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Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ
Ce que vous voulez savoir sur les réseaux sociaux d'entreprise
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Ils ont remplacé le mail par Google+

Ils ont remplacé le mail par Google+ | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

Le réseau social d'entreprise peut-il vraiment tuer l'e-mail ? Officience, une PME franco-vietnamienne, en est persuadée. Toute son organisation du travail a été repensée autour de Google+. Retour d'expérience.

Lancé en 2011 par Thierry Breton, alors nouveau PDG d'Atos, le programme « Zéro Mail » avait marqué les esprits. Son objectif : faire chuter le nombre d'e-mails échangés dans l'entreprise. La SSII de 76 000 personnes s'était alors donné les moyens de cette ambition en réalisant l'acquisition de BlueKiwi un champion des réseaux sociaux d'entreprise. Mais nul besoin d'être un géant ou de dépenser des millions pour lancer ce type d'initiative.

Officience, une PME de 300 personnes, a fait le pari d'un autre réseau social d'entreprise comme boîte de réception. Aucun budget n'a été consacré pour son déploiement. Et pour cause, il s'agit de Google+. Depuis deux ans, le « ping » est devenu le nouveau mail. Ne pas regarder Google+ s'apparente à ne pas consulter ses e-mails. « Désormais, avant d'envoyer quelque chose avec le monde entier en copie, on s'arrête et on se demande : ne pourrait-on pas utiliser Google+ », raconte Sylvain Pierre, co-fondateur d'Officience.

 

Des outils Google du sol au plafond

 

Créée en 2006 à Hô-Chi-Minh-Ville et à Paris, Officience propose des services offshore aux entreprises occidentales. Saisie de données, collecte d'informations commerciales, mais aussi développement informatique. L'essentiel du personnel se trouve au Viêt Nam, mais la société dispose d'un bureau à Paris qui compte une dizaine de salariés. Sa structure décentralisée a naturellement poussé à miser sur des outils collaboratifs pour gérer l'activité. « Nous avons commencé à fonctionner avec Gmail dès le lancement de l'entreprise, et nous avons intégré les différentes innovations introduites par Google au fur et à mesure qu'elles apparaissaient », explique Sylvain Pierre. L'entreprise a ainsi adopté Hangout comme messagerie instantanée, puis Google Drive pour ses fichiers et enfin Google+ comme réseau social d'entreprise. Des outils Google donc, du sol au plafond.

Bien plus qu'une simple réduction des e-mails échangés, Sylvain Pierre estime que les réseaux sociaux vont bouleverser l'organisation des entreprises. Pour lui, le réseau social et la transparence sont le modèle de management du futur. « Nous vivons à une époque où, en tant que société, on se doit d'être le plus transparent possible. C'est cette transparence qui crée la confiance à la fois en interne mais aussi chez les clients. Jusqu'à présent, le pouvoir des managers résidait dans l'accès à l'information et dans son filtrage aux subordonnés. Enormément de temps est consacré à filtrer. En étant transparent, il y a matière à alléger ce temps. C'est un choix de management. »

Difficile de pousser les gens à participer


Si le patron s'attache à donner l'exemple en communiquant un maximum sur ses activités dans Google+, ses salariés se montrent bien plus timides. « L'essentiel des employés sont des utilisateurs passifs, reconnaît Sylvain Pierre. On atteint entre 80% et 90% de taux de lecture sur le cercle de l'entreprise car énormément de gens veulent savoir ce qu'il se passe. » Mais les employés sont beaucoup moins nombreux à communiquer dessus : seulement de 30% à 40%. L'e-mail n'a d'ailleurs pas été totalement abandonné. Notamment pour la communication avec l'extérieur. « La plupart de nos clients ne sont pas encore prêts pour la transition. Donc les boîtes mail seront encore là un bout de temps. »


De même, si le créateur d'Officience partage beaucoup d'informations, comme les conférences auxquelles il assiste par exemple, les prospects et les clients qu'il rencontre, l'information RH et les salaires restent confidentiels. « Certains salariés ont tout de même posté d'eux-mêmes leurs auto-évaluations de fin d'année », souligne Sylvain Pierre qui espère bien faire bouger les mentalités. Car ce n'est pas qu'une question de moyen. Avec son réseau social, Atos aurait réduit de 60% le nombre d'e-mails internes échangés dans sa structure, mais seuls 1 000 de ses 76 000 salariés auraient renoncé totalement à la messagerie interne...

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5 façons concrètes d'utiliser Yammer dans un projet

5 façons concrètes d'utiliser Yammer dans un projet | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

Le réseau social d’entreprise Yammer permet d’échanger avec ses collaborateurs sur des thèmes formels et informels. Mais comment Yammer peut-il être réellement utile dans un projet ? Voici 5 pistes d’utilisation à tester.

1. DiscussionYammer est très pratique pour faire passer une information et permettre la discussion quand on sait que cela va susciter des réactions. Par exemple, vous pouvez partager avec vos collègues le statut d’un projet et leur poser une question. Vous pourrez lire leurs réponses de manière consolidée dans le fil de la discussion. Pratique pour éviter de devoir refaire le puzzle des différents messages reçus. Bonne nouvelle, si vous créez un réseau externe, vous pouvez même échanger avec vos clients et vos fournisseurs sans passer par l’e-mail. Cela peut être utile pour désengorger un call-center par exemple.2. Documents Si vous utilisez une plateforme pour stocker vos documents telle que SharePoint, vous pouvez facilement partager le lien d’un document directement sur Yammer. Ainsi, vous informez de manière visible et non invasive qu’un nouveau document est prêt à être consulté.3. Veille Yammer est également utile pour partager sa veille sur un sujet. Vous pouvez ainsi poster un article sur une nouveauté qui a des implications dans un projet. Par exemple, si vous travaillez sur un projet légal et que vous lisez un article évoquant les réactions que suscitent l’annonce d’un changement de loi, n’hésitez pas à le partager avec vos collègues.4. ConsultationLes réseaux sociaux d’entreprise sont également une manière simple de faire de la consultation et de rendre visible vos activités. Imaginons que vous travaillez sur un outil permettant de comparer le prix de la facture d’une opération en fonction de l’hôpital dans lequel vous vous rendez. Si vous postez votre prototype en ligne,  vous avez de grandes chances de recevoir du feedback de collègues avec qui vous n’auriez pas forcément pensé à collaborer. Pratique de pouvoir recueillir l’avis des graphistes, de l’IT ou même d’un expert soins de santé sans organiser une grande réunion !5. Historique Yammer vous permet de rassembler tous les échanges autour d’un projet à un seul endroit grâce à la technique de l’e-mail. Cela est utile pour éviter que l’information ne se perde, par exemple si un collaborateur quitte l’entreprise. Il vous suffit de rajouter l’adresse e-mail de votre groupe à l’e-mail que vous envoyez. Ainsi, si pour certains messages vous souhaitez absolument utiliser l’e-mail, par exemple pour faire une mise en page plus chinée, rien ne vous empêche de quand même stocker le message dans Yammer. Et vous quelles sont vos expériences positives d’utilisation de Yammer dans un projet ?
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Qu'a l'email que les réseaux sociaux d'entreprise n'ont pas ?

Qu'a l'email que les réseaux sociaux d'entreprise n'ont pas ? | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

Je sais que l’email représente le mal absolu et qu’il est de bon ton de vouloir l’éradiquer de la vie de l’entreprise mais les faits sont têtus. A part dans de très rares cas la promesse de voir les réseaux sociaux d’entreprise faire diminuer le volume d’emails n’a jamais été tenue.

D’abord parce que le centre de gravité du poste de travail ne s’est pas encore déplacé en dehors et que tant qu’on n’a pas intégré l’ensemble des flux de communication dans l’activity stream voire qu’on a pas déplacé de dit activity stream vers un endroit central comme la homepage de l’intranet cela ne risque pas d’arriver. Ensuite parce que les réseaux sociaux utilisent l’email pour alerter leurs utilisateurs de ce qui s’y passe. D’accord l’email change de nature et la substantifique moelle de l’information d’entreprise n’est plus dans des boites de réception qui ne contiennent plus aujourd’hui que des alertes pour se retrouver dans des plateformes collaboratives mais en termes de volumétrie et d’attention ça ne change pas grand chose.

On aime les réseaux sociaux mais on revient toujours vers l’email

Bref, aussi convaincu qu’on soit on se surprend toujours à revenir vers cet outil qu’on aime détester mais qui reste collé à nos habitudes comme un chewing-gum sous une semelle. Et cela pour deux raisons essentielles dont on n’est pas prêts de se débarrasser.

La première est que le réseau social d’entreprise est – sans remettre en cause son potentiel – une solution bâtarde dès lors qu’il importe de structurer les choses. Communautés, tags, catégories, fonctionnalités diverses équipant les espaces de travail nous imposent de rentrer dans sa logique. Trouver le bon espace, la bonne fonctionalité, opérer les bons classements… Certains sont plus fluides mais empêchent toute forme de structuration en faisant, comme  Facebook, un outil de flux de conversation où il est impossible de retrouver un échange une fois qu’il a été enseveli sous ceux qui lui ont succédé. D’autres plus “sérieux” et plus orientés “travail” apportent le niveau de structuration que j’évoquais plus haut. Malheureusement dans la plupart des cas ces solutions sont moins structurantes que des solutions orientées process ou métier, ce qui les rend plus flexibles et leur permet de supporter un nombre plus important de schémas collaboratifs mais elles restent infiniment plus contraignantes que l’email.

L’email est finalement excessivement basique. Mais tellement souple et flexible qu’il peut servir à tout sans aucune contrainte – quand bien même il ne ferait rien spécialement bien. Echanges, gestion de projet, listes de diffusions, gestion documentaire…on fait tout et n’importe quoi avec l’email. Même des bêtises contreproductives. On fait beaucoup de choses, rarement bien, souvent mal, mais on les fait simplement sans se poser de questions.

L’email fait tout mal…mais il fait tout

Mais on peut penser que, comme ces dernières années nous l’ont montré, les solutions évoluant rapidement, cela ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Mais il y a pire et, sur ce second point, la solution me semble loin d’être évidente. Ce problème tient en quatre lettres : SMTP.

Pour les non technophiles, le SMTP est le protocole qui permet l’échange de mails entre différents serveurs. Il est universel. Cela signifie qu’à partir du moment où vous avez une adresse email vous pouvez envoyer un email à n’importe quelle personne en possédant une. Peu importe que vous soyez sur le même domaine (machin.com ou truc.fr). Peu importe la technologie utilisée, Exchange, Notes/domino, gmail. Peu importe le client (Outlook, Notes, Gmail, Apple Mail, Thunderbird…). Tout l’opposé d’un réseau social d’entreprise.

Prenons quelques cas concrets.

Par manque de gouvernance ou par négligence votre entreprise a laissé se développer une infinité de réseaux sociaux internes, constituant autant de silos nouveaux. Aucun réseau commun à l’ensemble des salariés. Alors imaginez que vous êtes membres du réseau social des praticiens RH, de celui des innovateurs et que vous désirez lancez une communauté transverse pour animer un projet ou une réflexion. Si vous désirez y inviter des personnes des deux réseaux que vous fréquentez vous avez déjà un problème : il n’y  a nul endroit où vous les trouverez tous. Solution : batailler auprès des administrateurs ou de la DSI pour faire ouvrir des comptes à des innovateurs non RH sur la plateforme RH ou des RH non innovateurs sur le réseau innovateurs. Bataille longue et quasiment perdue d’avance : “hé…je paie avec mon budget pour mes gens…”. Résultat : l’email ça fonctionne tout de suite et pour tout le monde.

