Une demande d’arrêt de Fessenheim devant le Conseil d’Etat | Le Côté Obscur du Nucléaire Français | Scoop.it
Une demande d’arrêt d’exploitation de la centrale nucléaire de Fessenheim, déposée en 2011 par l’Association trinationale de protection nucléaire (ATPN) et rejetée par les ministères de l’Ecologie et de l’Industrie, a été examinée mercredi par le Conseil d’Etat, a indiqué l’association.


«Notre recours devant le Conseil d’Etat de la décision des ministères de ne pas suspendre l’exploitation de Fessenheim a été audiencé et la décision sera rendue d’ici 3 ou 4 semaines», a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’ATPN.


«Le rapporteur public s’est prononcé contre la fermeture de la centrale», a précisé le porte-parole.


Le 18 avril 2011, l’ATPN avait saisi les ministres de l’Ecologie, de l’Economie et de l’Industrie, ainsi que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) d’une demande de «suspension immédiate et complète du fonctionnement de la centrale de Fessenheim».


Les ministères n’avaient pas accédé à cette demande, une position que l’ATPN conteste aujourd’hui devant le Conseil d’Etat.
Ce recours est différent de celui introduit par la même association devant le tribunal administratif de Strasbourg, puis la Cour d’appel de Nancy qui a rejeté le 16 mai 2013 la demande de fermeture immédiate de la centrale pour des raisons identiques.


L’ATPN, représentant des particuliers, des associations et des communes suisses, allemandes et françaises, estime que le cumul des risques pesant sur cette centrale n’est pas pris en compte par les autorités.
L’association met notamment en avant les risques sismiques et d’inondations et de l’absence de certains équipements dont sont dotées les centrales plus récentes.


Mise en service en 1977, la centrale de Fessenheim est la doyenne des installations nucléaires françaises en activité.
Le président François Hollande s’est engagé à la fermer avant la fin de son quinquennat, mais le calendrier de fermeture est encore flou.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s’est engagé fin mai à ce que le démantèlement de cette centrale soit inscrit dans la loi de programmation sur l’énergie, qui doit être présentée à l’automne et qui devrait être votée en 2014.