A l'encontre » Israël. L’apartheid, sans honte ni sentiment de culpabilité | Le BONHEUR comme indice d'épanouissement social et économique. | Scoop.it

 

a) Gideon Levy fait un compte rendu d’une enquête dans le quotidien Haaretz, dont l’essentiel des positions s’oppose à la politique militaire d’Israël et au gouvernement Netanyahou (voir à propos de l’orientation des principaux quotidiens israéliens et de leur part de marché l’article de Noam Sheizaf sur le site israélien +972 en date du 26 octobre 2010).

 

b) On peut débattre de la façon dont Gideon Levy résume le sondage. Par exemple, est-il plus correct d’affirmer: «La majorité des Israéliens veut des routes séparées en Cisjordanie» (Gideon Levy) ou faut-il détailler l’enquête en précisant: 24% estiment que c’est bien, 54% pensent que c’est nécessaire et 17% y sont opposés. Faut-il débattre sur la différence entre le «bien» et le «nécessaire» et savoir pourquoi 54% pensent que cette séparation est nécessaire… dans des territoires occupés depuis 1967, avec les multiples formes de violence qui en découlent?

 

c) La position de Gideon Levy, dans l’ensemble de ses articles, revient, depuis longtemps, à avoir un jugement alarmiste sur l’évolution de la politique de l’Etat d’Israël dans la mesure où les Palestiniens sont «déshumanisés». Comme il le soulignait le 2 juin 2006, il s’agit pour lui «de faire comprendre qu’ils sont des êtres humains comme nous».

 

d) Une telle approche implique un refus de prôner ou justifier (ce qui est encore différent que d’en comprendre les racines) des actes de violence spécifiques: en l’occurrence, des attentats contre des civils innocents.

 

e) Par l’idée conclusive de «la spirale de la violence», une symétrie historiquement intenable du point de vue analytique et factuel est introduite entre occupants et occupés. f) Enfin, un amalgame est opéré entre une enquête d’opinion (avec tous les problèmes propres à des sondages), la politique d’un Etat ayant statut de puissance occupante avec les pratiques qui en découlent, l’attitude concrète possible de chaque citoyen de cet Etat.

 

(Rédaction A l’Encontre)


Via Alcofribas, Marie Boudebes