Les batiments au coeur de la transition énergétique
51 views | +0 today
Follow
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

Atelier EdEn avec le SER : le développement des EnR, élément-clé de la transition énergétique en France et en Europe

Atelier EdEn avec le SER : le développement des EnR, élément-clé de la transition énergétique en France et en Europe | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it

Jean-Louis Bal, Président du SER et Serge Lepeltier, Président Equilibre des Energies (EdEn)

Nathalie Laurent's insight:

Atelier débat organisé le 16 avril 2015 par l'association Equilibre des Energies

L'intégration des EnR dans les territoires et dans les systèmes énergétiques

 

 Avec

Jean-Louis Bal, Président du Syndicat des Energies Renouvelables (SER)

Serge Lepeltier, Ancien Ministre du Développement Durable et Ambassadeur Climat - Président de l’association Equilibre des Energies (EdEn),

Jean Bergougnoux, Président du Comité Scientifique d’Eden.


Jean-Louis Bal annonce que le SER rejoint l’association EdEn, qui milite en faveur d’un mix-énergétique décarboné des énergies. De son côté, Serge Lepeltier annonce qu’Eden rejoint le SER.

 

«  En renforçant notre partenariat avec Equilibre des Energies nous confirmons que nos objectifs convergent : réduire les émissions de CO2 en s’appuyant sur le développement des énergies renouvelables. Pour construire le renouveau énergétique, il est essentiel que l’ensemble des différents acteurs se regroupe et échange pour aboutir à un consensus. Forts de nos expériences terrain, je suis persuadé que ce rapprochement entre le SER et EdEn, nous permettra d’être force de propositions pour répondre aux nouveaux enjeux et usages en matière de transition énergétique. » Jean-Louis Bal, Président du SER.

 

 

 

De nouveau examiné depuis le début de la semaine par une Commission spéciale de l’Assemblée nationale, le Projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte (PLTECV) porte en lui l’ambition de la France de servir d’exemple à l’international en matière de gestion des problématiques énergétiques et environnementales.

Cette ambition s’illustre notamment par des objectifs de développement des EnR à horizon 2020 et 2030 supérieurs à ceux fixés en la matière par l’Union Européenne (UE) dans les paquets Energie-Climat (2020, 2030) : l’article premier du Projet de loi prévoit ainsi que la part des EnR devra être portée à 23 % de la consommation finale brute d’énergie en 2020 (contre 20% au niveau européen) et à 32 % en 2030 (contre 27% au niveau européen). Plus précisément, d’ici 2030, les EnR devront représenter en France, 40 % de la production d’électricité, 38 % de la consommation finale de chaleur, 15 % de la consommation finale de carburants et 10 % de la consommation de gaz.

 

Les priorités pour favoriser l’intégration des EnR dans les systèmes électriques selon le SER et EdEn :

* Equilibre des Energies et le SER confirment que la réduction des émissions de CO2 doit rester la priorité de la PLTECV. Ceci passant notamment par le développement des EnR.

 

* Définir un (véritable) prix du CO2 est un axe fondamental. Aujourd’hui entre 3 et 4 euros, le prix de la tonne de CO2 est totalement insignifiant. D’ailleurs, on constate en Europe que les émissions de CO2 augmentent dans les systèmes électriques malgré une augmentation de la part des EnR. Il est donc urgent de revaloriser le coût du CO2 qui permettra de privilégier le gaz plutôt que le charbon sachant que le gaz émet deux fois moins de CO2 que le charbon, tout en offrant une plus grande flexibilité pour gérer les aléas des énergies variables. Un minimum de €30 la tonne de CO2 semble être un nécessaire pour agir efficacement sur les émissions de CO2 et encourager de manière compétitive le développement des EnR.

 

* Préparer et développer les technologies des  capacités de stockage :

Au-delà de 2020, le système électrique est capable de gérer la variabilité des EnR en développant les interconnexions régionales et européennes

à court terme (quelques heures), avec le développement de l’effacement et des compteurs intelligents,o   à moyen terme (quelques semaines), avec les STEP ; Station de transfert d’énergie par pompage,à long terme (inter saisonnier), avec le « Power to Gas » ; stockage de la surproduction des énergies renouvelables grâce à leur transformation en hydrogène ou en méthane de synthèse.

 

* Encourager l’autoconsommation collective au niveau des ilots ou des agglomérations notamment.

 

* Développer les transports électriques et les réseaux de chaleur dans lesquels la France dispose encore de larges marges de progrès. Intégrer les transports électriques à la gestion du système électrique en organisant les heures de recharge des véhicules et en déplaçant les consommations avec l’application de « tarifs intelligents ».

 

Pour plus d'informations :

Nathalie Laurent

nlaurent@nklconseil.com 

 

more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

1. Energies renouvelables : la France peut-elle montrer l’exemple ? - RFI

1. Energies renouvelables : la France peut-elle montrer l’exemple ? - RFI | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
Une conférence internationale sur le climat qui débouche sur un accord contraignant, c’est ce que vise notamment la France, pays hôte de Paris Climat 2015 en décembre,
la France qui tente de montrer l’exemple...
more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

L’association Equilibre des Energies (EdEn) demande que la loi sur la transition énergétique prenne en compte, dès 2016, les émissions de CO2 des différentes énergies

L’association Equilibre des Energies (EdEn) demande que la loi sur la transition énergétique prenne en compte, dès 2016, les émissions de CO2 des différentes énergies | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it

Serge Lepeltier, ancien Ministre du Développement Durable et Ambassadeur Climat lors de la conférence de Durban, Président d’Équilibre des Energies (EdEn)

Nathalie Laurent's insight:

Alors que l’examen de la loi sur la transition énergétique par la commission des affaires économiques du Sénat débutera le 27 janvier prochain et sera débattue par les sénateurs à partir du 9 février. Eden rappelle qu’il est nécessaire que les émissions de CO2 soient prises en compte le plus rapidement possible pour engager le renouveau énergétique de notre modèle économique.

 

Eden demande aux Sénateurs que la modulation carbone des différentes énergies prévue en 2018 soit avancée à 2016. L’introduction d’un « niveau » d’émission de CO2 plutôt que d’un « plafond » permettra la  mise en œuvre de bonifications au profit des solutions peu émettrices de CO2, sans se traduire par une contrainte réglementaire supplémentaire[1].

Les engagements pris dans la réglementation  sont d’autant plus importants que la durée de vie du bâtiment va bien au-delà de 50 ans.

 

Pour Serge Lepeltier, ancien ministre, Président de l’association Equilibre des Energies (EdEn) :

« Alors que la France s’engage dans une loi de transition énergétique ambitieuse, il est tout de même invraisemblable que les émissions de CO2 des différentes énergies ne soient pas encore un critère pris en compte pour évaluer leur efficience! Les émissions de CO2 ne doivent pas être le seul critère d’évaluation mais il est primordial pour construire le renouveau de notre modèle économique. C’est pourquoi Eden demande aux Sénateurs que la loi sur la transition énergétique intègre la modulation carbone dès 2016 qui permettra notamment d’augmenter la concurrence et de faire baisser les prix.

 

Le renouveau du secteur du bâtiment, qui est le deuxième émetteur de gaz à effet de serre, est un pilier dans la réussite de notre transition énergétique. La réglementation thermique actuelle favorise le gaz au détriment de l’électricité. Il est urgent de rééquilibrer notre politique et d’être cohérent avec nos ambitions en favorisant la concurrence des énergies, les solutions peu émettrices de CO2 et en soutenant le développement des énergies renouvelables. ».

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

 

Les six raisons d’intégrer une modulation carbone dès 2016 :

 

Réduire les émissions de CO2, qui est le principal objectif pour agir sur le changement climatique, en favorisant les énergies peu carbonées

Rappel de l’objectif : réduire de 40% les émissions de CO2 en 2030.

Un logement neuf tout-électrique émet 70% de CO2 en moins que son homologue gazier (source ADEME, Chiffres clés du bâtiment, édition 2012.)

 

Soutenir le développement des énergies renouvelables

Rappel de l’objectif : 32 % d’énergies renouvelables en 2030 (23% en 2020)

 

Rééquilibrer la RT 2012 qui favorise le chauffage au gaz au détriment de l’électricité

Objectif 500 000 logements construits chaque année

Renchérissement du coût de la construction (bâti + équipements)  dans de nombreux cas, par exemple les maisons individuelles en zone non desservies par le gaz, préjudiciable à une activité de la construction déjà en crise.

 

Renforcer l’indépendance énergétique de la France en réduisant le déficit commercial et l’utilisation des énergies fossiles

Rappel de l’objectif : réduire de 30% la consommation d’énergie fossile en 2030.

La facture pétrolière et gazière de la France est de près de 60 milliards d’euros et le bilan négatif du gaz dans la balance commerciale de la France est de 13 à 14 milliards d’euros. (Source : CGDD Bilan énergétique de la France, juillet 2013, données des douanes.)

 

Favoriser l’innovation technologique et anticiper l’avenir

Le logement de l’avenir sera tout électrique (réduction des consommations d’énergies fossiles, électricité toujours peu carbonée grâce aux EnR, contribution à la régulation d’un système électrique comportant une part importante de productions intermittentes, support au développement des transports électriques, etc.).

Imposer une « traversée du désert » aux industriels de la filière est un non-sens.

 

Préparer la Conférence Climat à Paris en décembre 2015

La France doit démontrer ses engagements et se donner les moyens d’être la « nation de l’excellence environnementale » comme le souhaite le Président de la République. 

 

 

 

RAPPEL

 

L’électricité en France est majoritairement décarbonée et l’énergie la moins chère pour les occupants de logements neufs (Cf. note de bas de page 1).

La facture d’un logement tout électrique est inférieure à celle d’un logement chauffé au gaz (2 abonnements + entretien chaudière).

source : CEREN, données 2011 à climat normal

 


A propos de l’association Equilibre des Energies (EdEn)

 

Ancien Ministre de l’écologie et du développement durable, Ambassadeur Climat lors du lancement de la conférence internationale sur les enjeux climatiques à Durban et ancien Maire de Bourges, Serge Lepeltier a été élu le 24 novembre 2014, Président de l’association Equilibre des Energies (EdEn) pour les quatre prochaines années.

Jean Bergougnoux est maintenant Président d’Honneur et demeure Président du Comité Scientifique d’Eden. Ainsi, il restera l’interlocuteur de référence sur les sujets et axes de réflexion scientifiques et technologiques.

 

Equilibre des Energies (EdEn), créée en 2011, réunit professionnels, industriels, institutionnels et citoyens qui souhaitent bâtir le renouveau énergétique du bâtiment en s’appuyant sur un mix décarboné des énergies, conciliant performances économique, énergétique et environnementale.

Ainsi, EDEN participe au débat national sur la transition énergétique afin que les réglementations publiques soient cohérentes et pérennes avec le discours politique. Notre objectif est  que la réduction inéluctable des émissions de gaz à effets de serre soit une opportunité de croissance et de compétitivité inscrites dans l’avenir mais aussi, une réelle occasion de lutter contre la précarité énergétique.

Pour EdEn, l’innovation et les nouvelles technologies - utilisées notamment pour la rénovation dans les solutions biénergies couplant l’électricité avec le gaz, le bois ou le fioul - mais aussi en domotique ou pour le déploiement d’un réseau intelligent - sont un pilier pour respecter nos engagements du Grenelle de l’environnement et développer les énergies renouvelables.

En nous appuyant sur une efficacité énergétique, passive mais aussi active, des bâtiments et une décarbonation aussi poussée que possible des énergies, nous préparons un avenir responsable et durable. www.equilibredesenergies.org

 

Pour plus d’informations :

Nathalie Laurent : 06 03 98 19 41 / nlaurent@nklconseil.com

Bertrand Dussauge : 0619191928 / pressanalyst@gmail.com


[1] Aux termes de la loi Grenelle 1, en 2020, selon les dispositions de l'article L111-9 du code de la construction et de l’Habitat, le niveau d'émission de CO2 sera pris en compte dans la définition de la performance énergétique des bâtiments neufs selon une méthode de calcul à élaborer.

