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4. La musique libre en bibliothèque : tribunes et entretiens
Voici quelques idées échangées avec des bibliothécaires...
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Tribunes et entretiens autour de la musique libre : présentation

Les actions liées à la musique libre en bibliothèque sont relativement récentes, mais suffisamment nombreuses aujourd’hui, pour envisager une observation diversifiée des expérimentations. Les exemples de Gradignan et d’Oullins ont permis d’étayer nos réflexions sur les mises en œuvre d’une valorisation de la musique libre, à travers une observation directe des équipements, et d’interroger des professionnels impliqués dans la réflexion sur les potentialités de la musique libre au sein de leurs établissements et de l’institution en général.

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Retour d’expérience à Oullins (Rhône), la première médiathèque sans support CD

Retour d’expérience à Oullins (Rhône), la première médiathèque sans support CD | 4. La musique libre en bibliothèque : tribunes et entretiens | Scoop.it

 

Inaugurée en octobre 2010, la Mémo (médiathèque municipale d’Oullins) est la première médiathèque de France à avoir ouvert sans support CD. Maurice Balmet et Stéphanie Charton de l'espace Image et Son reviennent sur cette tentative audacieuse pour en interroger les écueils rencontrés.

Ce choix est issu d’une décision politique, s’appuyant sur le fait que l’abonnement à la médiathèque donnait accès aux collections de CD des établissements voisins de Brignais et de Saint-Genis-Laval ; le personnel a néanmoins fait état de réserves quant à ce système, lui préférant une association borne/CD. Outre l’attrait de l’expérimentation, des enjeux économiques ont de toute évidence été prépondérants : la borne Automazic nécessite un premier investissement d’environ 7000 € auxquels s’ajoutent des frais de maintenance modiques en comparaison d’un budget d’acquisition de CD.

A cette borne s’est ajouté dans un premier temps un accès au site Bibliomédia, dont l’insuccès criant a vite mené à un abandon pur et simple. Le téléchargement de fichiers chronodégradables, possible à la Mémo ou à distance, s’avérait fastidieux pour l’utilisateur qui devait installer le gestionnaire de téléchargement « Chronomédias » incompatible avec certains systèmes d’exploitation. L’utilisation la plateforme nécessitait un accompagnement de la part des agents, eux-mêmes formés trop sommairement par l’entreprise (seulement deux heures) pour assurer un service satisfaisant.

Pourtant, selon les bibliothécires, la promesse était belle : une possibilité de prêt multiple à moindre coût, un gain d’espace considérable, et l’éventualité de bénéficier d’un accord avec les majors EMi et Universal, en cours de discussion à ce moment-là et finalement conclu de façon partielle : l’accès au catalogue Universal ne sera possible qu’en option payante, de même que l’accès aux 6000 partitions et paroles du catalogue EMI Publishing. La municipalité, convaincue, a initié une campagne de communication dans la presse locale. Le journal municipal L’Echo d’Oullins et Le Progrès ont présenté ce service innovant, vantant ses potentialités. Mais les usagers restent sur la réserve, découragés par la procédure de téléchargement ou déçus par l’offre de contenus, malgré les efforts du personnel pour présenter et valoriser ce service. Une panne survenue en novembre achève de faire sombrer tout espoir investi dans Bibliomédia. La médiathèque abandonne ce service et ne propose désormais plus qu’une borne Automazic.

Cette innovation en matière de services numérique a finalement abouti au constat que les pratiques des usagers n’entraînaient pas forcément une correspondance avec les modalités d’usage en bibliothèque. Le téléchargement resterait alors une pratique domestique, à moins que l’insuccès de Bibliomédia ne soit principalement dû à l’offre de contenus elle-même, comparativement aux sites de téléchargement illégaux à l’offre pléthorique.

 

Entretien avec Maurice Balmet et Stéphanie Charton, le vendredi 13 juillet 2012

 

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Bibzar's curator insight, December 11, 2012 10:13 AM

une médiathèque sans CD...

