La lettre de Toulouse
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La lettre de Toulouse
Quelques informations sur l'entreprise et l'immobilier à Toulouse
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Tricotage Toulousain habille les seniors à la mode technologique

Tricotage Toulousain habille les seniors à la mode technologique | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Benoît Etchepare, directeur général de Tricotage Toulousain et sa sœur Isabelle Reggio Paquet, en charge du développement.

 

 

Fabricant de sous-vêtements depuis 1905, Tricotage Toulousain sort en mai une nouvelle gamme innovante pour les grands seniors, tout en poursuivant sa diversification dans les tissus techniques pour l’industrie de pointe. Une stratégie inédite dans l’univers textile.

 

Aux commandes de Tricotage Toulousain, entreprise familiale créée en 1905, Benoît Etchepare et sa sœur Isabelle Reggio Paquet, assurent ensemble la quatrième génération. Après une période difficile liée à la restructuration de la société, ce tandem a mis l’héritage de leur arrière-grand-oncle, transmis par leur grand-père puis leur père, sur les rails de l’innovation. Tout en conservant son cœur de métier, la fabrication de sous-vêtements pour les seniors, Tricotage Toulousain a investi pour accompagner les industries de pointe. En 2012, la société plus que centenaire a effet racheté l’entreprise Textiles Techniques du Midi qui réalise pour des clients comme Airbus ou Safran des protections sur mesure à partir de tissus techniques sophistiqués.

« Ce rachat a insufflé une culture de recherche et d’innovation au sein de Tricotage Toulousain. Sur un marché du sous-vêtement basique très concurrentiel, l’expertise technologique de TTM nous permet de proposer des produits techniques à haute valeur ajoutée », explique Benoît Etchepare, directeur général des deux entités.

 

Lancement en mai

Le fabricant toulousain, à l’origine de la marque de sous-vêtements pour seniors Jet créée en 1950 et qui fournit également plusieurs grandes enseignes en marques de distributeurs, va lancer en mai la marque Benefactor. Cette nouvelle gamme conçue pour les « grands seniors » et les personnes dépendantes, comprenant tee-shirt, culottes, boxers et slips, a nécessité un investissement de 300.000 euros. En cours de référencement dans les pharmacies du sud de la France, première étape avant une couverture nationale d’ici un an, elle sera aussi proposée à terme aux fournisseurs de matériel médical.

« Nous avons souhaité accompagner la partie vieillissante de notre clientèle en leur offrant davantage d’autonomie et de sécurité avec des sous-vêtements qui facilitent aussi le quotidien des professionnels soignants et de l’entourage familial. Notre marque se décline en quatre lignes correspondant à des fonctionnalités précises : facilité d’enfilage, protection anti-chocs et anti-microbienne et confort thermique », détaille Benoît Etchepare.

La stratégie de diversification de Tricotage Toulousain, inédite dans le secteur textile, s’est avérée payante. En 2015, les deux entités ont enregistré une croissance à deux chiffres, avec un volume d’affaires de 7,1 millions d’euros. La société familiale qui veut devenir « le spécialiste des sous-vêtements techniques pour personnes âgées », fabrique plus d’un million de pièces par an. Une production qu’elle sous-traite depuis 1999 à son usine marocaine, filiale à 100% et qui emploie une centaine de personnes. Le site historique de Toulouse, dédié à la mise au point des produits, compte trente-cinq salariés.


Johanna Decorse

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Doc' Biker met les gaz à Toulouse

Doc' Biker met les gaz à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Jean-Pierre Bujas, le gérant de Doc’ Biker et le mécanicien Jimmy Desbrières

 

La franchise spécialisée dans la réparation des deux-roues a ouvert un nouveau garage à Toulouse. L’établissement s’appuie sur son emplacement et ses tarifs pour s’installer durablement dans la Ville rose.

 

Les conducteurs de deux-roues ont une nouvelle adresse à Toulouse pour faire réparer leur engin. Après avoir ouvert une première enseigne à Saint Orens de Gameville il y a quelques mois, Doc’ Biker la franchise créée à Paris en 1997 et déjà installée à Marseille, Bordeaux et Montpellier, a inauguré début février un « corner » sur 35 m² dans la station Total située allées des Demoiselles.

« Jusqu’à présent je dépannais des deux-roues pour rendre service quelques clients mais nous étions mal placés sur les tarifs et nous n’avions pas le matériel et les fournisseurs adaptés », explique Jean-Pierre Bujas, le gérant du lieu. Quand Total et Doc’Biker ont noué un partenariat en 2014, le responsable de la station-service a accepté d’aménager un atelier motos et scooters en lieu et place de l’espace lavage.

L’équilibre financier visé dans les trois ans

« On le voit les deux-roues sont de plus en plus nombreux à Toulouse et avec nos 600 clients quotidiens qui s’arrêtent prendre de l’essence, forcément cela va drainer du monde », ajoute-t-il. La station-service qui emploie cinq salariés a donc accueilli depuis quelques semaines un nouveau mécanicien spécialisé dans les « deux roues » : depuis l’ouverture de l’atelier il totalise une vingtaine d’interventions. La plupart sur des scooter 125 cm3 pour des réparations de pneus ou des dépannages de batteries.

« Notre emplacement, nous sommes l’un des rares réparateurs situés près du centre-ville, nous permettent de viser un équilibre dans les trois ans à venir », précise Jean-Pierre Bujas pour qui le chiffre d’affaire prévisionnel est estimé « à 6000 euros par mois ». Cela équivaut à réparer quatre à cinq deux-roues par jour. Et si l’activité venait à décoller et s’installer dans la durée, les responsables de la station-service songent à de nouvelles embauches.

 
Philippe Font

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Toulouse. Le pull Juste ose le pari du 100% traçable

Toulouse. Le pull Juste ose le pari du 100% traçable | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La dirigeante Myriam Underwood dans la boutique de Balma qui propose la collection Juste à la vente.

 

 

Juste, la nouvelle marque de textile made in France basée dans la banlieue de Toulouse, propose des vêtements 100% traçables. Un projet construit par une chef d’entreprise militante qui cherche aujourd’hui des partenaires pour confirmer l’essai.

  

Le projet de Myriam Underwood se résume en quelques mots : créer une ligne de vêtements basiques, intergénérationnels, 100% made in France et 100% traçables. Lorsqu’elle lance son projet en 2013, Myriam Underwood n’est pas une novice dans l’univers du textile : elle dispose d’une solide expérience acquise entre le Japon et Paris, comme chef de produit ou de projet marketing chez Rodier, le salon du prêt-à-porter ou encore Uniqlo. En 2011, la jeune femme quitte Paris pour Toulouse. Sans opportunité dans le textile, elle décide de créer son entreprise. « Les objectifs de mon projet étaient clairs, mais je n’avais pas mesuré le travail à conduire pour trouver et nouer des liens avec les fournisseurs », raconte la jeune femme.

Constitution de filières

Myriam Underwood arpente alors les routes de France, à la recherche de fournisseurs qui partagent sa philosophie. « J’ai par exemple renoncé au travail du coton car il s’est avéré impossible de trouver un partenaire qui puisse tracer les origines de la matière première », explique-t-elle. Elle choisit donc le lin et la laine. Pour le lin, la coopérative Terre de lin, qui travaille avec 800 agriculteurs normands et bretons, apporte la matière première.

La teinture est ensuite confiée à une usine du nord, avant de partir en Italie pour la filature, unique étape hors de France. « Car il est impossible de trouver un spécialiste du filage du lin en France », regrette-t-elle. Puis suivent le tricotage et la confection dans une usine de Roanne, où l’on coud, selon les modèles, des boutons fabriqués dans le Jura. Il aura aussi fallu des mois de recherche pour trouver une étiquette imprimée à l’encre écologique, puis pousser la cohérence jusqu’à l’emballage - en papier kraft produit et fabriqué dans les Landes - , et l’enveloppe d’envoi fabriquée à Lille par Pochéco.

Investissement d’avenir

Au total, l’investissement s’élève à 75.000 euros pour la production, incluant 20.000 euros de R&D. Un financement en partie réalisé grâce aux prêts d’honneur Nacre et Initiative Haute-Garonne et à la confiance des banques. « C’est suffisamment rare pour être souligné », estime Myriam Underwood. Trois ans après le lancement du projet, la première étape est menée à bien : la filière de production est constituée, les premières collections sont en vente. Le chiffre d’affaires, estimé à 35.000 euros en 2015, permet d’atteindre l’équilibre.

Mais la chef d’entreprise a fait ses calculs : son développement passe par une multiplication par dix du volume de production annuelle pour maintenir ses prix. Aujourd’hui, toutes les conditions de la réussite sont en place, avec une clientèle fidélisée de 400 contacts, et trois points de vente qui lui donnent une visibilité concrète à Toulouse, Paris et Aix-en Provence. Reste à trouver le partenaire financier, marque, usine, mécène, qui lui permettra de transformer l’essai pour devenir une véritable pépite toulousaine.
Valérie Ravinet

 

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Quels sont les profils recherchés par Mediameeting en 2016 ?

Quels sont les profils recherchés par Mediameeting en 2016 ? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Anne-Marie de Couvreur, président et cofondateur de Mediameeting.

 

Mediameeting ambitionne de devenir d’ici cinq ans le leader européen de la radio d’entreprise. Pour cela, la startup va recruter une trentaine de personnes cette année. Anne-Marie de Couvreur, président cofondateur de la société, précise les profils recherchés

 

Anne-Marie de Couvreur, pourriez-vous nous présenter Mediameeting ?
Mediameeting est une startup créée en 2004, qui se spécialise dans la radio d’entreprise. Nous sommes partis de zéro, avec deux salariés, et aujourd’hui nous réalisons un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros et nous sommes 135. Nous diffusons nos programmes dans 105 pays, pour 12 millions d’auditeurs chaque jour. Nous évoluons dans le secteur du service pour les entreprises, nos charges de personnel comptent donc pour 80% de notre budget. Les ressources humaines sont par conséquent un enjeu majeur pour nous, et chaque recrutement compte.

 

A quels enjeux faites-vous face actuellement ?
Aujourd’hui, nous arrivons à une nouvelle étape dans notre croissance, puisque nous entendons, grâce à notre levée de fonds, atteindre 25 millions de chiffres d’affaires en cinq ans, et passer d’une position de leader français à celle de leader européen. Dans cette optique, les ressources humaines sont notre priorité pour conserver notre forte croissance. Nous avons donc mis en place des techniques pour les améliorer.

