La lettre de Toulouse
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Midi-Pyrénées. L'agence Madeeli fait son bilan, et après ?

Midi-Pyrénées. L'agence Madeeli fait son bilan, et après ? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Martin Malvy, président de Madeeli, avec à sa droite, Bernard Plano, président délégué de Madeeli pendant la conférence de presse.

  

A l'occasion de son assemblée générale, la nouvelle agence régionale de développement économique Madeeli a tiré son bilan. Si elle reste active dans le soutien aux entreprises, les contours de son champs d'action après 2015 restent flous.

 

C’est la fin d’un cycle pour Madeeli. La nouvelle agence de développement économique et d’innovation de Midi-Pyrénées livre le bilan d’une année 2015 prolixe en événements et en action terrains. Et pour cause, elle est née du rapprochement des deux agences régionales Midi-Pyrénées Expansion et Midi-Pyrénées Innovation. De quoi profiter d’une force de frappe plus importante, avec cinquante-six collaborateurs, vingt-trois administrateurs et 131 membres.

Au final, Madeeli aura donc réalisé douze journées thématiques, réunissant au total plus de 650 participants, sur des sujets pointus qui concernent l’économie régionale. Citons, pêle-mêle, le filon des objets connectés pour les stations de ski, la cybersécurité pour les PME, ou encore la chaudronnerie et ses enjeux techniques. Au delà de ces journées de connaissances censées faciliter le transfert de technologies, Madeeli est aussi un accompagnateur d’entreprises. « Plus de 600 projets ont été accompagnés sur le développement économique, l’export et l’innovation, à travers les cinq réseaux majeurs que sont Midi-Pyrénées Entreprendre, RDTI, Rézopep pour les pépinières, ou encore Réseau Entreprise Europe et Business France », constate le président du conseil régional, également patron de Madeeli, Martin Malvy.

En Languedoc-Roussillon, développement économique et innovation n’ont pas fusionné

Et les responsables de l’agence de relever les nouveautés de cette année, à commencer par la mise en marche du dispositif Croissance PME. Celui-ci a attiré cinquante-quatre entreprises qui ont généré 256 dossiers et 24,5 millions d’euros d’aide en trois ans. Bilan à la clé : 950 emplois créés, 1874 salariés formés, et une croissance moyenne de chiffre d’affaires de plus de 40% pour ces sociétés.

Mais au delà des actions menées, c’est bien vers 2016 que Madeeli va devoir se tourner désormais. Certes, des grands rendez-vous, tels la journée et le concours des Inn’Ovations, traditionnellement organisés fin janvier, restent programmés. Mais difficile de dégager une visibilité plus lointaine, en raison des échéances électorales à venir. Quelle forme prendra Madeeli à l’aune de la future grande région ? En Languedoc-Roussillon, le conseil régional dispose de ses propres agences de développement économique : Invest Sud de France pour le développement économique et Transferts LR pour l’innovation. Celles-ci n’ont pas fusionné, laissant la porte ouverte à tous les scenarii possibles. Dans tous les cas, « il ne peut y avoir qu’une seule agence », estime Martin Malvy. « Il y aura besoin de proximité avec les territoires ».

Parce qu’elles s’inscrivent directement dans la compétence économique des conseils régionaux, les agences de développement économique restent des outils opérationnels et politiques trop importants pour être dévalorisés. Reste à en définir le contour stratégique à l’horizon 2016-2017. Une mission de taille pour le ou la futur président(e) de la grande région. 
M.V.

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Les cinq questions qui se posent après la fusion MPI-MPE

Les cinq questions qui se posent après la fusion MPI-MPE | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Issue de la fusion de Midi-Pyrénées Innovation (MPI) et Midi-Pyrénées Expansion (MPE), la nouvelle Agence de l’Innovation et du Développement Economique regroupe les 56 salariés au sein d’une nouvelle entité. Une réponse au nouveau rôle de la région comme chef de file du développement économique qui n’est pas sans poser question avant la fusion programmée le 1er janvier 2016 avec Languedoc-Roussillon.

 

Pourquoi la fusion MPI-MPE n'intervient-elle que maintenant ?

