Le Grand Paris sous toutes les coutures
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Grand Paris 1956 : Quand Le Corbusier imaginait un quartier d’affaires au nord de Paris

VIDÉO. Le vendredi, c'est vintage. Aujourd'hui, un merveilleux document de l'ORTF de 1956, une interview de l'architecte d'origine suisse, Le Corbusier. Il y décrit un Paris organisé organiquement autour de la Seine, qui s'est agrandi de manière anarchique et chaotique : "Aux temps de Louis XIV et de Louis XV déjà, il y eut un affolement lorsque les premiers carrosses apparurent. On disait : c'est une ville où les hommes se marchent les uns sur les autres. 

Thomas Hantz's insight:

Puis au temps du machinisme, le désastre est total." Il expose alors un plan d'urbanisme pour Paris ("un Paris rentré chez lui") dans lequel, notamment, il imagine la possible construction d'un centre d'affaires après la porte Saint-Denis (donc vers les 10ème et 18ème arrondissements). Lorsque l'on voit la mutation de la Plaine-Saint-Denis aujourd'hui, on se dit que l'imagination de Le Corbusier a juste été repoussée de quelques kilomètres… Plus intéressant encore, son idée que les hommes organisent leurs trois grandes activités,

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La revue de presse quotidienne du Grand Paris et de ses curiosités
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Le club de la communication du Grand Paris fête ses 5 ans

Le club de la communication du Grand Paris fête ses 5 ans | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it
Depuis 5 ans, les 65 membres du Club de la communication du Grand Paris partagent leurs idées, nourrissent le débat. Au sein de notre association, les plus importantes institutions publiques et les entreprises construisent ensemble le Grand Paris grâce aux collaborations qu’elles nouent. Le succès de cette démarche associative, souple et amicale, est confirmé par le nombre croissant de membres qui nous rejoignent chaque année. MERCI !
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La Région adopte une carte unique des bassins d’emploi en Ile-de-France

La Région adopte une carte unique des bassins d’emploi en Ile-de-France | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

La multiplicité des territoires d’intervention établis au fil des ans par les différentes institutions et services publics (Etat, Région, Départements, intercommunalités, Pôle emploi, etc.) nuit à la bonne efficacité et à la cohérence des politiques publiques en matière d’emploi, de formation professionnelle initiale et continue, d’orientation tout au long de la vie et de développement économique, estime la Région. Cette démarche s’inscrit dans l’objectif de rationalisation de l’intervention publique et de renforcement de la cohérence et de l’efficacité des politiques publiques traduit dans le cadre de la feuille de route commune signée le 14 avril 2016 par Valérie Pécresse et Jean-François Carenco. Ces périmètres géographiques, les « bassins d’emploi », constitueront notamment l’échelle de référence pertinente pour identifier les besoins en compétences au regard des enjeux économiques des territoires (et plus particulièrement les métiers en tension). Ils devraient permettre « de définir une offre de formation professionnelle, à la fois initiale (en particulier l’apprentissage) et continue, et d’orientation tout au long de la vie adaptée aux réalités du tissu économique et aux besoins des populations ». Au-delà, ils seront des territoires propices à l’animation en proximité de la stratégie régionale pour la croissance et l’emploi (SRDEII), qui sera adoptée d’ici à la fin de l’année 2016 par le conseil régional, fait valoir ce dernier. Une réponse de proximité mieux adaptée aux réalités territoriales Une connaissance plus fine des métiers en tension et des besoins en formation sur les territoires et la production de diagnostics partagés entre l’ensemble des acteurs est notamment visée. A titre d’exemple, Pôle emploi s’appuiera dès la campagne 2016 sur les bassins d’emploi ainsi définis pour produire l’enquête annuelle sur les besoins en main-d’œuvre (BMO). « Une fonction d’animation, de gouvernance, d’appui au dialogue partenarial pour élaborer une stratégie territoriale partagée en matière d’emploi, de formation trouvera également sa place dans ces nouveaux périmètres, de même qu’une fonction d’intervention, avec l’objectif de déployer les dispositifs de l’Etat, de Pôle emploi et de la Région à l’échelle de ces bassins, pour offrir une réponse de proximité mieux adaptée aux réalités territoriales », indique la Région. Le projet de carte des bassins d’emploi a été élaboré dans le cadre d’une large concertation associant partenaires sociaux, acteurs de l’emploi et de la formation et territoires. Le Comité régional pour l’emploi, la formation et l’orientation professionnelle (Crefop) a été ainsi étroitement associé à la démarche dès le mois de février 2016. PARTAGER Twitter Facebook Google + Linkedin Envoyer cet article Imprimer cet article Auteur Jacques Paquier Tags Accès libre,Ile-de-France SUR LE MÊME SUJET

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L'île Seguin connaît enfin la musique #CitéMusicale

L'île Seguin connaît enfin la musique #CitéMusicale | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Après vingt-cinq ans d'errements, l'île Seguin renaît peu à peu grâce à la nouvelle «Seine musicale», signée Shigeru Ban et Jean de Gastines. En arrivant sur l'île Seguin par la longue passerelle, une bonne surprise attend le promeneur. Vingt-cinq ans après la fermeture des usines Renault, et autant d'années d'essais manqués, de polémiques, de disputes politiques et de recours, ce gigantesque terrain ressuscite. La nouvelle cité de la musique est presque terminée. Baptisée - un peu platement - la Seine musicale, et dotée d'un logo pensé par l'architecte japonais Shigeru Ban, elle ambitionne de révolutionner, grâce à deux salles, l'offre musicale de l'Ouest parisien. «La Ville de Paris lance des appels à projets pour réinventer la Seine. Nous, nous le faisons!», avance Patrick Devedjian, président du conseil départemental des Hauts-de-Seine. Mais il reste encore beaucoup à faire. En effet, la Seine musicale n'occupe qu'une partie des 11,5 hectares.

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Grand Paris Express : appel à solutions innovantes pour la gestion des déblais #Innovation

Grand Paris Express : appel à solutions innovantes pour la gestion des déblais #Innovation | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Philippe Yvin, président du directoire de la Société du Grand Paris, a fait le point le 15 septembre sur les premières actions mises en œuvre dans le domaine de la gestion des déblais de chantier. Les 500 premiers m3 de matériaux excavés par le tunnelier. Les déblais seront utilisés pour créer des promontoires ou déversés dans une carrière près de Maure-de-Bretagne. © Jean-Philippe Defawe/Le Moniteur - Les 500 premiers m3 de matériaux excavés par le tunnelier. Les déblais seront utilisés pour créer des promontoires ou déversés dans une carrière près de Maure-de-Bretagne. RECOMMANDÉ PAR LA RÉDACTION Déblais du Grand Paris Express : il est temps de prévoir l’aménagement paysager Grand Paris Express : "que faire des déblais ?", se demandent les députés Le 15 septembre, lors d’un point d’étape sur l’avancement du projet du Grand Paris Express, Philippe Yvin, président du directoire de la Société du Grand Paris (SGP), a annoncé le lancement d’ici à la fin de l’année d’un appel à solutions innovantes pour la gestion des déblais, en partenariat avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et le conseil régional d’Ile-de-France. Une question centrale au regard des 43 millions de tonnes induits par le chantier du futur métro. Pour atteindre l’objectif de 70% de valorisation des déchets de chantier fixé par la loi de transition énergétique, les méthodes à adopter restent largement à inventer. Les résultats de l’appel à projets complèteront les actions déjà mises en œuvre dans ce domaine par la SGP. « Nous avançons de manière très forte sur ces sujet-là, a indiqué Philippe Yvin. D’ici quelques semaines, nous présenterons un portfolio des solutions. L’idée est de continuer à alimenter le débat en mettant sur la table toutes les solutions disponibles soit pour la caractérisation des déblais, soit pour leur transport, soit pour leur valorisation », a-t-il détaillé. Désignation d’un consultant indépendant La SGP a par ailleurs mis au point son outil de traçabilité des déblais avec son assistant à maître d’ouvrage, Artémis. « Nous avons aussi lancé un appel d’offres pour désigner un consultant indépendant. En plus des dispositions obligatoires qui seront mises en place (sondages réguliers sur les sorties de déblais notamment), il vérifiera si les outils de traçabilité sont correctement mis en oeuvre ». La SGP envisage également la création, toujours en partenariat avec l’Ademe, d’un observatoire des prix sur le traitement des déblais. Dernière annonce de Philippe Yvin : la publication, à la fin du 1er trimestre 2017, du deuxième schéma directeur des déblais. « Avec l’ensemble des dossiers d’enquête publique, qui aujourd’hui sont toutes terminées, nous disposons désormais d’éléments plus précis. Dans les mois qui viennent, nous aurons des avancées significatives sur la question des déblais », a-t-il conclu.

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Immobilier : les pépites du Grand Paris dans lesquelles investir

Immobilier : les pépites du Grand Paris dans lesquelles investir | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Le Grand Paris, cet énorme projet de développement économique et d'aménagement urbain est en train de voir le jour autour d'un nouveau réseau de transports. Y investir dans l'immobilier pour se loger ou louer est un pari sur l'avenir qui peut se révéler payant à condition de choisir les bons biens aux bons endroits. Voici quelques pistes. Le Grand Paris, projet urbain pharaonique évalué à 25 milliards d'euros, devrait sortir de terre entre 2022 et 2030. Il vise à multiplier par deux le réseau de transports en commun et à améliorer la vie des 12 millions d'habitants de la première région française. Son but : réduire la pollution et surtout désenclaver des territoires grâce à de nouvelles lignes de métro et de tramway conçues pour multiplier les liaisons et correspondances hors de la capitale, afin de simplifier et d'accélérer les déplacements au sein de la grande banlieue. Outre des transports en commun tout neufs, des pôles tertiaires (bureaux, commerces), d'enseignement et de recherche et de nouveaux logements, à un rythme de 70 000 par an contre 40 000 aujourd'hui, devraient également être construits. Le tracé des nouvelles lignes du Grand Paris Express Immobilier : les pépites du Grand Paris dans lesquelles investirSociété du Grand Paris - avril 2016 Propriétaires ou investisseurs, deux points de vue L'enjeu est important pour la région, puisqu'il vise à la maintenir en tête du palmarès européen des territoires les plus dynamiques. D'ici une quinzaine d'années, l'Ile-de-France devrait être totalement remodelée. Certaines villes seront devenues plus attrayantes que d'autres et afficheront, vraisemblablement, des prix immobiliers plus élevés qu'aujourd'hui. Si vous souhaitez devenir propriétaire de votre logement et que vous hésitez entre plusieurs communes, sélectionnez celle qui profitera le plus du Grand Paris. Vous aurez ainsi toutes les chances d'engranger une plus-value à la revente. Si, a contrario, vous visez un investissement locatif, la période est idéale pour acheter dans l'ancien encore décoté. Il vous assurera un bon rendement dans les années à venir si les locataires se font plus nombreux. Dans les deux cas, vous devrez séparer le bon grain de l'ivraie pour trouver les opportunités les plus alléchantes. Afin de vous aider à faire votre choix, voici nos pistes pour dénicher les pépites du Grand Paris. Dans le sud >>>Bagneux, Vitry, Antony, de nouveaux secteurs à prospecter Dans le nord >>> de bonnes affaires à Saint-Ouen et Aubervilliers A l'ouest >>>Nanterre et Asnières vont gagner en attractivité A l'est >>>des quartiers réhabilités à Bondy et à Rosny-sous-Bois + Plus d'actualité sur : Immobilier : les villes où investir aujourd'hui Immobilier - Les pépites du sud du Grand Paris : Bagneux, Vitry, Antony, de nouveaux secteurs à prospecter Immobilier - Les pépites de l'ouest du Grand Paris : Nanterre et Asnières vont gagner en attractivité Immobilier - Les pépites du nord du Grand Paris : de bonnes affaires à Saint-Ouen et Aubervilliers