Seconde hypothèse : vous gérez un projet impliquant des équipes internes et externes (fournisseurs, partenaires). Bien sur les externes ne sont pas sur votre réseau social alors vous allez demander que des comptes soient créés pour eux. Souvent la politique de votre entreprise ne le permet pas, ou alors l’outil utilisé ne ne permet pas (bien que cette hypothèse se fasse de plus en plus rare). Ensuite cela demande du temps. Votre projet démarre tout de suite et il faut une semaine pour créer les comptes en question. Au final inviter les externes à collaborer sur votre outil d’entreprise n’est pas impossible mais loin d’être simple. Admettons que vous réussissiez, vous avez emmené tout le monde au même endroit et vous pouvez collaborer. Mais c’est inconfortable pour vos invités qui doivent utiliser “un outil de plus”. A l’inverse si l’un d’eux héberge le projet c’est vous qui devrez composer avec un outil tiers. Pas naturel, pas intégré dans votre environnement de travail. Autant de raisons qui font que par contrainte ou facilité…on finisse par en revenir à l’email.

Les réseaux sociaux d’enteprise ont un problème majeur : ils n’ont pas de protocole d’échange universel. Il n’ont pas leur SMTP. Et alors qu’on promeut un monde ouvert et interconnecté cette limite va à l’encontre de leur promesse, de leur culture.

L’absence d’un protocole universel d’échange comme le SMTP pénalise les réseaux sociaux d’entreprise

Quoique des solutions existes. L’utilisation des standards ouverts permet de rendre les réseaux sociaux d’entreprise intéropérables. Ces standards existent et un certain nombre d’acteurs majeurs comme IBM, SAP, Jive ou Google travaillent à leur promotion et leur développement. Ils sont essentiels à l’ouverture des SI d’entreprise au web social.Mais aussi désirable et nécessaire cette option soit elle elle se heurte à un certain nombre de barrières. Tout d’abord l’intéropérabilité n’est pas native et doit être mise en place. Imaginez le chantier SI à mettre en place à chaque fois qu’un chantier nouveau démarre avec un prestataire externe… Impensable.  Ensuite un des acteurs de poids du marché – Microsoft pour ne pas le nommer -  semble totalement totalement se désintéresser du sujet, considérant peut être qu’il est un standard de fait et que le monde n’a qu’à tourner autour de lui, isolant de facto ses utilisateurs dans un monde qui quoi qu’on en dise a vocation à être fortement hétérogène. Le passé a prouvé qu’enfermer l’informatique d’entreprise dans des logiques fermées n’a jamais été bon pour un éditeur mais, et c’est ce qui compte, c’est avant tout et à court terme mauvais pour ses utilisateurs et mauvais pour tous.. En effet on ne peut promouvoir des logiques d’intéropérabilité à grande échelle lorsqu’un acteur, fut il seul, se désolidarise des autres au détriment de ses clients et de l’utilisateur final.

Non, franchement, je ne vois pas d’issue simple et économique à ce problème. Au sein d’une entreprise le problème peut être réglé par une gouvernance forte et l’utilisation d’une plateforme unique. Mais pour ce qui est de la collaboration inter-organisations le problème reste entier et demeure un frein majeur à l’utilisation des réseaux sociaux d’entreprise au détriment de l’email.

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Teamtown's curator insight, September 2, 1:13 AM

Que manque-t-il au collaboratif : L'intéropérabilité évidemment !

je cite "Microsoft pour ne pas le nommer -  semble totalement totalement se désintéresser du sujet, considérant peut être qu’il est un standard de fait et que le monde n’a qu’à tourner autour de lui, isolant de facto ses utilisateurs dans un monde qui quoi qu’on en dise a vocation à être fortement hétérogène".

A Teamtown donc de relever le défi.

Nous sélectionnons les premiers clients : tentez votre chance !

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Réseau social d'entreprise : 3 astuces pour susciter l’intérêt des collaborateurs

Réseau social d'entreprise : 3 astuces pour susciter l’intérêt des collaborateurs | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

Combien d’entre vous viennent de mettre en place un réseau social interne et constatent avec désarroi que personne ne s’y rend. Pas de panique ! C’est normal, Rome ne s’est pas faite en un jour, Facebook non plus !

Pour Sarah Alezrah, Rédactrice en chef des médias et du digital interne chez Bouygues Telecom, la clé du succès de votre RSE passe par l'"évangélisation" des collaborateurs à ce nouvel usage. Il faut susciter leur intérêt sans les contraindre. Pour cela, 3 astuces qui ont fait leur preuve au sein du groupe de télécommunications : Intelligence collective : faire un "brainstorming" géantPour attirer les collaborateurs sur votre réseau social, il faut mettre en place des actions amusantes. Pourquoi ne pas utiliser le RSE pour lancer une boîte à idées numérique ? Par exemple, explique Sarah Alezrah, pour le lancement de la 4G, nous avons mobilisé les collaborateurs et lancé un "appel à idées" autour de cet événement pour que ce soient les idées des collaborateurs qui soient prises en compte le jour J. Concrètement, Bouygues Telecom a créé une communauté publique, activé le module “boîte à idées” et “vote” et dès le moins de juillet, les collaborateurs ont posté leurs idées. Les responsables de la communication interne ont retenu celles qui avaient reçu le plus de voix : un flashmob, des stickers “4G” sur les voitures, etc. Gamification : organiser des jeux concoursLa deuxième astuce, c'est d'attirer des utilisateurs sur le RSE par le jeu. Chez Bouygues Telecom, certains jeux concours sont organisés sur le réseau social via des communautés temporaires. La Communication a par exemple lancé un jeu des 7 erreurs sur le RSE entre deux affiches de film pour faire gagner des places de cinéma. Pour l’emporter, les collaborateurs devaient avoir rempli deux conditions : avoir renseigné leur profil et être passés par la communauté. Ces jeux sont un peu les « pots de miel » qui attirent de nouveaux membres sur le RSE.
Utilité : migrer Les services pratiques sur le RSETroisième astuce : migrer tous vos services pratiques de l’Intranet vers le Réseau Social Interne, à savoir bureautique, services généraux, notes de frais, services de voiture électrique, etc. Tous les collaborateurs utilisent ces services ! Ils finiront donc bien à un moment ou un autre par faire un tour sur le réseau, qui devient alors un passage obligé. Cette migration des services pratiques présente par ailleurs un double intérêt. Avec le réseau social, une conversation se lance autour d'un service et l'éditeur de ce service n’est plus le seul interlocuteur à répondre grâce à l'effet "forum". D'autres intervenants apportent leur témoignage et peuvent décharger l'éditeur de répondre aux questions. 

Voilà trois astuces qui vous permettront de créer un appel d'air sur votre RSE : un brainstorming géant autour d’un événement fédérateur, des jeux et des services pratiques incontournables. Rappelons toutefois que l’objectif final du RSE est bien de promouvoir de nouvelles façons de travailler et de gérer les projets en mode collaboratif. Ce n’est pas un Facebook interne, mais un nouvel outil d’échange, souvent plus efficace que le mail. 
Bien sûr, la condition essentielle pour que votre RSE soit largement adopté : une solution simple ! On doit pouvoir créer une communauté en quelques clics. L’outil doit être intuitif et, si possible, accessible en mobilité.
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A quoi sert vraiment un réseau social d’entreprise ?

A quoi sert vraiment un réseau social d’entreprise ? | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

Après les grandes illusions et les premières déconvenues, le réseau social d’entreprise (RSE) trouve peu à peu sa place : développer des réseaux nécessaires au bon fonctionnement des organismes et dynamiser la collaboration.

Le réseau social d’entreprise est-il utile ?La courbe d’adoption des nouvelles technologies est bien connue : un pic d’enthousiasme est rapidement suivi par une désillusion avant que les mises en œuvre pragmatiques et réussies ne se généralisent. Le RSE n’échappe pas à la règle. Début 2013, le Gartner a fait le constat d’une vaste majorité d’échecs faute d’objectif. Depuis, de nombreux observateurs ont parlé despleen, de constat universel d’échec ou ont voulu prouver que le marché n’était pas mort. Aussi révélateur, les Microsoft TechDays ont été l’occasion de rechercher des aspects positifs face aux échecs. Force est de constater que l’euphorie est derrière nous.Qui se sert du réseau social d’entreprise ?La réalité est triviale : les déploiements de RSE qui rencontrent le plus de succès sont ceux qui servent à outiller… des réseaux. Ce sont, par exemple, les chambres de commerce et de l’industrie qui ont besoin d’animer des réseaux d’entrepreneurs. L’avantage des RSE sur les réseaux sociaux grand public sont la garantie de la confidentialité et quelques fonctionnalités complémentaires mieux adaptés.Le RSE permet principalement de rompre l’isolement de certains professionnels, par exemple à l’aide des boîtes à idées qui servent à échanger et à faire remonter des demandes. C’est le cas notamment des concierges chez certains bailleurs.Le RSE facilite aussi le travail des personnes qui jouent un rôle transverse dans l’entreprise, comme les responsables qualité, sécurité, environnement qui peuvent informer et impliquer tout le monde via le réseau. Le RSE peut aussi être utilisé par les élus de mutuelles pour jouer plus efficacement leur rôle. C’est d’autant plus important qu’ils ont d’autres responsabilités par ailleurs. A noter, dans de nombreux cas, ces utilisateurs n’appartiennent pas à la génération Y.A l’inverse, nos clients constatent souvent que les RSE dédiés aux managers sont plutôt des échecs. Les explications avancées sont le manque d’objectif et le faible besoin ressenti : les managers en place ont développé leur réseau sans RSE.La socialisation de la collaborationTrès souvent, derrière un projet qualifié de RSE il y a principalement le besoin d’une meilleure collaboration. Les entreprises veulent disposer de nouveaux outils collaboratifs bénéficiant des fonctionnalités et de l’ergonomie des réseaux sociaux grand public. Il s’agit d’outiller tous les groupes jouant un rôle opérationnel ou fonctionnel : départements, équipes projet, communautés. La collaboration est alors majoritairement centrée sur le partage et l’élaboration coopérative de documents mais nécessite, selon les groupes, une grande variété de fonctionnalités : de la gestion de tâches à la communication instantanée. En conclusion je suis persuadée que le marché des RSE va se fondre dans celui des outils collaboratifs. Les premières applications à se socialiser sont les Intranets collaboratifs.
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Comment soigner votre e-réputation grâce à un réseau social d'entreprise ?

Comment soigner votre e-réputation grâce à un réseau social d'entreprise ? | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

L’e-réputation correspond à l’image véhiculée (et subie) par une entreprise sur Internet et les autres supports numériques. C’est le résultat en terme d’image des contenus produits et diffusés par l’entreprise, mais aussi et surtout celui des contenus produits par les internautes sur les blogs, réseaux sociaux, plateformes d’échanges vidéos, forums et autres espaces communautaires. 

Les réseaux sociaux : une stratégie d’e-réputation globale

Utiliser un réseau social pour développer son e-réputation est devenu aujourd’hui chose courante. Il est même impossible pour les entreprises de ne pas envisager leur stratégie sans les traditionnels réseaux Facebook, Twitter et LinkedIn !

En effet, en termes de réputation, qu’est-ce qui pèse le plus lourd : l’avis d’un client ? Ou l’avis d’un million de Tweet ?

La question ne se pose plus… Un avis positif, même d’un grand client, ne fait pas le poids face à un avis négatif relayé par des milliers et des milliers d’internautes sur les réseaux sociaux.

Il est donc nécessaire pour les entreprises d’être présentes sur les réseaux sociaux grands public pour pouvoir mesurer et maîtriser leur image. Par ailleurs, un système de veille sur les réseaux sociaux peut et doit être mise en place par les entreprises.

