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Sur l’écran d’un des ordinateurs de son bureau, à la Harvard School of Public Health de Boston, l’épidémiologiste Caroline Buckee désigne un point sur la carte des hauts plateaux de l’ouest du Kenya. Il signale l’emplacement d’une des milliers de tours-relais de téléphonie que compte le pays. Dans la lutte contre le paludisme, explique-t-elle, les données transmises par cette tour proche de la ville de Kericho constituent un véritable filon pour des études épidémiologiques.
Après avoir analysé ces informations, Caroline Buckee et ses collègues ont découvert que les gens qui passaient des appels ou envoyaient des textos traités par le relais de Kericho effectuaient seize fois plus de déplacements hors de la région que la moyenne régionale. De surcroît, ils étaient trois fois plus susceptibles de se rendre dans une région située au nord-est du lac Victoria, un site que les archives du ministère de la Santé identifient comme une zone de propagation du paludisme. Le rayon du signal de la tour-relais couvrait donc un point de passage significatif dans la transmission du paludisme, qui passe d’humain à humain par l’intermédiaire des moustiques. Les images satellite avaient permis d’identifier le probable coupable : une plantation de thé très active employant vraisemblablement de nombreux travailleurs migrants. Selon Caroline Buckee, l’implication est claire : “Il doit y avoir une foule de personnes infectées là-bas.”
Nouvelles mesures. Ce travail est actuellement intégré à une série de nouveaux modèles prédictifs que la chercheuse est en train de mettre au point. Ils montrent par exemple que, même si l’on identifiait des cas de paludisme dans la plantation de thé, prendre des mesures pour essayer d’enrayer la maladie sur la plantation aurait moins d’impact que si l’on concentrait les efforts à la source, c’est-à-dire autour du lac Victoria. Cette région est connue depuis longtemps pour être un foyer majeur de paludisme, mais jusqu’à présent des informations précises sur les schémas de déplacement humains qui s’y effectuent faisaient défaut : combien de personnes arrivent et combien repartent, à quels moments, dans quels endroits précis se regroupent-elles et lesquelles de ces destinations attirent le plus grand nombre de personnes en transit.
Les efforts déployés pour rassembler ce genre de données restent très irréguliers. Parfois les travailleurs de la santé publique comptabilisent un à un les voyageurs dans les gares routières, explique Caroline Buckee, ou alors des infirmières travaillant dans des cliniques isolées demandent aux patients chez qui le paludisme vient d’être diagnostiqué où ils se sont rendus récemment. “Dans de nombreux postes-frontières en Afrique, tout cela est noté sur des bouts de papier, mais ils sont souvent perdus et personne ne suit ça de très près, explique-t-elle. Nous avons des modèles généraux sur les habitudes de voyage, mais nous n’avons jamais été capables d’assurer un suivi correct.”
L’exploitation de ce gisement de données aidera à calibrer de nouvelles mesures qui incluront probablement des campagnes de textos ciblées et peu coûteuses – par exemple, pour avertir les visiteurs entrant dans le champ du signal de la tour-relais de Kericho de protéger leur lit par une moustiquaire. Cela aidera également les autorités à sélectionner les zones sur lesquelles concentrer les efforts d’éradication des moustiques. “On ne peut pas arroser en permanence d’insecticide la moindre flaque d’eau pour tuer les larves. Mais lorsque l’on sait que tel endroit est un foyer important, cela vaut le coup de concentrer les efforts de ce côté-là, poursuit l’épidémiologiste. Et désormais, je peux repérer les endroits où l’introduction d’une maladie intervient de façon massive.”
La dernière étude de Caroline Buckee, fondée sur les données provenant de 15 millions de téléphones kenyans, est le fruit d’une collaboration avec son mari, Nathan Eagle, qui s’emploie depuis plus d’une décennie à tirer profit des données des téléphones portables. Les résultats obtenus par son épouse offrent un aperçu de ce que l’on peut faire lorsque la technologie est utilisée pour étudier des problèmes de santé publique. “Non seulement on peut fournir des données pertinentes, mais on peut aussi mener des actions à partir de celles-ci”, estime Nathan Eagle, aujourd’hui directeur général de Jana, une société qui mène des enquêtes à partir des téléphones mobiles dans le monde en développement. “Ça marche vraiment.”
