La lettre de Toulouse
42.0K views | +12 today
Follow
La lettre de Toulouse
Quelques informations sur l'entreprise et l'immobilier à Toulouse
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Airbus : le directeur de l'ingénierie Charles Champion remplacé par Jean-Brice Dumont

Airbus : le directeur de l'ingénierie Charles Champion remplacé par Jean-Brice Dumont | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Charles Champion (à gauche) va être remplacé par Jean-Brice Dumont (Crédits : Airbus SAS)Airbus annonce ce mardi 28 février la nomination de Jean-Brice Dumont au poste de Head of Engineering (directeur de l'ingénierie). Il succède à Charles Champion. Ce dernier quitte l'entreprise quelques jours après un autre cadre emblématique du groupe, Marwan Lahoud.

"Jean-Brice Dumont, 45 ans, qui occupe actuellement le poste de Head of Engineering d'Airbus Helicopters, a été nommé Head of Engineering d'Airbus Commercial Aircraft. Cette nomination fait suite à la décision de Charles Champion, âgé de 61 ans, de prendre sa retraite en fin d'année", annonce ce matin Airbus dans un communiqué de presse. Jean-Brice Dumont rejoindra donc Airbus Commercial Aircraft le 1er septembre 2017 et prendra la succession de Charles Champion en décembre 2017, à l'issue d'une phase de transition. Il est notamment titulaire des diplômes de l'École Polytechnique et de l'Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace (Isae-Supaero). Il a rejoint Airbus en 2004.

 

Charles Champion, un historique de la maison

Charles Champion, qui était à la tête des 15 000 ingénieurs Airbus et considéré comme le père de l'A380 (il en a dirigé le programme), emboite le pas à Marwan Lahoud, directeur de la stratégie et de l'international d'Airbus. Cet autre historique du groupe a annoncé qu'il quittait l'entreprise aéronautique au début du mois de février, de même que Jean-Pierre Talamoni, directeur des ventes et du marketing d'Airbus Defence & Space. Ces départs arrivent en pleine restructuration du groupe : le plan Gemini, projet de fusion entre Airbus Group et la division avions commerciaux, prévoit 1 164 suppressions de postes, la fermeture du site de Suresnes et une direction resserrée autour de Tom Enders, CEO du groupe.

"Je tiens à adresser mes plus sincères remerciements à Charles Champion pour son extraordinaire contribution au succès d'Airbus tout au long de sa carrière", déclare dans le communiqué Tom Enders au sujet de Charles Champion.

"Depuis son arrivée à Aérospatiale en 1980, il a participé à la quasi-totalité des activités de l'entreprise, du Manufacturing aux Programmes, des Ventes aux Customer Services et, plus récemment, au sein de l'Engineering. Airbus doit une grande partie de son succès à son expérience, son engagement et son dynamisme. Je lui souhaite tout le meilleur pour son avenir."

Jean-Brice Dumont remplacé par Alain Flourens

Alain Flourens, 59 ans, qui occupe actuellement le poste de Head of the A380 Programme au sein d'Airbus Commercial Aircraft, succèdera à Jean-Brice Dumont à Airbus Helicopters. Alain Flourens rejoindra Airbus Helicopters à compter du 1er juillet 2017, et remplacera Jean-Brice Dumont à compter du 1er septembre 2017. Sa propre succession fera l'objet d'une annonce ultérieure.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Produire, produire, produire : l'enjeu crucial d'Airbus pour vendre plus

Produire, produire, produire : l'enjeu crucial d'Airbus pour vendre plus | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Après un mois décembre très intense sur le plan des livraisons (111) et des prises de commandes (321), Airbus a livré 688 avions en 2016 et engrangé 731 commandes nettes. Si Boeing reste le premier constructeur mondial, Airbus a conservé sa couronne en termes de commandes.

 

Après un mois de décembre en fanfare au cours duquel Airbus a livré des avions comme des petits pains (111, soit quasiment l'équivalent de deux mois de livraisons) et a engrangé 321 commandes nettes, l'avionneur européen a fini l'année 2016 avec 731 commandes nettes au compteur et 688 livraisons. Une performance qui place une nouvelle fois Airbus devant Boeing en termes de prises de commandes (731 contre 668) mais toujours derrière son rival sur le plan de la production, Boeing ayant livré 748 appareils.

 

Carnet de commandes consolidé

 «L'année 2016 était un défi car il fallait assurer la montée en cadence de deux avions en développement, l'A320 neo et l'A350. Nous savions que ce serait difficile mais en plus des difficultés auxquelles nous nous attendions, nous en avons rencontrées d'autres, imprévues, notamment de certains de nos fournisseurs », a expliqué ce mercredi à Toulouse le président d'Airbus, Fabrice Brégier, lors de la présentation du bilan commercial 2016. Au final, « 2016 est une très bonne année pour Airbus. Nous avons "dérisqué" l'A350, assuré un bon départ pour l'A320neo, et consolidé notre carnet de commandes », a-t-il dit.

 

Mise en service de l'A350-1000

Après une année éprouvante sur le plan industriel en raison des difficultés de certains fournisseurs à assurer la montée en cadence de l'A350 et de l'A320neo, l'année 2017 sera certes un peu moins complexe que l'an dernier du fait de l'avancée sur la courbe d'apprentissage de ces appareils. Pour autant, elle n'en restera pas moins difficile avec, à l'exception de l'A380, les obligations de montée en cadences sur tous les programmes et la mise en service de la version allongée de l'A350, l'A350-1000 et la préparation du premier vol de l'A330neo, légèrement décalé à début 2018.

 

Difficultés pour une compagnie de trouver des "slots" de livraison

De fait, la hausse de la production constitue à nouveau le maître mot d'Airbus pour 2017 et les années suivantes, afin de raccourcir les délais de livraisons, dont la longueur, en raison de l'importance du carnet de commandes (6.874 avions, soit 10 ans de production aux cadences actuelles) peut dissuader les compagnies aériennes de passer commande. Mais aussi pour rassurer les compagnies sur le contrôle d'Airbus de l'industrialisation de ses appareils.

