5 règles à respecter pour un objet connecté réussi | Le monde du mobile et ses nouveaux usages : news web mobile, apps en m sante  et telemedecine, m learning , e marketing , etc | Scoop.it

Le succès d’un objet connecté réside-t-il dans son simple usage, parfois attendu, parfois novateur et plein de promesses ? Pas seulement ! Voici les cinq critères qui permettent aujourd’hui à un objet connecté de sortir du lot.

 

Le CES de Las Vegas 2014 a concrétisé l’adage qui veut que demain, tous les objets du quotidien seront connectés. Si bien que l’on peut se demander si, parfois, cela est bien nécessaire : certains objets ont été largement moqués, alors qu’ils trouveront peut-être une large clientèle, au-delà le l’espérance de leurs concepteurs.

L’usage va a priori guider l’achat, puisque l’on imagine difficilement acquérir un produit pour ne pas s’en servir. Au-delà de ce point de départ, cinq critères semblent parfaitement s’associer aux objets connectés qui veulent sortir du lot.

1. Design

On dit souvent que le meilleur vecteur de communication d’un nouveau produit, c’est son design. Un joli produit suffirait à faire parler de lui. A partir du moment où l’objet connecté se situe dans les canons de beauté actuels, aussi bien dans sa forme que dans les matériaux employés, on peut dire qu’il met déjà toutes les chances de son côté.

Le thermostat Nest, la station météo Netatmo ou l’interrupteur Goldee répondent aux canons actuels, ce sont des objets que l’on a envie de montrer, et donc d’acquérir. Etant donné que ces objets vont se multiplier, ils ont forcément intérêt à s’accorder à nos goûts.

2. Simplicité

Un objet connecté doit être simple à mettre en œuvre. Le terme plug&play doit clairement s’imposer. La procédure d’installation et de connexion au réseau (et au cloud) doit s’effectuer de façon quasi-transparente. Revolv a joué la carte de l’effet wow avec le transfert des identifiants réseau du smartphone vers la box domotique via un clignotement de l’écran !

L’usage unique est également une règle : un objet = une fonction. Cela facilitera l’acceptation de ce nouveau monde des objets connectés auprès d’une large clientèle. Sen.se se démarque néanmoins de cette logique avec des capteurs réutilisables pour de multiples fonctions. Malgré tout, Sen.se reste spécialisé dans le domaine des capteurs.

3. Connectivité

Les objets connectés sont destinés à un large public. La manière de connecter l’objet doit être simple et universelle. Il faut pouvoir le connecter soit à Internet, soit à son smartphone pour pouvoir le piloter ou en afficher les données.

Les deux modes de connexions les plus courants sont le WiFi (l’objet communique directement sur Internet à travers la box ADSL) et le Bluetooth (le smartphone se connecte à l’objet). Certains objets communiquent via d’autres protocoles (ZigBee, 6LoWPAN, …), mais disposent au final d’un adaptateur de ce protocole vers du WiFi ou de l’Ethernet, comme les lampes Philips Hue ci-dessus. L’utilisateur n’a donc pas besoin de se soucier de cette spécificité. Ouf.

4. Énergie

Quand on connecte un objet autrefois totalement inerte, on ajoute une contrainte épineuse : celle de la consommation électrique. Certains peuvent se raccorder à une prise de courant, mais dans un soucis pratique évident, la plupart devront demeurer sans fil à brancher en permanence.

La consommation doit être mesurée, on ne doit pas avoir à changer les piles tous les deux mois, sous risque de voir l’objet remisé dans un tiroir à jamais. Pour les objets connectés rechargeables, une bonne semaine d’autonomie est acceptable, c’est le cas des bracelets de suivi d’activité. Pour ceux sur piles, on peut tabler sur une année minimum, c’est ce que l’on trouve pour la plupart des capteurs.

5. Sécurité

Le sujet au centre du débat ces dernières semaines est lié à la sécurité des données transmises par les objets connectés. Ces données sont-elles correctement protégées ? Quelqu’un peut-il les intercepter et apprendre des mes habitudes de vie et nuire à ma sécurité ?

Ce qui est crypté peut être décrypté. La sécurité absolue n’existe pas. Le fabricant de l’objet peut cependant donner des garanties de bonne protection des communications et du stockage des données, c’est incontournable. Il est aussi intéressant de vérifier la possibilité de pouvoir supprimer toutes les données stockées à tout moment, si l’on en sent le besoin.

Bonus : un bon buzz marketing

La pertinence ou l’originalité de certaines campagnes de communication sait mettre en avant un objet plus qu’un autre. Dans certains cas exceptionnels, on pourrait même avoir envie d’un nouvel objet connecté, alors que l’on ne sait pas encore ce que l’on va précisément en faire. Le simple fait de le posséder et de l’exposer peut parfois suffire ! Vous savez sûrement que le disque vinyle revient à la mode ? Il faut savoir que 20% des disques achetés aujourd’hui ne sont jamais écoutés. La possession de l’objet est parfois bien plus forte que son usage.

Et vous, voyez-vous d’autres critères incontournables pour compléter cette liste ?


Via Amandine Barrau, Celine Sportisse