À toute berzingue…
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À toute berzingue…
Ma petite revue du web
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Le goudron et les plumes : Johnny le Pourri est un singe comme les autres !

Depuis que je suis sorti de la jungle, pour cause de promo, j’entends ricaner les singes. Ils s’en tapent une bonne tranche, les tricards ! Le chahut qu’ils font m’indiffère, ils se tapent sur le ventre, les crocs de leur sourire acéré ne m’impressionnent pas, j’ai connu bien pire ou peut-être que j’ai une araignée dans le plafond, va savoir, la schizophrénie est une maladie comme les autres.

On va mettre un point final à cette histoire, je vais te raconter ma vérité, car jusqu’alors je n’ai encore rien dit. Quoi de mieux qu’un bon pavé sur papier bouffant, histoire qu’en cas de déception tu puisses l’utiliser pour caler ton étagère.

C’est vrai, maintenant je suis devenu comme Elvis tellement gros que je fais de l’ombre à la musique, je ne me vois plus pisser, plus grave encore, j’ai de faux airs à Elton John, les décorations et les coquetteries en moins. Bon, moi j’ai toujours les grimaces. C’est mon fonds de commerce les grimaces et les lecteurs dans cette librairie parisienne semblent apprécier. Désormais, on m’invite dans les librairies pour dédicacer ma biographie traduite en français, comme quoi la subversion mène à tout.
Un petit blabla sur la page de garde, un petit selfie et tout le monde est heureux, je montre les dents, plus très vertes d’ailleurs, regard exorbité, personne n’est dupe, moi le premier, mais c’est le jeu du grand Cirque. Tout ceci n’est que de l’entertainment, tu t’imaginais quoi ? Qu’on allait faire la révolution ? Tu ne veux pas plutôt boire un Schweppes ?

Dans la file devant moi, je ne vois que des mômes sapés chez « Global a Go-Go », certains ont sous le bras mon 33t version américaine, bien entendu. Un petit paraphe et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. D’autres, plus ridés, me regardent d’un œil connivent, ils ont le cheveu fin et propret, enfin pour ceux qui en ont encore. Des frères d’armes, on a dû brûler notre jeunesse ensemble, quelle foutaise ! Ne t’offusque pas, tu me connais depuis longtemps, je pratique le cynisme.

Quelque temps, j’ai été la vérole sur le nez du roi, le système a tremblé, il s’est même écroulé et le rock’n’roll a repris ses droits. Tout ceci est une supercherie, une grande escroquerie, les têtes sont tombées et ont été remplacées par d’autres, des nouvelles… Être vizir à la place du vizir.

Et les singes dans tout ça ? Ils peuvent continuer à se marrer, je m’en tape, par définition, ils sont domestiqués, savants plus que de raison. Chacun est le singe d’un autre, alors si tu veux que je retrousse les lèvres, que je me distorde le visage, je peux faire ça pour toi. Je ne suis plus à une singerie près. Et toi ? Tu montes toujours dans les arbres ?

Assez de palabres, je me ferai bien une petite pause, où est la petite stagiaire de tout à l’heure ? Ah, la voici…
— Votre thé Mr Lydon !

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Joey Ramone : 'Ya Know?'

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Le punk est mourru, vive le punk ! Un nouvel album posthume de Joey Ramone sera d’ailleurs édité le 14 mai, soit le deuxième du genre après Don't Worry About Me (2002), paru un an après sa...
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Le goudron et les plumes : Mort aux vaches, mort aux condés…

Mort aux vaches, mort aux condés..., cet air ne me quitte plus depuis la mort de Schultz. Putain, 53 ans, ce n'est pas trop en demander, tout de même.
Dans le tourbillon qui m'entoure, la nouvelle m'a sonné, je me suis arrêté de courir. À droite, à gauche, tout a changé, le marathon a été long jusqu'ici, j'ai avancé sans trop me retourner. Je suis passé maître dans la discipline du coureur de fond, je n'ai jamais cherché la performance et encore moins à mener le peloton, non, je cours droit devant, par habitude.
Je ne le connaissais pas Schultz, enfin pas intimement, c'était plutôt un copain de route, comme pour beaucoup d'autres. Il était le curseur sur ma route toute tracée, une grande gueule anarcho-punk qui se rappelait à moi lorsque, de temps à autre, je daignais jeter un œil dans le rétroviseur.
Et les souvenirs affluent, les promesses se sont envolées, les rêves aussi, merde, j’ai de comptes à rendre à personne, l'important n'est-il pas de tenir la distance ? Après le top départ, combien se sont oubliés ? Fini les attitudes, l'heure est à la cohérence, aux compromissions excusables, bouffer du bitume à longueur de journée, n'efface pas les regrets, il les modèle en de vagues silhouettes plus ou moins palpables. Et j'ai perdu le sens du toucher.
Tant de choses sont encore à accomplir, le chronomètre tourne, les aiguilles s'affolent, je ne vois pas la ligne d'arrivée et c'est tant mieux. Je n'ai pas de remords, car au fond de moi rien n'a changé, juste que je ne m'écoute qu'entre deux respirations. Remarque, je respire, c'est déjà ça, il ne faut pas trop en demander, des fois que la disqualification me pend au nez, ce serait dommage, tout ça pour en arriver là.
Alors je trace droit devant, pas comme un chien sur sa balle lancée, non plutôt comme un déserteur, la peur au ventre, les tripes à l'air, histoire d'attirer la gangrène, de jouer avec le feu et de sentir encore un peu le sang gicler dans mes veines. Pour moi aussi, le compteur marque 53 ans et mon couloir à la corde n'est pas pire qu'un autre.
Foulées après foulées, je gratte des centièmes, parfois même des millièmes, une vraie peau de chagrin cette foutue course et dire que je n'ai jamais eu d'entraîneur, si cela avait été le cas j'aurais appris à m'économiser, à en garder sous le pied, comme ils disent. La fuite en avant est un passage de relais comme un autre, c'est ainsi, à chaque coureur son handicap, je fais avec, tu fais avec...
Le souffle me manque pour regarder la performance des autres concurrents, car somme toute, il s'agit bien ici de compétition et peu importe les couleurs pour lesquelles chacun s'épuise. Mon dossard est noir, il le sera toujours, il flotte au grand mat d'un vaisseau trésor de guerre, perdu sur des mers chaudes et malgré tout je suis et serai toujours un enfant de Cayenne !

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The Cramps File Under Sacred Music: Early Singles 1978-1981

The Cramps File Under Sacred Music: Early Singles 1978-1981 | À toute berzingue… | Scoop.it
By Gumshoe, featured Writer, Tiny Mix Tapes It’s so FRICKIN’ embarrassing, but here it is: I first heard The Cramps via an episode of Beavis and Butthead, and I thought I hated them. They were ...

Via Sad Mans Tongue
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