3. Musique libre, bibliothèques et médiation culturelle...
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Comment s'insèrent les problématiques liées à la musique libre dans les projets des établissements ?
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Musique libre, bibliothèques et médiation culturelle : présentation

Le peu de moyens investis dans la promotion des artistes, en l’absence de label, rend l’implication des bibliothécaires particulièrement précieuse. La médiation culturelle liée à la musique libre est en effet nécessaire dans la mesure où elle recouvre principalement un pan méconnu de la création.

 

Elle participe ainsi à enrichir les modalités et objets d’interaction entre le professionnel et l’usager, mais aussi entre les établissements et les artistes, associations, et autres acteurs locaux (ou non) de la création musicale. Si les outils informatiques et numériques sont largement utilisés dans la création et la diffusion de la musique libre, cela n’implique pas l’exclusivité d’une relation dématérialisée entre le contenu et son utilisateur. La musique libre est aussi l’occasion de rencontres.

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"Le bibliothécaire et la musique libre" : améliorer la lisibilité de l'offre.

"Le bibliothécaire et la musique libre" : améliorer la lisibilité de l'offre. | 3. Musique libre, bibliothèques et médiation culturelle... | Scoop.it

On peut décliner la plus-value que peut apporter le bibliothécaire en deux aspects : il peut d’un côté faciliter la lisibilité de l’offre sur les bornes d’écoute ; et de l’autre s’engager dans la médiation culturelle, par la promotion de la musique locale, en s’engageant dans des partenariats avec des associations, ou en faisant connaître la musique libre, en montant des actions conjointes avec d’autres bibliothèques. Les quelques exemples que nous donnons ici ne sauraient constituer une liste exhaustive, mais permettent de lister quelques possibilités d’action et donnent une première idée de ce que la musique libre peut apporter à une bibliothèque.

Concernant les possibilités d’amélioration de la lisibilité de l’offre, rappelons que les bornes d’écoute de musique libre, comme Automazic, par exemple, contiennent une quantité impressionnante de chansons et presque autant de groupes venus des quatre coins du globe… Tout groupe débutant pouvant déposer sa musique sur la plateforme Dogmazic, on trouve donc de tout sur les bornes, du très bon comme du très mauvais! L’usager peut certes essayer de s’y retrouver par lui-même : les bornes proposent des métadonnées concernant les groupes, leur région d’origine ou leurs influences. Cela étant, il lui sera très difficile de se lancer dans le catalogue sans être guidé un minimum… Les artistes étant souvent inconnus, car n’étant pas (encore ?) signés par des majors – et ayant pour cela décidé de diffuser leur avec des contrats de licence libre (dits « Creative Commons ») –, il est préférable qu’ils soient mis en avant de façon réfléchie par les bibliothécaires, sous peine d’être complètement perdus dans la masse. La base Dogmazic étant la même pour tout le monde, on trouvera la même offre d’une borne Automazic à l’autre. La création de playslists, ou de sélections de groupes, par les bibliothécaires, peut ainsi permettre d’affirmer la spécificité de telle ou telle bibliothèque.

L’usager pourra par exemple se repérer plus efficacement s’il est guidé par des playlists constitués par les bibliothécaires : à la médiathèque d’Oullins, on trouve ainsi des playlists « groupes locaux », « rock », « blues » ; etc. Un tel choix permet d’entrer dans le catalogue Dogmazic sans s’y perdre, avant d’éventuellement faire soi-même de nouvelles découvertes.

Le procédé de la playlist (ou du « top 10 ») peut d’ailleurs être utilisé à une échelle plus large : c’est par exemple ce que fait le blog Ziklibrenbib en proposant des chroniques de groupes sous licence libre sélectionnés au préalable. Cet exemple est d’autant plus intéressant qu’il met en œuvre, outre la sélection d’artistes, la création de contenus par les bibliothécaires ainsi que la collaboration entre établissements (il est en effet possible d’imaginer qu’un projet de ce type puisse être alimenté par l’ensemble des bibliothèques proposant de la musique libre).

 

Sources :

 

http://www.dogmazic.net/index.php?op=edito

http://www.bibliopedia.fr/index.php/Biblioth%C3%A8ques_musicales_hybrides

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The Dark Side of The Moon : la gratuité comme norme ?

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Le choix de la musique sous licence libre répond sans aucun doute à une idée de départ positive, liée par bien des aspects à certains côtés utopiques des déclarations de principes des projets de logiciels libres en informatique : permettre le partage des ressources, le téléchargement légal sur la base du volontariat, la mise en commun, etc. Il s’agit là d’une vision « idéale » du web et du numérique, où les nouvelles possibilités technologiques permettraient la réalisation d’idéaux aux antipodes des standards du capitalisme.

Mais comme souvent dans ces cas de figure, l’utopie a toujours sa part d’ombre. Dans le cas de la musique libre, on est en effet rapidement confronté à une possible contradiction, puisque le système actuel de téléchargement confirme l'idée selon laquelle toute musique serait, à l'heure d'internet, nécessairement gratuite.C'est bien sûr problématique, car toute la musique téléchargeable sur Internet n'a pas le même statut, et la situation conduit à une confusion fort dommageable entre téléchargement légal, musique libre, voire piratage. De ce point de vue là, il y a fort à faire pour clarifier les données juridiques du problème.