Cela suppose qu'il y ait un accord sur la teneur en CO2 des différentes énergies, point qui ne fait pas consensus à l'heure actuelle. Le Comité Scientifique d’EdEn a constitué à cet effet un groupe de travail sur la teneur en CO2 de l'électricité. Méthode de calcul disponible sur demande

more...
No comment yet.
Rescooped by Nathalie Laurent from Biodiversité
Scoop.it!

[Ecouter] Les effets du changement climatique sur la biodiversité / France Inter

[Ecouter] Les effets du changement climatique sur la biodiversité  / France Inter | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
A l'occasion du Sommet sur le climat de l'ONU qui s'ouvre à Lima, France Inter s'est intéresse aux conséquences des effets du changement climatique sur la biodiversité étudiées à l'Ecotron de Saint Pierre les Nemours en Seine et Marne.

Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

"Il faut ralentir le développement des énergies renouvelables" - Le Point

"Il faut ralentir le développement des énergies renouvelables" - Le Point | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
Elles coûtent cher et fragilisent l'approvisionnement en électricité de l'Europe entière : et si on levait un peu le pied sur les énergies vertes ?
more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

Serge LEPELTIER, ancien Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, est élu Président d’EdEn

Serge LEPELTIER, ancien Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, est élu Président d’EdEn | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it

Serge Lepeltier est élu, lundi 24 novembre, Président de l'association Equilibre des Energies - EdEn.

Nathalie Laurent's insight:

Lundi 24 novembre 2014, Serge Lepeltier, ancien Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, a été élu Président de l’Association « Equilibre des Energies » (EdEn).  Il succède à Jean Bergougnoux qui poursuivra son action en tant que Président du Comité Scientifique.

 

Pour Serge Lepeltier, EdEn est au cœur des questions économiques, écologiques et sociales, qui se posent aujourd’hui. C’est sur l’Energie que reposent le Développement Economique et la préservation de l’Environnement pour limiter le changement climatique.

Au moment où le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte va être débattu au Sénat, des évolutions demeurent indispensables pour conforter le lien entre Economie et Ecologie.

Ainsi le moteur de calcul de la RT2012 doit prendre en compte les émissions de gaz à effet de serre de toutes les énergies.  

Dans la rénovation des bâtiments, l’isolation et la gestion active de l’énergie sont essentielles. Des mesures fiscales doivent donc soutenir ces travaux et favoriser les équipements techniques permettant une réduction des émissions de gaz à effet de serre et des économies d’énergie.

C’est sur ces questions que Serge Lepeltier, en compagnie de Jean Bergougnoux, s’impliquera pleinement dans les semaines et les mois à venir.

 

****

 

A propos de l’association Equilibre des Energies (EdEn)

Equilibre des Energies (EDEN), créée en 2011, réunit professionnels, industriels, institutionnels et citoyens qui souhaitent bâtir le renouveau énergétique du bâtiment en s’appuyant sur un mix décarboné des énergies, conciliant performances économique, énergétique et environnementale.

Ainsi, EDEN participe au débat national sur la transition énergétique afin que les réglementations publiques soient cohérentes et pérennes avec le discours politique. Notre objectif est que la réduction inéluctable des émissions de gaz à effets de serre soit une opportunité de croissance et de compétitivité inscrites dans l’avenir mais aussi, une réelle occasion de lutte contre la précarité énergétique.

Pour EDEN, l’innovation et les nouvelles technologies - utilisées notamment pour la rénovation dans les solutions bi-énergies couplant l’électricité avec le gaz, le bois ou le fioul - mais aussi en domotique ou pour le déploiement d’un réseau intelligent - sont un pilier pour respecter nos engagements du Grenelle de l’environnement et développer les énergies renouvelables.

En nous appuyant sur une efficacité énergétique, passive mais aussi active, des bâtiments et une décarbonation aussi poussée que possible des énergies, nous préparons un avenir responsable et durable.  www.equilibredesenergies.org

more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

"L'économie circulaire dans la construction" avec François-Michel Lambert, député EELV et Président-fondateur de l'Institut de l'Economie Circulaire et Jean Bergougnoux, Président de l’Association ...

Atelier-débat Eden du mardi 20 mai 2014

François-Michel Lambert, député EELV et Président-fondateur de l'Institut de l'Economie Circulaire, était l’invité de Jean Bergougnoux, Président de l’Association Equilibre des Energies (Eden).


Trois axes qui pourraient être abordés dans la loi sur la transition énergétique:  

-         considérer les déchets comme des ressources,

-         favoriser l'innovation technologique et les initiatives territoriales,

-         définir de nouveaux modèles de fiscalité et de comptabilité qui permettront de concilier économie et écologie

Nathalie Laurent's insight:

 « Les déchets doivent être considérés comme des ressources et nous souhaitons que cela soit inscrit ainsi dans la Loi sur la transition énergétique. Cette Loi devra être souple et flexible pour que l'économie circulaire reste une opportunité d'innovations, de créativité environnementale et de mise en œuvre d'initiatives territoriales. En revanche, il est urgent et nécessaire de réviser la fiscalité et les modèles de comptabilité afin de lier économies et écologie. La transition énergétique doit être synonyme de croissance et de profits, pas de contraintes et d'investissements non rentabilises"

déclare François-Michel Lambert.

 


Ségolène Royal a confirmé que l'économie circulaire représentait l'un des quatre chantiers prioritaires de son action avec : la mobilité propre; la rénovation thermique et le développement des énergies renouvelables. 
Comment l'économie circulaire pourrait modifier les secteurs du bâtiment et de l'énergie ?

 

Les principes de l’économie circulaire

Fondé par François-Michel Lambert, avec notamment La Poste, la Fondation Nicolas Hulot, Gaz Réseau Distribution France, Ecofolio (etc.), et créé en février 2013, l’Institut de l'économie circulaire a pour mission de promouvoir une nouvelle économie sobre en matière première et où les déchets se feraient ressources.

 

L’économie circulaire est l’économie de l’intelligence face à la rareté. Nous ne sommes pas encore dans la rareté mais nous devons anticiper la raréfaction des ressources. Au rythme actuel, dans 10 à 20 ans, le zinc et le plomb, par exemple, auront totalement disparu.

 

De plus, en 2025, 4 milliards d’habitants devraient avoir le niveau de vie des européens.

Si l’on garde notre modèle de production et de consommation actuels, cela ne passe plus.

 

Dans l’économie circulaire, il s’agit de rompre avec la logique linéaire prédominante dans notre économie en utilisant comme source énergétique un maximum d’énergies renouvelables qui préservent au mieux les ressources, la santé et l’environnement. C’est économiser et optimiser les ressources qui nous sont données.

 

L’économie circulaire a pour objectif de rompre avec la logique linéaire qui prévaut : extraire, fabriquer, consommer, jeter. Face à l’épuisement de nos ressources, l’économie circulaire propose de produire autrement, en intégrant une exigence écologique à tous les niveaux, de la conception, en passant par la production, jusqu’au recyclage. Dans ce modèle, les sources d’énergie utilisées doivent être le plus possible renouvelables et le recours aux produits chimiques évité, mais le maillon essentiel est bien le zéro déchet. Site du ministère de l'Ecologie, mai 2013.

 

Cependant il ne faut pas le faire via des directives précises mais en encourageant l’innovation à tous les niveaux. « L’exemple de la RT2012, qui permet certaines avancées mais qui est à certains égards trop rigide doit nous servir - dans le cas de l’économie circulaire -  de contre-exemple. Nous ne souhaitons pas définir des normes qui bloquent l’innovation et les initiatives territoriales mais au contraire, mettre en œuvre une politique incitative qui permette de valoriser les bonnes pratiques l’innovation avec une fiscalité et une comptabilité innovantes. En libérant la créativité et l’esprit d’initiative nous arriverons à mettre en œuvre les 3 R, axes fondateurs de l’économie circulaire ; Réduction, Réutilisation, Recyclage. Pour ce faire, il s’agit notamment de revoir notre comptabilité qui ne permet pas de prendre en compte les impacts que les collectivités paient » a affirmé François-Michel Lambert.

 

L’économie circulaire dans le bâtiment

« Dans le secteur du bâtiment, il faut rapidement utiliser beaucoup de ressources. C’est pourquoi, Il nous faut apprendre à utiliser le juste nécessaire, apprendre à récupérer et régénérer les matières. Mais quand on parle d’économie circulaire dans le bâtiment, on parle aussi d’énergie. Dans le secteur du bâtiment il y a énormément d’énergie fatale, d’énergie perdue que l’on pourrait récupérer. Des calories que l’on pourrait réinjecter en fonction des besoins. Tout le monde fait de l’économie circulaire sans forcément le savoir. Mais aujourd’hui il y a une accélération car on a compris que le régime de profusion en termes de ressources ou d’énergie n’était pas viable » a poursuivi François-Michel Lambert.

 

Les déchets du bâtiment qui proviennent à 65% de la démolition, 28% de la réhabilitation et 7% de la construction neuve, représentent, bon an mal an, quelque 50 millions de tonnes de matériaux, à comparer aux 30 millions de tonnes de déchets ménagers. On estimait qu’en 2012, moins de la moitié de ces matériaux étaient recyclés. (Observatoire Statistique du MEDDE)

 

Pour Jean Bergougnoux, « les activités représentées au sein d’EdEn, qu’il s’agisse des différentes filières de la construction et de la rénovation des bâtiments, de l’utilisation rationnelle des énergies dans le résidentiel et tertiaire, de la conception, de la production et de l’installation des équipements permettant de mettre en œuvre ces énergies, sont et seront de plus en plus impactées par les concepts, les prescriptions et les pratiques de l’économie circulaire. »

 

Dans la construction, même s’il existe des initiatives, l’économie circulaire reste à inventer et peut être mise en œuvre de plusieurs façons :

En amont, lors de la conception des bâtis – choix de matériau, isolation… Développement de réseaux collectifs de gestion des déchets, de production d’électricité à base d’ENR, en organisant et favorisant la régénération des matériaux comme on le fait avec le granulat. Il existe aujourd’hui de nombreux exemples d’entreprises industrielles développant un réseau de récupération de chaleur, réinjectée dans l’industrie ou même pour chauffer des bâtiments. Il faut poursuivre dans ce sens pour que chaque calorie soit vue comme une ressource à récupérer, à ne pas gaspiller. Il faut encourager la recherche et l’innovation pour inventer les technologies de recyclage qui permettraient de considérablement réduire les 50% de déchets non recyclés par manque de savoir-faire. Jean Bergougnoux précise à ce sujet, « s’agissant de la valorisation énergétique des déchets qu’il s’agisse de déchets agricoles, industriels ou ménagers, le choix est ouvert entre les techniques classiques de production de chaleur par incinération qui ont été perfectionnées au fil des ans, et les techniques porteuses d’avenir de production de biogaz par méthanisation. Ce biogaz, lui-même, peut être utilisé pour la production locale d’électricité, la substitution aux combustibles fossiles comme source d’énergie dans les réseaux de chaleur ou, après purification, être injecté dans les réseaux de gaz naturel. On assiste donc à une floraison de solutions énergétiques qui impactent directement ou indirectement la problématique de l’utilisation rationnelle des énergies dans les quartiers et dans les bâtiments. »

 

 

En rationnalisant la production avec le développement des solutions technologiques innovantes– solutions d’efficacité énergétique, chaudière bi-énergie, réutilisation des eaux usées. Il y a aujourd’hui de nombreuses innovations qui réinventent les fondamentaux en termes de chauffage ou d’équipements sanitaires qu’il faut savoir soutenir.

« L’exemple du système de récupération de chaleur de l’usine Arcelor de Dunkerque en est une illustration » confirme Patrice Novo, Directeur marketing chez Dalkia IDF « Les fumées autrefois perdues sont récupérées et la chaleur est ainsi utilisée pour chauffer la ville proche de l’usine ».

Pour Jean Bergougnoux, cela passe également par le remplacement, dans le cadre des projets de rénovation, des matériaux et matériels anciens, énergivores par de nouvelles solutions, recyclables et favorisant des économies d’énergie.