 

Quelles sont ces techniques ?
Nous sommes passés à un mode de management agile. Nous avons ainsi organisé l’entreprise en business unit avec des intra-entrepreneurs qui travaillent en autonomie. Nous avons créé des PME dans la PME. Nous avons également modifié notre système de recrutement. Aujourd’hui, ce sont avant tout les valeurs et le savoir-être qui pèsent à 70% dans nos choix. Nous recherchons des salariés qui ont envie de s’engager sur nos valeurs, la performance et la bienveillance, et qui souhaitent participer à une réussite collective. Ils doivent également désirer travailler dans une PME, avoir le goût de l’apprentissage et une grande autonomie.

 

Comment s’effectuent aujourd’hui vos recrutements ?
Nous avons organisé en décembre notre premier forum de recrutement pour nous permettre d’agir vite. Nous misons également sur l’auto-recrutement. Nous venons d’embaucher notre premier salarié par ce biais à Paris. C’est un de nos collaborateurs qui a rédigé l’annonce pour recruter son futur collègue, fait passer les entretiens, et choisit ce salarié. Le « board » a approuvé le recrutement sans même l’avoir rencontré. Nous sommes également de plus en plus intéressés par le recrutement en « jobcast ». Le chef de service passe une annonce audio et les candidats peuvent nous répondre par le même biais. Nous sentons ainsi l’énergie de la personne sans préjuger du reste.

 

Combien de salariés comptez-vous recruter cette année ?
Notre objectif est d’être au moins une centaine de personnes d’ici cinq ans. Nous comptons donc recruter entre 25 et 30 salariés en 2016, dont les deux tiers seront issus de la région toulousaine. Nous recherchons à 50% des gens issus de l’univers de la radio (journalistes, animateurs, ingénieurs du son et techniciens), à 25% de profils R&D, et notre priorité actuelle est de recruter un DSI, des ingénieurs informatiques, et un architecte réseau. Mais les offres sont ouvertes en permanence. Nous intégrons également des stagiaires de fin d’étude dans l’objectif de les recruter.
Propos recueillis par Agnès Frémiot

Jacques Le Bris's insight:


Pour poser sa candidature, il suffit d’envoyer un mail à contact@mediameeting.fr

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Toulouse. Mediameeting monte le son en levant 5,5 millions d’euros

Toulouse. Mediameeting monte le son en levant 5,5 millions d’euros | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Anne-Marie de Couvreur, présidente de Mediameeting, envisage de recruter une centaine de personnes d’ici cinq ans.

 

Le groupe toulousain, spécialisé dans la radio d’entreprise, a bouclé un tour de table de 5,5 millions d’euros auprès d’Isatis Capital pour accélérer son développement en Europe


L’année 2015 est marquée par une « stabilisation volontaire » de l’activité, insiste Anne-Marie de Couvreur. 2016 sera celle du « lancement d’une nouvelle dynamique baptisée Next pour les cinq années à venir », ajoute la présidente de Mediameeting, le groupe toulousain spécialisé dans les contenus sonores pour les entreprises.

« Nous avons effectué un beau parcours en onze ans, passant de 0 à 8 millions d’euros de chiffre d’affaires alors que le contexte n’est pas évident. Aujourd’hui, leader français des radios d’entreprise, nous voulons l’être en Europe », poursuit-elle.

Pour se donner les moyens de ses ambitions, la holding a levé 5,5 millions d’euros auprès d’Isatis Capital, une filiale de BNP Paribas. Les trois associés fondateurs - Anne-Marie de Couvreur, Frédéric Courtine et Jean-Louis Simonet- conservent néanmoins les rênes de l’entreprise à hauteur de 78 %, tandis que le fonds d’investissement toulousain Midi Capital a cédé sa participation après sept ans de présence. L’objectif de la société est désormais de multiplier par trois le chiffre d’affaires en cinq ans.

 

Offre segmentée

Mediameeting accélère le développement de son activité phare, celle des radios d’entreprise qui représente 80 % de son chiffre d’affaires, désormais organisée en trois pôles avec à leur tête « un intrapreneur qui dispose d’une feuille de route sur une année, en s’appuyant sur les moyens financiers du groupe ».

Précisément, des plateformes technologiques sont conçues dans le but de segmenter l’offre, toujours à destination des entreprises dans trois domaines : la communication interne, le commerce (les grandes surfaces) et la mobilité. D’ailleurs, le groupe expérimente avec le groupe de transport Keolis pour une durée de neuf mois un programme d’information de quatre heures par jour sur les différents modes de transport (bus, bateau et train) dans l’agglomération bordelaise, via sa radio Gold FM, sur mobile et Internet. Des premiers contacts ont même été établis, au Portugal notamment. « On espère signer un premier contrat en 2016 », conclut Anne-Marie de Couvreur.
Audrey Sommazi

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Siemens implante le siège mondial de son activité de métros automatiques Val à Toulouse

Siemens implante le siège mondial de son activité de métros automatiques Val à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Est-ce le signe précurseur du choix de Toulouse pour la future troisième ligne de métro ? Le groupe Siemens vient d’annoncer l’implantation à Toulouse du siège mondial de son activité Val. Printemps 2016, plus d’une centaine de salariés seront alors regroupés à Basso-Cambo.

« Cette décision s’inscrit dans la continuité des partenariats industriels que Siemens a déjà noués dans la métropole toulousaine », précise le groupe dans un communiqué. Les lignes A et B du métro toulousain sont déjà équipées de ce système automatique Val que développe Siemens.

Le regroupement des activités de métros automatiques Val du Groupe Siemens – réparties actuellement entre Châtillon, Roubaix et Colomiers – aura lieu à Basso-Cambo.

C’est à Toulouse que seront progressivement réunies les activités de recherche et développement, d’ingénierie, de direction de projets et de maintenance liées aux projets clés en main de métros automatiques de la gamme Val, Cityval et Airval, détaille Éric Cazeaux, directeur de la division Mobility de Siemens France et CEO de l’activité Val.

Au cœur de Basso-Cambo

Situé au cœur du quartier de Basso-Cambo (secteur Toulouse-Ouest), le nouveau site Val de Siemens s’étend sur un terrain de 10 000 m² dans des locaux en cours de réaménagement. Les premières équipes s’y sont installées lundi 9 novembre 2015. Le site sera complètement équipé au printemps prochain et plus d’une centaine de collaborateurs y sera alors regroupée.

Le Val, métro sur pneus 100% automatique, circule sous différentes versions en France à Lille, Rennes et Toulouse ainsi qu’aux aéroports de Paris-Orly et Paris-Charles de Gaulle. Il est également en service à Turin (Italie), Taipeh (Taiwan) et Uijeongbu (Corée du Sud) ainsi qu’à l’aéroport de Chicago O’Hare (USA). Le Cityval, métro automatique de nouvelle génération, a déjà été choisi par Rennes Métropole pour sa deuxième ligne en construction.

Le centre de compétences du Groupe pour les automatismes de métros sans conducteur reste quant à lui basé à Châtillon où une forte activité y est actuellement développée liée aux projets parisiens et internationaux (Barcelone, Alger, New York, Mexico, Rio de Janeiro, Hong Kong et Riyad).
Des retombées sociales attendues

C’est un choix fort de la part d’un groupe industriel international de premier plan qui souligne positivement les qualités de nos territoires, a réagit quant à lui Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse. L’implantation du nouveau site VAL de Siemens à Basso- Cambo est une belle victoire qui renforce notre économie locale. Des retombées sociales importantes sont également attendues pour l’emploi régional avec des créations directes de postes qualifiés, mais aussi un effort particulier en faveur de l’apprentissage et de l’alternance avec plusieurs dizaines d’apprentis formés chaque année.
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Industrie du futur : quelles pistes pour les entreprises en Midi-Pyrénées?

Industrie du futur : quelles pistes pour les entreprises en Midi-Pyrénées? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Emmanuel Macron lors de la table ronde organisée par Madeeli.

 

Robotisation, impression 3D... comment mettre en œuvre ces nouveaux procédés technologiques, au cœur du plan gouvernemental de l'Industrie du futur, dans les entreprises régionales? Des chefs d'entreprise locaux ont débattu avec le ministre de l'Économie Emmanuel Macron lors d'une table ronde organisée par Madeeli, ce lundi 12 octobre, à Figeac.

 

En avril dernier, François Hollande avait visité les sociétés Ratier Figeac et Figeac Aéro dans le Lot et avait annoncé la création de "l'Alliance d'entreprises pour l'industrie du futur". L'objectif du président de la République est d'acquérir d'ici 3 à 5 ans un leadership européen voire mondial dans trois domaines : la fabrication additive, la virtualisation de l'usine et les objets connectés, et la réalité augmentée.

Six mois plus tard, le ministre de l'Économie Emmanuel Macron est venu faire un premier bilan d'étape avec les entrepreneurs ce lundi 12 octobre. "700 entreprises de Midi-Pyrénées sont déjà accompagnées sur les 2 000 visées par le ministère de l'Économie", a relevé Frédéric Sanchez lors de la table ronde organisée par Madeeli ce lundi 12 octobre à Figeac. Président du directoire du géant de l'ingénierie Fives, il est à l'origine avec Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes, de cette réflexion sur l'usine du futur.

Dans la foulée de ce plan, l'Alliance pour l'industrie du futur est née cet été. Cette association réunit au niveau national des organisations professionnelles de l'industrie et du numérique ainsi que des partenaires académiques et technologiques. Elle a trois objectifs: faciliter la montée en gamme des entreprises, créer des usines pilotes (avec une charte élaborée par l'alliance) et développer des plateformes autour des IRT et des universités.

"À très court terme, nous voulons diffuser un guide de l'industrie du futur avec des fiches thématiques pour définir les axes de développement des entreprises et comment gagner en compétitivité. Ensuite, avec les régions, les appels à projets permettront aux PME d'être accompagnées par un consultant pour réaliser un diagnostic sur la mise en œuvre d'un plan sur l'Industrie du futur", avance de son côté Tahar Melliti, directeur général de l'Alliance pour l'Industrie du Futur.

 

La 3D, une stratégie de différenciation

Pour les chefs d'entreprise, les perspectives offertes par exemple par la fabrication additive (l'impression 3D) sont colossales. Le groupe Fives a ainsi annoncé en septembre dernier la création d'une joint-venture avec Michelin pour développer des machines et des ateliers de production industriels via la technologie de "fabrication additive métallique", 3D Métal.

"La 3D métal en est une stratégie de différenciation. On vient de développer avec de l'impression 3D métal des moules résistants à la neige comme aux fortes chaleurs. Ils permettent de concevoir des pièces métalliques inexistantes et non réalisables par les moyens d'usinage normaux, poursuit Frédéric Sanchez.

