Le Grand Paris sous toutes les coutures
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L'Île-de-France moteur du marché de l'immobilier en France

L'Île-de-France moteur du marché de l'immobilier en France | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Que ce soit dans le neuf ou dans l'ancien, la reprise du marché immobilier français a été très nette en 2015, après trois années moroses. Le nombre de transactions dans l'existant a notamment bondi de 15,6 % à 800 000 unités, selon la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim). En parallèle dans le neuf, les mises en chantier sont en hausse de 2 % à la fin janvier 2016 sur 12 mois cumulés, à près de 350 000 unités. Elles sont tirées vers le haut par le secteur du logement collectif (+7,1 %), l'apanage des promoteurs immobiliers. D'ailleurs les ventes des promoteurs ont, elle aussi, atteint un très bon niveau en 2015 (+13,6 %).

Hausse des prix très limitée

Et si l'on raisonne en termes de prix, les dégâts sur le pouvoir d'achat des ménages ne sont pas (encore) significatifs. Les promoteurs immobiliers ont constaté dans le neuf une hausse de seulement 0,8 % des prix ; alors que dans l'ancien, les prix se stabilisaient en 2015 selon les données provisoires du baromètre Insee-Notaires. La Fnaim constate cependant de son côté une nouvelle baisse des prix dans l'ancien de 1,9 % en 2015.

Du reste, il est clair que l'embellie du marché immobilier français en 2015 n'a pas engendré de perte significative de pouvoir d'achat pour les ménages français, toute chose égale par ailleurs.

L'Île-de-France, le moteur de l'immobilier en France

Plus précisément, c'est en fait le marché immobilier francilien qui est en grande partie responsable des bons chiffres au niveau national. « L'année 2015 a été marquée par une importante progression (+17%) des volumes de ventes d'appartements anciens en Île-de-France par rapport à 2014, soit environ 15 000 ventes supplémentaires », notent les notaires franciliens. Le prix des appartements en Île-de-France est quant à lui en léger baisse en 2015 (-1% en un an), à tout de même 5 260 euros du mètre carré fin 2015... De même, « avec 48 510 ventes en 2015, le marché des maisons anciennes en Île-de-France a progressé de 17% en un an », ajoutent les notaires.

Les mises en chantier explosent

Plus significatif encore, dans le neuf, le nombre de mises en chantier en Île-de-France s'établissait à 63 200 logements lors des douze derniers mois, en hausse de ... 18 % par rapport aux douze mois précédents. Ce qui veut dire qu'en volume, la hausse du nombre de mises en chantier en Île-de-France (+9 700 sur la période février 2015- janvier 2016 par rapport à février 2014-janvier 2015) est supérieure à celle enregistrée au niveau nationale (+6 900). Preuve que la région capitale est l'élément moteur du regain d'activité au niveau national.

Un contexte favorable

Mais comment se fait-il que le marché francilien aient été autant en réussite ? Il a d'une part profité d'un contexte national favorable. D'abord, les taux d'intérêt nominaux de crédit immobilier ont encore baissé, tombant en moyenne à 2 % à la fin du premier semestre. Ensuite, la croissance économique est quelque peu revenue en 2015, en hausse de 1,1 %, selon l'Insee. Enfin, l'activité en 2015 a bénéficié d'un effet rattrapage lié à la relative atonie des marchés neufs et anciens entre 2012 et 2014. Nombre d'acquéreurs attendaient en effet des jours meilleurs pour lancer concrètement leurs opérations d'acquisition immobilière. Ce qui a été le cas en 2015.

Changement de discours de l'exécutif

Par ailleurs, force est de constater que le discours du gouvernement a changé : d'une volonté de faire baisser les prix de l'immobilier pour redonner du pouvoir d'achat aux ménages en première partie de mandat, le discours de l'exécutif a radicalement changé fin 2014 sous l'impulsion de Manuel Valls. Les directives données vont, depuis, dans le sens d'une reprise de l'activité des transactions, ce qui induit de l'inflation sur le marché immobilier, et donc des plus-values à terme pour les acquéreurs. Une manière de créer un environnement psychologique favorable à l'achat immobilier.

Par ailleurs, si l'on se limite au marché du neuf, il faut savoir que nombre d'opérations avaient été bloquées en 2014, principalement en Île-de-France, après les changements de majorités lors des dernières élections municipales. Les maires élus sur le thème de la lutte contre la densification avaient ainsi ralenti la cadence des mises en chantier en 2014. Ce qui a donné lieu, là aussi, a un effet rattrapage en 2015.

Succès du Pinel

Toujours dans le neuf, le principal élément de reprise reste le succès du dispositif fiscal d'aide à l'investissement locatif, Pinel. Il donne la possibilité à un investisseur de louer à ses ascendants ou à ses descendants, et durant trois durées différentes pour bénéficier de l'avantage fiscal : 6, 9 ou 12 ans, contre seulement 9 ans auparavant.

Cet assouplissement a été important en Île-de-France pour séduire des investisseurs jusqu'ici peu convaincus par la rentabilité du dispositif. Les prix de l'immobilier francilien sont en effet élevés par rapport aux loyers plafonnés proposés par le dispositif.

Par ailleurs, au regard du niveau des prix dans la région capitale, les acteurs du logements neufs ont été contraints de faire des concessions sur les prix, notamment pour que les primo-accédants, exclus de l'accession ces dernières années, puissent revenir sur le marché. Ainsi en 2015, « les opérateurs ont parfois sacrifié leur marges pour faire baisser les prix et accélérer les opérations », constate Ariane Bouleau Saide, directrice générale adjointe de Grand Paris Aménagement.

Fort déséquilibre entre offre et demande

Or l'Île-de-France - notamment Paris et la première couronne - étant un territoire avec un fort déséquilibre entre l'offre et la demande, un meilleur contexte financier pour la demande peut tout de suite donner des résultats significatifs en terme de volumes de ventes.

Enfin, il y a fort à parier que la mise en place des premières opérations d'aménagement dans le cadre du développement du Grand Paris, aient participé au net regain d'activité du marché francilien. Dans le Val-de-Marne, notamment, les mises en chantier ont quasiment doublé en 2015 ! De quoi atteindre, dans les prochaines années, l'objectif affiché par les pouvoirs publics de 70.000 mises en chantier de nouveaux logements sur le territoire du Grand Paris.

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La revue de presse quotidienne du Grand Paris et de ses curiosités
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#GrandParis Express : "A terme, l'impact économique sera considérable" itw de Philippe Yvin pour la Matinale des Echos avec @bengeorges

#GrandParis Express : "A terme, l'impact économique sera considérable" itw de Philippe Yvin pour la Matinale des Echos avec @bengeorges | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Grand Paris Express : "A terme, l'impact économique sera considérable" Philippe Yvin, Président du directoire de la Société du Grand Paris, était ce vendredi l'invité de la matinale des Echos. En savoir plus sur http://videos.lesechos.fr/lesechos/invite-des-echos/grand-paris-express-a-terme-limpact-economique-sera-considerable/uqqsl8?ES4T2M1rQWQ4iMkZ.99

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#GrandParis > Et si vous cherchiez votre futur bien immobilier en fonction des prix des loyers par stations ?

#GrandParis > Et si vous cherchiez votre futur bien immobilier en fonction des prix des loyers par stations ? | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

C’est l’outil qui va révolutionner les recherches immobilières des Franciliens. Trois ans après la sortie de sa désormais célèbre carte des prix des métros parisiens, MeilleursAgents.com améliore encore sa carte interactive disponible en ligne. « La grosse nouveauté c’est que ce sont désormais tous les transports en commun qui sont pris en compte. Métro, tramway, bus. De plus, nous avons étendu notre carte à l’ensemble de la région Ile-de-France, avec des informations mises à jour tous les mois », explique Jules Latournerie, Responsable de la Communication de MeilleursAgents.com. Une carte d’autant plus intéressante que le transport constitue le « 2ème critère de choix » des particuliers lors d’une recherche immobilière, comme le rappelle notre interlocuteur. Tour d’horizon des infos à retenir. La ligne la plus chère de Paris Et le prix de la ligne la plus chère de Paris est décernée à… La ligne 12. Cette station concentre en effet « le plus grand nombre de stations les plus chères de la région », comme le confirme notre interlocuteur des MeilleursAgents.com. Dont les deux stations de la capitale au prix au m2 le plus élevé : la station Solférino et la station Rue du Bac. Sur cette ligne, les écarts entre les stations peuvent atteindre 10.044 euros. PUBLICITÉ inRead invented by Teads La ligne où les extrêmes se rencontrent Méfiez-vous de la ligne 13 ! Avec un prix moyen par mètre carré de 6.100,9 euros pour l’ensemble de ses stations, la ligne 13 semble accessible : elle est en fait la ligne de tous les extrêmes. Passant à la fois par les « beaux quartiers » (Invalides, Champs Elysées…) et les villes de banlieues moins prisées (Saint-Denis, Saint-Ouen…), l’écart entre sa station la plus chère (Varenne) et la moins chère (Saint-Denis-Université) s’élève à 10.360 euros. Sachant également que cette ligne possède justement l’une des stations les moins chères du métro parisien, avec un prix moyen de 2.643 euros le m2 pour la station Saint-Denis-Université. La ligne la moins chère de Paris … Est une ligne de Tramway ! En N°1 de ce classement on retrouve en effet la ligne 5 du tramway parisien. Avec un prix moyen au m2 de 2556,6 euros. Et un écart de prix très faible (seulement 663 euros) entre sa station la plus chère (Marché de Saint-Denis, 2891 euros) et sa station la moins chère (Paul Valéry, 2228 euros). Les stations les plus chères Les deux stations les plus chères en termes de loyer sont, comme l’avons déjà indiqué, les stations Solférino (avec un loyer moyen de 13.054 euros) et la station Rue du Bac (avec 13.034 euros), de la ligne 12. En revanche en terme de prix au mètre carré, les deux stations les plus chères sont Saint-Germain-des-Prés sur la ligne 4 (33,3 euros le mètre carré), et la station Mabillon sur la ligne 10 (33,2 euros le mètre carré). La station la moins chère Pour trouver la station la moins chère en terme de loyer, il faudra aller voir du côté de la ligne 3 du métro, la station Malesherbes (avec un loyer moyen de 1511 euros). Et c’est également la station la moins chère en terme de prix au mètre carré (8,1 euros le m2). Les stations les plus intéressantes du Grand Paris Dans le cadre du projet du Grand Paris, dont les lignes verront le jour entre 2022 et 2030, MeilleursAgents.com se sont penchés sur les prix des loyers des zones bientôt desservies. Objectif ? « Aider les gens qui souhaiteraient investir dans ces zones à se faire une idée des tarifs, même si on ne peut jamais entièrement chiffrer l’impact de l’arrivée d’une nouvelle ligne de transport », explique Jules Latournerie. A titre d’exemple la communauté d’agglomération de Clichy-sous-bois/Montfermeil, bientôt reliée à la future ligne n°16 du métro, fait partie des « bonnes affaires » du Grand Paris avec un prix moyen au m2 de 2716 euros. Autre nouveauté de la plateforme MeilleursAgents.com, leur carte interactive est désormais disponible pour les 17 plus importantes agglomérations françaises. Des cartes qui permettent également de comparer les prix des grandes villes françaises entre elles. Et à ce jeu Jules Latournerie nous le confirme : « Paris est toujours la ville la plus chère. Et de très loin ».MeilleursAgents.com améliore encore sa carte interactive disponible en ligne. « L

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Grand Paris : le Sedif présente le projet Muse

Lors du 95 congrès de l’ASTEE (Association scientifique et technique pour l’eau et l’environnement) qui se tiendra du 31 mai au 3 juin prochain à Issy-les-Moulineaux, le Syndicat des Eaux d’Ile-de-France (Sedif) présentera le projet Muse issu de la modélisation urbaine systémique. Le projet Muse, outil de simulation innovant décliné au domaine de l’eau potable et développé en collaboration avec la start-up Forcity, est basé sur la modélisation systémique qui permet de penser des objets complexes mais surtout de prendre en compte les relations entre leurs composants. Cette innovation, présentée au congrès de l’ASTEE, sera testé en 2016 sur deux secteurs pilote : le pôle métropolitain du Bourget au nord et la zone du plateau de Saclay au sud. Le but ? Simuler leur dynamique d’évolution et leurs conséquences sur la planification du renforcement du réseau d’eau potable. Dans la perspective du Grand Paris, Muse permettra au Sedif d’assurer une gestion durable du service public de l’eau tout en maîtrisant ses coûts, de définir les meilleures solutions techniques pour étendre et renforcer les infrastructures de réseau et simuler les infrastructures de réseau nécessaires à l’échelle du territoire du Grand Paris pour sécuriser les échanges d’eau entre autorités organisatrices. Le projet Muse intègrera trois modèles (urbanisation et usage des sols, évolution de la consommation en eau, hydraulique) et s’appuiera sur une plateforme numérique ouverte et collaborative. Il offrira la possibilité de simuler des scénarios d’évolution du réseau de transport et distribution à moyen et long terme en fonction des projets d’évolution urbaine.