 

 

En généralisant la notion d’usage et de fonctionnalité pour rationaliser la consommation d’énergie plutôt que de rester sur le concept de propriété qui nous pousse à la consommation et augmente de manière considérable notre consommation énergétique. Le co-voiturage doit se généraliser à d’autres biens de la vie courante. Pour Jean Bergougnoux, « Il est clair que la durabilité des équipements et appareils utilisant les énergies dans les bâtiments résidentiels et tertiaires qui repose d’une part sur leur conception et d’autre part sur les politiques d’entretien et de réparation qui leur sont appliquées, est de nature à minimiser la consommation de matières premières plus ou moins rares qui sont nécessaires à leur fabrication ainsi qu’à optimiser les coûts de traitement et recyclage attachés à leur fin de vie. Mais, a contrario, n’est-ce pas par le biais du renouvellement des équipements que le progrès technique prend souvent effet ? Que l’on pense, par exemple, à l’électroménager (consommations d’eau et d’électricité) ou, plus encore aux technologies de l’informatique, de la communication et de l’audiovisuel et, pour sortir de notre cadre, au renouvellement du parc automobile, source majeure des progrès en matière de consommations de carburant au km parcouru. Il y a là, me semble-t-il, une vraie problématique mais qui, en tout état de cause, ne peut trouver de réponse satisfaisante sans une maîtrise technique et économique du recyclage ».

 

« Aujourd’hui, la filière bâtiment est force de proposition depuis l’épargne jusqu’à la régénération des matériaux. Elle doit poursuivre dans ce sens en développant la transversalité qui est un des enjeux fondamentaux pour regrouper les intelligences collectives. Les bâtiments qui sont des points de fixation dans le temps ont la capacité de donner de la perspective en développent des projets où les différents acteurs se partagent les charges mais aussi les bénéfices.

Les fournisseurs d’ENR ont un rôle essentiel à jouer mais ce ne sont pas les seuls acteurs. Pour ma part, je crois beaucoup dans les SIC ou les Sociétés d’économie mixte à projet unique que l’on vient de voter à l’Assemblée Nationale où l’investissement et la redistribution seraient partagés car au-delà de la technologie, de nouvelles façons de gouverner, de nouvelles fiscalités doivent être inventées et c’est tout notre modèle qu’il faut repenser. Il est incompréhensible que des entreprises locales, innovantes, soient aujourd’hui pénalisées car les bénéfices d’une gestion intégrée et globale des ressources et des déchets ne peut pas être valorisée en euros ! Elles sont écartées de manière quasi-systématique des Appels d’offres publics qui ne prennent en considération que le prix d’achat à court terme sans aucune considération des impacts économiques, sur l’emploi ou sur l’environnement. Il est temps d’avoir une vision plus cohérente de la transition énergétique, transversale, tout en favorisant les actions territoriales » a conclu François-Michel Lambert

 

 

François-Michel Lambert

François-Michel Lambert est député EELV de la 10è circonscription des Bouches du Rhône, Vice-Président de la Commission Développement Durable et Aménagement du Territoire de l'Assemblée nationale.

Il est co-rapporteur d'une mission sur la biomasse qu'il a rendue en juin 2013 pour alimenter le débat sur la transition énergétique voulu par le Président.

Il a été le chef de file du groupe EELV de l'Assemblée nationale sur la thématique de l’économie circulaire pour la conférence environnementale 2013.

Il est Président-fondateur de l'Institut de l'Economie Circulaire au travers duquel il souhaite initier un changement profond de notre modèle économique et à l'origine de la création du Club des parlementaires pour l'économie circulaire.

Il a reçu à ce titre en 2013 la Marianne d’Or du développement durable pour son action volontariste.

Engagé chez les Verts puis EELV depuis plus de 20 ans, il milite pour un projet de société écologiste pragmatique et tourné vers le XXIème siècle.

 

A propos de l’association Equilibre des Energies (EDEN)

Equilibre des Energies (EDEN), créée en 2011, réunit professionnels, industriels, institutionnels et citoyens qui souhaitent bâtir le renouveau énergétique du bâtiment en s’appuyant sur un mix décarboné des énergies, conciliant performances économique, énergétique et environnementale.

Ainsi, EDEN participe au débat national sur la transition énergétique afin que les réglementations publiques soient cohérentes et pérennes avec le discours politique. Notre objectif est  que la réduction inéluctable des émissions de gaz à effets de serre soit une opportunité de croissance et de compétitivité inscrites dans l’avenir mais aussi, une réelle occasion de lutte contre la précarité énergétique.

Pour EDEN, l’innovation et les nouvelles technologies - utilisées notamment pour la rénovation dans les solutions bi-énergies couplant l’électricité avec le gaz, le bois ou le fioul - mais aussi en domotique ou pour le déploiement d’un réseau intelligent - sont un pilier pour respecter nos engagements du Grenelle de l’environnement et développer les énergies renouvelables.

En nous appuyant sur une efficacité énergétique, passive mais aussi active, des bâtiments et une décarbonation aussi poussée que possible des énergies, nous préparons un avenir responsable et durable. www.equilibredesenergies.org

 

Pour plus d’informations :

Nathalie Laurent : 06 03 98 19 41 / nlaurent@nklconseil.com

Bertrand Dussauge : 0619191928 / bd@equilibredesenergies.org

more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

Quelle place pour le CO2 dans le futur écolabel du bâtiment ? - Energie - LeMoniteur.fr

Quelle place pour le CO2 dans le futur écolabel du bâtiment ? - Energie - LeMoniteur.fr | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
Le 18 mars, l’ancienne ministre Cécile Duflot annonçait sur notre site la préparation d’un nouveau label pour le bâtiment, allant au-delà de la performance énergétique pour intégrer notamment
more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

Pourquoi faut-il rapidement réviser la RT 2012 ? atelier Eden avec Alain Lambert et Jean Bergougnoux

« Force est de constater que la RT2012 est le symbole d’un échec Avec 1377 pages ce n’est pas un texte de droit ! Elle ne respecte pas l’esprit du Grenelle de l’environnement, pire elle a un effet inverse à ce qui était prévu. Elle ne prend pas en compte la diversité de nos territoires, bloque l’innovation scientifique et technique et semble favoriser le gaz. Or cela ne faisait pas partie des objectifs de départ” déclare Alain Lambert.

Nathalie Laurent's insight:

Atelier débat du 18 mars 2014 avec 

Alain Lambert, ancien Ministre du budget, Président du Conseil général de l’Orne et Président de la Commission Consultative d’évaluation des normes (CCEN), Jean Bergougnoux, Président de l’association Equilibre des Energies (EdEn)

 

« Force est de constater que la RT2012 est le symbole d’un échec Avec 1377 pages ce n’est pas un texte de droit ! Elle ne respecte pas l’esprit du Grenelle de l’environnement, pire elle a un effet inverse à ce qui était prévu. Elle ne prend pas en compte la diversité de nos territoires, bloque l’innovation scientifique et technique et semble favoriser le gaz. Or cela ne faisait pas partie des objectifs de départ” déclare Alain Lambert.

 

Rappel – Les principes de la RT 2012

Applicable à tous les permis de construire déposés à partir du 1er janvier 2013, la RT 2012, conformément à l'article 4 de la loi du  Grenelle Environnement 1, a pour objectif de limiter la consommation énergétique des bâtiments neufs à un maximum de 50 kWhEP/(m⊃2;.an) en moyenne.

 

Elle doit également :

encourager l’innovation technologique et industrielle pour toutes les filières du bâtiment,instaurer un très haut niveau de qualité énergétique du bâti, indépendamment du choix du système énergétique,créer un équilibre technique et économique entre les énergies utilisées pour le chauffage et la production d'eau chaude sanitaire.

 

Pourquoi faut-il réviser la RT 2012 ?

« La RT2012, avec ses 1377 pages n’est pas un texte de droit » selon Alain Lambert. « Aucun rapporteur ne peut expliquer les dispositions qui figurent dans le texte. Si le droit ne peut pas être que l’affaire des ingénieurs, il ne peut pas non plus être que l’affaire des juristes. »

 

Pour Alain Lambert, la RT2012 est le symbole d’un échec. Cette démesure dans la rédaction administrative bloque l’innovation technologique et aboutit à plusieurs problèmes majeurs pour sa mise en œuvre :

absence d’intelligibilité et d’accessibilité à un texte de droit incompréhensible,absence de considération pratique à sa mise en œuvre,problématique pour de nombreux territoires qui ne sont pas reliés au gaz,objectif de réduction des émissions de gaz à effets de serre (GES) non atteintarbitrage ministériel au profit du gaz au dépend du milieu rural 

 

LA RT 2012 : un texte rigide, compliqué, difficile à mettre en œuvre dans les régions, qui freine l’innovation et favorise le gaz.

La RT2012 est un texte compliqué et rigide qui freine l’innovation

Selon la commission d’évaluation des normes que préside Alain Lambert, des prescriptions techniques ont été élevées au rang de dispositions juridiques. Elles auraient dû figurer dans un autre texte technique qui aurait rendu la RT2012 plus flexible et plus porteuse d’innovations.

« Aujourd’hui les acteurs scientifiques et techniques se retrouvent dans une situation paradoxale où ils perdent leur savoir et leur créativité à respecter la réglementation et non la finalité de la réglementation!» déclare Alain Lambert. « Cette surproduction normative illustre un véritable problème français qui est de plus très couteuse pour notre pays. Selon l’évaluation de la Commission européenne, l’appareil normatif français coûterait 3 points de PIB par an, soit environ 60 milliards d’euros à la France ».

 

La RT2012 ne prend pas en compte la diversité des territoires.

La RT 2012 repose sur un modèle urbain mais nombreux territoires aujourd’hui ne sont pas reliés. Cependant les critères retenus privilégient le gaz comme système de chauffage même pour des habitations de grande efficacité énergétique. « Personnellement, je suis élu du département de l’Orne où il n’y a que 40 communes sur 500 reliées au gaz. La RT 2012 a été pensée pour un environnement urbain sans prendre en compte la diversité du territoire français. Elle pourrait avoir des effets catastrophiques de ce point de vue, car elle renchérit de 10 à 15 % la quasi‐totalité des nouveaux logements dans des communes non reliées au gaz» alerte Alain Lambert.

 

La RT 2012 ne répond pas à l’un de nos défis majeurs : la baisse des émissions de CO2

Selon la commission d’évaluation des normes, la RT2012 ne prend pas en compte la réduction des émissions de CO2. Elle ne permet pas non plus le rééquilibrage souhaité entre les différentes sources d’énergie pour mettre en place le bouquet énergétique.

Pour Eden, les concepteurs de la RT 2012 ont voulu, pour les maisons individuelles, apporter leur pierre au développement des énergies renouvelables décentralisées en imposant une production minimale. Le seul souci, c’est lorsqu’elles sont alimentées par l’électricité, on multiplie la consommation par ce coefficient de 2,58 pour pouvoir établir la comparaison avec une alimentation au gaz. Aucune mesure n’est prise avec cette réglementation pour favoriser les énergies « décarbonées », au contraire.

 

La RT 2012 favorise de facto le gaz

Comme pour le DPE, le moteur de calcul de la RT2012 raisonne en énergie primaire*. La RT2012 applique donc aux systèmes de chauffage électrique le coefficient 2.58. Concrètement, pour une consommation de gaz équivalente, on multiplie par 2.58 la consommation d’électricité. Pourtant, un logement neuf, répondant aux exigences de la RT 2012, chauffé à l’électricité coûte moins cher à son occupant et émet moins de CO2 qu’un logement chauffé au gaz (voir source Ademe). D’ailleurs, selon l’Ademe, les factures d’un chauffage au gaz sont en moyenne 11% plus chères qu’un chauffage électrique. « Dans le collectif, trois quarts des logements ayant obtenu leur permis de construire au 3e trimestre 2013 seront chauffés par une chaudière à gaz à condensation. A coût égal, on aurait pu produire le même nombre de logements électriques émettant 71% de moins de CO2, avec une facture inférieure jusqu’à 30% moins chère pour les occupants » selon Jean Bergougnoux.

