Le Monolecte
14.3K views | +4 today
Follow
Le Monolecte
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Agnès Maillard
Scoop.it!

Les femmes aiment les hommes nouveaux - L'homme simple

Les femmes aiment les hommes nouveaux - L'homme simple | Le Monolecte | Scoop.it
Coral Herrera Gomez déclare son amour pour les hommes « révisés » Article original paru en espagnol le 5 septembre 2013 sur le Blog du journal El Pais. Traduction et adaptation par L’Homme Simple J’aime les hommes nouveaux.
Agnès Maillard's insight:

Pour moi, c’est un luxe de partager la vie de ce type d’homme parce qu’on peut avoir des conversations profondes. Parce qu’ils n’ont pas de complexe d’infériorité qui les poussent à me diminuer pour ne pas leur faire d’ombre. Ils ne croient pas que je leur appartiens. Ils ne sont pas à la fois jaloux avec moi et séducteurs avec d’autres. Ils ne me mentent pas sans besoin. Ils ne dépendent pas de moi parce qu’ils sont avec moi.

Et ils sont avec moi jusqu’à ce qu’ils ne le soient plus. C’est-à-dire qu’ils ne se sentent pas condamnés à être avec moi : ils sont libres de rester à mes côtés.

Les nouveaux hommes ont beaucoup d’autres avantages. Parce qu’ils sont autonomes, ils travaillent leurs émotions, ils communiquent mieux. A la maison, ils ne considèrent pas qu’ils « aident ». Non, ils assument simplement leur responsabilité totale pour les tâches domestiques et profitent complètement de leur paternité.

Ils sont plus attirants parce qu’ils ne souffrent pas autant que les hommes traditionnels. Ils sont plus créatifs et vivent leur masculinité avec davantage de liberté et de joie. Je suppose que c’est parce qu’ils ne se sentent pas pressés d’exposer leur virilité, comme le sont les hommes patriarcaux.

more...
No comment yet.
Scooped by Agnès Maillard
Scoop.it!

A poil et à mort ?

A poil et à mort ? | Le Monolecte | Scoop.it
Avoir le droit de porter des poils, pour une femme, devient une vraie bataille, y compris dans des pays autrefois très tolérants, comme la Suède, où la bataille se transforme à présent en véritable guerre meurtrière.
Agnès Maillard's insight:

En mars dernier, à l’occasion de la finale d’un concours de chansons, Lina Ehrin, bibliothécaire, est apparue à la télévision, applaudissant avec des poils aux aisselles, l’espace d’une demi-seconde. Un spectateur a jugé bon de faire une image figée de cet instant et de la publier sur le réseau social Facebook, entrainant dans la foulée plusieurs milliers de commentaires outrés qu’une femme ose ne pas se raser sous les bras. Immédiatement une autre page Facebook est venue répondre à celle-ci, pour au contraire défendre Lina et le droit des femmes de ne pas s’épiler. Dans un mouvement de soutien, de nombreuses autres femmes sont venues y publier des photos d’elles, poilues ici ou là, jusqu’à ce que des menaces de mort apparaissent sur la page. Dans un grand mouvement de révolte, les femmes ont étendu le mouvement du réseau social à la rue, organisant des manifestations, relayées par la presse tabloïde. La police a été obligée d’intervenir pour protéger les femmes victimes de ces menaces de mort. D’autres découvraient avec désolation que l’amour de leur partenaires ne tenait qu’au fil du rasoir : point de salut avec des jambes poilues.

more...
Jean Pierre Fournier's comment, May 29, 2013 3:46 AM
Smile
Scooped by Agnès Maillard
Scoop.it!

La femme des origines de Claudine Cohen

La femme des origines de Claudine Cohen | Le Monolecte | Scoop.it

Claudine Cohen montre que l’idée d’un culte de la grande-déesse s’appuie sur l’idée qu’il existe un grand nombre d’images féminines, peintes, gravées, faites en pierre, en argile ou en terre cuite. Ce culte d’une grande-déesse s’associe chez celles et ceux qui la défendent à l’idée d’un culte de la fécondité. Cohen oppose plusieurs arguments à ces théories. Elle souligne tout d’abord que le culte de la fécondité humaine n’est pas compatible avec le mode de vie d’un peuple de chasseurs-cueilleurs où l’on aurait plutôt tendance au contraire à contrôler la fécondité.  Elle montre également que très vite, les statuettes opulentes sont remplacées par des sculptures et gravures en ronde bosse présentant des silhouettes plus sveltes. De la même façon une continuité ne se justifie pas puisqu’au mésolithique on ne trouve plus que des représentations de femmes  à la silhouette gracile. Elle souligne que les thèses de Gimbutas sont criticables car elle applique la même grille de lecture à des objets éloignés dans le temps, l’espace et leur fonction même.

 
Agnès Maillard's insight:

Relecture de la mythologie de la femme préhistorique en se dégageant de nos préjugés contemporains.

more...
No comment yet.
Scooped by Agnès Maillard
Scoop.it!