La 3D n'est pas adaptée à la production de masse mais en revanche elle est applicable dans l'aéronautique et le spatial. On peut imaginer une offre française originale, différente de celle de nos voisins européens. En Allemagne, l'industrie était jusqu'à maintenant totalement automatisée, numérisée et l'homme n'avait plus sa place pour faire face à la pression démographique. Cette vision est totalement remise en question et aujourd'hui les Allemands veulent travailler avec nous sur le projet Industrie 4.0."

Pour Agnès Paillard, présidente du pôle Aerospace Valley, "l'intérêt avec la 3D est de réaliser des gains de productivité et de fiabilité des produits. Dans l'aéronautique, des pièces 3D de moteurs volent déjà et dans le spatial il y a aussi déjà des pièces en 3D qui sont embarquées dans les satellites".

 

 Une gouvernance collaborative

Les intervenants ont néanmoins tenu à souligner que l'Industrie du futur ne reposera pas uniquement sur les machines. "Il ne faut pas passer que par l'innovation technologique mais aussi se pencher sur l'innovation sociale qui contribuera à réenchanter l'entreprise, estime ainsi Mehdi Berrada, directeur général du groupe Poult, en charge de la performance industrielle.

"Nous sommes persuadés que l'économie de demain sera collaborative : à la fois à l'intérieur de l'entreprise mais aussi entre l'entreprise et l'écosystème. Il faut par exemple qu'un dirigeant puisse être aidé par un autre dirigeant qui fait office de de consultant".

Mehdi Berrada a également participé à l'écriture du rapport "Amélioration de la performance industrielle et opérationnelle des entreprises", rendu à Martin Malvy et au préfet le 10 septembre dernier. Parmi les préconisations, figurent la création d'une banque d'intervenants "cadres dirigeants qualifiés" incluant toute entreprise ayant bénéficié du dispositif, et de "développer les compétences collaboratives (y compris des dirigeants) pour décloisonner les fonctions et transformer les collaborateurs en co-équipiers, acteurs de la performance globale".

De son côté, le président de Région Martin Malvy, estime qu'il "faut donner les moyens aux Communautés de communes et d'agglomération de construire elles-mêmes les bâtiments industriels des entreprises au premier stade de leur existence pour leur permettre de ne pas avoir à geler sur le foncier des moyens financiers dont elles ont besoin pour se développer. Il faut aussi obtenir de Bruxelles que lorsqu'une PME atteint le chiffre de 250 salariés la réglementation lui permette de continuer à bénéficier des mêmes soutiens, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui et freine leur développement alors que l'Allemagne est bien mieux placée que la France pour ce qui est des entreprises intermédiaires".

Président de l'IRT, Gilbert Casamatta travaille la définition d'une plateforme technologique mutualisée sur la fabrication additive gérée par l'IRT. Il remarque que les entreprises du secteur aéronautique sont demandeuses d'une accélération dans la production additive. Une douzaine d'entreprises autour d'Airbus, Liebher, Stelia, Zodiac, Safran, Ratier Figeac ont même évoqué un financement commun. Plusieurs problématiques les intéressent : recherche de nouveaux alliages, certifications, problème de contrefaçon...

Gilbert Casamatta souligne que "les PME sont le cœur de cible de l'industrie du futur mais qu'il reste un problème : les PME veulent que la propriété intellectuelle d'une innovation leur appartienne".

Par ailleurs 
Jean-Marc Nozeran, directeur-associé au cabinet Agilité-Confiance, estime qu'il est important de ne pas se reposer uniquement sur le top management pour mettre en œuvre ces nouveaux procédés : "Les salariés compétents voient passer les pièces et savent d'où viennent les problèmes".

"Il faut aussi investir en capital humain pour former des gens qui étaient soudeurs à programmer la soudure et surveiller la machine, avec des tâches également moins pénibles", a conclu Emmanuel Macron. Cela suppose aussi d'organiser les filières. C'est de la responsabilité des grands donneurs d'ordre d'aller chercher les TPE et les PME et de les aider dans la montée en gamme et de ne pas laisser au bord de la route les sous-traitants. Sinon, les entreprises ne pourront pas se transformer, avec les conséquences que l'on imagine sur le plan de l'emploi."

 

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Cerenis Therapeutics : « Une introduction en bourse record pour une biotech en France »

Cerenis Therapeutics : « Une introduction en bourse record pour une biotech en France » | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Jean-Louis Dasseux, fondateur et directeur général de Cerenis Therapeutics .

  

Le Toulousain Cerenis Therapeutics a levé 53,4 millions d'euros sur Euronext. Un succès au regard des 35,2 millions d'euros recherchés et de la forte sur-souscription atteignant les 153 millions d'euros.

 

Réaction de Jean-Louis Dasseux, son fondateur et directeur général.  

Jean-Louis Dasseux, quels sont les objectifs de cette levée de fonds record ?
Il s’agit de financer principalement deux études. L’une, dite de phase II, permet de tester l’efficacité du HDL mimétique dans le cadre d’un syndrome coronarien aigu (du « bon cholestérol » de synthèse pour prévenir les infarctus, NDLR) sur 300 patients pendant neuf semaines. Les résultats seront connus au premier trimestre 2017.La population cible de patients est estimée à près de 2,8 millions de personnes par an en Amérique du Nord et en Europe. L’autre étude, de phase III, concerne des patients qui souffrent d’une maladie orpheline se traduisant par l’absence de HDL d’où un très haut risque de développer des maladies cardio-vasculaires.

Une trentaine de patients seront traités pendant un an. L’objectif est de déposer un dossier d’autorisation de mise sur le marché en 2018. Près de 100.000 à 150.000 personnes sont concernées par cette maladie aux États-Unis et en Europe. Et comme nous avons levé plus qu’espéré, nous pensons aussi à développer un autre produit, dédié à la prévention de l’athérosclérose accélérée pour les transplantés cardiaques. Notre portefeuille de produits est très riche.

  

Pourquoi un tel succès selon vous ?
Tous nos investisseurs historiques, des fonds de capital-risque européens, américains ou japonais de référence dans le secteur pharmaceutique, ont de nouveau abondé. Une grande marque de confiance et un accompagnement sans faille depuis le début. Les plus gros fonds d’investissement du secteur biopharmaceutique de toute l’Europe ont aussi souscrit. Le marché mondial de la lutte contre les maladies cardio-vasculaires représente 30 milliards de dollars par an. De notre côté, grâce à notre thérapie de rupture, nous cherchons à capter un marché de plusieurs centaines de millions d’euros annuellement. C’est ce qui explique l’attractivité de notre levée de fonds. C’est une introduction record en bourse dans le secteur des biotechnologies depuis les années 2000 à Paris.

  

Au-delà de 2017, année de résultats des études, quelle sera la stratégie de Cerenis Therapeutics ?
L’augmentation de capital, porté ainsi à 226 millions d’euros dont 15% sont désormais dans le public et le même pourcentage aux salariés et managers, nous amène en effet jusqu’à 2017. Au-delà, fort de nos résultats d’études, nous pensons nouer un partenariat avec un laboratoire pharmaceutique pour entrer en phase clinique III sur le produit destiné au syndrome coronarien aigu. Mais dans le cas de la maladie rare, nous commercialiserons le médicament nous-mêmes.

  

Où sera-t-il fabriqué ? 
Difficile de répondre avec certitude. Pour l’instant, nos études cliniques sont menées à partir de produits issus du groupe Novasep à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Mais il faut savoir qu’aujourd’hui, même si Cerenis Therapeutics ne compte que neuf salariés, nous faisons déjà travailler près de 200 à 300 personnes par partenariats, sous-traitance ou collaborations.
Propos recueillis par Isabelle Meijers

Jacques Le Bris's insight:


 

Fondé en 2005 à Toulouse, Cerenis Therapeutics développe une thérapie de rupture, du « bon cholestérol » de synthèse afin de lutter contre les maladies cardiovasculaires. La société a déjà bouclé trois tours de table successifs en 2005, 2006 et 2010, qui lui ont permis de réunir respectivement 25 millions, 42 millions puis 50 millions d’euros.

 

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ATR se dote d'un nouveau centre logistique au Brésil

ATR se dote d'un nouveau centre logistique au Brésil | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Fin 2014, ATR affichait un carnet de commandes de 280 appareils.

  

Le constructeur d'avions régionaux à hélices va installer un centre de support logistique à Sao Paulo dans les locaux d'Helibras, centre de support au Brésil d'Airbus Helicopters.

 

Après une année 2014 record, la société toulousaine ATR continue son expansion de l’autre côté de l’Atlantique. Le constructeur franco-italien d’avions régionaux à hélices a annoncé en avril la signature d’un partenariat avec la société Helibras, déjà centre de support au Brésil d’Airbus Helicopters, pour l’installation à Sao Paulo d’un centre de support logistique dans ses locaux.

Dans ces nouvelles installations, ATR mettra à disposition un stock de pièces de rechange pour ses clients brésiliens. Ce nouveau centre est le sixième de ce type pour l’entreprise, qui en compte déjà à Paris, Miami, Singapour, Kuala Lumpur et Auckland.

« Nous faisons partie de la même famille, à travers d’un actionnaire commun », Flávio Pires,vice-président du support et des services d’Helibras (ATR est une coentreprise d’Airbus Group et de l’Italien Finmeccanica, NDLR). « Il nous semble tout à fait pertinent d’apporter notre soutien en termes de logistique et de gestion de stock pour qu’ATR puisse développer un réseau de support au Brésil à la hauteur de son succès commercial dans la région. »

Carnet de commandes plein

Une nouvelle implantation pour la société toulousaine, trop souvent dans l’ombre de son grand frère Airbus, qui devrait lui permettre d’accroitre son offre de service en Amérique latine, une région du monde où les ATR sont depuis dix ans les avions régionaux les plus vendus. La flotte d’ATR en opération y est passée de 70 à près de 180 appareils depuis 2005, et dépassera les 200 avions l’an prochain.

Lilian Braylé, directeur du support produit et services d’ATR, souligne « l’importance stratégique de l’implantation d’un stock de pièces de rechange dans l’un des pays où la présence d’ATR s’est le plus amplement développée. Nous nous devons de garantir à nos opérateurs un niveau de service très élevé. La mise en place de ce nouveau service s’inscrit dans cette démarche d’accompagner nos clients dans leurs opérations quotidiennes dans le but de contribuer à leur succès ».

