Quelle sera la condition numérique de l’industrie demain ? | La nouvelle réalité du travail | Scoop.it

Dans un livre qui vient de paraître récemment, Bruno Patino et Jean-François Fogel décrivent notre vie numérique et décryptent quelques lois qui régissent la manière de conduire une entreprise à l'heure digitale.

 

Nous vivons dans le monde de la connexion permanente. Ce n’est pas moi qui l’affirme mais Bruno Patino et Jean-François Fogel en ouverture de leur nouveau livre "La condition numérique". Les deux auteurs, qui en leur temps avait voulu tuer Gutenberg en imaginant une presse sans papier, démontrent comment nos modes de vie, nos relations aux autres, nos attentes vis-à-vis de la société, nos peurs, nos libertés, nos addictions sont en train de muter. Et cela, par le simple fait que la plupart d’entre nous ont choisi d’être relié en permanence à l’Internet au travers de nos multiples "devices" : smartphone, tablette, ordinateur, télévision mais aussi carte de crédit (paiement sans contact), titre de transport ou automobile (GPS)…

 

Selon les deux auteurs, que l’on travaille dans la presse, dans l’automobile ou les produits de grande consommation, cinq termes permettent de comprendre les mutations de comportement que génèrent le digital au niveau de nos clients :

1.    Migration. Qu’on l’accepte ou non, dès qu’ils en ont l’occasion et les moyens, les clients n’hésitent pas à troquer l'analogique par du numérique.

2.    Dématérialisation. Cette migration technologique rend beaucoup de produits physiques virtuels. Les données, par exemple, ne se consulte plus dans des catalogues mais via des moteurs de recherche en ligne.

3.    Désintermédiation. C’est un mouvement souvent ignoré mais, grâce à Internet, les intermédiaires ne sont plus toujours nécessaires. Le lien du producteur au client peut être direct, notamment via des plates-formes d’e-commerce. Toute la question étant de trouver le bon équilibre entre présence physique (certains clients veulent encore voir et toucher avant d’acheter) et achat virtuel.

4.    Personnalisation. La numérisation facilite aussi la production d’offre sur-mesure. Grâce aux logiciels et au web, customiser des produits standards est nettement plus simple.

5.    Désindustrialisation. Selon les auteurs, la production industrielle cède sa place à la copie numérique, copie qui ne coûterait rien à produire.


Via L'Atelier de l'Emploi - ManpowerGroup