 «Un de mes plus gros problèmes est qu'il n'y a plus grand chose à vendre, notamment sur les monocouloirs, jusqu'en 2021 », a indiqué John Leahy, le directeur commercial d'Airbus.

 

Objectif : plus de 700 livraisons en 2017

«Le défi est de livrer notre carnet de commandes», a insisté Fabrice Brégier.

Sans donner un chiffre précis, qui sera dévoilé en février lors de l'annonce des résultats financiers du groupe Airbus, le président d'Airbus table sur « plus de 700 livraisons l'an prochain », avec « trois fois plus de livraisons d'A320 neo qu'en 2016 » (autour donc de 200) et un nombre d'A350 livrés « en progression linéaire » entre les 49 livrés en 2016 et la centaine attendue fin 2018 au moment du passage à la cadence de 10 appareils livrés par mois, soit autour de 75-85 unités l'an prochain.

Avec la hausse des cadences prévue sur l'A320, l'A350 et l'A330 au cours des prochaines années, Airbus produira près de 900 avions par an d'ici à la fin de la décennie, a fait remarquer Fabrice Brégier, qui entend toujours, à ce moment-là, dépasser Boeing en termes de livraisons. Pour rappel, Airbus table notamment sur une hausse de 42,5% de sa production de monocouloirs d'ici à 2019 (60 par mois contre 42 aujourd'hui).

 

 

"Book to bill" inférieur à 1

D'ici-là, Airbus devrait néanmoins peiner à maintenir un rythme de prise de commandes supérieur d'au-moins une unité à celui des livraisons ("book to bill" de 1). Ce ne sera d'ailleurs pas le cas cette année, selon John Leahy, qui ne s'est pas hasardé à donner la moindre prévision de prises de commandes pour 2017.

«C'est difficile de donner un chiffre quand on a près de 6.700 avions dans le carnet de commandes », s'est-il justifié.

La problématique est toujours la même.

"Pour des raisons de délais de livraisons, les compagnies n'ont aucun intérêt à s'engager aujourd'hui dans la mesure où il est en effet très compliqué de trouver des créneaux de livraisons pour des grosses commandes. Il ne peut y avoir de grosses commandes sauf à négocier avec d'autres compagnies pour qu'elles acceptent de décaler leurs livraisons", explique Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities.

 

Moins de commandes au Salon du Bourget que d'habitude

A tel point que, contrairement aux éditions précédentes, il ne devrait pas y avoir une avalanche de commandes lors du prochain Salon aéronautique du Bourget, en juin. « Ce devrait être moins le cas que les autres années », a admis Fabrice Brégier.

«Les grosses annonces des dernières années ont été faites autour de grosses commandes d'A320, lesquelles sont déjà dans le carnet de commandes», a-t-il précisé. Pour lui, le nombre de prises de commandes devrait à nouveau dépasser celui des livraisons une fois le ramp-up prévu au cours des prochaines années effectué.

 

"Pas de retournement de cycle"

Pour autant, lui comme John Leahy réfute l'idée d'un retournement de cycle. « Il ne faut pas confondre la réduction des commandes et du carnet de commandes avec un marché qui s'essouffle. L'an dernier le trafic a augmenté de plus de 6% », a expliqué Fabrice Brégier. Pour certains experts et industriels de l'aéronautique, un « retournement » ou « une stabilité » de la production pourrait intervenir d'ici à la fin de la décennie en raison notamment de la concurrence des avions d'occasion. C'est en effet à ce moment-là que commenceront à arriver les « retours de lease » d'un grand nombre d'appareils livrés à partir de la fin de la dernière décennie. Tout dépendra de l'évolution du prix du baril du pétrole. Une flambée du prix du baril inciterait en effet es compagnies à acheter des avions neufs.

 

Fabrice Gliszczynski

@FGliszczynski

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Le patron d'Airbus "ne peut pas" exclure les licenciements secs

Le patron d'Airbus "ne peut pas" exclure les licenciements secs | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Paris - Le PDG d'Airbus Group, Tom Enders, affirme dans Le Figaro de lundi qu'il "ne peut pas garantir" que le plan de suppression de 1.164 postes chez l'avionneur n'entraînera pas de licenciement sec.

Alors qu'on lui demande s'il peut prendre l'engagement qu'il n'y aura pas de licenciements secs, M. Enders répond au Figaro: "Non, je ne peux pas le garantir". 

"Nous nous préoccupons de nos employés. Nous mettrons en place toutes les mesures d'accompagnement possibles, notamment de formation, de mobilité et de reclassements internes", assure le PDG d'Airbus Group. 

 
 

La direction d'Airbus a annoncé mardi la suppression de 1.164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs, mais le site de Suresnes, près de Paris, sera fermé selon les syndicats. 

Les syndicats dénoncent un plan guidé par une logique purement "financière", mettant en avant un carnet de commandes record de près de 1.000 milliards d'euros et plus de 5 milliards de trésorerie.  

 

"Etant donné les défis opérationnels auxquels nous devons faire face, avoir 5 milliards d'euros de cash, ce n'est pas suffisant pour un groupe qui réalise 65 milliards de chiffre d'affaires et qui dépend autant de l'aviation commerciale", rétorque Tom Enders. 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Des suppressions d'emplois en vue chez Airbus ? 

Des suppressions d'emplois en vue chez Airbus ?  | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Selon une information du Financial Times publié lundi, l'avionneur européen Airbus prépare un plan de réduction des coûts, qui pourrait inclure des suppressions d'emplois, afin de limiter les effets des problèmes de production de l'A380 et de l'A400M.

 

 

C'est le très sérieux Financial Times qui l'assure dans son édition de lundi : Airbus prépare un plan de réduction des coûts pour compenser ses pertes

Ce plan de réduction des coûts, annonce le quotidien économique et financier britannique, pourrait inclure des suppressions d'emplois, afin de limiter les effets des problèmes de production de l'A380 et de l'A400M.

Le plan vise notamment à supprimer certains postes en doublon dans la division aviation civile de l'entreprise, qui représente 70% de ses revenus, selon le financial Times.

Airbus n'a pas souhaité n'a pas souhaité réagir à cette information.