Le RSE : une stratégie d’e-réputation ciblée

Contrairement à une stratégie d’e-réputation sur les réseaux sociaux grands publics, la stratégie d’e-réputation via les RSE ne s’adresse pas à une cible étendue. Elle s’adresse à une cible précise, restreinte : les membres du réseau (les clients, les prospects, les partenaires, les collaborateurs, etc.). Il sera plus simple pour l’entreprise d’atteindre l’adéquation entre l’image voulue et l’image perçue compte tenu de la taille de la cible.

Elle répond aux questions de la cibleElle valorise les membres qui parlent d’elle de façon positiveElle réoriente les discussions et crée le dialogueElle désamorce les crisesEtc.

Source : E-réputation globale 360°, les 3 cercles – © Jamespot

En mettant en place une stratégie d’e-réputation sur les RSE en plus de celle sur les médias sociaux, l’entreprise obtient une vision globale, une vision à 360° de ce qui se passe autour d’elle. Elle peut ainsi agir en conséquence pour éviter les effets négatifs d’un « bad buzz » (perte de chiffre d’affaires, impact sur l’image de marque, etc.).

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Accompagner vos équipes dans le monde du digital

Accompagner vos équipes dans le monde du digital | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

L’utilisation d’outils tels que les réseaux sociaux, les intranets et extranets, le web est devenue de plus en plus courante dans le monde de l’entreprise. Alors que l’utilisation des Réseaux Sociaux d’Entreprise (RSE) se développe très rapidement, nous allons voir ici comment accompagner vos équipes dans le monde du digital.

 

Mais tous les collaborateurs sont-ils prêts à utiliser les RSE ?

Certaines fonctions de l’entreprise sont plus enclines à travailler avec ces outils : le marketing, le développement, la communication, les RH, etc…

Un politique d’utilisation de ces moyens peut être nécessaire. Elle doit comporter des règles de bonne conduite.

Vous avez des personnes qui sont attirées par ces outils de travail et qui ne rencontreront aucun problème et d’autres qui seront réticents pour les utiliser.

Pourquoi ?Certains peuvent être réfractaires à ces outils car trop éloignés de leurs habitudes et il y a une crainte de ne pas savoir faire.D’autres ont l’impression que la communication se déshumanise. Ainsi le rapport aux autres change et la crainte d’un isolement grandit.Enfin, il y a la peur de se faire spolier son savoir, son travail.Comment agir pour lever ses freins ?Dans le premier cas, des séances d’explication, de formation des personnes sont à mettre en œuvre. Les avantages, les apports de ces outils permettront de démontrer l’utilité de leur utilisation dans le cadre du quotidien.Dans le deuxième cas, il est évident que le travail pour rassurer les personnes doit passer par l’explication que le fait de travailler avec ces outils n’empêche en aucun cas de maintenir les rencontres, les moments d’échanges entre personnes. Ce n’est pas l’un ou l’autre mais les deux sont complémentaires et nécessaires.Dans le dernier cas, il faut faire passer dans les habitudes de l’entreprise la nécessité du partage. Nous ne sommes pas propriétaires des résultats de notre travail et des méthodes que nous avons utilisées. La notion de pouvoir que peuvent ressentir les personnes grâce à la détention de certains savoirs est contre-productive. La valeur de l’échange,  du partage est à développer. Qui dit partage dit donner et recevoir (1).
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Fb@work : Facebook testerait une version professionnelle de son réseau social

Fb@work : Facebook testerait une version professionnelle de son réseau social | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

Selon Techcrunch, Facebook s’apprêterait à lancer une version entreprise de son réseau social. Une rumeur confirmée par plusieurs ex-employés de Facebook mais démentie par les porte parole du réseau social.

 

Fb@Work, conçue par les ingénieurs Britanniques de Facebook serait déjà testée en interne par les employés Facebook.

La plateforme de communication professionnelle et de groupes de travail de Facebook serait disponible sur l’ensemble des écrans : Android, iOS, Web.

Facebook, déjà utilisé par 65% des recuteurs selon Harris Interactive avait déjà réalisé ces dernières années plusieurs incursions dans le domaine des entreprises avec le lancement de Facebook Social Jobs et le test d’un Job Board avec Jobvite, Branchout et Work4labs.


En savoir plus sur http://www.viuz.com/2014/06/26/fbwork-facebook-testerait-une-version-professionnelle-de-son-reseau-social/#ay8xysDopSK8fyIr.99

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Le ministère des Affaires Etrangères présente son réseau social d'entreprise

Le ministère des Affaires Etrangères présente son réseau social d'entreprise | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

Le Réseau Social d'Entreprise mis en place au Ministère des Affaires Etrangères sera officiellement inauguré le 1er juillet 2014. Hiérarchisé et ubiquitaire, il sera administré au sein de chaque service.

Depuis janvier 2014, le Ministère des Affaires Etrangères teste en version béta un réseau social d'entreprise (RSE) sobrement baptisé « Diplomatie ». Le projet a été développé en méthodes agiles depuis bien plus longtemps et a ainsi fait l'objet de 19 itérations mensuelles. La version 1 sera officiellement mise en production au 1er juillet 2014. Cette expérimentation dans ce ministère est, par nature, destinée à s'étendre dans les autres administrations dans les années à venir dans le cadre du principe (encore largement théorique) du système d'information unique de l'Etat. « Même si la gestion du changement est essentielle, Laurent Fabius [Ministre des Affaires Etrangères, NDLR] a insisté sur la nécessité d'une diplomatie 2.0 » s'est réjoui Nicolas Chapuis, DSI du ministère. 

Il a présenté le projet le 12 juin 2014 au cours d'un séminaire organisé par l'éditeur de la solution choisie pour équiper le ministère, Liferay. Cette solution est open-source mais le ministère a opté pour un contrat de services assurés par l'éditeur. Cette solution a été choisie pour deux raisons essentielles, en plus de l'aspect open-source : sa simplicité d'administration, qui peut donc être confiée à des responsables métiers, et le possible accès ubiquitaire, indispensable pour des diplomates dispersés dans le monde et utilisant toutes sortes de terminaux. « Un diplomate peut administrer Liferay, ce qui est tout à fait impossible avec Sharepoint » relève Nicolas Chapuis.

Des communautés hiérarchiques et des communautés transverses

Le RSE installé au ministère est original par son fonctionnement. En effet, il existe deux types de communautés : des communautés hiérarchiques et des communautés transverses. Les communautés transverses sont celles que l'on rencontre dans tous les réseaux sociaux : il s'agit de groupes de coopération, sans processus métier formel. A l'inverse, les communautés hiérarchiques sont des groupes gérant des processus métier dans un workflow, avec une gestion de signatures, des droits précis attribués à chacun, etc.
Chaque communauté est placée sous la responsabilité d'un « Directeur de Communauté » dont le rôle sera d'animer la dite communauté et de recruter des participants pour celle-ci. Nicolas Chapuis sourit : « nous avons écarté le terme d'animateur de communauté car cela faisait trop GO du Club Med : il s'agit bien de travailler au sein de l'administration française ! » En général, le directeur de communauté est le numéro 2 hiérarchique du service la pilotant. Sur les tout petits service, il peut être le responsable. Chaque directeur de communauté a reçu une formation d'une journée et demi.

Une découverte progressive des fonctionnalités

Dans un premier temps, la messagerie va basculer vers le RSE. Les utilisateurs découvriront petit à petit les fonctions sociales. Ainsi, la deuxième étape concernera les wikis. Nicolas Chapuis estime d'ailleurs que les wikis constituent un point faible de la version actuelle de Liferay.
L'information va être désormais distribuée sur une logique totalement différente de la méthode classique du message envoyé à x destinataires identifiés. La distribution se fera notamment au travers de tags, donc de mots clés correspondant à des recherches ou des fils de veille mis en place par les agents du ministère. Ce changement sera sans doute l'un des plus compliqués au sein du ministère. Mais Nicolas Chapuis a promis 25% de gain de temps pour les agents.

Pas d'information classifiée en lien sur Internet

Le RSE ne comportera pas l'information classifiée (secret défense...). « Pour l'information classifiée, nous avons un autre système, Isis, qui n'est pas relié à Internet ; le recours au RSE étant totalement exclu pour cela précisément parce qu'il doit être relié à Internet pour être ubiquitaire » explique Nicolas Chapuis.
Le DSI s'est engagé à faire évoluer massivement l'application avec un cycle de deux ans. Bien entendu, des évolutions mineures auront lieu beaucoup plus souvent.

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Nouvelles fonctionnalités du réseau social d'entreprise IBM Connections 5 - Paperblog

Annonce de la mise à disposition de la nouvelle version d'IBM CONNECTIONS 5 le 26 juin
La version en ligne IBM SmartCloud bénéficie en 1er des nouvelles fonctionnalités et le client mobile a été relooké
Les nouveautés d'IBM Connections 5

Collaboration externe et expérience personnalisée

 

Invitation de personnes externes ce qui correspond à un alignement des fonctionnalités des versions Smartcloud et ConnectionsDroits des invités : lecture, modification des contenus partagésConsolidation des vues dans le menu de gauchePersonnalisation des flux qui intéresse l'utilisateurVisibilité du contenu récemment visitéVignette de site web affichéeCentre de notification permet d’être alerter en temps réel des modifications apportées sur des contenus ou des activitésÉditeur plus riche Ephox EditLive  se rapprochant de l'expérience Office Word ( a venir)Intégration forte avec Mail Next

 

Nouveautés sur le desktop et le mobile

 

Vignettage et enrichissement des informations présentéesPrévisualisation des fichiers avant téléchargementSynchronisation en local via File Sync en mode en/hors ligne avec un répertoire qui sera accessible via l'explorateur  de documents comme le faisait QuickrConnections Content Manager CCM permet de gérer des librairies documentaires et  va s'enrichir avec l'apparition de vignettes des documents, et sera aussi accessible via l'explorateur WindowsDocs ( suite bureautique et de co-édition), est de plus en plus intégré dans CCM ...Accessible en mobilité, nouvelle version plus ergonomique

 


Extensions

 

IBM Toolkit mis à disposition Application IBM TouchPoint ( qui correspond au parcours du nouvel arrivant pour construire son réseau social)Application IBM Expertise permet de trouver un expert dans son RSE , le LDAP, le SIRH... et entrer en contact Application Community Insights qui complète les métriques fournis nativement par Connections et fournit des analyses et des statistiques aux gestionnaires de communautés pour prendre des décisions et lui apporter des conseils Application Social Q&A qui permet à l'utilisateur de poser sa question en langage naturel, le système l'analyse et vérifie si des réponses sont déjà existantes et les proposent sinon le Connections  propose les experts ou les communautés susceptibles de répondre, ce qui permet un enrichissement des bases de connaissances 


En savoir plus sur http://www.paperblog.fr/7188361/nouvelles-fonctionnalites-du-reseau-social-d-entreprise-ibm-connections-5/#SRjZId9S7sRR3gmL.99

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Rescooped by Clemence BJ from L'entreprise à l'ère du collaboratif
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Débat : les réseaux sociaux d’entreprise ont-ils un intérêt ?

Débat : les réseaux sociaux d’entreprise ont-ils un intérêt ? | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

Le mois dernier, nous vous proposions un débat sur la baisse du reach Facebook. Nous nous posions une question simple : la moindre visibilité des publications sur Facebook est-elle un drame pour les community managers ? Après avoir lu les avis de Marion Zanussi et Cyrille Baudemont, vous aviez décidé… de ne pas vraiment trancher. Près de 200 internautes ont pris part au vote, et vous êtes finalement 52% à penser que la baisse du reach est de mauvais augure pour les CM.

