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Le point de départ de cet essai vient du constat que toute la politique actuelle est à la traîne et n'a pas pris la mesure du discours de Philadelphie d'Obama (21 mars 2008), un discours qui n'est pas seulement sur l’égalité des races mais sur un nouveau visage de l'Amérique à la faveur duquel toute une conception de l'ordre mondial et de la politique perd de sa suffisance. Il l'aborde d'un point de vue philosophique sans souci de polémique. Car la véritable question philosophique est celle-ci : comment ne pas désespérer de la victoire finale en préférant voir dans les faux appels à la démocratie auxquels nous sommes constamment confrontés (ici comme en Amérique) un risque inhérent à l’enjeu démocratique lui-même ? En un mot : comment jouer le jeu d'une (re)découverte démocratique ? Il se trouve qu’une telle réaffirmation est la posture même de B.H. Obama B.H Obama : une représentation de l'éthique de la vertu (perfectionniste) qui vient d'Emerson ? Et dans quel sens ? C'est à ce type de questions que se consacre ce premier essai d'une série consacrée à la philosophie contemporaine, à la critique perfectionniste ainsi qu'à la relecture qu'impose le fait philosophique d'une géméllité entre Nietzsche et Emerson. Afin d' accompagner ici et maintenant ce retour de l'Amérique à elle-même.
Admirable Giovanni Benedetto Castiglione (1609-1664) ! Grand peintre des scènes rurales et amoureux du bestiaire biblique, il peint vers 1640 (...)
This was Cavell's response to logical positivism: to demand that we only speak about what is absolutely true and false, that about that which we cannot speak with certainty, we must be silent, is to demand that we not speak at all—or else that we...
J'ai déjà plusieurs fois retracé mon implication par rapport à Cavell en disant que seul Cavell me rendait à un certain moment capable d'endurer une (...)
1. Is “Experience” Despondent ? 2. “Experience” Read Backwards 3. Idealism, Coleridge, and Consolation 4. Spectral Wrong : Ideals and Material Reality as Discrepant Worlds 5. Intuition and Its Discontents 6. Conservative Arguments from Practical Experience 7. Intuition, Virtue, and Practices 8. Vocation, Transformation, and Democracy 9. Emerson’s Poor
I find it natural to parcel out my reflections on Emerson by addressing first Emersonian sentences, then paragraphs, then essays. (This is more or less Firkins’ approach.) Emerson uniquely composes each. Although I have had a go once at Emerson’s sentences, I want to try to say something about them again. Kelly Dean Jolley
Ch 1: The perfectionist political question : back to an election Ch 2: The paradigm of Conversation in B.H Obama Ch 3: The perfectionist speech of B.H Obama in Philadelphia (March 18, 2008) Ch 4: The perfection according to B.H Obama Ch 5: Condition - Constitution - Character in Stanley Cavell and Emerson Ch 6: Success and failure of philosophy Ch 7: The End of Slavery
Supposons que vous vous rendiez dans une bibliothèque, et que vous demandiez à un (bon) bibliothécaire : " Pourriez-vous me trouver un livre qui traite de la structure de la réalité ? ", ou bien " Pourriez-vous me trouver un livre qui dise quelles sont les vérités morales ? " Selon toute probabilité, celui-ci, pour satisfaire votre demande, se dirigera non vers le rayon " romans " ou le rayon " poésie ", mais vers le rayon " philosophie ". Si, par contre, vous lui demandez : " Pourriez-vous me trouver un livre qui sollicite le goût et l'imagination ? ", il se contentera sûrement de vous désigner le rayon " romans " ou le rayon " poésie " en vous disant " Voyez vous-même ", mais ne vous indiquera pas l'emplacement des oeuvres complètes de Kant.
ANR program PDA Pouvoir des arts Center for Contemporary Philosophy - Philosophies Contemporaines (PhiCo) Université Paris 1 Panthéon Sorbonne International Workshop Stanley CAVELL PHILOSOPHY THE DAY AFTER TOMORROW and the Aesthetics of the Ordinary...
Encadrée chronologiquement par les deux colloques que l’université française lui a consacré, en 1999 et en 2009, à chaque fois à l’initiative de Sandra Laugier , la réception de la philosophie de Stanley Cavell s’est nettement intensifiée.
NDPR has just published a review — written by Megan J. Laverty (Teachers College, Columbia University) — of the 2012 essay collection Iris Murdoch, Philosopher: A Collection of Essays, ...
Allers-retours entre cinéma et philosophie, comédie et mélodrame, pour cet essai du philosophe Stanley Cavell...
... I claim that Stanley Cavell and James Conant, although differing in their attitudes towards Wittgenstein's thought, provide us with the correct framework to show the skeptic that he shares a confused relation with respect to his own words. ...
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A partir de l’analyse de Timecode (Mike Figgis, 2000) et de The Last Call (Jung Von Matt, 2008), nous envisageons une relation entre l’esthétique du cinéma et la notion d’imprévisibilité.
Traduction de « Philosophy cannot say sin » ch 12 - part IV de Stanley Cavell : Philosophy's Recounting of the Ordinary - Stephen Mulhall - Oxford (...)
Lacan lecteur de la Bible, retrouvez l'actualité La lecture psychanalytique de la Bible
Théâtre. Emmanuel Bourdieu : « Nous cultivons tous cette tendance à s’engager à la poursuite de l’absolu » Auteur de « L’Homme qui se hait », mis en scène par Denis Podalydès au Théâtre de Chaillot jusqu’au 28 février, Emmanuel Bourdieu se penche...
