la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée
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la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée
Question de géographie ENS de Lyon (Khâgne), programme du concours 2015
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Quand le réchauffement climatique inquiète la finance

Quand le réchauffement climatique inquiète la finance | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it
La nécessité de lutter contre le réchauffement climatique commence à impacter les stratégies des fonds d’investissement. Nombre d’entre eux se détournent désormais d’énergies fossiles comme le charbon. Une prise de conscience réelle, mais encore minoritaire en raison du rendement incertain des énergies renouvelables.
François Arnal's insight:
Sus au charbon ! Le petit caillou noir a de moins en moins la cote auprès des investisseurs occidentaux… Cela a commencé avec des fonds d’investissement. Parmi les plus symboliques, ceux de l’Eglise d’Angleterre ou le Fonds souverain norvégien. Puis, rien qu’en France, des groupes financiers et des entreprises comme AXA, Natixis, Total ou Engie ont annoncé à leur tour leur intention de se détourner du charbon. La « décarbonisation » fait aussi son chemin dans la gestion d’actifs, et de plus en plus de gérants sont incités à divulguer l’empreinte carbone de leurs portefeuilles, et à mettre en place des stratégies visant à éliminer les entreprises les plus « carbo-intensives ».
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021448157329-quand-le-rechauffement-climatique-inquiete-la-finance-1172441.php?08lwtWRgUIdEzMH7.99#xtor=EPR-3038
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Le sujet du concours de l'ENS Lyon

Le sujet du concours de l'ENS Lyon | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it

2015Le sujet tombé en 2015 est :
"Comment les réseaux et les flux liés à la finance recomposent-ils les territoires ?"

 

Dissertation de 5 heures (planisphère vierge A4 fourni).

 

Le but de ce scoop-it étant la préparation du concours, il va désormais vivre au ralenti en attendant le sujet de l'an prochain annoncé dans un mois environ.

François Arnal's insight:

Créée en Mai 2014, ce Scoop-it a attiré 7500 vues, 2730 visiteurs, 210 scoops et 626 réactions, il est resté médaille d'or pendant de longs mois.

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Révisions Épisode 02/10 : "La hiérarchie des places financières"

Révisions Épisode 02/10 : "La hiérarchie des places financières" | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it

Cet article du Figaro intitulé "Scandales bancaires : Londres et New-York à couteaux tirés" et daté d'août 2012 raconte la compétition entre ces deux villes mondiales au sein de la planète financière.

 


Via Caroline Lechat
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Lire les commentaires d'origine par Caroline Lechat qui vous propose de réviser la PF en 10 leçons

http://www.scoop.it/t/geographie-planete-financiere

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Caroline Lechat's curator insight, April 4, 2015 11:39 AM

La hiérarchie des grandes places financières

 

Loin devant toutes les autres, la bourse de New-York (NYSE et NASDAQ) domine la planète financière en termes de capitalisation boursière et d’offre de services financiers. Mais la compétition avec les autres villes mondiales, et en premier lieu avec Londres, reste forte.


Le dernier classement GFCI (The Global Financial Center Index), publié tous les 6 mois par le cabinet de conseil britannique Z/Yen, liste ainsi les 5 plus grandes places financières mondiales : New-York en tête, suivie de Londres, puis Hong-Kong, Singapour et Tokyo

(cf. l’illustration ci-dessus, en première page du rapport du GFCI 17 publié en mars 2015, en anglais ici : http://www.longfinance.net/images/GFCI17_23March2015.pdf)

 

 

Toutes ces villes sont aussi des métropoles puissantes dans la mondialisation, connectées entre elles en permanence. Leur rayonnement ne se limite pas au monde de la finance… mais la financiarisation croissante de l’économie mondiale a contribué à renforcer l’influence de leurs quartiers d’affaires.

 

Cet article du Monde, daté du 28 novembre 2014 intitulé « Bourses : la place de Shanghai dépasse celle de Tokyo » reprend ainsi les conclusions d’une étude de Boomberg faisant de Shanghai la 3ème bourse mondiale, dépassant désormais Tokyo. A l’échelle mondiale, le poids des bourses américaines et européennes reste déterminant, mais les places financières asiatiques connaissent une croissance extrêmement rapide, qui reflète bien l’émergence de la puissance chinoise.

 

http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2014/11/28/bourses-la-place-de-shanghai-depasse-celle-de-tokyo_4530839_3234.html

 

 

Pour approfondir : cette vidéo de la revue TDC (7’44 minutes) intitulée « Hong Kong et Shenzen, villes rivales ou complémentaires ? », qui illustre les profondes transformations de la ville de Shenzen, devenue aujourd’hui une des grandes places boursières mondiales.

 

http://www.reseau-canope.fr/tdc/tous-les-numeros/les-pays-emergents/videos/article/hong-kong-shenzen-villes-rivales-ou-complementaires-1.html

 

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Révisions Episode 03/10 : "Ce que reflète la géographie des IDE"

Révisions Episode 03/10 : "Ce que reflète la géographie des IDE" | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it

Dans cet article du Monde publié en janvier 2015, "La Chine exporte même ses investissements", Bernard Belloc et Dominique Jolly, professeurs à Skema Business School soulignent que pour la première fois, les investissements directs à l’étranger (IDE sortants) de l’Empire du Milieu vont dépasser les investissements directs faits par des entreprises étrangères sur son sol (IDE entrants). 

Ils expliquent que ce serait un contresens très occidental de voir dans une Chine exportatrice d’investissements une Chine impérialiste.


Via Caroline Lechat
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Caroline Lechat's curator insight, April 6, 2015 1:55 PM

Ce que reflète la géographie des IDE

 

Les flux des IDE dans le monde ont atteint 1450 milliards de dollars en 2013.Si les Etats-Unis restent le pays le plus attractif pour les investissements étrangers, la Chine et la Russie viennent désormais juste derrière. C’est globalement l’Asie qui capte le plus de flux d’IDE : en particulier l’Asie du Sud et du Sud-Est, qui a monopolisé près de 30% des IDE mondiaux.


Il faut noter l’importance grandissante des pays émergents et en développement, qui ont attiré 54% des IDE et deviennent aussi des investisseurs qui comptent de plus en plus : 39% des IDE provient des pays en développement en 2013… contre seulement 12% au début des années 2000.

 

Si on resserre l’analyse sur les BRICS, on constate qu’ils attirent aujourd’hui plus de 20% des IDE mondiaux (322 milliards de dollars en 2013) contre seulement 6% en 2000 ! Depuis 10 ans les investissements vers les BRICS ont plus que triplé

 

Parallèlement, les BRICS sont devenus d’importants investisseurs : en 2000 les investissements à l’étranger de tous les BRICS réunis ne représentaient que 7 milliards de dollars. Or douze ans après ils se montent à 126 milliards de dollars (soit 18 fois plus !). Là aussi, ce sont la Chine et la Russie qui dominent. Les pays émergents investissent surtout vers les pays développés et vers leurs aires régionales d’influence.

 

La place de la Chine et des pays émergents dans la géographie des flux d’IDE reflète leur montée en puissance dans la mondialisation. On le voit bien avec les rachats d’entreprises : Les firmes émergentes voient globalement leur chiffre d’affaire augmenter et s’internationalisent de plus en plus.

 

Pour approfondir :

Les investissements chinois en Europe :

 

http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2015/02/16/l-europe-cible-privilegiee-de-la-chine_4577585_3234.html?xtmc=investissements_chinois&xtcr=38

 

L’exemple des investissements d’Alibaba, géant chinois du e-commerce :

 

http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2015/03/12/alibaba-met-un-pied-chez-snapchat_4591807_3234.html?xtmc=investissements_chinois&xtcr=19


Illustration : les investissements chinois en France, source : Le Point :

http://www.lepoint.fr/economie/club-med-bonomi-jette-l-eponge-apres-la-surenchere-de-fosun-02-01-2015-1893669_28.php


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Révisions Episode 06/10 : "Les paradis fiscaux, rouages majeurs de la planète financière"

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Sur le site de l'ONG CCFD-Terre Solidaire, une page de la campagne "Aidons l'argent à sortir des paradis fiscaux", qui prend l'exemple de l'île anglo-normande de Jersey et de l'optimisation fiscale dans le commerce de la banane...