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Quelles sont les opportunités d’affaires du Grand Paris ?

La CCI Seine-et-Marne organise le vendredi 10 juin 2016 une réunion d’information destinée aux PME et ETI seine-et-marnaises recherchant de nouveaux marchés (transports, logement, aménagement…), des partenaires ou encore un accompagnement. Objectif : leur permettre de bénéficier pleinement des potentialités économiques offertes par les chantiers liés au Grand Paris. Le projet Grand Paris va générer des opportunités de marché de plus de 100 milliards d’euros supplémentaires pour les entreprises à l’horizon 2030, que ce soit dans les transports (25 milliards), le logement, l’aménagement et les programmes d’investissements connexes. Il constitue donc un projet majeur de développement économique pour la région Capitale. Entreprises, pour bénéficier de ce formidable relais de croissance offert par le Grand Paris, inscrivez-vous dès à présent !

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Ile-de-France : le RER parisien tire l’activité économique, selon l’Insee

Ile-de-France : le RER parisien tire l’activité économique, selon l’Insee | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Le Réseau express régional (RER) d'Ile-de-France est plus efficace que les simples trains de banlieue. « Entre 1975 et et 1990, dans les communes [NDLR : hors villes nouvelles] reliées au RER , la croissance de l'emploi aurait été supérieure de 13 % à celle des autres communes », selon une étude de l'Insee publiée ce lundi. Cela ne se vérifie toutefois que pour les villes situées entre 5 et 20 kilomètres de Paris. « A l'inverse, le RER n'aurait pas d'effet sur les communes situées plus loin », notent les auteurs de cette analyse. Très prudents, ils se gardent bien d'extrapoler les résultats à l'ensemble de la région. Pour eux, il est difficile de déterminer si les quelque 800 emplois supplémentaires observés dans chaque commune étudiée, soit 40.000 pour l'ensemble de l'échantillon, résultent d'un déplacement d'activités au détriment d'autres communes. On ne peut davantage affirmer que ces postes n'auraient jamais été créés en Ile-de-France sans la présence du RER. Enfin, l'Insee observe que « les effets bénéfiques du RER ne sont pas nécessairement limités aux seules communes connectées au réseau ». Renforcer l'attractivité de l'agglomération Autrement dit, en améliorant sérieusement la qualité du service ferroviaire, le RER contribue à réduire la congestion du système de transport et renforce l'effet d'agglomération. Les spécialistes nomment ainsi tous les gains de productivité et d'efficacité liés à la concentration des activités économiques. Et de fait, les communes bénéficiant du RER ont attiré 10 % d'entreprises de plus que les autres. Mieux, cette progression est trois fois plus forte pour les firmes détenues par des capitaux étrangers. Cette attractivité se vérifie tant dans l'industrie que la construction ou les services. À LIRE AUSSI Nouveau Grand Paris : l'avancement du projet Les emplois de maintenance du Grand Paris Express Grand Paris : 280.000 salariés autour de la ligne 15 Enfin « la construction d'une station de RER n'aurait pas d'impact sur la croissance de la population des communes mais sur sa composition, avance l'Insee. L'augmentation des résidents diplômés du supérieur dépasse de 10 % celle des communes reliées uniquement au train de banlieue ». En clair, on trouve autour d'une station de RER une population plus aisée que dans les environs, soit qu'elle soit attirée là, soit qu'elle soit en mesure de faire face à un prix de l'immobilier plus élevé. Le même effet attendu avec le métro du Grand Paris Les auteurs de l'étude jugent qu'elle n'est pas transposable aux développement du réseau de RER après 1990 dans la mesure où l'échantillon de villes à étudier est trop petit et les améliorations de service par rapport au réseau préexistant moins significatives. Elle donne cependant du poids à nombre d'arguments avancés pour la construction des 200 kilomètres de lignes du futur métro de rocade du Grand Paris. L'effet réseau, comme pour le RER, lui donne plus de puissance et d'attractivité qu'une simple ligne de banlieue, fut-elle reliée à Paris. Les calculs sont complexes mais ils montrent que cette infrastructure profitera d'abord aux communes dont les revenus fiscaux sont les plus faibles et que plus de la moitié de la richesse créée bénéficiera aux ménages dont les revenus sont inférieurs à la moyenne. Le même phénomène, amplifié, s'observe sur Crossrail, le futur réseau de RER londoniens qui va ouvrir en 2018. 

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Inventons la Métropole du Grand Paris : le concours est lancé ! 

Réunis le 23 mai au Pavillon Baltard à Nogent-sur-Marne (94) plus de 350 maires, présidents de territoire, élus et acteurs de la société civile de la Métropole, ont lancé officiellement le concours "Inventons la Métropole du Grand Paris", annoncé le 18 février dernier par Patrick Ollier et auquel le Premier ministre a décidé d'associer l'Etat par l'apport des hubs internationaux de la Société du Grand Paris lors du MIPIM du 15 mars 2016. Il s'agit de faire émerger des projets en suscitant des candidatures de "territoires innovants". 50 territoires d'Île-de-France ont déjà été proposés par les maires, allant du hub international au centre-ville, du site en mutation, des "fractures" comme les coupures urbaines ou les zones frontières, jusqu'à la zone rurale. Le président de la Métropole du Grand Paris a qualifié cet appel à projets de "concours révélateur de la Métropole, un concours accélérateur du développement des territoires, un concours catalyseur de la construction métropolitaine". "Proposer de nouveaux concepts, de nouveaux lieux, de nouveaux usages, c'est notre ambition pour construire une Métropole attractive, capable de compter dans la compétition mondiale", a pour sa part affirmé Jean-François Carenco, préfet de la région Ile-de-France. "Harmoniser les initiatives existantes" S'exprimant au nom de Valérie Pécresse, Didier Bariani, vice-président du conseil régional d'Ile-de-France a souligné "l'échelon de proximité que représente la Métropole au travers de ses maires". Il a également indiqué que la présidente de la région était prête à rencontrer ses différents homologues afin d'étudier les différentes manières dont on pouvait, dans un souci de cohésion, harmoniser l'ensemble des initiatives existantes : "Inventons la Métropole", "Réinventer l'axe Seine", "les Hubs du Grand Paris" et "Dessine-moi le Grand Paris de demain", précisant que la région "souhaite proposer un canevas". Dans un premier temps, les maires et les présidents de territoires, intéressés par l'appel à projets sont invités à répondre à l'appel et à soumettre la candidature de sites d'ici à la mi-juillet 2016. Environ 50 sites seront retenus et annoncés courant septembre 2016. Pour ses organisateurs, ce concours doit permettre de "mobiliser l'inventivité" des groupements de professionnels associant de multiples compétences pour produire des projets clefs en mains engagés dans les "écosystèmes de l'innovation". L'innovation de ces concepts pourra être variée et d'ordre économique, technique, environnemental, social, citoyenne, ou encore en matière d'usages, de modes de vie, précise l'appel à projets. Les candidats potentiels peuvent se rapprocher de la Métropole du Grand Paris, de la Société du Grand Paris ou des services de l'Etat pour "des conseils et des échanges sur leur projet". Les lauréats seront connus fin 2017.

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Be Open (Austerlitz) futur siège de la métropole du Grand Paris

Be Open (Austerlitz) futur siège de la métropole du Grand Paris | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Alors que l’administration de la MGP est installée pour l’instant à la préfecture de région, dans le 15e arrondissement de Paris, ses 27 cadres emménageront dès la rentrée prochaine dans les bureaux du bâtiment Be Open, avenue Mendès France dans le 13e arrondissement. C’est dans un des premiers immeubles sortis de terre au sein de la ZAC Rive gauche, baptisé Be open, que l’administration de la métropole du Grand Paris (MGP) élira domicile, à la rentrée prochaine. Avant cette décision, plusieurs autres lieux ont été visités par Patrick Ollier dont le dernier étage de l’arche de La Défense. Mais le choix du quartier d’affaires, à l’ouest de Paris, eût été un mauvais signal envoyé à tous ceux qui attendent de la métropole qu’elle contribue au rééquibrage est-ouest de l’agglomération. Be Open Be open, à droite, est situé 13-21, avenue Pierre Mendès France. © jgp Le nouvel emplacement se situera donc finalement dans l’est parisien. Un bâtiment aux formes aiguisées, « bénéficiant d’une visibilité exceptionnelle », tel que le décrit Vinci immobilier, promoteur du projet. L’immeuble présenterait toutes les qualités nécessaires à l’installation des bureaux de la métropole. Situé, 13-21, avenue Pierre Mendès France, il se trouve dans un quartier en plein essor et proche du centre de Paris. « Be Open constitue la figure de proue du nouvel ensemble de bureaux du quartier Austerlitz de la ZAC Paris rive gauche » fait valoir Vinci Immobilier. 100 % des postes de travail sont « en premier jour », le bâtiment dispose d’un « escalier vitré et lumineux, et de nombreux espaces de convivialités, d’un hall transparent, de grande hauteur, privilégiant la lumière naturelle », ajoute le promoteur. Brenac et Gonzales architectes La construction a été conçue et imaginée par le cabinet d’architecture Brenac et Gonzalez, en collaboration avec Semapa, SMB (concepteur-constructeur métallique) et Batiplus (bureau de contrôle). Sur les 8 700 m2 de bureaux répartis sur sept étages, les bureaux de la MGP devraient en occuper un ou deux. Mais les conditions de l’aménagement sont toujours en discussion, notamment avec la Caisse des dépôts. D’autant plus que le nombre d’emplois de la métropole devrait doubler d’ici à 2017, au fur et à mesure de la montée en puissance de ses compétences. Quant au conseil métropolitain, il devrait prochainement siéger dans l’hémicycle du conseil régional, rue de Babylone (7e arr.). Be Open Be Open Be open a été conçu et imaginé par le Cabinet d’architecture Brenac et Gonzalez, en collaboration avec SEMAPA, SMB (concepteur-constructeur métallique) et Batiplus (bureau de contrôle). 5 immeubles entre le boulevard Auriol et la gare d’Austerlitz Be Open est la première réalisation, à Paris Rive gauche, d’un ensemble d’immeubles coordonnés par l’urbaniste Bernard Reichen, de cinq programmes de bureaux situés entre le boulevard Vincent- Auriol à la gare d’Austerlitz. Outre Be open de Brenac & Gonzalez, il s’agit : du futur siège du Monde, qui sera dessiné par l’agence Snøhetta, d’un bâtiment de bureau de 22 000 m2 conçu par l’Atelier Christian de Portzamparc, (promoteur Kaufman & Broad), d«Éléments » 17 290 m2 dessinés par les architectes Lætitia Antonini et Tom Darmo (Promoteur : Vinci Immobilier), d’« Austerlitz » : 15 835 m2 conçus par les architectes Jean Mas – Atelier 2/3/4. (Promoteur : Altarea Cogedim) « Le côté sud de l’avenue Pierre-Mendès France, tout comme l’avenue elle-même, repose entièrement sur les piliers qui jalonnent les quais de la gare, souligne la Semapa. Ces immeubles, construits sur un sol artificiel, n’auront donc pas de sous-sol mais deux façades aux rôles très différents : « tenir » l’avenue et le vis-à-vis des longs et lisses immeubles de bureaux côté Austerlitz-Nord, et le surplomb sur les voies ferrées en face des bâtiments de la Pitié-Salpêtrière. Cette somme de contraintes a conduit Bernard Reichen à assumer l’existence d’un avant et d’un arrière, un côté représentation et un côté service, poursuit la SEM. Sur l’avenue les immeubles seront expressifs, rythmés, fragmentés et dotés de commerces. À l’arrière, à l’image du cœur d’un îlot parisien coupé en deux, on verra comme par une indiscrétion des jardins de poche qui seront autant de terrasses sur les voies ferrées et l’hôpital ».

