La femme des origines de Claudine Cohen | Le Monolecte | Scoop.it

Claudine Cohen montre que l’idée d’un culte de la grande-déesse s’appuie sur l’idée qu’il existe un grand nombre d’images féminines, peintes, gravées, faites en pierre, en argile ou en terre cuite. Ce culte d’une grande-déesse s’associe chez celles et ceux qui la défendent à l’idée d’un culte de la fécondité. Cohen oppose plusieurs arguments à ces théories. Elle souligne tout d’abord que le culte de la fécondité humaine n’est pas compatible avec le mode de vie d’un peuple de chasseurs-cueilleurs où l’on aurait plutôt tendance au contraire à contrôler la fécondité.  Elle montre également que très vite, les statuettes opulentes sont remplacées par des sculptures et gravures en ronde bosse présentant des silhouettes plus sveltes. De la même façon une continuité ne se justifie pas puisqu’au mésolithique on ne trouve plus que des représentations de femmes  à la silhouette gracile. Elle souligne que les thèses de Gimbutas sont criticables car elle applique la même grille de lecture à des objets éloignés dans le temps, l’espace et leur fonction même.