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La Mémoire en Partage
Lorsque tu ne sais plus où aller, regarde d'où tu viens
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Il fût un jour... La Côte d'Ivoire - 1ère Partie - Le temps de la rencontre

 

De quand date l'arrivée des premiers européens en Afrique tropicale ?

 

Voici ce que nous rapporte Roger Villamur dans son livre(1) :

"De la guerre de Cent ans(1337-1451), à la veille du combat naval de l'Ecluse(1340)(2), les navigateurs de l'Antiquité ont ignoré, sinon toutes les régions de l'Afrique tropicale, du moins les parages baignés par le Golfe de Guinée. C'est au moyen âge que, pour la première fois, des représentants de la race blanche ont fait leur apparition sur ces côtes lointaines."

 

Roger Villamur cite Villault de Bellefonds, auteur d'un ouvrage publié au temps de Colbert, sous le titre "Remarques sur les côtes d'Afrique" pour avancer que ces Européens étaient des Normands.

Le livre que Villaut de Bellefonds a écrit pour justifier la présence des Français bien avant celle des autres nations, est d'autant plus rare et curieux qu'il s'appuie en partie, nous dit Roger Villamur, "sur des chroniques de XIVe et XVe siècles, consumées lors du bombardement et de l'incendie de Dieppe par les Anglais, en 1694".

 

Ainsi, nous apprenons que "vers les premières prises d'armes de la guerre de Cent ans, à la veille du combat naval de l'Ecluse, trois frêles vaisseaux quittaient le port de Dieppe, prenaient hardiment la direction des mers du Sud et découvraient la Guinée.

Vingt-cinq ans plus tard, en 1364, deux autres caravelles, de même origine, faisaient le même voyage et fondaient le Petit Dieppe, à l'embouchure de la rivière qui, aujourd'hui, dans la République de Libéria, porte le nom de Rio Cestos.

Au cours des années suivantes, les côtes des Graines, des Dents et de l'Or furent reconnues : à cette période se rattache le souvenir des audacieuses traversées de la Notre-Dame-de-Bon-Voyage, de la Vierge, de l'Espérance et du Saint-Nicolas, et de la fondation de plusieurs établissements dont ceux du Grand Sestre, que nos aïeux appelaient Paris "à cause de la douceur du lieu et de ses habitants", et de La Mine, devenu El Mina, port florissant de la colonie britannique actuelle de la Gold Coast.
Malheureusement, ces premiers comptoirs, où nos Dieppois faisaient un actif commerce d'échange des marchandises françaises contre le morphil (ou ivoire), et la malaguette (ou poivre), des naturels, furent éphémères.

Au cours des désastres qui marquèrent le règne du povre fol de roy Charles VI, ces comptoirs furent évacués et l'oubli se fit même sur les navigations - pourtant glorieuses - des caravelles de Normandie."

 

C'est donc ainsi que vers le milieu du XVe siècle, les marins portugais crurent de bonne foi faire la découverte des côtes de Guinée. En réalité, nous dit Roger Villamur, ils réoccupèrent les loges dieppoises, puis créèrent de nouveaux comptoirs qui durèrent plus longtemps que ceux des Français.

 

Ainsi, dès le début du XIVème siècle, les Européens, quels qu'ils soient, foulèrent le sol africain.

 

Un autre document d'Elisabeth Beugré(3), publié sous le titre "En 1357, Abidjan était déjà une commune, le saviez-vous ?" semble confirmer cette hypothèse.

Voici ce que nous lisons :

"En Côte d'Ivoire, Abidjan avait une histoire municipale déjà ancienne, qui remonte, excusez du peu, à l'année… 1357. Dans sa livraison N°43 du 15 mars 1936 (page 2), le bimensuel « L’Avenir de la Côte d’Ivoire » publiait un texte intitulé « une vieille chronique abidjanaise » de cette lointaine année, « échappée aux termites » selon la note introductive, et signée du premier échevin de la ville, un certain Sire de Montespan, baron du Minervois. Voici ce qu'on pouvait y lire :

« Édict XXV de la bonne Ville d'Abidjan.

« De part le Roy
Nous, premier échevin, baron du Minervois, de Cocody et autres lieux,
Requérons bourgeois et manants d'avoir à récurer leurs cours, échopes et tavernes, devant que n'adviennent les pluies ;
D’arracher brin par brin l'herbe de leur sol ;
Voire, de s'epouiller eux-mêmes, e« le secouer de leurs cottes la gent verminière ;
Item, de ne point houspiller la gent du Guet, lorsque viennent faire leur office, et quérir les poux où ils sont ; de surcroît éviter que les varlets ce cuisine, gens d'office et d’écurie, ribauds et ribaudes, s'esbattent, beuvent et se conchient dans les cours principales ;
Item, vuider futailles, pour que n'y séjourne point une eau infecte empestant tout un chacun, et puant comme cinq cents diables ;
Item ne point jeter chopes et chopines, plutôt que les rapporter taverne du Petit Coq qui les paiera trois liards rognés ;
Ce pendant,
Tenant compte de paresse, incurie et somnolence, généralement propres aux rivages Afriquains :
Suggère que les dicts Bourgeaois et manants s’enquèrent de ces volatiles vulgo dicitur "Charognards" lesquels goûtent moult le bran et maintes ordures de menaisge, s'entendant à merveille à vuider les poubesles.
Lesquels volatiles seront vendus à l’hôtel de Ville au profit des seuls échevins, à raison de une livre la pièce pour le masles et 40 sols pour les femelles,
J'ai dict ". »