En 2010 déjà, un rapport du Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) de Midi-Pyrénées prônait la fusion de MPI et MPE. "À l'exemple d'autres régions françaises et européennes, il est temps de proposer le regroupement des structures agissant en matière de développement économique, d'innovation, de financement. La fusion des structures existantes est nécessaire pour faire des économies dans les coûts de fonctionnement et surtout pour permettre une plus grande efficacité d'action", peut-on lire dans ce rapport du 20 octobre 2010, intitulé L'innovation en Midi-Pyrénées. Les membres de la commission proposaient également d'associer à cette future agence l'Incubateur Midi-Pyrénées. La création d'une Agence régionale de l'innovation et du développement économique était aussi réclamée par les entreprises puisque l'auteur du rapport précité était Daniel Thébault, alors président du Medef Midi-Pyrénées.

Alors pourquoi la fusion intervient-elle seulement maintenant ?

"C'est l'aboutissement d'un processus, explique-t-on à la Région. La montée en puissance de MPI a justifié dans un premier temps le rapprochement des deux agences sur un même site (l'immeuble du Belvédère à Toulouse), puis de préparer leur fusion."

Une fusion également confortée par la réforme territoriale qui désigne la Région comme chef de file du développement économique. Par ailleurs, les régions se sont vues confier la gestion directe des fonds structurels européens Feder. Dès décembre 2013, Martin Malvy estimait que le moment était venu "d'engager la fusion de nos deux agences afin de faciliter les synergies entre leurs missions respectives, après les années qui étaient nécessaires à la structuration de MPI et qui justifiait, au départ, l'existence parallèle de deux agences. (...) L'objectif est de constituer, en mutualisant les moyens, un grand pôle d'innovation et de développement, aux compétences croisées, ouvert à l'international." C'est chose faite depuis le 1er janvier 2015.

Cette fusion correspond à une logique de simplification s'inscrivant dans l'air du temps. Parmi les régions pionnières, citons la Bretagne qui, dès 2011, a lancée Bretagne Développement Innovation (BDI), née de la fusion de l'Agence économique de Bretagne (AEB) et de Bretagne Innovation (BI). Les voisins aquitains ont eux aussi simplifié la donne en 2012 avec la création de l'agence ADI (Aquitaine Développement Innovation), née de la fusion d'Innovalis Aquitaine et de 2ADI. Pour autant, Midi-Pyrénées n'est pas en queue de peloton. Rhône-Alpes y travaille tandis qu'en Languedoc-Roussillon, aucune fusion n'est à l'ordre du jour. Cette dernière dispose toujours de trois entités : l'Agence régionale de développement économique Invest Sud de France, Languedoc-Roussillon Agence de développement (LRAD) et Transferts LR, l'Agence régionale de l'innovation du Languedoc-Roussillon.

Selon Jacques Thouroude, président du groupe Union des élus de la droite et du centre, la fusion MPI-MPE arrive tardivement.

"Dès 2010, nous avons alerté Martin Malvy sur la nécessité de fusionner les deux entités, rappelle le conseiller régional UMP. Le soutien à l'innovation et le développement économique sont intimement liés et ne doivent pas être cloisonnés comme c'était le cas jusqu'à présent. Plusieurs années ont été perdues alors qu'elles auraient pu servir de recul à la nouvelle agence au moment de la fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Il ne reste plus qu'une année à la nouvelle structure pour faire ses preuves. Nous analyserons ses résultats en fonction des moyens accordés."

Quelle était la raison d'être
de ces deux agences ?

L'une est une agence de "développeurs", l'autre est une agence "d'ingénieurs". MPE (Midi-Pyrénées Expansion) participe depuis 1987 au développement des entreprises ainsi qu'à l'attractivité économique du territoire. Elle est en contact direct avec les collectivités territoriales à travers, par exemple, les réseaux de pépinières, mais également en lien étroit avec les entreprises. Plusieurs dispositifs votés par la Région sont mis en œuvre par l'agence : plan Croissance PME, plan Usine du futur... À titre d'exemple, le salon Aeromart, initié par la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse, en partenariat avec MPE, est devenue un rendez-vous mondial pour les donneurs d'ordre et les sous-traitants de l'industrie aéronautique.