 

Les propositions prioritaires pour réviser la RT2012

« Au sein de la commission, notre réflexion se veut constructive afin que les administrations centrales élaborent un droit favorable pour notre économie, pour la science et pour le progrès technologique. A l'occasion de nos auditions d’évaluation des normes, il ressort clairement que les professionnels ont depuis longtemps eu l'objectif de respecter la réglementation. Cela ne peut pas se faire au prix de surcoût inutiles pour les logements ni au dépend du progrès scientifique.

 

Aujourd’hui l’esprit du pouvoir réglementaire n'est pas fidèle à l'esprit du législateur et coupe l’esprit d’initiative. Il est urgent de simplifier ce texte inaccessible au plus grand nombre d’entre nous et dont la mise en place sur le terrain s’avère très compliquée. Nous souhaitons aussi mettre en lumière le modèle retenu, qui est un modèle urbain, qui ne reflète pas la réalité de nos territoires dont nombreux ne sont pas desservis par le gaz. Enfin il y a urgence à sortir de l'ambiguïté, ce texte n'est juridiquement pas applicable et les acteurs attendent qu’on leur permette de développer la construction de logements, et les collectivités aussi » précise Alain Lambert. « L’idée est de simplifier un texte dogmatique et figé pour proposer une réglementation qui s’inscrive dans un axe stratégique à long terme et qui puisse évoluer dans le temps, sans nécessiter tous les deux ans la rédaction d’un nouveau texte de loi. »

 

Les propositions connues de EdEn

Il est surprenant qu’en un moment où le président de la République retient comme objectif  intermédiaire de la transition énergétique une réduction de 30% des consommations des combustibles fossiles d’ici 2030, la RT2012 promeuve les solutions gaz dans la construction neuve.

La proposition d’EDEN est, dans le respect de la « loi Grenelle », d’appliquer un « coefficient de modulation » aux kWh électriques exprimés en énergie primaire pour tenir compte de leur moindre impact en termes d’émissions de CO2. Ce coefficient de modulation est explicitement prévu par les textes d’application de la « loi Grenelle », figure bien dans le moteur de calcul de la RT2012, mais sa valeur y est nulle. « Il suffirait donc de modifier un seul chiffre dans le moteur de calcul pour que des solutions électriques innovantes, moins coûteuses pour l’utilisateur et, surtout moins émettrices de CO2, retrouvent une place conforme à leurs mérites dans la construction neuve » déclare Jean Bergougnoux

 

 

A propos de l’association Equilibre des Energies (EDEN)

Equilibre des Energies (EDEN),  créée en 2011, réunit  professionnels,  industriels, institutionnels et citoyens qui souhaitent bâtir le renouveau énergétique du bâtiment en s’appuyant sur un mix décarboné des énergies, conciliant performances économique, énergétique et environnementale.

Ainsi, EDEN participe au débat national sur la transition énergétique afin que les réglementations publiques soient cohérentes et pérennes avec le discours politique. Notre objectif est que la réduction inéluctable des émissions de gaz à effets de serre soit une opportunité de croissance et de compétitivité inscrites dans l’avenir mais aussi, une réelle occasion de lutte contre la précarité énergétique.

Pour EDEN, l’innovation et les nouvelles technologies utilisées notamment pour la rénovation dans les solutions bi-énergies couplant l’électricité avec le gaz, le bois ou le fioul -­‐ mais aussi en domotique ou pour le déploiement d’un réseau intelligent -­‐ sont un pilier pour respecter nos engagements du  Grenelle de l’environnement et développer les énergies renouvelables.

En nous appuyant sur une efficacité énergétique, passive mais aussi active, des bâtiments et une décarbonation aussi poussée que possible des énergies, nous préparons un avenir responsable et durable.   www.equilibredesenergies.org

 

Pour plus d’informations :

Nathalie Laurent : 06 03 98 19 41 / nlaurent@nklconseil.com

Bertrand Dussauge : bd@equilibredesenergies.org

 

more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

Le consommateur pénalisé par la réglementation thermique 2012 ? | Le Cercle Les Echos

Le consommateur pénalisé par la réglementation thermique 2012 ? | Le Cercle Les Echos | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

Le DPE impacte la valeur des biens immobiliers e dévalorise les logements chauffés à l’électricit

Le DPE impacte la valeur des biens immobiliers e dévalorise les logements chauffés à l’électricit | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
Nathalie Laurent's insight:

L’étude menée par l’association Dinamic, sous la direction de Claude Taffin, rapporte qu’un écart de 30% de la valeur des biens immobiliers peut être constaté selon leur étiquette énergétique lors d’un Diagnostic de Performance Energétique.

Dans le même temps, pour deux biens immobiliers identiques, le DPE, qui raisonne en énergie primaire, déclasse mécaniquement d’une catégorie un logement chauffé à l’électricité par rapport à un logement chauffé au gaz.

 

Les biens immobiliers chauffés à l'électricité, en particulier ceux construits à partir du milieu des années 70, respectant les normes et labels en vigueur à l'époque de leur réalisation, sont ainsi dévalorisés par le DPE de manière incompréhensible pour le public et incohérente avec les objectifs du Grenelle de l’environnement. Pourtant, ils exploitent une solution moins chère que le chauffage au gaz ou au fioul et faiblement émettrice de CO2.

 

"Des écarts extrêmement importants ont été constatés, pouvant approcher les 30 % dans un sens (moins-value) ou dans l'autre (plus-value)" a déclaré Claude Taffin, Directeur scientifique de l’association DINAMIC, créée par le Conseil National du Notariat et, consultant pour la Banque Mondiale en politique de l’Habitat, invité de Jean Bergougnoux, Président de l’association Equilibre des Energies (EdEn), à l’occasion de l’atelier débat organisé le 13 février 2014 sur le thème ;« l’impact du DPE sur la valeur immobilière des biens immobiliers ».

 

DPE : une dévalorisation mécanique des biens immobiliers chauffés à l’électricité …

Le Diagnostic de Performance Energétique (DPE) tel qu’il est défini aujourd’hui, est incohérent avec l’objectif initial de mesurer la qualité énergétique d’un bâtiment à vendre ou à louer. Alors qu’un logement chauffé à l’électricité coute moins cher (voir graphe Ademe par le CEREN ci-dessous) à son occupant et émet moins de CO2, il est pourtant classé moins bien que celui chauffé au gaz!

 

Il apparaît en effet que dans le cadre du DPE, qui raisonne en énergie primaire, un logement chauffé à l’électricité est déclassé d’un niveau par rapport à un logement identique chauffé au gaz en raison du coefficient 2,58 appliqué aux solutions électriques.

 

« Une réflexion en énergie primaire n’a aucun sens pour le consommateur » a déclaré Jean Bergougnoux, « l’association Equilibre des Energies réclame une révision du DPE pour que ce dernier soit redéfinit en fonction de factures normatives exprimées en euros (prix de l’énergie finale au m2 exprimé en euros intégrant le coût d’entretien du matériel) ce qui correspond aux réelles préoccupations des occupants d’un logement. De plus, comme l’étude menée par l’association Dinamic démontre que les étiquettes énergétiques du DPE impactent la valeur d’un bien immobilier, il est totalement incohérent de pénaliser, dans le cadre d’une réglementation sensée accompagner la transition énergétique,  les solutions les plus économes, que l’on parle d’euros ou d’émission de CO2 ».

 

La publication de l’Ademe sur la comparaison des prix des énergies, demandée au CEREN, montre explicitement que le chauffage électrique est moins cher que les autres solutions.

Par exemple, dans le cas de maison individuelle, les factures d’un chauffage au gaz sont en moyenne supérieures de 11%  par rapport à l’électricité et celles du fioul supérieures de 36%.

 

Source : CEREN, Données 2011, factures réelles, tous usages et toutes énergies confondues, sur la base des consommations à climat normal reflétant les différences entre les différents types de logements et de ménages occupant ces logements (taille des logements, usage plus ou moins intensif d’un chauffage d'appoint - au bois ou toute autre énergie que l'énergie principale-, dates de construction, composition et comportement du ménage...)

 

A propos de Claude Taffin

Après l’INSEE (1974-91) où il a notamment dirigé la division «logement», Claude Taffin a été directeur de l’Observatoire Foncier et Immobilier du Crédit Foncier (1991-2000), puis des Etudes Economiques et Financières de l'Union Sociale pour l'Habitat (2000-08), avant de rejoindre la Banque Mondiale comme spécialiste senior en financement de l’habitat (2008-2011).Claude Taffin est diplômé de l'Ecole Polytechnique et de l'Ecole Nationale de la Statistique et de l'Administration Economique.

 

A propos de l’association Equilibre des Energies (EDEN)

Equilibre des Energies (EDEN), créée en 2011, réunit professionnels, industriels, institutionnels et citoyens qui souhaitent bâtir le renouveau énergétique du bâtiment en s’appuyant sur un mix décarboné des énergies, conciliant performances économique, énergétique et environnementale.

 

Ainsi, EDEN participe au débat national sur la transition énergétique afin que les réglementations publiques soient cohérentes et pérennes avec le discours politique. Notre objectif est  que la réduction inéluctable des émissions de gaz à effets de serre soit une opportunité de croissance et de compétitivité inscrites dans l’avenir mais aussi, une réelle occasion de lutte contre la précarité énergétique.

 

Pour EDEN, l’innovation et les nouvelles technologies - utilisées notamment pour la rénovation dans les solutions bi-énergies couplant l’électricité avec le gaz, le bois ou le fioul - mais aussi en domotique ou pour le déploiement d’un réseau intelligent - sont un pilier pour respecter nos engagements du Grenelle de l’environnement et développer les énergies renouvelables.

 

En nous appuyant sur une efficacité énergétique, passive mais aussi active, des bâtiments et une décarbonation aussi poussée que possible des énergies, nous préparons un avenir responsable et durable. www.equilibredesenergies.org

 

 

Pour plus d’informations :

Nathalie Laurent : 06 03 98 19 41 / nlaurent@nklconseil.com

Bertrand Dussauge : bd@equilibredesenergies.org

 

more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

« Il faut absolument sensibiliser l’ensemble de la classe politique à la baisse des émissions de CO2 et à la nécessité de mettre...

« Il faut absolument sensibiliser l’ensemble de la classe politique à la baisse des émissions de CO2 et à la nécessité de mettre... | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
... en place, rapidement, une décarbonation des énergies". C'est le sentiment de Serge Lepeltier, maire de Bourges, ancien Ministre de l'écologie...
Nathalie Laurent's insight:

Selon Jean Bergougnoux, président de l'association Equilibre des Energies (Eden) les pouvoirs publics en France s’appuient essentiellement aujourd’hui sur une réduction des consommations d’énergie pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et atteindre les objectifs du facteur 4.

Or, La baisse des consommations d'énergie dans le transport et le bâtiment ne suffira  pas, à elle seule, à garantir une baisse des émissions de CO2 à hauteur de nos engagements.

 

Pour Jean Bergougnoux, « il est toujours très difficile de courir 3 lièvres à la fois. La maîtrise des émissions de CO2, dues aux usages de l’énergie, doit rester le principal enjeu des politiques énergétiques des différents pays de l’Union européenne. Par exemple, en France,  entre 1990 et 2010, on constate une hausse de 12% de la consommation de l’énergie finale, qui correspond à une hausse de 16% de l’énergie primaire, mais une baisse de 4,5% des émissions de CO2 ! Alors que la Commission Européenne doit annoncer très prochainement un durcissement les objectifs pour 2030, peut-on continuer de nous appuyer sur la seule baisse des consommations pour espérer réduire  aussi substantiellement nos émissions de gaz à effet de serre ? » 

« il est clair que pour lutter contre le réchauffement climatique, le seul objectif doit rester la baisse de nos émissions de Gaz à effet de serre. Et, cela ne peut pas  s’appuyer uniquement sur la baisse des consommations d’énergie. La classe politique n’est pas assez informée et les réglementations actuelles sur les constructions neuves le confirment. Seule la réduction de la consommation est prise en compte, pas les émissions de carbone, ce qui est un non-sens en vue de l’enjeu. Les élus ne sont pas sensibilisés au mix-énergétique ou aux solutions existantes en matière d’efficacité active des bâtiments permettant pourtant un retour sur investissement très rapide. Il est urgent de communiquer auprès de l’ensemble de la classe politique afin que la décarbonation des énergies consommées soit la priorité de notre transition énergétique » Serge Lepeltier.

