Le Street art, ou une nouvelle approche de l'espace urbain
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La vision du Mondial d'un street artist brésilien fait le tour du Web

La vision du Mondial d'un street artist brésilien fait le tour du Web | Le Street art, ou une nouvelle approche de l'espace urbain | Scoop.it

COUPE DU MONDE 2014 - Tous les Brésiliens ne considèrent pas la Coupe du monde à venir comme un moment de fête. Le street artist brésilien Paulo Ito a posté sur son compte Facebook la photo d'une de ses œuvres dans laquelle il livre sa vision du Mondial à venir.

NyF's insight:

Sur les murs d'une école de Sao Paulo, le street artist brésilien Paulo Ito a peint un visage du mondial de football bien moins souriant que celui montrer officiellement. En effet, l'oeuvre décrit un garçon en pleurs, affamé devant une assiette vide où siège un ballon de football. Le message est clair : la coupe de monde de football coûte énormément au Brésil. L'aménagement et l'accueil de cet événement planétaire demande un investissement considérable au géant brésilien, qui pourrait (et même devrait) régler d'abord les problèmes de fond du pays comme la pauvreté qui s'étend toujours plus en périphérie des villes, et tout les problèmes sociaux, sanitaires, etc que cette pauvreté alimente. 

Le succès de l'oeuvre de ce street artist a été immédiat et d'une ampleur importante sur la toile. Postée le 13 mai, l'image ne cesse depuis de circuler sur les réseaux sociaux et ce au-delà des frontières brésiliennes. L'artiste lui même ne s'y attendait pas. Cet oeuvre du graffeur est un cri de révolte, un appel à la conscience collective. Paulo Ito nous met face au revers de l'événement sportif et festif : le but est de faire prendre conscience au monde entier des conséquences désastreuses que la coupe du monde engendre. Et cela fonctionne puisque le 16 mai dernier, plusieurs milliers de Brésiliens sont descendus dans les rues des grandes villes du pays pour crier leur colère à l'approche de la Coupe du monde. "Le peuple n'a pas accès à la Coupe et tout cet argent public aurait dû être investi ailleurs. La seule façon de changer le pays est de descendre dans la rue", avait par exemple déclaré à l'AFP Karina, une étudiante de 19 ans de Sao Paulo.

 

Le street art agit comme un révélateur des fêlures des villes. Par la prise de conscience qu'ils cherchent a provoquer chez les passants, les artistes peuvent faire bouger les choses. 

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Can-Cass's curator insight, May 25, 2014 4:30 AM

Plutôt que de manifester, les brésiliens ont trouvé une nouvelle façon d'exprimer leurs revendications envers le Mondial qui aura lieu dans maintenant quelques jours.

Le steet artist Paulo Ito nous fait part de sa vision de l'événement sportif à travers un dessin qui en dit long : un petit garçon affamé pleur devant une assiette vide qui contient un ballon de football.

Il ne s'agit pas d'un simple dessin anodin mais bien d'une dénonciation directe qui accuse les institutions brésiliennes de délaisser ses habitants (augmentation des prix, problèmes dans des domaines comme la santé ou l'éducation...) au profit d'un événement auquel ces derniers sont vivement réticents.

L'artiste a fait un véritable buzz car il utilise non pas la violence mais son art pour revendiquer son opinion. L'image a été diffusée au-delà des frontières du Brésil et a fait le tour de la toile avec les réseaux sociaux...

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Des parapluies pour colorer la ville - Ville de Paris

Des parapluies pour colorer la ville - Ville de Paris | Le Street art, ou une nouvelle approche de l'espace urbain | Scoop.it
Des parapluies pour colorer la ville
Ville de Paris
Le Mouvement est né de l'impulsion créative de trois amis : Tiez, Romano et Riks.

Via Matthieu Dufour
NyF's insight:

  Cette initiative originale du groupe artistique Le Mouvement est symbolique de cette approche de plus en plus courante de l'art urbain. A savoir un art accepté et même encouragé par les services publics. Un art qui participe au bien-être des habitants de ce quartier du 19 ème et renforce la mixité sociale et la cohabitation.

Crée par Le Mouvement , jeune coopération artistique qui milite pour un art urbain éducateur, médiateur et ouvert à tous, le projet consiste à coller des photos en noir et blanc de duos surprenants et de les surmonter de parapluies aux couleurs vives. Le projet apporte une touche de couleur sur les grises façades du 19ème arrondissement et les couples atypiques aux sourires étincelants amènent un peu de gaieté. Les couples représentent souvent des couples mixtes, témoins du désir des artistes d’œuvrer en faveur de la mixité sociale du quartier.

Il est intéressant de signaler que le projet a été réalisé en concertation avec les habitants, de manière à ce que l’œuvre soit acceptée et durable, mais aussi grâce à leur participation. En effet, épaulés par les artistes, les enfants du quartier se sont donnés avec enthousiasme au découpage des affiches.