De son côté, MPI (Midi-Pyrénées Innovation) a été créée par Martin Malvy en 2006 pour conduire au quotidien la stratégie de la région en matière d'innovation. Chasseur de nouveaux talents, MPI accompagne les entreprises innovantes, notamment en leur apportant des réponses technologiques et non-technologiques (marketing, ressources humaines). Plus de 2 000 projets ont été accompagnés depuis la création de MPI, ce qui représente environ 288,6 millions d'euros d'investissements générés. Coordinateur du dispositif régional d'aide à l'innovation, MPI accompagne les entreprises qui souhaitent répondre aux appels à projets Innovation de Midi-Pyrénées : Digifab, Silvereco, Aerosat, Agil-it ou Epicure...

"La nouvelle agence, véritable bras armé de l'action économique régionale, regroupe les missions de MPI et de MPE autour de trois volets, détaille Christophe Nicot, directeur général de ce nouvel ensemble opérationnel depuis le 1er janvier 2015. Accompagner de manière ciblée les projets des entreprises régionales avec une attention particulière portée à l'innovation et l'internationalisation. Structurer des filières, notamment dans le cadre des pôles de compétitivité et clusters. Et renforcer l'attractivité du territoire régional, par exemple avec la création d'une zone d'activités ou d'une pépinière."

La fusion peut-elle permettre
de réaliser des économies ?

Efficacité et simplification sont les maîtres-mots de cette fusion. Efficacité car "l'objectif de la fusion n'est pas de réduire les postes mais bien d'optimiser, avec le même budget, nos actions en matière d'innovation et de développement tout en accomplissant une mission supplémentaire de soutien à l'export, livre Christophe Nicot, directeur général de la nouvelle agence. L'ambition est de faire mieux mais aussi de faire plus. En accompagnant les entreprises sur le chemin de l'innovation et en les aidant à se structurer (fusion, renforcement du fond de roulement...), nous souhaitons qu'elles se tournent davantage vers l'international."

Simplification car les outils proposés par les deux agences seront harmonisés et l'entreprise conserve un seul interlocuteur. Cet accompagnement rassure d'ailleurs les financeurs : "Pour les entreprises, nous sommes un argument, une forme de label, pour convaincre les investisseurs à la recherche de nouvelles pépites. Selon une étude réalisée auprès de 387 entreprises accompagnées par MPI sur la période 2008-2012, 63 % d'entre elles ont créé ou sauvegardé des emplois, 73 % ont augmenté ou maintenu leur chiffre d'affaires et 70 % ont gagné en rentabilité."

Le budget de la nouvelle agence sera de 6 millions d'euros, soit la somme des budgets de MPI et de MPE.

"Il s'agit d'un budget de fonctionnement mais également d'action puisqu'il concerne l'organisation d'événements comme Midinnov, Aeromart ou notre participation au Bourget", détaille encore Christophe Nicot, ancien directeur général de MPI et nouvel homme fort de l'entité constituée.

"J'espère que cette fusion permettra de rationaliser les fonctions support afin de redéployer les effectifs sur le terrain, en contact avec les entreprises et les élus, insiste Jacques Thouroude, président du groupe Union des élus de la droite et du centre à la Région. Les sources d'économie sont là ! L'argent public devient rare, ce qui décuple l'exigence de performance à attendre d'une telle agence."

Comment l'agence régionale peut-elle s'articuler avec l'agence nationale
de développement économique annoncée jeudi 5 février par François Hollande ?

Ce n'est pas trop s'avancer que d'écrire que l'annonce présidentielle prend de court la Région Midi-Pyrénées, au moment même où elle inaugure sa nouvelle agence de développement économique. Quels seront les contours de cette agence nationale ? Quels seront ses statuts et ses moyens ? Des synergies seront-elles possibles avec l'agence régionale ? Bien qu'il faille encore attendre une description précise de cette structure, l'Association des Régions de France (ARF) a immédiatement réagi après l'annonce du président de la République de créer une agence nationale de développement économique.

"Elle doit être un outil commun entre l'État et les Régions [...]. Aux côtés de Bpifrance et de la Caisse des dépôts et consignations dont le président de la République a annoncé qu'elles participeraient à la création de cette nouvelle agence, les Régions doivent être étroitement associées à sa gouvernance et au choix de ses orientations stratégiques. Faute de quoi, cette agence ne serait qu'une structure de plus, qui doublonnerait avec les moyens mis en œuvre par toutes les Régions pour assurer le développement économique de leur territoire et l'accompagnement des PME et ETI, au risque de gaspiller l'argent public et d'être inefficace."