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La ville est un flux > Ville-réseaux, ville « liquide »

La ville est un flux > Ville-réseaux, ville « liquide » | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

« C’est une sorte d’escale numérique où il s’agirait de faire halte pour s’abreuver aux fluides vitaux de la ville, cette ville “liquide“ où les liens entre citadins sont sans cesse accélérés, estompés et renouvelés », dit Livier Vennin, délégué au Grand Paris chez EDF. L’escale en question, « l’oasis de connexion », c’est le nouvel abribus mis en service par la société Decaux, place de la Bastille, au printemps 2015. Carte interactive, calcul d’itinéraire, visualisation des correspondances avec les autres lignes de bus mais aussi avec les stations Velib’ et Autolib’, présentation des monuments et musées à proximité… On n’y attend plus le bus, on s’informe. Decaux qualifie l’abribus de « révolutionnaire » (« Il faut dire que, symboliquement, le lieu s’y prête », sourit Livier Vennin). Il donne effectivement à pratiquer la smartcity, rêvée par la Mairie de Paris, et par toute ville en France, y compris les plus petites. Il y a quelques semaines, Vinci Énergies expliquait ainsi au Journal du Net « déployer une solution smartlighting à Aubinges (Cher), une ville de 250 habitants »… La connectivité explose C’est la grande nouveauté de la ville, elle est devenue informationnelle. Elle s’éditorialise. Source de données, elle communique sans cesse sur elle-même. Les besoins sont devenus immenses, les chiffres sont énormes. Dans son livre À quoi servent les algorythmes ?, le sociologue Dominique Cardon rappelle que nous exécutons 3, 3 milliards de requêtes par jour sur Internet, nous consultons 350 millions de photos, nous échangeons 144 milliards d’emails. Si l’on devait numériser l’ensemble des écrits et communications depuis l’aube de l’humanité jusqu’en 2003, cela nécessiterait 5 millliards de gigabits. Aujourd’hui nous générons ce volume en deux jours ! Le trafic de données ne fait que croître, exponentiellement. Le nombre de téléphones mobiles sera multiplié par 10 d’ici 2019, selon une étude CISCO de 2015. Le monde comptera alors plus de 5 milliards d’utilisateurs de mobiles. Et les transferts qu’ils supposent ne concernent pas uniquement les humains, l’explosion attendue est bien celle des connexions « machine to machine ». « Mes collègues de la recherche chez Orange estiment que d’ici 2019 nous allons multiplier par 7 le nombre d’objets communicants ou intelligents. Autrement dit, nous allons passer de 109 millions à 578 millions d’objets », note Patrice Carré, directeur des relations institutionnelles du Groupe Orange. Abribus bastille L’abribus « révolutionnaire » de la place de la Bastille. Le saut techno des réseaux Ces chiffres disent l’ampleur du phénomène de ce tout-connecté. En deça ils impliquent des infrastructures de plus en plus performantes. Puisque, comme l’explique Patrice Carré, « le débit est essentiel en ce qu’il permet la fluidité », si l’échange de données explose les réseaux doivent suivre. En la matière, le saut technologique est en marche, il s’agit de la fibre optique qui, depuis 2013, fait l’objet d’un plan national visant à couvrir l’intégralité du territoire en très haut débit d’ici 2022. Investissement : 20 Mds €. Lourd, mais sans doute beaucoup moins que ce que va supposer le déploiement de la 5G pour la téléphonie mobile. En 2014, François Barrault, président de l’Idate, un think tank spécialisé dans l’économie numérique, estimait à « 35 Mds €, le montant de l’investissement nécessaire pour absorber la croissance du trafic de données mobiles d’ici 2020 en France. » Pour beaucoup la 5G fera figure de système nerveux numérique destiné à supporter les connexions « machine to machine ». Au Mobile World Congress de Barcelone, en début d’année, le PDG de Huawei expliquait que le défi de la 5G serait « de gérer 100 milliards de connectivités parmi lesquelles les connexions entre humains ne représenteront que 10% du total. » La voiture autonome, entre autres, attend beaucoup de la couverture 5G pour se déployer. Bancs de poissons Mettre en place de puissants réseaux ne suffit pas. Car, outre la masse des données qu’ils doivent véhiculer, voilà que « nous sommes passés en une dizaine d’années de réseaux centralisés à des réseaux a-centrés », dit Patrice Carré. Le changement de paradigme est radical. La complexité générée aussi. Et qui dit complexité ordonne d’instiller de l’intelligence. Pour Jean-François Faugeras, en charge du département Veille et Benchmarking à la direction stratégique du Groupe EDF, « cette intelligence existe déjà, mais nous allons vers une augmentation de l’intelligence des réseaux. Et même de l’ensemble de la chaîne électrique. Celle-ci connaît de profondes évolutions avec le développement de la production d’énergies décentralisées (panneaux photovoltaïques, pompes à chaleur…) et l’émergence de nouveaux usages (véhicules éelctriques). Les nouvelles technologies doivent permettre d’implémenter de nouvelles couches d’intelligence de manière à ce que le système soit plus flexible, mieux coordonné. » Et Jean-François Faugeras de prendre l’exemple des bancs de poisson pour illustrer son propos : « Les scientifiques ont déterminé que les poissons possédaient une sorte de capteur, appelé ligne latérale, leur permettant d’identifier les mouvements autour d’eux pour parvenir à se mouvoir au sein d’une dynamique collective. Chaque poisson est ainsi autonome au sein d’un système coordonné et flexible. Il y règne une intelligence distribuée, permettant de résoudre des problèmes plus ou moins complexes comme des obstacles ou des dangers sans qu’apparaisse nécessairement un système centralisé qui piloterait seul l’ensemble. » Viegas-UserActivityonWikipedia Visualisationdedonnées : activité sur Wikipedia de juin à septembre 2005. Big or low Forcément, dès lors que l’on évoque les données on en arrive au Big Data. Le traitement massif des données est en effet supposé répondre à toute une somme de défis contemporains : prospective, gestion des risques, adaptation au changement climatique, progrès médicaux, etc. Mais aussi, bien sûr, gestion des flux et des réseaux. L’opérateur Orange a ainsi développé la solution Flux vision qui, à partir de la présence d’un téléphone mobile dans un véhicule, permet de connaître l’évolution en temps réel du trafic automobile. On imagine très bien l’intérêt de ce type solutions, notamment dans leur dimension prédictive, pour les acteurs de la ville confrontés à la saturation routière. Mais pour Claude Arnaud, président de l’Institut Efficacity, le Big Data est surtout le vecteur d’une révolution en cours qui va puissamment affecter les entreprises de réseaux : « Ces entreprises fonctionnent encore sur un même principe : l’offre “tire“ la demande. Elles créent un réseau et font le pari que les gens l’utiliseront. Ce paradigme est en train de s’inverser. Grâce au Big Data, l’opérateur sait ce que veut l’utilisateur, comment il réagit, voire même comment on peut penser qu’il va réagir. » L’analyse instantanée de la demande va donc conduire les opérateurs à modifier leur offre en fonction des usages. « Reste, comme le dit Claude Arnaud, à faire évoluer l’offre, ce qui ne sera pas le plus facile. » Des usages il est aussi question avec le très bas débit. Car la masse de données générée par les systèmes urbains ne garantit pas pour autant une information fiable, au contraire, peut-on s’interroger sur la capacité de ces systèmes à digérer leurs données. Directeur général de la société Qowisio, Guillaume Houssay explique : « La manière de gérer l’ensemble des communications qui parcourt la ville s’oriente essentiellement vers le très haut débit : posséder un maximum d’informations de la manière la plus immédiate possible. Mais il n’est pas forcément aisé d’y avoir accès. Les réseaux wifi sont surtout implantés dans les logements et les entreprises, connecter l’ensemble de la ville coûte extrêmement cher et n’est pas forcément utile partout. Si bien qu’il existe tout un pan d’informations qui, actuellement, ne sont pas gérées. » La solution ? La mise en place d’un réseau très bas débit qui « permet d’accéder à des informations très ponctuelles, des informations très simples mais possédant une grande valeur ajoutée. » Un réseau spécialement dédié à l’Internet des objets, de longue portée, de basse consommation, et offrant l’avantage de ne pas nécessiter d’investissements lourds. Bandeau Qowisio Illustration Qowisio La ville « liquide » ? Des réseaux plus gros, plus puissants, qui gèrent et distribuent de la donnée en masse, mais aussi des réseaux plus simples qui fournissent de l’information pertinente. Des réseaux plus intelligents capables d’appréhender la complexité pour offrir plus de flexibilité aux grands systèmes urbains, mais aussi des réseaux a-centrés fonctionnant en un maelstrom réticulaire sans début ni fin. Des réseaux invisibles et insaisissables qui doivent être fluides, permettre le débit, éviter l’engorgement des canaux. Ces réseaux numériques qui convoquent un imaginaire aquatique fabriqueront-ils une ville « liquide », souple et adaptable, ou une smartcity efficiente et contrôlée ?

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Attractivité > L’Europe devient très attirante, pas la France [étude EY]

Attractivité > L’Europe devient très attirante, pas la France [étude EY] | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

C’est la première fois, depuis la crise, que la France est distancée par le Royaume-Uni et l’Allemagne pour son attractivité en Europe, c’est inquiétant ? Oui, effectivement. Depuis dix ans, la France maintenait son niveau de projets d’implantations venues de l’étranger mais dans le même temps, l’Allemagne triplait ce chiffre et la Grande-Bretagne le doublait. Cette année, cet écart s’est totalement creusé. La France voit même ces implantations diminuées de 2 % (de 608 à 598 implantations) alors que l’Europe connaît, au global, une croissance de 14 %. Il ne faut pas tourner en rond. En 2015, les grandes entreprises numériques ou les plateformes de services qui sont venus s’installer en Europe ont fait simple et rapide : elles sont allées en priorité vers des pays avec une économie flexible et compétitive en Grande-Bretagne. Ou une économie puissante et variée en Allemagne. C’est vraiment la faible compétitivité de la France qui est ciblée ? Malheureusement oui. Alors que l’économie repart en Europe, avec un prix du pétrole bas et une parité euro-dollar, le triptyque connu de la France ne passe plus : coût salarial plus élevé, manque de flexibilité dans le travail et fiscalité très lourde. Oui, les réformes sont en cours avec le CICE et la fameuse loi du travail mais il ne suffit pas d’aller juste mieux, il faut aller mieux que les autres. Il faut se rendre à l’évidence, le prix de la France et de ses atouts, innovation et savoir-faire industriel avec une forte RetD, est trop élevé actuellement. Les sièges sociaux des grandes entreprises étrangères nous échappent. On arrive à capter encore des agrandissements d’usine dans l’industrie et des projets dans le nouveau sillage de la French Tech. L'attractivité de la Fance en Europe en 2014 Ce sont ces derniers secteurs qui peuvent montrer un signe postif en France ? Toujours et encore l'industrie avec 35 % des implantations françaises. Là, la France a réussi à capter des grands du machinisme agricole comme Class ou des équipementiers généralistes comme Siemens ou Bosch. Ou dans l'aéronautique Kuka aérospace. Là, l'industrie affiche de l'agilité et de la haute valeur ajoutée, certes accompagnées par des activités plus automatisées également. Les activiéts tertiaires et commerciales représentent 40 % des implantations. Dans ce lot, agences commerciales ou centres de contacts tirent leur épingle du jeu. Mais aussi certaines nouvelles activiéts liées au numérique et à l'attirance de la French Tech. Là, la France récolte ses fruits de son soutien à l'entrepreneuriat. Un début encourageant si on parvient à inverser le fameux mécanisme pour retrouver de la compétitivité. Au niveau des villes, le Grand Paris semble tirer son épingle du jeu ? Heureusement car c'est une vraie locomotive.Iil se situe à la 5ème place mondiale, quand on demande aux investisseurs étrangers quelle capitale peut produire le prochain Google? San Fransisco arrive en premier, puis Shangai, Londres, New-york...et Paris avant Pékin et bien avant Berlin par exemple. La promesse du futur grand Paris est un atout qui va irriguer les métropoles régionales. Dans l'Ouest, le classement des villes les plus dynamiques, place Nantes en quatrième position devant Bordeaux et Lille, et après Lyon, Toulouse et Marseille. Une belle preuve de la vitalité de la capitale régionale où là encore la Frence Tech et les poles de compétitivité donnet tous leurs effets.