En juillet dernier, l'avionneur européen avait annoncé avoir passé une lourde charge d'un milliard d'euros pour son avion de transport militaire, l'A400M,
qui souffre de problèmes récurrents de retards de livraison.


Airbus a également dû réduire la cadence de production de l'A380, alors que ce programme venait d'atteindre le seuil de rentabilité. L'avionneur ne produira qu'un seul exemplaire par mois de son très gros porteur à partir de 2018, contre 27 sur l'ensemble de l'année 2015. Une décision qui résulte de la faiblesse des ventes depuis le lancement en 2000 mais qui souffle, selon la Tribune, un coup de froid sur l'avenir du programme A380.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Le guide Top Eco s'étend à toute l'Occitanie

Le guide Top Eco s'étend à toute l'Occitanie | La lettre de Toulouse | Scoop.it

L'économiste Marc Touati a participé au lancement du Top Eco 2017 hier près de Toulouse avec Pierre-Marie Hanquiez du Medef.

 

 

Jeudi soir à Labège près de Toulouse, le Medef de Haute-Garonne dévoilait l'édition 2017 de son guide annuel «Top Eco» devant près de 700 décideurs économiques et politiques réunis au centre de congrès Diagora.

 

Véritable bible économique régionale, le Top Eco recense les 1 500 premières entreprises de l'ex Midi-Pyrénées mais aussi de Languedoc-Roussillon. «L'élargissement du périmètre de la région à l'Occitanie, nous a amenés à recenser aussi les principales entreprises de l'ex Languedoc-Roussillon, a expliqué Pierre-Marie Hanquiez. Ces dernières représentent 25 % des entreprises du guide classées par chiffre d'affaires» a ajouté le président du Medef de Haute-Garonne.

Sans surprise, Airbus arrive en numéro un avec plus de 60 milliards de chiffres d'affaires. A l'autre extrémité pointe l'entreprise gersoise Vic Boisson Services qui emploie quatre salariés pour 1M€. Pour chaque entreprise, le guide recense le nom des principaux dirigeants et leurs coordonnées. Au total 10000 décideurs y sont compilés. «Le guide est donc un outil pour la prospection commerciale mais aussi pour les demandeurs d'emploi ou les jeunes en recherche de stage» a égrené le président du Medef 31 qui promet d'accroître dès l'an prochain l'effort de recensement des entreprises de l'ex Languedoc-Roussillon. Il ressort de ce classement un chiffre d'affaires globalement à la hausse de 3 % pour les entreprises occitanes sauf pour le secteur du transport qui souffre alors que le BTP est encore convalescent. Pour l'occasion, l'économiste Marc Touati a tenu une conférence sur les perspectives économiques pour 2017 sous le thème : «La croissance en état d'urgence».

 

Gil Bousquet
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Airbus A380 : pourquoi ça ne marche pas

Airbus A380 : pourquoi ça ne marche pas | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La décision de réduire la production à un seul exemplaire par mois en 2018 jette un coup de froid sur l'avenir du programme. Elle résulte de la faiblesse des ventes depuis le lancement du programme en 2000. Décryptage.

 

En décidant de réduire la production d'A380 à un avion par mois en 2018 contre 2,5 aujourd'hui, Airbus n'a fait que confirmer les difficultés commerciales rencontrées par son super jumbo depuis des années et s'est donné du temps pour trancher sur son avenir. Pour un expert , "cette cadence 1 qui va augmenter les coûts de production est synonyme d'un arrêt du programme."

 

Quatre ans de production

On n'en est pas encore là. Il reste dans le carnet de commandes 126 A380 à livrer, même si certains exemplaires sont fragiles (ceux de Virgin par exemple qui y figurent depuis une quinzaine d'années, ou les deux derniers d'Air France que la compagnie a annulé). Avec la diminution des cadences, Airbus a désormais devant lui entre 8 et 10 ans de production. Sans cette décision, et sans nouvelle commande, la production se serait arrêtée dans quatre ans environ. Elle se serait déjà d'ailleurs arrêtée si le programme n'avait pas dérapé à partir de 2005, ou si, une fois les problèmes d'industrialisation résolus, Airbus avait tenu ses plans initiaux de livrer 30 à 40 appareils par mois à partir de 2010.

 

Peu de commandes

Car les ventes de cet appareil n'ont jamais décollé. Depuis le lancement du programme en 2000, seules 319 commandes nettes pointent au compteur, alors que l'avionneur estimait le marché à 1.200 exemplaires. Et encore, cela aurait pu être pire si une compagnie, Emirates, qui n'était qu'un nain à l'époque de la préparation du projet dans les années 90, n'avait tenu à bout de bras ce programme en achetant 142 exemplaires (45% du carnet de commandes).

Lire ici : 26 juin 1996, le jour où tout a commencé pour l'A380

Surtout, après des prises de commandes "correctes" au cours des premières années de commercialisation (144 commandes fermes au moment du 1er vol le 27 avril 2005) compte-tenu de la succession de coups dures qui ont frappé le transport aérien (11-Septembre, intervention en Afghanistan, puis en Irak , SRAS...), l'A380 a ensuite enregistré très peu de prises de commandes, à l'exception de celles d'Emirates. A part la centaine d'exemplaires commandée par la compagnie du Golfe, seuls 75 A380 environ ont en effet été commandés en 12 ans, dont une partie a été bradée en guise de compensation après le dérapage du programme à partir de 2006.

Ces problèmes d'industrialisation qui ont entraîné des livraisons au compte-gouttes et certains pépins techniques (comme l'explosion d'un moteur Roll Royce sur un appareil de Qantas à Singapour en 2010 ou les microfissures intervenues sur les ailes constatées en 2012), ont certainement joué sur la faiblesse des ventes depuis l'entrée en service de l'avion à partir de l'automne 2007. Ce début commercial, qui a coïncidé avec les débuts de la crise financière et économique, n'a pas aidé non plus à pousser les compagnies focalisées sur leur survie à passer de nouvelles commandes.