Commandes, livraison, carnet de commandes, tous les voyants sont actuellement au vert pour ATR qui affichait en 2014 un chiffre d’affaires record de 1.8 milliard de dollars. Et avec un carnet de commandes de 280 appareils à la fin 2014, elle prévoit d’ores et déjà un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards d’euros pour 2015. Pour satisfaire tous ses clients, les cadences de production sont régulièrement augmentées depuis le renouveau de l’entreprise en 2008 après des années de turbulence. Avec une production de 90 appareils en 2015, au lieu de 83 l’année précédente, l’avionneur régional compte embaucher une cinquantaine de personnes, essentiellement dans la production.
Julie Rimbert

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Micronutris cherche 1,5 million d'euros pour commercialiser des "pâtes aux insectes"

Micronutris cherche 1,5 million d'euros pour commercialiser des "pâtes aux insectes" | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La startup toulousaine Micronutris, spécialisée dans la production de larves et de grillons pour l'alimentation, vient de lancer une campagne de financement participatif via la plateforme Wiseed. Objectif de la levée de fonds : multiplier par dix sa capacité de production et commercialiser des produits grand public comme les pâtes ou les barres alimentaires aux insectes.

 

Macarons ou chocolats à base de poudre de grillon, insectes entiers aromatisés... Depuis 2011, Micronutris détonne dans l'écosystème toulousain avec ses produits alimentaires à base d'insectes. Basée à Saint-Orens, la startup a été la première en Europe à se lancer sur ce marché. La société (qui réalise pour le moment un chiffre d'affaires annuel avoisinant les 100 000 euros) compte décupler son activité pour atteindre un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros d'ici à 2018.

Pour y parvenir, Micronutris, dirigée par Cédric Auriol, a lancé via la plateforme Wiseed une campagne de financement participatif et s'est fixée pour objectif de récolter 500 000 euros. La société complètera son plan d'investissement avec 1 million d'euros supplémentaire via des fonds propres et un apport bancaire.

 

Se tourner vers le grand public

Ce plan d'investissement a un double objectif : "Le premier est d'aller vers l'automatisation pour améliorer la production de notre élevage et faire baisser notre coût de revient. Actuellement, nous produisons une tonne d'insectes par mois et nous aimerions passer à 10 tonnes d'ici à fin 2016", explique Cédric Auriol, le fondateur de Micronutris.

La seconde ambition de la startup est de développer une gamme de produits à destination du grand public :

"Actuellement, nous avons une consommation de curiosité. Le grand public nous découvre lors d'une première expérience de dégustation. Désormais, nous voulons commercialiser des produits de consommation courante comme les pâtes ou les barres alimentaires à base d'insectes", détaille Cédric Auriol.

Des pâtes aux insectes ? Pas tout à fait puisque les féculents ne contiendront que 10 % de poudre de grillons. "Le goût n'évoluera pas mais l'intérêt est de valoriser les qualités nutritionnelles des insectes qui contiennent protéines, phosphore, oméga 3...", précise le créateur de Micronutris. La société compte être référencée en grande surface d'ici à fin 2015-début 2016.

Enfin, le dernier axe de développement de la startup est l'international, avec l'objectif de faire passer l'export de 20 % à 60 % du chiffre d'affaires dans les années à venir. Le fondateur de Micronutris estime ainsi : "Nous avons reçu un bon accueil à l'Exposition universelle de Milan et l'Italie pourrait être un marché porteur, tout comme la Belgique (francophone) ou le Canada."

Pour mener à bien tous ces projets, Micronutris envisage d'agrandir son site de production ou de déménager dans des locaux deux fois plus grands.

 

Florine Galéron

@florinegaleron

Jacques Le Bris's insight:


Micronutris sélectionné pour la campagne "My positive impact"

La startup toulousaine Micronutris figure parmi les 50 initiatives retenues par la fondation Nicolas Hulot pour sa campagne "My positive impact" contre le réchauffement climatique. Après un vote sur internet, cinq de ces dispositifs bénéficieront d'une véritable campagne de communication dans les médias et seront présentés devant 190 pays à l'occasion de la COP21.

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Toulouse. Le cirque Medrano en impose sur le marché des pistes aux étoiles

Toulouse. Le cirque Medrano en impose sur le marché des pistes aux étoiles | La lettre de Toulouse | Scoop.it

David Vitali, le directeur commercial du cirque Medrano, a déménagé le siège social de l’entreprise de la Drôme à Toulouse en 2007.


Le grand barnum du cirque Medrano est géré depuis Toulouse. Plus que centenaire, cette entreprise ne vise qu'à rester parmi les leaders des opérateurs de spectacle.

 

Avec 10% du marché français entre ses mains, le cirque Medrano est l’une des plus grosses entreprises de spectacle en général, et de cirque en particulier. Un million de visiteurs se pressent chaque année pour assister aux tours de voltige des artistes et des animaux. Basé à Toulouse depuis huit ans, son siège social orchestre la logistique d’une activité nomade et éclatée sur tout le territoire.

Trente collaborateurs œuvrent ici à la mise en scène parfaite des spectacles qui tournent une année durant. En tout ce sont 300 personnes et une centaine d’animaux qu’il s’agit de coordonner, avec une originalité : « 95% des salariés sont étrangers, nous avons actuellement quinze nationalités qui cohabitent sous les chapiteaux », précise David Vitali, le directeur commercial du cirque Medrano.

Fondé en 1897 par l’Espagnol Geronimo Medrano, longtemps cirque stable implanté à Paris, l’entreprise s’est pérennisée malgré une conjoncture difficile en reprenant la route à partir de 1992 - deux spectacles tournent en continu en France -, et en réinventant annuellement ses programmes, donc en intégrant chaque année de nouveaux artistes et de nouveaux numéros. « Certains artistes ne se trouvent pas au coin de la rue, notre dresseur d’éléphants est avec nous depuis sept ans », souligne David Vitali.

 

Remplir les chapiteaux à tout prix

L’objectif consiste à proposer « des choses qu’on n’a pas l’habitude de voir, de chercher à surprendre », poursuit-il. Les artistes sont recrutés lors des différents festivals ou via les réseaux sociaux. Une évolution appréciable pour avoir accès à toutes les créations à travers la planète depuis Toulouse. La stratégie réside aussi dans l’optimisation de la vente des sièges. « Nous préférons un chapiteau plein, donc nous avons des tarifs de places assez bas. Économiquement, c’est plus judicieux », explique David Vitali.

Quelque 200 cirques tournent en France, mais ils ne sont pas les seuls concurrents, tous les spectacles destinés aux enfants rivalisent. De fait, il n’y a guère d’espace de développement. L’accent est donc mis sur les périodes porteuses que sont les vacances scolaires pour rassembler les numéros les plus qualitatifs dans des villes importantes. Avec un arrêt annuel à Toulouse en mai et un autre à la Toussaint.
Le cirque Medrano a généré 12 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014. Outre les sept chapiteaux, le cirque compte une base technique dans le Gard, pour le repos et la reproduction des animaux, et une flotte de 200 véhicules.

 
Nathalie Malaterre

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McDonald's teste sa diversification depuis Toulouse

McDonald's teste sa diversification depuis Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Le nom est déjà arrêté : McDonald’s Original. Le concept aussi, à savoir des surfaces commerciales plus petites avec une gamme réduite et uniquement à emporter. « Nous allons seulement y proposer les produits standard, ceux qui existent depuis le début. D’où le nom qui montre que l’on revient aux origines », explique Michel Réglat. Le plus important franchisé de McDonald’s en France, à la tête de dix-neuf restaurants dans l’agglomération toulousaine, a été désigné pour tester cette nouveauté dans la Ville rose. Il espère une première ouverture près de la place Jeanne-d’Arc d’ici début 2016, et cible également les quartiers Saint-Michel et Saint-Cyprien.

Ce projet, que Michel Réglat étudie depuis un an, devrait s’accompagner de deux autres. Tout d’abord, un espace autonome alliant McCafé et Salad’bar, les salons de thé et saladeries version McDo, qui n’existent pour l’instant qu’en corners à l’intérieur des restaurants. Si un local de la place Saint-Georges a été retenu, des désaccords autour du montant du loyer pourraient remettre en cause l’opération. « Aujourd’hui, il n’y a plus que 50% de chances que cela se fasse sur cet emplacement », confie le franchisé, qui regarde enfin du côté des Carmes pour implanter le troisième concept à tester : une déclinaison gourmet, avec des produits plus haut de gamme, éventuellement bio, et un menu sans gluten. Autant de nouveautés qui devraient être également mises à l’essai à Brest, Rennes et Paris.

 

Anticiper la concurrence

Figurant parmi les pionniers de McDonald’s en France avec le restaurant de la place du Capitole ouvert dès 1982, Michel Réglat est un habitué des expérimentations pour le compte de l’enseigne. Un temps, il en était même venu à tester les pizzas.

Mais au delà du goût de la nouveauté, le dirigeant reconnaît volontiers que ces trois initiatives ne sont « pas innocentes » alors que plusieurs concurrents fourbissent leurs armes à Toulouse. Les coffee shops Columbus Café multiplient par exemple les projets, l’Américain Starbucks cherche toujours un point de chute, Burger King a officialisé son retour dans la Ville rose et l’enseigne parisienne de burgers haut de gamme Big Fernand prépare également son arrivée.

 

Un vingtième restaurant à Villemur-sur-Tarn fin 2016

En attendant, le franchisé se prépare également à atteindre le cap symbolique des vingt restaurants avec une ouverture à Villemur-sur-Tarn. « Ce sera sans doute pour fin 2016 », annonce-t-il. « Le projet est lié à la délocalisation du centre commercial Leclerc, il suit son cours. » Le groupe de Michel Réglat emploie 1300 personnes [1] pour un chiffre d’affaires de 72 millions d’euros.

 

Thomas Gourdin

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En rachetant Barco à Toulouse, Esterline vise le marché militaire américain

En rachetant Barco à Toulouse, Esterline vise le marché militaire américain | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Olivier Sérafin, directeur général d’Esterline, devant une console de contrôle pour un bateau.

 

L'Américain Esterline a fait l'acquisition, il y a trois mois, d'une division de la société Barco Texen située à Toulouse. Spécialisée dans la conception d'écrans LCD pour le militaire, l'entreprise veut conquérir les États-Unis d'un côté et se rapprocher d'Airbus de l'autre.

 

Désormais baptisé Esterline Avionics and Controls France, l’ancien site de Barco Texen à Toulouse conçoit toujours des équipements de visualisation spécifique pour l’aéronautique et le maritime civi, ainsi que pour les transports militaires. La division défense et aéronautique de Barco Texen « était déjà profitable », explique Olivier Sérafin, le directeur général de la société toulousaine.