 

S’appuyant sur son expérience à la mairie de Bourges, ville avec un des plus ambitieux plans de renouvellement, Serge Lepeltier confirme que même les professionnels ont du mal à évaluer concrètement la réduction des émissions de CO2 alors que la baisse des consommations reste une notion beaucoup plus concrète.

 

« A partir du moment où la solution retenue consomme moins d’énergie, les élus locaux, moi y compris, ne s’interrogent jamais sur les consommations de CO2. Dans le cas de chaudière à bi-énergies par exemple, il n’y a pas de comparaison entre les différentes options. On choisit systématiquement le gaz sans se soucier si une solution à l’électricité aurait pu être aussi performante tout en produisant moins de CO2. Il faut absolument que cela change afin d’imposer une évaluation basée systématiquement sur les coûts économiques mais aussi sur les coûts environnementaux. Les textes réglementaires ne parlent pas « émission carbone ».

more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

Equilibre des Energies vous invite

Equilibre des Energies vous invite | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
Nathalie Laurent's insight:

Jeudi 28 novembre 2013  de 8h30 à 10h00


L'association Equilibre des Energies (Eden) vous convie à l'atelier-débat sur le thème: 


« Le bâtiment intelligent dans la rénovation.

La domotique est-elle la clé de notre transition énergétique ? »

 

au Waknine Restaurant
9 avenue Pierre 1er de Serbie, Paris 16e
(Métro Iéna, Alma, Franklin Roosevelt & bus : 63, 32, 82 et 92)

 

Avec les participations de :

Didier Hervé, Vice-président en charge de l’éco-business chez Schneider Electrique, et,

Jean Bergougnoux, Président de l’association Equilibre des Energies (Eden), membre du comité d’experts sur la transition énergétique.

 

 

L’efficacité énergétique est la façon la plus simple, la plus rapide et la plus efficiente pour réduire nos consommations d'énergie et nos émissions de gaz à effet de serre.

Aujourd’hui les projections sont sans appel : d’ici 2050, la demande mondiale d’énergie devrait doubler. Dans le même temps, pour respecter le facteur 4, la France doit réduire ses émissions de CO2 de moitié.

Pour résoudre ce dilemme, le seul moyen est de mettre en œuvre des solutions d’efficacité énergétique qui permettent, à tous les secteurs, entreprises comme particuliers, de faire mieux et plus, avec moins de ressources.

 

Pour ce faire, 3 leviers sont complémentaires :

-       L’efficacité énergétique passive qui concerne l’enveloppe du bâti. Elle évite les déperditions en renforçant la performance technique du bâtiment (isolation, parois vitrées…).

-       L’efficacité énergétique active qui cible l’exploitation et l’optimisation des flux énergétiques via l’utilisation d’appareils performants et de systèmes intelligents de mesure, de contrôle et de régulation.

C’est par exemple le cas des variateurs de vitesse ou des détecteurs mais aussi des réseaux intelligents dont le compteur Linky est une pierre angulaire.

-       La sensibilisation des utilisateurs à leur empreinte environnementale et la formation des professionnels qui entraînent une baisse immédiate des consommations

 

Partant de ce constat, Didier Hervé et Jean Bergougnoux présenteront quels sont, selon eux, les axes prioritaires pour mettre en œuvre l’efficacité énergétique des bâtiments afin d’atteindre nos objectifs du facteur 4 :

Le bâtiment intelligent est-il la clé de notre transition énergétique ? La domotique est-elle suffisante pour réduire de moitié nos émissions de GES d’ici 2050 ?

Comment peut-elle favoriser les énergies renouvelables ; le mix-énergétique ?

Quelles sont les dernières innovations, les partenariats possible avec l’ADEME, qui vont permettre d’articuler ces 3 leviers et nous transformer en conso-acteur énergétique ?

Si la technologie existe, quels sont les freins aujourd’hui à sa mise en œuvre ? …

 

Merci de confirmer votre présence en suivant ce lien.

ou

 à Nathalie Laurent nlaurent@nklconseil.com – 06 03 98 19 41

 

 

more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

2. Energies renouvelables : la France peut-elle montrer l’exemple ? - RFI

2. Energies renouvelables : la France peut-elle montrer l’exemple ? - RFI | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
Une conférence internationale sur le climat qui débouche sur un accord contraignant, c’est ce que vise notamment la France, pays hôte de Paris Climat 2015 en décembre,
la France qui tente de montrer l’exemple...
more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

La domotique en France : entre tradition et transition

La domotique en France : entre tradition et transition | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
De tout temps l’homme a recherché son confort, où qu’il soit, sans nulle autres limites que celles imposées par la technologie. Les revendications d’aujourd’hui – confort, sécurité, économies – ne sont pas bien différentes de celles d’hier. Seulement les évolutions technologiques permettent de franchir un cap en matière de domotique ; chose qui était encore [...]
more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

24H Sénat | Benoît Hartmann, Corinne Narassiguin, Serge Lepeltier | Public Sénat VOD

24H Sénat | Benoît Hartmann, Corinne Narassiguin, Serge Lepeltier | Public Sénat VOD | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
VOD gratuite Public Sénat : Animée par Delphine Girard, cette nouvelle tranche d'information est dédiée au travail parlementaire. Décryptage de l'actualité et débat en plateau avec les journalistes de la rédaction et les sénateurs et sénatrices concernés rythmeront ce rendez-vous.En partenariat avec
more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

Dominique Ristori, Directeur Général de l’énergie à la Commission européenne commente les grandes orientations de la politique énergétique européenne. Association Equilibre des Energies EdEn avec S...

Dominique Ristori, Directeur Général de l’énergie à la Commission européenne commente les grandes orientations de la politique énergétique européenne. Association Equilibre des Energies EdEn avec S... | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
Association Equilibre des Energies (EdEn) avec Dominique Ristori, Directeur Général de l’énergie à la Commission européenne, DG de l' énergie du nouveau commissaire européen à l' énergie Miguel Arias Canete, Jean Bergougnoux, Président d’honneur et du comité scientifique d’EdEn, Serge Lepeltier,...
more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

Les 5 piliers de l'Union énergétique européenne

Les 5 piliers de l'Union énergétique européenne | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it

Atelier Equilibre des Energies (EdEn)

 le 25 novembre 2014 avec 

Dominique Ristori, 

Jean Bergougnoux,

et Serge Lepeltier. 

Nathalie Laurent's insight:

Dominique Ristori,  Directeur Général de l’énergie à la Commission européenne depuis janvier 2014, a commenté les grandes orientations de la politique énergétique européenne et présenté le plan d’actions pour y parvenir lors de l’atelier organisé par Equilibre des Energies (EdEn), mardi 25 novembre. M. Ristori était l’invité de Jean Bergougnoux, Président d’honneur l’association et de Serge Lepeltier, Président d’Eden et ancien Ministre de l’écologie et du développement durable.

« Nous nous réjouissons que Dominique Ristori nous ait fait l’honneur de venir présenter les grandes orientations énergétiques au niveau européen. Orientations  qui s’inscrivent dans la ligne directrice d’EdEn : raisonner en énergie finale, œuvrer à la décarbonisation des énergies, concilier dynamique économique et ambitions écologiques sont les combats d’Equilibre des Energies pour réduire les émissions de GES depuis sa création. » Serge Lepeltier, Président d’Eden.

 

Construire une Union énergétique européenne forte pour répondre aux deux défis majeurs:   la sécurité énergétique et le changement climatique.

 

Dominique Ristori confirme qu’une des priorités de la nouvelle Commission européenne est de structurer une Union énergétique européenne forte et stable afin de répondre au deux grands défis auxquels sera confrontée l’Union Européenne ces prochaines années : assurer la sécurité énergétique de l’Europe et répondre au changement climatique.

 

« La crise Russo-Ukrainienne nous rappelle qu’assurer la sécurité énergétique de l’Europe est une priorité absolue. Si la situation est meilleure qu’en 2009, nous avons toujours des points de vulnérabilité qu’il nous faut résoudre. Pour cela nous devons construire une Union énergétique européenne forte. Nous avons réussi à sceller un accord entre la Russie et l'Ukraine pour cet hiver pour assurer l'approvisionnement en gaz de l'Ukraine et le paiement de la dette,  et actuellement 90% du stockage gazier européen  est rempli, mais nous devons travailler pour les années à venir sur la sécurité de nos approvisionnements et ne plus être autant dépendant de la Russie qui est le principal fournisseur gazier de l'Europe. » a déclaré Dominique Ristori.

 

« Concernant l’objectif de développement des EnR, nous sommes confiants car désormais la résolution des états membres ne se limitent plus à des intentions mais se concrétisent en actions. Les objectifs de la France et de l’Allemagne par exemple sont supérieurs à l’objectif de 27% fixé pour l’Union Européenne en 2030, soit respectivement : 32% et 30%. Au niveau de la Commission, nous devons accompagner les initiatives régionales pour permettre la création de marchés plus vastes en jouant sur l’ensemble de la panoplie des EnR (éolien, photovoltaïque, hydraulique, biomasse…). Nous devons également favoriser les investissements et l’innovation pour encourager le déploiement d’une dynamique écologique créatrice d’emplois et de valeurs » a ajouté Dominique Ristori.

 

Enfin, l’accord sur le paquet énergie-climat 2030, suivi de l’accord entre la Chine et les Etats-Unis courant octobre est historique car ces trois zones représentent ensemble 60% des émissions de gaz à effet de serre (GES) et les conditions sont donc favorables à un succès de la conférence climat à Paris, fin 2015. Il y a une volonté des pays membres de travailler sur une Europe de l’énergie avec des efforts conjugués avec la CEE.

Les 5 axes prioritaires pour construire une Union énergétique européenne forte, créatrice de croissance et d’emplois

 

-          Renforcer la solidarité et la sécurité

L'Europe doit notamment doit avoir une diplomatie de l'énergie plus affirmée et parler d'une seule voix sur la scène internationale. Il ne faut pas oublier que l'UE est le plus gros client énergétique au monde et cela nous coûte 400 milliards d'Euros par an… Nous devons également continuer à diversifier nos approvisionnements, tant en ce qui concerne les sources que les routes, et renforcer notamment notre partenariat avec la Norvège, avec les pays du Sud de la Méditerranée, et accélérer le développement du Corridor Gazier du Sud.

 

-          Modérer la demande en renforçant l’efficacité énergétique dans 3 secteurs clés : le bâtiment, les transports et les produits

L’Europe fait office de précurseur dans ce domaine. Son initiative ne se limite pas à la directive sur l’efficacité énergétique mais inclut celles sur la performance des bâtiments, sur l’ eco-design ou celles pour guider les consommateurs vers les « produits verts » tels que les ampoules basse consommation (eco-labeling)… Il faut désormais mettre en pratique nos directives et prendre pour modèle, par exemple, l’industrie allemande dont la compétitivité repose en grande partie sur son efficacité énergétique. L’efficacité énergétique offre de multiples opportunités en termes d’économies d’énergie, d’innovation et de créations d’emplois locaux.

 

-          Poursuivre la décarbonisation de l’énergie

Aujourd’hui l’Europe, de par son énergie nucléaire et les EnR, produit 50% de son électricité sans émission de CO2. Le maintien probable de la production nucléaire et le déploiement des énergies renouvelables vont nous permettre d’aller bien au-delà dans les années à venir.

Un des axes de réflexion est l’instauration d’indicateurs de référence partagés par l’ensemble des Etats membres et le raisonnement en énergie finale est le plus adéquat pour être la base de référence. Ce point est en cours de discussion au sein de la Commission européenne.