Cette expérience montre comment ce type de données pourrait être exploité pour mettre au point des outils permettant aux travailleurs de la santé, aux Etats et autres acteurs de repérer et surveiller les épidémies, gérer les catastrophes et optimiser les systèmes de transport. Utiliser les données des téléphones portables pourrait être particulièrement utile dans les régions pauvres, où il n’existe souvent que peu ou pas du tout d’infrastructure de collecte de données.
Des stratégies ciblées. “Nous en sommes aux tout débuts”, souligne Vincent Blondel, professeur de mathématiques appliquées à l’université de Louvain, en Belgique, et l’un des chercheurs les plus en pointe dans le domaine des données collectées via les téléphones portables. “L’adoption exponentielle du portable par des populations à bas revenus – et la décision récente de certains opérateurs de fournir leurs données – débouchera sur de nouveaux outils qui pourraient tout changer.”
Caroline Buckee et Nathan Eagle s’efforcent à présent d’ajuster et d’améliorer leurs outils au Kenya. Nathan Eagle souhaite utiliser des enquêtes pour affiner l’image obtenue par l’exploitation à grande échelle des données téléphoniques. La seule indication d’un appel n’est souvent pas suffisante, précise-il. Enquêter de manière approfondie ne serait-ce que sur quelques personnes permettrait aux chercheurs d’éliminer certaines hypothèses erronées. Un jour, alors qu’il analysait des données téléphoniques au Rwanda, Nathan Eagle a remarqué que les gens n’avaient guère bougé après une inondation. Il a d’abord supposé que la plupart d’entre eux étaient cloués au lit par le choléra. Mais il s’est ensuite avéré que l’inondation avait emporté les routes.
De son côté, Caroline Buckee espère, grâce aux données téléphoniques, pouvoir cibler des souches du parasite du paludisme résistantes aux médicaments. Si on laisse proliférer ces souches, apparues notamment au Cambodge, elles pourraient remettre en cause toutes les avancées réalisées ces dernières années. C’est pourquoi la chercheuse voudrait intégrer les données sur la propagation des parasites dans des modèles de mobilité afin de mettre au point des stratégies ciblées de lutte contre la maladie. “C’est l’avenir de l’épidémiologie, assure-t-elle. Si nous voulons éradiquer le paludisme, c’est de cette façon que nous y parviendrons.”—David Talbot
Via Cecile Chelim - MS&QS
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Parce que la sédentarité est le 4è facteur de risque de décès dans le monde, l'opération "My santé mobile" étudiera les habitudes des salariés français. Dans 4 villes françaises, 1000 participants se verront confier un coach électronique qui enregistrera leur activité physique en temps réel et en direct. Sommes-nous assez actifs au quotidien? Nous sommes malheureusement nombreux à travailler derrière un bureau toute la journée et à utiliser la voiture pour nos trajets de tous les jours. La sédentarité est la cause principale de plus de 20% des cancers du sein ou du côlon selon l'Organisation Mondiale de la Santé. Des chiffres alarmants que la société IDS Santé souhaite voir évoluer grâce au lancement de l'opération de santé connectée "My santé mobile". Le principe est simple. A Bordeaux, Lille, Lyon et Montpellier, 1000 volontaires seront équipés d'un coach électronique miniaturisé qui mesurera pendant six mois leur activité physique. "L'agrégation des données recueillies sur les 1000 volontaires permettra de suivre en direct et pour chaque ville le nombre de pas, d'étages parcourus, de calories brûlées et de kilomètres effectués", explique Frédéric Faurennes, président d'IDS Santé. Les données, transmises grâce au smartphone de chacun des participants, seront ensuite étudiées par l'institut de statistiques MediQual Research. L'utilisateur pourra aussi suivre ses résultats en temps réel grâce à des notifications qui lui seront envoyées sur son smartphone. Grâce à cela, il pourra mieux connaître son corps mais également se motiver pour atteindre des objectifs. Les volontaires peuvent s'inscrire à l'opération "My santé mobile" jusqu'au 31 mai prochain. Il suffit pour cela d'être âgé de 25 à 65 ans et de disposer d'un smartphone. Une initiative qui permettra aux chercheurs, aux professionnels de la santé de tirer de mettre en place des campagnes de sensibilisation sur les risques de la sédentarité. "L'objectif et de pouvoir démontrer avec des données de la vraie vie que la santé connectée peut améliorer significativement nos propres indicateurs de santé sur une période courte", conclut Frédéric Faurennes.