Aujourd’hui, nous nous intéressons aux réseaux sociaux d’entreprise. Certains y voient une véritable révolution, d’autres un simple produit marketing facile à vendre aux sociétés. Pour y voir plus clair, nous sommes allés à la rencontre de Chob, qui anime le Choblab, son blog sur les tendances digitales, etAnthony Poncier, Directeur social business Europe pour Publicis consultants. Voici la présentation du débat du jour, suivi des avis de nos deux experts. Pour prendre part au débat, vous pouvez voter à la fin de ce billet et bien évidemment poster un commentaire pour donner votre avis sur les RSE.

Les réseaux sociaux d’entreprise ont-il un intérêt ?

« En quelques années, les réseaux sociaux ont été largement adoptés en France et dans le monde. S’ils sont utilisés en masse dans la sphère privée, le monde professionnel s’y intéresse aussi. Des réseaux sociaux professionnels se sont lancés, comme LinkedIn et Viadeo, et des réseaux sociaux d’entreprise investissent les sociétés. Les défenseurs des RSE mettent en avant leurs bienfaits : ils améliorent la communication interne, le bien-être au travail, la productivité, et réduisent la rétention d’information. Mais les détracteurs des réseaux sociaux d’entreprise ont aussi des arguments : l’activité sur les RSE serait beaucoup moins forte que prévue. La mise en place d’un tel dispositif se solderait très souvent par un échec. »

Chob : je rêve qu’on en finisse avec le dogme des RSE

Les données disponibles démontrent que la majorité des RSE se soldent par des échecs. La cause tient selon moi à la manière dont on aborde le sujet.

Trop souvent, on examine les problèmes d’une organisation par le prisme de la solution RSE. On connaît déjà la solution à laquelle on veut aboutir avant d’avoir posé véritablement le problème, pour un résultat forcément biaisé. Le RSE ne devient pas le prolongement naturel d’une culture entreprise mais un parti-pris idéologique. On l’impose aux salariés qui doivent s’adapter à grands coups de conduite du changement, qui se réduit souvent à une formation à l’outil.

Je rêve d’une étude avant/après menée par un cabinet indépendant auprès d’une dizaine d’entreprises, avec une évaluation par au moins 50% des salariés sur des éléments de mesure objectifs définis en amont. Je rêve qu’on en finisse alors avec le dogme des RSE pour s’attaquer enfin aux problèmes réels des organisations et apporter de vraies solutions. Je rêve du jour où un prestataire aura l’honnêteté d’avouer à une entreprise « un RSE n’est pas adapté au fonctionnement de votre organisation ».

Anthony Poncier : nous sommes dans une vision de long terme

Quand des études comme celle de Gartner montrent que 80% des projets collaboratifs ont/vont échouer, on est en droit de s’interroger sur la réussite des réseaux sociaux d’entreprise. Dans le même temps, le MIT explique que les entreprises digitales seront 17% plus performantes que leurs concurrents. Alors que comprendre derrière ces chiffres.

Il y a évidemment une déception derrière l’usage des réseaux sociaux. Voyons pourquoi : La majorité des entreprises ont installé un outil sans une vraie vision soutenue par un leadership, une vraie gouvernance, la remise à plat des processus métier… Ce ne sont pas les outils qui collaborent, ce sont les personnes, sans parler de l’engagement des collaborateurs au centre de cette réflexion. Nous sommes donc bien dans une vision de long terme et non pas un résultat de court terme. En effet, remodeler une culture, son organisation prend du temps.

Il faut donc accepter de se remettre en question et non renoncer. Quand on voit des marques comme Burberry qui ont su se transformer et revenir à la tête de leur secteur, ou Pernod-Ricard être considérée par Forrester comme une des entreprises les plus innovantes au monde (grâce à son réseau social d’entreprise), on voit bien qu’on est loin de l’échec. Et là, on ne parle pas d’entreprises technologiques comme souvent. Il faut clairement dépasser une vision purement outil. La phase « je mets des outils pour pouvoir dire, je suis digitale » a donc vécu, passons à une véritable transformation digitale de l’entreprise (organisation et management).


Via CircusConsulting
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CircusConsulting's curator insight, June 2, 2:21 AM

On l'aura compris, les réseaux sociaux d'entreprise n'ont d'intérêt que s'ils vont de pair avec l'instauration d'une véritable culture collaborative. Ils sont un moyen ( outil) et non une fin en soi (agilité, innovation)

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Quelles sont les clefs du succès des réseaux sociaux d'entreprise ?

Quelles sont les clefs du succès des réseaux sociaux d'entreprise ? | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

La collaboration ne se décrète pas et il en est des relations sociales dans l’entreprise comme dans la vie tout court : elles sont aléatoires, opportunistes, rêvées, etc.

Aussi, force nous est de constater que le réseau social d’entreprise, bien que paré de nombreuses vertus fonctionnelles, ne suffit pas à lui seul !

Les clefs du succès sont à chercher au-delà des technologies qui, bien que nécessaires, ne sont pas suffisantes pour créer les conditions du succès de l’approche collaboratrice en entreprise.

La première clef est l’engagement !

Nous l’avons maintes fois écrit, il faut de l’engagement et pour s’engager il faut avoir confiance et en avoir l’envie !

Une des questions qui se pose à tous les porteurs de projets de mise en oeuvre de réseaux sociaux d’entreprise est : comment faire pour que les participants à ces réseaux s’engagent dans une contribution active ?

Lors du «  balisage  » du projet, il faut en premier lieu, s’attacher à préciser le contour, les objectifs et les outils au service des communautés.

La communauté doit être organisée autour d’un projet «  réel « , pas une utopie ou pire un monde virtuel, et pour cela il faut l’accrocher au quotidien des membres.

Soyez pédagogue et n’hésitez pas à expliquez  aux participants ce que vous attendez d’eux très concrètement en terme de comportement et de contribution et une des meilleures manières de le faire est de montrer l’exemple.

Sachez valoriser les espaces communautaires en leur réservant l’exclusivité ou la primeur de certaines communications ou projets et attachez-vous au respect d’une certaine qualité impliquant, par exemple, que toute question reçoit une réponse dans un délai connu et respecté.

Quand on parle d’envie, on parle inévitablement de leadership et il n’est probablement pas inutile de rappeler que l’implication du management est un prérequis pour le succès des initiatives collaboratives.

Enfin, l’engagement se fera petit à petit, à partir de résultats, aussi n’hésitez pas à communiquer les chiffres ou les contributions qui sont autant de critères de l’intérêt et du succès croissant du réseau social au service des projets en cours. Sachez également mettre en valeur les contributeurs les plus actifs et n’hésitez pas à les impliquer les dans la promotion du travail que vous réalisez quotidiennement ensemble.
Jusqu’alors, les « spécialistes du management » n’ont, à ma connaissance, jamais affirmé l’importance de la confiance ni des capacités d’empathie dans le fonctionnement de l’entreprise.

L’approche classique du management en entreprise basée sur le tryptique – Processus, Profit, Pouvoir – a largement contribué à la dévalorisation des contributions personnelles. Elle est maintenant remise en cause car elle n’est que le reflet d’une vision à très court terme favorisant les comportements les plus « opportunistes », pas toujours les plus efficaces ni même les plus pertinents.Pourtant, dans beaucoup d’organisations nous y sommes encore et il va falloir passer à autre chose !
La confiance se mérite, elle ne se décrète pas, tandis que l’empathie se cultive (ce n’est pas un don, plutôt une compétence).
Demain, dans vos organisations, vous allez mettre en oeuvre des espaces de collaboration. Ces espaces seront le fait de votre culture, de votre gestion des projets, des équipes, des ressources en général, mais également de vos capacités d’innovation dans vos pratiques (change management).
Pour autant, ce n’est pas si simple : la seule volonté, pas plus que la méthode Coué, ne garantit le succès !

Le contenu : l’autre clef !

Si la question de l’engagement est primordiale, elle s’accompagne automatiquement d’une réflexion quant aux contenus partagés.

Nous avons publié récemment des retours d’expérience montrant que beaucoup de participants n’osaient pas publier des contenus dans ces espaces de partage.

Il est probable que nous sommes loin d’être pertinents, ou même informés, sur tous les sujets et donc à même d’avoir un avis éclairé, original, audacieux, voire visionnaire.
Le RSE est là pour remplacer cette vision archaïque du fonctionnement de l’entreprise pour laquelle le savoir et le pouvoir sont au bénéfice d’une « minorité d’élus dirigeant une masse d’exécutants  » !

Mais il est vital de pouvoir alimenter les espaces par du contenu de qualité qu’il faut savoir aller chercher, évaluer et trier : un vrai travail de « curation » bien loin des solutions automatisées.
Le deuxième élément important est probablement l’humilité. Dans les espaces collaboratifs, les règles du jeu ne sont plus les mêmes : il faut convaincre et asséner des slogans ou des « professions de foi » ne sert à rien (ce serait même contreproductif), ce qui implique de considérer a priori les contributions des autres comme aussi importantes que les siennes et d’accepter d’en discuter et d’argumenter dans le respect de chacun.
La collaboration dans l’entreprise n’est pas la consécration du « consensus mou », pas plus qu’un nouvel espace de jeu pour les autocrates !
L’entreprise collaborative est tout naturellement et simplement celle qui sait mettre en oeuvre les meilleures pratiques, celles qui lui permettront de continuer à aller de l’avant.
Sur la voie qu’elle s’est choisie.
Une fois ces conditions remplies et selon les personnalités des différents contributeurs, la troisième condition au succès des espaces collaboratifs tient probablement aux capacités d’accompagnement dans l’organisation : il faut expliquer, rassurer si nécessaire, participer pour créer la confiance nécessaire.
Le succès d’un réseau social d’entreprise se mesure dans le temps, dans la valeur ajoutée apportée à certains projets, dans le meilleur bien-être des employés*, mais sa réussite ne peut être que le fruit d’une implication forte et constante de ses promoteurs et d’une ténacité soutenue par une réelle volonté de conduire, en douceur, certains changements.

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En lançant son réseau social interne, Givaudan a secoué sa culture d'entreprise

En lançant son réseau social interne, Givaudan a secoué sa culture d'entreprise | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it
Lancé il y a deux ans, Shake, le réseau social d'entreprise de Givaudan, a dépassé toutes les attentes en termes d'adoption. Facteur clé pour motiver les collaborateurs? Ne pas les forcer à utiliser cet outil et… laisser faire!

Organisée le 21 janvier par la Swiss Community Managers Association (SCMA), une conférence consacrée aux réseaux sociaux internes à l'entreprise s'est tenue à l'auditorium de la Fédération des Entreprises Romandes Genève (FER Genève). L'assistance a pu se faire une idée concrète de l'utilité d'un réseau social d’entreprise (RSE) et des moyens de motiver les employés à se servir de cet outil collaboratif, au potentiel bien réel en matière de productivité. En effet, selon une étude du McKinsey Global Institute citée à plusieurs reprises au cours de la conférence, un RSE permettrait d'augmenter la productivité de 20 à 25%. Deux tiers de ces gains dériveraient d'une collaboration améliorée et d'une meilleure communication.

Trouver les bons community managers

Chez Givaudan International SA, leader mondial de l’industrie de la parfumerie et des arômes, les résultats de cette étude sont venus confirmer l'intérêt de déployer un RSE. Responsable du centre de compétence Enterprise Content Management et Social Collaboration de la multinationale genevoise, Xavier Ansiaux relève que l'un des challenges était de parvenir à opérer un changement organisationnel, dans un contexte où la culture d'entreprise était traditionnellement peu portée vers le partage. «Des représentants de différents départements – IT, RH, finance, communication – ont d'abord été conviés à des workshops, afin qu'ils puissent prendre conscience des bénéfices apportés par un tel outil», confie Xavier Ansiaux. Selon lui, il est important de ne pas forcer les employés à utiliser le RSE. Pour encourager la participation et l'engagement des collaborateurs, l'enjeu consiste à confier les rôles de community managers aux bonnes personnes. Une tâche dont se chargent au mieux celles et ceux qui manifestent spontanément un vif intérêt pour la plateforme mise en place.

