Le Monolecte
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L'énigme de l'invitation sexuelle

L'énigme de l'invitation sexuelle | Le Monolecte | Scoop.it

«Il était une fois une vieille femme qui, rencontrant un moine mendiant à l’aspect vénérable, décida par piété de subvenir à ses besoins afin qu’il puisse se consacrer uniquement à la pratique. Elle lui construisit une hutte, afin qu’il s’abrite. Elle lui apporta chaque jour à manger, matin et soir. Sacrifiant ses maigres ressources, elle prit soin du saint homme durant vingt années consécutives, jusqu’à ce qu’un jour, demandant à sa fille d’apporter le repas du moine, elle lui recommande d’embrasser l’homme de façon appuyée. «Après avoir servi son repas au Maître, colle-toi contre lui et embrasse-le sur la bouche», dit-elle. La fille obéit. Quand elle se mit inopinément à embrasser le moine, celui-ci sursauta et la repoussa d’un geste outré, en protestant qu’il ne saurait se laisser émouvoir par le désir sexuel, pas plus qu’un arbre sec poussant parmi les rochers glacés de l’hiver… La fille revint et raconta à sa mère ce qu’il s’était passé. Celle-ci, rouge de colère, s’écria : "Cela fait donc vingt ans que je nourris et entretiens un idiot." Elle mit immédiatement le feu à la hutte, expulsa le moine et le renvoya à coups de pied sur les chemins de la mendicité. Cette vieille femme était certainement bien plus sage que le moine. Mais pourquoi ?».

Agnès Maillard's insight:

On ramasse les copies demain matin!

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Être homo en Turquie : entre castration et sites de rencontre

Être homo en Turquie : entre castration et sites de rencontre | Entre Occident et Orient, entre rêve européen et un inexorable « Caucasian way of life », la Turquie ne semble pas encore être devenue un pays gay-friendly.
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Est-ce que les femmes se font baiser quand elles jouissent ?

Lorsqu’une femme a un rapport sexuel avec un homme, elle le vit mentalement comme un assaut : «Vas-y, prends-moi !». Pour Andrea Dworkin, anti-pornographe américaine, ce n’est pas innocent.
Agnès Maillard's insight:

Même après sa mort, Andrea Dworkin garde l’image menaçante d’une castratrice… Même après sa mort, ses écrits continuent de provoquer des réactions de rejet horrifiés. Pour Christine Delphy, qui écrit la préface du livre, «la première raison du silence fait sur elle est sans doute que Dworkin est radicale. Elle écrit sur un sujet qui, alors qu’on prétend en parler, est en réalité toujours aussi tabou : la sexualité, et plus précisément l’hétérosexualité, et plus précisément encore, sa pratique et sa signification dans un contexte précis : la société patriarcale. Elle parle de sexualité dans un régime de domination, et de sexualité entre dominants et dominées». A quoi Christine Delphy fait-elle allusion ? A ces images de séducteur qui s’étalent partout autour de nous comme modèles : la société a posé en standard la virilité  agressive. Il faut être un «prédateur» pour baiser. Et les femmes, elles-mêmes, trouvent bien plus excitants qu’on leur parle avec les canines… «Toi, je vais te manger toute crue». «Pour ne prendre qu’un exemple parmi des milliers, raconte Delphy : cette scène d’un film français récent (La vérité si je mens 2). L’un des personnages-hommes drague une femme au téléphone en lui disant : «Je suis un marteau pilon ; je vais te casser tes petites pattes arrière». Il lui dit en somme que la femme qui acceptera ce rapport en acceptera l’intention hostile.» Même si l’exemple est drôle, il est révélateur. Oui, impossible de le nier, l’homme doit encore et toujours «babouiner» pour avoir la femelle.

 
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