Les fondements politico-économiques du fémonationalisme | Contretemps

Les fondements politico-économiques du fémonationalisme | Contretemps | Le Monolecte | Scoop.it

Les femmes migrantes, cependant, sont aussi des marchandises, puisque l’on exige d'elles qu'elles se comportent conformément aux valeurs supposées des femmes occidentales émancipées. Ici, en considérant le fémonationalisme contemporain comme une construction idéologique éclairant les processus de marchandisation des femmes non-européennes, je considère que nous avons besoin de poursuivre la logique proposée par Alain Badiou il y a quelques années. Après le vote de la loi contre le hijab dans les écoles publiques en France – une loi qui a concentré le débat sur l’équation entre l’Islam et l’oppression des femmes –, le philosophe français l’avait définie comme « une loi capitaliste pure ». Pour que la féminité opère sous le capitalisme, le corps féminin doit être exposé pour pouvoir circuler « sous un paradigme marchand »43. Une fille musulmane doit donc montrer « ce qu’elle a à vendre ». En d’autres mots, elle doit accepter et soutenir activement sa propre marchandisation. L’insistance sur le dévoilement des musulmanes en Europe combine donc à la fois le rêve durable des hommes occidentaux de « découvrir » la femme de leurs ennemis, ou des colonisés, ainsi que la demande d’en finir avec l’incongruité du corps féminin caché en tant qu’exception à la règle générale selon laquelle elles devraient circuler comme des « valeurs franches »44.

Agnès Maillard's insight:

Touffu et important

more...
Marco Bertolini's comment, July 17, 2013 10:27 AM
Touffu oui, mais très intéressant. Une lecture très subtile des enjeux réels derrière la rhétorique des droits de la femme venant de partis comme celui de Geert Wilders, ici. On joue à fond sur les stéréotypes et la ségrégation pour mieux diaboliser. Bénéfice secondaire non-négligeable : cela nous permet de nous dédouaner de nos propres violences puisque, par définition, les bons Européens sont naturellement respectueux de la femme... Je m'explique mal dans ce cas les chiffres effrayants de mortalité des femmes lors de violences conjugales dans des pays comme l'Espagne...
Marco Bertolini's curator insight, July 17, 2013 10:47 AM

Un texte un peu long et ardu sur l'instrumentalisation du droit des femmes par les partis de droite et  sur la condition des femmes immigrées en Europe.  Mais c'est une lecture subtile de ces phénomènes qui vaut l'effort.

Scooped by Agnès Maillard
Scoop.it!

Est-ce que les femmes se font baiser quand elles jouissent ?

Lorsqu’une femme a un rapport sexuel avec un homme, elle le vit mentalement comme un assaut : «Vas-y, prends-moi !». Pour Andrea Dworkin, anti-pornographe américaine, ce n’est pas innocent.
Agnès Maillard's insight:

Même après sa mort, Andrea Dworkin garde l’image menaçante d’une castratrice… Même après sa mort, ses écrits continuent de provoquer des réactions de rejet horrifiés. Pour Christine Delphy, qui écrit la préface du livre, «la première raison du silence fait sur elle est sans doute que Dworkin est radicale. Elle écrit sur un sujet qui, alors qu’on prétend en parler, est en réalité toujours aussi tabou : la sexualité, et plus précisément l’hétérosexualité, et plus précisément encore, sa pratique et sa signification dans un contexte précis : la société patriarcale. Elle parle de sexualité dans un régime de domination, et de sexualité entre dominants et dominées». A quoi Christine Delphy fait-elle allusion ? A ces images de séducteur qui s’étalent partout autour de nous comme modèles : la société a posé en standard la virilité  agressive. Il faut être un «prédateur» pour baiser. Et les femmes, elles-mêmes, trouvent bien plus excitants qu’on leur parle avec les canines… «Toi, je vais te manger toute crue». «Pour ne prendre qu’un exemple parmi des milliers, raconte Delphy : cette scène d’un film français récent (La vérité si je mens 2). L’un des personnages-hommes drague une femme au téléphone en lui disant : «Je suis un marteau pilon ; je vais te casser tes petites pattes arrière». Il lui dit en somme que la femme qui acceptera ce rapport en acceptera l’intention hostile.» Même si l’exemple est drôle, il est révélateur. Oui, impossible de le nier, l’homme doit encore et toujours «babouiner» pour avoir la femelle.

 
more...
No comment yet.
Scooped by Agnès Maillard
Scoop.it!

Injonctions genrées : le carcan du mâle puissant, paradoxale soumission à la norme

Injonctions genrées : le carcan du mâle puissant, paradoxale soumission à la norme | Le Monolecte | Scoop.it

Ce genre d’imagerie viriliste ne date pas d’hier. Il n’est pas non plus nouveau qu’elle soit employée à des fins de soumission des hommes sur leur lieu de travail. Et mieux cette imagerie est intériorisée par les hommes qui s’y soumettent, mieux ils participent non seulement à leur propre soumission, mais aussi à celle de leurs collègues, qu’ils pointeront du doigt s’ils ne répondent pas eux-mêmes à cette imagerie viriliste. Je n’avais cependant pas eu l’occasion de lire auparavant une annonce qui en joue si directement (ce qui ne signifie pas qu’il n’en existait pas déjà).

Agnès Maillard's insight:

Une critique "sévèrement burnée" ;-)

more...
No comment yet.