Un laissez-faire qui fait mouche

Les objectifs du déploiement de ce réseau interne basé sur Jive, que Givaudan a baptisé «Shake» (car il s'agissait de «secouer les choses»), étaient d'interconnecter ses employés dispersés à travers le monde, de leur permettre de mieux se connaître et de faciliter la recherche d'experts à l'interne. «Avec des profils correctement remplis, les expertises des collaborateurs se repèrent rapidement», précise Xavier Ansiaux. Objectif additionnel: faciliter l'obtention des bonnes informations au bon moment et améliorer le knowledge management, un RSE se profilant en effet comme un outil idéal eu vue d'un partage plus ouvert des connaissances. «Contrairement aux règles strictes de gouvernance que nous avions établi pour notre système de gestion documentaire, pour Shake, nous avons délibérément laissé faire. C'était un bon moyen de favoriser l'adoption de l'outil», fait savoir Xavier Ansiaux. Crainte souvent suscitée par ces réseaux: l'éventuelle teneur déplacée, injurieuse – voire illégale – des échanges qui y ont cours. Sur ce point également, la firme de parfumerie a misé sur le laissez-faire, estimant que le non-anonymat des profils participerait à une autorégulation, la réputation des collaborateurs se trouvant mise en jeu. Une stratégie payante pour la multinationale, puisque qu'en deux ans, seulement deux publications ont dû être supprimées.

Un gain de productivité difficile à mesurer

«Le taux d'adoption à Shake dépasse toutes nos espérances», se réjouit celui qui a supervisé sa mise en place. Sur les 9'000 collaborateurs de Givaudan, un peu plus de 6'000 s'y sont inscrits. La moitié des utilisateurs reviennent et interagissent régulièrement. Mais quid de l'impact sur la productivité? «Il n'est pas simple de mesurer les bénéfices», admet Xavier Ansiaux. Un aveu qui fait écho à un point de la présentation de Grégoire Japiot, stratégiste digital chez Knowledge Expert: «Il ne faut pas être obsédé par le retour sur investissement, difficile à calculer. Par contre, on sait ce que ça coûte de ne pas utiliser de RSE. En se passant de cet outil, il sera par exemple toujours compliqué de gérer les problèmes de sécurité. Des études ont montré que les informations concernant des failles de sécurité remontaient plus rapidement grâce au réseau social d'entreprise.» Un argument qui pourrait convaincre les entreprises hésitant encore à déployer cet outil qui s'inscrit dans l'air du temps.

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Evaluer les risques liés aux réseaux sociaux d’entreprise

Evaluer les risques liés aux réseaux sociaux d’entreprise | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it
La mise en œuvre de médias sociaux dans l’entreprise est un projet à dimension organisationnelle. Les sponsors de ce projet se situent au sein de la direction de la communication, de la DRH et dans le comité exécutif. Ziryeb Marouf, président de l’Observatoire des réseaux sociaux d’entreprises et responsable RH 2.0 pour Orange, nous alerte sur l’évaluation des risques.

Cet article est proposé en partenariat avec Personnel, la revue de l’ANDRH

Quels sont aujourd’hui les enjeux et risques de la mise en œuvre de réseaux sociaux d’entreprise ?

La pire erreur serait de traiter ce projet comme un projet informatique en comptant sur les fonctionnalités offertes par la plate-forme logicielle. Il s’agit au contraire d’une démarche humaine et organisationnelle. Naturellement les risques d’échec ou de détournement sont nombreux et peuvent mettre en péril l’équilibre social : risque de contournement des règles institutionnelles, de non-utilisation, de perte de productivité, de fracture sociale, etc. Quand ces risques du déploiement de réseau social interne sont évoqués, les parties prenantes privilégient souvent l’émotion au détriment de la raison. Elles se laissent porter par des peurs (dérives) ou des croyances (perte de productivité) au lieu d’appliquer une méthode d’évaluation et d’analyse des risques.

Quelle méthode d’évaluation des risques préconisez-vous ?

Je recommande une méthode de cartographie des risques de type « description / probabilité / impact ». Il s’agit de définir précisément le type de détérioration provoquée en cas de concrétisation, d’évaluer les dommages que le sinistre pourrait engendrer et la potentialité de survenance.

Sur l’axe « IMPACT » l’évaluation est sur une échelle de 0 à 4 :

•Impact stratégique (niveau 4) : tout événement susceptible d’entraîner l’arrêt immédiat d’une activité ou d’entraîner des sanctions judiciaires au plus haut niveau ;

•Impact critique (niveau 3) : tout événement pouvant entraîner des pertes financières importantes, une perte de clientèle, une nuisance organisationnelle importante ou constituer une infraction majeure à la législation,

•Impact sensible (niveau 2) : tout événement pouvant entraîner des pertes financières significatives, une nuisance organisationnelle jugée significative par l’usager, ou constituer une infraction mineure à la législation; - Impact faible (niveau 1) : tout événement pouvant entraîner des pertes financières faibles ou une nuisance organisationnelle faible ;

•Impact nul (niveau 0) : tout événement dont l’impact est non-significatif.

Sur l’axe « PROBABILITE », l’évaluation est aussi sur une échelle de 0 à 4 :

•Très probable (niveau 4) : sinistre de forte probabilité, incidents à caractère récurrent pouvant survenir plus d’une fois par mois

•Probable (niveau 3) : sinistre de probabilité moyenne, de l’ordre d’une fois par trimestre.

•Improbable (niveau 2) : sinistre de faible probabilité, survenant moins d’une fois par an.

•Rare (niveau 1) : sinistres constatés dans d’autres secteurs ou pays, mais jamais pour l’activité de l’entreprise concernée. - Impossible (niveau 0) : sinistres qui ne peuvent survenir. Le risque n’existe pas.

Le risque de fracture sociale est l’un des risques souvent évoqués lors de la mise en œuvre de réseaux sociaux d’entreprise. Où se situe-t-il dans la cartographie des risques ?

Tous les salariés ne sont pas égaux face à l’usage des nouvelles technologies. Or si les médias sociaux deviennent incontournables pour recréer le lien social dans l’entreprise , le risque d’exclusion d’une partie des collaborateurs est fort. C’est le cas pour les seniors qui ont vécu l’arrivée de l’informatique au travail tardivement, mais aussi pour les jeunes générations issues de milieux défavorisés. Tous les jeunes ne sont pas nés avec un ordinateur et une connexion Internet. Il est fondamental de prendre en compte ces minorités. Une fois le risque décrit, il faut évaluer son impact. La mise en œuvre d’un nouveau mode d’interfonctionnement qui exclurait une partie significative de ses effectifs peut fragiliser la performance de l’entreprise. Ce risque est progressif car l’installation de ces nouveaux modes de fonctionnement digitaux n’est pas instantanée. Aussi, ce risque pourrait être évalué en risque sensible (niveau 2). Le potentiel de réalisation de ce risque dépend fortement des caractéristiques de l’entreprise. Il n’est pas le même dans une start-up de 300 salariés et dans une entreprise de 100.000. Dans une grande entreprise française, la moyenne d’âge est souvent supérieure à 45 ans. Pour les jeunes salariés la proportion de jeunes recrutés dans des fonctions de cadre versus non cadre sera aussi déterminante. Le risque peut être classifié comme probable ou moyen (niveau 3). Le risque de fracture sociale apparaît endiguable.

Comment endiguer ce risque de fracture sociale ?

Quelques actions d’anticipation et de réduction permettent d’endiguer ce risque. La première étape est de s’assurer du ressenti des collaborateurs quant à la mise en œuvre des réseaux sociaux en touchant un panel représentatif de l’entreprise : cadres, non-cadres, jeunes, seniors, vendeurs, techniciens, etc. Il est possible de réaliser des sondages pour identifier les freins et les leviers. Une méthode plus instructive consiste à réaliser des focus group en travaillant une demi-journée avec une quinzaine de personnes représentatives et réalisant un « brainstorming » sur les freins et leviers. L’analyse des verbatims permet d’appréhender les attentes et les craintes des salariés.

Quelles sont les étapes suivantes ?

La deuxième étape consiste, lors des développements logiciels et la mise en œuvre des fonctionnalités-clés du réseau social, à construire avec un groupe de collaborateurs représentatifs de la diversité de l’entreprise, le « parcours utilisateur ». L’idée consiste à favoriser au maximum la simplicité d’usage ainsi que le « look’n’feel» de l’application. Il s’agit également de travailler l’accessibilité pour les personnes handicapées (malvoyants notamment). Pour ce travail, l’aide des ergonomes est fondamentale. Une phase pilote est la bienvenue pour manipuler la plate-forme dans des conditions d’exploitation et corriger avec les utilisateurs les éventuels écarts entre les besoins exprimés et la réalité des développements. La troisième étape réside dans la mise en œuvre d’un plan d’accompagnement du changement, d’un plan de communication ciblant l’ensemble des parties prenantes (top managers, managers de proximité et collaborateurs) et d’un plan de formation. La description et l’évaluation de l’ensemble des risques en fonction de leur impact et de leur probabilité donne une cartographie complète et permet de prioriser les efforts sur les risques les plus importants. En effet, l’énergie et les moyens sont à développer prioritairement sur les risques à fort impact et à forte probabilité. Des actions d’anticipation permettront, de manière préventive, de diminuer la probabilité et de réduire les risques identifiés comme prioritaires. Le projet se déroule alors de manière maîtrisée.


En savoir plus sur http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/0203763763030-evaluer-les-risques-lies-aux-reseaux-sociaux-d-entreprise-103335.php?myu7oVLq4gpUKJUs.99

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Et si les réseaux sociaux d'entreprise fonctionnaient un jour ?

Si la question peut susciter sourire et scepticisme, c'est parce qu'en la matière, les réussites sont plutôt rares.L'étude de différents projets montre pourtant que des leviers existent et qu'ils dépassent le cadre d'explications habituellement admises.

 

OUTILS REVOLUTIONNAIRES CHERCHENT UTILISATEURS !

 


Le raisonnement à l'origine du lancement des Réseaux Sociaux d'Entreprise (ou RSE) est séduisant. De manière somme toute caricaturale, il peut se résumer ainsi : dans un contexte de complexité croissante des organisations et du développement massif du mode projet, un RSE doit permettre de gagner en efficacité et de stimuler l'innovation en fluidifiant la transmission d'information et en dépassant les cloisonnements organisationnels ou hiérarchiques. Toutes les démarches menées jusqu'à présent pour favoriser la capitalisation, développer la productivité et impliquer les salariés pourraient ainsi être mises au placard : le réseau social d'entreprise serait en effet la "recette miracle" qui permettrait la nécessaire transformation de l'organisation. 
En matière de déploiement, pas plus de questions à se poser : la plupart des salariés étant aussi à titre privé des utilisateurs de réseaux sociaux externes, ils adopteraient de façon naturelle et instinctive le nouvel outil de l'entreprise et partageraient informations et savoir-faire avec leurs collègues comme ils partagent photos, expériences professionnelles ou articles de journaux sur Facebook, LinkedIn ou Twitter.
La révolution n'a en fait jamais eu lieu, ou dans de très rares cas de figure : seuls 10% des déploiements de RSE lancés dans le monde sont réussis (Gartner Group - 2013). Pour la France, ce sont 86% des décideurs qui cherchent encore leur voie quant à l'adoption éventuelle d'un réseau social.