 

Le B777-300 ER, le cauchemar de l'A380

Pour autant, d'autres facteurs expliquent la faiblesse des ventes. Tout d'abord, la concurrence de Boeing. Non pas de sa version améliorée du B747, le B747-8, lancée en 2005, mais du Boeing 777-300 ER, une version allongée du B777, lancée la même année que l'A380 en 2000 et qui est entrée en service en 2004 dans la flotte d'Air France.

A l'heure où le prix du kérosène commençait à augmenter, ce bimoteur de grande capacité allait devenir le cauchemar de l'A380. Avec une configuration de base de 365 sièges, le B777-300 ER a privé l'A380 de la quasi-totalité du marché du renouvellement du B747 que convoitait Airbus. Les compagnies ont en effet préféré sacrifier un peu de capacité pour une meilleure performance économique en termes de coût au siège et de coût à l'étape. D'autant plus que le B777 avait une capacité fret supérieure à celle de l'A380 (le fret étant un facteur clé dans l'économie des lignes aériennes).

 

La congestion aéroportuaire, un sujet pour demain?

Autre raison majeure, la perspective d'une congestion aéroportuaire, qui avait justifié le lancement de l'A380, est restée cantonnée à des exemples déjà connus comme Londres Heathrow ou Tokyo Narita (et encore, l'ouverture d'Haneda au long-courrier a desserré en partie la contrainte) et n'a pas eu l'ampleur qu'elle risque d'avoir demain si des investissements ne sont pas faits de la part des aéroports. Fin 2014, l'Association internationale du transport aérien (Iata) indiquait que seuls six aéroports exploitaient leurs capacités pistes à au moins 90%. Ils seront 63 en 2020 et 125 en 2030.

Par ailleurs, les grosses routes long-courriers, sur lesquelles il est préférable de remplacer deux vols assurés par des appareils de plus petite capacité par un vol opéré en A380 (pour réduire les coûts), n'ont pas été jusqu'ici aussi nombreuses qu'espéré. Sur les routes où les compagnies disposent d'une faible fréquence de vols, les compagnies ne sont pas forcément tentées de réduire le nombre de vols, qui leur confère un avantage commercial puisqu'il apporte un choix à la clientèle affaires.

De quoi conforter les observateurs qui depuis des années expliquent que l'A380 a été lancé trop tôt. Ce qu'admet volontiers aujourd'hui Fabrice Brégier, le PDG d'Airbus.

De fait, les arguments avancés à l'époque pour justifier la pertinence de l'A380 sont encore valables. Airbus rappelle qu'en doublant tous les 15 ans, le trafic de passagers va se concentrer sur les grands hubs et accentuer la congestion des aéroports sur lesquels les compagnies aériennes n'auront d'autres solutions, pour croître, que d'augmenter la taille des avions.

"En 2018, 90% du trafic long-courrier mondial sera concentré sur 42 routes. En 2023, 71 routes accueilleront 95% du trafic, et en 2030, la quasi-totalité du trafic long-courrier sera concentré sur 91 lignes", expliquait il y a deux ans, le directeur commercial d'Airbus John Leahy.

 Un avion plus performant

Alors que faire ? Attendre patiemment que les compagnies se décident ? Impossible. Les compagnies veulent un avion plus performant. Airbus ne s'y est pas trompé. Depuis quelques années, ses dirigeants n'utilisent plus l'argument des économies générées par l'avion mais de la hausse de la recette unitaire qu'entraîne l'A380. L'avion plaît aux passagers et certaines compagnies observent en effet des recettes supérieures sur cet avion.

Dès 2008, une partie des compagnies clientes, dont Air France, plaidaient pour le lancement au plus vite d'une version allongée, l'A380-900. Prévue au lancement du programme, une telle version permettrait, avec une bonne soixantaine de places en plus, de diminuer les coûts au siège. Aujourd'hui, certaines compagnies n'ont pas renoncé à ce projet, les rares compagnies intéressées par une amélioration de l'A380 demandent plutôt (aussi) une remotorisation de l'appareil avec des moteurs plus performants, comme le fait Airbus avec l'A320 et l'A330.

C'est notamment le cas d'Emirates qui a fait le forcing pour un A380neo (new engines optimisation) depuis 18 mois. L'équation est terriblement compliquée. Et comme l'a ditFabrice Brégier dans une interview accordée à La Tribune le 21 juin, le dialogue avec Emirates est mis entre parenthèses.

 

La problématique n'a pas changé

Faut-il investir près de 3 milliards de dollars dans un tel projet (la remotorisation implique par exemple de modifier plusieurs points, la voilure notamment et une dose de matériaux composites pourrait être ajoutée) pour un marché que l'on imagine certes toujours important chez Airbus mais qui risque d'être toujours aussi compliqué à pénétrer.

Car la problématique n'a pas changé. La concurrence du B777 sera toujours présente. Elle va même s'intensifier. En 2014, Boeing a lancé deux dérivés de son B777-300 ER qui entreront en service au cours de la prochaine décennie : le B777-8X d'une capacité de 365 sièges et le B777-9X, de plus de 400 sièges. Pis, le groupe américain pourrait aller encore plus loin puisqu'il planche sur une version encore plus grande (450 sièges), le B777-10 X, qui pourrait tuer dans l'œuf un A380neo, même si ce dernier affichait de belles améliorations.

Aussi, Airbus ne partira pas la fleur au fusil. Il ne se lancera dans l'aventure que si plusieurs clients s'engagent sur un certain volume de commandes. A part Emirates qui a déjà dit qu'il pourrait en commander 200 exemplaires, et plus rarement Qatar Airways, l'intérêt des compagnies est faible, notamment celui des clients existants.

L'avionneur a désormais du temps pour trancher. Tom Enders, le PDG d'Airbus Group s'est même déclaré confiant.

"Nous somme tous plutôt optimistes quant aux perspectives à long terme pour l'A380 et j'espère que cela ne durera qu'un an ou deux, puis nous pourrons à nouveau augmenter les rythmes de production", a-t-il déclaré ce mercredi. Et d'ajouter : "nous croyons en cet avion, le groupe sait ce qu'il faut faire, nous anticipons et je suis plutôt confiant sur le fait que nous allons pouvoir augmenter à nouveau le rythme de production dans quelques années."