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Grand Paris: 100 km de marche en 48h «pour rendre concret la métropole»

Grand Paris: 100 km de marche en 48h «pour rendre concret la métropole» | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

La métropole du Grand Paris a été créée le 1er janvier 2016. « On le sait tous, mais c’est encore très abstrait, cela manque de chair », estime Vianney Delourme. Pour rendre le Grand Paris un peu plus concret, le Francilien a lancé avec des amis journalistes Enlarge your Paris, média en ligne qui couvre l’actualité culturelle de la banlieue parisienne. Mais pas que. De ce vendredi soir à dimanche, Enlarge your Paris coorganise aussi, avec les associations de marcheurs A travers Paris et le Voyage métropolitain, une randonnée de 100 km, 48h non-stop, autour du Grand Paris. Vianney Delourme fait le point pour 20 Minutes. Cette randonnée de 100 km, c’est un peu le tour du propriétaire du Grand Paris ? C’est ça oui. Nous relierons les neuf sommets du Grand Paris en autant d’étapes. Il faut espérer que la constitution de la métropole et les nouvelles lignes de transport qui l’accompagneront décloisonneront tout ce qui est au-delà du périphérique. Ces neuf sommets sont à voir comme les Montmartre de demain. Ils nous permettront d’avoir une vue imprenable sur notre future ville. En prenant de la hauteur, en surplombant le Grand Paris, on comprendra d’autant mieux la structure de cette métropole. Quels sont ces neuf grands sommets ? Nous partirons vendredi soir, à 20h, des hauteurs de Romainville que le prolongement de la ligne 11 mettra bientôt à 20 minutes de Châtelet. Puis nous passerons par la butte Bergeyre (Paris), le parc de la Courneuve (Seine-Saint-Denis), le Moulin d’Orgemont (Val-d’Oise), les terrasses de Nanterre, le Mont Valérien ou l’ Observatoire de Meudon (Hauts-de-Seine) mais aussi les parcs des Hautes-Bruyères et des Carrières (Val-de-Marne). Le tout avant de boucler la boucle, à Romainville dimanche soir à 21h. >> A lire aussi: Des moutons sur le béton pour créer du lien social en Seine-Saint-Denis Il n’y aura que du béton tout au long de ces 100 km ? Certes, le Grand Paris est une ville dense. On traversera des barres d’immeubles, des friches industrielles… Mais des parcs aussi. Le parc Georges-Valbon à La Courneuve par exemple. Je ne suis pas sûr que les Parisiens le connaissent. Pourtant, il n’est à quelques minutes de RER de Paris et il est plus grand que Central Park. A Nanterre, nous rencontrerons l’herbaliste Christophe Hody, qui nous apprendra à reconnaître les plantes alimentaires et aromatiques du campus. Et puis, personnellement, lors des repérages, j’ai été très agréablement surpris par la terrasse de l’Observatoire de Meudon. Le site offre une vue formidable sur la forêt alentour et sur Paris. Quelles seront les suites de cette marche de 100 km ? Le premier projet, c’est un album de voyage. Nous serons accompagnés tout au long de ces 48 heures par une dizaine de photographes professionnels. Ils prendront des photos des marcheurs mais aussi des panoramas rencontrés. Une grande exposition dans un lieu emblématique du Grand Paris devrait découler de ces trois jours. Tout au long du week-end, un capteur dans la poche d’un encadrant enregistrera aussi précisément le tracé suivi par les marcheurs. Cela nous permettra de publier sur notre site Internet la carte précise du sentier parcouru. Et ouvrir ainsi le sentier panoramique du Grand Paris. >> A lire aussi: A l'ouest de Paris, Issy et Boulogne préparent le mariage du siècle Mais est-ce que cela suffira à faire connaître la métropole du grand public ? Cela contribuera comme d’autres actions qui sont menées dans le Grand Paris. Paris agit un peu comme une étoile noire. L’offre culturelle est tellement forte qu’elle éclipse tout ce qui se fait autour. Pourtant, il y a des choses à faire en banlieue. De nombreux artistes s’y chauffent avant leur final parisien. Des dizaines de salles de spectacle au-delà du périph’ offrent de superbes programmations à des prix dingues en comparaison de ce qui se fait à Paris. C’est pour mieux faire connaître cette offre qu’Enlarge your Paris lance d’ailleurs, en octobre, le Grandpariscope, un agenda culturel en ligne qu’on voudra l’équivalent de Pariscope mais basé sur la programmation de 2.000 lieux culturels de banlieue.

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Grand Paris : "Inventer la Métropole" l'appel à projets aiguise les appétits

Grand Paris : "Inventer la Métropole" l'appel à projets aiguise les appétits | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Soixante-quinze communes concourent à l'appel à projets « Inventons la Métropole ». Paris en présente dix. Une première liste de sites sera dévoilée le 10 octobre. Terrain bucolique à l'orée de la forêt de Vaucresson ou bâtiment de centre-ville proche de la mairie de Rueil-Malmaison ? Clichy-Montfermeil, Paris ou Evry ? Les jurys de l'appel à projets « Inventons la Métropole » n'auront finalement que l'embarras du choix des sites pour lancer leur concours architectural vitrine destiné à « ancrer la Métropole » dans le paysage, conforter son « utilité » et « montrer qu'elle peut avoir une cohérence, une direction en matière d'aménagement malgré l'absence de PLU métropolitain », de l'aveu même de son président, Patrick Ollier. PUBLICITÉ inRead invented by Teads Des projets innovants et écologiques Quelque 75 communes se sont portées candidates auprès du trio organisateur, La Métropole du Grand Paris (MGP), la Société du Grand Paris, et la préfecture d'Ile-de-France. Un score inespéré. « Nous avons 112 dossiers très divers : du bâti, des terrains vierges, du coeur de ville, les 14 hubs du Grand Paris. Avec un bon maillage territorial », indique-t-on à la MGP. La sélection des sites retenus aura lieu le 10 octobre. Ils seront ensuite offerts à l'imagination des architectes et des groupements, libres d'y formuler toutes propositions (logements, équipements...), pourvu qu'elles soient innovantes (dans le bâti et les usages) et écologiques. Le jury n'impose que peu de règles très en amont, échaudé par la polémique survenue chez les architectes lors du concours « Réinventer Paris ». Mais il laisse entendre qu'il verra d'un bon oeil les projets participatifs associant les usagers. Pour les villes, en revanche, une règle s'impose : « qu'elles maîtrisent le foncier » afin de faciliter le montage financier (vente ou bail emphytéotique). Ce faisant, le maire garde aussi la main. Vaucresson rêve d'une zone mixant activités et logements sociaux. Rueil-Malmaison imagine un bâtiment « pont » qui préserverait ses circulations... Si le concours appâte, ce n'est pas tant pour ses dotations financières - inexistantes - mais parce qu'il offre aux élus une visibilité et une expertise dont manquent souvent les petites villes. « C'est une opportunité. Nous n'aurions pas les moyens de solliciter de grandes équipes », reconnaît Virginie Michel-Paulsen, maire de Vaucresson. Paris, qui participe au concours après avoir organisé le sien, a sans doute des motivations différentes. Comme montrer qu'elle fait corps avec la Métropole. « Nous proposons des sites enjambant le périphérique, ce qui a du sens avec l'idée métropolitaine », explique l'adjoint à l'urbanisme, Jean-Louis Missika. Les sites trouveront-ils tous preneurs alors que les appels à projet font florès en Ile-de-France ? « N ous aurons sans doute trois ou quatre dossiers par site, avec des candidats nationaux et d'autres régionaux », veut croire Jacques J.P. Martin, l'élu chargé du projet à la MGP. Pour l'heure, le jury ne devrait retenir qu'une quarantaine de dossiers. « Que les autres se rassurent,assure Patrick Ollier, il y aura une deuxième vague. » 

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Christophe Guilluy : "Le paradoxe, c'est qu'aujourd'hui ce sont les pauvres qui vont demander la fin de l'État-Providence"