 


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Caroline Lechat's curator insight, April 9, 2015 8:53 AM


Il est par définition difficile voire impossible d’évaluer avec précision les montants qui passent par les paradis fiscaux. Mais l’ampleur du phénomène est largement démontrée : on peut considérer globalement que la moitié des flux financiers internationaux passe par les paradis fiscaux.

 

Tous les acteurs de la planète financière les utilisent : des riches particuliers souhaitant échapper à l’impôt aux grandes firmes multinationales élaborant des stratégies toujours plus sophistiquées d’optimisation fiscale, en passant par les banques, assurances et fonds d’investissements, et bien sûr le blanchiment de l’argent sale.

 

Comme l’expliquent Christian Chavagneux et Ronen Palan (Les paradis fiscaux, La Découverte, 2012), les paradis fiscaux sont des pays dans lesquels des résidents étrangers, riches individus et entreprises, placent leur argent afin d’éviter d’être imposés sur leur territoire d’origine. Cette définition s’applique en fait à plusieurs types de pays :

 

  • Il y a ceux auxquels on pense spontanément, un ensemble de petites économies insulaires, de Jersey aux Bahamas en passant par Nauru, dont les régimes fiscaux ont été constitués avec l’intention avouée d’attirer les non-résidents et qui en font la publicité dans les magazines économiques internationaux.

 

  • Mais un certain nombre d’autres pays, généralement considérés aussi comme des paradis fiscaux, comme la Suisse, le Luxembourg ou le Liechtenstein, en refusent l’étiquette. Ils présentent de fait des systèmes fiscaux complexes, variés et réglementés… mais tendent néanmoins à « oublier » que leurs lois fiscales présentent certaines caractéristiques qui les rendent très attractives aux yeux des détenteurs de capitaux étrangers.

 

Le géographe Roger Brunet qualifia en 1986 les paradis fiscaux d'« antimonde » pour montrer que tout y fonctionne à l'inverse des règles respectées ailleurs et qu'ils peuvent aller contre les intérêts du reste du monde.

Plus récemment, le journaliste britannique Nicolas Shaxson affirmait : « La raison d'être des paradis fiscaux, c'est de fournir à quelques privilégiés le moyen d'échapper aux obligations qui incombent à tout un chacun du fait de vivre en société - des obligations telles que payer ses impôts, se soumettre aux lois économiques, pénales, successorales, etc. C'est cela même qui constitue la base de leur activité : c'est ce qu'ils font.  J'ai choisi une définition large du paradis fiscal pour deux raisons : d'une part, pour remettre en cause l'idée communément admise qu'il est acceptable pour un pays de s'enrichir en sapant les lois des autres pays ; d'autre part, pour disposer d'une loupe à travers laquelle examiner l'histoire récente du monde. Cette définition me permettra de démontrer que les paradis fiscaux ne sont pas des excroissances pittoresques de l'économie mondialisée, mais qu'au contraire ils sont logés en son cœur. » (Les paradis fiscaux, Enquête sur les ravages de la finance néolibérale, 2012)

Dénoncés à coup de « listes noires » à la fin des années 1990, mais toujours très actifs, les paradis fiscaux font aujourd’hui l’objet d’une attention soutenue de la part des administrations fiscales de nombreux Etats. Des ONG comme le Tax Justice Network dénoncent les conséquences néfastes de la place prise par les paradis fiscaux dans la globalisation : instabilité financière, affaiblissement des démocraties, creusement des inégalités….

Le Tax Justice Network milite pour que les Etats imposent aux grandes multinationales une comptabilité « pays par pays », qui les empêcherait de drainer hors d’un territoire les profits qu’elles y réalisent.

 

Cette lutte pour plus de justice fiscale est, on le voit bien, éminemment géographique :

  • elle remet sur le devant de la scène le lien entre les stratégies mondialisées des grands acteurs de la mondialisation et leurs ancrages territoriaux;
  • elle souligne que la notion de « territoire » est bien pertinente pour décrire la planète financière.

 

 

A voir ou à revoir : Le prix à payer (documentaire d’Harold Crooks sorti en 2015)

Dessin : @Chappatte

 


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Révisions Episode 08/10 : "Géopolitique et planète financière"

Révisions Episode 08/10 : "Géopolitique et planète financière" | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it

 

L'Allemagne a rejeté à plusieurs reprises les demandes du gouvernement grec, qui lui réclame 279 milliards d'euros pour l'occupation de la Grèce par l'armée allemande entre 1941 et 1944.

 

Photo : Au mémorial de Distomo, en juin 2012. Le village grec a été la cible de massacres perpétrés par les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. (Photo Yannis Behrakis. Reuters)

 


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Caroline Lechat's curator insight, April 10, 2015 11:09 AM

Géopolitique et planète financière

 

L’argent est le nerf de la guerre, dit le dicton. A l’inverse, les enjeux financiers peuvent aussi être à l’origine de tensions et, on l’a vu, avoir des répercussions très concrètes sur les territoires.

 

Dans la zone euro, la crise grecque a fait ressurgir des tensions à différentes échelles :

  • tensions à l’échelle européenne, depuis que la Grèce a remis sur la table des négociations un contentieux financier datant de la Seconde Guerre Mondiale entre la Grèce et l’Allemagne ;
  • idem lors de la récente visite du chef du gouvernement grec, Alexis Tsipras, en Russie, qui a réveillé les divisions entre Etats européens au sujet de la politique à mener face à la Russie depuis son invasion de la Crimée (… des sanctions financières, justement).
  • Mais la crise budgétaire qu’affronte la Grèce provoque aussi des tensions à l’intérieur même du pays : des lignes de fractures sont réapparues au grand jour avec la crise (l’Eglise orthodoxe, qui est après l’Etat le premier propriétaire foncier du pays, ne paie quasiment pas d’impôts, les armateurs non plus).

 

Décrire des rivalités de pouvoir sur des territoires, voilà l’essence de la démarche d’analyse géopolitique telle que la présente le géographe Yves Lacoste, qui a remis la notion au goût du jour dans les années 1970. Il a montré que c’est une démarche ancienne : c’est déjà celle d’Hérodote, qui rédigea au cinquième siècle avant notre ère l’histoire du conflit connu sous le nom de guerres médiques entre cités grecques et Empire perse.

 

Voici comment Lacoste décrit la démarche d’Hérodote :  

 

« Hérodote fut le premier à décrire globalement des territoires qu’il ne pouvait saisir du regard, et à retracer les mouvements d’ensemble d’armées, de peuples ou d’empires dont l’accomplissement, plus ou moins lent, s’était fait dans la confusion.

 

Hérodote donne le premier une expression pleine, écrite et construite à ce que nous avons appelé le sentiment géographique. Au temps où les cartes étaient rares et très sommaires, l’effort des géographes visait à décrire et représenter tout ce qui, sur la Terre, dépassait la mesure que l’homme peut appréhender s’il parcourt de grandes distances ou grimpe au sommet de hautes montagnes. » (Yves Lacoste, La Légende de la Terre, Flammarion 1996, p.62).

 

La planète financière se prête elle aussi à cette analyse, qui implique de dépasser dans un premier temps l’apparente abstraction des enjeux financiers, pour en montrer les conséquences concrètes, et notamment conflictuelles.

A la manière de la démarche initiée par Hérodote : « décrire globalement des territoires qu’[on] ne peut saisir du regard ».

 

Pour aller plus loin :

 

Un article de Libération sur le contentieux des réparations de guerre entre l’Allemagne et la Grèce :

http://www.liberation.fr/economie/2015/03/11/pour-berlin-l-affaire-est-reglee-depuis-longtemps_1218918

 

Cet édito du Monde, daté du 10 avril 2015, sur la visite d’Alexis Tsipras à Moscou :  http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2015/04/10/le-fantasme-d-un-axe-moscou-athenes_4613643_3232.html

 

En France, les élections municipales de 2014 et départementales de 2015 ont rappelé que de nombreuses collectivités territoriales doivent toujours gérer les conséquences de nombreux « emprunts toxiques » dans leurs budgets.