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La métropole du Grand Paris veut séduire les Franciliens

La métropole du Grand Paris veut séduire les Franciliens | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

La nouvelle collec­tivité du cœur de la région parisienne se met en place. Les décisions qu’elle prépare pour la rentrée doivent en accroître la visibilité pour le public. Il y avait Réinventer Paris et Les hubs du Grand Paris. Ce lundi, la région parisienne comptera un troisième concours d'architectes : « Inventons la métropole du Grand Paris » destiné à imaginer la ville du XXIe siècle. La métropole du Grand Paris, qui en est à l'origine, réfute tout doublon avec les deux autres concours lancés, respectivement, par Paris et par... elle-même en collaboration avec le Premier ministre. A peine 120 jours après son installation, le nouveau regroupement des 131 communes, Paris compris, du coeur de la région capitale se débat pour exister. « Nous devons prendre très rapidement des décisions qui changent la vie des 7 millions d'habitants de la Métropole et assurent notre visibilité », explique Patrick Ollier, le président Les Républicains de Paris Métropole. Les premières initiatives devraient être annoncées en septembre. Elles concerneront essentiellement les déplacements, l'une des premières préoccupations des Franciliens avec le logement et l'emploi. Les services de vélos et d'autos en libre-service Velib' et Autolib' devraient être étendus progressivement à l'aire métropolitaine. De même, la collectivité devrait prendre des initiatives pour assurer une meilleure continuité des pistes cyclables entre les communes, les franchissements (principalement des infrastructures) qui coupent le tissus urbain ou la lutte contre le bruit. Un « passe musées » Une aide aux artisans ­contraints de changer de véhicule en raison de la réglementation parisienne pourrait aussi compléter le dispositif. Sont aussi envisagés la création d'une ou de deux zones artisanales, d'un « passe » permettant de visiter les 90 musées de la Métropole, un système de soutien au commerce de centre-ville, un guichet unique pour les entreprises étrangères... Des dossiers que mettront en oeuvre la trentaine de collaborateurs en cours de recrutement pour assurer le fonctionnement de la Métropole. Patrick Ollier veut une équipe de mission légère. De quoi rassurer les élus qui dénoncent une couche institutionnelle de plus. En savoir plus sur 

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Le Grand Paris Express se dote d’un fonds pour financer ses projets artistiques et culturels

Le Grand Paris Express se dote d’un fonds pour financer ses projets artistiques et culturels | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

La Société du Grand Paris lance un Fonds de dotation pour accompagner le volet culturel du chantier du Grand Paris Express dont les premiers travaux débutent au sud de Paris. Ce Fonds recueillera des financements privés pour soutenir la mise en œuvre de projets artistiques et culturels sur l’ensemble des territoires traversés par le futur réseau. Les premières manifestations publiques de son programme artistique et culturel démarreront le 4 juin. D’ici à 2022, avec l’ouverture des premières gares de nombreuses actions artistiques seront lancées le long du parcours du futur métro afin de révéler la richesse culturelle du Grand Paris. Au travers de la création, le nouveau réseau va permettre aux habitants de partager, d’échanger mais aussi de construire ensemble une réelle culture « post-périph » dans l’espoir de casser au plus vite cette idée qu’il faut se déplacer dans Paris pour accéder à l’art et à la culture. Toutes les entreprises impliquées dans la transformation et la vie de la métropole francilienne – constructeurs, transporteurs, promoteurs, commerçants, entreprises, mécènes – et toutes celles qui se sentent concernées par ce projet d’avenir qu’est le Grand Paris Express, sont invitées à soutenir la mise en œuvre d’une programmation culturelle exigeante, fédératrice et innovante. Le Fonds de dotation est présidé par Rémi Babinet (BETC). Il est fondé par ce dernier avec Xavier Lépine (La Française). Au conseil d’administration siègent des acteurs variés de l’économie et de la culture, dont Mouloud Achour (journaliste), François Barré (expert culturel auprès de la Société du Grand Paris), Jacques Bungert (Courrèges), Véronique Chatenay-Dolto (DRAC Île-de-France), Jean-Yves Le Bouillonnec (Député-Maire de Cachan, président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris), Amandine Lepoutre (La Société Anonyme), Lucie Maurel Aubert (Banque Martin Maurel), Catherine Perenet (Société du Grand Paris) et Philippe Yvin (président du directoire de la Société du Grand Paris).

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Pour un Grand Paris du multiculturalisme, l'opinion de  Laurent Chalard

Une des caractéristiques de Paris, par rapport à sa principale concurrente européenne, Londres, est l’absence de mise en valeur de son caractère multiculturel dans sa promotion à l’international. Pourtant, sur le plan démographique, la métropole du Grand Paris présente un profil pluriethnique aussi marqué que la capitale du Royaume-Uni, même s’il est difficile de le mesurer exactement, étant donné l’absence de statistiques tenant compte de l’origine en France. En conséquence, le multiculturalisme est beaucoup plus perçu comme un problème, qu’il convient de cacher, car il risque de faire fuir les touristes et les investisseurs étrangers. La municipalité de Paris, moteur de la métropole, joue essentiellement sur son côté «ville-musée», le «Paris romantique», insistant sur la culture française traditionnelle avec ses musées et ses bistrots. A contrario, à Londres, les quartiers multiculturels font partie de l’offre touristique, que ce soit Brick Lane ou Brixton, et un des événements phares de la saison culturelle, le carnaval de Notting Hill, a pour origine des immigrés provenant des Caraïbes. Sur le plan économique, les dirigeants londoniens revendiquent cette spécificité pour se vendre à l’international et attirer des étrangers très qualifiés, dont l’aboutissement logique est la toute récente élection d’un maire issu de l’immigration, Sadiq Khan, lequel déclare dans une interview du New York Times, le 1er mai : «Je suis londonien, je suis européen, je suis britannique, je suis anglais, je suis de religion musulmane, d’origine asiatique, d’héritage pakistanais, un père, un mari.» Or, dans un monde globalisé, si Paris souhaite conserver son statut, la promotion de son caractère multiculturel est indispensable, au risque sinon d’être distancée par une métropole londonienne, qui a une longueur d’avance sur le sujet, et de rejoindre la catégorie des villes endormies. Dans ce cadre, la métropole du Grand Paris est une chance, dans le sens que Paris intra-muros de par sa taille, sa sociologie et sa morphologie n’a guère de possibilité de changer en profondeur son offre culturelle, mais que le multiculturalisme peut être mis en avant en banlieue, où tous les possibles sont imaginables, du fait de l’importance des espaces disponibles, de l’aspect moins normé des législations et de la diversité de population impressionnante, combinaison de facteurs favorables à la créativité artistique et intellectuelle. Pour réussir cet ambitieux pari du Grand Paris du multiculturalisme, il s’agirait, entre autres, de redéployer en banlieue une partie de l’offre culturelle internationale de Paris intra-muros et plus spécifiquement dans les territoires de localisation privilégiée des populations concernées, pour éviter le syndrome de Chinagora à Alfortville, complexe culturel asiatique des années 90 dans un territoire sans communauté asiatique, d’où un échec cuisant ! Concernant la première communauté d’origine étrangère du Grand Paris, la communauté maghrébine, il est assez frappant de constater qu’aucun établissement culturel majeur ne lui est exclusivement consacré dans la métropole. En effet, l’Institut du monde arabe, qui couvre un ensemble géoculturel beaucoup plus large, se situe à Paris, rive gauche, quartier qui n’est pas vraiment le lieu de résidence des Maghrébins franciliens ! Il en va de même pour la section des arts de l’islam au musée du Louvre, le centre culturel algérien dans le XVe arrondissement ou le projet de centre culturel marocain, au 115, boulevard Saint-Michel. Il serait donc souhaitable de voir émerger en banlieue un (ou plusieurs) centre de culture maghrébine, regroupant un musée, des lieux d’expositions, des restaurants et des commerces, s’inscrivant dans un quartier à population nord-africaine importante. Ce (ou ces) lieu devrait mettre en avant la culture de l’ensemble des populations originaires de cette région du monde, c’est-à-dire aussi les minorités culturelles que sont les Berbères, et son offre couvrir l’ensemble des périodes historiques, de l’art rupestre du Tassili n’Ajjer à la création contemporaine, d’ici et de là-bas. Il faudrait qu’il se caractérise par une programmation mêlant culture classique, populaire et contre-culture, permettant d’irriguer les territoires alentour et que tous les publics puissent s’y retrouver. Le centre de Saint-Denis serait tout à fait adapté à ce projet, faisant dialoguer l’histoire de France, à travers la basilique royale, avec celle de l’immigration. Ce modèle pourrait ensuite être reproduit aux autres communautés d’origine étrangère présentes en nombre dans la métropole, comme les cultures d’Afrique Noire, de l’ancienne Indochine, de la péninsule indienne… Cette politique de développement de sites culturels pour chacune des principales communautés d’origine étrangère résidant dans le Grand Paris serait le meilleur moyen pour ces populations de se réapproprier leur culture d’origine, qu’ils méconnaissent bien souvent, d’où leur relative incapacité à dialoguer avec les autres cultures dont celle française. Elle permettrait à la fois de lutter contre les phénomènes de repli identitaire au sein des immigrés et de leurs descendants et de renforcer la globalisation de la métropole parisienne, en la rendant plus ouverte au multiculturalisme.

