su s’il fallait jouer l’union par le trait ou pas) (enfin, jamais su, c’est pas sûr parce que je ne sais plus ce qui est de l’ordre du définitif) bref, je reprends. Le professeur Minne m’a demandé d’arrêter de noyer les poissons. Ça m’a fait sourire, cette expression, mon premier sourire qu’il a dit, et que significatif c’était mais dans quel sens ? Peut-être que ça évoque quelqu’un ou quelque chose de particulier pour moi ? Ou à l’inverse c’est une expression que je n’ai jamais entendue de ma vie ? Il m’a demandé d’y réfléchir et sur la photo aussi bien sûr. D’écrire tout ce qui me venait, comme ça. Essayons.

Share
1
www.joachimsene.fr - February 3, 9:50 AM

Lichen, par Maryse Hache - Fragments, chutes et conséquences.

lichen / attendre / laisser déposer / quelque chose d’autre à l’approche /

images miennes des lichens sur pierre : vallée de chevreuse / bord de mer / bord de routes / lichen de bord /

quelque chose vient sans dire son nom / attendre

lichen e-sketches en tentatives, rien todo, presque rien, laisser faire, presque muser / lichen je m’accroche / lichen je m’efface / lichen séné

mot lichen bouge aussi dans mot champignon / quelque part ça dit lichen : rencontre entre une algue et un champignon / je prends l’algue il serait le champignon /

il y a toujours une musique lichen mais pas encore d’identification / attendre

Share
1
ilpleuvrademain.com - February 3, 9:40 AM

Vases Communicants de février 2012, par @xavierfisselier #vasesco

Nos deux visages,
une symétrie parfaite dans un temps incertain qui semble s’être retenu d’avancer à cet instant là.
Sommes-nous en enfance?
Sommes-nous ces chevaux?
Sommes-nous bien ensemble?
Sommes-nous seulement les-mêmes?
Qui de nous deux s’estompe, en retrait, là? Tu es pourtant si proche. Nous sommes identiques, ne le vois-tu pas? Nous tournons en rond et nous ne nous regardons plus. Deux vies parallèles, indépendantes, l’une posée à côté de l’autre, l’autre posée à côté de l’une. Comment sommes-nous arrivés sur ce tourniquet bruyant et chahutant? Cela ressemble tant à la vie de ceux qui nous observent tourner, avec leurs sourires béas et les yeux rivés sur leurs petits qu’ils nous ont installés sur l’échine. Ils nous voient courir l’un et autre l’un après l’autre l’un avec l’autre. Donne-moi seulement ta main, je n’aime pas ces sourires provoqués. Personne ne nous sourit vraiment.
Regarde-nous, nous sommes taillés dans le même bois. Nous le savons, ou plutôt, nous l’avons toujours su. Crois-tu que nous faisons pitié, que l’on nous observe d’un œil attendrissant? Plus personne ne parle de toute façon. Je n’aime pas non plus ce qu’ils disent. Et nous, on tourne, on tourne au rythme de la mélodie mélancolique des larmes de suie qui perlent de nos rouages grinçants, sans réfléchir à un possible lendemain dans ce monde dévasté par tant d’imbéciles certitudes.

Share
1
lsarahdubas.over-blog.com - February 3, 9:31 AM

Vases Communicants De Février 2012

"Pour Cesare VANNINI" Une vidéo de Giney Ayme à découvrir ci-dessous dans le cadre mensuel des Vases communicants ; tandis que vous pourrez découvrir chez Giney Ayme à l'adresse suivante "An orange in an apple tree" mon Expérimental vidéo (mon texte est composé de qq uns de mes statuts FB 2008)
(plus d'infos sur les Vases sous la vidéo)
literary exchange every first Friday of the month following the text "Pour Cesare VANNINI" of Giney AYME here and mine by clicking on "An orange in an apple tree

Share
1
doha75.wordpress.com - February 3, 9:18 AM

Émoi, texte et photo : Catherine Désormière

Je sonne et dès que j’entre je le vois. Devant moi. Adossé à ce mur blanc. Qui donc pourrait l’ignorer en arrivant dans ce lieu où sa force irradie ? Un imperceptible “clic” derrière mon dos. Nous sommes face à face. J’en avais oublié mon hôte, mon ami R.B. qui traverse la pièce, en diagonale, les deux mains tendues vers moi en un geste d’accueil qui détourne mon attention. Pour un instant. Comme toujours il chuchote des mots de bienvenue, coulant un regard vers deux personnes debout, un peu plus loin, chacune d’un côté et d’autre d’une table noire où seule une lampe d’architecte en métal étincelant apporte une lumière douce de ce côté-là. Il me parle d’eux mais je n’écoute pas bien, il ajoute quelques phrases anodines, peut-être un potin, des questions sur un voyage dont je reviens tout juste. Je lui réponds bien sûr, les yeux dans les yeux, mais mon esprit distrait ne le fait que par automatismes.