Avec un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros réalisé l’année précédente par Barco Texen pour cinquante-cinq personnes employées, le rachat de cette division de 600 personnes par le mastodonte Esterline permet ainsi de conquérir le marché militaire outre-Atlantique, où « l’opportunité de croissance à terme peut être très dynamique », poursuit le dirigeant. 80% des ventes se réalisent à l’export et le groupe américain « travaille avec tous les grands systémiers de la planète ».

 

Avions, bateaux, véhicules terrestres

Dans la salle des tests, les produits développés sont soumis à de rudes épreuves. Ici, un calculateur renforcé avec écran tactile fait l’objet de vibrations régulières et intensives pour simuler un déplacement dans un véhicule militaire. Là, dans des chambres froides et chaudes, les produits doivent résister à des températures oscillants entre -46° et 70°. D’autres épreuves doivent permettre de déceler les possibles champs électromagnétiques émis par l’appareil. Selon les spécificités demandées par le client, entre six et douze mois de travail sont nécessaires pour la livraisons des premiers équipements. « L’externalisation en série se fait en Inde et en Belgique », ajoute Olivier Sérafin.

Parmi les réalisations notables de l’entreprise figurent les écrans de visualisation du système d’information dans le cockpit de l’Airbus A380 ou encore le tableau de bord du véhicule blindé de combat de l’infanterie (VBCI) de l’armée de terre. D’autres opportunités peuvent également s’ouvrir pour Esterline. Après avoir « beaucoup travaillé avec Boeing », le groupe « espère accroitre la part de marché avec Airbus ». L’Américain Esterline emploie plus 12.000 personnes dans le monde et a réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de 2 milliards de dollars.

 
Kevin Figuier

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Mehdi Berrada remplace Carlos Verkaeren à la tête de Poult

Mehdi Berrada remplace Carlos Verkaeren à la tête de Poult | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Qualium Fund, le fonds d'investissement actionnaire à 70 % du biscuiter toulousain Poult, a imposé jeudi 7 avril un changement de direction. Démis de ses fonctions de PDG, Carlos Verkaeren est remplacé, selon nos sources, par Mehdi Berrada, qui était jusqu'ici directeur général.

 

C'est une page qui se tourne. Carlos Verkaeren, PDG de la biscuiterie Poult depuis 2001, a été démis de ses fonctions lors du dernier conseil d'administration jeudi 7 avril. Mehdi Berrada, 40 ans, jusqu'ici directeur général, devient selon nos informations le nouveau PDG de Poult.

"Carlos a été nommé senior advisor du conseil de surveillance", précise Jean Eichenlaub, le président de Qualium Investissement, dont le fonds d'investissement Qualium Fund détient 70 % de Poult depuis début 2015. "Il est un élément essentiel de l'entreprise. C'est mon alter ego. Mais il s'occupait de tout dans l'entreprise. Il va se concentrer sur le développement. Il sera plus efficace."

Poult, un modèle de l'entreprise libérée

Carlos Verkaeren avait pris la tête de Poult en 2001. Cinq ans plus tard, la biscuiterie a fait sensation en modifiant totalement son organisation du travail. En supprimant des niveaux hiérarchiques et en incitant les salariés à innover, Poult est devenu un modèle en France d'application de l'entreprise libérée.

Lire aussi : L'entreprise libérée, illusion ou libération pour les salariés ?

Ce changement de direction remet-il en cause l'organisation atypique de l'entreprise ? "Non, assure Jean Eichenlaub, la gouvernance ne changera pas. C'est la force de Poult."

Contacté par La Tribune Toulouse, Carlos Verkaeren a confirmé ce changement de fonction mais n'a pas souhaité le commenter.

 

2015, "une année dure"

Entre 2006 et 2015, le spécialiste français des biscuits sucrés pour la grande distribution a vu progresser ses parts de marché de 33 à 40 %. Après un pic à 210 millions d'euros en 2010, son chiffre d'affaires est descendu à 180 millions d'euros en 2015 (contre 120 millions d'euros en 2005).

"L'an passé a été une année dure pour le secteur des marques de distributeur. Il ne faut pas mettre tous nos œufs dans le même papier, explique Jean Eichenlaub. Nous allons nous développer sur le segment nutrition et santé et à l'international."

Plusieurs discussions pour des acquisitions seraient par ailleurs en cours.

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Drones : Delair-Tech lève 13 millions d'euros pour accélérer son développement international

Drones : Delair-Tech lève 13 millions d'euros pour accélérer son développement international | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Les drones conçus par Delair-Tech ont des applications multiples 

 

Acteur important des drones professionnels, la société toulousaine Delair-Tech a annoncé ce vendredi 11 mars avoir levé 13 millions d'euros. Ces fonds doivent permettre à la startup de poursuivre son internationalisation. Delair-Tech lance également l'entité Delair-Services pour offrir aux industriels une offre de drones "tout inclus".

Première startup toulousaine à obtenir le Pass French Tech, Delair-Tech n'a pas tardé à mettre à profit ce label qui doit permettre aux entreprises innovantes d'avoir davantage de visibilité. La société fondée en 2011 par quatre ingénieurs vient en effet de lever 13 millions d'euros auprès d'Andromède, qui devient l'investisseur principal, et de BPI France, qui accompagne Delair-Tech depuis ses débuts.

Développement à l'international

Pour son cinquième anniversaire, le spécialiste des drones professionnels souhaite en effet enclencher la vitesse supérieure, notamment à l'international.

"Le terrain de jeu est mondial, et nous voulons devenir les leaders du marché de la donnée géoréférencée. À ce titre, 2016 sera une année charnière pour nous permettre de développer nos ambitions", insiste le président Michaël de Lagarde.

Déjà présent dans une trentaine de pays, la société toulousaine veut désormais déployer son offre sur les cinq continents et se rapprocher des grands comptes à l'étranger. Preuve de cette volonté, Delair-Tech a ouvert une filiale en Australie en janvier de cette année et prévoit l'ouverture d'une deuxième filiale aux États-Unis au second semestre. La société envisage également de créer une filiale en Chine.

Lancement d'une offre de solutions de drones "tout inclus"

Au-delà de l'internationalisation, Delair-Tech lance une nouvelle entité baptisée Delair-Services. "Delair-Tech est aujourd'hui en mesure de proposer une offre cohérente et complète, couvrant l'ensemble de la chaîne de valeur, de l'acquisition au traitement de la donnée en passant par une mise en forme personnalisée selon le métier et les attentes du client", explique la société.

Ces solutions d'imagerie aérienne sont destinées aux grands groupes industriels, notamment les gestionnaires d'infrastructures ferroviaires, électriques, pétrolières, routières ou minière qui travaillent déjà avec Delair-Tech.

Enfin, la société, qui compte une cinquantaine de salariés, souhaite poursuivre ses investissements en matière de conception et de production afin de "conserver son leadership technologique en concevant et fabriquant des produits à haute valeur ajoutée".

 

Par Paul Périé

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Gfi va recruter 50 personnes à Toulouse en 2016

Gfi va recruter 50 personnes à Toulouse en 2016 | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Valérie Delille, Responsable Ressources Humaines Sud-Ouest de Gfi Informatique

 

 

L’entreprise de Services du Numérique (ESN) Gfi Informatique va investir le Stadium de Toulouse le 24 mars 2016 pour recruter une partie des 50 collaborateurs qu’elle prévoit d’embaucher en 2016.

 

 

L’agence de Gfi à Toulouse est l’une des plus importantes en province avec près de 600 collaborateurs, pour un chiffre d’affaires estimé à 58 M€. Sur son secteur Sud-Ouest (Aquitaine et Midi-Pyrénées), l’ESN emploie 790 personnes (90 à Pau et 100 à Bordeaux).
Le jeudi 24 mars 2016, Gfi va mener une opération de recrutement au Stadium de Toulouse, où elle va recevoir environ 70 candidats dont les CV ont été sélectionnés (voir la page Internet dédiée ici). L’opération va lui permettre de lancer une partie des 50 embauches prévues à Toulouse en 2016. Il faut préciser que Gfi dispose également d’une agence d’une centaine de collaborateurs à Montpellier, qui fait partie d’un autre secteur de l’ESN : Gfi Méditerranée (Montpellier, Aix-en-Provence, Marseille, Nice).
L’agence toulousaine a déjà organisé plusieurs sessions de recrutement au cours des dernières années, dans un Airbus A320, sur un terrain de golf… « Les contrats des candidats retenus au terme de cet événement devraient être finalisés d’ici fin mai 2016, explique Valérie Delille, Responsable Ressources Humaines Sud-Ouest de Gfi Informatique. Concrètement, après une présentation du groupe Gfi, les candidats passeront deux entretiens d’environ 15 minutes chacun. »
Le numérique est décidément un secteur qui recrute : Toulouse va accueillir deux semaines plus tôt, le 10 mars, l’édition 2016 de JOB’s TIC (voir ici).

Pascal Boiron, MID e-news

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Depuis Toulouse, Tesalys se déploie sur le marché français

Depuis Toulouse, Tesalys se déploie sur le marché français | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Depuis sa création en 2012, Tesalys a vendu quelque 150 machines dans vingt-deux pays.

 

Déjà commercialisée au Moyen-Orient et en Afrique, la technologie développée par Tesalys pour traiter les déchets à risque infectieux fait ses premiers pas sur le marché français. Une machine est en test depuis novembre à la clinique des Minimes à Toulouse.

 

Après un démarrage fin 2013 à l’international, Tesalys commence à déployer ses équipements pour le traitement des déchets d’activité de soins à risque infectieux (Dasri) sur le marché français. La société, qui conçoit et assemble ses machines à Toulouse, n’attendait plus que l’homologation des ministères de la Santé et de l’Écologie pour franchir cette nouvelle étape. En novembre, une installation pilote a été mise en place à la Clinique des Minimes, établissement dédié aux personnes âgées qui a ouvert en 2013.

L’objectif est dans un premier temps la prise en charge de six tonnes de déchets par an. Déjà utilisée par un laboratoire d’analyse en Guyane française, la technologie Tesalys devrait être bientôt testée dans une autre clinique de la région toulousaine. « Nous compterons quatre à cinq installations pilotes début 2016. Cela va nous permettre d’adapter le produit au marché et de décider aussi de quelle façon nous allons commercialiser nos équipements, en vente ou en location », explique Miquel Lozano, président de la société.

