le nougat de Mont...
Follow
Find
34 views | +0 today
 
Scooped by fabrice martin
onto le nougat de Montelimar
Scoop.it!

LE NOUGAT DE MONTELIMAR

Le nougat de Montélimar

Montélimar est une ville malicieuse. Chacune de ses rues est parsemée de nougat. Une bonbonnière en vitrine, une photo ou un dessin enfantin nous rappelle que le bonbon est né ici sous sa forme actuelle. Il faut en attribuer l’invention aux Phéniciens. Le peuple, fondateur des comptoirs du pourtour méditerranéen voyage et exporte sa culture. Durant des siècles, le sud de la France savoure, ce qui à l’origine, n’est autre qu’un gâteau de noix. Les historiens culinaires affirment que le mot nougat serait une déformation de Gâteau de noix.

De l’Asie à Montélimar.

Au 17me siècle, l’Ardéchois Olivier de Serres, surnommé le père de l’agriculture revient d’Asie avec des amandiers. Les nougatiers Montiliens comprennent très vite l’intérêt de ce fruit. Il se garde plus longtemps et noircit moins vite que la noix utilisée dans la composition du nougat de l’époque. Dès lors, on remplace la noix par l’amande. Olivier de Serres aurait suggéré aux confiseurs d’y ajouter une touche de miel de lavande. La forme actuelle du nougat est donc bien née aux portes de la Drôme provençale.

Le succès du bonbon.

1852. Le PLM est un train qui part de Paris, relie Lyon pour rejoindre la Méditerranée, d’où les initiales de la compagnie antérieure à notre actuelle SNCF. Un voyage qui demandait à l’époque, un arrêt d’une heure en gare de Montélimar. Les cheminots y rechargeaient le charbon et remplissaient les réservoirs d’eau. Durant cette pause, de jolies jeunes filles provençales, arpentaient les quais et les wagons pour vendre leur gourmandise aux voyageurs. Déguster une friandise sous le soleil en vacances laisse toujours de bons souvenirs.

Quand le président se sucre avec le nougat.

1876. Emile Loubet, Maire de la ville durant 29 ans saura aussi faire la promotion du nougat. L’homme assurera aussi des fonctions nationales de député et sénateur puis Président du Sénat et Président sous la troisième république de 1899 à 1906. Il distribuait le célèbre bonbon à ses collègues de l’assemblée nationale. De droite et de gauche, nos députés dégustaient la friandise. Les caricaturistes de l’époque s’en donnaient à cœur joie en croquant Emile Loubet avec une barre de nougat à la place de son attaché-case.


Le nougat, bonbon populaire.

1936…les congés payés. Fini le train, les Français partent en vacances dans le sud avec leur propre moyen ; la voiture. Tous passent par Montélimar, créant ainsi des embouteillages. Les jeunes filles provençales qui avaient déserté la gare de Montélimar, reviennent au bord de la route et proposent à nouveau le nougat. Les automobilistes ont désormais le temps de savourer cette friandise locale devenue nationale. Sur la nationale 7.

Aujourd’hui Montélimar et le nougat sont indissociables. On peut le dévorer tendre ou dur, c est le temps de cuisson qui fera la différence. De nos jours, réunis en groupement d’intérêt économique (GIE) Certains artisans font visiter leur laboratoire et les dégustations ont toujours le même succès.

FABRICE MARTIN
more...
No comment yet.
le nougat de Montelimar
histoire du nougat de Montelimar
Curated by fabrice martin
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by fabrice martin
Scoop.it!

LE NOUGAT DE MONTELIMAR

Le nougat de Montélimar

Montélimar est une ville malicieuse. Chacune de ses rues est parsemée de nougat. Une bonbonnière en vitrine, une photo ou un dessin enfantin nous rappelle que le bonbon est né ici sous sa forme actuelle. Il faut en attribuer l’invention aux Phéniciens. Le peuple, fondateur des comptoirs du pourtour méditerranéen voyage et exporte sa culture. Durant des siècles, le sud de la France savoure, ce qui à l’origine, n’est autre qu’un gâteau de noix. Les historiens culinaires affirment que le mot nougat serait une déformation de Gâteau de noix.

De l’Asie à Montélimar.

Au 17me siècle, l’Ardéchois Olivier de Serres, surnommé le père de l’agriculture revient d’Asie avec des amandiers. Les nougatiers Montiliens comprennent très vite l’intérêt de ce fruit. Il se garde plus longtemps et noircit moins vite que la noix utilisée dans la composition du nougat de l’époque. Dès lors, on remplace la noix par l’amande. Olivier de Serres aurait suggéré aux confiseurs d’y ajouter une touche de miel de lavande. La forme actuelle du nougat est donc bien née aux portes de la Drôme provençale.

Le succès du bonbon.

1852. Le PLM est un train qui part de Paris, relie Lyon pour rejoindre la Méditerranée, d’où les initiales de la compagnie antérieure à notre actuelle SNCF. Un voyage qui demandait à l’époque, un arrêt d’une heure en gare de Montélimar. Les cheminots y rechargeaient le charbon et remplissaient les réservoirs d’eau. Durant cette pause, de jolies jeunes filles provençales, arpentaient les quais et les wagons pour vendre leur gourmandise aux voyageurs. Déguster une friandise sous le soleil en vacances laisse toujours de bons souvenirs.

Quand le président se sucre avec le nougat.

1876. Emile Loubet, Maire de la ville durant 29 ans saura aussi faire la promotion du nougat. L’homme assurera aussi des fonctions nationales de député et sénateur puis Président du Sénat et Président sous la troisième république de 1899 à 1906. Il distribuait le célèbre bonbon à ses collègues de l’assemblée nationale. De droite et de gauche, nos députés dégustaient la friandise. Les caricaturistes de l’époque s’en donnaient à cœur joie en croquant Emile Loubet avec une barre de nougat à la place de son attaché-case.


Le nougat, bonbon populaire.

1936…les congés payés. Fini le train, les Français partent en vacances dans le sud avec leur propre moyen ; la voiture. Tous passent par Montélimar, créant ainsi des embouteillages. Les jeunes filles provençales qui avaient déserté la gare de Montélimar, reviennent au bord de la route et proposent à nouveau le nougat. Les automobilistes ont désormais le temps de savourer cette friandise locale devenue nationale. Sur la nationale 7.

Aujourd’hui Montélimar et le nougat sont indissociables. On peut le dévorer tendre ou dur, c est le temps de cuisson qui fera la différence. De nos jours, réunis en groupement d’intérêt économique (GIE) Certains artisans font visiter leur laboratoire et les dégustations ont toujours le même succès.

FABRICE MARTIN
more...
No comment yet.