Christophe Guilluy : "Le paradoxe, c'est qu'aujourd'hui ce sont les pauvres qui vont demander la fin de l'État-Providence" | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Atlantico : Dans votre dernier livre Le crépuscule de la France d'en haut, vous dressez un premier constat insistant sur la fracture entre un discours politique évoquant les classes moyennes alors que celles-ci seraient en voie de transformation vers une classe populaire. Quelle différence faites-vous entre une représentation politique et la réalité du terrain ? Christophe Guilluy : Oui, c’est paradoxal alors même que nous sommes au temps de "la sortie de la classe" moyenne des petites catégories salariées. La classe politique dans son ensemble, droite et gauche confondues, est l'héritière des Trente Glorieuses. Leur représentation du pays, c'est la France de Giscard. Avec deux Français sur trois qui sont des classes moyennes qui ne s'en sortent pas trop mal, et qui sont encore dans une phase où l'on peut imaginer que leurs enfants vont s'en sortir. C'est l'idée d'une classe moyenne majoritaire. Et d'ailleurs, ces partis ont été conçus pour cela, ils s'adressent toujours aux classes moyennes. Mais le paradoxe est que les sociologues nous expliquent depuis 20 ans que la classe moyenne a implosé, qu'elle s'est émiettée, divisée. Il y a une classe moyenne inférieure, supérieure, il y a même une classe moyenne "inférieure-inférieure". Ce que les politiques ne comprennent pas, c'est qu'un concept peut être pertinent à un instant T et être totalement inopérant quelques années plus tard, ce qui est le cas avec le concept de classe moyenne. Il ne dit plus rien. Je me suis donc posé la question de savoir pourquoi la classe politique continuait d'utiliser un concept qui n'existe plus. Il y a d'abord un intérêt politique, qui est de laisser entendre qu'il existe encore une classe moyenne majoritaire. Cela signifie que le système économique qui a été choisi profite à la majorité. C'est une façon de réaffirmer une France qui serait intégrée socialement, économiquement, même si, par ailleurs, il peut y avoir des problèmes. Et ce "par ailleurs" correspond aux banlieues, où vivent des populations qui ont des "problèmes", où il y a des émeutes, des exclus, etc. Mais ce "eux" n'est pas "nous". Parce qu'il y a ici une impossibilité de penser la classe moyenne autrement que comme une classe moyenne blanche. ACTUALITÉ DES MARQUES image: http://bvt.r66net.com/vi/hongkong/banner_logo.png image: http://bvt.r66net.com/sliders/prev_white7.png image: http://bvt.r66net.com/sliders/next_white7.png Hong Kong authentique vue par ses habitants Des quartiers populaires aux réserves naturelles méconnues, suivez les conseils des locaux pour (re)découvrir Hong Kong autrement. Le second intérêt ici, pour les classes supérieures, c'est de s'identifier aux classes moyennes. Ce qui est génial, c'est de se laisser croire que finalement on fait partie de "la moyenne", comme l'ouvrier ou l'employé, c’est-à-dire comme ceux qui ont véritablement subi une baisse de niveau de vie, une vraie précarisation, un vrai descenseur social. Ce brouillage social est accentué par le fait que ces classes supérieures tiennent en même temps un discours critiquent sur "les riches". Elles portent pourtant et cautionnent le modèle mondialisé de ces élites en tenant le discours de la société ouverte. Le problème est que "la société ouverte" est l’autre nom de la "loi du marché". Une loi du marché qui bénéficie effectivement prioritairement aux riches et aux détenteurs du capital mais aussi à ces classes supérieures qui, actuellement, se constituent notamment des patrimoines dignes des hôtels particuliers du XIXe. Mais aujourd'hui, cette bourgeoisie n'est plus identifiée comme telle. D’où mon utilisation du mot "bobo", qui m'a été reprochée. Si cette catégorie ne constitue qu’une fraction des couches supérieures (dont le point commun est de soutenir le modèle mondialisé, elles peuvent donc être de gauche ou de droite), elle permet de sortir du brouillage de classe en utilisant le mot "bourgeois". Ces gens sont arrivés dans des quartiers populaires, là où vivaient des catégories modestes (anciens ouvriers, actifs immigrés…), dont les revenus, le capital culturel, n’ont rien à voir avec ces classes supérieures. Cette nouvelle bourgeosie n’est pas "riche", elle ne détient souvent pas le "capital", mais il faut les désigner pour ce qu'ils sont : des bourgeois. Ces gens sont très sympas, cools etc., mais ils représentent une catégorie sociale qui n'a strictement rien à voir avec ce qu'étaient hier les classes populaires qui occupaient ces territoires. Il ne faut pas non plus oublier la violence sociale de cet accaparement de biens qui étaient anciennement ceux de ces catégories populaires. L'idée a été de connecter cela avec une vision globale des effets de mondialisation sur le territoire. Et attention, il n'y a pas de complot : il s'agit simplement du résultat du "laissez-faire" du marché. Le marché de l'emploi dans les grandes métropoles est totalement polarisé. Les emplois des anciennes classes moyennes ont alors progressivement disparu. Le marché des métropoles n'a pas besoin de ces gens. Le résultat est qu'aujourd'hui, 66% des classes populaires ne vivent plus dans les 15 premières métropoles. 

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EuropaCity : le maître d'ouvrage présentera une nouvelle proposition en décembre 

EuropaCity : le maître d'ouvrage présentera une nouvelle proposition en décembre  | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Malgré les nombreuses critiques émises au cours du débat public qui s'est tenu de mars à juillet 2016, Alliages et Territoires, le maître d'ouvrage du très gros projet EuropaCity ne baisse pas les bras. Il doit présenter une nouvelle copie en décembre 2016 tenant compte des conclusions des débats. La région demande que 30% des emplois annoncés bénéficient à la population locale. "Nous allons poursuivre la mise en œuvre de ce projet et le faire évoluer dans son offre et sa conception architecturale, en y associant l'ensemble des parties prenantes." Christophe Dalstein, le directeur d'Alliages et Territoires, le maître d'ouvrage d'EuropaCity, un méga-complexe commercial et de loisirs prévu au nord de Paris, n'a pas attendu les trois mois qui lui étaient accordés pour officialiser sa position. Il a ainsi confirmé son intention de poursuivre le projet le 12 septembre, soit le jour de la publication du rapport de la Commission nationale du débat public (CNDP). Un document qui dresse le bilan du débat public qui s'est tenu du 15 mars au 13 juillet 2016. Le projet est énorme : 150.000 m2 dédiés aux loisirs, 230.000 m2 pour les commerces, des hôtels et restaurants, des salles de spectacles, un parc aquatique, une ferme urbaine, et une piste de ski… Il s'étale sur 80 hectares de terres agricoles, dans le triangle de Gonesse dans le Val-d'Oise. EuropaCity compte attirer 31 millions de visiteurs par an, dont 6 millions de touristes. Aucun logement n'est en revanche prévu à cause du plan d'exposition au bruit de l'aéroport de Roissy, qui se situe juste à côté. Coût du projet : 3,1 milliards d'euros financés par des fonds privés. Le chantier doit commencer en 2019 pour une ouverture prévue en 2024. "Deux visions de la société aux antipodes l'une de l'autre" Derrière ces chiffres à donner le tournis aux élus locaux, le bilan du débat public a fait apparaître de nombreuses failles. "Le dialogue entre opposants et partisans a parfois été difficile et leurs positions ne semblent pas avoir évolué", constate ainsi Christian Leyrit, président de la CNDP, dans son rapport. Au cœur des critiques : une élaboration du projet "en dehors d'un contexte territorial" et qui "n'a pas établi de réelles ramifications sociales, fonctionnelles et urbaines avec son environnement", détaille Claude Brévan, présidente de la commission particulière en charge de l'organisation et de l'animation du débat sur EuropaCity, qui a également rendu un compte-rendu détaillé du débat public le 12 septembre. Les échanges ont mis en avant "deux visions de la société aux antipodes l'une de l'autre", observe cette dernière, avec "d'un côté une société qui s'affranchirait de la course à la consommation pour aller vers davantage de sobriété et s'engagerait vers une transition écologique et énergétique ; de l'autre, une société attachée aux modes de vie urbains ou aspirant à y avoir accès, mais taraudée par le chômage, et pour laquelle seul un modèle plus classique de croissance et de développement économique permet d'apporter des solutions durables". Deux visions "d'autant moins conciliables que les très importants montants financiers en jeu, apportés par une entreprise privée aux filiales multiples, associée à une entreprise chinoise, fournissaient l'occasion d'ouvrir des polémiques". Alliages et Territoires, filiale d'Immochan, la branche immobilière du groupe Auchan, s'est associée à un partenaire chinois, Dalian Wanda, spécialisé dans l'immobilier et le divertissement, pour monter le projet. Polémique sur le nombre d'emplois Le bilan de la CNDP fait aussi apparaître la crainte de la part des professionnels du secteur du commerce de "dégâts importants sur les commerces existants, notamment les magasins de proximité qui souffrent déjà de la concurrence des grandes surfaces implantées sur le territoire". L'emploi local et la formation des jeunes du territoire tels que prévus dans le projet font également polémique. Des experts publics et privés remettent en question le nombre d'emplois annoncés (11.800) considérant qu'il est surestimé et que le projet pourrait aussi conduire à des destructions d'emplois. "Vous le savez, si jamais il y a 11.800 emplois, ils viendront d'Aéroville, de Paris Nord 2 et d'O'Parinor, ainsi que des autres centres commerciaux qui fermeront. En fait, s'il y a création, ce sera un déplacement d'emplois", a ainsi répliqué un conseiller municipal de Seine-Saint-Denis durant le débat. La région Ile-de-France demande par ailleurs que la population locale soit représentée à hauteur de 30% minimum dans ces emplois, et veut un accès privilégié des TPE et PME à la commande. La question de l'artificialisation des sols a également été largement abordée durant le débat public, même si le Schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif) a ouvert à l'urbanisation 300 hectares du sud du triangle de Gonesse, dont les 80 hectares du projet envisagés sur d'excellentes terres agricoles. "Pour les opposants et la profession agricole, le premier objectif devrait être une limitation drastique de la consommation des terres agricoles (parmi les meilleures d'Europe)", relate le rapport de la CNDP. Plusieurs participants ont proposé d'utiliser la friche industrielle du site de PSA d'Aulnay-sous-Bois fermé en 2013. Enfin, la desserte en transports en commun a été beaucoup discutée, et plus particulièrement la participation éventuelle du maître d'ouvrage aux frais d'infrastructures. La ligne 7 du Grand Paris Express, qui parcourt environ 27 kilomètres et comprend neuf gares desservira le triangle de Gonesse. Elle sera opérationnelle en 2024. Les opposants au projet sont très mobilisés. Le Collectif pour le triangle de Gonesse prévoit ainsi de "renforcer sa mobilisation" pour que le complexe ne voie pas le jour. Le groupe doit présenter une nouvelle version de son projet en décembre.

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Paris-Ordener : SNCF immobilier publie la short list des groupements