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

À Toulouse, Pierre Moscovici se dit "raisonnablement optimiste pour l'Europe"

À Toulouse, Pierre Moscovici se dit "raisonnablement optimiste pour l'Europe" | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Pierre Moscovici en visite à Toulouse ce 15 février, en compagnie du président e la CCI de Toulouse Alain Di Crescenzo

 

Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici était en déplacement à Toulouse, ce 15 février, pour rencontrer les chefs d'entreprise. Alors que l'Union européenne traverse actuellement plusieurs crises (réfugiés, Brexit, crise économique...) il s'est montré prudent sur le contexte économique, tout en insistant sur un point : "il ne faut pas tomber dans l'euroscepticisme". Concernant le Brexit, il insiste sur l'urgence (et la difficulté) de trouver une solution.

(...)

 

Le déjeuner toulousain de Pierre Moscovici

Accompagné d'Alain Di Crescenzo, président de la CCI de Toulouse, Pierre Moscovici a déjeuné ce midi avec plusieurs acteurs économiques de la région : Gilbert Casamatta (IRT Saint-Exupéry), Marc Chappuis (Sgar), Patrick Longuet (Assystem), Cécile Ha Minh Tu et Charles Champion (Airbus), Carole Garcia (Graine de Pastel, conseillère au commerce extérieur), Hervé Schlosser (France Pari), Laurent Latorse (Robotics Place), Pascale Bouillé (Vectalys), Marie-Laure Fages (université Toulouse 3 Paul Sabatier), Agnès Paillard (Aerospace Valley). Il a notamment été question de la façon dont l'Union européenne favorise l'innovation dans les entreprises.

 

Une enveloppe de 500 millions d'euros pour Airbus

Pierre Moscovici a rappelé qu'une enveloppe de 3 milliards d'euros était fléchée vers la région LRMP depuis 2011 "dont presque 1 milliard pour Airbus". La Banque européenne d'investissement vient également d'accorder 500 millions d'euros à l'avionneur, dont 400 pour les activités Recherche-Développement et Innovation en France. "Nous accordons l'argent aux entreprises qui ont des projets, peu importe leur taille", s'est justifié le commissaire européen. "Il ne faut pas oublier que ce qu'Airbus fait, Airbus l'achète. Quand Airbus a de l'argent, cela profite à toutes les entreprises qui l'entourent", a complété Alain Di Crescenzo.


more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Aéronautique. Les entreprises de Midi-Pyrénées en ordre de bataille pour le Bourget

Aéronautique. Les entreprises de Midi-Pyrénées en ordre de bataille pour le Bourget | La lettre de Toulouse | Scoop.it

de gauche à droite : Bernard Plano, président de la commission industrie au conseil régional de Midi-Pyrénées, Agnès Paillard, présidente du pôle Aerospace Valley, Martin Malvy, président de Région, Didier Gardinal, président de la chambre de commerce et d’industrie de Midi-Pyrénées, et Claude Gaits, vice président de la Région Midi Pyrénées en charge du développement économique.

 

Arnaud Setien, fondateur et dirigeant de Skyconseil, jeune entreprise dédiée aux métiers de l’ingénierie dans l’aéronautique et le spatial, en est à son second salon du Bourget. Sa première participation en 2013 s’était soldée par un gain de « crédibilité et de visibilité », sans toutefois « un retour fondamental » pour l’activité de cette entreprise. Comprendre : peu ou pas de nouveaux clients.

Pourtant, le patron renouvellera l’expérience sous la bannière du pôle de compétitivité Aerospace Valley Midi-Pyrénées et Aquitaine du 15 au 21 juin. « J’y vois deux intérêts. Le premier reste la visibilité. Le second est d’ordre financier, sachant qu’un stand au Bourget coute 10.000 euros. Avec la délégation et l’aide de la Région, il me coute 2500 euros ».

Un argument financier que partage Arnaud Le Maout, président du bureau d’études d’Airborne, spécialisé dans la conception et le développement de drones de défense. « Une start-up n’a pas les moyens de supporter un tel coût. Nous profitons aussi de la communication de la délégation », assure-t-il, précisant que le salon sera l’occasion de dévoiler aux clients mondiaux, ainsi qu’à la presse, le prototype civil et militaire Drop’n Drone. Orange et Airbus sont déjà intéressés par ce concept à voilure fixe, capable de supporter l’aérolargage depuis un avion ou un hélicoptère.

 

La plus grande délégation

Pas moins de quatre-vingts entreprises de Midi-Pyrénées, et quarante autres de la région Aquitaine, profiteront des 1450 m² de stand mis à leur disposition par le pavillon commun du pôle de compétitivité Aerospace Valley, soutenu financièrement par les deux conseils régionaux. « Cette délégation sera la plus grande », se félicite Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées. Des petits-déjeuners thématiques sur l’usine du futur par exemple, et des conférences rythmeront ces cinq jours de rendez-vous d’affaires.
Audrey Sommazi

Jacques Le Bris's insight:
Les A380 et A350 en vedettes au salon

Airbus Group sera présent « massivement » au salon du Bourget, annonce l’avionneur européen dans un communiqué. Il fera étalage de sa gamme en insistant sur ses gros porteurs. Ce sera notamment le cas de l’A380, dont un exemplaire d’essais sera dévolu aux démonstrations en vol, tandis qu’un autre, appartenant à Qatar Airways, sera installé au sol. Le très gros porteur fête cette année le dixième anniversaire de son vol inaugural, ce qui donnera à l’industriel matière à le mettre en valeur. 
Un A350XWB, appartenant également à Qatar Airways, sera lui aussi présenté en statique, tandis qu’un appareil d’essais sera utilisé pour les phases de démonstration aérienne.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Toulouse: Airbus porte plainte pour espionnage

Toulouse: Airbus porte plainte pour espionnage | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Suite aux accusations de la presse allemande selon lesquelles le renseignement allemand aurait espionné pour le compte de la NSA américaine des hauts responsables français, le groupe aéronautique européen Airbus a indiqué jeudi qu'il allait déposer plainte contre X pour espionnage.