On peut par conséquent approuver le principe, qui permet à des artistes en devenir de diffuser leur musique, mais le système ne semble pas en mesure de répondre aux enjeux actuels de la crise de l'industrie musicale.

 

Sources :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_libre

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Rappel : les publics des bibliothèques musicales

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La musique connaît un très grand succès auprès du public, que ce soit dans la pratique amateur, dans la fréquentation des concerts et des festivals, ou encore dans les médias (diffusion à la radio comme à la télévision). Internet a contribué à modifier en profondeur les rapports du public à la musique, ce qui incite fortement les bibliothèques musicales à s’adapter.

Leurs publics « naturels » - chercheurs, enseignants, « praticiens » - ont accès à un fonds considérable d’informations sur la musique (département de la Musique de la BnF, Centre de musique baroque de Versailles, Cité de la musique, pour n’en citer que quelques-uns). Cependant, le public des bibliothèques musicales s’est élargi et diversifié, au point qu’il devient nécessaire de mettre en œuvre une véritable politique documentaire touchant les contenus, mais aussi les supports, Internet tendant à se substituer au traditionnel CD.

L’un des grands enjeux des bibliothèques musicales est la « réconciliation » des publics « savants » et du « grand public » : en effet, la frontière entre les deux est devenue poreuse. Dans cette optique est née l’idée de « médiathèque musicale publique », telle qu’elle a été conçue à la discothèque des Halles à partir de 1986.

 

 

Sources :

 

ALIX Yves, PIERRET Gilles (dir.). Musique en bibliothèque. Paris : Editions du Cercle de la Librairie, 2002.

 

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"Le bibliothécaire et la musique libre" : médiation culturelle et engagement associatif.

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Il faut préciser que le fait de diffuser sa musique sous un contrat « Creative Commons » n’est pas seulement un moyen pour les artistes d’essayer de toucher un plus large public : c’est aussi souvent un acte militant, traduisant une volonté de trouver une voie alternative à l’industrie musicale traditionnelle. Il n’est pas rare que la mouvance de la musique libre soit rattachée à l’emploi de logiciels et systèmes d’exploitation libres dans le domaine de l’informatique.

On trouve notamment dans l’univers de la musique libre de nombreux petits labels indépendants et de nombreux groupes locaux naissants. A cet égard, si la bibliothèque entend aider à la promotion de talents locaux, ou simplement faire connaître plus largement le concept de musique libre, elle aura tout à gagner à entrer elle-même dans une approche « militante », en se rapprochant de structures tels que les labels, les MJC ou les SMAC, quitte à proposer elle-même un lieu d’expression pour certains artistes. Il ne s’agit pas de dire que le bibliothécaire doit s’engager lui-même dans une structure associative quelconque, mais simplement d’affirmer que les bibliothèques ont tout à gagner à être considérées comme des interlocuteurs légitimes et de bonne volonté par les labels indépendants, groupes locaux ou associations. Souvent très dynamiques, ces acteurs peuvent contribuer à changer l’image véhiculée par la bibliothèque, et également amener de nouveaux usagers. Imaginons par exemple qu’une bibliothèque propose une belle sélection d’artistes locaux sous licence libre : il sera alors facile pour une association culturelle de renvoyer ses interlocuteurs vers les bibliothécaires, qui contribueront à leur tour à l’instauration du dialogue et de la promotion de talents locaux. Le collectif des Hauts-de-Seine « Réseau 92 », qui organise notamment des concerts et un festival via le programme « TRACE », dont certains dans des bibliothèques, propose sur son site internet des liens vers ceux de ses partenaires. Des médiathèques pour l’instant, mais il n’est pas interdit de penser que cela pourrait marcher en BU, où l’action culturelle peut passer par les partenariats avec les salles de concert ou les associations étudiantes.

S’engager dans le soutien de labels indépendants est plutôt positif dans le contexte actuel de crise de l’industrie musicale. La fédération « cd1d.com » est à ce titre un acteur intéressant à citer. En s’engageant ainsi dans la création musicale et dans la promotion d’artistes, la bibliothèque se situe là au cœur d’un processus similaire à la promotion qu’elle réalise déjà dans la chaîne du livre par exemple…

Toujours à propos de cet aspect « militant » de la musique libre, on peut ajouter que, du point de vue des bibliothèques, il est peut-être plus « sûr » de s’engager dans un partenariat avec une association telle que Dogmazic, fonctionnant sur le principe du volontariat, plutôt qu’avec une entreprise à vocation purement commerciale, dont les offres peuvent s’avérer peu viables à terme (l’exemple du fiasco de l’offre Bibliomedia et des fichiers chronodégradables, très vite rendus caduques par le streaming, est là pour le prouver). Une solution « libre » peut s’avérer plus pérenne, permettant notamment à la bibliothèque de disposer plus facilement des fichiers, pour en faire par exemple des compilations ou des sélections à conserver.

 

Sources :

 

http://www.reseau92.com/trace/dispositif-10/le-dispositif-trace-2010-44

http://cd1d.com/fr/about

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