 

Cette série d’articles des Décodeurs du Monde explique les enjeux :

http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2014/12/04/la-seine-saint-denis-renegocie-renegocie-ses-emprunts-toxiques_4533893_3234.html

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Révisions Épisode 10/10 : "L'argent et les frontières"

Révisions Épisode 10/10 : "L'argent et les frontières" | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it
La nouvelle bataille de Waterloo n'aura pas lieu : la Belgique a prudemment retiré son projet de frapper une pièce de 2 euros à l'occasion du bicentenaire de l'affrontement, le 18 juin prochain.

Via Caroline Lechat
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Caroline Lechat's curator insight, April 10, 2015 1:02 PM

L’argent et les frontières

 

La circulation de l’argent à l’échelle mondiale semble s’être affranchie de tous les obstacles :

 

  • La révolution des NTIC a démultiplié la mobilité des capitaux à l’échelle mondiale, les grandes places financières sont désormais interconnectées au-delà de toute frontière matérielle;
  • Les États ont ouvert leurs frontières aux flux de capitaux : l’idéologie néolibérale a accompagné la globalisation, de nombreuses zones de libre-échange ont été créées.

 

Mais loin de s’être effacées, les frontières étatiques jouent toujours un rôle majeur dans la planète financière :

 

  • Les stratégies des États pour attirer des capitaux reposent sur l’existence de frontières juridiques et territoriales : Certains Etats attirent les capitaux en dessinant de nouvelles frontières à l’intérieur de leur territoire (zones franches et zones économiques spéciales).

cf. le cas des Zones franches chinoises :

http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2015/03/17/la-chine-etend-ses-zones-franches_4595579_3234.html?xtmc=investissements_chinois&xtcr=17


  • D’autres Etats attirent les capitaux en devenant des paradis fiscaux.
  • Les stratégies d’optimisation et d’évasion fiscale utilisent la concurrence entre Etats et profitent des frontières : Les FMN font volontairement circuler leurs profits à travers les frontières des Etats, les particuliers franchissent aussi des frontières pour échapper au fisc.
  • Le lien entre monnaie et territoire étatique demeure une réalité…même lorsque certaines monnaies sont devenues des instruments de paiement totalement globalisés : certes, certaines monnaies semblent avoir dépassé la notion même de frontière (le cas le plus extrême étant celui du Bitcoin), mais l’actualité récente a montré à quel point le dollar, par exemple, reste lié à la souveraineté des Etats-Unis (cf. l’amende payée par la banque BNP pour avoir facilité des échanges en dollars avec des pays sous embargo américain). La Chine, quant à elle, contrôle toujours fortement l’internationalisation de sa monnaie, le yuan. Il existe bel et bien des frontières territoriales « actives » dans la planète financière.

 

Enfin, la planète financière n’est pas un monde homogène : de nombreuses lignes de rupture existent, elles ont parfois des conséquences fortes sur la géographie des flux financiers.

 

  • Il existe bel et bien une frontière Nord / Sud dans la planète financière : l’ancienne « Triade » continue de concentrer la majorité des grandes places boursières et des flux de capitaux. A l’inverse, les États les plus pauvres occupent une place marginale …même s’ils peuvent eux-aussi attirer les flux financiers, parfois sans que cela ne profite vraiment à la population locale (cf. le « land-grabbing »). On a vu que l’existence de forts contrastes de développement à l’échelle mondiale se traduit aussi par des flux financiers : les remises des migrants.
  • On peut enfin identifier des frontières culturelles et symboliques au sein de la planète financière : l’existence d’une finance islamique en plein essor en est un exemple ; à l’échelle locale les frontières des territoires de la finance peuvent être très visibles : les quartiers d’affaire se distinguent des autres par leur architecture verticale et le prix des loyers…

 

Mieux réguler la planète financière pour éviter crises et dérives pose bien des questions qui intéressent les géographes : qui dit nouvelles règles dit nouvelles limites imposées par le droit (de nouvelles frontières en quelque sorte), avec nécessairement des implications territoriales; qui dit nouvelles coopérations internationales incite à l’inverse à faire tomber des barrières… on le voit bien avec les tentatives de lutte contre les paradis fiscaux.

 Suivre l’argent à toutes les échelles : voilà qui amène à franchir toutes sortes de frontières et peut nous mener bien loin de notre point de départ…


Telle est la conclusion de Lester Freamon, un des protagonistes de la célèbre série The Wire de David Simon et Ed Burns, qui évoque le trafic de drogues dans la ville de Baltimore au début des années 2000 : « quand on suit l’argent, on ne sait jamais ce qu’on va trouver ».

 

"You follow drugs, you get drug addicts and drug dealers. But you start to follow the money, and you don't know where the fuck it's gonna take you."

 

The Wire, Saison 1 (2002), extrait à retrouver ici (en anglais) :

https://www.youtube.com/watch?v=ShWe-4mtV8w

 

 

Bonne chance à vous khâgneuses et khâgneux !

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Cette nuit en Asie : le Nikkei explose les 20.000 points

Cette nuit en Asie : le Nikkei explose les 20.000 points | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it
L’indice Nikkei a atteint son plut haut niveau depuis quinze ans, porté par l’arrivée des grands fonds institutionnels sur le marché actions.

Pour la première fois en quinze ans, l’indice Nikkei 225 de la bourse de Tokyo a, pendant quelques minutes, franchi ce vendredi matin la barre symbolique des 20.000 points, avec laquelle il flirtait depuis plusieurs jours. Apparemment étonnés de leur propre enthousiasme, les investisseurs ont toutefois revendu les titres des valeurs vedettes de la cote quelques minutes après le passage du seuil et l’indice était, à la mi-journée, plutôt orienté à la baisse. Avant la reprise du début d’après-midi, le Nikkei 225 affichait un léger repli de 0,08% à 19.920, 86 points. Mais les traders veulent croire que cette timidité n’est que passagère et que le Nikkei va rapidement reprendre son ascension au dessus des 20.000 points, qu’il n’avait plus tutoyés depuis avril 2000.

Pour expliquer l’optimisme qui a permis à la place de Tokyo d’enregistrer une poussée de près de 15% depuis le début de l’année, les analystes rappellent que tous les acteurs anticipent une arrivée massive, au fil de l’année, sur le marché actions des grands fonds institutionnels du pays. Suivant les consignes pressantes du Premier ministre conservateur Shinzo Abe, le gigantesque fonds de pension public, le GPIF, organise actuellement la réallocation de ses placements dévoilée l’an dernier. Il se propose de consacrer désormais 25% de son actif en actions contre un peu plus de 12% jusqu’ici. Il va, dans le même temps, réduire son exposition aux obligations souveraines japonaises dont les rendements se sont écroulés depuis le lancement, il y a deux ans, du gigantesque programme d’assouplissement quantitatif de la Banque du Japon (BoJ).
François Arnal's insight:

   
C'est la grosse bulle qui enfle, qui enfle, qui enfle. Les autorités boursières chinoises ne savent plus comment endiguer la ruée des investisseurs. A Shanghai, les volumes sont désormais à plus de 150 % au-dessus de leur moyenne mensuelle. A Hong Kong, l'indice composite a gagné 100 %  depuis l'été. Une folie alimentée en partie par les petits épargnants et les promesses de la banque centrale chinoise d'y aller de son programme de rachat d'actifs. Désormais, la crainte d'une nouvelle  déflagration planétaire n'est plus une fiction. D'autant que Jamie Dimon, le tout-puisant président de JPMorgan, y est allé de son couplet apocalyptique. Dans sa lettre aux actionnaires rendue publique aujourd'hui, il écrit que la pire crise financière jamais vue dans l'histoire est devant nous, tant les liquidités incontrôlées se déversent sur les marchés. Krach, boum, hue ! (Les Echos)

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Trois banques françaises accusées de spéculer sur la faim dans le monde

Trois banques françaises accusées de spéculer sur la faim dans le monde | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it
Deux ans après un premier rapport pointant du doigt quatre banques françaises qui spéculaient sur la faim dans le monde, l'ONG dresse un nouveau bilan. Le Crédit Agricole s'est retiré de ce genre de fonds mais BNP Paribas, BPCE et la Société générale, non.