 

Elisabeth Beugré s'interroge : "Qu'était-il advenu de « Cocody et autres lieux» après le 14ème siècle, pour que l'histoire contemporaine ne fasse remonter le statut de commune d'Abidjan qu'à 1915 ? En 1939, la ville est érigée en commune mixte du 2ème degré et, en vertu de la loi n 55-1489 du 18 novembre 1955 relative à la réorganisation municipale en AOF, AEF, au Togo, au Cameroun et à Madagascar, elle figure, en même temps que Bouaké et Grand-Bassam, au nombre des agglomérations nouvellement désignées pour accéder au statut de commune de plein exercice." 

 

Le language utilisé ainsi que les situations décrites sont autant de précieux indices sur la vie et les relations entre les différents peuples en présence.

 

Dès le début de la colonisation, le ton est donné... la réduction en esclavage d'êtres humains considérés comme inférieurs, voire comme des sous-hommes, semble être la suite logique.

 

Roger Villamur encore :

"Après les voyages des conquistadores, et l'extermination presque complète des peuples autochtones de l'Amérique, le manque de bras pour l'exploitation des richesses du Nouveau-Monde et la constatation de l'impossibilité en laquelle se trouve la race blanche de se livrer à des travaux corporels pénibles, sous le ciel des tropiques, sans se condamner à une extinction rapide, eurent pour résultat le développement de la traite des Noirs. C'est en Guinée que les nations européennes allèrent surtout chercher les auxiliaires qui leur faisaient défaut dans leurs colonies américaines. Un commerce lucratif s'organisa : celui des négriers. De grands marchés d'esclaves se créèrent. Des rapports fréquents se nouèrent entre les représentants des nations "civilisées" et les tyranneaux africains pour le trafic de la chair humaine. Et, chose triste à dire, ce sont surtout ces rapports qui facilitèrent le troc des marchandises européennes contre le poivre, l'ivoire, la gomme et autres produits indigènes.

 

La plupart des grands Etats maritimes de l'Europe eurent des établissements à la côte occidentale d'Afrique.

Quand aux Français, si, en 1626, ils fondent St Louis du Sénégal, si à la fin du XVIIe siècle, grâce à un explorateur de tout premier ordre, André Bruë, ils jettent les bases de leur futur empire colonial africain, si enfin leurs voyageurs parmi lesquels le chevalier Damou, puis des Marchais, et leurs missionnaires, parmi lesquels le père Loyer, occupent un instant, au XVIII" siècle, divers points de notre CI actuelle, dont Assinie, leurs premières tentatives, vraiment fructueuses pour se créer des débouchés dans la région ne remontent guère qu'à la seconde moitié du règne de Louis-Philippe."

 

Nous sommes en 1842. Le 27 avril 1848, l'esclavage est aboli dans toutes les colonies françaises. 

 

 

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(1) "Notre Colonie de la Côte d'Ivoire" 1903 - Roger VILLAMUR (administrateur à Grand-Bassam et juge-président du tribunal de Bingerville) et Léon RICHAUD (administrateur des colonies, sous-chef du cabinet du ministre des Colonies)

Préface de M. BINGER (directeur au ministère des Colonies).

(2) Bataille navale qui eut lieu au début de la guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre et qui se solda par la défaite des troupes françaises.

(3) Elisabeth BEUGRE (Professeur. Administratrice du réseau social ARTGT sur Facebook)

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Grioo.com : L'adieu au professeur Ivan Van Sertima

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Enseignant au département d'études africaines de Rutgers University, il était notamment l'auteur de "Ils y étaient avant Christophe Colomb"...
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Côte d'Ivoire : le président Houphouet Boigny aux champs

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Caïman entrant dans l'eau - Pdt HOUPHOUET BOIGNY lui donnant à manger / vues aériennes de la capitale et de ses buildings : ABIDJAN / CP buildings / PA pdt BOIGNY / pdt BOIGNY se promenant au...

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Pourquoi étant si engagé dans la lutte contre l'impérialisme occidental, je ne soutien pas Laurent GBAGBO ? - Achim Jean KELLY

Pourquoi étant si engagé dans la lutte contre l'impérialisme occidental, je ne soutien pas Laurent GBAGBO ? - Achim Jean KELLY | La Mémoire en Partage | Scoop.it

Je reçois régulièrement des messages de certains amis qui s’étonnent du fait que je ne soutiens pas Laurent GBAGBO, alors que j’ai des opinions de nationaliste et de panafricanisme.

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Tombouctou, mille ans d’Histoire, au cœur de la rébellion malienne - Rue89

Tombouctou, mille ans d’Histoire, au cœur de la rébellion malienne - Rue89 | La Mémoire en Partage | Scoop.it

[Le Mali ne fait pas partie de la région concernée par ce topic, mais les liens entre cette région et le Mali font constater une interaction dans les événements allant dans les deux sens avec des causes et conséquences également réciproques.
MaB]

 

Tombouctou est tombé. Entre les mains des rebelles touaregs du MNLA ou des islamistes du mouvement Ansar Dine, la confusion règne encore dans la ville sainte du désert du nord du Mali, dont le prestige remonte très loin dans l’Histoire.