 

Réduire les déchets à la source

Actuellement, Tesalys produit une vingtaine de machines par mois, capables de broyer et de décontaminer en trente minutes les déchets biomédicaux de toutes sortes produits par les hôpitaux, les cliniques ou encore les laboratoires d’analyse et les centres d’hémodialyse. Stérilisés à 135° dans ces machines d’une capacité de 20 ou 40 litres, pansements, seringues, aiguilles, plastiques de laboratoire, verre, tuyaux ou contenants rigides ressortent sous forme de « confettis » inertes de 1 cm qui peuvent rejoindre les circuits classiques des déchets ménagers.

La société emploie dix personnes entre ses trois sites, son show-room à Saint-Jean, son atelier de montage à Toulouse et son siège social, basé à Lyon depuis l’entrée dans son capital de fonds régionaux établis en Rhône-Alpes. Le développement de Tesalys s’est accéléré en 2014 grâce à une levée de fonds d’1 million d’euros auprès de la société de gestion parisienne Entrepreneur Venture, complétée par un prêt participatif d’amorçage de bpifrance de 500.000 euros. Les deux fondateurs de Tesalys Patrick et Emmanuel Hengl, auxquels se sont associés Miquel Lozano et Jean-Michel Rodriguez restent les actionnaires de référence de la société.

 

Un marché mondial

Alors que l’Organisation mondiale de la santé préconise de recourir à d’autres techniques que l’incinération pour le traitement des déchets à risque infectieux, Tesalys entend conserver son « avantage face aux concurrents qui émergent » « Nous avons été les premiers sur ce marché et nous sommes identifiés comme leader sur le segment des machines de petite capacité », explique Miquel Lozano.

La jeune société qui a réalisé un chiffre d’affaires de 2,1 millions d’euros en 2014, affiche un carnet de commandes en hausse de 20% en 2015 et des débouchés sur les cinq continents. Le marché du traitement des déchets biomédicaux est en effet évalué à l’échelle mondiale à 10 milliards de dollars à l’horizon 2018 et celui des Dasri à 1,5 milliards.
Johanna Decorse

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Tourisme d'affaires : Europa Organisation veut doubler de taille d'ici à 2020

Tourisme d'affaires : Europa Organisation veut doubler de taille d'ici à 2020 | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Marc Doncieux lors de la Matinale qui s'est déroulée au Casino Théâtre Barrière à Toulouse

 

Marc Doncieux dirige depuis Toulouse Europa Organisation, qu'il a fondée à l'âge de 23 ans alors qu'il était encore étudiant en droit. Aujourd'hui son entreprise est leader dans l'organisation de congrès dans le monde entier. Il était ce 8 décembre l'invité de la Matinale organisée par La Tribune-Objectif News à Toulouse. L'occasion pour ce patron "curieux de tout "et "européen convaincu" de revenir sur son parcours, d'expliquer la stratégie de son entreprise et ses ambitions pour Toulouse en matière de tourisme d'affaires.  

Le droit mène à tout ! Ce n'est pas Marc Doncieux qui contredira l'adage. À 21 ans, inscrit en fac de droit à Toulouse, le jeune homme abandonne rapidement l'idée de devenir avocat. À cette époque, déjà passionné par l'Europe, il organise un week-end spatial européen sur le droit et l'espace et ambitionne de faire émerger à Toulouse une opinion publique européenne. L'événement est un succès et conduit à la naissance d' Europa Organisation en 1987. L'année suivante, son épouse Florence rejoint l'entreprise. Lui à l'impulsion, elle à la gestion : un binôme qui n'a jamais cessé de fonctionner puisque, depuis, ils co-dirigent le groupe ensemble.

90 % du business dans le domaine médical et scientifique

Jusqu'en 1995 le démarrage de de l'entreprise est difficile pour Europa Organisation, mais la rencontre avec le Professeur Jean Marco et le cardiologue Jean Fajadet  propulse l'entreprise dans le monde des congrès médicaux.

"Jean Marco nous a confié l'organisation d'EuroPCR, le congrès de référence dans le domaine de la cardiologie interventionnelle dont chacune des éditions rassemble désormais chaque année 12 000 participants", décrit le président et fondateur.

Un congrès qu'Europa Organisation a depuis décliné en Asie avec AsiaPCR, en Afrique avec Africa PCR et à Dubai avec Gulf PCR. Introduit dans le monde de la santé, Europa Organisation réalise aujourd'hui 90 % de son chiffre d'affaires (65 millions d'euros) dans le domaine médical et scientifique avec également par exemple l'organisation des Entretiens de Bichat. Au total, 65 000 personnes participent chaque année aux congrès d'Europa Organisation. Le groupe qui emploie 150 personnes a ouvert des bureaux à Nice et Paris ainsi que deux filiales à Singapour et Johannesburg.

Deux métiers

Europa Organisation a développé deux métiers différents : prestataires de services et producteurs de congrès.

"Dans ce dernier cas, nous sommes le tiers de confiance entre les industriels et le monde médical. Ce positionnement particulier en France a fait le succès d'Europa Organisation, par rapport à nos concurrents" analyse Marc Doncieux.

 Il décrit aussi une rigueur qui est la colonne vertébrale de l'organisation de congrès. "Nous faisons un métier de process qui se construit poste par poste, avec un business model particulier, qui implique notamment de réadapter nos budgets au fur et à mesure de chaque manifestation et du nombre de participants."

Industrie, international, la double stratégie d'Europa Organisation

Pour les cinq prochaines années, Marc Doncieux évoque "de nombreux projets " :

"La volonté de développer du business partout et surtout l'objectif de doubler la taille de l'entreprise d'ici à 2020."

Pour cela, le chef d'entreprise regarde aujourd'hui avec beaucoup d'intérêt le domaine de l'industrie et a déjà franchi une première étape avec l'acquisition en 2014 de 30 % du capital d'Advanced Business Events (ABE), l'entreprise organisatrice d'Aeromart.

"Ce sont des acteurs mondiaux qui ont de très bonnes compétences et un savoir-faire spécifique en matière de conventions d'affaires aux États-Unis, en Chine, au Mexique", confie Marc Doncieux.

Grâce à ABE, Europa Organisation, déjà présent à Singapour et en Afrique du Sud, envisage notamment de poursuivre son développement à l'international et particulièrement sur le continent africain. Enfin, Marc Doncieux envisage actuellement deux opérations de croissance externe.

 

L'innovation au cœur du projet

"Innovation et créativité" sont les deux moteurs du chef d'entreprise qui a notamment participé au sein de l'université Jean-Jaurès à la création du LabCom Rimec, le premier laboratoire de recherches en sciences humaines consacré à l'andragogie, la science de la formation des adultes.

"Nous utilisons cette science dans l'organisation de nos congrès pour proposer à nos clients des prototypes de sessions disruptifs", confie-t-il.

Autre intérêt pour le groupe : l'internet des objets. Après une première "Connected Conference" organisée cette année à Paris en partenariat avec Ludovic Le Moan (Sigfox), l'édition 2016 est en préparation.

Récemment nommé chef de projet "destination Congrès et Salons" par Toulouse Métropole, Marc Doncieux a aussi fait partager au cours de cette matinée sa vision sévère du tourisme d'affaires à Toulouse.

"Toulouse sort de la carte, en matière de tourisme d'affaires. Nous n'existons plus sur le marché des grands salons et des grands congrès, faute d'équipements suffisants. Toulouse est la 2e ville de France en matière de connaissance. Ici nous avons des cerveaux pour organiser des événements d'envergure, mais nous ne sommes que la 7e ville de France en capacité d'accueil. Nous avons honte du parc des expositions actuel, c'est scandaleux. Nous avons donc besoin de démarrer le PEX (parc des expositions) au plus vite", a-t-il pointé.

Marc Doncieux s'est également exprimé sur un sujet polémique : il a pointé la nécessité, pour l'attractivité de Toulouse, de réaliser le prolongement de la ligne B du métro jusqu'à Labège.

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Les entreprises ne pourront pas avoir plus de 15 % de stagiaires

Les entreprises ne pourront pas avoir plus de 15 % de stagiaires | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Le dernier volet de la loi sur les stages de 2014, et aussi le plus emblématique, est devenu effectif, mercredi 28 octobre : il plafonne la part de stagiaires dans les effectifs d’une même entreprise, et renforce les moyens d’identifier et de sanctionner les abus.

Dans une entreprise de 20 salariés et plus, le nombre de stagiaires présents ne pourra pas dépasser plus de « 15 % de (l’)effectif, arrondis à l’entier supérieur », précise le décret publié au Journal officiel. Quant aux entreprises de moins de 20 salariés, elles ne pourront pas accueillir plus de trois stagiaires en même temps.

Pour comprendre : Plus d'argent, plus de droits, et des tickets de métro... ce qui change pour les stagiaires

« C’est une mesure que nous demandons depuis la création de Génération précaire, il y a dix ans, salue Patrick, fidèle à l’esprit de ce collectif de stagiaires, dont les membres se font appeler par leur prénom pour préserver leur anonymat. Nous regrettons que le seuil de 10 % que nous défendions, et que le gouvernement avait porté auprès des parlementaires lors du vote de la loi, n’ait pas été adopté, mais cela reste une avancée historique ».

 

Jusqu’à 4 000 euros d’amende

Les recteurs des académies sont toutefois autorisés à relever ces plafonds de 5 % au maximum pour les « périodes de formation en milieu professionnel obligatoires », c’est-à-dire afin d’assurer l’accueil des élèves du secondaire en contrat d’alternance.

Le décret limite à trois le nombre maximum de stagiaires par tuteur. « Tout cela va dans le sens d’un meilleur suivi et d’un meilleur accompagnement des stagiaires », salue le porte-parole de Génération précaire.

Pour finir, le texte fixe des modalités de contrôles et de sanctions. Les agents de contrôle de l’inspection du travail pourront demander « une copie des conventions de stage, sur demande à l’établissement d’enseignement ou à l’organisme d’accueil ».

La direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi sera chargée de fixer le montant de l’amende, en prenant en compte le « caractère répété » de l’infraction, la « proportion de stagiaires » et si l’entreprise a commis « d’autres infractions ».

Le code de l’éducation précise que son montant « est d’au plus de 2 000 euros par stagiaire concerné par le manquement, et d’au plus de 4 000 euros en cas de réitération ».

Lire notre reportage : "Nous venons libérer les stagiaires"

 

 

Inciter d’autres pays

Génération précaire invite le gouvernement à aller plus loin : « Puisqu’il vient d’annoncer la publication d’une liste des entreprises condamnées pour travail illégal, pourquoi ne pas publier une liste des entreprises sanctionnées pour manquements à la loi sur les stages ? », suggère Patrick.