L'ONG Oxfam France vient de publier la seconde édition de son rapport lancé en 2013 sur les établissements bancaires français qui spéculent sur la faim dans le monde à travers des fonds de placement spécialisés dans le secteur des matières premières agricoles. Parmi les quatre établissements financiers pointés du doigt en 2013, le Crédit Agricole «semble bien avoir respecté ses engagements et cessé toute activité spéculative sur les marchés agricoles, mais refuse toujours de prendre des engagements fermes dans la durée», note Oxfam dans son dernier rapport sur ce sujet.

En revanche, «trois groupes bancaires français proposent toujours à leurs clients des outils permettant de spéculer sur les prix des matières premières agricoles: BNP Paribas, Société Générale et BPCE via Natixis, toujours selon Oxfam. Le montant total des fonds gérés par celles-ci s'élève aujourd'hui à au moins 3,561 milliards d'euros», contre 2,58 milliards en 2013. Un montant en augmentation de 38% en 2 ans malgré le retrait du Crédit Agricole.
François Arnal's insight:

Oxfam dénonce le fait que ces «activités toxiques mettent en péril le droit à l'alimentation de centaines de millions de personnes» et que «la spéculation galopante aggrave la volatilité des prix alimentaires» rappelant qu'une personne sur neuf dans le monde ne mange pas à sa faim. Il n'empêche que la volatilité des prix agricoles est néanmoins liée aux aléas climatiques qui font fluctuer les récoltes.

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David Harvey: On Syriza and Podemos

David Harvey: On Syriza and Podemos | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it

Marxist geographer David Harvey recently spoke with il manifesto about the contradictions inherent in capitalism, the possibilities for its undoing and where Syriza and Podemos fit within its opposition.

François Arnal's insight:

À 79 ans David Harvey géographe radical britannique vient de publier un nouveau livre (Seventeen contradictions et la fin du capitalisme, Oxford University Press), David Harvey porte un regard critique sur le changement social avec un oeil sur un autre Marx et sur les mouvements sociaux.

Professeur Harvey, dans votre dernier livre, vous dites que Marx a choisi l'humanisme révolutionnaire. Où pourrions-nous trouver l'espace politique pour la réalisation de cet humanisme révolutionnaire?

"Ce n'est pas quelque chose que nous devons créer - il y a beaucoup de gens en contradiction avec le monde dans lequel ils vivent dans, ils sont à la recherche d'une existence non aliénée et l'espoir de donner un sens à leurs vies. Je pense que le problème réside dans l'incapacité de la gauche historique à se familiariser avec ce mouvement (Occupy, 1 %,Podemos, Syrisa...) qui est vraiment celui qui pourrait changer le monde. Pour l'instant, cette recherche de sens a surtout été affectée par les mouvements religieux (comme les évangélistes), et politiquement ceal peut impliquer sa transformation en quelque chose de totalement différent. Ici, je pense à la colère contre la corruption, la hausse fascisme en Europe et le radicalisme du Tea Party américain".

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Quand la Silicon Valley recrute des stars de Wall Street

Quand la Silicon Valley recrute des stars de Wall Street | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it
Pour recruter sa nouvelle directrice financière, Google s'est tourné vers Wall Street. Le moteur de recherche a débauché Ruth Porat, qui occupait jusque-là les mêmes fonctions au sein de Morgan Stanley, l'une des grandes banques d'affaires américaines. A 57 ans, la responsable, qui remplace le Canadien Patrick Pichette, officie désormais à l'un des postes les plus importants au sein du géant de Mountain View. Son recrutement est un nouveau symbole de la bascule qui s'est effectuée ces dernières années entre la finance, mise à mal par la crise des subprimes, et la high-tech.

70 MILLIONS DE DOLLARS

Mme Porat n'est en effet pas la première vedette de Wall Street à traverser les Etats-Unis, de New York vers la Silicon Valley. En juillet, Twitter a enrôlé Anthony Noto, banquier chez Goldman Sachs, où il avait mené l'introduction en Bourse du réseau de microblogging. En décembre, Snapchat a embauché Imran Kahn au poste de stratégiste en chef. Chez Credit Suisse, il avait supervisé l'entrée en Bourse d'Alibaba, la géant chinois du commerce en ligne. Avant eux, Dave Wehner avait ouvert la voie, rejoignant d'abord Zynga puis Facebook, où il a été nommé directeur financier en 2014.
François Arnal's insight:

Pour attirer ces grands noms, ces sociétés peuvent compter sur leur puissance financière, désormais bien supérieure à celle des géants de la finance. Google s'est ainsi engagé à verser pour 65 millions de dollars d'actions à Mme Porat au cours des deux prochaines années, en plus de son salaire et d'une prime à la signature de 5 millions de dollars. En quatre ans chez Morgan Stanley, elle n'avait touché "que" 40 millions de dollars. Chez Twitter, M. Noto a reçu pour plus de 60 millions d'actions. Une somme à rendre jaloux Lloyd Blankfein, le directeur général de son ancien employeur.

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Les laissés-pour-compte de la Silicon Valley

Les laissés-pour-compte de la Silicon Valley | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it
A San Francisco, la contre-culture des sixties a accouché d'un monstre numérique. Suscitée par les salaires mirobolants de la “tech”, la hausse des loyers exclut une population croissante. Lassée des promesses de partage de Google et Twitter.

27 mai. 6h50. Sur les raidillons déjà gorgés de soleil de San Francisco, une poignée de joggeurs dépasse à foulées régulières les propriétaires de chiens. En bordure d'Alamo Square et de ses maisons victoriennes bariolées, dix, puis vingt, puis trente personnes s'alignent le long d'un mur ­paré de glycines. A distance raisonnable de l'arrêt de « Muni » numéro 15012, d'où s'élance un trolley aux caténaires fatigués. Au jugé, l'étrange cortège, d'un silence presque monacal, n'excède pas les 35 ans.

Nous tentons d'établir un contact : « Can't, company policy », rétorque d'un ton sec mais poli Emily, un badge discrètement punaisé sur la doublure de sa veste. « Je ne peux pas, consignes de la direction. » Comme opportunément, un pullman d'un blanc immaculé, vitres teintées, vient cueillir ce parterre d'employés modèles. GBUS to MTV, Google Bus to Mountain View, direction le siège de l'entreprise – informatique – la plus puissante du monde, 34 miles au sud. Quinze minutes plus tard, c'est le même rituel, et les mêmes refus bien élevés, rabâchés comme un mantra. « Can't, company policy. »
François Arnal's insight:

Un article de Télérama sur la gentrification de San Francisco sous l'influence des grandes entreprises de la Silicon Valley et de leurs salariés privilégiés.

Chaque jour, ces navettes privées, exploitées par le géant du Net, mais aussi, dans des proportions moindres par d'autres compagnies de la Silicon Val­ley – de Facebook à eBay –, convoient 14 000 travailleurs ; dans un rayon d'un kilomètre autour des deux cents arrêts dont la ville est constellée, les loyers ont augmenté de 20 % ; et, pour certains habitants de San Francisco, ces intrus sont les catalyseurs d'un sentiment de défiance qui ne cesse de croître à l'encontre des employés de la « tech ».

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Premier ballon d’oxygène pour Yves Bouvier, face à Dmitri Rybolovlev

Premier ballon d’oxygène pour Yves Bouvier, face à Dmitri Rybolovlev | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it

Le patron de Natural Le Coultre est domicilié à Singapour, où il a ouvert un important port franc. (Wallace Woon/EPA/Keystone)
Le patron de Natural Le Coultre est domicilié à Singapour, où il a ouvert un important port franc. (Wallace Woon/EPA/Keystone)

La Haute Cour de Singapour allège le gel des avoirs ordonné le 12 mars à l’encontre d’Yves Bouvier et de ses sociétés. Son avocat y voit un «retour de manivelle pour le clan de Dmitri Rybolovlev», qui accuse le Genevois d’escroquerie sur la vente d’œuvres d’art
Les liens

Le roi des ports francs respire. La Haute Cour de Singapour a décidé mercredi d’alléger le gel mondial des avoirs qu’elle avait ordonné le 12 mars dernier à l’encontre d’Yves Bouvier et de ses sociétés, a appris «Le Temps». Domicilié à Singapour, où il a développé et ouvert un important port franc en 2010 sur le modèle des entrepôts sous douane genevois, le patron de Natural Le Coultre retrouve une certaine marge de manœuvre dans la conduite de ses affaires.