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Frenchweb.fr 190 millions d'utilisateurs accèdent à Facebook uniquement depuis ... Frenchweb.fr Poursuivant son virage mobile, Facebook compterait désormais 751 millions d'utilisateurs actifs par mois sur mobile.
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La publicité pourrait posséder un impact beaucoup plus important qu'espéré sur l'expérience d'achat des consommateurs, sur les appareils mobiles et même en dehors..
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Stratégie de productivité mobile, le Byod un élément clé !!! servicesmobiles Un récent article des Echos sur le sujet montré que la quête de productivité est le principal moteur d'adoption des nouvelles solutions mobiles.
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Sans exception, les élèves qui travaillent avec un iPad en classe affirment qu'ils ne pourraient plus s'en passer. Mais aucun d'entre eux ne souligne que la tablette...
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Tourisme : tablette pour rêver, PC pour réserver et smarphone pour la route La tablette pour rêver en famille, le bon vieil ordinateur pour réserver son vol ou son voyage et le smartphone en route, pour réserver sa chambre ou un spectacle en dernière minute, trouver une attraction et ses promotions : c'est en matière de voyage l'usage qui serait fait des nouvelles technologies de communication. Il semble bien que l'utilisation du matériel tende à se spécialiser, explique aussi Claude Boumal dans sa lettre hebdomadaire "Voyage et technologies". Se référant à une étude de Mobiquity, il rapporte que "tablettes et smartphones ne serviraient peut-être pas autant qu'on le croyait à réserver son voyage… Les Américains, en tous cas, se disent déçus, à 35 p.c., de leur expérience". "Conséquence : 54 p.c. de ceux qui ont recherché un voyage sur leur tablette retournent sur leur ordinateur pour le réserver, et 62 p.c., même, des utilisateurs de smartphones. Seul un utilisateur de tablette sur quatre l'emploie pour finaliser sa réservation, et moins d'un utilisateur de smartphone sur cinq. En revanche, plus des trois quarts (76 p.c.) des smartphones sont utilisés pour réserver une chambre en cours de voyage", conclut claude Boumal .
Application santé en voyage Vidal pour iphone et androïd. Mis à jour : Jeudi, 07 Février 2013 Gratuite, l'application « VIDAL du Voyageur » vous donne les informations de santé indispensables pour préparer votre voyage. Vaccins recommandés, prévention du paludisme, risques sanitaires sur place, gardez sur votre iPhone les informations qui vous permettront de rester en bonne santé.
Via FestivalCommunicationSanté, dbtsante, Cecile Chelim - MS&QS
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Le Monde Smartphone, mon ami - Le Monde Le Monde Une étude d'un prestataire américain de services de garantie aux propriétaires de smartphone, réalisée sur 2 004 cas de casse déclarés, révèle que 51 % des accidents surviennent à la maison.
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Le Mobile : nouveau centre de gravité du commerce ? Journal du Net Au cœur de cette nouvelle shopping expérience d'achat sans couture : le Mobile.
Malgré leur coût et un manque de ressources pédagogiques, les tablettes continuent de question les modèles d'enseignements traditionnels. Passé la question du gain de place, de poids en comparaison à une douzaine de manuels, les essais allant dans le sens d'un équipement massif accentue l'apprentissage sur une certaine interactivité.