Ce projet encouragé par les services publics prouve que le street-art peut devenir un atout pour les politiques urbaines locales qui œuvrent pour des quartiers plus agréables à vivre.

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François Arnal's comment, June 17, 2014 4:50 AM
j'ai enfin compris l'homme au parapluie que j'avais phtographié à Beauborg en Décembre 2013 (cf affiche du café géo avec MLussault)
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Projets | JR - Artist

Projets | JR - Artist | Le Street art, ou une nouvelle approche de l'espace urbain | Scoop.it
NyF's insight:

 

En l'espace de 10 ans, l'artiste français JR est devenu une figure incontournable de l'art urbain, dépassant le titre de street artist pour se présenter comme un vrai artiste moderne. On dit qu'il posséderait la « plus grande galerie d'art du monde » !

 

Son art atypique consiste à prendre des portraits photos géants d'inconnus volontaires rencontrés dans la rue. Ces photos sont ensuite exposées sur les murs de la rue, sur les façades d'immeubles et de maisons ou bien même sur les toits. Depuis 2001, il multiplie les projets dans divers endroits de la planète, écumant les mégalopoles mondiales avec plusieurs objectifs en tête. L'essence de son art a deux vocations: l'une esthétique et l'autre plus engagée. On pourrait dire que ses projets œuvrent à (re)donner de la vie. Redonner de la vie non seulement à la rue, car les collages mettent en valeur certaines habitations décrépies, offrant un nouveau regard sur des quartiers défavorisés mais aussi (re)donner vie à des hommes, des femmes et des causes oubliées, profitant de l'espace public qu'est la rue pour amener le passant à s'interroger sur des cas d'actualité.

C'est par exemple le cas de 3 de ses projets les plus célèbres : "Portraits d'une génération", "Face 2 face" et "Women are Heroes". Le premier aspirait à photographier des grimaces de jeunes défavorisés de la banlieue parisienne après les émeutes qui ont secouées la France dans les années 2004-2005. Il les affichait dans les quartiers bourgeois de Paris afin de montrer un autre visage de ces jeunes que celui présenté dans les médias. Le second consistait à prendre juifs et palestiniens toujours faisant des grimaces, et à les afficher cote à cote sur le mur de séparation. Enfin, pour l'exposition Women are heroes, l'artiste a parcouru les grands quartiers pauvres de la planète en exposant les portraits et les yeux des femmes sur les toits, les escaliers, les façades. Il souhaitait ainsi mettre en valeur la place importante qu'elles occupent dans ces quartiers. Parfois, les photographiés lui demande de faire voyager leur portrait, et avec eux, leur histoire dans d'autres régions du monde ou ils ne pourront jamais s'y rendre. D'autres projets comme "Unframed" et" Wrinkles of the city" jouent avec le cadre urbain pour mettre en valeur des causes (la déforestation) parfois avec une certaine touche d'humour (voir le projet à Vevey).

 

 

Cet art intéressant utilise le cadre urbain non pas pour changer le monde mais changer les perceptions que les habitants ont sur ce dernier mais aussi sur eux mêmes. La rue avec JR devient un espace privilégié pour insuffler un nouvel élan de convivialité, d'humour, de poésie... et de culture ?

 

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François Arnal's comment, April 14, 2014 12:03 PM
Laisser qqs lignes du document d'origine pour équilibrer avec votre rédaction personnelle.
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Ella et Pitr : les papiers peintres

Ella et Pitr : les papiers peintres | Le Street art, ou une nouvelle approche de l'espace urbain | Scoop.it
Il n'y a pas que le football et les supporters qui font vibrer la ville de Saint Etienne, il y a aussi Ella et Pitr, surnommé les papiers peintres.
NyF's insight:

Poésie, humour, fragilité pour redonner vie aux espaces oubliés stéphanois, tel pourrait se définir le travail d'Ella et Pitr. Le passant est souvent surpris par le contraste entre la légèreté et la gaîté des œuvres éphémères des artistes et la morosité de l'espace dans lequel il est affiché. Ella et Pitr contribuent au renouveau de la ville de Saint Etienne, utilisant l'espace public comme terrain de jeux. Leur travail apparaît comme une réaction face à la pression urbaine pour apporter un nouveau souffle aux rues de l'ancienne « ville noire ». La vision du passant sur la ville s'en trouve inévitablement changée. Si le premier regard est un regard intrigué et quelque peu distant, le second nous plonge dans un univers loufoque, où les murs se transforment en livre à ciel ouvert, nous faisant oublier le cadre urbain qui nous entoure. Telle pourrait être la véritable portée de l'oeuvre d'Ella et Pitr.  

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François Arnal's curator insight, June 17, 2014 4:52 AM

suivez ce scoop it sur le Street Art par Emilie et Simon.