Depuis des siècles, Tombouctou fait rêver. Au XVe et XVIe siècles, la ville fondée quelques centaines d’années plus tôt, comptait jusqu’à 25 000 étudiants venus de tout le monde musulman, attirés par la renommée de la cité aux plus de 300 saints, de son université de Sankoré, de ses nombreuses écoles et bibliothèques, et ses cent mille manuscrits de textes sacrés.

Ses trois grandes mosquées de Djingareyber, Sankoré et Sidi Yahia témoignent encore aujourd’hui de son prestige passé, ainsi que le statut de patrimoine mondial décerné par l’Unesco.

 

1828, la déception de René Caillié

Au début du XIXe siècle, ce sont les explorateurs européens qui tentent de percer le mystère de Tombouctou, ville interdite aux étrangers. Le Français René Caillié est le premier, en 1828, non pas à entrer à Tombouctou mais à en revenir vivant, déguisé en commerçant arabe ! Et ainsi empocher la prime sonnante et trébuchante de la Société des explorateurs. (...)


Via malik berkati, Mercier Jeanne
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Vintage Africa

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Vintage Africa This Alley Life!...
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« Bataille d’Abidjan » : C’était il y a un an…

« Bataille d’Abidjan » : C’était il y a un an… | La Mémoire en Partage | Scoop.it
Un an. On serait tenté de dire « déjà ! ». Mais des événements tristes qui se sont déroulés en Côte d’Ivoire à la fin de l’année 2010 puis au premier quart de l’année 2011, on se souvient avec amertume, voir douleur…mais aussi ...
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L'homme maitrise le feu il y a 1 million d'années ?

L'homme maitrise le feu il y a 1 million d'années ? | La Mémoire en Partage | Scoop.it
La maîtrise du feu il y a 1 millions d'années en Afrique du Sud ? Ce sont les conclusions d'une étude sur des ossements et de l'argile brulés trouvés sur le site de Wonderwerk. Un des premiers foyers de l'humanité ?

Via Jean-Philippe BOCQUENET
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Histoire d'un cinéma qui nous regarde

Histoire d'un cinéma qui nous regarde | La Mémoire en Partage | Scoop.it
Comment rendre visible ce qui se refuse au regard ? Telle est la question qui guide la réflexion de Sylvie Rollet dans cet ouvrage.

 

Cette question est précisément celle à laquelle Sylvie Rollet se confronte dans un ouvrage intitulé Une éthique du regard, dont l’originalité se situe, avant tout, dans l’élargissement du champ historique auquel il procède. Si le lien entre cinéma et éthique a largement été pensé dans son rapport à la Shoah (à l’image, peut-être, des diverses polémiques qui parsèment l’actualité d’une année sur l’autre, et dont "l’affaire Karski" serait le dernier volet), Sylvie Rollet s’appuie ici sur une constellation d’œuvres cinématographiques portant sur la destruction des Juifs d’Europe, l’extermination des Arméniens et les massacres perpétrés par les Khmers rouges – trois événements traumatiques qui ont ponctué le XXe siècle et qui constituent, chacun de manière singulière, une "Catastrophe"....

 

Délimitée par trois catastrophes distinctes, Une éthique du regard se compose de huit chapitres centrés sur les œuvres de cinq cinéastes : Alain Resnais (Nuit et Brouillard) ; Harun Farocki (Images du monde et inscription de la guerre ; En sursis) ; Atom Egoyan (Calendar ; Ararat) ; Claude Lanzmann (Shoah) ; Rithy Panh (S21). À ces analyses filmiques s’ajoutent deux courts textes publiés en annexe portant, d’une part, sur le génocide arménien, d’autre part sur le génocide cambodgien – deux événements ancrés dans un paysage historiographique, voire commémoratif, lacunaire. Couplant, donc, "Catastrophe" et "poétique filmique", fait historique et réponse cinématographique, Sylvie Rollet met en lumière la forme inventée par chaque cinéaste pour donner à voir une destruction hantée par l’invisibilité....


Via Florence Trocmé
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Qui sont les Maîtres du Sahara?


Vieux Conflits, Nouvelles Menaces: Le Mali et le Sahara Central entre les Touaregs, Al Qaeda et le Crime Organisé

http://www.fes-mali.org/pdf/alqaida.pdf

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Ramac le premier disque dur de 5 Mega octets: un peu d’histoire.

Ramac le premier disque dur de 5 Mega octets: un peu d’histoire. | La Mémoire en Partage | Scoop.it

C’était il y a 56 ans! On apellait ça le RAMAC, premier disque dur inventé par IBM. Un disque dur de 5 Mega octets! Il utilisait 50 plateaux de 60 centimètres de diamètre qui tournaient à 200 tours par minute.


Via Freewares&Tutos
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Il fût un jour... La Côte d'Ivoire - 2ème partie : La conquête (suite)

Roger Villamur, dans son livre "Notre colonie de la Côte d'Ivoire" (1903) nous raconte l'épopée française...