 

Demande d'information au gouvernement allemand

Le constructeur aéronautique précise qu'il a «demandé des informations» à Berlin. Dans un courriel destiné à l'Agence France Presse, Airbus se dit «inquiet, car il y avait des soupçons concrets d'espionnage industriel» et que le groupe avait «demandé des informations au gouvernement fédéral» allemand. L'avionneur assure qu'il va «maintenant porter plainte contre X pour des soupçons d'espionnage industriel».

Le quotidien Bild avait affirmé lundi, sur la foi de documents de 2008 et 2010, que les services de renseignement allemands (BND) avaient tenté d'espionner depuis 2005 EADS (devenu Airbus) et Eurocopter (aujourd'hui Airbus Helicopters) pour le compte de l'agence américaine NSA.

Ces révélations, auxquelles sont venues s'ajouter mercredi des accusations d'espionnage politique visant notamment la Présidence de la République française ou la Commission européenne, embarrassent le gouvernement de la chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est toujours posé en victime de ses alliés.

La chancellerie était informée depuis 2008, sous le premier mandat de Mme Merkel, de telles pratiques visant des sociétés comme Airbus, mais n'a pas réagi afin de pas froisser Washington et mettre en péril la coopération dans la lutte contre le terrorisme, a affirmé Bild.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Airbus livre son premier A350 XWB à Qatar Airways

Airbus livre son premier A350 XWB à Qatar Airways | La lettre de Toulouse | Scoop.it


L'A350 de la compagnie Qatar Arways au décollage à Toulouse lundi 22 décembre.


 

Sept années après avoir reçu la commande de la compagnie aérienne Qatar Airways, Airbus a livré ce lundi 22 décembre à Toulouse son premier A350 XWB, un gros porteur de première génération.

Ce lundi 22 décembre est un jour historique pour Airbus. Le constructeur européen vient de livrer son premier A350 XWB à la compagnie Qatar Airways. Initialement prévue le samedi 13 décembre, la cérémonie a été suivie par 150 journalistes au Delivery Centre d'Airbus à Colomiers. 

"C'est plus qu'un grand jour pour Airbus, c'est un jour historique, s'est félicité Fabrice Brégier, le président d'Airbus Aircraft. Après l'A300, l'A320, l'A330, l'A340 et l'A380, nous livrons aujourd'hui l'A350 à une compagnie dont les critères de qualité sont très élevés, et dans les temps prévus. Je suis très fier de notre équipe et de notre partenaire Rolls-Royce. Je voudrais également remercié Louis Gallois, qui a su convaincre le directoire à l'époque que l'A350 XWB était le bon modèle et que nous le livrerions à temps malgré nos difficultés."

"L'A350 va marquer la prochaine décennie car il n'y aura pas de nouvel avion développé d'ici là, a souligné Akbar Al Baker, le président de la compagnie aérienne Qatar Airways. Avec Airbus et Rolls-Royce, nous sommes fiers de faire l'histoire. C'est la commande par Qatar Airways de 80 A350 en juin 2007 qui a permis de développer ce programme, conçu main dans la main avec Airbus."

Lors de son discours, le président de la compagnie qatarienne a également eu quelques mots pour Louis Gallois. "Je voudrais le remercier car il y a huit ans, nous avons négocié, frappé du poing sur la table et finalement trouvé un accord gagnant-gagnant pour les deux parties, a rappelé Akbar Al Baker. Je remercie également Didier Evrard, le directeur de programme de l'A350, avec qui j'ai eu quelques désaccords il y a deux jours à cause des exigences de qualité de Qatar Airways, pour avoir, enfin, livré cet appareil."

"Vous êtes un client difficile et exigeant, peut-être un peu trop, a plaisanté Fabrice Brégier à l'attention d'Akbar Al Baker. Mais vous êtes l'un des architectes de l'A350. Sans vos exigences, l'A350 ne serait pas le meilleur avion dans sa catégorie aujourd'hui. À l'avenir, notre travail en sera facilité avec nos autres clients car nous avons déjà réalisé les exigences de la première compagnie aérienne au monde. Nous vous devons beaucoup."

Un succès commercial
"Airbus est de retour", affirmait Louis Gallois en 2006 en annonçant le lancement d'une nouvelle version de l'A350, un programme de 10 milliards d'euros à l'époque, près de 12 milliards aujourd'hui.

Fabriqué à 53 % avec des matériaux composites, l'A350 devrait être moins gourmand en carburant que ses concurrents. "Peu importe le prix du fuel, cela représente 50 % des coûts des compagnies aériennes, a rappelé Kiran Rao, vice-président stratégie et marketing à Airbus, lundi matin, lors de la présentation de l'avion. Il consommera 25 % de carburant de moins que le Boeing 777 actuel."

Certifié en un temps record - moins de 15 mois après le premier vol en juin 2013 -, l'A350 va faire face au défi de montée en cadence de la chaîne de production. "Il va falloir accompagner nos fournisseurs pour accroître les cadences, a annoncé Didier Evrard, le directeur des programme à Airbus. Nous devons faire en 4 ans ce que nous avons fait en 18 ans pour l'A330. L'objectif est de produire 10 avions par mois en 2018."

Avec 778 commandes à la fin novembre, l'A350 est déjà un succès
commercial. D'après Airbus, le potentiel de vente est de 2 500 avions, soit 500 milliards de dollars. Une
quinzaine d'appareils sera livrée en 2015 à Qatar Airways, Finnair et Vietnam
Airlines.

Gael Cérez

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Premier vol réussi pour l'A320neo au-dessus de Toulouse

Premier vol réussi pour l'A320neo au-dessus de Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it


1er vol de l'A320neo ce jeudi à Toulouse


Devant un parterre d'élus et les principaux dirigeants d'Airbus Group, l'A320neo a effectué ce matin son premier vol d'essai. Très attendu, ce premier test s'est parfaitement déroulé. Véritable réussite commerciale avec déjà plus de 3.250 commandes, le nouveau-né de la famille de monocouloirs d'Airbus permet d'économiser 20 % de carburant et 5.000 tonnes de CO2 par an.