Quelle pérennité peut avoir la nouvelle agence alors que la fusion Midi-Pyrénées
et Languedoc-Roussillon est actée
au 1er janvier 2016 ?

L'agence est-elle déjà une structure mort-née ? "J'espère qu'il ne s'agit pas simplement d'un coup de communication et que tout le travail ne sera pas à refaire dans un an", souligne Jacques Thouroude, président du groupe Union des élus de la droite et du centre. "Avec un seul exécutif et un seul budget, il y aura forcément une harmonisation rapide des moyens d'action sur le territoire, réagit Christophe Nicot, nouveau directeur de l'agence économique de Midi-Pyrénées. Les entreprises de Midi-Pyrénées et celles de Languedoc-Roussillon pourront accéder aux mêmes dispositifs. La fusion MPI-MPE n'a pas de lien direct avec la future grande région. Mais il était important de proposer un outil cohérent et synchronisé avec la future loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) où l'État confie aux régions de nouvelles compétences économiques. Martin Malvy nous donne une chance de faire nos preuves avant la fusion de Midi-Pyrénées et de Languedoc-Roussillon. Nous disposons d'une année pour bâtir un navire solide et pour le faire flotter ! Il y aura des évolutions mais pas de révolution. Les appels à projet vont se poursuivre normalement et nous ne pourrons pas mettre en place de nouveaux dispositifs six mois avant les élections régionales." On peut donc légitimement penser que cette agence ainsi constituée a vocation à servir de modèle lors du lancement d'une agence commune entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Hugues-Olivier Dumez

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Pour ToulÉco, le futur est dans le Gers

Pour ToulÉco, le futur est dans le Gers | La lettre de Toulouse | Scoop.it

ToulEco organise le jeudi 31 mai à la Cantine une table ronde dédiée à l’innovation dans le Gers à la Cantine de Toulouse, en partenariat avec La Mêlée. En présence de Michel Doligé, le président de la CCI du Gers et de nombreux acteurs économiques du département interviendront sur la thématique "le futur est dans le pré".

 

Green technologies, développement durable, innovation… derrière l’image du département bucolique où il fait bon vivre, le Gers s’impose de plus en plus comme une terre d’innovation en ordre de bataille pour accueillir entreprises et porteurs de projet. C’est pourquoi ToulÉco a dédié deux suppléments déjà à ce département et a décidé d’aller plus loin en réunissant les acteurs économiques du Gers pour une table-ronde dédiée à l’innovation dans le département.

Jeudi 31 mai, la Cantine accueillera donc plusieurs représentants économiques de ce territoire autour de la thématique « le futur est dans le pré », en partenariat avec La Mêlée.

(...)

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Toulouse : Agil'T veut être l'élan de la responsabilité sociétale pour les TPE et PME

Toulouse : Agil'T veut être l'élan de la responsabilité sociétale pour les TPE et PME | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Sur la photo ( crédit Hélène Ressayres)

En haut : Alter Ego, François Rivalan - Full save, Emmanuel Prat - Terr’eau ciel, Florian Champoux - AMPM Architecte, Pascal Merz.

En bas : Greenburo, Mathieu Poupon- So Phenix, Alexis Camionnet - Indika, Genevieve Laumonnier - Caussat espace vert, Eric Caussat - Oxya services, Cruaud Laurent.

 

 

Greenburo, Yapak&Indika, AM:PM, les entreprises qui s'engagent dans Agil'T, sont le fleuron du développement durable toulousain. Toulouse Métropole, Synéthic, la CCI, la CMA, édifient pour les TPE et PME un outil sur mesure pour intégrer les marchés responsables.

 

Elles sont aujourd’hui au nombre de quinze. Toulouse Métropole, Synethic, la CCIT et la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA), espèrent bien que d’ici un an, cinquante entreprises toulousaines apposeront leur signature sur la charte Agil’T. D’un côté des entreprises qui s’engagent, de l’autre une collectivité, deux chambres consulaires et une association, qui veulent mettre à portée de mains des PME et TPE les commandes publiques responsables. Le lancement officiel du dispositif Agil’T s’est tenu le 1er juin, à l’ouverture de la semaine du développement durable. Un baptême placé sous les ors des enjeux climatiques et de la commande publique responsable.