Les 14 sociétés singapouriennes d’Yves Bouvier – liées au port franc et à la pinacothèque de Singapour – sont à nouveau libres de conduire leurs affaires courantes. Ses avoirs propres en revanche, ainsi que ceux de sa société MEI Invest limited, restent bloqués à travers le monde jusqu’à concurrence de 500 millions de dollars. La cour statuera sur le maintien ou non de ce gel lors d’une prochaine audience, le 7 avril. Selon nos informations, la cour a toutefois multiplié par dix les montants dont le Genevois peut personnellement disposer sur ses comptes.

François Arnal's insight:

Quand la finance, l'art et la justice se rencontrent. Prenez un marchand d'art suisse genevois domicilié à Singapour, ajoutez un milliardaire russe propriétaire du club de football de Monaco, saupoudrez de quelques oeuvres de Modigliani, Magritte, Léonard de Vinci ou Rothko (le tout négocié par le milliardaire autour de 2 milliards de dollars).

Yves Bouvier, est soupçonné d’escroqueries et de complicité de blanchiment. Objet du délit supposé: il aurait surfacturé des œuvres d’art au milliardaire russe Dmitri Rybolovlev ou à ses trusts familiaux, pour un préjudice que le clan russe évalue à plusieurs centaines de millions de francs. Les deux parties plaignantes à Monaco – deux sociétés offshore détenues par un trust chypriote – ont multiplié les procédures civiles en marge de l’affaire pénale monégasque. Elles avaient ainsi obtenu un gel mondial des avoirs d’Yves Bouvier devant la justice civile de Singapour et de Hongkong.

un bon exemple des dérives de la planète financière...

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La déprime des boursicoteurs chinois

La déprime des boursicoteurs chinois | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it

La déprime des boursicoteurs chinois

LE MONDE ECONOMIE | 16.09.2015 à 11h32 | Par Harold Thibault (Shanghaï, correspondance)
Dans une petite salle de marché de Shanghaï, le 13 août.

Hong Xia aura passé l’essentiel de sa journée assise dans une de ces petites salles de marché implantées dans tous les quartiers de Shanghaï. On y entre librement. Aux murs, des écrans affichent la courbe de progression de l’indice Composite du premier marché boursier de Chine continentale et, sur le côté, le détail de l’évolution de chaque valeur. Il suffit de passer une carte magnétique dans un lecteur pour accéder à son propre portefeuille sur l’un des ordinateurs un peu vétustes alignés dans la pièce.

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François Arnal's curator insight, September 16, 2015 9:04 AM

Depuis le début de la crise boursière, le gouvernement a déployé l’artillerie lourde dans l’espoir d’inverser la tendance. Les grandes banques et sociétés d’investissement ont été vivement invitées à soutenir l’indice. Un journaliste a été arrêté pour avoir osé évoquer une possible prise de recul de cet Etat sauveteur et nombre de traders ont reçu la visite du régulateur et de la police, qui leur ont intimé de ne plus parier à la baisse. Simultanément, des enquêtes ont été ouvertes, notamment cette semaine chez les hauts cadres de la première maison de courtage chinoise, Citic Securities, où les autorités traquent le délit d’initié mais aussi, comme l’annonçait la police en juillet, les paris « malveillants » à la baisse.

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Révisions Épisode 01/10 : "Finance, vitesse et géographie"

Révisions Épisode 01/10 : "Finance, vitesse et géographie" | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it

La finance bientôt à la vitesse de la lumière : article du quotidien suisse Le Temps, paru le 30 décembre 2011.

 

Photo :

Des commis d'agents de change attendent les ordres devant la corbeille de la Bourse, au Palais Brongniart à Paris dans les années 1980 @ AFP


Via Caroline Lechat
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Caroline Lechat's curator insight, April 3, 2015 1:41 PM

La rapidité de la circulation de l'argent à l’échelle mondiale

 

5300 milliards de dollars s’échangent tous les jours sur le seul marché des changes ! A la fin des années 1980, c’était seulement 620 milliards de dollars par jour… une somme certes déjà colossale mais bien en dessous des flux quotidiens actuels. Difficile d’imaginer concrètement ce que ces sommes représentent, et pour cause : pour l’ensemble de l’année 2013 ces échanges ont atteint l’équivalent de 18,5 fois le PIB mondial !

 

L’ampleur, la vitesse et la dématérialisation de la circulation de l’argent caractérisent la globalisation financière. Sur le fond, l’interdépendance entre les différentes régions du monde créée par les échanges commerciaux et les flux financiers n’est pas fondamentalement nouvelle : Fernand Braudel rappelle dans La Dynamique du capitalisme comment « dès la fin du 14ème siècle, les archives de Francesco di Marco Datini, marchand de Prato près de Florence, nous signalent les va-et-vient de lettres de change entre les villes d’Italie et les points chauds du capitalisme européen : Barcelone, Montpellier, Avignon, Paris, Londres, Bruges… ». Braudel rappelle encore qu’à partir de la découverte de l’Amérique, les métaux précieux « font déjà le tour du monde », et prend l’exemple des « pièces de huit espagnoles », qui « frappées avec le métal blanc d’Amérique, traversent la Méditerranée, traversent l’Empire turc et la Perse, atteignent l’Inde et la Chine. A partir de 1572, par le relais de Manille, le métal blanc américain traverse aussi le Pacifique et, en fin de voyage, parvient une fois de plus à la Chine, par cette voie nouvelle. »

 

Ce qui est radicalement nouveau, en revanche, c’est l’accélération des échanges financiers et leur extrême rapidité qui caractérisent la fin du 20ème siècle : c’est ainsi qu’émerge cette « planète financière » en partie déconnectée de l’économie réelle… et en même temps très ancrée dans la géographie concrète du monde d’aujourd’hui.

Cet article du quotidien suisse Le Temps, en 2011, évoque la mise en place du Trading Haute Fréquence dans la grande place financière européenne qu’est Zurich.  Il souligne un paradoxe qui n’est peut-être qu’apparent : loin de déconnecter définitivement la finance de la géographie, l’accélération de la vitesse des échanges (dont le Trading Haute Fréquence est l’exemple le plus extrême) redonne du poids aux lieux d’échange et de connexion à l’information. L’article évoque l’ancien fonctionnement des places boursières où les traders se groupaient autour de la « corbeille » pour vendre et acheter les actions des sociétés côtées en bourse. Aujourd’hui, la nécessité de se rapprocher des serveurs informatiques assurant la connexion la plus rapide recrée d’une certaine manière une « corbeille ». Pour le dire autrement, les NTIC n’ont pas fait disparaître les lieux centraux des réseaux de la finance mondialisée.

 

Pour en savoir plus : cet article de Challenges intitulé « Quand la bourse de Paris n’était pas pilotée par les ordinateurs ». Avec de belles photos de l’intérieur du Palais Brongniart, avant et après la révolution des NTIC dans le monde de la finance.

En bonus : une explication de l’origine de l’expression « Corbeille »…

Et l’on apprend aussi que, jusqu’en 1967, la profession d’agent de change à la bourse de Paris était interdite aux femmes...quel scandale !

 

http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20120809.CHA9532/quand-la-bourse-de-paris-n-etait-pas-pilotee-par-les-ordinateurs.html

 

 

François Arnal's comment, April 11, 2015 6:02 AM
Bravo Caroline pour cet excellente synthèse que je me suis permis de relayer à 2 jours de l'échéance... FA
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Révisions Episode 04/10 : "La planète financière à l'échelle locale"

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Cet article du Monde daté du 29 janvier 2015 et intitulé "A Londres, le Qatar rachète Canary Wharf" évoque le quartier d’affaires de Canary Wharf, son histoire liée à celle de la City et son actualité avec les récents investissements qataris…

 

De quoi méditer à nouveau ce qu'écrivait déjà Olivier Dollfus en 1997 :

« Les lieux conservent toute leur importance dans le monde de la globalisation, ce qui peut paraître paradoxal dans un monde de l’instantanéité de l’information et de l’accroissement des vitesses dans les transports. La valeur des lieux joue toujours ».