 

"M. Clozel a publié, en 1899, dans le Bulletin de la Société de géographie(2), une étude très solidement documentée - et je dirai même définitive - sur l'histoire de notre occupation à la Côte d'Ivoire.
Je cite le passage de sa substantielle et intéressante notice, relatif à la reconquête du pays à cette époque :
"Les traités de 1815 créèrent des loisirs aux marines de guerre européennes. D'autre part, la répression de la traite des nègres les amena à faire de nombreuses croisières le long des côtes d'Afrique ; elle fut aussi l'une des raisons de l'occupation permanente de certains points de la côte occidentale.
Mais l'un de ses premiers résultats fut de nous faire mieux connaitre l'hydrographie et les divers aspects de la côte. C'est de cette période que datent le grand atlas anglais d'Owen (1822-1826 et les travaux des hydrographes français Le Prédour, Darondeau, etc... continués par de Kerhallet et Legros, sans parler de nombreux officiers de notre division navale de l'Atlantique sud. C'est alors aussi que commencent de nombreuses croisières que l'amiral Bouët-Willaumez fit le long de cette côte pendant 20 ans (1830-1850), ainsi que les prises de possession et les établissements qui en résultèrent.

 

C'est en 1842 que, sur la demande de plusieurs maisons françaises qui avaient créé quelques comptoirs sur la Côte de l'Or et y faisaient un trafic assez important, le ministre de la marine chargea le commandant Bouët-Willaumez d'entrer en relation avec les chefs de la contrée."

Celui-ci obtint alors d’Amatifou, souverain d’un royaume situé à l’ouest du pays achanti, la cession du territoire d’Assinie, et du roi Piter (ou Peter), dont l’autorité s’étendait sur les villages de la lagune Ebrié, la cession des territoires de Grand-Bassam, ainsi que le droit d’établir un poste à Dabou, dans la partie moyenne de la lagune.
Ces deux chefs s’engageaient, en outre, à assurer, dans toute l’étendue de la contrée qui leur était soumise, la sécurité des voies de communication et recevaient, en échange, une redevance annuelle du gouvernement français. »

 

De l’année 1843, date de notre installation définitive dans le pays. Le lieutenant des spahis Hecquard (1853) cité par M. Clozel, nous en fait le récit que voici :
« Le 4 juin 1843, la gabare l’Indienne, commandée par M. Rataillot, et le cutter l’Eperlan, sous les ordres de M. Darricau, lieutenant de vaisseau, partaient de Gorée pour Assinie, avec trois navires de commerce chargés du matériel et de la garnison du fort que devait commander M. de Mont-Louis, enseigne de vaisseau. Le 2 juillet, cette petite escadre arrivait devant Assinie. MM Rataillot et Darricau descendaient à terre, et le 4, un traité était passé avec le roi Amatifou, qui nous concédait un territoire et se mettait sous notre protection contre les gens d’Apollonie, avec qui il était continuellement en guerre et dont il redoutait les fréquentes incursions.

Le 5 juillet, M. Darricau prenait le commandement de la plage, où le débarquement commençait. Cette opération était excessivement périlleuse et difficile, et il ne fallait rien moins que la persévérance et le courage de nos officiers et de nos matelots pour en venir à bout. Des radeaux furent établis avec les planches destinées à la construction des baracons ; l’on y plaça les vivres, puis on les conduisit sur les bords des brisants, d’où ils furent remorqués vers la terre, au moyen de cordes disposées en va et vient, par des hommes placés près du rivage et ayant de l’eau jusqu’au milieu du corps. Quelques unes de ces radeaux chavirèrent ; mais dans tous les cas, les objets qu’ils portaient étaient mouillés, et il fallait les déballer aussitôt et les faire sécher sur le sol. Ceux qui connaissent les difficultés que présente un débarquement, même en pirogue, sur la côte d’Afrique, se feront facilement une idée des obstacles que nos marins eurent à vaincre dans cette circonstance.

