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Jardins, débrouille, partage : comment Detroit redémarre

Jardins, débrouille, partage : comment Detroit redémarre | Le Monolecte | Scoop.it
Dans cette ville américaine désormais en faillite, un nouveau modèle de société émerge à petits pas, comme l'explique la doctorante en géographie Flaminia Paddeu. Ses piliers : autonomie, écologie, anti-consumérisme et solidarité.
Agnès Maillard's insight:

Pour les habitants de Detroit comme pour de nombreux américains, l’existence a longtemps été nourrie par un rêve de consommation. Ce rêve s’est effondré. Jusqu’à la crise de 2008, ceux qui ont connu la période faste où les « Big three » – Ford, Chrysler et General Motors – faisaient vivre la ville espéraient encore revenir à la situation antérieure. Mais quand la crise des subprimes les a frappés, l’illusion s’est effondrée. Ceux qui sont restés ont inventé de nouveaux mode de vie qui prennent le contre-pied des systèmes capitalistes et consuméristes. Le troc se développe, la valeur d’usage remplace l’échange monétaire. Ainsi, dans un jardin de l’East Side, un des quartiers les plus sinistrés, des habitants troquent le miel qu’ils produisent contre des services de bricolage ou d’informatique.

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Etats-Unis - Des milliers de gens vivent dans des tunnels sous la terre.

Etats-Unis - Des milliers de gens vivent dans des tunnels sous la terre. | Le Monolecte | Scoop.it
Dans les villes prinipales des Etats-Unis d'Amérique, l'un des pays les plus prospères du monde entier, des milliers de personnes sans (...)
Agnès Maillard's insight:

Forcément, on saisit, on expulse, mais les gens, ils ne s'évaporent pas comme ça...

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Une affaire qui marche : le Goulag US

L’ensemble pénitentiaire US s’est lentement transformé, depuis le début des années 1970, en un Prison Industrial Complex (PIC) qui s’avère être une des plus étonnantes trouvailles du Système dans la recherche d’une activité à la foisindustrielle et génocidaire, – faisant passer au second plan les problématiques de la justice et de la délinquance qui, d’ordinaire, définissent la question des prisons. L’établissement du PIC est en général daté de 1973, avec une loi de l’Etat de New York passée par le gouverneur Nelson Rockefeller rendant passible de prison tout détenteur et utilisateur de drogue. Depuis, les peines pour ces délits, jusqu'aux plus ridiculement mineurs, n'ont cessé de s'alourdir, mettant en évidence la participation active à l'entreprise du système législative et du système judiciaire US.

 

Dedefensa.org
Agnès Maillard's insight:

Article très intéressant de par son point de vu très radical, mais en même temps très juste. Déjà, bien avant le PIC, Jack London décrit dans "les vagabonds du rail" la très florissante industrie du bagne au début du 20e siècle, laquelle n'avait pas de problème à s'alimenter en main d'œuvre gratuite et servile juste pour délit de pauvreté ou de vagabondage.

À noter aussi que les prisons américaines, quelque part, perpétuent le bon vieux temps esclavagiste, si on commence à penser la population carcérale en pourcentage de la population afroaméricaine totale.

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Etats-Unis : les usines ne tuent pas les gens exprès, n’est-ce pas ?

Etats-Unis : les usines ne tuent pas les gens exprès, n’est-ce pas ? | Le Monolecte | Scoop.it
Une catastrophe industrielle au Texas, 12 morts avérés, 60 disparus, plus de 200 blessés. C’était jeudi. Dès vendredi, l’événement avait quitté la une des journaux américains. Eclipsé par la folle chasse à l’homme de Boston ?
Agnès Maillard's insight:

"C’est une impression purement personnelle : dans ce pays, les accidents technologiques sont un peu considérés comme des fatalités inhérentes à l’activité économique, alors qu’en France on dénonce immédiatement l’incurie, la négligence ou la rapacité des exploitants de l’installation fautive. Pas ici.

Dans la petite ville rurale dévastée de West, près de Waco au Texas, un Etat où la densité d’installations pétrochimiques hautement dangereuses est difficile à imaginer quand on n’y a jamais mis les pieds, les gens n’ont pas encore commencé à montrer du doigt les responsables. Pour l’instant, ils s’entraident, se réconfortent mutuellement, et prient. Au Texas, on prie beaucoup."

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Agnès Maillard's comment, April 20, 2013 8:59 AM
Il y a tout les sites SEVESO en France, mais ce qui m'a semblé intéressant dans cet article, c'est la différence d'attitude avec des USA où l'on trouve que quand ça pète, c'est la faute à pas de chance, alors que chez nous, on estime qu'il fallait faire plus d'efforts pour garantir la sécurité des riverains et des salariés.
Jacques Bolo's comment, April 20, 2013 9:14 AM
Ce que dit l'article, au fond, c'est que les gens se sentent responsables dans la mesure où ils ont accepté le risque pour avoir un job. En France, les gens ont tendance à considérer qu'"il y a des responsables" (Etat ou patrons), mais ne voient pas qu'ils ont accepté cette situation par les élections ou l'acceptation des conditions de travail (le cas de l'amiante est un bon exemple).
Agnès Maillard's comment, April 20, 2013 11:23 AM
Je pense que la réflexion porte plus sur la résignation, voire le conditionnement, à penser que mourir au travail peut être une chose "normale", une fatalité et du fait que de ce laxisme populaire, les employeurs ne sont guère incités à prendre des précautions coûteuses pour garantir la sécurité d'autrui, qu'en cas de problème, ce sera juste la faute à personne.