 

Olivier Dollfus, La mondialisation, 1997, p. 71

 

Photo: David Ilif. License CC-BY-SA 3.0

 


Via Caroline Lechat
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Caroline Lechat's curator insight, April 7, 2015 10:38 AM

La planète financière à l’échelle locale

 

La planète financière s’incarne dans des lieux précis, dont l’architecture exprime généralement la puissance. Cela ne date pas d’hier : à Paris, les sculptures et mosaïques qui ornent la façade du siège historique de la BNP (situé rue Bergère dans le 9ème arrondissement) affichent depuis le 19ème siècle les ambitions mondiales de la banque. A New-York, la bourse de Wall Street se tient dans un bâtiment d’inspiration gréco-romaine. Construite dans les années 1930, la bourse de Chicago reflète elle aussi la puissance par sa verticalité (le bâtiment est longtemps resté le plus haut de la ville) et ses sculptures évoquant la prospérité du monde agricole d’Amérique du Nord qui a fait la fortune cette bourse spécialisée dans les marchés à terme agricoles.

 

Rien d'étonnant à ce que ces lieux soient aussi devenus ceux de la contestation de la finance néo-libérale et de ses dérives, à l'image du mouvement "Occupy Wall Street". C''est ce qu'analysait en 2012 le géographe Michel Lussault dans cet article intitulé "Bienvenue dans la nouvelle lutte des places !"

A lire ici :

http://www.raison-publique.fr/article491.html


Il existe toutefois d’autres lieux clés du monde de la finance tout aussi identifiables à l’échelle locale, mais qui n’affichent pas leur importance et se fondent dans le paysage urbain qui les entourent : rien ne rend visible de l’extérieur le rôle joué par telle adresse au Delaware ou aux Pays-Bas, où sont pourtant domiciliées des milliers de firmes multinationales qui y font transiter des flux financiers colossaux. Ici, c’est la discrétion qui prime…

 

 

Pour approfondir :

 

Visite virtuelle du site historique de la BNP rue Bergère :

 

http://www.bnpparibas.com/sites/default/files/ckeditor-upload/files/PDF/Culture%20d%27entreprise/Histoire/VF/print_17290_019299607918-Collection_Berg%C3%A8re_VF_int.pdf

 

En anglais : The Chicago Board of Trade Building :

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Chicago_Board_of_Trade_Building

 

Article d’Eve Charrin sur la City, à lire dans la revue XXI (n°29, Hiver 2015), intitulé « Golden City ».

Début de l’article ici :

http://www.revue21.fr/zoom_sur/golden-city-2/

 

« Nomade, la finance ? Pas du tout ! Aussi globalisés et dématérialisés que soient les marchés, l’argent a besoin d’un ancrage, comme vous et moi. On peut lui rendre visite à son adresse favorite : la City, à Londres, qui dispute à Wall Street le titre de première place financière mondiale. Dans l’ancienne commune médiévale se négocient 70 % des titres obligataires du monde. Près de trois mille milliards de dollars en devises, soit plus de 40 % des flux planétaires, s’y échangent chaque jour.

Si les chiffres défient l’imagination, la City, elle, n’a rien d’abstrait. Façades néoclassiques, étroites ruelles tortueuses, gratte-ciel du dernier chic architectural : sur deux kilomètres carrés, le « Square Mile » offre un abri très sûr. De HSBC à la Deutsche Bank, de la très british Barclays à la Bank of China en passant par la vénérable Lloyds, BNP Paribas, Axa ou Goldman Sachs, la City s’est imposée comme « the place to be ». Les trois quarts des cinq cents plus grandes entreprises mondiales ont ouvert un bureau sur place, et 400 000 personnes viennent travailler chaque matin. Ici, plutôt que les tabloïds anglais racoleurs avec une fille aux seins nus en page trois, les kiosques à journaux aux couleurs pimpantes mettent en devanture l’austère Financial Times, et le minuscule débit de sandwichs coincé en bas d’une tour de bureaux se dénomme, sans ironie apparente, World Finance – Snacks".

Eve Charrin, Golden City, extrait.

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Révisions Episode 05/10 : "Flux financiers et flux migratoires"

Révisions Episode 05/10 : "Flux financiers et flux migratoires" | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it

"Devant le consulat du Tadjikistan à Moscou, les attroupements se forment dès 5 h 30 du matin, trois heures avant l'ouverture, et ce manège se répète chaque jour depuis trois mois. Les immigrés originaires de ce petit pays d'Asie centrale viennent récupérer les documents nécessaires à leur retour au pays. Les autres sont à la quête de permis de travail officiels, dont ils étaient dispensés à l'époque du boom économique russe, moyennant le versement de bakchichs.
Avec la crise du pétrole et l'entrée en récession du pays, il ne fait pas bon rester en Russie pour le 1,1 million d'immigrés tadjiks. Leurs transferts d'argent à leurs familles restées au pays représentent 40 % du PIB national. Avec un rouble qui a perdu 40 % de sa valeur, les revenus du Tadjikistan fondent comme neige au soleil. Il en va de même pour la nombreuse diaspora ukrainienne, kirghize ou arménienne présente à Moscou: quand l'économie russe s'enrhume, c'est toute l'ex-URSS qui tousse."


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Caroline Lechat's curator insight, April 8, 2015 12:17 PM

Flux financiers et flux migratoires


D’après la Banque Mondiale, les envois de fonds des travailleurs migrants à leurs familles dans les pays en développement atteignent 436 milliards de dollars pour l’année 2014.

Les envois de fonds demeurent l’une des principales sources de ressources extérieures pour les pays en développement, excédant de loin l’aide publique au développement. 

Pour de nombreux pays en développement, les envois de fonds sont une importante source de devises.

  • Au Népal, par exemple, les envois de fonds représentent plus de 40% du PIB
  • En Inde, les envois de fonds se sont chiffrés à 70 milliards de dollars en 2013, soit plus que les 65 milliards de dollars générés par les exportations de services logiciels, le secteur phare du pays. 
  • En Ouganda, les envois de fonds sont deux fois élevés que les recettes tirées de la principale culture d’exportation, le café.

Les transferts de fonds sont des flux d'argent stables et croissants produits par les écarts de richesse entre le Nord et le Sud. Ces petits ruisseaux font de grandes rivières pour les banques : c’est l’origine du succès de Western Union.

La Banque mondiale qualifie les données sur les envois de fonds et les migrations de « baromètres de la paix et des conflits mondiaux »

Les remises des migrants apparaissent de fait comme indispensables au développement de nombreux PMA… qui restent marqués par leur vulnérabilité dans la mondialisation. Or les situations de crise se répercutent rapidement sur les migrants et sur les flux financiers qu’ils alimentent. Les remises peuvent diminuer brutalement à cause d’une crise économique, d’un conflit ou de l’expulsion du pays d’accueil.

La crise du rouble, en Russie, a ainsi des conséquences directes sur les pays voisins, tout particulièrement dans les anciennes républiques soviétiques d’Asie Centrale. C’est le cas  du Tadjikistan, un pays pauvre très dépendant des ressources envoyées par ses émigrés. La monnaie tadjik (le somoni) a perdu de sa valeur, entraînée par la chute du rouble russe. C’est la même chose au Kirghizistan. C'est ce qu'évoque cet article du Figaro, daté du 20 janvier  2015.

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Révisions Episode 07/10 : "Géographie des crises financières"

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Sur le site d'Arte : un résumé de la crise des subprimes et de ses répercussions, autour du documentaire "Cleveland contre Wall Street". 


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Caroline Lechat's curator insight, April 9, 2015 12:44 PM

Géographie des crises financières

La crise des subprimes, qui éclate aux Etats-Unis en 2007, s’est diffusée au reste du monde.

Elle a mis en lumière de grandes caractéristiques de l’économie mondialisée :

  • l’ampleur de l’interconnexion des places financières,
  • l’ouverture des frontières aux flux de capitaux
  • les stratégies globalisées des grands acteurs économiques et financiers
  • la place prise par les paradis fiscaux dans la circulation de l’argent à l’échelle mondiale
  • et, globalement, l’interdépendance des économies.

 

Les crises financières intéressent aussi les géographes pour leurs conséquences spatiales : aux États-Unis, la crise des subprimes a révélé l’ampleur des contrastes socio-spatiaux à l’échelle urbaine. Tous les quartiers n’ont pas été touchés de la même manière par la crise, qui s’est traduite par une multiplication des saisies immobilières dans les quartiers pauvres, par exemple à Cleveland, Chicago et Détroit. (cf. les travaux de recherche d’Hugo Lefebvre, sur les conséquences socio-spatiales de la crise des subprimes en Californie).