Paris-Ordener : SNCF immobilier publie la short list des groupements | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Bnp Paribas Real Estate avec Promicea-Woodeum, Compagnie de Phalsbourg avec Rei et Hertel investissement - Emerige avec Ogic - Icade avec Habitat et humanisme ont été pré-sélectionnés par SNCF Immobilier pour réaliser sur le projet urbain Paris-Ordener « le premier quartier bas carbone du Grand Paris ». Final au printemps 2017. « Dans le cadre du développement de Paris Ordener, (NDR : actuellement occupé par Grand Train) projet urbain sur le dépôt Chapelle (ancienne base-arrière ferroviaire de la Gare du Nord), 3,7 ha sont destinés à devenir demain le 1er quartier bas carbone du Grand Paris, rappelle SNCF Immobilier. Il s’agira d’un quartier mixte, ouvert, attractif, innovant. Élaboré en concertation avec les habitants et les acteurs locaux, il conservera pour partie l’identité ferroviaire du site ». Ordener©Jgp Exposition temporaire de locomotives sur le site de Paris Ordener, été 2016. © Jgp Un appel à opérateurs avait été lancé en juillet 2016, en lien avec la Ville de Paris, par Espaces Ferroviaires la filiale d’aménagement et de promotion immobilière de SNCF. Quatre groupements d’opérateurs ont donc été pré-sélectionnés pour réaliser ce projet, à la suite des auditions menées les 13 et 15 septembre 16, associant la ville de Paris aux équipes de SNCF Immobilier et d’experts indépendants. Il s’agit de Bnp Paribas Real Estate avec Promicea-Woodeum, Compagnie de Phalsbourg avec Rei et Hertel investissement – Emerige avec Ogic – Icade avec Habitat et humanisme. Les projets finalistes connus au printemps Les quatre groupements formuleront chacun, au printemps 2017, une offre complète pour le développement du projet. Douze candidatures avaient été déposées par des groupements d’opérateurs, promoteurs, investisseurs, utilisateurs et concepteurs. « Le jury a été particulièrement sensible au caractère innovant des propositions formulées, intégrant une grande diversité d’usages, permettant ainsi de faire du nouveau quartier un lieu de vie et d’échanges accessibles à tous. Benoit Quignon, SNCF Immo Benoit Quignon, DG de SNCF Immobilier, ancien DGS du Grand Lyon. © Jgp L’approche environnementale et l’attention portée à la concertation ont fait l’objet de toutes les attentions du jury, soucieux de répondre aux enjeux et aux besoins du quartier », souligne SNCF Immobilier. Le projet suscite, en effet, quelques oppositions de riverains considérant, à l’instar des Verts, que le quartier est déjà suffisamment dense. Comme nous l’indiquions récemment, en l’état, la programmation prévisionnelle prévoit 500 logements dont au moins 50 % de logements sociaux, 5 000 à 8 000m2 de commerces et d’activités économiques ; 15 000 à 30 000 m2 d’hôtels et bureaux, un jardin d’au moins 4 000 m2 ainsi que des équipements publics. Des témoignages du passé industriel du site seront conservés. Les travaux pourraient démarrer en 2019 pour un achèvement de l’opération en 2023. La maîtrise d’oeuvre urbaine a été confiée à Saison-Menu Urbaniste, Symoe, Mageo, TN+ paysagiste. 1,4 million de m2 constructibles en Ile-de- France En Ile-de- France, 12 importants projets urbains sont prévus par l’opérateur, s’ajoutant à celui de Chapelle international dont la livraison est prévue en 2017. Au total, ces projets représentent 11 800 logements avec 1,4 million de m2 constructibles. Ils concerneront 4,6 ha à Saint-Ouen (Seine-Saint- Denis) en 2016 et 5,2 ha à la Gare des Mines (Paris, 18e arr.) en 2018, avant, notamment, Charolais-Rambouillet (Paris, 12e arr.) en 2019. Dans tous les cas, SNCF se veut « l’interlocuteur unique » des différents acteurs sur ces projets et la signature de protocoles va être privilégiée afin de « construire la ville avec la ville ». Un protocole doit ainsi être prochainement signé entre la ville de Paris et Espaces ferroviaires (filiale de SNCF Immobilier en charge de l’aménagement et de la promotion immobilière) pour le développement des opérations d’aménagement gare de Lyon-Daumesnil (Paris, 12e arr.) ; Hébert (Paris, 12e arr.) et Ordener-Poissonniers (Paris, 18e arr.), soit un total de 260 000 m2. La possibilité de créer une foncière est étudiée.

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Le parc de La Courneuve mérite mieux qu’un projet immobilier - l'opinion de  Mehdi Bouteghmès


Le parc Georges-Valbon — ou parc de La Courneuve — est considéré comme le « poumon vert » de la Seine-Saint-Denis. Il représente aussi un tiers du territoire courneuvien, mais demeure cependant coupé du reste de la ville par l’autoroute A1. Les activités, dans ce parc en réduction nette depuis quelques années, posent aujourd’hui la question de son avenir. Peut-on laisser un tel potentiel patrimonial, territorial et naturel stagner ? Dans le cadre des réflexions des ateliers du Grand Paris, l’un des projets phares de ces réflexions était celui du « Central Park du Grand Paris », proposé par l’agence d’architecture Castro Denissof & associés. Ce projet prévoyait la construction de 24.000 logements le long de la périphérie du parc. Pensé à l’échelle du Grand Paris, ce projet a suscité une opposition importante chez les habitants des villes mitoyennes du parc, mais aussi de la part des acteurs associatifs et politiques locaux. Le chef du gouvernement, Manuel Valls, souhaitait retenir ce projet dans le cadre des travaux de la métropole du Grand Paris, pour finalement y renoncer en octobre 2015. Quel hommage rendons-nous à ce patrimoine, à cette mémoire, à cet héritage ? Cette polémique a eu le mérite de placer la question du parc dans le débat politique. Une concertation a été lancée afin d’évaluer la pertinence du projet à une échelle réduite, en prenant en compte les problématiques des villes limitrophes. Les résultats confortent l’idée que’urbaniser les franges du parc ne répond définitivement pas de manière pertinente à la crise du logement en Île-de-France et en France. La consultation des habitants et des acteurs locaux a permis de rétablir le rôle du parc à l’échelle intercommunale de Plaine-Commune, qui englobe les villes de La Courneuve, Saint-Denis, Stains. Elle a aussi souligné les enjeux qui le lient aux rénovations urbaines qui ont lieu actuellement dans les villes de Seine-Saint-Denis. Pour penser l’avenir du parc de La Courneuve, penchons-nous sur son histoire. De 1957 à 1971, le parc abritait le plus ancien bidonville de France, celui de la Campa, composé d’une population importante. Beaucoup de Courneuviens sont les héritiers de cette mémoire. Aujourd’hui, cette histoire est associée à celle des 4.000 logements de La Courneuve, celle des grands-ensembles, et est ravivée par la résurgence des bidonvilles que beaucoup veulent éradiquer sans résorber la pauvreté. Ce retour dans l’histoire nous permet aussi de mettre en avant l’aberration de la construction massive d’autant de logements sur ce qui représente un tiers du territoire courneuvien. Quel hommage rendons-nous à ce patrimoine, à cette mémoire, à cet héritage, dont la souffrance est encore vive ? Mais remontons encore le temps. Avant les bidonvilles, qu’y avait-il sur ces 415 ha de parc ? La Plaine-des-Vertus, ancien nom de la Plaine-Commune, s’étendait de La Courneuve et ses environs jusqu’à Saint-Denis et nourrissait Paris, particulièrement en choux. La Plaine-des-Vertus, c’était des champs maraîchers et légumiers qui représentaient l’essentiel de l’activité économique de La Courneuve, avant la grande période industrielle. Ici, nous avons été traversés par l’histoire : avant d’avoir les grands-ensembles de Paris, avant d’avoir les usines de Paris, nous avions eu les champs de Paris, et ce n’est pas une anecdote. Et que dire du sens de l’histoire ! Les idées ont la vie longue. Dans les années 1920, on veut construire une ville nouvelle à l’emplacement de la Plaine-des-Vertus. Rien de moins que 100.000 logements desservis par une ligne de trains directs. La crise des années 1920 a raison de ce projet, mais les terrains sont acquis et resteront en culture jusque dans les années 1960. À la même époque, en 1922, on voulait construire un stade olympique à La Courneuve, pour les jeux de 1924. On lui préférera le Sud et le stade Jean-Bouin. Voilà qu’un siècle plus tard, ce projet de construction d’équipements sportifs reprend de la vigueur pour les jeux de 2024 : La Courneuve, sur le territoire de Plaine-Commune, fait partie des sites sélectionnés pour accueillir le village olympique. Créer un écomusée digne de ce nom, un musée vivant Chacune de ces périodes a laissé ses fortes marques sur notre territoire et nous sommes riches aujourd’hui d’un patrimoine aussi divers que profond. Cela nous laisse pour les grands ensembles la figure emblématique des 4.000, pour le patrimoine industriel, des usines comme Champagnole, Babcock, Cusenier ou Mécano et pour le patrimoine maraîcher, un ancien « moulin », une maison d’agriculteur, mais, surtout, l’une des plus grandes collections d’outils de France et d’Europe ! Outils qui peuvent être encore utilisés pour reproduire des techniques agricoles aujourd’hui disparues, évincées par l’industrialisation de l’agriculture. Ils méritent d’ailleurs d’être utilisés et nous devons faire en sorte de susciter l’intérêt autant local que national, et même international. Notre maison d’agriculteur a servi pendant des années comme écomusée (il a fermé en 1998), il accueille aujourd’hui des enfants dans le cadre des temps d’aménagement périscolaire et permet au service du patrimoine de notre ville de continuer la culture selon les anciennes techniques agricoles dans un jardin expérimental. Il est clair de voir où nous voulons en venir. Au lieu de discuter du nombre de logements à intégrer à ce parc, nous devons proposer de nouvelles ambitions culturelle et patrimoniale. Ainsi, pourquoi ne pas investir ces collections qui dorment littéralement à côté des sarcophages mérovingiens dans le parc et créer un écomusée digne de ce nom, un musée vivant où nous reproduirons les techniques maraîchères ? Où, dans un mal urbain de plus en plus fort, nous éduquerons nos enfants à être en contact avec la terre et à avoir un autre rapport à la consommation et à l’alimentation ? Pourquoi ne pas faire ressurgir la rivière du Croult, qui passe sous La Courneuve par le parc pour se déverser dans la Seine à Saint-Denis ? L’ambition n’a de limite que l’imagination. Les Courneuviens, les habitants de Seine-Saint-Denis et les Franciliens méritent plus, méritent mieux. Le rayonnement régional, voire international, d’un tel équipement de la future métropole ne peut être ignoré, ni par les habitants ni par les décideurs politiques. Actuellement stockées dans un hangar destiné à être remplacé par des logements, ces collections seront déplacées encore plus loin des regards en attendant qu’une décision forte, une décision politique, valorise l’identité de notre ville et porte en avant son histoire.

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Valérie Pécresse dévoile son "plan anti-embouteillages"  - 

Valérie Pécresse dévoile son "plan anti-embouteillages"  -  | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Deux semaines après l’interview de la maire de Paris Anne Hidalgo dans le Journal du Dimanche qui confirmait la piétonnisation définitive des voies sur berge rive droite, la présidente LR de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, présente en exclusivité dans nos colonnes, son vaste projet de revitalisation des routes franciliennes et de réduction des embouteillages. Une délibération et un rapport exposant les "grandes orientations" seront soumis au vote des conseillers régionaux le 22 septembre. Pour Valérie Pécresse, ce n'est "pas la route qui pollue" mais la circulation et les bouchons. Son idée principale : "Faire gagner du temps aux Franciliens, leur offrir une région où il fait bon vivre, et pas une région qui enregistre entre 250 et 400 km d’embouteillages chaque jour aux heures de pointe." Et de rappeler que "les trois quarts des déplacements franciliens se font sur les infrastructures routières". La présidente de région annonce vouloir tout d'abord s'attaquer "aux points noirs les plus criants". "Six projets prioritaires ont été identifiés", ajoute-t-elle, précisant que 200 millions d'euros y seront affectés. "On vous dira aussi comment gagner 20 min sur votre itinéraire" Son plan anti-embouteillages comprend d'autres mesures comme le fait de "réaménager les bandes d’arrêt d’urgence", sur des portions d'autoroutes identifiées, mais aussi de "généraliser la gestion dynamique des limitations de vitesse, modulées en fonction du trafic". Ainsi, grâce à un nouvel outil en cours de développement - que Valérie Pécresse dévoile au JDD -, "on vous dira aussi comment gagner vingt minutes sur votre itinéraire" aux heures de pointe. Pour la responsable francilienne, "il est indispensable de se préparer à l’arrivée des futurs véhicules guidés autonomes [sans conducteur], ou des futurs 'trains de bus' ou RER autoroutiers". D'où l'importance d'intégrer les nouvelles technologies dans son projet global de 'Smart région' : "Nous allons expérimenter des routes solaires et thermiques." Va-t-on vers un nouveau bras-de-fer entre la Région et la capitale? La présidente du conseil régional d'Ile-de-France annonce sa volonté de créer "un véritable réseau routier d’intérêt régional (RRIR)" qui regrouperait "les autoroutes, les nationales, certaines départementales, ou encore le périphérique ou les voies sur berge à Paris". Et de jeter une pierre dans le jardin d'Anne Hidalgo : "Les départements sont très demandeurs, hormis la Ville de Paris, qui est dans une logique de rejet total de la voiture."