Il enjoint aussi la France, qui vient de se doter « d’un dispositif assez unique en Europe », à inciter d’autres pays concernés par le problème d’un mauvais emploi des stagiaires à faire de même. « Le combat reste à mener au Royaume-Uni, en Italie, en Grèce, en Espagne, indique le représentant du collectif de stagiaires. Il en va de même aux Etats-Unis et dans les organisations internationales. Avec des collectifs d’autres pays, nous allons organiser, mardi 10 novembre, la première journée internationale des stagiaires ».

 


 
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Toulouse. TAT Productions planche sur son premier long-métrage

Toulouse. TAT Productions planche sur son premier long-métrage | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Aujourd’hui, la société compte 80 salariés et Les As de la Jungle à La Rescousse est la série de création originale européenne qui se vend le mieux dans le monde 

  

Fer de lance du cinéma d'animation toulousain, la société prépare un premier film inspiré de sa série à succès Les As de la Jungle. Le long-métrage, produit pour 6 millions d'euros, devrait être finalisé en mai 2017.

C’est la rançon de la gloire pour Maurice le pingouin-tigre et Miguel le gorille. Les stars de la série Les As de la Jungle, réalisée par la société toulousaine TAT Productions avec un autre acteur de la Ville rose, Master Films, seront bientôt sur grand écran. Grâce à une quinzaine de récompenses en trois ans, l’entreprise a acquis la notoriété nécessaire pour convaincre le monde du cinéma. Le long-métrage de la série télévisée verra le jour en 2017.

Quand ils ont lancé leur start-up en 2000, les trois fondateurs de TAT Productions visaient déjà le cinéma. Aujourd’hui, la société compte quatre-vingts salariés et Les As de la Jungle à la rescousseest la série de création originale européenne qui se vend le mieux dans le monde, avec une diffusion dans 185 pays, traduite dans plus d’une cinquantaine de langues. « Maintenant que nous avons développé notre structure, les équipements, la technique et notre sens artistique, nous avons les armes pour nous lancer dans le cinéma », assure Jean-François Tosti, l’un des fondateurs de la société toulousaine qui a enregistré un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros l’an dernier. « Nous avons commencé le travail d’écriture du film, qui sera produit entièrement dans les studios de la Ville rose, durant dix-huit mois. Nous voulons débuter sa fabrication d’ici un mois pour une finalisation en mai 2017. Ce film est le premier des quatre projets de long-métrage que nous portons ».

  

850 professionnels réunis au Cartoon Forum

Fer de lance du cinéma d’animation toulousain, TAT Productions compte bien profiter du Cartoon Forum, qui se déroule du 15 au 18 septembre au centre des congrès Pierre-Baudis, pour séduire des investisseurs avec son nouveau projet dont le budget s’élève à 6 millions d’euros. « En 2000, nous n’aurions jamais cru arriver à un tel succès avec nos créations », avoue Jean-François Tosti. « Grâce à l’expérience acquise avec les courts-métrages, la publicité et les programmes télévisés, nous sommes plus affûtés sur le scénario et la réalisation. Nous avons la reconnaissance du public et des professionnels ce qui nous permet de rester serein pour produire un film de qualité ».

Ce rendez-vous incontournable pour les acteurs du cinéma d’animation doit réunir 850 professionnels venus de trente pays. Près de quatre-vingts projets de séries, dont trois issus de Midi-Pyrénées, seront présentés afin de convaincre des investisseurs de les financer. Ce salon a aidé 594 séries animées à être produites, pour 2 milliards d’euros. 
Julie Rimbert

Jacques Le Bris's insight:


En savoir plus...

http://tatprod.com/a-propos/


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Manatour, le pilote toulousain du tourisme industriel

Manatour, le pilote toulousain du tourisme industriel | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Laurence Calmels, nommée directrice générale de Manatour en juin dernier, emploie 86 salariés, dont une vingtaine est affectée au musée Aeroscopia et une autre vingtaine aux visites des dix sites d’EDF.

  

En plus des visites des usines d'Airbus et des entreprises régionales, le groupe Manatour assure l'exploitation du nouveau musée Aeroscopia à Blagnac, pour lequel sont attendus près de 120.000 visiteurs dès la première année.

 

Un groupe en pleine croissance. Fondé il y a plus de vingt ans par Philippe Nau et Jean-Pierre Mas, Manatour poursuit son ascension en étoffant son portefeuille d’activités. La dernière en date est l’exploitation et la gestion pour six ans du musée de l’aéronautique, Aeroscopia, qui a ouvert ses portes en janvier dernier à Blagnac. « Dans le cadre d’une délégation de service public, nous n’avons aucune subvention. Ce qui signifie que nous assumons les risques financiers », préviens la directrice générale du groupe Manatour Laurence Calmels, qui ajoute : « Nous prévoyons 120.000 entrées en 2015, puis 5000 visiteurs supplémentaires par an ».

Même si la rentabilité ne sera pas atteinte la première année, affirme la directrice, l’équilibre devrait être trouvé en 2016. Car à cette date, la réhabilitation de la ferme de Pinot, qui jouxte le musée, sera réalisée. Et avec elle de nouvelles rentrées d’argent puisque l’établissement proposera alors 200 places de restaurant, complétée par une offre destinée aux entreprises pour des animations de type team building et séminaire. Autre levier de développement du musée : les familles. « Nous essayons de rendre le musée grand public en faisant évoluer notre boutique avec une gamme de prix comprise entre 5 et 15 euros », ajoute Laurence Calmels.

  

Une filiale à Paris ?

L’exploitation d’Aeroscopia est un atout supplémentaire qui complète l’offre de la holding Manatour, qui se compose notamment de Taxiway, une filiale qui organise des visites des usines d’Airbus. 115.000 personnes ont ainsi découvert les sites de l’avionneur en 2014.

Manatour, c’est aussi une agence de voyage réceptive, Manatech. Cette dernière propose des visites dans sept entreprises de la région, dont EDF et ses dix sites régionaux. Ce « très beau contrat » de trois ans signé en 2014 permet de réaliser un bond en avant du chiffre d’affaires. Il était de 4,5 millions d’euros en 2013, il devrait atteindre 7,5 millions d’euros en 2015, dont 3 millions réalisés par Aeroscopia.

Sollicité par des entreprises nationales qui souhaitent ouvrir leur porte au public, Manatour envisage de créer une filiale à Paris consacrée au tourisme industriel ou au conseil. « Tout dépendra de nos touches », indique Laurence Calmels, sans dévoiler davantage de précision. 

  
Audrey Sommazi

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Le Toulousain Kinook met fin au casse-tête de l'assemblage

Le Toulousain Kinook met fin au casse-tête de l'assemblage | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Eric Milard, ancien de Motorola et patron de Kinook, a remporté en mai la médaille d'or au concours Lépine pour son original système de montage sur mesure. Depuis cette consécration, le Toulousain a vendu plusieurs milliers de pièces de son invention.

 

Avis aux bricoleurs du dimanche ! Eric Milard, un Toulousain de 50 ans, a gagné le 9 mai dernier l’une des vingt médailles d’or du célèbre concours Lépine pour son astucieux système de montage de meubles sur mesure, baptisé Kinook. Ce Géo Trouvetou a imaginé un dispositif à mi-chemin entre le Lego et le Meccano, sous forme de structures métalliques en 3D qui une fois assemblées permettent d’obtenir des angles parfaits.

Déclinées sous vingt-cinq formes et combinaisons différentes, les kits et boîtes de cales permettent aussi bien de fabriquer soi-même un meuble pour sa télévision que de créer une niche dans une cloison ou encore une bibliothèque. « L’idée est née suite à une mauvaise expérience de bricolage pour monter une bibliothèque intégrée. Quand j’ai attaqué les angles, je suis tombé sur un os car j’ai dû couper de nombreux montants métalliques. C’était très technique, compliqué pour un résultat final décevant esthétiquement et peu solide », se souvient Eric Milard.

Cet ingénieur en informatique, en congé de reclassement depuis la fermeture du site toulousain de Motorola, commence alors à réfléchir à un système de montage universel pour créer des angles simples. Après des tâtonnements sur différents prototypes, il dépose finalement en 2013 le brevet de son invention, composée de deux pièces simples et de montants métalliques. Il fonde en suite la société Kinook en juillet 2014 et y investit 30.000 euros.

 

Des premiers mois difficiles

Devant les retours positifs, Kinook, l’inventeur décide de postuler au concours Lépine, lors de la Foire de Paris. « Les juges ont aimé le côté innovation et la simpicité du système », souligne Eric Milard « Même si ce produit demande tout même un peu de réflexion et s’adresse aux personnes bricoleuses, capables de construire leur meuble sur mesure », prévient-il. Le Toulousain a déjà vendu plusieurs milliers de pièces de son système via son site Internet. Depuis le concours Lépine, le trafic a augmenté de 50% et les commandes ont crû de 20 à 30%.

« Les premiers mois de l’entreprise ont été difficiles car je croyais que ce produit fabriqué en France retiendrait l’attention de journaux spécialisés mais j’étais naïf », concède-t-il. Son associé et lui avaient prévu de générer 60.000 euros de chiffre d’affaires. Ce sera plutôt 15.000 euros. Toutefois, Eric Milard affirme que depuis la Foire de Paris, il bénéficie de plus de visibilité et que les contacts avec des professionnels pour d’éventuels partenariats se sont multipliés. Il a notamment été sollicité par des distributeurs. 
Julie Rimbert

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Depuis Toulouse, la start-up Ederna décolle à l'export

Depuis Toulouse, la start-up Ederna décolle à l'export | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Fabrice Gascons Viladomat, créateur d’Ederna.

 

Turquie, Japon, bientôt les États-Unis…Ederna essaime ses machines de concentration d'extraits naturels aux quatre coins du globe auprès des industriels de l'agroalimentaire.

 

Ederna commence à pousser les murs avec des contrats à l’étranger et un projet d’ouverture de bureau dans le New Jersey aux Etats-Unis. Start-up innovante dans les procédés de concentration de produits naturels, elle vient de décrocher une commande de 200.000 euros d’une unité de production avec licence en Turquie. Au Japon, elle a signé pour l’exploitation de deux machines. La technologie brevetée d’Ederna, baptisée Evapeos, est une alternative à l’évaporation pour la concentration des liquides dans les secteurs de l’agroalimentaire. Par osmose directe, cette innovation garantit une meilleure qualité du produit extrait tant au niveau des vitamines, arômes et couleurs et une baisse de la consommation d’énergie par rapport à la technologie traditionnelle.