Share
1
jetonslencre.blogspot.com - February 3, 8:56 AM

Jetons l'encre à Saint Maximin la Sainte Baume...: les Vases communicants (6), Février 2012, Nolwenn Euzen

Les phares miniatures de 20.. à 2008
La liste des livres lus que j’ai lus de 1987 à aujourd’hui
Les bulletins de salaire
Les téléphones de collection
Les carnets remplis et les carnets vides
Les versements du R.M.I. de .... à ....
La liste des films vus au cinéma de 1987 à aujourd’hui
Les lettres des proches de .... à aujourd’hui
Les diplômes du bac 1994 au master 2007
Les cartes postales sans photo
Les sacs plastiques

Share
1
tentatives.eklablog.fr - February 3, 8:05 AM

-CE QU'ILS DISENT- - tentatives

Il avait suivi la piste. D'abord intrigué, curieux. Puis tour à tour inquiet, amusé et ému. Il suivait les cailloux verts et jaunes qu'elle avait semés derrière elle (devant ?). La suivre ou la précéder ? Etrange tout de même ces quelques mots éparpillés, qui relancent la machine à écrire, à dire, à sentir. Fascinant le contraste, entre la rectitude implacable de ces petits carrés et leur alignement erratique. Entre leur uniformité et la variété des pensées, des sentiments, couchés dessus.

Cela avait commencé comme un jeu, remarques légères et intimes à la fois, et puis...

Et puis les petits cailloux verts étaient devenus moins rieurs, jusqu'à finir par le toucher, tout au fond. Là où il se croyait caché. Qui était-elle (il savait que c'était une "elle", l'écriture ne trompait pas) ? Et comment pouvait-elle le connaitre aussi bien ? Et, surtout, comment avait-elle pu venir déposer ces petits bouts de papier chez lui sans qu'il s'en aperçoive ?

Share
1
nolwenn.euzen.over-blog.com - February 4, 5:02 AM

Soupir d'une orchidée, par Danielle Masson

Trois mots pour dix-sept jours de mijotage.
Et ces trois mots à la forme pronominale… complètement différents avec ce se ou s’ devant.
Ils sont tout autres.

Entrons en cuisine.

Prendre une grande casserole… non… une petite casserole… car les trois mots seraient perdus.

Donc prendre une casserole transparente, vous savez, en une sorte de verre, pour les voir s’agiter, nager, reprendre leur souffle, monter à la surface, se bousculer, frémir, bouillir, suffoquer… enfin vivre.

Donc, vous avez en main une jolie casserole, dont le calcaire n’aura pas obscurci les parois… pas comme celle qui voit depuis maintenant 532 jours un œuf nouveau se trémousser tous les matins pour être dégusté à la coque.

Donc, dans la casserole susdite, verser de l’eau et mettez-la à frémir puis déposer délicatement le mot couvrir… pardon se couvrir…. Certainement, un appel pour coiffer, d’un couvercle, la casserole afin d’éviter toute évaporation ou débordement du mot. La casserole craint aussi de s’enrhumer. Par les temps qui courent, normal. Un chaud et froid est vite arrivé.

Mais il se trouve bien seul le mot.
Il flotte, il tourne en rond, il fait la planche, il plonge au fond de la casserole, mais il est malheureux. La solitude ne lui donne pas bonne mine.

Tout d’un coup, que voit-il passer, le mot s’exposer…

Share
1
flaneriequotidienne.wordpress.com - February 3, 7:57 AM

Les rideaux de Candice Nguyen

Salle noire dense l’aigle en toi détend ses ailes, la vie doucement s’insinue, se développe et te réveille. Le phœnix prend feu flamme – lumière pleine – danse, sens le sang couler en toi. Il est 2h48 écriture automatique de la nuit, les premières notes à peine éclosent, s’insèrent, se tissent, se superposent : battements rouges dans les tempes. Recroquevillé sur toi-même, tu te lèves difficilement, genoux à terre, tes pieds se plient, touchent le sol, appui, tu grandis, dos rond tête rentrée tu allonges tes membres, déroules tes bras jusqu’au bout des doigts, t’étires, amplitude, encore, ressors ta tête face, droite, tu es debout, craquement d’os, tu ouvres les yeux.

 

Tu as cinq ans peut-être quatre et demi, tu regardes tout autour de toi cette agitation dans la maison, personne ne fait attention à toi. Tu te diriges vers la commode interdite, te hisses sur tes pieds, petites mains sur la poignée, tu ouvres le tiroir et vlam badaboum l’emporte avec toi. Tout se rétame par terre, tu te mets à genoux et tentes de ramasser un à un les objets, trop tard ta maladresse ton vacarme ont averti les grands – cris – ton nom – tes pleurs – la peur – je voulais juste savoir ce qu’il y avait dedans.

Share
1
academie23.blogspot.com - February 3, 7:50 AM

SILO: Toujours Mallarmé

Ce premier vendredi de février, je suis heureux d'accueillir le travail de Jean-Christophe Cros, entre image et mot (voir par exemple ses "Phalanges terreuses").
Voici dans Silo sa série photographique "Toujours Mallarmé", un travail en cours Pour un tombeau d'Anatole de Stéphane Mallarmé.
Jean-Christophe Cros anime le site BOAT A IDÉE pour lequel j'ai écrit "Maumau se met en boîte", une petite suite en vers justifiés.

Share
1
Previous 1 2 3 4 20 Next