 

"Avec Agil’T, les TPE et PME seront à égalité avec les grosses entreprises"

Agil’T est un dispositif gratuit, auquel souscrivent volontairement les entreprises signataires de la charte sur l’engagement sociétal. Ces entreprises déclenchent avec Agil’T un accompagnement en douceur. Elles seront suivies individuellement par Toulouse Métropole, la CCIT, la CMA de Haute-Garonne et la plate-forme d’achats responsables Synethic. « C’est un dispositif ambitieux », a détaillé Jean-Baptiste Ortega. « Les quinze entreprises signataires s’engagent à mener à bien un des chantiers suivants : l’environnement, la loyauté des pratiques, les relations et conditions de travail, l’emploi et le développement local. »

Agil’T veut être une réponse aux enjeux climatiques et soutenir la commande publique responsable, expose Elisabeth Toutut-Picard, adjointe au maire en charge du Développement durable. « Sur les 566 millions d’euros par an consacrés par Toulouse Métropole aux achats, 42% sont dévolus aux marchés dotés de critères de développement durable. Les TPE et PME sont forcément handicapées par la modestie de leur structure et de leur moyen. Avec Agil’T, elles seront à égalité avec les grosses entreprises. Nous voulons renforcer ce tissu économique, et faire d’Agil’T une opportunité de développement économique et d’emploi local. Dans le respect du code des marchés publics. »

 

Les attentes de la CMA et de la CCIT

Un voeu largement partagé par Louis Besnier, le président de la CMA de Haute-Garonne. « Nous ne sommes pas qu’un représentant sympathique de l’économie de proximité. Nous plaçons l’humain au coeur de l’économie. Le développement durable, c’est aussi l’affaire des petites entreprises. Agil’T n’est pas qu’un discours, c’est une action opérationnelle, qui valorise aussi l’engagement des acheteurs publics. » Pour Jean-François Rézeau, président de la commission développement durable, la CCI attend des actes en termes de business. « C’est pourquoi nous accompagnons la démarche de Toulouse Métropole, et nous attendons la traduction de cette implication des entreprises, que cet engagement se traduise dans les faits. Le juste retour de cet engagement, et j’insiste sur ce point, c’est qu’il apporte en termes de business. »

 

Les entreprises saluent l’engagement local et concret

Mais le business n’a pas été la matière première des réflexions menées par les entreprises signataires. Ainsi le cabinet d’architecture AM:PM a loué la dimension locale d’Agil’T, « face à ISO 26000, qui est une norme internationale. Je signe pour le partage, le maillage local. Pour rappeler que nous ne pouvons pas nous satisfaire de ce monde. » Un monde où les arbres disparaissent constate le pépiniériste Caussat. « L’orme a disparu, le platane se meurt. Le frêne est condamné. La nature subit les conséquences de nos dérives. » L’entreprise de recyclage So Phenix, qui facilite la seconde vie des produits, a « rejoint naturellement la démarche. S’engager fait partie des solutions. » Une conviction partagée par Alter Ego, spécialisée dans la communication, qui développe une expertise sur les achats durables. L’entreprise Greenburo, qui collecte les déchets de bureau, porte ces réflexions dans son ADN. « Notre objectif est à l’origine environnemental, avec une plue-value sociale grâce à l’insertion professionnelle. Notre intérêt pour Agil’T repose sur ce cadre contractuel pragmatique. » Un « engagement local concret », a conduit l’hébergeur toulousain Full Save à rejoindre Agil’T. L’entreprise d’impression et de communication Yapak&Indika a rappelé « la dimension collective du dispositif, essentielle dans un contexte de diminution des ressources où l’innovation est la pièce maîtresse. »

Oui, assure Jean-Baptiste Ortega de Synethic « les actions que mèneront les entreprises entreront en résonance, entre elles, mais aussi avec les dispositifs portés par les partenaires d’Agil’T, comme le Small Business Act ou le Plan Climat de Toulouse Métropole, et les démarches d’achat responsable de nos adhérents du Garem (Groupement d’achats responsables de Midi-Pyrénées) de plus en plus volontaires pour intégrer des critères développement durable dans leurs appels d’offres. »

Agil’T n’est pas un dispositif impatient, il veut prendre le temps d’observer et de laisser grandir les entreprises dans cette démarche. Rendez-vous dans un an.