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L’Ile-de-France détermine une nouvelle stratégie foncière

L’Ile-de-France détermine une nouvelle stratégie foncière | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Le Conseil d’administration de l’Etablissement public foncier (EPF) d’Ile-de-France a ratifié un nouveau programme pluriannuel d’investissement, qui consiste en une stratégie offensive de mobilisation foncière dans toute la région francilienne pour la période 2016-2020 : 1,8 milliard d’euros vont être investis dans les 5 ans à venir. L’EPF d’Ile-de-France, présidé par Valérie Pécresse – également présidente LR du Conseil régional, a donc adopté à l’unanimité la décision de consacrer 1,8 milliard d’euros sur les 5 prochaines années pour permettre à tous les acteurs publics et privés de redynamiser durablement la construction de logements de la région parisienne, et ainsi booster son attractivité économique. L’EPF va par conséquent augmenter de 50% la vente des terrains fonciers de l’établissement, qui représentaient 12,4 millions de mètres carrés au 31 décembre 2015. En parallèle, l’établissement s’engage à vendre dorénavant les terrains acquis à prix coûtant, donc à leur prix d’achat. Cela pour assurer une hausse des ventes à l’horizon 2020 afin d’accroître de 25% ses acquisitions de foncier. De plus, la structure pilotée par Valérie Pécresse a acté l’allègement des contraintes et la simplification des normes pesant sur les maires bâtisseurs. Concrètement, les normes qui s’ajoutaient jusqu’à présent aux exigences légales déjà imposées par la loi SRU (loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains de 2000) seront supprimées. Enfin, l’EPF souhaite accompagner sur le long terme les grands projets d’aménagement franciliens en augmentant de 25% les acquisitions foncières, en priorité autour des projets d’infrastructures d’envergure (type le Grand Paris Express), des projets d’urbanisme ou des projets susceptibles de renforcer l’attractivité de la région par le biais d’évènements comme les Jeux Olympiques de 2024. Globalement, l’EPF d’Ile-de-France désire « rééquilibrer les territoires et lutter contre l’habitat indigne », ce qui se traduirait par des opérations de réhabilitation des copropriétés dégradées.

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J'ai traversé la banlieue parisienne à pieds (et je ne regrette rien)

J'ai traversé la banlieue parisienne à pieds (et je ne regrette rien) | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Marcher pour s’approprier la ville. Un collectif d’associations (Enlarge your Paris, Le Voyage métropolitain et A travers Paris) a organisé ce week-end une randonnée de 48 heures tout autour de la capitale pour “donner de la chair au Grand Paris”. 600 randonneurs ont répondu à l’appel. Départ vendredi soir à Romainville, arrivée dimanche soir à Romainville, pour un parcours à travers les neuf sommets d’Ile-de-France, avec autant de relais. A terme, les assos rêvent de rendre ce sentier pérenne. Je rejoins la troupe aux aurore samedi matin à la Courneuve. Les rayons de soleil rose pâle du petit jour viennent caresser la cité des 4000, et l’enthousiasme des organisateurs en fait oublier en une seconde la réputation. Dans la nuit, les marcheurs qui m’ont précédée sont partis vendredi soir, à 20h, des hauteurs de Romainville, puis sont passés par la butte Bergeyre (Paris). On les reconnaît illico à leurs gilets jaunes qui dépassent du sac à dos et petits yeux fatigués. Une poignée continuera la route, le reste rejoindra son lit. unnamed-2Photo Vianney Delourme “Nous sommes convaincus que marcher permet de faire vivre concrètement le Grand Paris, permet de l’imprimer dans notre imaginaire”, explique Vianney Delourme, d’Enlarge your Paris, thermos de café et croissant à la main. Nous sommes alors une petite vingtaine, le groupe ne vas pas cesser de grossir au fil de la journée. Les passionnés de randonnée se mêlent aux étudiants en urbanisme, groupes d’amis trentenaires et bande de copines retraitées. Le concept est simple : partager le plaisir de marcher ensemble, gratuitement, de (re)découvrir sa ville et ses alentours “Nous c’est l’Arte Povera ! (mouvement artistique italien qui consiste à défier la société de consommation, NDLR)” poursuit Vianney Delourme, “pas besoin d’être riche, pas besoin de connaître certains codes ou d’être un marcheur de compétition pour faire partie du groupe”. La recette fonctionne à merveille. Le groupe s’élance dans une ambiance de colonie de vacances, et s’émerveille comme des gosses dès qu’il voit passer un petit lapin dans un fourrée du parc de la Courneuve, où commence notre périple. “Mais pourquoi est-ce qu’on s’entasse tous comme des cons aux Buttes Chaumont” Le parc de la Courneuve est plus grand que Central Park et abrite en son sein 44 espèces d’oiseaux différentes. Habillé d’une couche de brume rasante que les premiers rayons de soleil du jour viennent percer, c’est peu de dire qu’il en impose. Je n’y avais jamais mis les pieds ni même entendu parlé, comme grand nombre de Parisiens du cortège. “Mais pourquoi est-ce qu’on s’entasse tous comme des cons aux Buttes Chaumont”, glisse une marcheuse. A nos côtés, le troupeau de moutons de l’association Cyclamen. L’association milite pour réintroduire l’agriculture dans la ville. Le troupeau a sa bergerie au sein de l’université Villetaneuse. “Nous voulons réinjecter dans nos vies un rythme naturel, un rythme pastoral”, explique le “berger urbain” qui les accompagne, chapeau de paille sur la tête. unnamed-3Photo Vianney Delourme Le but de la balade est aussi là : apprendre à ralentir. “C’est l’anti Grand Paris Express”, résume ainsi Jérémy Leugé, étudiant en M2 Politique de la ville à Sciences Po et responsable de l’association A Travers Paris. C’est lui notamment qui fureté en amont pour définir le tracé du sentier. Au fur et à mesure de la marche, l’on devine aussi l’ampleur de la tâche de créer une identité du Grand Paris. Entre la Courneuve et la Butte d’Orgemont à Argenteuil, où je quitterai le cortège près de 9 heures de marche plus tard, le paysage et l’ambiance changent quasiment tous les quart d’heure. D’un champ de salade à une rue animée de centre ville en passant par une friche industrielle et une ferme pédagogique. C’est peut-être la marche qui me rend propice à un état d’esprit contemplatif, mais on dirait un voyage à travers tous les rêves de la France. Ici les cités jardins coquettes toutes en briques de Stains, conçues dans les années 20, quand on rêvait de logements dignes pour les ouvriers et voulaient les occuper avec du jardinage pour les dissuader de boire, explique notre guide. Le théâtre Paul Eluard construit à l’intérieur même d’un immeuble de logement social, indice d’une banlieue rouge qui croit dur comme fer à l’importance de la culture. unnamed-5Photo Vianney Delourme A quelques centaines de mètres, sans aucun signe annonciateur, le crépi grisâtre d’immeubles construits à la va-vite dans les années 50 à Villetaneuse et les balcons remplis à ras-bord de bric à brac. Avant de plonger dans un alignement de jardins ouvriers au sein desquels des familles de migrants ont trouvé refuge, et de ressortir la tête dans un dédale de rues identiques de petits pavillons. Tous les mêmes. On devine ça et là une tentative d’originalité avec une boite aux lettre peinte en rouge ou encore un dé ajouté en haut de son portail. Avoir sa petite maison, son bout de jardin, son barbeuc’, quelque chose à transmettre, encore un autre rêve. C’est la ballade des contrastes. Coup de grâce avec l’ambiance sanatorium et tout doucement désuète d’Enghien-les-Bains, son lac artificiel créé début 1800. Son casino dont le bling-bling est tellement dépassé qu’il en est presque touchant. Comme quelqu’un qui en ferait trop pour vous impressionner. Même les cygnes qui glissent sur le lac turquoise ont l’air de faire semblant d’être si graciles. unnamed-4Photo Vianney Delourme “Toute l’Ile de France est un paysage extrêmement contrasté, fait de juxtaposition d’ensemble, de coupures et d’agglomérats”, explique Axelle Thierry du Voyage Métropolitain. C’est aussi cela que l’on devine en marchant, ça ne va pas être aisé de faire le lien entres tous ces petits bouts de villes, de rêves, de créer une identité grand-parisienne. Mais n’empêche que ce week-end, on a commencé à les tisser, on peu peu poussé les murs. De Paris, du périph, et surtout de notre imagination. par Judith Duportail le 26 septembre 2016 à 16h46 abonnez-vous

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Se sentira-t-on un jour Grand-Parisien ?