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Le marché de l’immobilier ancien poursuit son redressement

Le marché de l’immobilier ancien poursuit son redressement | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Le dynamisme des transactions de logements anciens, observé depuis le printemps 2015, se poursuit. Au premier trimestre 2016, 818 000 ventes ont été conclues au plan national sur les douze derniers mois, contre 802 000 en décembre 2015 et 698 000 en mars 2015. Soit un bond annuel de 17,2 % selon l’Insee et les notaires franciliens qui publient, jeudi 26 mai, leurs conjonctures. La tendance est identique en Ile-de-France, avec un nombre de transactions en hausse de 11 %. C’est 3 % de plus qu’au cours des dix dernières années mais encore 10 % de moins qu’entre 1999 et 2007, période de forte activité. Et observe Thierry Delesalle, notaire parisien, chargé de la conjoncture au plan régional : « Nous retrouvons un marché très fluide, qui facilite notamment les opérations de vente pour financer un achat. Certains prennent même le risque d’acheter avant d’avoir vendu. La confiance est là. Ce qui est remarquable, c’est que les prix n’augmentent que très peu ce trimestre et les avants contrats confirment la tendance pour le suivant. » L’Insee estime la progression des prix, sur tout le territoire, à 0,7 % entre décembre 2015 et mars 2016, et 0,2 % sur un an, la province se montrant, pour une fois, plus inflationniste (+ 0,9 %) que l’Ile-de-France (+ 0,3 %). Lire aussi : La timide reprise du marché du logement se confirme L’est parisien est un peu à la traîne Le prix moyen du mètre carré, à Paris, s’établit à 8 000 euros tout rond, alors qu’à son pic, en 2012, il atteignait 8 460 euros. Quelques arrondissements enregistrent des augmentations du prix du mètre carré, de plus de 5 % dans les 1er, 3e et 7e, et de plus de 3 % dans les 6e et 4e. Dans l’immobilier de haut de gamme, les affaires vont bon train. En petite couronne, les Hauts-de-Seine, comme toujours à l’unisson de Paris, voient les ventes bondir de 21 %, en un an, de mars à mars, à des prix contenus dans une marge de + 0,4 % sur la période. L’est parisien est un peu à la traîne, avec des baisses de prix comme à Montreuil (– 3,2 %, à 4 530 euros le mètre carré ou Saint-Denis avec – 3,9 %). Les maisons de toute la région francilienne se valorisent cependant de + 1,2 % en un an, et même de + 2,7 % dans les Hauts-de-Seine. Dans l’immobilier de haut de gamme, les affaires vont bon train. Le groupe Féau affiche, en avril et mai 2016, un chiffre d’affaires de 20 % supérieur à celui de l’an dernier à la même époque : « Notre stock de logements familiaux, des appartements entre 1 et 2 millions d’euros, a fondu de 40 %, se réjouit Charles-Marie Jottras, son président. Les acheteurs ont compris que les prix ne baisseraient plus. Les familles bourgeoises qui, par prudence, avaient gelé leurs projets, passent à l’action. » L’argent n’est vraiment pas cher Un élégant 184 mètres carrés, dans le 6e arrondissement parisien, rue Notre-Dame-des-Champs, a ainsi trouvé preneur à 2,66 millions d’euros : « Le vendeur a tenu bon et, finalement, vendu au prix initial », remarque Inès Fonteneau, de l’agence Féau du quartier. Le premier stimulant du marché est, bien sûr, le crédit immobilier : « Du jamais-vu, avec des prêts sur vingt ans à 1,90 %, voire 1,50 % ou 1,30 % pour les meilleurs dossiers… L’argent n’est vraiment pas cher, juge Cécile Roquelaure, directrice de la communication et des études, pour le courtier Empruntis. La concurrence entre banques est féroce et nos clients en profitent. » Lire aussi : Renégocier plusieurs fois son crédit immobilier, c’est possible ! Un emprunteur d’aujourd’hui, en s’engageant pour une mensualité de 1 000 euros pendant vingt ans, peut, en mai 2016, disposer de 211 237 euros, contre 200 000 euros, début janvier, soit 6 % de pouvoir d’achat gagnés en cinq mois. 

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#GrandParis > Jean-Louis Missika et Thierry Lajoie : Serendipité, coalescence et platooning

#GrandParis > Jean-Louis Missika et Thierry Lajoie : Serendipité, coalescence et platooning | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Lors d'un échange organisé mercredi 25 mai 2016 par l'institut Palladio au Pavilllon de l'Arsenal, l'élu parisien et l'aménageur ont décrit leur vision d'un monde de l'aménagement en plein bouleversement. Entre prospectives et annonces immédiates. « La procédure a son importance », a rappelé Jean-Louis Missika, lors d’un débat – un dialogue – avec Thierry Lajoie, qui s’est tenu le 25 mai au Pavillon de l’Arsenal, organisé par l’institut Palladio et intitulé « Grand Paris : les modes de faire la ville réinventés ». Thierry Lajoie (GPA), Jean-Louis Missika (Paris) et Gilbert Emont (Institut Palladio) le 25 mai 2016 au Pavillon de l’Arsenal. © jgp L’adjoint d’Anne Hidalgo en charge des grands projets et du Grand Paris a raconté sa sidération en participant, alors qu’il était en charge de la recherche pour la mairie, à l’appel d’offres du marché de rénovation et d’extension de l’Ecole supérieure de physique et de chimie industrielle de la ville de Paris (ESPCI) : « Alors que le marché représentait plusieurs dizaines de millions d’euros, nous n’avons jamais pu avoir la moindre discussion avec les architectes. Nous étions face à des enveloppes, face à des numéros », a déploré Jean-Louis Missika. « Je sais comme vous que cette procédure atroce poursuit de nobles objectifs, au premier rang desquels l’égalité de traitement entre les candidats. Mais en réalité, il s’agit d’un système pernicieux, totalement figé alors que la science avance à toute vitesse », a-t-il poursuivi. Ainsi, à l’encontre de ceux qui estiment que le nouveau mode de cession du foncier public initié par « Réinventer Paris » revient à laisser la main aux groupements privés, Jean-Louis Missika place la qualité du dialogue et des échanges entre la collectivité et les opérateurs au premier rang de ses vertus. Platooning à Saclay L’élu parisien a donné des exemples d’évolutions rapides, peu compatibles avec un code des marchés publics qui sent bon le XIX° siècle. Ainsi, il a prédit que le projet de ligne 18 du Grand Paris express, qui doit relier Orly à Versailles en passant par le plateau de Saclay risque de se transformer en convois de voitures autonomes, si les progrès de cette révolution, dont la généralisation pourrait intervenir d’ici une dizaine d’années, se confirment… Au pavillon de l’Arsenal, devant la fine fleur de l’aménagement et de l’urbanisme francilien, Jean-Louis Missika a annoncé une ville sans véhicules privées. Des cités sans parking ni places de stationnement, métamorphosées, à l’heure du platooning : des voitures autonomes, électriques, formant des pelotons, façon convoi ferroviaire lorsque plusieurs vont dans la même direction, puis se désolidarisant au gré des destinations finales de leurs occupants… Miss Salle comble pour ce débat sur l’aménagement à l’heure du Grand Paris. © jgp Au passage, des perspectives plus prochaines ont été annoncées : Jean-Louis Missika a confirmé qu’un macro-lot (100 000 m2 de foncier) va être attribué par le biais d’un concours organisé sur le même mode que les « Réinventer », rive gauche à Paris, au sein du quartier Bruneseau, incluant l’avenue d’Ivry. L’élu a décrit les bouleversements provoqués dans l’urbanisme et la construction par l’évolution des rapports entre espaces privés, publics et collectifs, et rappelé les impératifs de la transition énergétique. Il a salué la qualité du travail de France Domaine, souvent critiqué, dans sa capacité à accepter que les emprises cédées dans le cadre de « Réinventer Paris » ne voient pas leur prix déterminé seulement par leur localisation et leur surface mais par leur usage futur. Transformer les portes de Paris en places du Grand Paris « Les charges foncières ne sont pas les mêmes suivant que l’on projette de construire un hôtel de luxe ou une auberge de jeunesse », a fait valoir l’élu. D’où le suivi du projet dans les années qui suivent sa concrétisation, et les clauses prévoyant des pénalités en cas de non respect de ses engagements par le lauréat, qu’il s’agisse de dévoiement de la vocation ou de la non-tenue des performances annoncées. De même, Jean-Louis Missika a indiqué que Paris avait préféré, porte Maillot, le projet « 1 000 arbres » enjambant le périphérique alors même que d’autres groupements proposaient à la ville, au même emplacement, 30 millions d’euros de plus. Il a annoncé que Paris proposerait prochainement, dans le cadre d' »Inventons la métropole », plusieurs projets de couverture habitée du périphérique. Miss-3 « La couverture du périphérique coûte une blinde », a indiqué Jean-Louis Missika. Une innovation qui n’est pas stupide, puisqu’elle crée du foncier from scratch, et permet de financer la couverture du périphérique, impensable sinon, « puisqu’elle coûte une blinde », selon les mots du maire adjoint. La transformation des portes de Paris en places du Grand Paris a également été évoquée. Un travail avec Montreuil et Bagnolet est, par exemple, en cours porte de Montreuil, où la réorganisation des trames viaires permettrait de gagner des dizaines de milliers de mètres carrés constructibles. « Le leadership aux porteurs de projet » Thierry Lajoie a dit son rêve de voir un jour un concours qui n’en soit pas, ou encore avec des opérateurs qui proposent eux-mêmes la procédure jugée la plus adaptée. Il a appelé de ses vœux un urbanisme concerté, remontant du terrain et non imposé d’en haut, bottom up et non top down, selon l’expression consacrée. Le président de Grand Paris aménagement a dit sa foi en un urbanisme laissant sa part au hasard et aux rencontres, à la sérendipité d’une part, qui veut que l’on obtienne, en cheminant, un résultat supérieur et différent de ce que l’on avait en tête au départ, et à la coalescence (*), d’autre part, conjugaison harmonieuses des talents : « Ce qui n’est pas fait pour se rencontrer et qui, malgré soi, se rencontre, à l’image des conurbations ». Plus prosaïquement, Thierry Lajoie a affirmé ses convictions sur la nécessité, à l’heure du Grand Paris, de projets qui traversent les frontières géographiques et administratives, citant en exemple la nécessité de coordonner la ZAC de Paris Charenton avec son pendant Val-de-marnais. lajoie « Il faut donner leur vraie chance aux porteurs de projet, et peut-être le leadership », a notamment déclaré Thierry Lajoie. © jgp « Le Grand Paris est plus un projet qu’un territoire, ce qui est sans doute une manière de sortir de bien des ornières, et de rassembler les institutions concernées », a également indiqué Thierry Lajoie, se félicitant du foisonnement actuel des projets. « Réinventer Paris, est une manière de faire formidable tout simplement parce qu’elle n’est pas très française, sans schéma directeur notamment », a ajouté l’aménageur. « Nous avons besoins de grandes échelles pour créer de l’innovation, a également indiqué Thierry Lajoie, pour créer autre chose que le programme urbain immobilier classique ». « Nous serons vraiment à l’heure du Grand Paris quand nous serons capables d’identifier quelques sites de 70 ou 80 ha dont nous accepterions qu’ils ne soient pas le fruit d’un programme dicté d’en haut. Il faut donner leur vraie chance aux porteurs de projet, et peut-être le leadership », a encore déclaré Thierry Lajoie. Le « vieux zaqueurs est un petit peu dépassé aujourd’hui, il va falloir qu’il mute », a-t-il fait valoir. Veni, vidi, vici « Jusqu’à présent, l’aménagement, c’était trop souvent Veni, vidi, vici, a poursuivi le président de GPA. C’est-à-dire je viens, je fais, mais surtout, je cherche à partir vite, ce qui est totalement l’inverse de la préoccupation qui doit être celle de ceux qui construisent la ville de demain. La valeur est davantage dans le service et la durée que dans l’intervention ponctuelle et foncière à un instant T. » Des dispositifs de workshops mis en place progressivement font que l’aménageur est en train de changer de mode opératoire, de place et de rôle, « devenant non plus un assembleur de compétences mais un assembleur de porteurs de projets », a indiqué Thierry Lajoie. * En phonétique, la coalescence est un type de modification par lequel deux sons en contact se combinent en un son unique. Elle implique à la fois des processus d’amuïssement et d’assimilation. On parle également de contraction.