On serait tenté de répondre que les nouvelles utilisations tactiles, mais aussi multimédias apportent autant à l'éducation que le traitement de texte l'a fait en supplantant la seule feuille de papier. Si les tentatives se sont multipliées dans plusieurs départements comme les Hauts-de-Seine, en Corrèze c'est dans les établissements spécialisés dans l'accompagnement que l'association du geste à l'apprentissage porte ses fruits. L'éveil auprès de populations déficientes passe plutôt bien par le numérique, puisque l'éducation suppose déjà un accompagnement et un effectif réduit. Les choses sont plus contrastées lorsqu'il s'agit d'effectifs de classes d'une trentaine d'élèves. Expérimentations... parfois douloureuses L'année dernière le site PC Pro relayait l'essai malheureux d'un lycée américain. À l'origine, les professeurs de l'établissement avaient la possibilité de troquer leur ordinateur portable pour un iPad 2ème génération. D'abord enthousiastes à l'image du proviseur porteur du programme, certains professeurs se sont vite mordu les doigts du changement. Les déconnexions intempestives avec les ordinateurs chargés des tâches les plus complexes rendent les manipulations difficiles, à l'instar de l'absence de clavier physique qui empêche un réel travail hormis la prise de note rapide. Si les enseignants qui ont fait le pari malheureux semblaient ne pas connaître les limites inhérentes à la tablette, le problème a aussi touché les technophiles. La difficulté de mise en réseau comparée aux ordinateurs traditionnels a aussi été relevée à l'Honnywood Community Science School. L'établissement qui avait mis à disposition des élèves 1200 iPads a révélé un an plus tard que la moitié n'était plus en état de marche, la plupart devenus hors service à des chutes, bris et rayures. Sur les appareils envoyés en SAV, 20% n'en étaient pas à leur premier retour. Avec une grande interactivité, la capacité d'utiliser la source vidéo et les explications en relief, la tablette offre tout de même de nouveaux moyens d'apprentissage. La question des manuels scolaires Moins chers, interactifs, les ereaders entreraient davantage dans la catégorie des alternatives hi-tech aux manuels. Un format consacré à la lecture, à la manière des livres d'écoles et qui contrairement aux tablettes ne prétendent pas être des plateformes de production de contenus, quand ces dernières offrent surtout une expérience de consommation enrichie. Des fonctionnalités interactives de recherche dans le texte, d'annotations et de surlignage pratique pour les études, mais qui révéleraient son potentiel auprès des plus jeunes. Ainsi, la possibilité de modifier la taille des caractères modifie l'affichage et s'adapte au niveau de lecture des enfants. Une garantie contre l'image négative d'une page remplie d'une police minuscule. Une récente étude opérée par Scholastic faisait état de l'effet bénéfique des livres numériques sur la consommation en livre des enfants. Si l'appareil joue un rôle dans l'attrait, et l'écran donne une impression de divertissement chez les plus jeunes, l'effet le plus notable est l'uniformité d'un support électronique. De l'aveu de certaines personnes interrogées, l'épaisseur du livre physique et le nombre de pages n'est plus un repoussoir puisqu'au format numérique, le support garde la même finesse. L'étude a ainsi démontré le potentiel de passerelle de l'ereader vers le plaisir de la lecture. Un sur cinq estimait lire plus depuis avoir essayé la lecture numérique.
Via Michel Guillou
Après la version iPhone en 2012, les laboratoires URGO lancent une version Androïd de l’application mobile i-Pollen permettant de surveiller les niveaux de pollen et la qualité de l’air près de sa ...
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Des anciens de Nokia ont présenté un smartphone dont la coque peut contenir des éléments hardware additionnels. Autre avantage : son système d'exploitation Sailfish OS est compatible avec les applications Android.
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Parce que l'utilisation des tablettes, smartphones et autres appareils connectés est en constante augmentation aux Etats-Unis, les entreprises locales doivent saisir cette opportunité pour développer leur stratégie publicitaire et attirer de...
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Un smartphone surfant sur le marketing équitable LeMondeInformatique Celui qui veut s'acheter un smartphone avec bonne conscience, peut commander sans plus attendre un fairphone (contraction entre fair = équitable et phone) sur Internet.
À la Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup, on a décidé d’opter pour les chariots de tablettes partagés par une quinzaine d’enseignants.
Via Michel Guillou
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Smartphone en avion, vers un assouplissement des régles SolutionsPME.fr De nombreux voyageurs laissent leur smartphone allumé en avion, malgré les règles en place à bord qui en exigent l'extinction en vol, montre une étude publiée jeudi aux...
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La Cnil démontre que l’iPhone est un mouchard hyperactif
Via Freewares&Tutos
Plusieurs expériences sont menées en Dordogne depuis quelques mois pour favoriser le maintien des personnes âgées à domicile et pallier les carences médicales.
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Une étude sur la consommation du media mobile dans le monde donne des précisions sur les conditions d'utilisation du téléphone.
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Thorsten Heins, PDG de BlackBerry, prédit un désintérêt du public pour les tablettes dans les cinq années à venir à une conférence au Milken Institute (Los Angeles) : « Probablement un grand écran dans votre espace de travail, mais plus de tablette.
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