Cependant, quoique privés de toutes les ressources qu’on trouve près des lieux fréquentés par nos bâtiments, le 29 juillet, l’artillerie, les munitions, les vivres, tout était à terre, le blockhaus était élevé, et notre pavillon, flottant pour la première fois sur ce rivage, était salué de vingt et un coups de canon.
Le poste d’Assinie, établi à neuf milles de l’embouchure de la rivière, et sur la rive droite, est une bonne position militaire ; car il commande de là les passes qui conduisent soit au lac d’Aby, soit à celui d’Apollonie, et est éloigné à peine d’un mille du village d’Assinie, qu’il tient ainsi facilement en respect.
Le commandant habite une maison modèle envoyée de France et qui se compose d’un seul étage entouré d’une galerie couverte. Elle occupe le milieu d’un carré ceint de fortes palissades et flanqué à chaque angle d’un bastion en pierres. Autour de la maison s’élèvent quelques baraques en planches qui servent d’hôpital, de magasins et de caserne. La garnison compte un commandant, un chirurgien, un commis de marine chargé de la comptabilité, une vingtaine de soldats noirs, deux canonniers blancs et quelques laptots.
A trois milles du comptoir sont les passes conduisant au lac Aby qui a plus de 55 milles de long sur 8 ou 10 de large. Les principaux villages sont Aby, bâti sur la rive gauche, et dont le chef nommé Biroué, a toujours été très bienveillant pour nous ; un peu plus loin, Azouan, village de cultivateurs et de pêcheurs qui fournit au poste des provisions.
Aby, le premier de ces villages fut brûlé en 1848 à la suite d’une fâcheuse méprise. M. Thévenard, officier d’infanterie de marine, revenant de Kinjâbo où il avait été voir le roi Amatifou, fut assailli, au moment où il s’y attendait le moins, par plusieurs pirogues armées en guerre. Quoique inférieurs en nombre, et bien qu’ils eussent à peine le temps de mettre les armes à la main, M. Thévenar et ses hommes se défendirent énergiquement. Mais bientôt ce brave officier qui avait été blessé à la première décharge, succomba, ainsi que ceux qui l’accompagnaient, à l’exception d’un soldat noir qui s’échappa. Ce massacre avait lieu à l’entrée du grand lac d’Apollonie ; mais, pour détourner les soupçons, les Apolloniens qui montaient ces pirogues allèrent échouer notre canot sur la rive gauche du lac Aby ; puis ils dépouillèrent les cadavres, en coupèrent les têtes et les parties génitales et les emportèrent avec les armes prises dans l’embarcation, n’épargnant que le soldat noir qu’ils emmenèrent avec eux.
Or la position dans laquelle on trouva la chaloupe et divers indices trompeurs faisant supposer que c’étaient les habitants d’Aby qui avaient commis le crime, ce village fut réduit en cendres, malgré les protestations du roi Amatifou, tandis que les habitants, à qui le roi, pour donner une marque de son dévouement aux Français, avait défendu de résister sous peine de mort, se sauvaient dans les bois, d’où ils assistaient à la destruction de leurs cases. Mais quelques mois plus tard, les Anglais ayant fait une expédition contre Kakou-Aka, roi d’Apollonie, et s’étant emparé du village, le soldat noir fut retrouvé, raconta toutes les circonstances de cette catastrophe et désigna les Apolloniens comme les seuls auteurs de ce guet-apens. Aussi, lorsque le commandant Bouët-Willaumez vint me conduire au Grand-Bassam, il fit appeler Amatifou et, après quelques explications, il lui fit accepter comme réparation du dommage qu’on lui avait causé, une somme de 5.000 francs. Il y ajouta comme cadeau mon uniforme d’officier de spahis, dont les vives couleurs causèrent une joie indicible au roi noir. »

 

En 1849, deux légers bâtiments, un vapeur et une goélette, le Serpent et le Marigot, commandés par Auguste Bouët, franchissent pour la première fois la barre ; et, imitant cet exemple, navires de l’Etat et voiliers du commerce sillonnent, dans les années suivantes, la petite mer intérieure appelée à devenir l’une des principales artères du pays.


C’est de ces temps, déjà loin de nous, que datent nos premières difficultés avec les Akapless, - cette peuplade guerrière, qui appartient au groupe des Abouré, est fixée au nord-est de Grand-Bassam, sur la rive gauche de la Comoë, et nous a opposé, à maintes reprises, une hostilité dont les manifestations les plus récentes remontent à 1895, année marquée par la prise de Bonoua et par l’exil du chef Amangoua.


En 1853, une expédition est conduite contre la peuplade des Ebriés qui, elle aussi, s’est souvent montrée réfractaire à notre domination, notamment en 1887, lors de la campagne du Goéland, et en 1898, année où, sur les bords de la grande lagune, au village de Pandah, furent assassinés deux européens, MM. Le Voas, mécanicien au service de la colonie, et Eudes, agent de la maison Swanzy. C’est à l’issue des opérations de 1853 qu’un jeune commandant du génie qui devait, plus tard, brisant la puissance d’El Hadj Omar au Sénégal, y substituer la nôtre, et, plus tard encore, s’immortaliser en dirigeant contre les Allemands les opérations de l’armée du Nord, Faidherbe, fait construire à soixante-dix kilomètres, à l’ouest de Grand-Bassam, le fort de Dabou.


Dans cette première période de l’occupation française, des travaux hydrographiques sont accomplis. En 1849, le commandant Dubourquois reconnait le Tendo. Puis, c’est le tour de MM. Cournet, Boullay et Leydet, officiers de marine, qui, accompagnés de deux négociants, MM. Audric et Lartigue, explorent, avec le Guet n’Dar, les rives de la lagune de Dabou. En 1869, MM. De Noë et Aymes, lieutenants de vaisseau, publient les Croquis des lagunes de Grand-Bassam et d’Assinie, cartes qui ont eu depuis, de nombreuses éditions. Enfin, n’oublions pas l’amiral Fleuriot de Langle qui, tout jeune officier, midship de la veille, a participé à la première occupation de Grand-Bassam et d’Assinie, et qui, une vingtaine d’années après, vers la fin du second Empire, a commandé la division de l’Atlantique sud. En 1873, il a, dans "le Tour du Monde", fait connaître au public les résultats de ses croisières à la côte d’Afrique. Son travail est intéressant, et, encore aujourd’hui, on peut le consulter avec fruit.