Se sentira-t-on un jour Grand-Parisien ? | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Avec la métropole, six millions d’habitants sont censés avoir un destin commun. Mais les barrières psychologiques sont bien accrochées dans les têtes et en premier lieu dans celles des habitants intra-muros. Se sentira-t-on un jour Grand-Parisien ? Depuis le 1er janvier 2016, il existe une métropole du Grand Paris. L’information n’a pas bouleversé l’habitant, qui est à peine au courant de cette innovation administrative et aura du mal à citer le nom de son président (en l’espèce, Patrick Ollier, maire LR de Rueil-Malmaison). La nouvelle frontière de la capitale, qui englobe désormais 131 communes, n’est pas encore inscrite dans les schémas mentaux. Il existe peu de Scéens (citoyens de Sceaux, Hauts-de-Seine) qui se disent «Grand-Parisiens» (et peu qui se disent «Scéens» d’ailleurs…). Interrogés en vacances sur l’endroit d’où ils viennent, les intéressés évoquent généralement «la région parisienne». Expression qui fait peu rêver. Fortifications. Le Grand Paris peut-il exister dans les têtes ? Peut-on se sentir Grand-Parisien ? Pas facile. Il faudrait d’abord que s’efface la barrière du boulevard périphérique, construit le long des anciennes fortifications de Paris, passé qui évoque davantage le contrôle du passage que le lien entre les territoires. Physiquement, le boulevard périphérique n’est pas difficile à franchir, même à pied : on passe dessus ou dessous et si la promenade n’est pas follement gaie, elle est possible. Psychologiquement, en revanche, c’est une autre affaire. Dans les Passagers du Roissy Express, essai qu’il écrivit en 1990, François Maspero notait : «Il y a plus balourd qu’un provincial à Paris : un Parisien en banlieue.» Vingt-six ans plus tard, dans un texte publié par Libération, l’urbaniste Paul-Hervé Lavessière et l’éditeur Baptiste Lanaspèze constatent que pas grand-chose n’a changé. Pire encore, le côté fortifié et défensif du boulevard périphérique s’est renforcé dans les têtes des Parisiens. «Le périph agit comme un filtre, permettant de tenir à l’écart ce que l’on ne voudrait pas considérer comme "étant Paris"», écrivent-ils. Repliés sur eux-mêmes, les Parisiens sont frappés d’aveuglement. «L’intra-muros se regarde au miroir flatteur du périphérique, mais c’est une glace sans tain : de l’autre côté, une métropole mondiale se développe et fait rayonner la capitale comme la plus grande métropole francophone du monde», poursuivent les auteurs. Les Parisiens pourraient bien être les derniers à s’apercevoir qu’ils sont devenus des Grand-Parisiens. En 2014, les deux auteurs s’étaient lancés dans une randonnée métropolitaine, trois fois deux jours à pied, sur un périple tournant autour de la capitale à 5 ou 6 kilomètres du boulevard périphérique ; Dans le livre où ils racontent cette expérience, intitulée la Révolution de Paris au sens de la révolution des planètes autour du soleil, ils ont cette réflexion : «Vu d’ici, Paris a l’air enfermé dans un rond-point.» Du bout de leurs croquenots, ils ont mesuré le vrai territoire du Grand Paris. Ressources. Cette randonnée, chacun peut désormais aller la faire sur le terrain. Avec les associations A travers Paris et Le voyage métropolitain, les créateurs du site Enlarge your Paris vont proposer aux curieux d’aller arpenter les points hauts de la métropole (lire page 5). Cela fait longtemps que les journalistes du site font découvrir à leurs lecteurs - et à ceux de Libération chaque vendredi - les innombrables ressources que l’on trouve, une fois franchi le périphérique. Devenir Grand-Parisien passe par l’exploration physique du territoire. Mais devenir un citoyen du Grand Paris, c’est une autre affaire. La loi a créé la métropole et acté qu’entre la capitale et son alentour, plus de six millions d’habitants avaient un destin commun. Cela ne leur a pas donné voix au chapitre. Les citoyens du Grand Paris ne sont pas près d’élire le président de leur métropole au suffrage universel direct. Les maires des communes s’y opposent vigoureusement, tandis que la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, et une partie de la droite, veulent carrément la suppression de la métropole du Grand Paris. Un citoyen grand-parisien, ce n’est pas pour demain.

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Île-de-France : les salariés sont sous pression mais satisfaits

Île-de-France : les salariés sont sous pression mais satisfaits | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Deux Franciliens sur trois pensent que leur qualité de vie au travail est bonne, selon une étude sur la santé et qualité de vie au travail publiée par Malakoff. Cette affirmation est inférieure de quatre points par rapport à la moyenne nationale. Cependant, 86 % des Franciliens estiment que leur région est dynamique, un pourcentage largement supérieur à la France en général, avec 68 %. Par ailleurs, ce dynamisme a un prix : la pression est plus forte. Ainsi, 40 % des salariés Franciliens interrogés déclarent avoir des difficultés à concilier vie privée et vie professionnelle, soit quatre points de plus que la moyenne nationale. Depuis le début des études menées par Malakoff Médéric en 2008, ce critère a connu une forte évolution. En effet, en 2010, les salariés franciliens n'étaient ainsi que 30 % à avoir des difficultés à concilier vie privée et vie publique. Des transports impactent la qualité de vie au travail En ce qui concerne les transports, 57 % des Franciliens passent plus d'une heure dans les transports en commun, contre 35 % pour la moyenne des Français. Le temps de trajet passé dans les transports impacte nécessairement la qualité de vie au travail et sur la bonne image de sa vie au quotidien. D'une manière générale, les Franciliens ne sont ainsi que 69 % à penser qu'il fait bon vivre dans leur région, contre 82 % au niveau national. L'étude a été menée auprès de 784 salariés en Île-de-France et 3 500 au niveau national. 

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Newsletter de rentrée de la Société du #GrandParis : les chantiers gagnent du terrain

Newsletter de rentrée de la Société du #GrandParis : les chantiers gagnent du terrain | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it
Et plein d'autres actualités dedans...
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Le 14 octobre, se tiendra le 2e Forum Economique du Grand Paris façon stand-up

Le 14 octobre, se tiendra le 2e Forum Economique du Grand Paris façon stand-up | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Avec les Forums Economiques du Grand Paris, La Tribune et Le Journal du Grand Paris proposent une actualité régulière de l'avancement et des enjeux des différents chantiers. La 2e édition se tiendra le 14 octobre à La Maison des Travaux Publics. Quel avenir pour les départements d'Ile-de-France ? Quels défis se cachent derrière la smart city ? Comment le Grand Paris joue les démonstrateurs des savoir-faire français, qu'il s'agisse d'énergie ou de mobilité ? Le 2e Forum économique du Grand Paris réunit les acteurs qui innovent pour inventer la métropole. Façon stand-up, chacun aura 10 minutes pour convaincre ! A leurs côtés, dans chaque séquence de cette matinée, des startuppers viendront pitcher leur concept. Incontournable pour tous ceux qui portent le plus grand projet de développement économique au monde, qui est désormais entré de plain-pied dans la réalité, et va s'accélérant. LES GRANDS TALKS DE LA JOURNEE + Le Grand Paris, quel avenir pour les départements ? Quelles propositions de réformes pour l'après 2017 ? + L'aménagement à l'heure de la Smart City + Energie : Le Grand Paris démonstrateur de savoir-faire + Le Grand Paris express, facteur d'accélération pour le Grand Paris En présence de : Jean-Luc Achard (Directeur Délégué Enedis), Jean-Louis Muscagorry (Délégué RTE Ilde-de-France-Normandie), Philippe Yvin (Président du Directoire de la Société du Grand Paris), Jérôme Tchiboukdjian ( Directeur Général Adjoint Embix)... Rendez-vous le 14 octobre à 8h30 à La Maison des Travaux Publics - Paris 8

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Vitry-sur-Seine prépare son port urbain

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Projet rare en Ile-de-France, un port urbain public sera créé d'ici à 2018 pour optimiser la logistique du futur quartier des Ardoines. Etape après étape, le port urbain de Vitry-sur-Seine s'approche un peu plus de la date finale : l'ouverture à la fin 2018. La concertation, qui a donné lieu à deux réunions publiques en un mois, s'est achevée avant l'été. Pour l'instant, point de blocage sur un projet assez consensuel. « Il n'y a pas d'opposition, beaucoup d'entreprises locales présentes aux réunions attendent le port avec impatience », indique Eric Fuchs, directeur de l'agence Seine Amont de Ports de Paris. Et pour cause. Ce projet de port urbain est défendu par la commune depuis plusieurs années. Il est intégré dans les documents d'urbanisme, notamment le Contrat de développement territorial (CDT), depuis 2013. Une première étude pilotée par l'EPA Orsa, l'aménageur public de la zone, a validé en 2016 son intérêt. Son atout : il s'insère dans l'énorme projet de développement du secteur des Ardoines, qui redessinera quelque 300 hectares du centre-ville jusqu'aux berges de Seine. Un chantier pharaonique de plus de vingt ans dont une grosse partie des activités mise sur cette opportunité future de transport par la voie d'eau. 2,9 millions de tonnes de trafic devrait être engendrées par la transformation de ce nouveau quartier. « Le port permettra 160 poids lourds par jour en moins sur les routes », glisse Eric Fuchs. il servira à la logistique des entreprises présentes sur le territoire (Air Liquide, Sanofi...). Le transporteur frigorifique Stef s'est déjà positionné. PUBLICITÉ inRead invented by Teads Un projet utile pour le Grand Paris Express Ce port urbain, assez inédit car peu de créations d'ouvrage de cette nature ont été réalisées ces dernières années en Ile-de-France, ne naît pas de rien. Il se greffe sur l'ancien port utilisé par EDF pour transporter 500.000 tonnes de charbon par an avant que le groupe ne décide de démanteler sa centrale thermique. Ports de Paris est en cours de négociation pour racheter ce foncier à EDF ainsi qu'une partie du terrain à l'industriel voisin, Air Liquide. Au total, le port s'étendra sur 1,5 hectare. « Il va passer d'une mono-activité, pour le transport de charbon, à une multifonctions, puisqu'il y aura des activités de containers, de transport d'agrégats, de déblais », précise Eric Fuchs. Le port devra aussi faire la part belle aux usages de loisirs. A côté d'un espace réservé aux acteurs du BTP, un quai à usage partagé pourra être traversé par les piétons et les cyclistes aux heures de non-exploitation. Estimé pour l'heure à 7 millions d'euros - en attendant que le montant soit affiné par le maître d'oeuvre qui sera retenu prochainement, il devrait être financé à hauteur de 35 % par la Région espère Ports de Paris qui investira le reste. Le projet intéresse aussi vivement la Société du Grand Paris, qui compte sur cette voie de transport pour évacuer pendant cinq ans les déblais de sa ligne 15 du Grand Paris Express. Le calendrier est du coup scruté à la loupe. Ports de Paris attend pour l'heure les autorisations de construction des deux estacades (avancées dans l'eau). Puis l'enquête publique pourrait être lancée à l'été 2017. 