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L’expérience de la médiathèque de Gradignan autour de la borne Automazik

L’expérience de la médiathèque de Gradignan autour de la borne Automazik | 4. La musique libre en bibliothèque : tribunes et entretiens | Scoop.it

          Ouverte au public en 2006, la médiathèque de Gradignan, située en banlieue bordelaise, propose depuis fin 2007 à ses usagers d’accéder à de la musique libre par le biais d’une borne Automazik. Au sein d’une mairie très engagée dans le libre, l’établissement vise par sa démarche à donner de la visibilité aux artistes vivants, ainsi qu’à communiquer vis-à-vis des publics sur la notion encore mal connue de musique libre. Cette expérience, menée dans d’autres bibliothèques françaises telles que celles d’Oullins, du Chesnay ou encore d’Anzin, est dans le cas de Gradignan considérée comme un succès.

 

       Par le biais de sa borne Automazik, la médiathèque de Gradignan propose un choix de contenus très vaste : y sont à ce jour disponibles 53500 titres de musique libre.
La principale difficulté d’utilisation de la borne réside dans les modalités de sélection des morceaux. Comment permettre à l’utilisateur de trouver des titres susceptibles de correspondre à ses envies ? Les œuvres sont inévitablement de qualité inégale, et restent éparpillées en raison du manque de prescripteurs. Afin de permettre une recherche efficace, tous les fichiers disponibles ont été catalogués, et sont accessibles par le biais d’un moteur de recherche multicritères. Inspiré du PCDM4 (Principes de Classement des Documents Musicaux), celui-ci permet d’effectuer une recherche par genre, par groupe, ou encore par label. S’ajoutent aux algorithmes du moteur de recherche des éléments qualitatifs, sous la forme de smileys permettant aux auditeurs de faire partager un jugement porté sur la qualité d’un titre. Enfin, pour permettre aux artistes de gagner en notoriété, lorsqu’un morceau de musique est téléchargé, un fichier HTML d’informations sur l’œuvre vient s’y joindre.
        Les titres disponibles sont téléchargeables sur n’importe quel support amovible connectable par un câble USB. A Gradignan, une offre de prêt de lecteurs MP3, qui connaît un grand succès, rend la musique libre véritablement accessible à tous.

 

         L’expérience a rapidement permis de constater que la notion de musique libre reste encore largement floue, en raison de la complexité des cadres juridiques du domaine musical. Elle charrie de surcroît son lot d’idées préconçues, et l’on entend fréquemment dire que la musique libre serait gratuite, amatrice ou encore de mauvaise qualité. Un important travail de médiation s’est donc imposé.
        En termes d’organisation spatiale, la borne a été placée à proximité d’une banque de renseignement, et soigneusement intégrée dans l’espace dédié aux collections musique. La matérialité de l’objet, visible, tactile et de surcroît facile d’utilisation, a pour effet d’attirer le public. Un ensemble de documents relatifs à la musique libre accompagne la borne, permettant aux usages de mieux appréhender l’offre. Ce n’est cependant pas l’outil « borne » que les bibliothécaires ont souhaité mettre en avant, mais bien les contenus musicaux qu’il recèle. Alors que le choix de morceaux est très vaste, il reste largement inexploité, et le premier réflexe des utilisateurs reste la recherche de titres qu’ils connaissent déjà. Le personnel de la bibliothèque s’est donc donné pour priorité d’assurer une médiation entre contenus et usagers, en valorisant l’offre.
        Dans le but de donner vie aux collections de musique libre, de nombreuses actions sont menées autour de la borne: formations au téléchargement, cours sur les droits d’auteur, concerts, conférences ou encore playlists. Les sélections de morceaux proposées par les bibliothécaires par le biais de playlists connaissent un grand succès, et donnent lieu à la création de CD gravés, catalogués, et par la suite prêtés ou parfois même donnés aux lecteurs. Dans le cadre d’animations thématiques, certains contenus disponibles dans la borne peuvent être mis en avant de manière temporaire par les bibliothécaires. A cela s’ajoute une sélection de titres, fréquemment renouvelée, proposée en lien avec les concerts ou événements ayant lieu dans la région.