How do you feel ? Comment tu te sens? En attendant le décollage de l'A320neo, les commentaires sont en anglais. Sous un ciel voilé, à 12h, le nouveau moyen-courrier de la famille Airbus a décollé pour la première fois au départ de Toulouse. Direction Bordeaux pour un vol d'environ deux heures. Parmi les personnalités présentes, Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, Bernard Keller, maire de Blagnac et Laurence Arribagé, adjointe à la Marie de Toulouse et première secrétaire départementale UMP de la Haute-Garonne, ont assisté au décollage. Tom Enders, PDG d'Airbus Group, s'était lui mêlé aux salariés du groupe.

Ce premier vol a permis de tester les équipements, les systèmes et les modifications apportés au moyen-courrier. "C'est le début d'une success story", a annoncé Fabrice Brégier, PDG d'Airbus, en accueillant, après le vol, les 5 membres de l'équipe de pilotage. “J’adresse toutes mes félicitations à l’ensemble de l’équipe de
développement de l’A320neo, aux équipes sol et à l’équipage, grâce
auxquels cet événement a été possible”, a ajouté Fabrice Brégier.

Une efficience économique et écologique
Airbus a annoncé des performances "record" pour le nouvel avion qui a
déjà totalisé plus de 3.000 commandes fermes de 60 clients depuis son
lancement en décembre 2010, soit 60 % de part de marché dans sa catégorie. Le responsable de cette réussite, John Leahy, Chief Operating Officer - Customers d'Airbus, était lui aussi présent pour ce premier vol. Toutefois, avant d'être livré aux premiers clients, dont Qatar Airways
et Lufthansa, fin 2015, l'A320neo devra effectuer un an de tests en vol, soit près de 3.000 heures d'essai.

Plus silencieux et performant, le nouveau-né de la famille Airbus permet d'économiser 20 % de carburant par an. "L'efficience n'est pas qu'économique, mais aussi écologique", a affirmé
Klaus Roewe, vice-président A320neo family, en précisant que l'A320neo permet également de réduire les
émissions de CO2 de 5.000 tonnes par an
. Parmi les avantages de l'engin nouvelle génération, l'espace cabine. Des sièges plus larges et des coffres à bagages plus volumineux permettront une plus grande rapidité des opérations d'embarquement / débarquement.

"Ce vol inaugural marque le lancement d’une campagne d’essais rigoureuse
impliquant huit avions représentant tous les modèles ainsi que les deux
nouvelles options de motorisation : les turboréacteurs PW1100G-JM de
Pratt&Whitney et les LEAP-1A de CFM International", indique-t-on chez Airbus.

Simona Pizzuti

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

L'A380 ne décolle toujours pas

L'A380 ne décolle toujours pas | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Airbus Group publie, ce 30 juillet, ses résultats semestriels. Les premiers depuis la réorganisation du groupe. Et ils sont satisfaisants. Le bénéfice est en hausse de 50% à 1,14 milliard d'euros. Le chiffre d'affaires progresse de 6% à 27,2 milliards d'euros. Il confirme ses prévisions pour 2014.

Le groupe est toujours porté par les activités de sa principale filiale Airbus. Pourtant, si on parle souvent de l'A380, un super jumbo qui est encore loin d'être une cash machine.

Pas une seule commande depuis le début de l'année. Décidément l'A380 peine toujours à séduire. Alors oui, c'est l'avion le plus économique par passager transporté au monde, mais il coûte cher, plus de 2 milliards de dollars l'exemplaire.

Un prix beaucoup trop élevé dans le contexte économique actuel. A part les compagnies du Golfe et asiatiques, les clients ne se bousculent pas. Les transporteurs occidentaux préfèrent jouer la carte de la prudence et renouveler l'intérieur de leurs avions plutôt que passer de nouvelles commandes.

3 ans de retard

Entré en service fin 2007, avec 3 ans de retard, les coûts de développement sont passés de 12 à plus de 15 milliards d'euros. Résultat, si la production de cet appareil ne se fait plus à perte depuis quelques mois, le programme lui ne gagne toujours pas d'argent.

Selon plusieurs experts, Airbus a besoin d'une centaine d'engagements supplémentaires pour que ce programme tienne enfin ses promesses en matière de rentabilité. Pour séduire de nouveaux clients, Airbus pourrait décider de lancer une version remotorisé de son A380 encore plus économique.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Le futur #A350 pointe son nez à Toulouse.

Le futur #A350 pointe son nez à Toulouse. | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Le futur Long-Courrier #A350 a fait son premier tour de piste à @Toulouse le 13 mai 2013.

 

Attention, peinture fraiche !

L’A350 a réalisé aujourd’hui à Toulouse sa première sortie hors des ateliers de l’usine, en arborant les couleurs officielles de l’avionneur.

Un "roll out" effectué loin des médias, en raison d’un calendrier industriel très tendu, mais une étape importante du processus industriel.

Le planning prévoit un vol inaugural dans le courant du mois de juin.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

L'aéronautique reste la locomotive du "Made in France" à l'export

L'aéronautique reste la locomotive du "Made in France" à l'export | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Selon le GIFAS, les livraisons aéronautiques et spatiales ont égalé le niveau record de 2015, à 58 milliards d'euros" L'excédent de la filière aéronautique et spatiale a atteint 18,6 milliards d'euros en 2016, selon le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales.

Que ce soit dit, la filière aéronautique et spatiale reste le premier contributeur excédentaire au solde du commerce extérieur de la France en 2016, a assuré jeudi le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS). Car à la suite de la dégradation des chiffres du commerce extérieur français publié mardi par le ministère de l'Économie (48,1 milliards d'euros de déficit en 2016), "des commentaires ont attribué une part notable de cette détérioration à l'industrie aéronautique et spatiale", explique dans un communiqué  le GIFAS, qui n'a pas aimé.

Le GIFAS tient d'ailleurs préciser que "les livraisons aéronautiques et spatiales sont stables en 2016" mais ont égalé "le niveau record de 2015, à 58 milliards d'euros". Il précise également que "l'excédent aéronautique et spatial pour 2016 se situe à un excellent niveau à 18,6 milliards d'euros, sans pour autant égaler le record de 22,3 milliards en 2015". le GIFAS rappelle que "l'amélioration en décembre 2016 de la balance commerciale tient presque exclusivement au secteur aéronautique". Les livraisons d'Airbus en décembre ont atteint le montant inédit de 5,8 milliards d'euros, pour 64 appareils livrés depuis la France.