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Grand Paris : l’appel à projets «Inventons la métropole» lancé fin septembre

Grand Paris : l’appel à projets «Inventons la métropole» lancé fin septembre | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

«C’est un concours révélateur de la métropole, accélérateur du développement des territoires, catalyseur de la construction métropolitaine». Le 23 mai, au Pavillon Baltard, à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), Patrick Ollier, président de la métropole du Grand Paris, a présenté aux maires, présidents de territoire, aménageurs, promoteurs, etc. présents (environ 350 personnes) les modalités de l’appel à projets «Inventons la métropole». Avant de détailler le dispositif mis en place, le député-maire de Rueil-Malmaison a rappelé que l’appel à projets intégrait le concours «Les hubs du Grand Paris», initié par l’Etat. «Je coprésiderai le comité d’organisation avec le préfet de région, Jean-François Carenco», a-t-il précisé. Rôle ce comité: assurer le pilotage politique de la consultation et sa coordination stratégique. «Réinventer Paris» pour modèle «Inventons la métropole» sera lancé fin septembre-début octobre sur le modèle de «Réinventer Paris» auprès de groupements pluridisciplinaires (investisseurs, promoteurs, aménageurs, architectes, etc.). «Il ne s’agit pas d’une commande publique. Ce n’est pas un concours d’architecture, ni une concession d’aménagement, a précisé Patrice Bécu, directeur général adjoint de la mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris (en place jusqu’au 30 juin). Il s’agit d’un appel d’offres sur un site proposé par un maire. Quand le projet lauréat sera désigné, le terrain sera mis à disposition du groupement qui le porte dans le cadre soit d’une cession, soit d’un bail emphytéotique, soit d’un bail à construction». Les maires ont jusqu’à la mi-juillet pour proposer un terrain Les maires intéressés ont jusqu’au 15 juillet pour proposer un terrain (ou plusieurs s’ils le souhaitent) dont la maîtrise foncière est assurée. En septembre, le comité d’organisation sélectionnera les sites admis à concourir en se fondant sur plusieurs critères (le degré d’avancement des études et procédures préalables, la taille du site, la situation au regard de la dépollution, une répartition équilibrée sur le territoire métropolitain, etc.). Une cinquantaine de sites au maximum sera retenue. Un nombre, qui selon Patrick Ollier, devrait être atteint sans difficulté: une vingtaine de communes et territoires ont déjà manifesté leur intérêt pour la consultation, la Ville de Paris va proposer 10 terrains. S’y ajouteront les 14 sites des «hubs du Grand Paris». Cahiers des charges et règlement de la consultation à élaborer D’ici à la fin septembre, l’équipe de la métropole du Grand Paris devra rédiger les cahiers des charges. L’un très général, détaillera l’ambition, les objectifs et les exigences de la consultation ainsi que les attendus en termes d’innovation; un cahier spécifique à chaque site sera par ailleurs défini. Elle devra aussi élaborer le règlement de la consultation, qui précisera notamment les conditions d’indemnisation des concepteurs. Des représentants des professions concernées, les architectes notamment, seront d’ailleurs associés à tout le processus. Mars 2017: désignation de trois équipes par site Une fois la consultation lancée, les équipes candidates pourront déposer leur dossier entre décembre 2016 et février 2017. Une première phase interviendra en mars 2017 avec la désignation de trois groupements au maximum par site, sur la base d’une note d’intentions et d’une note de méthodologie, le cas échéant après entretien. Ils disposeront alors de quatre mois pour élaborer leur proposition. Les projets et groupements lauréats seront désignés à l’automne 2017. «Je serai président du jury mais je déléguerai à chaque maire le soin de décider pour sa commune. Nous souhaitons avoir des projets concrets, innovants», a déclaré le président de la métropole du Grand Paris, qui se dit prêt à organiser une autre session si la barre des 50 sites, répondant aux critères, est franchie.

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Le Grand Paris Express bichonne ses riverains

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Afin de tranquilliser des riverains inquiets des nuisances du chantier du Grand Paris Express, la Société du Grand Paris prévoit des compensations techniques et financières. Le bruit, la poussière, les va-et-vient des camions... des désagréments que cherche à minimiser au possible la Société du Grand Paris. À Champigny (94), la première réunion du groupe de travail "chantier" du comité stratégique a esquissé des solutions pour compenser ses nuisances. Au programme, "des mesures financières d’accompagnement pour les zones les plus sensibles", rapporte Le Parisien. Ainsi sur le chantier du prolongement de la ligne 14, des dizaines de millions d’euros devraient utilisés pour la construction de murs antibruit et la pose de doubles vitrages, ajoute le quotidien. Les camions transportant les déblais ont de leur côté l’obligation d’emprunter les grands axes et d’éviter les quartiers. Pour la circulation, la conception d’un logiciel est en cours par les départements du Val-de-Marne et des Hauts-de-Seine. Il devrait permettre d’améliorer la circulation en prenant compte des travaux et des routes coupées. Financièrement, certains riverains pourraient se voir concéder une baisse de leur loyer auprès de leurs bailleurs. Les propriétaires, quant à eux, bénéficieraient de services de nettoyage pour les vitres des habitations et un ravalement pourrait leur être offert à la fin du chantier.

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Le Grand Paris 8 ans plus tard - Rdv le 17 juin

Le Grand Paris 8 ans plus tard - Rdv le 17 juin | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it
Il y a maintenant huit ans, en 2008, se déroulait la consultation internationale sur le Grand Paris. Alors que son Conseil scientifique va se renouveler, l’Atelier International du Grand Paris propose un temps de réflexion et d’échange sur les 8 années écoulées. Le contexte est aujourd’hui bien différent, avec le nouveau réseau de transport, ses gares et quartiers de gares, avec la nouvelle gouvernance, la Métropole, un nouveau découpage institutionnel, une nouvelle répartition des compétences. Avec tous les nouveaux appels à idées et concours portés par des collectivités publiques. Alors comment des architectes de la consultation de 2008 perçoivent-ils aujourd’hui, au regard de leurs analyses et propositions d'alors, toutes ces évolutions et les enjeux qui en résultent pour le Grand Paris ? Et quels enseignements les acteurs et les observateurs scientifiques de la consultation et de la période 2008-2016 peuvent-ils en tirer ?
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Grand Paris : des architectes militent pour la pierre

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Alors que la Métropole du Grand Paris rêve sa construction « écologique et durable », des architectes s'interrogent sur le recours à la pierre comme matériau pour bâtir près de 70.000 logements par an. Faut-il construire le Grand Paris en pierre ? C'est l'épineuse question sur laquelle se sont penchés une quinzaine d'architectes à l'occasion d'un colloque de l'association Le 6e continent tenu au mois d'avril de l'Atelier international du Grand Paris (AIGP), le groupement d'intérêt public, monté en 2012 par l'Etat et les collectivités. « Il va falloir construire plus de 10.000 logements par an », estime Pierre Lévy, architecte et organisateur de l'événement. Alors que, selon la Société du Grand Paris, le nombre d'habitations à construire avoisinerait les 70.000 par an, la question des matériaux se pose, tant sur le plan architectural qu'écologique. « Paris a une histoire avec la pierre », explique Pierre Levy. Il rappelle la construction de la ville, des carrières de pierre au Moyen Age en passant par le Paris d'Haussmann, bâti sous le Second Régime et qui apporte à la ville, encore aujourd'hui, son unité urbanistique. Mais depuis, des bâtiments à structure en béton agrémentés de bardages en aluminium ou encore en bois ont fait leur apparition sur les avenues de la capitale. « Il y a seulement une quinzaine d'années que la pierre connaît un regain d'intérêt », pointe Pierre Lévy. Outre son lien historique, la pierre revêt en effet de nombreux avantages, pour lesquels plaident cette poignée d'architectes, venus présenter des projets innovants. Certains promoteurs, privés et publics, y ont déjà recours, comme le bailleur social RIVP, qui a fait bâtir 17 logements sociaux en pierre massive sur les plans du cabinet d'architectes Barraul & Pressacco ou encore la construction d'une résidence de 32 appartements en pierre, dans le 15e arrondissement de Paris. Un matériau coûteux « Contrairement au béton, qui nécessite beaucoup d'entretien, la pierre se tient dans la durée », argue Jean-Jacques Hubert, architecte pour le cabinet H2O. Si son extraction, dans les carrières, fait d'elle une énergie non-renouvelable, la pierre demeure moins polluante que certains matériaux utilisés aujourd'hui. L'aluminium, par exemple, produit par électrolyse, génère d'importantes émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Réutilisable, la pierre peut aussi être retaillée. « Les pavés des rues sont souvent faits de cette manière », révèle Jean-Jacques Hubert. « Mais elle reste un matériau coûteux », déplore l'architecte Thibaut Barrault. Selon lui, le choix de la pierre fait rapidement monter la facture : « En moyenne, au mètre carré, elle coûte 750 euros, contre 450 si l'on a recours au béton », estime-t-il. « C'est donc compliqué pour les ouvrages publics », poursuit Julien Boidot de Boidot-Robin architectes. Critères carbone dans les appels d'offres, flexibilité des budgets, réutilisations... Les architectes listent les éléments à inclure dans les appels d'offres pour favoriser le retour en grâce de ce matériau millénaire. Mais ces arguments ne font pas mouche chez les acheteurs publics, notamment à cause de la baisse des dotations aux collectivités qui dissuade ces dernières de favoriser la pierre pour leurs travaux de construction. « Dans les concours d'architectes, son recours est si coûteux qu'il est rare de remporter le marché », explique-t-il. Alors que la Ville de Paris a déboursé 24 millions d'euros pour la réfection de la place de la République, elle n'a prévu d'investir que 30 millions pour son projet « Réinventons nos places », qui en compte sept. Les places Bastille, Nation, Panthéon, Madeleine, des Fêtes, Gambetta ou encore d'Italie devront être modernisées à bas coût. « C'est sûr que toutes ne seront pas en pierre de taille », sourit Jean-Jacques Hubert, du cabinet H2O architectes. 

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Du gain de temps à la croissance du PIB : les bénéfices du Grand Paris Express 

Du gain de temps à la croissance du PIB : les bénéfices du Grand Paris Express  | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Et le projet devient réalité ! Le samedi 4 juin, les premiers coups de pioche du Grand Paris Express seront donnés. Pour marquer l’événement, la Société du Grand Paris convie les Franciliens à venir fêter le début d’une grande aventure sur le chantier de la future gare Fort d’Issy-Vanves-Clamart. A cette occasion, lumière sur les bénéfices socio-économiques du métro du XXIe siècle. « Le Grand Paris Express constituera un bouleversement pour la région » annonce Jean-Claude Prager, directeur des études économiques de la Société du Grand Paris. Avec ses 200 kilomètres de lignes, venant doubler le réseau actuel du métro, il sera synonyme de gains de temps et de fiabilité pour tous ceux qui ont à se déplacer de banlieue à banlieue. En partant de Chelles, la Défense ne sera plus qu’à 35 minutes, contre plus de 50 aujourd’hui. Entre Gare du Nord et Vitry, on gagnera 20 minutes, et de Clichy-Montfermeil à l’Institut Gustave Roussy, le temps de parcours sera divisé par trois. Au-delà des bénéfices pour les usagers, la mise en service des 4 lignes automatiques du Grand Paris Express sera à l’origine d’autres avantages socio-économiques – estimés au total à 60 milliards d’euros. « Il faut notamment considérer les impacts sur la densification urbaine le long des lignes, détaille Jean-Claude Prager, un phénomène favorable à la productivité des entreprises et à la baisse des émissions polluantes. Mais également les effets du réseau sur l’attractivité de la région. » Avec un taux de rentabilité socio-économique de l’ordre de 7,5%, le Grand Paris Express représente un investissement d’utilité publique indéniable. 115 000 emplois créés et 100 milliards d’euros de PIB supplémentaires Le Grand Paris Express est aussi un considérable pourvoyeur d’emplois. Aujourd’hui, la Société du Grand Paris – qui compte 200 collaborateurs – mobilise déjà, à temps plein, quelques 1 800 ingénieurs engagés dans les études de maîtrise d’œuvre du métro et de ses 68 gares. Avec le démarrage des travaux de génie civil, 15 000 professionnels de la construction et de l’industrie ferroviaire seront nécessaires chaque année, et ce jusqu’en 2025. A terme, le nombre d’emplois, directs et indirects, créés grâce à la croissance générée par le nouveau réseau de transport est estimé à 115 000. Ces créations d’emplois s’ajoutent aux quelques 685 000 liées à la croissance naturelle de la région. En se basant sur des hypothèses « réalistes voire prudentes », souligne Jean-Claude Prager, le futur réseau générera plus de 100 milliards d’euros de PIB supplémentaires dans la région Île-de-France, au rythme d’environ 4 milliards d’euros par an à compter des premières mises en service.« Cette richesse supplémentaire ne profitera pas qu’au Grand Paris, rappelle Philippe Yvin, président du directoire de la Société du Grand Paris, mais à la France entière ! Car sur les plus de 30% du PIB national qu’elle génère, la région Capitale n’en consomme que 22% ; le reste bénéficiera aux régions, grâce aux mécanismes de redistribution. » Le Grand Paris Express sera aussi un catalyseur pour le développement des territoires et l’augmentation de l’offre de logements. En initiant des projets ambitieux aux abords des gares, la Société du Grand Paris donnera à voir les potentiels de renouvellement urbain qu’ils recèlent. D’après les estimations de l’Observatoire des quartiers de gare du Grand Paris, le Grand Paris Express permettrait la construction de 15 000 logements supplémentaires chaque année à l’horizon 2040. Le 4 juin, le Grand Paris devient « la ville en chantier du XXIe siècle », innovante, exemplaire et inclusive, dès les premiers coups de pioches. « De la gestion environnementale des chantiers, à la valorisation des déblais, en passant par le soin apporté aux habitants et aux commerçants, nous avancerons en conciliant travaux et création de valeur économique, sociale et culturelle » s’engage Philippe Yvin.