A la veille de la guerre franco-prussienne, notre colonie, quoiqu’elle fût enserrée par des limites fort étroites, au-delà desquelles notre action ne s’exerçait pas, avait acquis une certaine importance. Le gouvernement impérial n’avait-il pas cru, en effet, devoir la doter d’une organisation judiciaire, comportant trois tribunaux de première instance et un tribunal supérieur d’appel ? Il n’est pas sans intérêt d’ajouter que, maintes fois, dans les tournées que j’ai eu l’occasion de faire en lagune, quand je commandais le cercle de Grand-Bassam, j’ai recueilli de la bouche des vieux chefs indigènes des renseignements très précis, d’où il résulte que les Ebriés et autres tribus faisaient avec les factoreries cotières, celles de MM. Régis et Fabre, de Marseille, Monk et Swanzy, de Londres et Verdier, de La Rochelle, de nombreuses affaires, et que c’est avec surprise qu’elles virent, en 1871, les représentants du gouvernement et la petite garnison européenne de nos postes évacuer une contrée, à laquelle un avenir prochain de prospérité semblait avoir été réservé.
Cette évacuation eut pour cause principale les revers de l’année terrible. La garde du pavillon fut confiée à un ancien capitaine au long cours, M. Verdier, qui, pendant plus de vingt années défendit contre les empiètements de l’étranger les droits de la France en ces parages.


Au même temps où notre pays, relevé des défaites de 1870-71, orientait son activité, ce besoin d’expansion, inhérent à notre race, vers la constitution d’un empire colonial en Asie, la mystérieuse terre d’Afrique attirait, elle aussi, l’attention de nos gouvernants. Des missions étaient organisées. D’immenses domaines étaient, presque sans coup férir, donnés à la France par des hommes, de qui les noms resteront immortels. Les comptoirs jadis abandonnés revenaient à la vie. C’est l’époque (1883) où M. Verdier remit aux résidents, désignés par le ministre de la marine, l’administration des territoires évacué en 1871.
Ces comptoirs, après avoir été une lieutenance du Sénégal, furent rattachés au gouvernement des Rivières du Sud, devenu ensuite celui de la Guinée Française. Ils n’étaient ni plus ni moins prospères que vers les dernières années du règne de Napoléon III, lorsque M. Binger terminant son exploration du Niger au golfe de Guinée, - ces gestes d’autant plus admirables dans leur héroïsme qu’ils ont été pacifiques, - arriva à Grand-Bassam. Le jeune officier avait fait bien des découvertes, entre autres celle de la richesse du bassin de la Comoë, où il avait établi notre suprématie, comme MM. Brétignière, Chaper et Treich-Laplène l’avaient fortifiée dans le Sanwi.
« Le retentissement mérité qu’eut en France le voyage de M. Binger, le réveil de l’esprit colonial, les renseignements nombreux et précis rapportés par le voyageur ouvrirent les yeux sur l’importance économique et politique de nos établissements de la Côte d’Ivoire. Les projets rêvés par Bouët-Willaumez et Faidherbe venaient d’être exécutés par M. Binger avec une ampleur qu’ils n’avaient pu prévoir. Il fallait se mettre en mesure de faire donner à cette belle exploration tous ses résultats ».
C’est ce à quoi s’est attaché le gouvernement de la République.
Convaincu de la nécessité, de l’urgence même qu’il y avait, afin d’éviter la mainmise de l’étranger sur des régions que la France avait fait siennes, d’occuper définitivement ces régions et de leur donner une organisation moins précaire que celle dont elles étaient dotées, il a pris une série de mesures qui ont abouti au décret du 10 mars 1893. En vertu de cet acte, nos possessions de la Côte d’Ivoire qui, en outre des territoires précités, comprenaient, depuis quelque temps déjà, les pays de Grand-Lahou, Fresco, Sassandra, San-Pedro, etc… étaient érigées en gouvernement. M. Binger qui, en 1892, après son glorieux voyage, avait fait partie de la commission franco-anglaise de délimitation, dont M. Marcel Monnier, en son élégante France Noire (4) nous dit l’échec, imputable aux commissaires britanniques, M. Binger était tout désigné pour devenir le premier gouverneur de la colonie. C’est sur lui que se porta en effet, en 1893, le choix du département de la marine.

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Le nouveau gouverneur se trouva aux prises, dès les débuts, avec ces nombreuses difficultés, auxquelles les nations européennes se heurtent toujours sur le continent noir, dans la phase d’organisation, - et notamment celles nées de l’hostilité des naturels.
Affaires de l’Akapless, de l’Indénié, du Baoulé, rien ne nous fut épargné de ce qui pouvait compromettre les développements d’une colonie naissante.
Les Akapless furent, nous l’avons vu, réduits à l’obéissance après la prise de Bonoua, où leur chef Amangoua s’était habilement et solidement fortifié et où il opposa à nos troupes une résistance, dont le canon vint à bout, mais qui nous coûta cher en hommes.
Dans l’Indénié, M. l’administrateur Poulle fut assassiné en 1894, et la pénétration fut retardée en ces parages ; car il fallut d’abord venger cet assassinat et s’assurer de la personne de Kassi-Dikié, qui en fut l’investigateur et qui, en 1896, fut déporté au Gabon.
Quant au Baoulé, vaste région, aux populations relativement denses, on n’a pas oublié les événements qui s’y sont déroulés en 1895, et qui ont abouti à l’échec du colonel Monteil, à Satama, devant Samory.