        Depuis novembre 2007, la borne Automazik de la médiathèque de Gradignan a occasionné 29000 écoutes et 11000 téléchargements de musique libre. Mais Sylvette Peignon rappelle que la borne, qui est certes un outil très enrichissant, ne peut être conçue que comme un complément du support physique. A Gradignan, une véritable dynamique s’est construite entre le fonds physique et la borne : l’établissement possédant un fonds de 9000CD, il arrive fréquemment que les personnels fassent l’acquisition de supports physiques des morceaux disponibles sur la borne, si ils existent. L’offre numérique est encore insuffisante et très loin de remplacer l’offre physique, mais elle permet de donner de la vitalité aux colletions de CD et de les faire sortir davantage. 

 

      Depuis la mise en place de la borne Automazik en 2007, les fonctionnalités offertes n’ont eu de cesse d’évoluer. Vient désormais s’ajouter à la musique libre une offre de littérature libre sur e-books par le biais de la plateforme InLibroVeritas. Enfin, une offre de musique appartenant au domaine public vient d’être lancée.

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Lien : http://www.lamediathequedegradignan.fr/opacwebaloes/index.aspx

 

Source : intervention de Sylvette Peignon, de la médiathèque de Gradignan, le 11 juillet 2012 à l’Enssib.

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L'expérience Automazic à Oullins

L'expérience Automazic à Oullins | 4. La musique libre en bibliothèque : tribunes et entretiens | Scoop.it

 

La borne Automazic a été installée à la médiathèque d' Oullins dans le but de compléter l'offre musicale du réseau, tant au niveau des contenus que du support. Elle offre des potentialités techniques bien plus satisfaisantes que le site Bibliomédia dont l'établissement avait fait l'expérience malheureuse. Ergonomique, discrète et facile d’utilisation, elle présente une interface thématique permettant d’accéder aux titres par genre, label, ou encore pays d’origine. L’utilisateur a la possibilité d’écouter, de sélectionner puis de télécharger gratuitement sur clé usb les morceaux choisis ou de les envoyer par mail. L’aspect interactif est également pris en compte, outre la possibilité de laisser des commentaires les musiciens peuvent envoyer leurs compositions sur la borne.

La borne semble avoir été pensée selon une conception démocratique de la création et de sa diffusion. Mais les contenus disponibles amènent un certain nombre de freins au succès de la borne. En proposant des œuvres reflétant l’état de l’offre de la musique libre, Automazic présente des lacunes dans certains genres musicaux, notamment en matière de Jazz ou de musique classique aux dires des bibliothécaires. En outre, selon Maurice Balmet, l’amalgame entre musique libre et amateurisme reste prégnant pour la plupart des usagers de la médiathèque. Or l’hétérogénéité qualitative des contenus invite parfois à corroborer cet argument. Seul un public curieux, principalement âgé de trente à quarante ans, utilise la borne, mais de manière ponctuelle, très rarement pour télécharger des playlists. Les bibliothécaires œuvrent pourtant à plusieurs tentatives de valorisation, notamment en diffusant dans l’espace Image et Son des sélections de morceaux de musique libre issus de la borne, ou en participant depuis mars au site Ziklibrenbib. Stéphanie Charton est membre active du site en proposant régulièrement des présentations et critiques d’albums publiés sous licence libre.

En novembre dernier, l’équipe de la médiathèque a fait état à la municipalité de l’échec de la borne Automazic. Maurice Balmet insiste sur la nécessaire acquisition d’un fonds de CD, qui s’inscrirait en complémentarité avec la borne, répondant davantage aux souhaits des usagers. La baisse globale de prêts de CD enregistrée ces dernières années engendre néanmoins une frilosité de la part des élus.

L’équipe ne renonce pas pour autant à la diffusion et à la valorisation de la musique libre et projette de proposer au prêt des playlists de morceaux gravés, ce qui permettrait en outre de pallier les pertes de contenus engendrées par une éventuelle fermeture du portail Dogmazic.

 

Entretien avec Maurice Balmet et Stéphanie Charton, le vendredi 13 juillet 2012

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