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Expo : JonOne - Quand le street art aborde la peinture à l'huile

Expo : JonOne -  Quand le street art aborde la peinture à l'huile | Le Street art, ou une nouvelle approche de l'espace urbain | Scoop.it
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Hier street artist, aujourd'hui peintre abstrait, l'artiste américain JoOne illustre la frontière poreuse entre Street Art et peinture « classique ». L'artiste est actuellement exposé à la galerie Rabouan Moussion (Paris 3è).

 

Pendant ses vingtaines d'années de carrière, de Harlem à Paris, JoOne s'est concentré sur les murs. Mais petit a petit son art a évolué tant au niveau des techniques de peinture que vis à vis de l'objectif de ses œuvres. Il a abandonné l'acrylique pour préférer la peinture à l'huile ou encore une sorte de plexiglas lumineux qui rappelle la sculpture. Ces œuvres ont alors  nécessitées un cadre  transformant ce qui était un simple graff  en tableau. Par ailleurs, il a préféré donner plus de profondeur à ses œuvres en optant pour davantage d'abstraction. Ces œuvres jouent avec son blason: avec JoOne, la signature du street artist devient non plus la marque ou le brevet de ce dernier sur son œuvre mais un élément artistique à travailler et à faire évoluer en fonction du contexte.

 

C'est ainsi que l'art de JoOne est passé de la rue à la galerie d'exposition

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Pejac: arte urbano

Pejac: arte urbano | Le Street art, ou une nouvelle approche de l'espace urbain | Scoop.it
NyF's insight:

Pejac est un artiste espagnol qui expose le plus souvent dans les rues de Madrid ou Paris. Son street-art très polyvalent est à la limite entre street art et ce qu'on appelle le détournement urbain.

 

Collage et pochoirs à la manière de Bansky, peinture murale en extérieur et intérieur, l'art de Pejac est d'apparence simpliste car les graphismes représentés sont le plus souvent noirs et connus de tous (carte du monde, code barre). Il sont néanmoins emplis de poésie teintée d'humour. Ces œuvres sont en même temps accrochantes et discrètes. Un jeu de dérision entre le cadre urbain froid et construit est mené. Partant de la technique du collage comme base de son œuvre, il l'achève en la liant au pinceau à des éléments du décors urbains. On est amusé et intrigué par ces jeux qui brouillent notre perception du décor urbain.

Il s'emploie aussi à une autre forme de jeu, celle du détournement urbain. Cela consiste à ajouter des petits éléments graphiques sur les panneaux de signalisation, sans nuire à leur visibilité mais dans un but humoristique. Cet art microscopique ne se voit que si l'on n'y prête attention et apporte un peu de dérision à cet espace codé et réglementé qu'est la ville.

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Squat Le Bloc : identité urbaine renouvelée d'un lieu délaissé.

Vidéos des artistes et des visiteurs du "Squat Le Bloc" lors de la journée Portes Ouvertes le 16 février 2013.

NyF's insight:

Le BLOC. Bâtiment libre occupé citoyennement.

Le bloc est un squat d'artiste de 8000m⊃2; situé rue Mouzaïa à Paris, dans le 19ème arrondissement. Environ 150 artistes de tous horizons et de tous styles se cotoient et peuvent exprimer ensemble leur talent et leurs projets, en s'inspirant parfois de leur « voisin de palier ». Peinture, graff, photographie, danse, musique, chant, sculpture sur divers type de matériaux, collages, video, .. la liste est longue. Les propriétaires éphémères de ces anciens bureaux de la Drassif (Direction régionale des affaires sanitaires et sociales d'Ile-de-France) ont investit chaque m⊃2; des sept étages et trois sous sols de l'immeuble en laboratoire artistique et social, et ainsi ils redonnent à ce lieu publique délaissé un nouveau souffle de vie. L'identité d'un espace urbain n'est pas figée, au contraire comme le prouve l'expérience du collectif le Bloc, l'identité urbaine se renouvelle à chaque fois que ces occupants lui donnent une nouvelle fonction.

Une porte ouverte de ce lieu de création a été organisé le 16 février 2013, ce qui a permis aux artistes de se faire connaître ou même de faire connaître leur art qui est parfois inattendu comme le circuit bending, ou le light painting. Des expos ont également permis de donner aux gens un autre visage des squatteurs et de l'art urbain, si bien qu'une manifestation contre l'expulsion imminente des artistes s'est déroulée à Paris le 04 décembre 2013; en vain cependant puisque les forces de police ont débarqués au Bloc deux jours plus tard pour vider les lieux, en laissant certains squatteurs à la rue. En un an d'existence, le Bloc a transformé cet immeuble à l'abandon en « pépinière d'artistes » et à produit une énergie sans précédent dans ce lieu en le réinvestissant. Aujourd'hui, loin de l'effervescence règne un silence amer au 58 rue Mouzaïa. Ne subsistent que les innombrables graffiti muraux pour seul vestige et mémoire d'un lieu urbain recréé.

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