Les colocs du jardin
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Les colocs du jardin
Des plantes pour les insectes, des insectes pour les plantes... et leur place dans nos espaces !
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La biodiversité microbienne des sols des prairies de montagne influencée par les activités humaines

La biodiversité microbienne des sols des prairies de montagne influencée par les activités humaines | Les colocs du jardin | Scoop.it
Les bactéries et les champignons qui composent la microbiologie des sols des prairies de montagne restent mal connus. Pour la première fois une équipe franco-roumaine a mené une étude de biogéographie microbienne de ces communautés à l’échelle des montagnes tempérées de l’Europe. Ces travaux, publiés récemment dans le journal New Phytologist, démontrent que la biodiversité des bactéries mais surtout des champignons des sols de haute montagne est influencée à la fois par la localisation géographique et la composition végétale des prairies. L'équipe composée notamment de chercheurs du Laboratoire d'écologie alpine (LECA - CNRS/Univ. Joseph Fourier/Univ. Savoie Mont Blanc) et du laboratoire Evolution et diversité biologique (EDB - CNRS/Univ. Toulouse Paul Sabatier) constate par ailleurs que la gestion agro-pastorale des alpages est un élément essentiel pour comprendre la structure et la diversité des communautés microbiennes.


CNRS - Institut écologie et environnement - Actualités de l'institut, 01.12.2015

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Références 

Contrasting microbial biogeographical patterns between anthropogenic subalpine grasslands and natural alpine grasslands, par Roberto A. Geremia, Mihai Pușcaș, Lucie Zinger, Jean-Marc Bonneville et Philippe Choler, publié dans New Phytologist le 7 octobre 2015.
DOI: 10.1111/nph.13690

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La face cachée des zones AOC

La face cachée des zones AOC | Les colocs du jardin | Scoop.it
Comté, morbier, mont d’or, bleu de Gex... Le massif du Jura s’est spécialisé dans la production de fromages sous appellation d’origine contrôlée (AOC). Avec quels impacts sur l’environnement et la santé humaine ? Depuis plus de vingt-cinq ans, des chercheurs se penchent sur ces questions.

Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
Bernadette Cassel's insight:


Hubert MESSMER @Zehub on Twitter's insight:

C’est surtout sur la biodiversité des prairies que l’impact des pratiques se fait sentir. « Nous suivons depuis les années 1990 l’évolution de la flore des prairies de la zone AOC Comté. Sur la majorité des prairies, nous observons notamment une perte de diversité floristique. Cette évolution peut être mise en relation avec l’agrandissement des troupeaux et une course aux performances laitières des animaux nécessitant une intensification des pratiques », souligne François Gillet, professeur d’écologie au laboratoire Chrono-environnement dont les recherches ont démontré les effets néfastes des fauches précoces sur les populations d’insectes pollinisateurs et de l’épandage d’engrais minéraux sur la diversité de la flore des prairies.


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Hubert MESSMER @Zehub on Twitter's curator insight, April 2, 2014 3:43 PM

C’est surtout sur la biodiversité des prairies que l’impact des pratiques se fait sentir. « Nous suivons depuis les années 1990 l’évolution de la flore des prairies de la zone AOC Comté. Sur la majorité des prairies, nous observons notamment une perte de diversité floristique. Cette évolution peut être mise en relation avec l’agrandissement des troupeaux et une course aux performances laitières des animaux nécessitant une intensification des pratiques », souligne François Gillet, professeur d’écologie au laboratoire Chrono-environnement dont les recherches ont démontré les effets néfastes des fauches précoces sur les populations d’insectes pollinisateurs et de l’épandage d’engrais minéraux sur la diversité de la flore des prairies. 

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Le boom de l’agriculture urbaine

Le boom de l’agriculture urbaine | Les colocs du jardin | Scoop.it
A l'occasion du Salon de l'agriculture, CNRS-Le Journal revient sur le mouvement des jardins potagers urbains. Un phénomène qui essaime aujourd’hui en France et en Europe, et qui questionne les chercheurs.


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Bernadette Cassel's curator insight, February 25, 2015 1:03 PM


SUR LES COLOCS DU JARDIN


→  Les chercheurs s’intéressent à l’agriculture urbaine


Scooped by Bernadette Cassel
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Ville et biodiversité : La ville-nature

Ville et biodiversité : La ville-nature | Les colocs du jardin | Scoop.it

CNRS sagascience. « Histoire de la biodiversité urbaine, le retour du sauvage »

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Christian Allié's curator insight, January 13, 2014 5:00 AM

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Survivre dans la jungle urbaine   

Comprendre comment les espèces colonisent la ville et s’adaptent à l’écosystème urbain est l’un des objectifs de l’écologie urbaine. "La ville est un laboratoire fabuleux pour étudier la biodiversité et l’évolution, car des contraintes très importantes s’y exercent sur les espèces, qui vont se frotter à des facteurs nouveaux de luminosité, de dispersion de la nourriture, de prédation, analyse Philippe Clergeau, professeur au Muséum national d’histoire naturelle et spécialiste d’écologie urbaine. Mais ce champ de recherches est relativement récent. En France, les premiers travaux datent d’une dizaine d’années."

Le chercheur anime le programme Ecorurb (1), initié en 2003 pour une période de dix ans, qui fédère écologues, météorologues, géographes et sociologues autour d’une comparaison de sites répartis de la campagne au centre-ville d’Angers et de Rennes. Les premiers résultats en écologie végétale montrent que la combustion des hydrocarbures augmente la teneur en azote dans le sol des villes. La disponibilité de l’azote pour la croissance végétale est ainsi 160% supérieure dans le centre ville de Rennes que dans la campagne environnante! "Cela favorise les plantes nitrophiles, comme les orties", commente-t-il. L’air des villes contient par ailleurs trois fois moins de graines que celui de la campagne alentour, car les murs et les immeubles affectent les courants éoliens. Les travaux de météorologie ont par ailleurs permis de corréler la précocité de l’éclosion des bourgeons de cerisiers au climat, plus chaud au cœur de la cité. En centre-ville de Rennes, celui-ci survient une semaine plus tôt!

Côté écologie animale, trois groupes ont été étudiés: les oiseaux, les petits mammifères et les carabes (des coléoptères). "La mobilité des animaux est le premier facteur expliquant leur présence en ville. Les communautés d’oiseaux, par exemple, y sont plus riches qu’en milieu rural, car leurs capacités de dispersion leur permet de profiter de la variété des habitats. Les carabes, incapables de voler sur de longues distances, sont au contraire moins diversifiés en ville." C’est aussi le cas des petits mammifères qui subissent, en outre, la présence des chats, principaux prédateurs de la jungle urbaine.

D’autres facteurs expliquent que certaines espèces s’en sortent mieux. "Les généralistes, capables d’exploiter plusieurs habitats, tirent leur épingle du jeu", poursuit Philippe Clergeau. "Les espèces capables d’adapter leur comportement aux spécificités du milieu urbain sont également favorisées." C’est le cas du faucon crécerelle: en milieu rural, ce petit rapace se nourrit de micromammifères - qu’il guette en vol stationnaire. En ville, il ne s’alimente pratiquement que de moineaux, qu’il chasse à l’affût!