 

Les crises financières révèlent l’intensité des relations et des flux à différentes échelles : mondiale, locale, mais aussi régionale, comme lors de la crise asiatique de 1997 par exemple.

La rapidité de leur diffusion à l'échelle mondiale est une caractéristique de la globalisation : la crise de 1929 s'était diffusée plus lentement. Pour citer un exemple plus ancien mais très célèbre, la crise de spéculation sur les tulipes qui provoqua un krach retentissant à Amsterdam en 1637 fit couler beaucoup d'encre... mais n'eut pas de conséquences régionales, encore moins mondiale.

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Révisions Episode 09/10 : "Géographie culturelle de la planète financière"

Révisions Episode 09/10 : "Géographie culturelle de la planète financière" | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it

"La finance islamique, basée sur les principes de l'Islam, connaît un fort développement. Comment fonctionne-t-elle ? A qui s'adresse-t-elle ? Explications avec cet article du Figaro daté du 25 novembre 2014.

 

Photo : Une banque islamique en Malaisie. 

© Samsul Said / Reuters


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Caroline Lechat's curator insight, April 10, 2015 12:09 PM

Géographie culturelle de la planète financière


Derrière l’uniformisation de l’architecture des quartiers d’affaires et l’emploi généralisé de l’anglais des affaires dans le monde de la finance, existe pourtant une vraie diversité culturelle de la planète financière.

 

Les photographies des grandes places boursières par Andreas Gursky le montrent bien : les traders de la bourse de Dubaï et de celle de Tokyo ne partagent pas les mêmes codes vestimentaires

 

Récemment, l’émergence de la finance islamique a mis en lumière l’existence de cette dimension culturelle dans le monde de la finance.  La finance islamique repose sur plusieurs principes :

  • le respect de l’interdit religieux de l’usure,
  • l’obligation du partage des profits et des pertes
  • l’interdiction d’investir dans certains domaines considérés comme impurs ( ex : les jeux d’argent, l’alcool, la pornographie).

Des banques se sont spécialisées dans la finance islamique, particulièrement en Indonésie, en Malaisie et dans les pays du Golfe. Les grandes places financières mondiales sont aujourd’hui en concurrence pour tenter de capter ces flux financiers : c’est le cas de Londres, bien sûr, mais aussi de Dubaï et de Kuala Lumpur.

 

 

Retrouver sur ce site les photographies d’Andreas Gursky :

http://www.scoop.it/t/geographie-planete-financiere/?tag=Andreas+Gursky

 

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L'Etat débourse 1 milliard pour peser chez Renault

L'Etat débourse 1 milliard pour peser chez Renault | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it
L'Etat français va monter à 19,7 % du capital.
L'objectif : acquérir des droits de vote double.

La manoeuvre, menée dans le plus grand secret, a surpris tout le monde, y compris Carlos Ghosn, qui n'a été prévenu qu'au dernier moment. Mercredi, Bercy a annoncé le renforcement de sa participation dans Renault, via l'acquisition d'un maximum de 14 millions de titres, soit environ 4,73 % du capital, ce qui porterait la part de l'Etat jusqu'à 19,74 %, contre 15,01 % aujourd'hui. Montant de l'opération : entre 814 millions et 1,23 milliard d'euros, selon Bercy, qui a déjà acquis 9,5 millions de titres.

Pilotée par l'Agence des participations de l'Etat (APE), l'opération est d'abord tactique. Elle vise à se conformer à la loi du 29 mars 2014, dite « loi Florange », qui prévoit, afin d'encourager l'actionnariat de long terme, d'octroyer des droits de vote double aux actionnaires conservant leurs titres pendant au moins deux ans. Un texte taillé sur mesure pour l'Etat, qui se voit offrir la possibilité d'acquérir une influence renforcée au sein des groupes dont il détient une part du capital, à condition que le dispositif soit accepté par les actionnaires. Chez Renault, comme dans d'autres groupes attachés au principe « une action = une voix », le conseil d'administration avait inscrit à l'ordre du jour de son assemblée générale annuelle, ce 30 avril, une résolution visant à rejeter les dispositions de la loi. Pas de quoi refroidir l'Etat, qui a décidé de passer par la fenêtre en rachetant les titres qui lui permettent d'être assuré de rejeter la résolution du conseil de Renault et d'obtenir, in fine, ses droits de vote double si la résolution est rejetée par plus du tiers des votes. « C'est plein d'opportunisme, mais bien joué », juge une source de Renault. Même si certains pointeront le coût financier de l'opération : le cours de Renault a grimpé de 42 % depuis le début d'année.
François Arnal's insight:

alors que la tendance de ces dernières années était aux nationalisations et au désengagement de l'Etat, le gouvernement français vient d'augmenter via un rachat d'actions sa participation chez Renault.

« Le nouveau montage confère à l'Etat une véritable minorité de blocage puisqu'il devrait atteindre facilement les 33 % », juge un administrateur. Un droit de regard qui intervient à un moment stratégique. Depuis l'année dernière, Renault et Nissan sont engagés dans un processus d'intégration (plates-formes, directions et usines communes) que nombre d'observateurs voient comme les prémices d'une intégration capitalistique.
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20150409/lec2_industrie_et_services/0204286304035-letat-debourse-1-milliard-pour-peser-chez-renault-1109575.php?Vm6SVp1LQ8Kk758s.99
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Les banques françaises se retirent du plus grand projet charbonnier au monde

Les banques françaises se retirent du plus grand projet charbonnier au monde | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it
Les lettres de BNP Paribas, du Crédit agricole et de la Société générale sont arrivées tard sur le bureau des ONG, mais elles ont le mérite d’être claires. Quelques heures avant la fin de l’échéance fixée au 27 mars par les Amis de la Terre en France, Market Forces et Sunrise Project en Australie, les trois banques françaises se sont engagées par écrit à ne plus financer les projets miniers pharaoniques situés dans le bassin de Galilée, près de la côte orientale de l’Australie, où se dresse la Grande Barrière de corail.

« Société générale confirme avoir suspendu son implication dans le projet Alpha Coal [l’un des neuf projets miniers du bassin de Galilée, qui comprend une mine, une voie ferrée et l’expansion d’un terminal portuaire à Abbot Point]. Société générale aujourd’hui n’est pas impliquée, ni n’envisage d’implication, dans les projets de mines de charbon et d’infrastructures associées du bassin de Galilée, en Australie », écrit la direction du développement durable de l’établissement bancaire français dans son courrier daté du 27 mars.

Ses deux concurrents confirment eux aussi leur désengagement de cette région australe qui focalise l’attention des défenseurs de l’environnement. Et pour cause. Ce vaste bassin charbonnier, s’il entre en exploitation, émettra 705 millions de tonnes de CO2 par an, presque autant que l’Allemagne, le sixième émetteur mondial de dioxyde de carbone !
François Arnal's insight:

La finance éthique fait son chemin avant les échaénaces de la conférence sur le climat en Décembre 2015.

Les trois banques, qui comptent parmi les 25 premiers financeurs du secteur du charbon au niveau international (BNP Paribas occupe la 9e place du classement mondial dominé par JPMorgan Chase, Citi et Royal Bank of Scotland), auraient-elles soudainement pris conscience de l’impact des émissions de gaz à effet de serre sur la hausse du thermomètre qui menace l’équilibre de la planète ? Elles sont surtout sensibles au « risque réputationnel que font peser ces financements sur leur stratégie de communication », estime Lucie Pinson, des Amis de la Terre. « Cela peut faire très mal à une grande banque, surtout en France, qui accueillera la Conférence des parties des Nations unies sur les changements climatiques», insiste Yann Louvel, coordinateur de la campagne climat et énergie de l’ONG internationale BankTrack.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/04/08/les-banques-francaises-se-retirent-du-plus-grand-projet-charbonnier-au-monde_4612071_3244.html#WhvxhzLfG7ILpLZ5.99
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Le Cac 40 clôture au-dessus de 5.100 points pour la première fois cette année, et de quelle manière !