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Les Magasins Généraux de Pantin : une publicité pour le Grand Paris

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Il y avait eu les Grands Moulins, en 2009, réhabilités pour que s’y installe BNP-Paribas Securities Services. Aujourd’hui, un autre symbole de l’ère industrielle de la ville de Pantin vient à son tour d’être conquis par le tertiaire. Aux Magasins Généraux siège dorénavant l’agence de publicité BETC. L’histoire a pris un peu de temps. Les deux entrepôts jumeaux qui composent l’ensemble avaient définitivement cessé leurs activités en 2000. On les appelait le « grenier de Paris ». On y stockait du grain, de la farine, des céréales… En friche, les graffeurs s’y étaient installés au point d’en faire une cathédrale du street art. Le lieu faisait rêver les architectes. On y projetait une école d’architecture, un centre d’exposition d’antiquités, un laboratoire pour Chanel… De Levallois à Pantin Et puis un homme en est tombé amoureux : Rémi Babinet, fondateur de BETC, filiale de Havas. Dès 2008, il fait visiter le lieu à quelques collaborateurs. Fabrice Brovelli, vice-président de BETC, raconte : « On était en février, il faisait froid et sombre. On y est allé avec une lampe torche. L’endroit était recouvert de tags qui nous faisaient parfois sursauter. Personne ne pouvait oser penser qu’on viendrait s’installer là un jour et je me disais que j’aurais quitté BETC bien avant que ça n’arrive. » Personne sauf Rémi Babinet. L’homme croit au Grand Paris. En 2008, il fait déjà partie de l’équipe de Jean Nouvel lors de la Consultation internationale sur le Grand Paris. En mai 2016, il deviendra aussi président du Fonds de dotation pour l’art et la culture du Grand Paris Express. En 2000, alors que les Magasins Généraux fermaient leurs portes, il avait fait déménager son agence de publicité de Levallois-Perret, dans ce grand ouest parisien conquis par les médias, pour l’installer en plein 10e arrondissement parisien. « On nous en parlait comme on nous parle de Pantin à l’heure actuelle. Ce n’était absolument pas boboland, que nous avons évidemment participé à faire éclore », raconte-t-il à Enlarge your Paris. Développement faisant, BETC est contraint de répartir ses équipes sur plusieurs sites avant de chercher à les réunir. Il faut grand et Paris est trop cher. Rémi Babinet regarde vers l’est et les Magasins Généraux… Le télétravail au bureau La création de la ZAC du Port de Pantin en 2011 donne le signal de la réhabilitation. Klépierre achète le bâtiment (qu’il revendra en juin 2016 à AG2R La Mondiale), Nexity est le promoteur et Frédéric Jung l’architecte. Celui-ci veut garder l’essence du bâtiment, « à la fois poétique et rude ». Il protège les coursives qui l’entourent sur 1,4 km et les passerelles extérieures, mais fait reculer la structure originelle. Il y fait entrer la lumière, introduit le bois dans la création de patios et le végétal en terrasse. Même s’il a dû effacer de la façade les tags qui avaient fait la réputation du lieu (« L’architecture est un sport assez violent », remarque Frédéric Jung), la démonstration est assez magistrale : dominant le canal de l’Ourcq, les Magasins Généraux sont d’une beauté monumentale. En tant qu’utilisateur unique de ce site de 18 000 m2 (pour un loyer compris entre 400 000 et 500 000 euros par mois), BETC a pu donner quelques consignes, notamment pour les aménagements intérieurs. Aucun bureau fixe, y compris pour la direction, ni clos, pas vraiment des open space, mais des espaces de travail adaptés aux situations. Ici de grandes tables qui font penser à une bibliothèque publique, là des cubes pour s’enfermer à deux ou trois, ailleurs des tatamis pour des discussions informelles… « Les BETCiens sont nomades, sans bureau fixe », dit le dossier de presse. On passe deux heures ici, deux heures là, l’esprit coworking domine pour favoriser l’hybridation, nouveau pilier de l’innovation. « Dans nos anciens locaux, chacun s’était mis à vivre et travailler en groupe restreint, souligne Fabrice Brovelli. Ici, on souhaite créer des interactions entre tous. » L’hybridation, c’est ainsi placer la documentation à côté de la cantine, intégrer des lieux de production (film, radio, musique), prévoir un espace pour des débats publics près des bureaux. C’est surtout laisser ouvert le rez-de-chaussée de l’immeuble au public pour ne pas l’extraire de la ville ; une halle dédiée au bio local s’y installera bientôt avec un espace de restauration. Du micro-urbanisme en quelque sorte. 19-betc-magasins-généraux-c-philippe-garcia Sur une chaise, un tabouret, dans un canapé ou dans un cube : les bureaux de BETC. Crédit : Philippe Garcia Territoire métropolitain On trouvera de tout, ou presque, aux Magasins Généraux (refaits pour 45 M€). On y croisera les 600 salariés de BETC qui ont emménagé à la mi-juillet, des startups, des artistes, on y croise déjà des femmes qui, sur le parvis, s’entraînent tôt le matin à quelques pas de danse. Le lieu doit bel et bien devenir une centralité pour cette ZAC du Port de 6,6 ha où est prévue la création de logements, de commerces et d’équipements. Plus globalement, c’est la plaine de l’Ourcq qui est visée par une nouvelle urbanité. Inscrit au contrat de développement territorial d’Est Ensemble, ce territoire de 115 ha doit se réaménager d’ici 15 ans, de Pantin à Bondy en passant par Romainville, Bobigny et Noisy-le-Sec. En attirant Hermès, Chanel, la BNP, et aujourd’hui BETC, Pantin en est déjà la figure de proue. Pour définitivement tourner le dos à son passé industriel ? Pas sûr, mais c’est en bonne voie. Face aux Magasins Généraux, le long bâtiment tout neuf d’Elis, entreprise de vêtements professionnels, marque sa différence. En 2012, ses 300 salariés avaient quitté leur bâtiment historique situé aux abords des Grands Moulins. Juste 1,5 km vers l’est. Pour l’instant, car la mairie de Pantin aimerait bien reconquérir aussi ce côté de la rive de l’Ourcq. Un jour… Car Pantin n’est définitivement plus une ville de banlieue. Du haut de la terrasse de BETC, on voit émerger à l’ouest les tours de La Défense où siègent quelques-uns des clients de l’agence de publicité…

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"Clichy et Montfermeil ont droit au meilleur" Olivier Meneux, directeur du projet Médicis Clichy-Montfermeil

"Clichy et Montfermeil ont droit au meilleur" Olivier Meneux, directeur du projet Médicis Clichy-Montfermeil | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Comment est né le projet Médicis Clichy-Montfermeil ? Olivier Meneux : L’idée a germé après les événements de 2005 en banlieue. L’une des préoccupations des élus locaux et de tous les acteurs de terrain était alors de faire en sorte que ces territoires ne se laissent pas enfermer dans une image négative. La culture est tout de suite apparue comme une manière de faire contre-rumeur, de permettre aux habitants, comme aux autres, de changer leur regard. Les maires de Clichy, Claude Dilain (décédé depuis, Ndlr), et de Montfermeil, Xavier Lemoine, ont dès lors plaidé pour que leurs villes, particulièrement enclavées, puissent aussi avoir droit au meilleur. D’où l’idée de créer une institution culturelle prestigieuse qui s’inspirerait de la Villa Médicis à Rome. Si ce projet n’a pu aboutir dans un premier temps, il dispose désormais de toutes les garanties pour voir le jour. Tour Utrillo, futur écrin du projet Médicis Clichy-Montfermeil / DR Quel est le calendrier prévisionnel ? L’ouverture est envisagée pour 2024. Mais il n’est pas possible d’attendre tout ce temps sans rien faire. Cela représente deux générations d’enfants à qui l’on ne peut pas dire de patienter. Cette période correspond également à la mise en chantier du Grand Paris Express, le métro du Grand Paris dont l’une des stations desservira Clichy-sous-Bois et Montfermeil et prendra place à deux pas de la tour Utrillo, un ancien immeuble de bureaux racheté pour y conctruire le futur lieu du projet. Avec l’arrivée du métro Clichy et Montfermeil seront à 30 minutes de Châtelet, contre 1h30 aujourd’hui. Ces horizons lointains, il est nécessaire de les incarner dès à présent. De quelle manière ? Depuis avril, nous sommes une petite équipe d’une dizaine de personnes installée sur place et nous lançons cette semaine jusqu’au 1er octobre un premier moment de rencontre avec les « Temps suspendus », une série de spectacles et de promenades dans l’espace public. L’idée est d’établir un dialogue avec le territoire et de partager un peu de poésie, ensemble. Nous reproduirons ce rendez-vous tous les trimestres. Par ailleurs, nous allons accueillir des artistes et chercheurs dont le rôle sera de questionner ce territoire en mutation qu’est Clichy-Montfermeil et de se frotter aux habitants. Nous prévoyons également d’ouvrir un premier lieu en 2017 mais la priorité restera toujours le terrain. Nous allons investir aussi bien les centres sociaux, que les maisons de retraite et les cours d’immeubles. Chloé Moglia, l'une des artistes invitée dans le cadre de Temps suspendu / © DR Quelle est aujourd’hui votre perception de Clichy-Montfermeil ? La Seine-Saint-Denis est un département que je connais bien. J’ai notamment été directeur-adjoint de la Culture et du Patrimoine du conseil général durant trois ans. Je suis à Clichy-Montfermeil depuis un an et je n’y vois pas la caricature que l’on en fait. Des richesses comme la forêt de Bondy, l’une des plus belles et des plus grandes d’Île-de-France, sont par exemple méconnues de l’extérieur. Une autre richesse, ce sont les 100 cultures différentes qui font la spécificité de ces deux villes. C’est une énergie incroyable que l’on retrouve aussi ailleurs dans les marges du Grand Paris, ses périphéries comme ses espaces relégués. Et selon moi, l’avenir du monde réside dans ses marges.

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La France candidate à l’Exposition universelle de 2025