Virginie Mailles Viard

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La nouvelle agence de développement économique de Midi-Pyrénées s'appelle Madeeli

La nouvelle agence de développement économique de Midi-Pyrénées s'appelle Madeeli | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Martin Malvy et Anne Lauvergeon lors du lancement de la nouvelle agence économique de Midi-Pyrénées

 

Martin Malvy présentera cet après-midi (vendredi 6 février) la nouvelle agence régionale à plusieurs centaines de chefs d'entreprise de Midi-Pyrénées. Mais dès ce matin, il a dévoilé le nom et le logo de la nouvelle structure issue de la fusion entre MPE et MPI : Madeeli.

Son petit nom, c'est Madeeli. Comme "Mon agence de développement, export et innovation". Son logo est rouge et ressemble à un coquillage. "Il n'y a aucune connotation géographique ni dans le nom, ni dans le logo, car cette agence a vocation à s'étendre à Languedoc-Roussillon", explique Martin Malvy, qui présidera Madeeli jusqu'à la fin de l'année.

"Le logo symbolise la mise en interaction des réseaux et de trois richesses : le développement, l'export et l'innovation", développe Christophe Nicot, le directeur général de l'agence, opérationnelle depuis le 1er janvier 2015.

L'objectif de la nouvelle entité, domiciliée au Belvédère (boulevard des Récollets à Toulouse) est de simplifier les démarches des entreprises, qu'il s'agisse de trouver des financements, des interlocuteurs ou des conseils. "Il y aura des interlocuteurs spécialisés, identifiés, et qui se chargent de tout sur un simple coup de fil", assure Martin Malvy. "Au sein de Madeeli, une vingtaine d'expertises sont disponibles et 7 langues sont parlées."

Madeeli devra trouver une articulation avec la nouvelle agence économique nationale annoncée jeudi 5 février par François Hollande. "Cette agence est une bonne chose. Nous serons en lien directe avec elle, cela ne pourra que contribuer à notre efficacité", s'est contenté de commenter le président du Conseil régional.

Invitée pour participer à la cérémonie de cet après-midi, Anne Lauvergeon, présidente de la Commission Innovation 2013 et présidente de Sigfox, a salué l'efficacité de la région et "la nécessité" de se doter d'une telle agence.

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Toulouse se dotera cette semaine d'une Agence de développement économique

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© photo Rémi Benoit

 

La communauté urbaine du Grand Toulouse doit changer de nom et adopter celui de Toulouse Métropole.
La création de l'agence de développement économique du Grand Toulouse doit être votée cette semaine lors du conseil communautaire du 9 février. Lors de ses vœux à la presse, le président de la Communauté Urbaine Pierre Cohen, avait annoncé la création de cette agence en partenariat avec la CCI de Toulouse 31, qui n'a pas garanti sa participation. La communauté urbaine doit également prendre le nom de Toulouse Métropôle.

Pour donner plus de poids à la Communauté urbaine du Grand Toulouse, son président annonçait le 9 janvier dernier la création d'une agence de développement économique en partenariat avec la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse 31. « C'est un point essentiel de 2012, déclarait Pierre Cohen. Il me semble important de créer un outil pour permettre à la communauté urbaine d'être plus efficace et servir l'attractivité économique de la métropole toulousaine. »

Cette création, qui doit être votée le 9 février en conseil communautaire, s’inscrit dans la volonté de Pierre Cohen de valoriser le dynamisme économique de Toulouse et de son agglomération face à la concurrence nationale et internationale. La ville doit selon lui tirer profit de ses atouts : « Un positionnement économique et scientifique d’excellence, un projet d’agglomération à contenu économique (avec Toulouse Montaudran Aerospace ou l’Oncopole notamment). »

Il espère ainsi attirer davantage d’entreprises et d’investisseurs étrangers. Toulouse est en effet au 11e rang des villes d’Europe qui présentent le plus grand potentiel de croissance économique dans le classement de Lasalle Investment Management. La Ville rose reste dans le même temps absente du classement des villes européennes de Cushman&Wakefield traduisant la perception des 500 plus grandes entreprises européennes sur des critères d’implantation.

(...)

 Paul Périé

 

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