Le Cac 40 clôture au-dessus de 5.100 points pour la première fois cette année, et de quelle manière ! | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it
La Bourse de Paris est allée visiter de nouveaux sommets aujourd’hui, de plus de sept ans désormais, dopée par l’espoir que la Fed ne relèvera pas ses taux cette année, ainsi que par celui d’une reprise en Europe. Le Cac 40 clôture au-delà des 5.100 points pour la première depuis avril 2008. Les valeurs liées à l’énergie ont été les plus recherchées.
Le Cac 40 clôture au-dessus de 5.100 points pour la première fois cette année, et de quelle manière ! | Crédits photo : Shutterstock
Le Cac 40 clôture au-dessus de 5.100 points pour la première fois cette année, et de quelle manière ! | Crédits photo : Shutterstock

Quelle énergie à la Bourse de Paris pour ce retour de week-end de quatre jours ! Non seulement, le Cac 40 clôture au-dessus de 5.100 points pour la première fois depuis avril 2008, mais en plus, avec une poussée à 5.166,77 points, l’indice n’était plus allé si haut depuis, non plus mai 2008, mais janvier de la même année. Sans compter qu’avec un gain de 1,52%, à 5.151,19 points, le baromètre parisien enregistre sa meilleure performance depuis le 11 mars. La faiblesse des volumes (3,7 milliards d’euros, contre plus de 4 milliards en moyenne depuis le début de l’année) rend compte néanmoins d’une certaine prudence à la veille du début de la saison des résultats trimestriels qui débutera, après la clôture de Wall Street, avec le géant de l’aluminium Alcoa.

Ailleurs en Europe, le Footsie londonien, très exposé au secteur pétrolier, gagne 1,72%, le Dax de la Bourse de Francfort 1,17% et l’Euro Stoxx 50 des principales valeurs de la zone euro 1,43%. A New York, les marchés, ouverts hier, poursuivent leur hausse. Le Dow Jones prend 0,45%, le S&P 500 0,3% et le Nasdaq Composite 0,47%.
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La Bourse de Paris est allée visiter de nouveaux sommets aujourd’hui, de plus de sept ans désormais, dopée par l’espoir que la Fed ne relèvera pas ses taux cette année, ainsi que par celui d’une reprise en Europe. Le Cac 40 clôture au-delà des 5.100 points pour la première depuis avril 2008. Les valeurs liées à l’énergie ont été les plus recherchées.
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Morgan Stanley : le PDG a gagné 25% de plus en 2014

Morgan Stanley : le PDG a gagné 25% de plus en 2014 | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it
James Gorman, le patron de la banque d’affaires américaine, affiche une rémunération de 22,5 millions de dollars en 2014.

Les banquiers ne connaissent pas la crise... Le patron de la banque d’affaires Morgan Stanley, James Gorman, a vu sa rémunération augmenter de 25% sur un an à 22,5 millions de dollars en 2014, selon un document boursier consulté mercredi par l’AFP. Cette augmentation est due au fait que M. Gorman a permis à l’établissement de réduire son exposition au risque en le rendant moins dépendant du courtage, activité spéculative par excellence, justifie Morgan Stanley. M. Gorman a en effet mis l’accent sur une réduction drastique des coûts et repositionné la banque dans la gestion d’actifs.

Les salaires des banquiers font polémique aux Etats-Unis où sont dénoncés les abus des banques dont les errements sont à l’origine de la crise financière de 2008.
François Arnal's insight:

La rémunération de M. Gorman en fait l’un des grands banquiers les mieux payés des trois grandes banques new-yorkaises. Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase, la première banque américaine en termes d’actifs, a touché 20 millions de dollars au titre de l’année 2014. Llyod Blankfein chez Goldman Sachs, principale rivale de Morgan Stanley, devrait recevoir 24 millions de dollars, selon la presse américaine. Sa rémunération n’a pour l’instant pas été dévoilée.

Dans le détail M. Gorman a perçu un salaire de base de 1,5 million de dollars, un bonus en cash versé immédiatement de 4,7 millions, 5,4 millions qui lui seront payés prochainement et 11,1 millions en stock-options et actions. En 2013, James Gorman avait touché 18 millions de dollars, soit le double de sa rémunération une année plus tôt. Source AFP

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Grèce : pourquoi le blocage semble indépassable

Grèce : pourquoi le blocage semble indépassable | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it

La troisième liste de réformes du gouvernement grec ne semble pas convenir aux Européens. La question de la nature des réformes et l'enjeu politique rendent un accord improbable.
sur le même sujet

Encore une fois, la Grèce a présenté ce week-end une liste de réformes au « groupe de Bruxelles » (nouveau nom trouvé à la troïka qui regroupe les représentants du FMI, de la Commission européenne et du FMI). Et encore une fois, la situation semble bloquée. Le jeu du chat et de la souris continue, pendant que la situation de l'économie grecque se détériore à vue d'œil.
La troisième liste de réformes grecques

Le vendredi 27 mars, Athènes a donc envoyé à Bruxelles une nouvelle - la troisième - liste de réformes. D'après ce qu'on en sait, les autorités grecques prévoient de dégager avec ces réformes 3 milliards d'euros et un excédent primaire de 1,5 % du PIB en 2015 - cet objectif a toujours été celui visé par Syriza. Le tout avec une croissance estimée à 1,4 % qui semble optimiste, mais rappelons que le 20 février, l'Eurogroupe avait promis de définir l'objectif d'excédent primaire « en relation avec les circonstances économiques. »

François Arnal's insight:

Pourquoi les créanciers insistent-ils sur ces deux réformes ? Pour deux raisons. La première est financière. Les dirigeants européens et leurs administrations sont persuadés que ces «réformes structurelles » sont des leviers de croissance potentielle qui, en favorisant la compétitivité coût du pays, lui permettront de mieux rembourser ses dettes. Mais au-delà de cette position, il existe évidemment aussi une raison politique (car rappelons que c'est là le seul véritable objectif de ce groupe de créanciers). Mais il serait naïf de ne pas non plus y voir un but politique : en faisant accepter ces mesures par un gouvernement « de la gauche radicale », on fait évidemment perdre toute radicalité à ladite gauche, on fait plier Syriza et on le ramène dans la logique économique qui est celle de la zone euro : seules les « réformes » qui visent à réduire le coût du travail sont d'authentiques réformes. La victoire que visent les créanciers est aussi idéologique. Il s'agit de détruire toute alternative.

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Le gouvernement grec devrait finalement privatiser le port du Pirée

Le gouvernement grec devrait finalement privatiser le port du Pirée | la Planète financière : espaces et territoires à l'ère de l'économie globalisée | Scoop.it
Alors que les discussions sont en cours avec les créanciers internationaux de la Grèce sur les réformes à mettre en œuvre, qui permettront de débloquer une nouvelle aide financière, le gouvernement grec a indiqué, durant le week-end, qu’il entendait finalement procéder à la privatisation du port du Pirée.

L’Etat grec cèdera sa participation majoritaire dans les semaines à venir, a déclaré, lors d’une visite de ministres grecs en Chine, le vice-premier ministre, Yannis Dragasakis, cité par l’agence de presse Chine nouvelle.

Il s’agit d’un revirement du gouvernement d’Alexis Tsipras. Car, à peine élu, celui-ci avait annoncé qu’il annulait une série de privatisations lancées par le précédent gouvernement, dont celle de ses deux plus grands ports, au Pirée et à Thessalonique.
Un gain de 500 millions d’euros

Cette décision avait provoqué la colère de la Chine. Le groupe chinois Cosco figurait parmi les cinq candidats retenus par le précédent gouvernement pour le rachat de la participation de 67 % de l’Etat dans le port du Pirée.

François Arnal's insight:
La nécessité de trouver des liquidités semble s’être imposée au gouvernement grec. L’agence Reuters, citant une source proche du dossier grec, indique que la Grèce serait à court d’argent dès le 20 avril si le pays n’arrive pas à convaincre ses partenaires européens de lui verser de nouveaux fonds. La vente de la participation dans le port du Pirée pourrait rapporter 500 millions d’euros.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/03/30/le-gouvernement-grec-devrait-finalement-privatiser-le-port-du-piree_4605454_3234.html#WPyYcY40ChMCQXCY.99
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