En dépit de ces difficultés et de bien d’autres, dont l’exposé nous ferait franchir les limites de ces simples données historiques, M Binger, de 1893 à 1896, c'est-à-dire jusqu’au moment où il est devenu directeur des affaires d’Afrique au ministère des Colonies, a pu organiser, gouverner et ouvrir au commerce la majeure partie des territoires constituant le gouvernement actuel de la Côte d’Ivoire.
Sous ses successeurs, MM. Bertin, Mouttet et Roberdeau, le grand travail de pénétration et de mise en valeur s’est poursuivi avec succès. Dans le cercle de l’Indénié, M. Clozel, aujourd’hui secrétaire général du gouvernement, à Bingerville, a, en 1896, aidé de MM. Seigland et Lamblin, fait de nombreux relevés topographiques, amélioré ou créé tout un réseau de voies de communication et fondé plusieurs postes. En 1898, quelques sections de miliciens et de troupes, venues du Sénégal, eurent à lutter contre une rébellion, fomentée et appuyée par des Achanti, originaires de la Gold Coast. Elles en vinrent à bout, et aujourd’hui, M. Clozel a la satisfaction de voir pacifié et entré dans une ère de progrès le pays qu’il commandait hier encore.


Aux abords de Grand-Bassam, notre action civilisatrice se fait aussi sentir : les peuplades de l’Ebrié, qui nous ont été si fréquemment hostiles dans la seconde moitié du XIXème siècle, ont pris conscience du but que nous poursuivons parmi elles, peu à peu se dépouillent de leur barbarie native et font présentement un commerce des plus actifs avec les factoreries côtières.
Dans les contrées de l’ouest, nous avançons lentement, mais sûrement. Le cercle du Cavally, où une expédition habilement conduite par M. le commandant Lolb a soumis, en 1899, la tribu des Tépo et au nord duquel MM Hostains et d’Ollone, d’une part, et les lieutenant Blondiaux et Woelfel d’autre part, ont mené à bien d’importantes missions, le cercle du Cavally, dis-je, est aux mains de l’autorité civile. Des négociants s’y sont fixés. Et tout donne à prévoir qu’avant longtemps leur exemple sera suivi, -et fructueusement,- par nos maisons françaises.
Quant au bassin de la Sassandra, mon ami et ancien collègue Thomann, reprenant les travaux de M. l’administrateur Pobéguin, s’emploie avec suite et méthode, à nous le faire connaître, - et il y réussit.
Pour ce qui est des autres provinces de la colonie, les unes ont été visitées, les autres offrent encore un champ, et non restreint, aux découvertes des explorateurs à l’avenir : la page est blanche ; il s’agit de la remplir ; et elle le sera très bien si, seuls, des faits de conquête pacifique, - les plus glorieux – y sont inscrits.
Parmi les courageux administrateurs, négociants, officiers ou simples voyageurs, qui ont apporté ou tenté d’apporter de sérieuses contributions à la géographie de la Côte d’Ivoire, je citerai, avec ceux déjà nommés, le capitaine Ménard, qui a trouvé la mort à Séguéla ; MM Arago, Quiperez, de Segonzac, Armand et de Tavernost, qui, arrêtés par les obstacles naturels prenant naissance à quelques kilomètres du littoral, ne se sont guère enfoncés dans la forêt ; MM Voituret et Papillon, deux jeunes, qui, à peine débarqués, tombèrent sous les coups des indigènes ; les capitaines Marchand et Manet, celui-ci noyé dans les rapides de la Bandama, et celui-là, après avoir reconnu le Baoulé, se heurtant devant Kong aux sofas de Samory ; MM Bretonnet et Lamblin qui opérèrent chez les Abbey, aux environs de Bondoukou ; les lieutenants Baud et Vermeersch qui, venus du haut Dahomey, ont visité Bouna pour redescendre ensuite vers le littoral par l’Indénié ; MM Nebout, Pobéguin et Delafosse, administrateurs, dont les travaux sur le Baoulé sont de la plus haute utilité ; M. Eysséric, qui a exposé dans le Tour du monde de 1899 les résultats de son voyage chez les Gouro ; M. Pierre d’Espagnat, M. Camille Dreyfus et les membres de la mission Houdaille, grâce à qui, désormais, nous n’ignorons plus l’Attié, une des plus intéressantes contrées du Grand-Bassam ; MM Clozel, Richaud et Michel, qui ont reconnu la région des lagunes, de l’Akapless, etc.. etc..


Ainsi, notre jeune colonie de la Côte d’ivoire a définitivement fixé l’attention. Cela est dû, je le répète, à son premier gouverneur, qui est, en même temps, son plus éminent explorateur, M. Binger, dont l’un des grands mérites est d’en avoir fait comprendre la richesse à la France. L’ère des dévastations auxquelles pendant longtemps, ni les colonnes de nos officiers, ni les négociations diplomatiques, entre autres celles entreprises par le capitaine Braulot, massacré en 1897 par Sarantiéné-Mori, et celles entamées par MM. Bonhoure et Nebout, n’ont pu mettre fin, l’ère des grandes tueries et des abominables destructions est close.
Samory, le fléau des régions septentrionales de la Côte d’Ivoire, le capitaine des grandes compagnies soudanaises, a été pris enfin ; il est mort en exil. Avec lui a disparu l’un des principaux obstacles à l’œuvre de civilisation et de paix que notre pays poursuit là-bas, comme partout où flottent ses trois couleurs. Rien désormais, -pas même les malheureux événements qui ont causé la mort du pauvre ami Henri Seigland en 1900, et nécessité l’occupation militaire du Baoulé, - n’arrêteront l’essor de notre belle colonie de l’Ouest africain. Elle a, sous le gouvernement de M. Binger, franchi l’âge critique. Elle est, sous ses successeurs, entrée résolument dans la voie d’un développement économique, inattendu si vite. Tout fait espérer que, dans quelques année, elle sera, suivant la prédiction des ouvriers de la première heure, une des provinces les plus florissantes de notre immense domaine d’outre-mer."