 

RESEAUX PEU ACTIFS : UNE RECHERCHE D'EXPLICATIONS SOUVENT PARTIELLE


« C'est un problème de génération ». Spontanément, c'est l'explication la plus souvent avancée pour justifier l'absence d'adoption. Reprenant l'analogie avec les réseaux sociaux externes, les RSE seraient des outils réservés aux jeunes générations dites "connectées", et leur non-appropriation par des salariés plus seniors serait finalement assez logique. Pourtant, l'analyse des communautés qui fonctionnent (ou non) révèle que l'âge de leurs membres n'est absolument pas un critère discriminant. Une communauté d'experts fonctionne soit très bien, soit pas du tout, et lorsque l'adoption a lieu elle ne laisse aucune génération au bord de la route. Les salariés s'approprient alors cet espace de communication aussi facilement qu'ils se sont appropriés l'e-mail il y a plusieurs années.


« On cultive l'art de la confidentialité et du cloisonnement ». Le poids de l'organisation, son histoire, l'appartenance à une "baronnie" locale ou à une autre, la volonté de préserver ses savoir-faire ou ses informations sur son périmètre sont autant d'autres raisons avancées par les organisations pour justifier l'échec de leur RSE. Dans le fond, c'est même lapalissade : vouloir donner la parole, sans que cela soit obligatoire, à des collaborateurs qui n'ont pas envie de la prendre ne peut aboutir qu'à un échec. Mais une étude plus fine montre que l'absence d'appropriation tient plus d'un manque de culture collaborative initiale, plutôt que d'un réel culte de la confidentialité. Les Réseaux Sociaux d'Entreprise ne sont pas des outils "transformants" par essence. Ils peuvent accélérer un besoin de transmission d'informations, mais leur succès impliquent que des réflexes de collaboration soient préexistants : réseaux informels déjà établis, utilisation de canaux (souvent perfectibles) d'échanges d'informations, etc. Le mode projet, transversal par essence, peut constituer un point d'entrée intéressant pour la mise en place de réseaux sociaux internes.


« Le RSE n'apporte rien de nouveau aux utilisateurs ». Derrière cette idée, se cache une question clé : quel intérêt (métier) pour les utilisateurs au quotidien ? Les espaces collaboratifs qui ne sont pas constitués autour de communautés d'intérêts transverses sont systématiquement des échecs. De ce point de vue, un RSE n'est pas un gadget et si les utilisateurs n'y trouvent aucun intérêt et qu'il ne facilite pas leur travail, ils se connecteront au réseau une fois par effet de curiosité, mais ne reviendront pas. De la même façon, si les communautés créées répliquent l'organisation existante au sein de l'entreprise, on constate qu'elles sont tout autant des échecs. En effet, pourquoi échanger avec un collègue qui serait au même étage que le mien ? Qu'a-t-on de plus à partager sur un RSE ? Toutes les organisations ne sont pas globales et les besoins d'échange d'information, selon la nature des activités, ne justifient pas toujours la mise en place d'une communauté sur un réseau social. Il est donc essentiel de s'interroger d'abord sur les communautés métier à créer, puis de voir dans quelle mesure ces dernières ont un caractère "véritablement" transverse, afin que le RSE trouve pleinement sa place.


« Il y a peu de contributeurs, le ROI est donc très limité ». Le sujet du ROI des RSE se pose dans les mêmes termes que celui de la formation. Appliquer un modèle strictement financier de calcul de ROI sur un processus collaboratif ou de développement des compétences dans la durée, est complexe et voué d'emblée à l'échec. La pluralité des objectifs possibles (réduction du nombre d'e-mails, du temps passé en réunion ou des déplacements, facilitation de l'intégration, rapprochement des salariés, pérennisation des expertises, production d'idées nouvelles, etc.) rend impossible le calcul d'un ROI global. Si les métriques existent, ils ne permettent que de mesurer l'activité d'une communauté. Et encore ne faut-il pas oublier la règle du "90-9-1" établie par Jakob Nielsen pour catégoriser les types d'utilisateurs sur les media sociaux : 1% contribuent systématiquement, 9% occasionnellement, 90% jamais. Mais dans le dernier cas, cela ne signifie pas qu'une information publiée n'est pas vue, lue et intégrée par un utilisateur, même s'il n'y réagit pas. Les métriques de suivi trouvent donc un sens dans une mesure plus qualitative. Cette dimension doit être principalement gérée par des community managers, qui sont en mesure de faire le lien avec des problématiques métier et de mesurer la valeur créée par les échanges. Les outils évoluent d'ailleurs pour faciliter ce travail d'analyse, certains RSE embarquant aujourd'hui des outils d'analyse sémantique permettant d'organiser d'importants flux de données textuelles.

 

VERS UN MODELE DE DEPLOIEMENT EFFICACE DES RSE


Comment faire des réseaux sociaux internes, des outils à forte valeur ajoutée ? Quelques bonnes pratiques tenant compte des leçons apprises lors d'expériences dans le domaine permettent de renforcer les chances de succès de ces démarches en favorisant une adhésion progressive des utilisateurs.


Mener un diagnostic de maturité collaborative transverse à toute l'organisation en amont du projet, afin d'identifier des communautés existantes sur lesquelles se baser pour lancer le réseau social. Il apparaît en effet que la mise en place d'une communauté sur le RSE est facilitée par l'existence d'un véritable groupe de travail, actif en-dehors du réseau, voire le préexistant. Dans cette configuration, le RSE vient compléter la palette des moyens de communication en offrant des possibilités d'échanges informels, quotidiens et très opérationnels. La maturité collaborative d'une organisation peut notamment s'évaluer au travers d'entretiens et d'une grille de benchmark spécifique.


Lancer d'abord quelques "communautés pilotes", parmi les groupes de travail les plus matures en matière collaborative. Une telle démarche permet d'expérimenter et d'identifier des bonnes pratiques à mettre en œuvre lors d'une généralisation future. C'est aussi l'occasion de formaliser avec les membres des communautés pilotes une charte d'utilisation, qui sera diffusée une fois la généralisation du réseau décidée, tout en assurant le Marketing de ce dernier auprès du reste de l'organisation par le biais d'un mécanisme simple de "teasing". Les membres les plus enthousiastes lors de cette phase d'expérimentation pourront même devenir les futurs ambassadeurs du réseau et en animer les premières communautés.


Choisir l'outil le plus adapté aux objectifs fixés au RSE. Recherche-t-on une base documentaire améliorée ou un outil d'échanges peu structurés et de microblogging ? Partagera-t-on des photos et des vidéos ou seulement des documents texte ? Le réseau sera-t-il un vecteur d'innovation ou de formation ? S'intégrera-t-il aux applications métier de l'organisation (par exemple avec un CRM) ? Être au clair sur les objectifs du RSE permettra de faire le meilleur choix en matière de technologie, la plupart des outils sur le marché ayant des caractéristiques particulières et répondant plus ou moins bien à chacun de ces cas de figure. 

 

Partager quelques bons réflexes de lancement. Ceux-ci peuvent varier en fonction de la culture de chaque organisation, et pourront être identifiés lors de la phase d'expérimentation. Certains sont suffisamment fréquents pour être mentionnés ici :


• Accompagner et "coacher" les animateurs de communautés, pour lesquels l'animation est souvent une fonction supplémentaire et pas une mission dédiée. En particulier, les orienter dans le choix des media (diversité et attractivité de certains supports), du ton et du rythme de publication, les assister dans la phase de lancement qui demande des efforts d'animation importants... ;


• Susciter une dynamique de valorisation des membres qui participent ou réagissent sur le RSE, ce réflexe de remerciement ou de "like" n'étant pas naturel dans le monde professionnel ;


• Mesurer et suivre l'activité des communautés, afin de communiquer sur les succès, identifier d'éventuels besoins supplémentaires en matière d'animation et surtout, pouvoir rapidement enclencher une démarche de capitalisation des contenus échangés qui achèvera d'ancrer le réseau social interne comme élément incontournable de l'organisation. 
Appliquer ces quelques bonnes pratiques permet de maximiser les chances de succès d'une démarche RSE. Elles ne permettent cependant pas de les garantir, d'abord parce qu'on ne peut pas rendre l'utilisation d'un tel outil obligatoire sans contredire la logique collaborative que l'on cherche à mettre en place, mais aussi car un RSE s'insère dans un environnement qui peut lui être plus ou moins propice : intensité de la culture collaborative, de l'éloignement géographique et des besoins d'échanges de ses membres... Le risque que le RSE ne trouve pas toujours ses utilisateurs reste donc présent sur ce type de projet, ce qui n'est pas en soi une mauvaise chose, l'apprentissage par l'erreur étant après tout l'une des dimensions majeures de la culture 2.0.

 

Enfin, un réseau social interne n'est finalement qu'un moyen de renforcer une culture de collaboration et de partage déjà bien ancrée, ou d'en faciliter l'émergence. Il n'est donc qu'un des piliers d'une culture qui ne se décrète pas. Il est ainsi plus raisonnable de lui faire porter des objectifs et une ambition à sa mesure et en aucun cas de chercher à en faire LE levier de la transformation collaborative des organisations.

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Interview de J-M Vergne (Bluekiwi) sur les Réseaux sociaux en Entreprise

Jean-Michel, VP Sales (blueKiwi) est interviewé par Michel Eon, Directeur industriel (GDF SUEZ Branche Energie Service).
Il s'exprime sur le partage des bonnes pratiques et les réseaux sociaux en entreprise.
C'est un retour d'expérience sur les outils de "knowledge management Web 2.0".

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Rescooped by Clemence BJ from D&IM (Document & Information Manager) - Gouvernance numérique
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Réseau social d’entreprise

Réseau social d’entreprise | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it
Réseau social d’entreprise - Partage des connaissances - Apprentissage par l’échange - Innovation et valorisation Les réseaux sociaux sont devenus un réflexe et un mode de vie ! La sphère familiale, les relations amicales, l’information, le marketing, la publicité, la culture… en sont tous...

Via Jean-Pierre Blanger
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Google+ est-il plus un réseau social d’entreprise ?

Google+ est-il plus un réseau social d’entreprise ? | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

A l’heure où les réseaux sociaux sont de plus en plus présents dans la vie de chacun, une question se pose : Google+ arrivera-t-il à être considéré comme tel, et à capter son public et à stimuler un intérêt social ?

Une étude récente de Gallup, qui a été analysée par+Noël Nguessan dans cet article,nous démontre qu’un grande majorité des utilisateurs de réseaux sociaux (94%) y sont pour un intérêt social, rester en contact avec les amis et la famille.

Google+ peut-il susciter cet intérêt social ou n’est-il tout simplement qu’un réseau pour échanges entre professionnels ?

GOOGLE+ ET LES MARQUES US

Dernièrement en écoutant Radio Canada (fréquence de Montréal) j’ai pu tomber sur une émission où l’on abordait le cas « Google+ ». La question qui revenait était : « mais qu’est ce que Google+, et à quoi ça sert ? »

Certaines personnes au Québec s’y sont penchés d’un peu plus prêt et ont même annoncé queGoogle+ allait permettre d’influencer le référencement de site web.

Pourtant, pas si loin que ça du Québec, aux US, depuis déjà quelques années (je dirai 2012) les grandes marques ont compris qu’il était important de créer sa « Business page » sur Google+. Tout comme dans Facebook, cette « Business page » de Google+ leur servirait à construire une communauté en tissant des relations autant avec des entreprises qu’avec leurs fans.