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Grand Paris > Des opportunités pour les fabricants de matériels et les producteurs de matériaux

Si l’on trace un cercle d’un rayon de 400 à 800 m autour des 72 gares du Grand Paris Express, le projet couvre une surface de 138 km2, supérieure à celle de Paris (105 km2). Le Grand Paris, Paris au carré ? Paris Île-de-France Capitale Economique a donné des éléments de réponse en clôture de la dernière AG du Seimat. Il s’agit de « construire une ville sur la ville dans un rayon de 15 km » autour de la capitale, imageait Chiara Corazza, directrice générale de Paris Île-de-France Capitale Economique, invité à clore le dernière assemblée générale du Seimat*. « Une opération unique au monde pour une métropole ! », s’enthousiasmait-elle. Et des chiffres qui donnent le tournis : 50 milliards d’investissements publics, 80 à 100 milliards de financements privés (250 milliards avec les projets induits, précise-t-on dans l’assistance), un millions d’emploi créés et une croissance annuelle multipliée par deux en Île-de-France à l’horizon 2030. Aujourd’hui, ce sont les grandes métropoles et non plus les Etats qui sont en concurrence, soulignait la DG. Et Paris, classé dans le top 5 mondial, entend consolider la position stratégique qui est la sienne dans l’hexagone et en Europe, au cœur d’un marché de 500 millions de consommateurs. La région capitale peut compter sur de solides fondamentaux : sa richesse (un PIB supérieur à celui de Londres et de New York), une forte concentration de grands groupes, la puissance de ses industries, la capacité d’innovation de ses entreprises, son rayonnement scientifique, touristique et culturel… La première place financière mondiale se fait fort d’attirer les investisseurs internationaux qui en apprécie déjà nombreux la qualité de vie, les ressources humaines et les infrastructures. Le nerf de la guerre économique. Des opportunités par les fabricants de machines et les producteurs de matériaux Le projet de développement du Grand Paris s’est dessiné avec l’idée de valoriser sept « pépites cachées » ou sept pôles d’activité spécialisés – Saclay (high-tech), Orly (biotech), Marnes-la-Vallée (greentech), La Défense (business), Saint-Denis Playel (créative industries), Le Bourget (aéronautique) et Roissy (échanges internationaux) – en les reliant avec 200 km de métro automatique – deux fois celui de Paris. Un investissement de quelque 25 milliards d’euros. Quatorze hubs internationaux doivent également voir le jour autour de gares stratégiques et des concours internationaux seront lancés en direction des architectes, des aménageurs, des constructeurs et des designers. Le chantier du siècle s’est ouvert avec celui de la ligne 15 qui sera mise en service entre 2020 et 2030. Suivront les lignes 18 en 2023 ou 2024, Charles de Gaulle Express en 2023 (financée et construite en PPP), 11 en 2025, 14 et 16 en 2023, 17 en 2027 et 2030. Les premiers tunneliers s’affairent déjà dans le sous-sol francilien. Les chiffres sont eux aussi vertigineux : 43 millions de tonnes de déblais de déconstruction recyclés en quasi-totalité, 6 millions de tonnes de granulats à fournir chaque année pendant 15 ans. Pour les fabricants d’engins de chantier et les producteurs de matériaux, le Grand Paris aura des retombées appréciables sur les ventes de machines, de granulats ou de béton.

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Le Canal Seine Nord Europe désormais « irréversible » - Transport et infrastructures

Le Canal Seine Nord Europe désormais « irréversible » - Transport et infrastructures | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

« Toutes les conditions sont désormais réunies pour faire du Canal Seine Nord Europe (CSNE) un projet irréversible ! » En introduction du colloque organisé le 19 mai à Beauvais par la chambre de commerce et d’industrie de l’Oise sur le grand projet, Rémi Pauvros, le député du Nord, personnalité incontournable du CSNE, s’est montré extrêmement confiant sur la capacité du projet à aboutir enfin. Alors que le Président de la République et le Premier ministre en ont fait officiellement une priorité, que l’Europe s’est engagée en décembre 2015 à en financer 42% des coûts de construction sur la période 2014-2020 (980 millions d’euros sur 2,326 milliards éligibles), et que la création d’une société de projet ad hoc a été entérinée par une ordonnance en avril dernier, le tour de table financier serait enfin sur le point d’être bouclé, pour un coût global sur la durée du chantier (2017-2023) évalué entre 4,5 et 4,8 milliards d’euros. L’Ile-de-France manque toujours à l’appel Le 25 avril, lors d’une réunion avec le secrétaire d’Etat aux transports Alain Vidalies, les collectivités concernées, qui doivent contribuer à hauteur de 1 milliard d’euros, ont en effet toutes confirmé leur engagement financier. Toutes sauf la région Ile-de-France, qui « traîne encore des pieds pour mettre sa part de 220 millions d’euros sur la table », a lancé Rémi Pauvros, qui n’imagine pourtant pas que la région capitale ne finisse pas par valider sa contribution, « minime au regard de son budget global ». Quant à la contribution de l’Etat, qui doit mettre 1 milliard d’euros au pot, elle devrait être assurée par l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf). Le solde, soit environ 700 millions d’euros, pourrait être financé sous forme d’emprunt par la société de projet. Dans ce cas, « il pourrait être remboursé par la mise en place d’une redevance du type Eurovignette III », a redit Rémi Pauvros, ce qui pourrait se traduire par la mise en place d’un « sur-péage » pour les poids lourds circulant sur l’autoroute A1, parallèle au canal. Si les options de financement de cette part complémentaire ne sont pas encore tranchées, ceci ne constitue en tout cas « pas une contrainte au démarrage des travaux », affirme Nicolas Bour, Directeur des liaisons européennes et de l’innovation de Voies navigables de France (VNF) qui précise que si un emprunt est contracté, il le sera plutôt à un moment proche de la mise en service totale du canal, afin de pouvoir « générer rapidement les recettes nécessaires à son remboursement ». Un premier coup de pioche fin 2017, début 2018 Dans l’hypothèse où l’Ile-de-France validerait sa contribution prochainement, le premier coup de pioche du canal est toujours officiellement attendu « pour 2017 ». Il est vraisemblable que celui-ci soit donné en toute fin d’année, voire début 2018 tant le calendrier à tenir pour arriver jusque-là est serré. Plusieurs étapes restent à franchir. Du côté des procédures administratives « la dernière réserve sur l’enquête publique a été levée le 23 mars », se réjouit Nicolas Bour. Si bien que la déclaration d’utilité publique (DUP) est espérée « en fin d’année ou début 2017 ». Quant au dossier Loi sur l’eau (8 à 9 mois de procédure) et à l’enquête parcellaire, « ils ont été anticipés » et seront réalisés parallèlement à l’avancement des marchés de maîtrise d’œuvre. Lancement des appels d’offres travaux mi-2017 Du côté des marchés justement, les ingénieristes présélectionnés pour la maîtrise d’œuvre et la supervision des travaux du secteur 1, à l’extrémité sud du tracé, ont jusqu’au 5 juillet pour remettre leurs offres à VNF. Le marché devrait logiquement être notifié « à l’automne », selon Nicolas Bour. L’équipe de maîtrise d’œuvre retenue devra ensuite plancher pour permettre un lancement des appels d’offres pour les marchés de travaux de la section 1 (600 millions d’euros de travaux) à la mi-2017. Des marchés de travaux qui devraient être assez largement allotis, selon des « tailles qui permettent de les ouvrir de façon raisonnable », analyse Nicolas Bour, qui enjoint les entreprises du territoire à mutualiser leurs moyens pour partir ensemble sur les lots du chantier et limiter les niveaux de sous-traitance au rang 2. Elles pourront pour cela bénéficier de la procédure « Grand Chantier » qui permet notamment d’ouvrir les marchés à l’emploi local et aux PME. Les marchés relatifs aux trois autres secteurs de l’infrastructure seront lancés dans l’ordre et progressivement. Le lancement de l’appel à candidature pour la maîtrise d’œuvre du secteur 2, le plus important du tracé (1,7 milliard d’euros de travaux) serait prévu très prochainement, début juin probablement.

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Grand Paris > Interview de Valérie Pécresse : "C'est la fin du ticket de métro"