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Wangari Muta Maathai

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Wangari Muta Maathai ( 1 er avril 1940 à Ihithe - 25 septembre 2011 à Nairobi ), biologiste kényane et professeur d' anatomie en médecine vétérinaire .

Cependant, elle est mieux connue pour son militantisme politique et écologiste . Le 8 octobre 2004 , elle devient la première femme africaine à recevoir le Nobel de la paix pour « sa contribution en faveur du développement durable , de la démocratie et de la paix » .

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Amazon.com: Les missionnaires a la rencontre de l'Afrique au XIXe siecle: Cote des esclaves et pays Yoruba, 1840-1891 (Collection Racines du present) (French Edition) (9782738422897): Bernard Salva...

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Le nazisme économique et social plane sur l'Europe, que fait ...

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Petite histoire du franc CFA / France Inter

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C'est la crise ! Le refrain qu’on entend aujourd’hui en Europe est bien connu des Africains. Ceux qui vivent en Afrique francophone se posent d’ailleurs des questions : leur monnaie, le franc CFA, est arrimée à l’Euro.
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cote d'ivoire, poudriere identitaire

Un reportage qui donne froid dans le dos...
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Raymond Aubrac, une vie de résistance

Raymond Aubrac, une vie de résistance | La Mémoire en Partage | Scoop.it
Raymond Aubrac s'est éteint ce mardi à l'âge de 97 ans. Fait prisonnier en même temps que Jean Moulin, il sera sauvé grâce à sa femme Lucie qui a organisé son évasion. Le couple incarnait l'image de la résistance.

Voir aussi le diaporama de Libé http://www.liberation.fr/societe/2012/04/11/raymond-aubrac-images-de-resistance_810979#s1


Via Nienna
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LA PHILOSOPHIE AFRICAINE FACE A SON AGE - Pr Abbé Mpala

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LA PHILOSOPHIE AFRICAINE FACE A SON AGE : cours - matière potentielle : initiationmémoire - matière potentielle : et de véritécours - matière potentielle : questionsexposé 1 LA PHILOSOPHIE...
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Nina Simone - Why? (The King of Love is Dead) [Full Live Version]

Recorded on April 7, 1968, live three days after the death of Martin Luther King, Jr. and performed at the Westbury Music Fair. Nina Simone dedicated her per...
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Facebook et Twitter au service de la mémoire et de l'histoire

Facebook  et Twitter au service de la mémoire et de l'histoire | La Mémoire en Partage | Scoop.it

"Plus qu'un nom dans une liste" c'est chaque jour une micro biographie d'une victime pendant 60 jours".

Tel est le slogan de l'initiative lyonnaise sur les réseaux sociaux afin de mobiliser les publics en prévision de la lecture des noms des victimes de la Shoah en France qui se tiendra à Lyon le 19 avril 2012 pour la 18e année.

 


Via Mawyl, Florence Trocmé
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Les archives de Nelson Mandela sont en ligne - Agence Ecofin

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Les archives de Nelson Mandela mettent à la disposition des internautes, depuis le site archive.nelsonmandela.org, une riche documentation sur l...
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57 000 vidéos de l’INA diffusées sur Youtube

57 000 vidéos de l’INA diffusées sur Youtube | La Mémoire en Partage | Scoop.it

La plateforme de Google va diffuser, d’ici quelques semaines, 57 000 vidéos provenant du fonds d’archives de l’INA. Un accord signé suite au procès perdu de Youtube contre l’établissement public en décembre 2010.

 


Via Freewares&Tutos
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Le Mané Lud en mouvement. Déroulé de signes dans un ouvrage néolithique de pierres dressées à Locmariaquer (Morbihan)

Le Mané Lud en mouvement. Déroulé de signes dans un ouvrage néolithique de pierres dressées à Locmariaquer (Morbihan) | La Mémoire en Partage | Scoop.it
’étude menée sur les orthostates enregistrés dans la tombe à couloir du Mané Lud montre qu’ils sont très probablement les ultimes témoins d’un ouvrage de pierres dressées qui, peut-être, accompagnait la ciste enfouie sous le tumulus plus ancien à l’extrémité duquel s’est adossé le dolmen daté des débuts du IVe millénaire.

Via Jean-Philippe BOCQUENET
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Giant Foot Print 200 Million Yrs Old - South Africa

Michael Tellinger shows off what could be one of the best pieces of evidence that there were giants on Earth a long, long time ago. Geologists have marvelled...

Via F. Thunus
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