La France candidate à l’Exposition universelle de 2025 | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Paris pourrait dans les prochaines semaines déclarer officiellement sa candidature à l’organisation de l’Exposition universelle en 2025. Une nouvelle instance intitulée Groupement d’Intérêt Public (GIP) a été créée réunissant aux côtés de l’Etat l’association ExpoFrance 2025, présidée par Jean-Christophe Fromantin, qui portait jusqu’à présent la candidature. Le premier ministre Manuel Valls se félicite de la dynamique collective réunie autour de ce projet d’Exposition universelle. slide_488418_6726614_free Projet du géographe Elisée Reclus © Sensual City Studio Ce vendredi 16 septembre, Valérie Pécresse et Jean-Christophe Fromantin se réunissaient afin de déterminer l’ensemble des territoires franciliens souhaitant se positionner sur l’accueil du « Village global », épicentre de l’Exposition universelle 2025. Suite à cette rencontre, trois départements ont annoncé officiellement leur candidature : l’Essonne, le Val de Marne et le Val d’Oise. « Le soutien de la région Ile-de-France est total et constant. L’exposition universelle de 2025 sera un catalyseur d’investissements et une vitrine pour la France dans le monde », a déclaré Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France . Paris ville-hôte lors de précédentes éditions La capitale a déjà accueilli plusieurs fois ces expositions qui ont laissé derrière elles un héritage de monuments très célèbres. En 1900, la foule se presse autour de la Tour Eiffel, entourée de pavillons éphémère ; la dame de fer fut érigée à l’occasion de la précédente Exposition universelle de 1889. Le Pont Alexandre III est construit en 1900 pour faciliter l’accès entre la gare des Invalides et le Palais de l’Elysée. Ce nouvel axe de circulation accueillit cette année-là pas moins de 50 millions de personnes, venues découvrir les tout-nouveaux hauts-lieux culturels que sont le Petit et le Grand Palais. En 1937, le Palais de Tokyo est l’un des trois édifices permanent de l’Exposition universelle. Ces grands rendez-vous internationaux vont ainsi transformer la capitale et ses bords de Seine. pho3cc17466-75d8-11e6-8ea9-35096576febc-805x550 Projet du géographe Elisée Reclus © Sensual City Studio Une sphère monumentale Pour 2025, si la candidature de la France est bel et bien retenue, le projet du géographe Elisée Reclus pourrait ainsi voir le jour. Initialement proposé en 1900 mais non-retenu, entre autres, pour cause de gigantisme, ce projet prenant la forme de sphère monumentale et supra-connectée fait aujourd’hui partie des sélections du comité d’ExpoFrance 2025. Mesurant près de 200 mètres de haut, 60 mètres de large et d’un diamètre de 127 mètres, le globe trônerait au cœur du Grand Paris, passant les portes du périphérique. Chaque visiteur aurait l’opportunité d’entrer au cœur de l’immense gadget électronique et d’y proposer des visites de ses propres paysages à travers un dispositif de réalité augmentée. La sphère aurait ensuite vocation à devenir un monument, siège de grandes entreprises, ou bien un laboratoire entouré d’une pépinière d’entreprises. Les organisateurs espèrent que ce grand projet permettra à Paris de se démarquer de ses concurrents : Londres, San Francisco, Rotterdam ou Osaka. paris1900 Exposition universelle Paris 1900, Le Grand Palais Choix d’une thématique Le premier ministre Manuel Valls a également rappelé qu’un travail important a été accompli afin que soient créées les conditions favorables à la confirmation de la candidature de la France. Le GIP (Groupement d’Intérêt Public) ainsi créé est appelé à progresser dans les mois à venir, pour définir une thématique mobilisatrice. Les Expositions universelles ont en effet vocation aujourd’hui, à devenir le terrain de discussions destinées à trouver des solutions aux grands défis de notre époque. Shangai 2010 explorait la thématique de l’urbanisme, tandis que l’exposition de Milan en 2015 traitait de la nutrition. Se déroulant tous les 5 ans, durant jusqu’à six mois, les Expositions universelles font partie intégrante des stratégies de développement urbain des villes d’accueil. Elles accueillent généralement entre 15 et 20 millions de personnes, avec un record de participation à Shangai en 2010 portant plus de 73 millions de visiteurs. « C’est un grand moment pour la France car les Expositions universelles permettent à un pays d’engager une véritable dynamique d’innovation, de développement et de créativité en lien avec le monde », selon les propos du président d’ExpoFrance 2025 Jean-Christophe Fromantin. Le dernier rendez-vous parisien date de 1937… Son tour reviendra peut-être en 2025 !

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Où passent les millions du futur métro du Grand Paris ?

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Le métro ne roule pas encore mais l'argent, lui, coule déjà à flots. Le Grand Paris Express, métro automatique de la banlieue sur 200 km de voies nouvelles et 68 nouvelles gares, ne commencera à circuler qu'en 2022. Mais les contribuables financent déjà, parfois sans le savoir, ce « projet du siècle » en matière de transports. Pour leur rappeler, une toute petite ligne, en bas de la taxe foncière que tous les propriétaires viennent de recevoir. La « TSE Grand Paris », une « taxe spéciale d'équipement », vient gonfler de quelques euros votre feuille d'impôts. Même « punition » sur la taxe d'habitation qui tombera d'ici un mois. Cet impôt discret est entièrement affecté au Grand Paris Express. C'est déjà la cinquième année que les contribuables franciliens s'acquittent de cette taxe, qui ramènera tout de même la somme rondelette de 117 M€ en 2016. Cumulés à d'autres taxes sur les bureaux, ces impôts constituent un pactole pour la Société du Grand Paris (SGP) : plus de 2 Mds€ depuis 2011 ! Une manne qui peut étonner, alors qu'aucun tunnel n'est encore creusé, qu'aucun rail n'est posé, et que pas une gare n'est construite. Mais tout cet argent n'a pas dormi dans les caisses de la SGP. Voici à quoi il sert. Des études et des achats Avant de mettre en service toutes ces lignes de métro, la SGP a fait travailler 1 500 ingénieurs, en plus de ses 200 salariés, pour mener au plus près les études sur le terrain (250 M€ par exemple en 2016). Il lui a aussi fallu acheter les terrains où seront les gares et les puits des tunnels (155 M€). Des aides aux transports existants C'était un deal avec l'Etat : en échange de ces confortables recettes fiscales, la SGP devait aider un peu les transports actuels qui souffrent (RER et métro). En 2016, elle versera 383 M€ pour le prolongement de la ligne 14, du RER E à l'ouest, de la ligne 11, et pour la modernisation des RER. Des travaux qui s'accélèrent « Cette année marquera une vraie montée en puissance, avec le lancement des chantiers de génie civil sur la ligne 15 sud entre Pont de Sèvres et Noisy-Champs », a indiqué hier Philippe Yvin, président de la SGP. 128 M€ seront dépensés pour ces travaux en 2016. Les habitants des quartiers concernés vont s'en rendre compte : les pelleteuses entrent en action, les trous pour accueillir les sept tunneliers seront creusés... 34 chantiers simultanés seront lancés d'ici juin 2017. Un appel aux banques Malgré ces premières dépenses, la SGP a pu accumuler, en cinq ans, 800 M€ de trésorerie. « Pour la première fois cette année, nous allons l'utiliser. Notre budget dépassera un milliard d'euros », précise Philippe Yvin. Ce bas de laine sera entièrement épuisé en 2017, mais aura servi de garantie pour faire appel aux banques : deux prêts d'un milliard d'euros ont été contractés, auprès de la Caisse des dépôts et de la Banque européenne d'investissement. Deux autres seront conclus prochainement. Il en faudra beaucoup d'autres. La construction de ce métro — le chantier du siècle, 100 ans après le réseau parisien — coûtera au minimum 24,7 Mds€.

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La banlieue espère enfin tourner la page des copropriétés dégradées

La banlieue espère enfin tourner la page des copropriétés dégradées | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

Clichy-sous-Bois est la première ville à bénéficier du dispositif Orcod-in mis en place par la loi Alur de 2014. Opération d'intérêt national, taxe affectée de 60 millions d'euros par an… les moyens mobilisés sont inédits. Le contraste est saisissant. D'un côté, une ravissante mairie aux abords fleuris et, de l'autre côté de la rue, des barres d'immeubles dégradées, des ascenseurs en panne, des déchets qui jonchent le sol, des habitants désoeuvrés et des façades qui s'écroulent. Voilà le décor du Chêne-Pointu et de l'Etoile du Chêne-Pointu. A 15 kilomètres de Paris, le bas-Clichy (Seine-Saint-Denis), qui concentre 30 % de la population de la ville, est l'exemple même de la lente descente aux enfers de ces énormes copropriétés de banlieue érigées dans les années 1960. Sur la photo d'époque qui orne les murs du bureau du maire (PS) de Clichy-sous-Bois, Olivier Klein, qui a lui-même grandi dans cette cité, les barres dressent fièrement leurs 10 étages au milieu des champs, à côté de ce qui doit être une autoroute qui ne verra jamais le jour. Au fil des ans, les employés de Roissy, les ouvriers ont quitté le site, minés par des charges qui ont explosé - 400 euros par mois aujourd'hui ! L'engrenage est bien connu. « Un quartier qui se dévalorise, une occupation qui se fragilise et des marchands de sommeil qui arrivent », décrit-on au ministère du Logement. PUBLICITÉ inRead invented by Teads Aujourd'hui, dans cet énorme ensemble de 18 immeubles réunissant 1.500 copropriétaires (dont 70 % de bailleurs, souvent des marchands de sommeil) - mais où s'entassent 6.000 personnes -, rien ne va plus. Malgré la mise sous administration judiciaire depuis 2005, la dette des impayés s'élève à 8 millions d'euros, dont 5,5 millions pour l'eau (Veolia). La situation sociale se dégrade : 58 % des ménages vivent en dessous du seuil de pauvreté, le taux de chômage dépasse les 29 %. Entre urgence et long terme Depuis des années, Olivier Klein et d'autres élus de banlieue tirent la sonnette d'alarme. Les différentes solutions - plans de sauvegarde - se sont révélées insuffisantes. Avec le dispositif Orcod-in (opération de requalification des copropriétés dégradées), institué par la loi Alur de mars 2014, l'Etat tente son va-tout pour intervenir massivement dans cette sphère privée. A l'unisson, les spécialistes du sujet saluent « les moyens financiers et humains » mis sur la table. L'Etablissement public foncier (EPF) d'Ile-de-France, chargé d'acquérir les logements et de les transformer, s'appuie sur une taxe affectée effective depuis deux ans, qui représentera « environ 60 millions d'euros par an », explique Gilles Bouvelot, directeur général de l'Epfif. « L'opération est un gouffre financier qui coûtera au moins 600 millions d'euros sur quinze ans hors reconstruction », fait remarquer un observateur. Depuis le feu vert de l'opération donné par le décret du 28 janvier 2015, l'Epfif a racheté 160 logements. Une opération de longue haleine. Qui sera suivie par un arrêté d'utilité publique d'expropriation. Cette phase achevée, 920 logements seront démolis, un millier de logements neufs construits et un millier réhabilités, transformés soit en logements sociaux, soit maintenus en petites copropriétés pour une centaine - comme l'a voulu le maire, soucieux de conserver une classe « moyenne » dans sa ville. Pour les propriétaires historiques, c'est le coup de poignard. Des trois-pièces achetés 110.000 euros qui n'en valent plus que 40.000. Par ailleurs, la réussite de l'opération est fragile. Cela ne marchera que si les bailleurs sociaux jouent le jeu pour reloger les habitants et revenir dans le quartier rénové. « L'enjeu majeur est de changer l'image du quartier » martèle-t-on enfin au ministère. Une ambition sur le long terme. Clichy-sous-Bois compte sur le tramway T4, qui doit arriver en 2019, et sur la future gare du Grand Paris Express de Clichy-Montfermeil pour ressusciter. 

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Grand Paris : 421 kg de déchets ménagers par habitant

Grand Paris : 421 kg de déchets ménagers par habitant | Le Grand Paris sous toutes les coutures | Scoop.it

L’observatoire des déchets d’Ile-de-France – Ordif – publie sa première estimation de la production de déchets ménagers et assimilés (DMA) sur la métropole du Grand Paris. Un chiffre de 421 kg/habitant tiré des données 2014 sur le périmètre des nouveaux Etablissements publics territoriaux de la Métropole qui possèdent la compétence déchets depuis le 1er janvier 2016. Un résultat à comparer avec les chiffres des départements franciliens comme les Yvelines (481 kg/hab.) ou la Seine-et-Marne (537 kg/hab.). Jean-Philippe Dugoin-Clément, président de l’Ordif, se dit frappé par l’hétérogénéité des situations sur les douze territoires du Grand Paris, qui vont de 280 kg/hab. à 505 kg/hab.«Certaines zones ne disposent d’aucune déchèterie fixe du fait des contraintes foncières ; les performances de tri sont très variables aussi. Le grand défi de ces territoires va sans doute être de mettre en place un dispositif global lisible, adapté et cohérent», poursuit le président de l’Ordif.

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