 

-          Compléter le marché intérieur de l'énergie

Cela signifie renforcer les infrastructures, les interconnexions, s'assurer de la pleine mise en œuvre de la législation européenne, et encourager la coopération régionale.  Mais cela requiert également un renforcement des investissements dans le secteur de l'énergie. Depuis 2005 on constate une baisse de 15% des investissements alors que le montant des liquidités n’a jamais été aussi élevé. Il est urgent d’agir et de renverser ce paradoxe.

Le plan de relance des investissements au niveau européen de €315 milliards présenté cette semaine par la Commission doit permettre de donner un coup d’accélérateur à l’économie européenne et notamment au secteur de l’énergie qui a un besoin d’investissements considérable.

 

-          Favoriser l’innovation technologique et moderniser les équipements

L’innovation est un autre pilier de notre transition énergétique. Il est important de recréer des liens entre les centres de recherche, les universités et le secteur industriel afin notamment de ne pas reproduire les erreurs commises dans le photovoltaïque où la plupart des équipements installés en Europe sont importés de Chine. Il y a également le  défi de toutes les centrales en fin de vie, pas seulement  nucléaires. C’est là aussi une opportunité pour créer des emplois, de la valeur et imposer l’Europe comme un pôle d’excellence environnemental.  Enfin, l'innovation est fondamentale pour enclencher rapidement la modernisation des réseaux de transport et de distribution de l’énergie à l’échelle européenne. L’enjeu est considérable et permettra de stabiliser et sécuriser les échanges mais aussi de booster les synergies. L’Europe dispose d’une réelle expertise dans ce domaine, bien supérieure à celle des USA et nous avons l’opportunité d’imposer notre leadership grâce aux nouvelles technologies à tous les niveaux : lignes à haute tension (supergrid) mais aussi lignes à moyenne et basses tensions (smartgrid). Il faut aborder  cette thématique dans sa globalité, jusqu’au consommateur final, qui deviendra acteur de sa consommation en disposant d’appareils, type smartphone, qui lui permettront de contrôler et d'optimiser sa consommation d'énergie, et de déclencher ses appareils à distance.

 

 

 


Rappel des principaux objectifs du paquet énergie climat européen à l’horizon 2030

-                     Réduire de 40 % minimum les émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990;

-                     Accroitre d'au moins  27 % l’efficacité énergétique au niveau européen (avec un réexamen prévu d’ici 2020 pour porter l’objectif d’efficacité énergétique à 30 %) ;

-                     Porter à au moins 27 % la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique européen.


Le paquet énergie climat 2030 européen doit permettre de :

-                     relancer l’économie européenne par la croissance verte ;

-                     renforcer la sécurité d’approvisionnement de l’UE ;

-                     engager l’Europe dans un nouveau modèle énergétique de développement ;

-                     lutter résolument contre le dérèglement climatique.

 

 A propos de l’association Equilibre des Energies (EdEn)

Equilibre des Energies (EDEN), créée en 2011, réunit professionnels, industriels, institutionnels et citoyens qui souhaitent bâtir le renouveau énergétique du bâtiment en s’appuyant sur un mix décarboné des énergies, conciliant performances économique, énergétique et environnementale.

Ainsi, EDEN participe au débat national sur la transition énergétique afin que les réglementations publiques soient cohérentes et pérennes avec le discours politique. Notre objectif est que la réduction inéluctable des émissions de gaz à effets de serre soit une opportunité de croissance et de compétitivité inscrites dans l’avenir mais aussi, une réelle occasion de lutte contre la précarité énergétique.

Pour EDEN, l’innovation et les nouvelles technologies - utilisées notamment pour la rénovation dans les solutions bi-énergies couplant l’électricité avec le gaz, le bois ou le fioul - mais aussi en domotique ou pour le déploiement d’un réseau intelligent - sont un pilier pour respecter nos engagements du

Grenelle de l’environnement et développer les énergies renouvelables.

En nous appuyant sur une efficacité énergétique, passive mais aussi active, des bâtiments et une décarbonation aussi poussée que possible des énergies, nous préparons un avenir responsable et durable. www.equilibredesenergies.org

 

more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

Le projet de loi sur la transition énergétique prépare-t-il la rénovation énergétique des bâtiments, au cœur de la régulation de notre système électrique ?

Le projet de loi sur la transition énergétique prépare-t-il la rénovation énergétique des bâtiments, au cœur de la régulation de notre système électrique ? | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it

Atelier-débat organisé par Equilibre des Energies le 19 juin 2014

Avec :

-       Pierre Cunéo, Directeur de la stratégie, de la recherche et des technologies chez Thalès et ancien Directeur de cabinet de Delphine Batho dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault,

-       Jean Bergougnoux, Président de l’association Equilibre des Energies 

Nathalie Laurent's insight:

Mercredi 18 juin, Ségolène Royal, Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a présenté au Conseil des ministres le projet de loi de programmation sur la transition énergétique (PLTE) appelé à construire « le nouveau modèle énergétique français ».

Sa présentation définitive en conseil des ministres doit avoir lieu fin juillet, pour une adoption par le Parlement "dans l'hiver prochain", soit fin 2014 ou début 2015.

 

Le projet de loi de programmation de la transition énergétique peut se structurer en trois points clés qui vont nourrir les débats comme celui de ce matin. Le nucléaire, le développement des ENR et la rénovation thermique des bâtiments

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/140618_Document_Nouveau_modle_nergtique.pdf

 

 

Un projet de loi qui réaffirme l’objectif de la priorité de notre transition énergétique : la baisse des émissions de CO2.

 

Rappel des trois objectifs retenus par l’Europe à horizon 2020 ;

les « 3 x 20 » :

-  Réduire de 20 %, voire 30 % si l’on parvient, à un accord mondial satisfaisant sur le climat, les GES de l’U.E par rapport à leur niveau de 1990 ;

-  Porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale de l’Union ;

-  Réduire de 20 % la consommation européenne d’énergie.

Pour Pierre Cunéo et Jean Bergougnoux, ce projet de loi possède le mérite de réaffirmer la priorité de notre transition énergétique : la baisse des émissions de CO2.

 

Cependant, Pierre Cunéo note que ce projet de loi a été le fruit d’âpres discussions jusqu’à sa communication. « J’avoue que cela doit être mon expérience en tant qu’inspecteur des finances qui ressort mais on constate une différence entre le texte page 3 qui annonce un objectif de 40 % d’EnR en 2030 et le graphique page 2, qui prévoit une part d’EnR de 40% dès 2025… Cela laisse sous-entendre des rectifications de dernière minute et des sujets qui restent en attente de consensus.»

 

Le nucléaire, le développement des EnR et la rénovation thermique des bâtiments correspondent à des milliards d’investissements qui exigent des priorités politiques en période de désendettement.

 

Le projet de loi fixe des objectifs ambitieux. C’est pourquoi, sa mise en œuvre va soulever de nombreuses questions selon Pierre Cuneo.

Concernant l’énergie nucléaire, rien n’est vraiment précisé sur la manière de ramener la part du nucléaire à 50% de la production d’électricité.

« Le volet sur l’économie circulaire est une initiative intéressante mais il est regrettable que rien ne soit précisé concernant la gestion des déchets nucléaires.  Pourtant, l’adoption de la directive européenne sur le sujet nous oblige à une retranscription nationale qu’il est temps de mettre en chantier. Même retour concernant le développement des énergies renouvelables. Comment ? Avec quels financements ? On est tous d’accord pour dire qu’il faut développer la part des énergies renouvelables mais il reste à définir les moyens pour y arriver. Enfin, pour ce qui concerne la rénovation thermique, c’est le corpus le plus emblématique et je me réjouis qu’il soit inscrit dans le projet de loi de programmation. Il est en effet grand temps d’aller vers plus de sobriété et de développer l’efficacité énergétique. Le tout est encore une fois de pouvoir préciser les moyens dont on va disposer pour y arriver. »

 

Pour Serge Lepeltier, ancien Ministre du développement durable : « nous avons avancé sur la réduction des émissions de CO2 et c’est une très bonne chose mais il reste du chemin à parcourir. L’objectif des cinq cent mille logements doit être atteint afin de réduire de 40% les émissions de CO2 en 2030. Cependant en restant dans l’incitation, pouvons-nous y arriver ? Comment obliger les personnes à s’engager dans des rénovations tant que le prix de l’énergie est accessible au plus grand nombre? A quel moment ? Au moment de la vente d’un logement ? Qui va en supporter les coûts, les acquéreurs ou les vendeurs ? Quelles seraient les conséquences d’une telle obligation ? »

 

Pour Jean Bergougnoux, « le rappel dans la loi que l’objectif prioritaire est la baisse des émissions de CO2 et donc la mise en place d’un mix énergétique aussi décarboné que possible est à saluer. Il nous reste à réussir à augmenter la part des EnR de 30% ce qui induira une baisse du recours aux énergies fossiles de 30%. Cela passera majoritairement par le développement de l’éolien et du photovoltaïque. Il faut donc dès aujourd’hui prendre les dispositions nécessaires pour encourager cette production et limiter les intermittences. Or, cela ne peut se faire avec le recours aux centrales thermiques qui augmenteraient nos émissions de CO2… La souplesse viendra dès lors du côté de la demande qui nécessite de prendre des dispositions tarifaires pour déplacer certaines consommations en heure creuse comme l’eau chauffée en journée ou le développement du chauffage intelligent. Seule cette réflexion sérieuse sur le tarif de l’électricité permettra une gestion dynamique de la demande. De plus, en rénovation, les systèmes bi-énergie vont permettre une régulation de la demande sur des périodes plus longues et nous permettront d’atteindre ces objectifs ambitieux, mais tout à fait réalisables ».

 

Comment financer la transition énergétique ?

Pour Pierre Cuneo la prochaine grande étape de ce projet de loi se concentrera sur les dispositifs de financement. « Un projet de loi de programmation a pour vocation de fixer des lignes directrices, un cap. Il va désormais falloir s’atteler à trouver les moyens d’atteindre cet objectif et, cela va se faire nécessairement par des arbitrages budgétaires qui démontreront ou non notre volonté de réellement nous engager dans cette voie. Sinon, la loi de programmation restera une loi de programmation sans grands effets ».

 

 

Pour Jean Bergougnoux, en matière d’investissements, « il est regrettable que la loi n’aborde pas encore la question des travaux aux investissements « légers » tels que le remplacement du matériel vétuste comme les vieux convecteurs ou les travaux d’étanchéité des fenêtres dont la rentabilité est forte. Pour ce faire, il faudrait avoir une vision d’ensemble des bâtiments que l’on n’a pas encore. Il est pourtant indispensable de mettre en place un plan d’actions global qui permettra une rénovation énergétique raisonnée et raisonnable des bâtiments basée sur le ratio coût/efficacité des investissements. Cependant, tout comme l’a précisé Pierre Cuneo, la transition énergétique nécessite un budget de l’état à la hauteur des ambitions qu’il va falloir définir rapidement pour permettre d’atteindre les objectifs qui sont pour un futur pas très lointain. »

 

En conclusion, Pierre Cuneo rappelle que le projet de loi est désormais en discussion et que les pouvoirs publics sont demandeurs et doivent prendre en compte toutes les recommandations techniques des professionnels et associations du secteur pour rédiger les différents décrets qui feront que sa mise en œuvre sera une véritable opportunité de construire le renouveau énergétique du pays et particulièrement du bâtiment.

 

Biographie de Pierre CUNEO

 

Jusqu’en juin 2012, M. Cunéo était Président du directoire de l’institut Aspen France, un think tank, né de l’autre côté de l’atlantique, qui encourage l’ouverture sur le monde, la prise d’initiative et l’exercice des responsabilités au service du bien commun.

Pierre Cunéo est diplômé de l’ENA, promotion René Cassin. Il est Inspecteur général des finances. Il a été directeur du cabinet de Jean-Pierre Jouyet au secrétariat d’état chargé des affaires européennes. Pierre Cunéo a aussi occupé le poste de Directeur de cabinet du Président de la SNCF, Guillaume Pepy, puis d’autres responsabilités à la SNCF avant de rejoindre Delphine Batho en 2012.