Créée en 2007 par le docteur ingénieur chimiste Fabrice Gascons Viladomat, Ederna base son modèle de commercialisation sur des ventes de machines exploitées sous licence. Principale cible, l’agroalimentaire et plus modestement, les cosmétiques ou le secteur pharmaceutique. L’unité de recherche est hébergée à Toulouse au Centre Pierre-Potier. Les machines sont fabriquées par une PME partenaire, TIA, installée dans le Vaucluse.

 

Go West

Après plusieurs années de développement et une première levée de fonds de 100.000 euros en 2012, Ederna passe à l’attaque sur le plan commercial. « Je viens de recruter un docteur ingénieur qui va me remplacer au laboratoire pour pouvoir me concentrer sur la phase de commercialisation. Je me suis formé à Toulouse Business School dans ce domaine. Et notre principale cible à l’export reste le marché colossal de l’agroalimentaire américain », explique Fabrice Gascons Viladomat.

De nombreux acteurs dans les extraits végétaux sont concentrés dans le New Jersey où Ederna devrait ouvrir un bureau. D’ores et déjà, un partenariat avec l’université de Cornell dans l’Etat de New York a été noué. La faculté accueille une machine d’Ederna en test pour des travaux pratiques d’étudiants mais aussi en vue d’essais auprès de clients américains potentiels. Une participation au salon de l’Institute of food technologists de Chicago en juillet prochain, drainant plus de 20.000 participants, est au programme.

 

La France aussi

Reste le marché domestique voire européen qu’Ederna commence à investir, avec la vente début 2014 d’une machine de 100.000 euros à Naturex, groupe mondial au chiffre d’affaires de 327,4 millions d’euros et 1600 personnes, leader de l’extraction végétale siégeant à Avignon. Ou encore la location d’un équipement à la société Rouages d’Agen, dans le Lot-e-Garonne, spécialiste des extraits aromatisants pour l’agroalimentaire. Ederna vise dans les trois ans un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros.
Isabelle Meijers

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Toulouse : Agil'T veut être l'élan de la responsabilité sociétale pour les TPE et PME

Toulouse : Agil'T veut être l'élan de la responsabilité sociétale pour les TPE et PME | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Sur la photo ( crédit Hélène Ressayres)

En haut : Alter Ego, François Rivalan - Full save, Emmanuel Prat - Terr’eau ciel, Florian Champoux - AMPM Architecte, Pascal Merz.

En bas : Greenburo, Mathieu Poupon- So Phenix, Alexis Camionnet - Indika, Genevieve Laumonnier - Caussat espace vert, Eric Caussat - Oxya services, Cruaud Laurent.

 

 

Greenburo, Yapak&Indika, AM:PM, les entreprises qui s'engagent dans Agil'T, sont le fleuron du développement durable toulousain. Toulouse Métropole, Synéthic, la CCI, la CMA, édifient pour les TPE et PME un outil sur mesure pour intégrer les marchés responsables.

 

Elles sont aujourd’hui au nombre de quinze. Toulouse Métropole, Synethic, la CCIT et la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA), espèrent bien que d’ici un an, cinquante entreprises toulousaines apposeront leur signature sur la charte Agil’T. D’un côté des entreprises qui s’engagent, de l’autre une collectivité, deux chambres consulaires et une association, qui veulent mettre à portée de mains des PME et TPE les commandes publiques responsables. Le lancement officiel du dispositif Agil’T s’est tenu le 1er juin, à l’ouverture de la semaine du développement durable. Un baptême placé sous les ors des enjeux climatiques et de la commande publique responsable.

 

"Avec Agil’T, les TPE et PME seront à égalité avec les grosses entreprises"

Agil’T est un dispositif gratuit, auquel souscrivent volontairement les entreprises signataires de la charte sur l’engagement sociétal. Ces entreprises déclenchent avec Agil’T un accompagnement en douceur. Elles seront suivies individuellement par Toulouse Métropole, la CCIT, la CMA de Haute-Garonne et la plate-forme d’achats responsables Synethic. « C’est un dispositif ambitieux », a détaillé Jean-Baptiste Ortega. « Les quinze entreprises signataires s’engagent à mener à bien un des chantiers suivants : l’environnement, la loyauté des pratiques, les relations et conditions de travail, l’emploi et le développement local. »

Agil’T veut être une réponse aux enjeux climatiques et soutenir la commande publique responsable, expose Elisabeth Toutut-Picard, adjointe au maire en charge du Développement durable. « Sur les 566 millions d’euros par an consacrés par Toulouse Métropole aux achats, 42% sont dévolus aux marchés dotés de critères de développement durable. Les TPE et PME sont forcément handicapées par la modestie de leur structure et de leur moyen. Avec Agil’T, elles seront à égalité avec les grosses entreprises. Nous voulons renforcer ce tissu économique, et faire d’Agil’T une opportunité de développement économique et d’emploi local. Dans le respect du code des marchés publics. »

 

Les attentes de la CMA et de la CCIT

Un voeu largement partagé par Louis Besnier, le président de la CMA de Haute-Garonne. « Nous ne sommes pas qu’un représentant sympathique de l’économie de proximité. Nous plaçons l’humain au coeur de l’économie. Le développement durable, c’est aussi l’affaire des petites entreprises. Agil’T n’est pas qu’un discours, c’est une action opérationnelle, qui valorise aussi l’engagement des acheteurs publics. » Pour Jean-François Rézeau, président de la commission développement durable, la CCI attend des actes en termes de business. « C’est pourquoi nous accompagnons la démarche de Toulouse Métropole, et nous attendons la traduction de cette implication des entreprises, que cet engagement se traduise dans les faits. Le juste retour de cet engagement, et j’insiste sur ce point, c’est qu’il apporte en termes de business. »

 

Les entreprises saluent l’engagement local et concret

Mais le business n’a pas été la matière première des réflexions menées par les entreprises signataires. Ainsi le cabinet d’architecture AM:PM a loué la dimension locale d’Agil’T, « face à ISO 26000, qui est une norme internationale. Je signe pour le partage, le maillage local. Pour rappeler que nous ne pouvons pas nous satisfaire de ce monde. » Un monde où les arbres disparaissent constate le pépiniériste Caussat. « L’orme a disparu, le platane se meurt. Le frêne est condamné. La nature subit les conséquences de nos dérives. » L’entreprise de recyclage So Phenix, qui facilite la seconde vie des produits, a « rejoint naturellement la démarche. S’engager fait partie des solutions. » Une conviction partagée par Alter Ego, spécialisée dans la communication, qui développe une expertise sur les achats durables. L’entreprise Greenburo, qui collecte les déchets de bureau, porte ces réflexions dans son ADN. « Notre objectif est à l’origine environnemental, avec une plue-value sociale grâce à l’insertion professionnelle. Notre intérêt pour Agil’T repose sur ce cadre contractuel pragmatique. » Un « engagement local concret », a conduit l’hébergeur toulousain Full Save à rejoindre Agil’T. L’entreprise d’impression et de communication Yapak&Indika a rappelé « la dimension collective du dispositif, essentielle dans un contexte de diminution des ressources où l’innovation est la pièce maîtresse. »

Oui, assure Jean-Baptiste Ortega de Synethic « les actions que mèneront les entreprises entreront en résonance, entre elles, mais aussi avec les dispositifs portés par les partenaires d’Agil’T, comme le Small Business Act ou le Plan Climat de Toulouse Métropole, et les démarches d’achat responsable de nos adhérents du Garem (Groupement d’achats responsables de Midi-Pyrénées) de plus en plus volontaires pour intégrer des critères développement durable dans leurs appels d’offres. »

Agil’T n’est pas un dispositif impatient, il veut prendre le temps d’observer et de laisser grandir les entreprises dans cette démarche. Rendez-vous dans un an.

Virginie Mailles Viard

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Le Gersois Lip à nouveau à l'heure bisontine

Le Gersois Lip à nouveau à l'heure bisontine | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La boutique Lip de la rue du Taur à Toulouse est la seule au nom de la marque. Mi juin, les premières Lip Créateur fabriquées à Besançon y seront vendues. 

 

La nouvelle a couru dans tous les media : les emblématiques montres Lip sont de retour à Besançon. Un « retour » préparé par Manufacture générale horlogère (MGH), la société gersoise basée à Lectoure qui exploite la marque depuis 2002 après l’avoir rachetée à l’homme d’affaires toulousain Jean-Claude Sensemat : « J’ai été contacté en 2013 », se souvient Philippe Berard, à la tête de SMB à Châtillon-le-Duc près de Besançon. Pour un contrat donnant-donnant dont la stratégie passe par une revalorisation de la marque auprès des bijoutiers-horlogers en « la rapprochant du savoir-faire de sa région d’origine », explique Jean-Luc Bernerd, PDH de MGH.

In fine, il s’agit de reconquérir ce réseau de distribution en crédibilisant la démarche via le repositionnement de la fabrication dans le berceau de l’horlogerie et au travers d’une entreprise reconnue par les détaillants. Le contrat court sur cinq ans, renouvelable une fois, et au terme duquel SMB pourra racheter à son tour la marque. La transaction restera confidentielle, mais Philippe Berard parle bien sûr du « type même de contrat avec versement de royalties, proportionnel au chiffre d’affaires réalisé. »

 

MGH envisage de booster son internationalisation

Si, du côté gersois, la réussite de l’opération semble ne pas faire de doute, à Besançon on est plus prudent. Les montres Lip ont en effet quitté le marché des bijouteries depuis plus de vingt ans. Un bail même si la marque reste emblématique dans l’esprit du public. Pour Philippe Berard le succès commercial n’est pas garanti. Il envisage toutefois de créer un nouvel atelier dédié à la collection historique Lip Créateur. « Du succès commercial dépendra l’investissement », prévient-il. N’empêche, le risque semble limité pour une entreprise leader de l’activité en France avec 1,5 million de montres commercialisées, 120 salariés et 30 millions d’euros de chiffre d’affaires générés en 2014.

À Lectoure, on attend beaucoup de cet accord. Ici aussi, de nouveaux investissements sont envisagés à l’aune de cette convention et du potentiel rachat de Lip. C’est la branche export qui devrait en bénéficier. MGH emploie trente-cinq personnes et a réalisé 5,3 millions d’euros au dernier exercice. Son activité tourne autour de l’horlogerie avec conception et assemblage de montres, réveils et pendules essentiellement.


Nathalie Malaterre

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