De nombreuses marque, dans tous les domaines, s’y sont donc mis :

Vrigin (mobile)
Zappos (chaussures)
Zappos poste régulièrement et plus particulièrement des visuels de produit, mais également des vidéos issues de sa chaîne YouTube (liée à son compte Google+).
H&M (vêtements)
H&M mise également sur le côté « visuels » pour effectuer la promotion de ses produits. H&M joue la carte des interactions avec ses fans, en leur proposant de participer à des concours, ou de donner son avis sur des « looks » différents. Il semblerait que H&M propose les mêmes contenus sur sa page Facebook et son compte Google+.

etc

GOOGLE+ ET LES MARQUES FR

En France, c’est plus compliqué de trouver des marques qui ont une réelle présence sur Google+, et qui utilisent leur « business page » pour interagir avec leur communauté. Essayons de trouver 3 marques françaises qui sont dans les mêmes secteurs d’activité que celles des marque US citées ci-dessus :

mobile : SFR
vêtement : Gémo
chaussures : Spartoo

SFR: (mobile)
Gémo (vêtements)
Spartoo : (chaussures)

 

L’ensemble de ces marques proposent une animation pour leur communauté : visuels, vidéos, etc.
On se rend compte malheureusement que ces efforts ne sont pas encore récompensés, lorsque l’on regarde le peu de +1 ou de partages des posts.

On peut constater que nous sommes loin de l’animation et des interactions proposées sur les pages Google+ US !

 

GOOGLE+ ET LE MONDE PRO

Prenons par exemple la communauté des Pros en référencement, l’ensemble de ces référenceurs et agences en France sait que Google+ a beaucoup été utilisé et recommandé au début pour le potentiel encore exploitable de ses liens « dofollow ». Cela a bien changé depuis malheureusement !

Je dirai donc que pour cette communauté, Google+ a été utilisé avant tout pour tester, échanger et partager sur des sujets professionnels.
Mais, elle sait également se permettre des petits écarts en publiant de temps en temps une image / vidéo pour montrer son côté « social » et faire de l’#humour ! 

Mais l’ensemble des sujets nous montrent que son utilisation est avant tout professionnel, en comparaison à celle que pourrait avoir la majorité des personnes sur Facebook.

Faisons un petit test : une petite recherche dans google+ qui va nous permettre de renforcer ce point de vue. Recherchons par exempe sur les sujets « référencement » et « vêtements pour femme« , l’un sur un sujet plutôt pro et l’autre plutôt grand public.

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Le réseau social d'entreprise, un outil pour transformer des collaborateurs en ambassadeurs ?

Les débats se multiplient autour de ces fameux ambassadeurs, avec également des programmes dédiés. Côté international, les hashtags #SocialEmployee, #SocBiz ou encore #EmployeeAdvocacy sont activement à suivre pour élargir sa veille.
Dans les deux agences britanniques pour lesquelles je travaillais, nous utilisions SocialCast dans l'une, et Podio dans la seconde. C'est dans la première que l'usage était plus important, avec une opportunité de connecter les collaborateurs entre eux (notamment par rapport à la dimension internationale de l'entreprise), de partager des éléments de veille dont pourraient bénéficier l'entreprise, de créer des groupes par client/compte géré (pour y partager des présentations PowerPoint, des pitchs client, y faire un résumé des échanges, y déposer des briefs, etc...), de partager des brouillons d'article pour le blog officiel de l'agence, de partager des mèmes (machine à café virtuelle) ou encore de recevoir des briefs réguliers de la Direction Générale sur la conduite de l'entreprise, etc... Ceci représente des exemples d'usage, avec une adoption très importante (la quasi-totalité des collaborateurs y étaient) et un réel travail en amont, pour ne pas simplement "utiliser" une technologie sociale mais avant tout être "social".
Cette activité virtuelle représentait alors une continuité de ce qui se faisait déjà dans les bureaux (la base, les fondamentaux). SocialCast venait, en quelque sorte, amplifier l'existant et offrir des possibilités supplémentaires de collaboration. Pour mon cas, c'était une manière de rompre avec une certaine solitude, étant donné que j'étais en télétravail avec un déplacement mensuel à Londres pour faire le point avec la Direction et garder un contact avec les équipes.
Salariés ambassadeurs ? 
Il est important de ne pas tomber dans la réflexion et la recherche d'une solution technologique avant tout. Il convient de revenir beaucoup plus en amont et d'analyser les fondamentaux. Un réseau social d'entreprise ne pourrait malheureusement guère régler une pratique répandue du micro-management (à part offrir un canal supplémentaire pour poursuivre cette pratique) par exemple. Il ne pourra effacer la défiance, l'absence de feedbacks constructifs, de mentoring ou de sponsoring par exemple. En d'autres termes, et sur la base d'une approche bien organique, les salariés ambassadeurs devraient déjà l'être "avant" l'implémentation potentielle d'un réseau social d'entreprise. Il est également essentiel de préciser qu'être ambassadeur ne signifie pas seulement "relayer" de l'information ou des contenus. Le comportement online comme offline est aussi un moyen d'exprimer un sentiment avancé d'appartenance.
Avant d'aborder ce sujet-là 
Si l'on revient encore plus en amont, le focus devrait également se porter sur la culture de l'entreprise et le recrutement stratégique effectué. En effet, une entreprise développant intentionnellement son coeur de valeurs et ses principes, va recruter des personnes disposant d'un minimum de compétences métier (pour pouvoir réaliser les tâches principales de manière suffisamment performantes) et surtout de valeurs compatibles pour aller dans le sens d'une émulsion collective en aval. Soit, sur la base d'une équipe dirigeante fédératrice et faisant la promotion des valeurs à travers leur comportement, des premières briques sont posées pour transformer les salariés en ambassadeurs. La clarté et la transparence sur le sens (le pourquoi), vision (la destination), la stratégie (les moyens employés pour y arriver) et les valeurs constituent un dénominateur commun, et facilite la prise de décision et la prise de responsabilité; en effet, les collaborateurs savent et comprennent quels sont les comportement valorisés en interne.
Des exemples de moments pas si magiques que cela
- Lorsque, au bout de plusieurs mois, la personne référente fait toujours très largement plus de 80% des conversations totales. Très peu de réponses et des relances multiples car peu de temps et/ou peu d'intérêt pour le réseau social mis en place
- Lorsque la majorité est enthousiaste à l'idée d'avoir un réseau social d'entreprise, et d'un coup plus du tout de participation après l'ultime lancement
- Lorsqu'un collaborateur pose littéralement une bombe, avec un coup de gueule public et une critique vive de ses collègues, ou encore de l'équipe dirigeante
- Lorsque certains managers ne prennent pas du tout le temps de répondre aux messages privés, tout comme aux emails, et laissent les équipes dans le flou
- Lorsqu'un message privé assez direct peut être mal interprété et prendre de grandes proportions, pour finalement ternir des relations
- Lorsque que quelques collaborateurs se révèlent être des rois de l'auto promotion et du flooding, pour finalement évoquer que très peu d'intérêt pour les problématiques de l'entreprise et la collaboration
Pour conclure, un leadership remarquable et une culture suffisamment riche, constituent deux exemples d'outils de base pour assurer la qualité des fondamentaux, très en amont avant le potentiel lancement d'un réseau social d'entreprise. Il devrait y avoir des ambassadeurs, à la base, tout en restant conscient que "le 100% engagement" est utopique.

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Usages, création et déploiement d'un réseau social dans votre entreprise ?

Usages, création et déploiement d'un réseau social dans votre entreprise ? | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it
Quel progrès ! – Netco Group vous propose un réseau social d’entreprise sur-mesure et co-construit avec vous de A à Z !
Pour en savoir plus, le site web de notre offre :

 
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Plateformes sociales d'entreprise : qui sont les leaders ?

Plateformes sociales d'entreprise : qui sont les leaders ? | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

La dernière publication de The Forrester Wave™: Enterprise Social Platforms en début juin est très intéressante car elle témoigne d’une "stabilisation de l’offre" et de l’émergence de réels leaders sur ce marché.

IBM, Microsoft et SalesForce se démarquent des autres éditeurs en occupant le devant de le scène et les "back offices" sociaux pour mieux consolider des positions déjà largement dominantes dans les infrastructures IT et métiers.

Il n’y a que SalesForce qui, en tant que "nouveau", a su s’imposer dans un marché dominé par les grands et sa légitimité "métier" y est sans doute pour beaucoup.

Source: Forrester Research, Inc.

On notera la présence de bluekiwi et de Zimbra (ex Telligent) parmi les solutions bien classées (les critères de sélection des éditeurs sont clairement mentionnées dans le document ci-dessous).

Forrester a également cherché à identifier si ces solutions répondaient avec la même pertinence à une demande de plus en plus pressante des clients, à avoir intégré les plateformes sociales aux flux d’activités métiers.

De ce point de vue et sans surprise, SalesForce fait largement la course en tête devantTibco

Source: Forrester Research, Inc.

De mon point de vue, cette publication montre à quel point

les éditeurs traditionnels savent acquérir un leadership sur des marchés nouveaux, notamment par des rachats de "pure players" dont le dernier en date, Jive s’estrapproche récemment de Ciscol’intégration (ou l’interopérabilité) avec les solutions métiers et l’infrastructure est clef dans l’appréciation de la valeur que peuvent porter ces plateformes dites sociales.

Vous trouverez à la lecture du rapport complet les éléments d’analyse et d’appréciation de la stratégie des solutions étudiées.

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Jean Louis NAUD's curator insight, August 19, 7:21 AM

Retour en force des majors maintenant que les concepts et les pratiques se stabilisent: les RSE abordent un seuil de maturité

François Pellerin's curator insight, August 19, 11:17 PM

L'usine du Futur aura besoin aussi d'une plateforme sociale

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Le réseau social, nouvel enjeu des Ressources Humaines

Le réseau social, nouvel enjeu des Ressources Humaines | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it
Le 23 juin, le réseau social, nouvel enjeu des Ressources Humaines a été le sujet abordé par: Virginie Sido, directrice de la communication interne de la marque Accor, Ziryeb Marouf, responsable Ressources Humaines 2.0 de Orange et Bénédicte Lefebvre du Preÿ, directrice des Ressources Humaines de NextRadioTV, dans Paris est à vous, avec Karine Vergniol sur BFM Business
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Un responsable de réseau social d'entreprise doit savoir "vendre" son projet

Un responsable de réseau social d'entreprise doit savoir "vendre" son projet | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

Après avoir mené des projets de refonte d'intranets, Marc Bramoullé a pris en mains le réseau social d'entreprise de l'éditeur de jeux vidéo Ubisoft. Portrait.

"La communication interne est un levier de la motivation des collaborateurs". Marc Bramoullé, Internal Social Media Project Manager chez Ubisoft, en est convaincu. Ce passionné de rencontres ouvert sur le monde, s'est ainsi très tôt intéressé au rôle que peut jouer la communication dans les relations humaines, en particulier en contexte d'entreprise. Et s'est décidé à en faire la pierre angulaire de son projet professionnel. Un vision qui l'a amené à devenir aujourd'hui responsable d'un réseau social d'entreprise. Mais, comment parvient-on à un tel poste ? Quelle est la formation, et l'expérience, de Marc Bramoullé ?

Petit retour en arrière. Après son Master en Communication à Sciencescom (Audencia), avec à la clé plusieurs stages liés aux problématiques d'intranet, Marc Bramoullé a retenu l'attention de la directrice en charge du KM chez Ubisoft(grâce à son profil Viadeo). Jusqu'alors, c'était en effet le knowledge manager qui pilotait le projet intranet au sein de l'éditeur de jeux vidéo, et faisait l'interface entre les utilisateurs, la direction informatique et la communication interne. Un challenge qui n'effraie en rien Marc Bramoullé, qui rejoint Ubisoft pour faire prendre à l'intranet le chemin du réseau social d'entreprise.