 

A propos de l’association Equilibre des Energies (EdEn)

Equilibre des Energies (EDEN), créée en 2011, réunit professionnels, industriels, institutionnels et citoyens qui souhaitent bâtir le renouveau énergétique du bâtiment en s’appuyant sur un mix décarboné des énergies, conciliant performances économique, énergétique et environnementale.

Ainsi, EDEN participe au débat national sur la transition énergétique afin que les réglementations publiques soient cohérentes et pérennes avec le discours politique. Notre objectif est  que la réduction inéluctable des émissions de gaz à effets de serre soit une opportunité de croissance et de compétitivité inscrites dans l’avenir mais aussi, une réelle occasion de lutte contre la précarité énergétique.

Pour EDEN, l’innovation et les nouvelles technologies - utilisées notamment pour la rénovation dans les solutions bi-énergies couplant l’électricité avec le gaz, le bois ou le fioul - mais aussi en domotique ou pour le déploiement d’un réseau intelligent - sont un pilier pour respecter nos engagements du Grenelle de l’environnement et développer les énergies renouvelables.

En nous appuyant sur une efficacité énergétique, passive mais aussi active, des bâtiments et une décarbonation aussi poussée que possible des énergies, nous préparons un avenir responsable et durable. www.equilibredesenergies.org

 

Pour plus d’informations :

Nathalie Laurent : 06 03 98 19 41 / nlaurent@nklconseil.com

Bertrand Dussauge : 0619191928 / pressanalyst@gmail.com

 

more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

L’OPESCT et EDEN demandent que le futur label environnemental repose sur un plafonnement des émissions de CO2 dans la rénovation et la construction de bâtiments.

L’OPESCT et EDEN demandent que le futur label environnemental repose sur un plafonnement des émissions de CO2 dans la rénovation et la construction de bâtiments. | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it

Atelier-débat Eden du 30 avril 2014 avec :

- Marcel Deneux, Sénateur de la Somme et Vice-Président de l’OPESCT,

- Jean-Claude Lenoir, Sénateur de l’Orne et membre de l’OPESCT,

- Jean Bergougnoux, Président de l’association Equilibre des Energies (EDEN).

Et les contributions de :

- Philippe Haïm, membre de l’Association française du gaz (AFG)

- Jean-Dominique Masseron, Directeur développement durable chez Atlantic 

- Hervé Mignon, représentant de RTE, Réseau de transport de l’électricité. 

Nathalie Laurent's insight:

En réponse à l’annonce des pouvoirs publics de publier des arrêtés dans le cadre d’un label environnemental avant la fin de l’année 2014, l’OPESCT, l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques et les professionnels du bâtiment demandent que ce label intègre un plafond d’émission de CO2. Ils confirment ainsi la nécessité de prendre en compte, dans le moteur de calcul de la RT2012, les émissions de CO2, afin de rééquilibrer les différentes sources d’énergie et avoir une politique énergétique cohérente avec nos engagements et nos objectifs à courts et moyens termes : la réduction des gaz à effet de serre.

 

« Toutes les préconisations d’exigence de l’OPESCT au service de la construction à basse consommation ont été retenues, sauf une, emblématique : un plafond d’émission de CO2 ! Cela aboutit à un total déséquilibre du dispositif. Il est incompréhensible que le gouvernement s’oppose encore à l’idée d’un plafond d’émission de CO2 qui n’a pour but que d’équilibrer les contraintes entre les sources d’énergie. Ce refus est d’autant plus surprenant que la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre est l’un des enjeux majeurs du Grenelle de l’environnement et, qu’il s’agit là d’un levier d’action très symbolique.» déclare le sénateur Jean-Claude Lenoir.

 

Serge Lepeltier, ancien Ministre de l’écologie et du développement durable, précise que « le label environnemental n’est pas une norme, et qu’il ne s’impose pas comme une loi : « ce critère de plafond de CO2 ne doit pas être perdu parmi d’autres, tels que l’eau ou les déchets, mais bien être inscrit comme une priorité ».

 

Des régulations thermiques incohérentes avec les objectifs et ambitions de la transition énergétique au niveau national mais aussi européen

 

La France dispose d’une électricité très peu contributrice à l’effet de serre, car largement décarbonée : en mettant bout à bout la production nucléaire, l’hydroélectricité et la montée en puissance des énergies renouvelables, on atteint facilement un taux de production neutre pour le climat de l’ordre de 90%.

 

L’association Equilibre des Energies (EDEN) milite depuis sa création pour une réglementation thermique cohérente avec les enjeux de la transition énergétique. L’engagement d’une réduction des émissions de CO2 par quatre en 2050 par rapport à 1990 est, et doit rester, l’objectif prioritaire de la transition énergétique. Les économies d’énergie et le développement des énergies non carbonées sont des leviers à mettre au service de cet objectif prioritaire.

 

La RT2012 possède le mérite de proposer un cadre réglementaire qui favorise le développement de bâtiments, peu énergivores, et même à énergie positive. Cependant, le moteur de calcul, de la RT2012 ne permet pas de mettre en place une transition énergétique intelligente et portée sur l’avenir. Pire, elle bloque l’innovation et devient contreproductive pour le renouveau énergétique du bâtiment. Un plafond d’émissions de CO2 permettait de contrebalancer le raisonnement en énergie primaire et de choisir la solution énergétique la plus efficiente selon le contexte.

 

En effet, en raisonnant en énergie primaire, la RT2012 favorise le gaz sans tenir compte des territoires non reliés à cette énergie fossile importée ou des différentes options technologiques possibles.

 

Jean Bergougnoux rappelle : « en septembre 2013, dans son discours sur la transition énergétique, le Président de la République a retenu un objectif intermédiaire de réduction de 30% des consommations d’énergie fossiles d’ici 2030. Cet objectif, tel qu’il est exprimé, traduit avec évidence une double ambition : s’engager avec détermination dans la maîtrise des émissions de CO2 et améliorer la situation d’une balance commerciale sur laquelle pèsent lourdement les importations de produits énergétiques. Dans ce contexte la relance du gaz dans la construction neuve, au détriment d’une électricité largement décarbonée, peut sembler quelque peu anachronique. Quoiqu’il en soit l’objectif majeur reste la division par 4 des émissions de GES à horizon 2050. Ce « facteur 4 » sera d’autant plus difficile à atteindre que la France est le pays de l’UE le moins émetteur de CO2 par unité de PIB après la Suède. Cette situation est largement due à la performance du système électrique français en matière d’émissions de CO2 : il émet 90 grammes de CO2 par kWh produit, contre 308 grammes, en moyenne, dans l’UE à 15 et 339 grammes dans l’UE à 27 »

 

Le sénateur Marcel Deneux précise qu’un plafond de CO2 est une décision nationale. La France ne peut pas continuer à se cacher derrière les directives européennes pour justifier l’incohérence de sa politique énergétique dans le secteur du bâtiment, « dans le cadre de l’étude que je conduis actuellement avec le député Jean-Yves Le Déaut sur « les freins réglementaires en matière d’économies d’énergie dans le bâtiment » la question de l’intégration d’une norme de CO2 dans la réglementation a été particulièrement évoquée avec les fonctionnaires de la commission européenne. La réponse était unanime et convergente : l’absence de mention d’une norme complémentaire de CO2 dans la directive 2010 n’interdit nullement d’en introduire une au niveau des réglementations nationales. Donc le refus de mettre en place en France une norme de CO2 n’a jamais résulté d’une contrainte européenne, comme l’administration en charge a osé le prétendre, pas plus tard que lors de notre audition publique du 13 février à l’Assemblée nationale. ».

 

Deux grands défis environnementaux : les capacités d’effacement et la méthode pour définir le CO2 par kWh

 

Quelles que soient, les décisions prises en matière de diversification du mix électrique, il importera de ne pas détériorer la performance de la production électrique, ce qui impose de limiter les émissions de sa production à partir de combustibles fossiles à  leur niveau actuel.

 

La volonté de réduire le poids du nucléaire dans le mix électrique supposera donc le développement plus ou moins massif d’EnR électrogènes (éoliennes, photovoltaïque) dont il faudra savoir gérer l’intermittence sans émissions excessives de CO2 supplémentaires.

 

 

Réduire le recours aux énergies fossiles, d’ici 2030, suppose également de multiplier, rapidement, les capacités d’effacement. En effet, en période de pointe, pour faire face à la demande, il est nécessaire de compléter la production électrique « décarbonée » avec les centrales à charbon. Pour limiter cette production à base d’énergie fossile, il faut donc porter nos efforts à développer nos capacités d’effacement.

 

Il serait souhaitable s’après Jean-Claude Lenoir de tester deux modulations :

 

Une première qui ajouterait au coefficient d’adaptation climatique, un coefficient d’adaptation en fonction de la réalité de l’accès à la ressource en gaz.

On pourrait concevoir une souplesse supplémentaire du plafond en énergie primaire, pour atténuer le surcoût subi du fait de la confrontation à un marché moins concurrentiel.

 

Une deuxième qui concernerait la prise en compte de l’investissement dans un système alternatif pour la gestion de la pointe d’électricité.

Lorsque la construction prévoit un chauffage à l’électricité, une prime de consommation d’énergie primaire serait accordée s’il est prévu un chauffage d’appoint au bois, ou au gaz pour alléger la demande d’électricité lors de la  pointe de demande.

Elle créerait ainsi une incitation à développer des systèmes de stockage locaux d’énergie, du type batterie ou pile à combustible, couplé avec le réseau ou avec des panneaux photovoltaïques.

 

 

A ce propos, Philippe Haïm, membre de l’Association Française du Gaz (AFG) rappelle que l’éducation des consommateurs est cruciale. « Pour atteindre nos objectifs à l’horizon 2030, le comportement des acteurs d’un logement est fondamental. Qu’il s’agisse de la construction neuve ou de rénovation du parc existant, qui est le principal levier pour réduire nos émissions de CO2, il faut d’abord éduquer les consommateurs. Même dans un logement peu énergivore, le comportement des occupants peut changer toutes les prévisions de consommation. »

 

Si l’ensemble des participants partage le fait que l’éducation et la baisse des consommations sont nécessaires, ils pensent qu’elles ne sont pas suffisantes pour réduire les émissions de CO2 à hauteur de nos objectifs du facteur 4 et bâtir un réseau fiable avec des énergies intermittentes.

 

Pour Jean Bergougnoux, « dans une régulation d’un système électrique dont l’équilibre production–consommation sera soumis à des aléas croissants, les applications de l’électricité chez le consommateur final susceptibles d’être modulées, reportées ou effacées devront jouer un rôle essentiel : chauffage de l’eau et chauffage des locaux pour la régulation journalière, applications bi-énergie (électricité-énergies fossiles) pour les régulations sur de plus longues périodes. Un argument de plus en faveur des logements neufs « tout-électrique » qui seront le laboratoire et la vitrine de ces solutions innovantes ».

 

Jean-Dominique Masseron, Directeur développement durable chez Atlantic ajoute : « le chauffage électrique à micro-accumulation et la domotique sont des technologies qui permettent d’étaler la demande d’électricité et de ne pas avoir à compléter les capacités de production avec des centrales à charbon en période de pointe.

 

Dans le cadre de la loi sur la transition énergétique, l’ADEME est en cours de réflexion pour définir une méthode de calcul pour le contenu carbone de l’électricité. Pour faire simple, certains pensent qu’il faut s’appuyer sur les pics de consommation (qui font appel aux centrales à charbon pour répondre à la demande) alors que d’autres, dont EDEN, estiment qu’il faut établir une moyenne s’appuyant sur la production des 3 ou 4 dernières années et la réviser tous les 5 ans.

 

 

« C’est un sujet crucial » ajoute Jean-Dominique Masseron « s’appuyer sur les pics de consommation, c’est prendre le cas particulier des périodes de pointe pour des généralités. Et ce, alors même que la technologie nous permet aujourd’hui de bâtir un réseau intelligent, avec des solutions électriques pour le chauffage et l’eau chaude capables d’anticiper les pointes de consommation et de mettre en œuvre l’effacement tout en améliorant le confort de l’habitat. On marche sur la tête ! » Dénonce-t-il.