Quatre ans plus tard où en somme nous ? Il est significatif que au moment d’écrire l’épilogue de la campagne précédente, se clôture le dernier débat entre B.H Obama et son nouveau rival Mitt Romney. Il s’agit d’un débat sur la politique étrangère qui vient ponctuer toute cette campagne présidentielle sur la question du rôle des Etats-Unis dans le Monde et pour le Monde. Qui aura le dernier mot, encore une fois, chacun peut s’en apercevoir, entre deux Amériques que tout sépare ? C’est le moment du choix. Mais il n’est pas forcément besoin de mettre en balance un bilan dont beaucoup de spécialistes disent qu’il est mitigé pour ajouter qu’il ne pouvait pas en être autrement (blocage politique, situation économique et internationale)...
Un essai de James Conant, traduit de l’anglais et préfacé par Jean-Jacques Rosat au Editions Agone
L'expérience détonne a priori, comme un objet qui n'aurait pas sa place au théâtre. Un comédien est là, seul, planté devant un micro, le corps en bonne partie...
Selon Vincent Descombes, « les philosophes ont le plus grand besoin de lire des romans s’il est vrai que la forme romanesque est aujourd’hui la plus riche en legomena, en échantillons de ces manières communes de penser qui sont la matière première de la philosophie pratique ». Le philosophe Jacques Bouveresse non seulement est d’accord avec cette position, mais veut aller plus loin. En fait, il a entrepris d’écrire cet ouvrage afin d’examiner « si le roman ne serait pas capable, en plus de cela, d’apporter à la philosophie pratique une contribution plus directement philosophique » (p. 10). Son enquête est menée en trente courts chapitres qui présentent la particularité de puiser leurs données principales à la fois chez des écrivains qui ont écrit sur le roman (Proust, Maupassant, Flaubert, Zola, Valéry, Musil, Henry James, Wilde, Orwell, Dickens, Virginia Woolf) et chez des philosophes qui ont réfléchi sur les rapports que la fiction entretient avec la réalité et le vrai (Platon, Putnam, Wittgenstein, Iris Murdoch, Martha Nussbaum, Bakhtine, Lamarque et Olsen). On le voit par cette dernière liste de noms : à part l’ouvrage déjà cité de Descombes et celui, tout récent, de Jacques Rancière, le type de questionnement auquel se livre J. Bouveresse est assez peu répandu en français et ce n’est pas le moindre mérite de cet ouvrage que d’introduire le public francophone à un courant de pensées qui s’est surtout développé dans le monde anglo-saxon, dans le sillon de la philosophie analytique.
This essay examines the sort of law that merits faithful submission in Shakespeare’s The Winter’s Tale. Specifically, I examine two options as to how Leontes can be king after he realizes that he must live under the law. The first option is to submit to a systematic law of works; the other, quite different option is submission to a law of faith neither normative nor juridical, an option that Shakespeare embraces and that demands neighborly love only. If Shakespeare critiques absolutism, then, he does not do so in order to adopt a clear religious or republican vocabulary. Accordingly, I read the play in the present contexts of Agamben and Badiou, whose Paul is distinctly nonconfessional, and in a Montaignean context rather than that of more systematic early modern thought. Read so, we can see how Shakespeare contributes to thinking about the Pauline legacy, and especially about how The Winter’s Tale presents a Pauline, yet secular — and strikingly unsystematic — method for the cultivation of virtue.
Jacques Derrida - On Religion Part One Recorded 2002 at the joint annual meeting of the American Academy of Religion (AAR) and the Society of Biblical Literature (SBL).
Titre du document / Document title L'esprit dans la voix = The Mind within the Voice Auteur(s) / Author(s) LAUGIER Sandra ; Affiliation(s) du ou des auteurs / Author(s) Affiliation(s) (1) UFR Philosophie. Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne, FRANCE
Ceci est une traduction de l’article "Perfectionism in Moral and Political Philosophy" (en accès libre sur stanford encyclopedia of philosophy). D’où qu’on tourne le problème on se retrouve devant le même paradoxe argumentatif : la notion de perfectionnisme chez Stanley Cavell n’a pas vocation à entrer dans les termes du débat que présente cet article (d’ailleurs Cavell n’y est pas cité) mais c’est précisément en n’y entrant pas qu’il donne la version la plus intéressante et la plus novatrice du perfectionnisme. Cette traduction était donc nécessaire pour mesurer le pas que Cavell franchit par rapport à sa propre tradition (celle d’une theory of value). Mais comment mettre en défaut le discours de cet article et comment le critiquer (par où commencer) ? Ni plus ni moins (et ce sera l’objet d’un prochain article) qu’en montrant que le perfectionnisme, tel qu’il est présenté ici repose sur une notion pré-freudienne du sujet.
Comme le rappelle Lacan dans son séminaire sur le moi dans la théorie de Freud le décentrement de l’arété (la plus précieuse excellence de l’être humain) par rapport à la science préfigure le décentrement du sujet et de l’individu opéré par la révolution freudienne. Or c’est précisément ce décentrement qu'entend souligner le perfectionnisme selon Cavell. Les élaborations perfectionnistes sont chez lui fondamentalement celle d’un sujet qui ne sont pas situables sur l’axe où comme le dit Lacan "elles se confondraient toujours davantage avec l’intelligence, l’excellence, la perfection de l’individu"..
Perfecting Justice in Rawls, Habermas and Honneth. A Deconstructive Perspective.
De Miriam Bankovsky
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