"Je suis rentré en contact avec mon premier employeur en m'appuyant sur les réseaux sociaux comme Viadeo et LinkdIn"

Le projet de réseau social était déjà défini, mais qu'aucun développement n'avait alors été fait sur l'Intranet. "Un lancement de réseau social est bien plus complexe qu'un lancement d'intranet. En termes d'implication des équipes, on doit amener les utilisateurs à contribuer, interagir de manière quotidienne. Il faut donc une plus grande proximité avec les utilisateurs finaux que dans un projet d'intranet plus traditionnel", analyse Marc Bramoullé.

 

"La compétence majeure dont doit faire preuve un responsable de RSE est liée à la gestion de projet complexe qui l'amène à échanger avec beaucoup d'interlocuteurs, des développeurs aux communicants internes en passant par les utilisateurs du RSE. L'objectif étant de définir de manière collégiale les choix des fonctionnalités, les actions de community management, le plan de communication et la stratégie de déploiement qui va faire en sorte que toutes les équipes s'engagent dans le projet", poursuit Marc Bramoullé.

 

"Un responsable RSE doit également faire preuve d'empathie, de diplomatie et de leadership" © Marc Bramoullé

Parmi l'éventail des autres compétences dont doit faire preuve un responsable RSE, Marc Bramoullé met également en avant la connaissance du Web 2.0, mais pas tant du point de vue des technologies que des tendances et des nouveaux usages qu'il véhicule. 

"Quand on est responsable RSE, il ne faut pas être développeur ou informaticien, mais bien comprendre les enjeux fonctionnels du projet et s'assurer que les utilisateurs exploitent ces fonctionnalités de la meilleure des manières. Il faudra également savoir vendre son projet en interne", poursuit Marc Bramoullé. 

 

Le RSE pour accroître le sentiment d'appartenance à l'entreprise

 

"Outre de très bonnes compétences rédactionnelles, d'expression orale et de savoir argumenter, un responsable RSE doit également faire preuve d'empathie, de diplomatie et de leadership pour être en mesure d'embarquer l'ensemble des interlocuteurs à faire partie de l'aventure du réseau social d'entreprise", fait savoir Marc Bramoullé. 

A LIRE AILLEURSUbisoft : Site Internet corporate

Mais, disposer des bonnes compétences et du savoir-être nécessaire ne garantit pas de facto le succès d'un projet RSE. "Seul le feed-back des collaborateurs, leur sentiment d'une meilleure appartenance au projet d'entreprise et l'usage qu'ils font des nouvelles pratiques collaboratives issues du RSE peuvent indiquer que le projet a réussi", note Marc Bramoullé.

Des indicateurs qui ont manifestement déjà émergé chez Ubisoft : "quand des personnes répondent à votre place sur les bénéfices à utiliser le RSE et se disent plus engagées dans leur entreprise depuis sa mise en place, on se dit que l'on est bien sur la bonne voie", conclut Marc Bramoullé.

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Accor lève le voile sur son App Store et son réseau social d'entreprise

Accor lève le voile sur son App Store et son réseau social d'entreprise | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

Le groupe hôtelier se dote d'un portail d'entreprise flambant neuf. Il combine App Store et réseau social d'entreprise. Le tout reposant sur Microsoft SharePoint.

Reposant sur la technologie SharePoint de Microsoft, l'intranet d'Accor était déjà puissant. Grâce à une animation éditoriale quotidienne, le groupe revendiquait 2 millions de visites par mois sur son portail ! "Mais, il ne disposait pas de fonctionnalité 2.0, d'espace d'identification et de possibilités de personnalisation", explique Virginie Sido, directrice de la marque Accor et de la communication interne. 

Le géant français de l'hôtellerie s'est donc lancé dans une vaste refonte. Avec à la clé plusieurs grands objectifs. D'abord celui de la personnalisation du contenu et des applications en fonction du profil métier et du cadre de travail (sièges, hôtels franchisés et managés...). Le but étant aussi de permettre à l'utilisateur lui-même de personnaliser ses informations. Ensuite, Accor entendait aussi tenir compte des salariés ne disposant pas forcément de poste de travail, et offrir un accès via des terminaux non-professionnels. Du personnel d'étage au restaurant, "c'est une population qui représente plus d'un collaborateur sur trois. Et une population également de plus en plus habituée aux médias digitaux pour son usage privé", indique Virginie Sido. Enfin, Accor comptait profiter du projet pour lancer sonréseau social d'entreprise (RSE), dans l'optique de faire naître une dynamique de partage de connaissances horizontale, entre filiales, pays, marques...

Un App Store interne

Pour ce nouvel intranet, Accor décide assez naturellement de s'orienter vers une nouvelle version de Sharepoint. Et ce sera la version 2013, qui commence justement à intégrer des fonctionnalités de réseau social. Pour mener son chantier dans de bonnes conditions, le groupe aura accès à Sharepoint 2013 avant sa sortie officielle, dans le cadre d'un accord avec Microsoft. 

Pour des raisons de sécurité, le projet donne lieu à deux environnements distincts. Le premier, baptisé AccorLive, reste hébergé dans les data centers du groupe. Il s'agit du portail de communication interne. Proposant un fil d'actualités (à "liker"), avec même un journal télévisé interne, il est aussi équipé d'un App Store d'entreprise. Baptisé Accor Apps, il offre plus de 300 applications (outils de réservation, service de traduction, demande de congés, catalogue de formations...). A cela s'ajoute un accès à 60 intranets de marques, métiers ou pays, sur lesquels des documents souvent confidentiels peuvent être échangés. "Nous voulions pouvoir contrôler nous même les droits d'accès à ces données en fonction des profils. D'où ce choix d'un hébergement on-premise", explique Laurent Idrac, directeur des systèmes d'information du groupe Accor, qui souligne avoir fait appel aux services d'Orange Business Services pour l'accompagner.

Un réseau social hébergé dans le cloud

Car pour l'autre espace de son nouvel intranet, celui dédié au réseau social d'entreprise, Accor s'est orienté vers le cloud... et la déclinaison en ligne de Sharepoint. Permettant un accès depuis tous types de terminal personnel, y compris les tablettes, Sharepoint Online est aussi cohérent avec la décision d'Accor d'opter pour Office 365 (et l'outil de communication unifiée Microsoft Lync). Accessible depuis AccorLive, le RSE (AccorLounge) permet à chaque collaborateur de créer des communautés, ouvertes ou fermées, pour échanger, commenter du contenu et développer son réseau ... "Nous avons lancé des pilotes avec Yammer", confie le DSI. La seconde solution de RSE de Microsoft intéresse déjà Laurent Idrac, notamment sa possibilité de poster des documents sur le flux d'activités - ce que ne permet pas Sharepoint.

Le réseau social AccorLounge est ouvert à tous les collaborateurs sous enseignes Accor et aux partenaires franchisés et propriétaires des 3600 hôtels du groupe. © Capture / Accor

La mise en œuvre du nouvel intranet a commencé. Il est déjà accessible à tous les sièges du groupe à travers le monde, ce qui représente environ 5 500 personnes. 2 700 d'entre elles se sont inscrites sur le RSE, et 180 communautés se sont créées spontanément. L'intranet est désormais en cours de déploiement dans les hôtels, notamment en France, où près de 1000 hôtels sur les 1550 que compte Accor dans l'Hexagone sont déjà connectés.

Identifier les acteurs les plus dynamiques sur le RSE et leur proposer le rôle d'ambassadeur

Les premiers usages du RSE ? Ils se concentrent sur l'échange de bonnes pratiques, par exemple de recettes de cuisine entre restaurateurs. Mais ils cristallisent aussi l'émergence de "communautés para professionnelles", comme les qualifie Virginie Sido. "Nous avons vu notamment apparaitre une communauté de coureurs marathoniens ou encore d'hispanophones en France", explique-t-elle. La stratégie de déploiement d'Accor est surtout de ne pas brider les usages, mais bien de montrer y compris au travers de ces "communautés para professionnelles" l'intérêt d'un RSE pour l'entreprise, ses métiers et sa culture.

Pour l'heure, deux ans après le début du projet, la directrice de la marque Accor et de la communication interne observe encore la montée en puissance du réseau social. "Nous allons commencer à identifier des acteurs particulièrement actifs dans les communautés qui pourraient jouer le rôle d'ambassadeurs et de relais d'opinion", confie Virginie Sido. Une campagne baptisée Joint The VIP (pour Very Interactive People) a été lancée dans ce but, afin de susciter des vocations de "Reverse Mentoring" (c'est-à-dire quand ce sont les jeunes qui forment les seniors) sur la base du volontariat. Parallèlement, le groupe a aussi développé avec Cegos une série de modules d'e-learning traduits en 7 langues et accessibles sur son portail pour apprendre à maitriser ces nouveaux outils.

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L'approche métier pousse les plates-formes sociales à évoluer

L'approche métier pousse les plates-formes sociales à évoluer | Les Réseaux Sociaux d'entreprises par @ClemenceBJ | Scoop.it

A quoi ressembleront les plates-formes sociales d'entreprise demain ? Bien malin qui pourrait s'aventurer à répondre à cette question. En termes de fonctionnalités et d'interfaces, continueront-elles à s'inspirer des outils grand public, Facebook en tête, ou des portails d'entreprise ?

Cela sera sans doute le cas pour les solutions qui se positionnent sur le terrain de la communication et de la collaboration générique, motorisant des réseaux sociaux à l'échelle de toute l'entreprise ou des intranets 2.0.

C'est un peu moins vrai, sur le plan fonctionnel, pour celles qui ont pour ambition d'organiser l'accès et le partage de la connaissance. Elles proposent déjà des fonctions avancées de gestion de tags, gèrent des taxonomies et commencent à se doter de workflows.

D'ailleurs, un éditeur présent lors d'un salon européen faisait remarquer que le rapport aux documents (versionning, connexion aux outils bureautiques, présence d'un wiki...) constituait le principal axe de différentiation entre les solutions présentées.

De nouvelles interfaces

Il existe un autre cas d'usage, moins répandu, pour lequel les évolutions tant sur le plan fonctionnel que visuel sont plus marquantes. Lorsque les outils sociaux servent à outiller des processus métier, ils se singularisent automatiquement.

Les trois captures d'écran ci-dessous, tirées de retours d'expérience publiés dans nos colonnes, en sont l'illustration.

You don't need a CRM, outil de gestion des opportunités commerciales, mis en oeuvre par Pix & Associates, dont nous présentons le témoignage cette semaine.

Chez Sodexo, l'application So-expert pousse de l'information vers les commerciaux chargés de proposer des titres restaurant aux entreprises tout en leur permettant d'échanger entre eux.

 

Avec l'application Osscar, la SNCF améliore le service rendu aux voyageurs des TGV en organisant le partage d'informations entre ses agents en cas de retard et leur donne les moyens de se coordonner.

Ces trois applications intègrent des groupes, des mécanismes de conversation et de mise en relation, mais leur mise en scène diffère de celle des réseaux sociaux d'entreprise. Le mur d'activités ne constitue plus l'élément central.

La dimension métier, présente à travers des données structurées (pouvant être issues du système d'information), est systématiquement mise en avant.

Des réponses techniques différentes

Les solutions techniques utilisées montrent la diversité des approches possibles. Dans le premier cas, You don't need a CRM est une adaptation métier du réseau social d'entreprise Yoolink développée par l'éditeur lui-même.

La seconde application a été construite sur mesure à partir du framework social de 7Circles.

Dans le dernier exemple, la SNCF s'est appuyé sur le réseau social d'entreprise Jamespot qu'elle a personnalisé et remodelé. Un projet qui a inspiré l'éditeur pour sa nouvelle application Co-Pilot.

On est encore loin d'avoir fait le tour des applications possibles des réseaux sociaux d'entreprise et les retours du terrain vont continuer à faire évoluer les solutions et à inspirer les éditeurs.

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Cadic Services's curator insight, May 7, 1:00 AM

Vers une évolution des outils collaboratifs avec au coeur la dimension de métier.