 

« Il ne faut pas oublier que les ballons d’eau chaude représentent la deuxième capacité de stockage de l’énergie électrique en France. Avec 30 gigaWatt de capacité de stockage, elle arrive juste derrière les barrages hydrauliques.» complète Hervé Mignon, représentant de RTE, Réseau de transport de l’électricité.

 

Un plafond d’émission CO2 pour restaurer une concurrence non « faussée » qui favorisera le développement de l’innovation technologique et d’un mix énergétique décarboné

 

Selon l’OPESCT, la construction Basse Consommation instaurée par la RT2012 est une très bonne chose. Il convient de rendre justice au gouvernement de M. Fillon d’avoir bien compris l’esprit de l’ensemble des recommandations de l’OPESCT. Même si cela s’est concrétisé par la fixation d’une norme sévère en énergie primaire : 50 kWh par mètre carré et par an, c'est-à-dire un effort de division par deux pour le gaz, et par quatre pour l’électricité.

Pour l’OPESCT, qui tente de trouver une solution rapide et constructive, le label environnemental dont les arrêtés étaient annoncés par le gouvernement Ayrault avant la fin de cette année devrait rééquilibrer les contraintes de la RT1012 en suggérant un plafond d’émission de CO2.

L’idée est de pousser tout le monde à faire des efforts de développement technologique en maximisant le recours aux énergies renouvelables.

 

« Qu’on m’entende bien, nous ne nous inscrivons pas dans une démarche partisane.  Il ne s’agit pas de trouver un échappatoire factice pour l’électricité, donc pas de manipulation du coefficient de conversion. Il ne s’agit pas non plus de contester le rôle essentiel que joue l’approvisionnement en gaz de notre pays. L’idée est de choisir la technologie la mieux adaptée dans chaque cas. Ce dont il s’agit ici, c’est de l’équilibre des contraintes imposées aux acteurs concernés c'est-à-dire une concurrence non faussée » termine Jean-Claude Lenoir.

 

«  Il faut redonner au calcul économique la place qu’il n’aurait jamais dû perdre. Il ne faut pas oublier que derrière les choix techniques, se cachent des réalités industrielles, des capacités d’innovation, des enjeux de compétitivité. Eden est convaincue que les  travaux et préconisations de l’OPESCT contribueront grandement à la réussite de ces ambitions partagées » conclut Jean Bergougnoux.

 

 

A propos de l’OPESCT

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) est né en 1983 du constat, par l’Assemblée nationale et le Sénat, qu’ils n’avaient pas toujours les moyens d’apprécier la portée de la politique et des projets gouvernementaux dans des domaines très techniques. Les deux assemblées ont donc décidé de se doter d’une délégation interparlementaire, l’OPECST, chargée d’éclairer l’action du Parlement en matière scientifique et technologique.

À cette fin, l’Office recueille des informations, met en œuvre des programmes d’études et procède à des évaluations. Il peut être saisi par le Bureau de l’une des deux assemblées, par un président de groupe, par soixante députés ou quarante sénateurs ou par une commission. 
Composé de dix-huit sénateurs et dix-huit députés, l’OPECST est présidé alternativement par un sénateur et par un député. Il est assisté par un conseil scientifique formé de personnalités choisies en raison de leurs compétences.

 

A propos de l’association Equilibre des Energies (EDEN)

Equilibre des Energies (EDEN), créée en 2011, réunit professionnels, industriels, institutionnels et citoyens qui souhaitent bâtir le renouveau énergétique du bâtiment en s’appuyant sur un mix décarboné des énergies, conciliant performances économique, énergétique et environnementale.

Ainsi, EDEN participe au débat national sur la transition énergétique afin que les réglementations publiques soient cohérentes et pérennes avec le discours politique. Notre objectif est  que la réduction inéluctable des émissions de gaz à effets de serre soit une opportunité de croissance et de compétitivité inscrites dans l’avenir mais aussi, une réelle occasion de lutte contre la précarité énergétique.

Pour EDEN, l’innovation et les nouvelles technologies - utilisées notamment pour la rénovation dans les solutions bi-énergies couplant l’électricité avec le gaz, le bois ou le fioul - mais aussi en domotique ou pour le déploiement d’un réseau intelligent - sont un pilier pour respecter nos engagements du Grenelle de l’environnement et développer les énergies renouvelables.

En nous appuyant sur une efficacité énergétique, passive mais aussi active, des bâtiments et une décarbonation aussi poussée que possible des énergies, nous préparons un avenir responsable et durable. www.equilibredesenergies.org

 

Pour plus d’informations :

Nathalie Laurent : 06 03 98 19 41 / nlaurent@nklconseil.com

Bertrand Dussauge : 0619191928 / bd@equilibredesenergies.org

more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

La RT 2012 fait encore des vagues - Règles et normes - LeMoniteur.fr

La RT 2012 fait encore des vagues - Règles et normes - LeMoniteur.fr | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

La performance énergétique des logements impacte-t-elle leur valeur ? | Energies Actu

La performance énergétique des logements impacte-t-elle leur valeur ? | Energies Actu | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
Une récente étude, subventionnée par le ministère du Logement, montre que le diagnostic de performance énergétique (DPE) a des répercussions sur la valeur des biens à la vente.
more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

Un mauvais DPE peut dévaloriser un bien immobilier de 30%

Un mauvais DPE peut dévaloriser un bien immobilier de 30% | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
Une étude présentée lors d’un débat organisé par l’association Equilibre des énergies conclut qu’à l’inverse une bonne étiquette énergétique est en mesure de produire une plus-value
more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

La RT 2012 diminue-t-elle au mieux les émissions de CO2 ? - Techniques de l'Ingénieur

La RT 2012 diminue-t-elle au mieux les émissions de CO2 ? - Techniques de l'Ingénieur | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
La RT 2012 diminue-t-elle au mieux les émissions de CO2 ? - COMPRENDRE - Environnement,RT 2012,émissions de CO2
more...
No comment yet.
Scooped by Nathalie Laurent
Scoop.it!

Politiques et baisse des émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment Préparons-nous vraiment 2050 ?

Politiques et baisse des émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment Préparons-nous vraiment 2050 ? | Les batiments au coeur de la transition énergétique | Scoop.it
Nathalie Laurent's insight:

 

Politiques et baisse des émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment.

Préparons-nous vraiment 2050 ?

 

Selon Serge Lepeltier, invité d’honneur de l’atelier-débat organisé

par l’association Equilibre des Energies (EdEn), le 16 janvier 2014 :

 

« Il faut absolument sensibiliser l’ensemble de la classe politique à la baisse des émissions de CO2 et à la nécessité de mettre en place, rapidement, une décarbonation des énergies.  Les réglementations s’appuient sur la réduction des consommations pour atteindre les objectifs du facteur 4 et n’abordent pas le problème sous l’angle «réduction des émissions de carbone » qui est pourtant la priorité.»

 

Atelier-débat avec,

-          Serge Lepeltier, Maire de Bourges, ancien Ministre de l’écologie et du développement durable (2004-2005) et Ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique (2011 à 2013),  

-          Jean Bergougnoux, Président de l’association Equilibre des Energies

La priorité au niveau de l’union européenne, mais aussi au niveau mondial, est-elle la réduction des émissions de CO2 ou la baisse des consommations d’énergie ?

 

Rappel. Les trois objectifs retenus par l’Europeà horizon 2020 ;  les « 3 x 20 » :

réduire de 20 %, voire 30 % si l’on parvient, à un accord mondial satisfaisant sur le climat, les GES de l’U.E par rapport à leur niveau de 1990,porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale de l’Union,réduire de 20 % la consommation européenne d’énergie.

 

Selon Jean Bergougnoux, les pouvoirs publics en France s’appuient essentiellement aujourd’hui sur une réduction des consommations d’énergie pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et atteindre les objectifs du facteur 4.

Or, La baisse des consommations d'énergie dans le transport et le bâtiment ne suffira  pas, à elle seule, à garantir une baisse des émissions de CO2 à hauteur de nos engagements.

 

Pour Jean Bergougnoux, « il est toujours très difficile de courir 3 lièvres à la fois. La maîtrise des émissions de CO2, dues aux usages de l’énergie, doit rester le principal enjeu des politiques énergétiques des différents pays de l’Union européenne. Par exemple, en France,  entre 1990 et 2010, on constate une hausse de 12% de la consommation de l’énergie finale, qui correspond à une hausse de 16% de l’énergie primaire, mais une baisse de 4,5% des émissions de CO2 ! Alors que la Commission Européenne doit annoncer très prochainement un durcissement les objectifs pour 2030, peut-on continuer de nous appuyer sur la seule baisse des consommations pour espérer réduire  aussi substantiellement nos émissions de gaz à effet de serre ? »

 

Il est nécessaire de sensibiliser l’ensemble de la classe politique. La décarbonation de l’énergie doit être une priorité des pouvoirs publics.

 

Selon Serge Lepeltier, « il est clair que pour lutter contre le réchauffement climatique, le seul objectif doit rester la baisse de nos émissions de Gaz à effet de serre. Et, cela ne peut pas  s’appuyer uniquement sur la baisse des consommations d’énergie. La classe politique n’est pas assez informée et les réglementations actuelles sur les constructions neuves le confirment. Seule la réduction de la consommation est prise en compte, pas les émissions de carbone, ce qui est un non-sens en vue de l’enjeu. Les élus ne sont pas sensibilisés au mix-énergétique ou aux solutions existantes en matière d’efficacité active des bâtiments permettant pourtant un retour sur investissement très rapide. Il est urgent de communiquer auprès de l’ensemble de la classe politique afin que la décarbonation des énergies consommées soit la priorité de notre transition énergétique ».

 

S’appuyant sur son expérience à la mairie de Bourges, ville avec un des plus ambitieux plans de renouvellement, Serge Lepeltier confirme que même les professionnels ont du mal à évaluer concrètement la réduction des émissions de CO2 alors que la baisse des consommations reste une notion beaucoup plus concrète.

 

« A partir du moment où la solution retenue consomme moins d’énergie, les élus locaux, moi y compris, ne s’interrogent jamais sur les consommations de CO2. Dans le cas de chaudière à bi-énergies par exemple, il n’y a pas de comparaison entre les différentes options. On choisit systématiquement le gaz sans se soucier si une solution à l’électricité aurait pu être aussi performante tout en produisant moins de CO2. Il faut absolument que cela change afin d’imposer une évaluation basée systématiquement sur les coûts économiques mais aussi sur les coûts environnementaux. Les textes réglementaires ne parlent pas « émission carbone ». 

 

L’expression en énergie primaire retenue par la réglementation est également, selon Serge Lepeltier, une aberration. C’est une notion difficile à comprendre et inutile qui ne fait que nous éloigner de notre objectif prioritaire : la baisse des émissions de CO2.

 

A propos de l’association Equilibre des Energies (Eden)

Equilibre des Energies (EdEn), créée en 2011, réunit professionnels, industriels, institutionnels et particuliers qui souhaitent bâtir le renouveau énergétique du bâtiment en s’appuyant sur un mix décarbonné des énergies conciliant performances économique, énergétique et environnementale. Ainsi, Eden participe au débat national sur la transition énergétique afin que les réglementations garantissent une politique cohérente et pérenne. Son objectif est que la réduction inéducable des émissions de gaz à effets de serre soit une opportunité de croissance et de compétitivité, mais aussi, de lutte contre la précarité énergétique.

Pour Eden, l’innovation et les nouvelles technologies, utilisées notamment dans les solutions bi-énergies couplant l’électricité avec le gaz, le bois ou le fioul, mais aussi en domotique ou pour le déploiement d’un réseau intelligent, sont des leviers essentiels qui permettront de respecter nos engagements du Grenelle de l’environnement et de développer les énergies renouvelables.

En prônant une efficacité énergétique, passive et active, des bâtiments et une décarbonation aussi poussée que possible des énergies, Eden participe à la construction d’un avenir énergétique responsable et durable.

 

Contacts presse

Nathalie LAURENT

nlaurent@nklconseil.com

+33 6 03 98 19 41

 

more...
No comment yet.