Grand Paris > Interview de Valérie Pécresse : "C'est la fin du ticket de métro" | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Vous annoncez dans le JDD une "révolution" du passe Navigo, qui sera à l'ordre du jour du conseil d'administration du Syndicat des transports d'Île-de-France (Stif) le 1er juin. De quoi s'agit-il? Pendant la campagne électorale, j'avais promis de révolutionner les transports : 700 rames de RER et de transiliens neuves ou rénovées d'ici à 2021; un plan 1.000 bus pour la grande couronne; et un "bouclier sécurité" – que je signerai en juin avec le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve –, comprenant notamment la vidéoprotection et une police régionale des transports… Mais cette révolution ne doit pas s'arrêter là. Elle doit aussi concerner les services aux Franciliens. C'est pourquoi nous allons lancer de nouveaux outils numériques pour améliorer leur vie quotidienne. Nous voulons bâtir une "smart Région" : le passe Navigo va donc devenir le Smart Navigo. Qu'entendez-vous concrètement par "smart Navigo"? C'est un passe Navigo dématérialisé. Pour commencer, nous allons créer d'ici à la fin 2016 un compte client Navigo. Chaque usager aura accès à ses informations, et pourra suspendre ou renouveler son forfait Navigo ou Imagine R en ligne. Il pourra aussi télécharger son attestation pour le remboursement employeur ou modifier ses coordonnées bancaires. Plus besoin de passer au guichet chaque début de mois, ni d'acheter un boîtier spécial. Puis, entre 2018 et 2020, nous lancerons la première mise en œuvre du passe Navigo sur smartphone : les usagers pourront télécharger leur forfait sur leurs téléphones – équipés de la technologie NFC – grâce à l'application Vianavigo. Ils pourront alors valider leur titre de transport en utilisant directement leur smartphone. «Les usagers pourront valider leur titre de transport en utilisant directement leur smartphone» Et pour ceux qui n'ont pas de smartphone de dernière génération? Nous expérimenterons dans deux ans le paiement par carte bancaire sans contact, d'abord dans les bus, puis dans les trains et les RER. Nous commencerons par les lignes de bus reliant les aéroports. Cela nécessitera de changer au fur et à mesure les valideurs de titre de transport. L'objectif à terme est de supprimer le billet magnétique et de faciliter la vie des touristes ou des usagers occasionnels. Ce sera la fin du mythique ticket de métro? Oui. Je peux vous annoncer la généralisation du smart Navigo et la suppression du ticket de métro à l'horizon 2021. D'ici là, tous les valideurs franciliens accepteront la carte bancaire sans contact. Et nous aurons déployé le "porte-monnaie transport" sur l'ensemble du réseau : les voyageurs occasionnels pourront charger une somme d'argent sur un passe Navigo anonyme et seront débités du montant du trajet à chaque validation de leur passe, comme avec un billet magnétique. Ce sera un vrai progrès car le système actuel est coûteux : chaque année, cinq millions de tickets sont démagnétisés dans les portefeuilles ou les sacs à main. Il faut alors aller au guichet les échanger : une vraie perte de temps et d'énergie. Vous imaginez aussi un paiement différé… Nous réfléchissons à mettre en place le post-paiement : l'idée est de facturer aux usagers la tarification la plus avantageuse pour eux, en fonction de leur consommation de transport dans le mois. Par exemple, un carnet de dix tickets plutôt qu'un Navigo semaine. Le smart Navigo pour payer Vélib', Véligo, Autolib', taxis, parkings... Votre nouveau smart Navigo pourrait-il être utilisé ailleurs que dans les transports en commun? Grâce à ces nouveaux outils numériques, le smart Navigo a vocation à devenir universel, c'est-à-dire qu'il pourrait être utilisé facilement pour accéder et payer tous les autres services de mobilité. Je pense à Vélib', Véligo, Autolib', le covoiturage, les taxis… On pourrait même s'en servir pour les parkings. Et à terme, j'envisage également de l'élargir aux événements culturels, musées, et pourquoi pas aux offres hôtelières. Quels sont les autres volets de votre "révolution" annoncée dans l'usage des transports? Nous allons faire un énorme effort d'information pour faire gagner du temps et du confort aux Franciliens. Partir sans savoir quand et comment on arrive à destination, ce n'est plus possible. Toutes les données de mobilité seront donc centralisées par le Stif. Certains outils existent déjà, mais ils sont éparpillés et partiels : le calculateur d'itinéraire de la RATP, celui de la SNCF, les applications Citymapper, Moovit ou Waze pour le trafic automobile… aucun ne prend en compte en temps réel et de manière prédictive – en s'appuyant sur la connaissance heure par heure de l'évolution du trafic – tous les modes de transport : la marche, le vélo et Vélib', la voiture, le taxi, les transports en commun, jusqu'à Autolib' ou le covoiturage. Qu'allez-vous faire de ces données? La Région sera garante de leur diffusion en open data total. Elles seront rassemblées, mises en ligne sur une plate-forme [ opendata.stif.info] et disponibles pour les entreprises, qui pourront les utiliser, créer des applications, inventer de nouveaux services. Je compte d'ailleurs mettre sur pied un comité open data d'ici à la fin de l'année pour m'assurer que toutes les données transport seront libérées. Et j'organiserai un événement avec les start-up spécialisées dans la mobilité. "On pourra savoir en temps réel où est son bus, son métro, son tramway..." Comment les usagers auront-ils accès à ces informations? Elles seront accessibles pour les Franciliens sur le site du Stif, vianavigo.com, qui enregistre déjà 3 millions de visiteurs par mois. Je veux que ces données soient disponibles en temps réel et croisées dans un calculateur d'itinéraire de nouvelle génération, prédictif et prévisionnel du trafic. On ne se contentera plus d'horaires théoriques : on pourra savoir en temps réel où est son bus, son métro, son tramway… Il sera ainsi possible de prévoir une heure à l'avance le meilleur itinéraire possible pour réduire son temps de trajet. Si vous savez qu'en partant une demi-heure plus tard, vous mettrez dix minutes de moins, vous vous adapterez. Le bus est bondé? Vous privilégierez le porte-bébé à la poussette. L'autoroute pour rejoindre Paris est embouteillée? Il y a justement une gare avec un parking et des places libres à la prochaine sortie. Les Franciliens savent jongler entre plusieurs modes de transport. On risque de vous reprocher de mener une opération de communication… Bien au contraire, ces services auront une incidence concrète sur la vie des usagers. Savez-vous qu'en modifiant 5% à 10% des déplacements, on peut réduire considérablement, voire supprimer, la saturation dans les transports ou sur les routes? C'est ce qu'ont expérimenté les pays scandinaves. Notre nouveau calculateur pourra nous faire gagner un temps précieux. Il contribuera aussi à réduire les embouteillages et la pollution. Par ailleurs, le site et l'application Vianavigo seront participatifs : ils tiendront compte des remontées d'information des voyageurs sur les questions de propreté, de sécurité ou d'accessibilité. Les usagers pourront signaler un ascenseur en panne, des saletés sur le quai, une barrière de sécurité cassée, un portique hors service… Dans la même logique, je veux rendre les temps de transport plus utiles et plus agréables. 150 gares SNCF équipées en WiFi gratuit d'ici à la fin de l'année Comment? D'ici à la fin de l'année, 150 gares SNCF – sur les 350 que compte l'Île-de-France – seront équipées en WiFi gratuit. De son côté, la RATP s'est engagée à équiper les 320 stations et tunnels en 3G/4G d'ici à la fin 2017. Et la SNCF fera de même dans ses tunnels en 2018. Les voyageurs pourront travailler, regarder des vidéos, lire des journaux en ligne pendant leurs trajets. Quel est le coût estimé de tous ces projets? Le Stif prévoit d'investir 400 millions d'euros sur six ans sur tous ces projets. L'essentiel, à savoir la modernisation des bornes de validation et des contrôleurs d'accès, est déjà prévu et budgété. Le reste servira à financer l'ingénierie et les infrastructures de communication : calculateur, serveurs… «Toutes les bornes de validation accepterotn la carte bancaire» Le prix du ticket moyen augmentera-t-il? Aujourd'hui, le prix du passe Navigo reste conditionné au respect par Manuel Valls de son engagement vis-à-vis de la Région : attribuer à celle-ci une ressource fiscale pérenne pour financer durablement cette mesure préélectorale. A contrario, ce plan pour les "smart transports" est intégralement financé sur notre budget investissement. Nous faisons le choix prioritaire de nouveaux services aux voyageurs. Le 1er juin, le Stif examine aussi le controversé projet CDG Express, entre la gare de l'Est et Roissy. Est-ce l'occasion pour vous de le mettre sur les rails? Soyons clairs : ce projet est essentiel pour l'attractivité de notre région, mais aussi pour désengorger le RER B. Son calendrier, avant 2024, doit impérativement être respecté. Nous en avons besoin pour les Jeux olympiques, je l'ai dit à la maire de Paris. La Région veillera à ce que les travaux du CDG Express ne perturbent pas l'exploitation des lignes existantes.

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Remi Babinet préside le Fonds de dotation du Grand Paris Express

Remi Babinet préside le Fonds de dotation du Grand Paris Express | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it
la Société du Grand Paris a créé le Fonds de dotation du Grand Paris Express qui porte sur l'aspect culturel de ce grand projet urbain. Ce Fonds de dotation est présidé par Rémi Babinet. En plein chantier "pantinois" pour le futur siège de l'agence, le président de BETC crée ce Fonds avec Xavier Lépine (La Française). Au conseil d’administration siègent notamment Mouloud Achour (journaliste), François Barré (expert culturel auprès de la Société du Grand Paris), Jacques Bungert (Courrèges), Véronique Chatenay-Dolto (DRAC Île-de-France), Jean-Yves Le Bouillonnec (Député-Maire d e Cachan, président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris), Amandine Lepoutre (La Société Anonyme), Lucie Maurel Aubert (Banque Martin Maurel), Catherine Perenet (Société du Grand Paris) et Philippe Yvin (président du directoire de la Société du Grand Paris). « Nous allons avoir la chance de vivre une aventure extraordinaire qui est celle de la métamorphose de notre capitale. Nouvelle échelle, nouvelles circulations, dynamiques, projections, le futur métro Grand Paris Express va être le moteur d’une transformation jamais vue depuis le XIXème siècle. Il est primordial de faire comprendre cet enjeu, de le partager avec les habitants pour que le projet prenne toute sa dimension sociale. Grâce à la création nous pourrons jouer collectif, dialoguer, rayonner ; participer à faire émerger une culture « post-périph » et à construire le récit du Grand Paris. » commente Rémi Babinet
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Le GrandParis Express remet sur les rails la culture dans le Grand Paris

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Ce n’est pas une surprise. Il existe, dans Paris, beaucoup plus de lieux de culture que dans sa périphérie. Sans parler de la grande ceinture où cela devient quasiment désertique. L'Atelier parisien d’urbanisme (APUR) a recensé toutes ces institutions, ou projets, dans le cadre de la construction du Grand Paris Express (GPE), le futur réseau de lignes de métro autour de la capitale. Le résultat est édifiant, et met en lumière le déséquilibre qu’il existe à l’échelle du Grand Paris en termes de politique culturelle. Pour 1.107 lieux de culture dans Paris, on en dénombre 366 dans les Hauts-de-Seine (92), 368 en Seine-Saint-Denis (93), et 68 dans le Val d’Oise (95)... «Il y a une attente considérable de la part des acteurs sur place sur la nécessité de faire tomber les barrières à la diffusion de la culture », assure Pierre Mansat, président de l’Atelier international du Grand Paris. Mais comment faire sortir la “culture” de la capitale? « Par une politique culturelle cohérente » semble une réponse évidente. Seul problème, l’institution publique de la Métropole, dès sa création en janvier, a été dépourvue de prérogatives, donc de pouvoir d’action, sur la politique culturelle. La société du Grand Paris, en charge du GPE, est la seule institution à annoncer une programmation artistique, à l’échelle du Grand Paris. Et celle-ci s’accordera autour des travaux de construction du métro. L’enjeu n’est pour autant pas minime. Les nouvelles lignes métropolitaines vont radicalement transformer les durées de transport dans la région. « Il y a une multitude de lieux culturels dans un rayon de 800 mètres autour des futures gares, assure Philippe Yvin, président du Directoire de la société du Grand Paris. Avec la construction du réseau de métro, beaucoup de ces équipements seront mieux valorisés et desservis. » >> A lire aussi : La Métropole du Grand Paris voit finalement le jour Certains lieux culturels pourraient donc voir leur public se diversifier. Avec le nouveau métro, Clichy-sous-Bois se trouvera à vingt minutes de Paris, contre 1h30 aujourd’hui. La Villa Médicis, qui prendra la place de la tour Utrillo entre Clichy et Montfermeil, devrait en profiter. « Dans le Nord-Est du pôle parisien, il manquait une institution culturelle au rayonnement national, explique Olivier Meneux, directeur du projet de cette future résidence artistique. Ce sera un lieu de création et un campus, où nous interrogerons les cultures de demain pour sortir des cadres actuels. » La Villa ne devrait pas voir le jour avant plusieurs années, en attendant seront installés des lieux éphémères. Des projets en manque de financements A côté de cela, des initiatives privées espèrent beaucoup de l’ouverture de la région. A Saint-Denis (93), le 6b profite déjà d’une volonté de plus en plus de Parisiens de voir plus loin que les limites du périphérique. Pour ce type d’initiatives, les principales contraintes restent le financement et les transports.« Comme les RER s’arrêtent au début de la nuit, nous sommes obligés d’organiser des événements l’après-midi », regrette Julien Beller, le président de l’association qui gère ce lieu de création. >> A lire aussi : Saint-Denis: Le 6b, friche industrielle devenue fabrique à rêves La construction du Grand Paris Express pourrait bien remédier à cette question, et créer de nouvelles mobilités dans ce territoire qui a eu bien du mal à se créer une identité. « Les habitants de l’Ile-de-France ne se sont jamais vraiment identifiés à l’appelation “Francilien”. Pour le Grand Paris, il faudrait réussir à créer un imaginaire commun pour réenchanter la diversité de la région», défend Bastien Mérot, un des fondateurs du projet participatif Les Mystères du Grand Paris. Qui sait, peut-être qu’un jour, être « Grand-Parisien » deviendra une revendication.
L'Atelier parisien d’urbanisme (APUR) a recensé toutes ce

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