"La filière aéronautique et spatiale française peut donc se féliciter de son excellente et constante contribution au solde du commerce extérieur de la France", estime le GIFAS.

 

Une année record pour Airbus en termes de livraisons

Airbus a fini l'année 2016 avec 731 commandes nettes au compteur et surtout 688 livraisons, l'indicateur pris en compte par les douanes. Une performance d'ensemble qui ne concerne pas que la France. En revanche, ATR n'a livré que 80 appareils (contre 90 espérés). En dépit d'une année difficile, les ATR-600 sont toutefois arrivés en tête de toutes les ventes d'avions régionaux en 2016, avec 36 commandes d'appareils.

De son côté Dassault Aviation a livré 49 avions d'affaires Falcon (contre 55 en 2015). L'avionneur a par ailleurs remis trois Rafale à l'Égypte l'année dernière (sur un total de neuf appareils). Enfin, héritier de la mythique société Morane-Saulnier, Daher continue de se jouer de la crise de l'aviation d'affaires. Après avoir livré 55 TBM en 2015 et 51 en 2014, le constructeur de petits avions d'affaires mono-turbopropulseurs a livré 54 TBM 900 et TBM 930 en 2016.

 

Par Michel Cabirol

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Aéronautique. Un pacte gagnant-gagnant entre Airbus et les PME

Aéronautique. Un pacte gagnant-gagnant entre Airbus et les PME | La lettre de Toulouse | Scoop.it

les patrons des PME aux côtés des dirigeants de Pacte PME, ce mardi 13 décembre à Toulouse, lors d’une présentation du dispositif d’accompagnement.

 

Pacte PME a mis en place un programme d’accompagnement de trente entreprises de la filière aéronautique, auquel Airbus est partenaire. Objectif : optimiser leur croissance pour suivre la montée en production de l’avionneur.

 

Dans l’aéronautique, l’amélioration des relations clients-fournisseurs est-elle une utopie ? Donneurs d’ordre et PME ne sont pas sur la même longueur d’onde : le décalage entre les impératifs commerciaux des uns et les capacités de production des autres s’est intensifié. Gilles Battier, patron de Spring Technologies, affirme que « les PME et les grands groupes sont dans deux mondes différents ».

Le patron de l’entreprise spécialisée dans les logiciels de simulation de machine à commande numérique située à Labège et à Paris précise que « l’échelle temps n’est pas la même ». Selon lui, « le cash et le paiement des salariés sont une priorité pour les petites structures ». « Je plaide depuis vingt ans pour que les petites entreprises innovantes ne soient pas écartées. Mais la France est en retard », regrette-t-il.

Michel Bossi pointe une « frustration ». « Quant on est à l’extérieur de la famille – comprendre Airbus – il est compliqué et complexe de savoir à qui s’adresser pour faire passer des messages. Cela fait plusieurs années que je me bagarre pour faire entrer des procédés et j’aimerais que cela se sache », interpelle le directeur général de Fin’tech industrie, société albigeoise spécialisée dans le traitement de surface et peinture industrielle.

 

Montée en compétence des PME

Du côté d’Airbus, le défi est autre : il s’agit de maîtriser fournisseurs et sous-traitants. « Airbus dispose de dix ans de carnet de commande. C’est une situation atypique et favorable, mais cela représente aussi une grande responsabilité », reconnait Olivier Cauquil, responsable des achats chez Airbus. « Pour arriver à vivre cette situation, on augmente les cadences de production des A350 et 320. Nous devons donc anticiper cette hausse en effectuant un saut avec la supply-chain et les PME ».

Des initiatives tentent de pacifier ces relations et surtout de les améliorer. L’une d’entre elles est initiée par Pacte PME. Cette association, fondée en 2010 qui regroupe cinquante-six entreprises, a mis en place un programme d’accompagnement managérial et stratégique de trente entreprises de la filière aéronautique, Airbus, Thalès et Safran y sont partenaires.

La digitalisation, l’innovation, ou encore l’internationalisation ont été abordées au cours des seize sessions de formation de cette première promotion baptisée Clément Ader. « L’objectif est la montée en compétence de ces PME si elles veulent peser dans un univers concurrentiel », précise François Perret, directeur général de Pacte PME. Même si les résultats définitifs de ce premier dispositif seront communiqués en février prochain, il pourrait être appliqué à d’autres secteurs industriels et aux services.


Audrey Sommazi

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Airbus livre son 10.000e avion à Toulouse mais cumule les coups durs

Airbus livre son 10.000e avion à Toulouse mais cumule les coups durs | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Qatar Airways est le plus gros client de l’A350, avec 70 appareils.
 
 
 
 

L’avionneur européen, qui livre son 10.000e avion ce vendredi à Toulouse, traverse quelques turbulences. Qatar Airways a passé une méga-commande de 100 avions à son rival américain Boeing.
Rien ne va plus pour Airbus ? L’avionneur européen se veut pourtant rassurant chiffres à l’appui : 1000 milliards d’euros de commandes engrangés et 650 avions livrés visés à la fin de l’année. « On bat encore le record. Airbus va bien », insiste-t-on en interne.
Quarante ans après son premier vol inaugural, l’avionneur livre son 10.000e appareil lors d’une cérémonie ce vendredi 14 octobre, à Toulouse..

Et ce n’est pas un hasard si c’est un A350-900 qui est remis à la compagnie aérienne Singapore Airlines. « Cet avion incarne l’avenir d’Airbus, le symbole du futur. Il est l’arme de la famille des long-courriers. Quarante-trois compagnies ont commandé 810 appareils à ce jour », ajoute un porte-parole.
Ce n’est pas un hasard non plus si cet avion est livré à la compagnie nationale de Singapour, qui a commandé 67 A350, et le premier A380.

Mais, c’est à Qatar Airways que revient la palme des commandes avec 70 A350. Onze ont été livrés à la compagnie de Doha. Ce qui ne l’a pas empêché pour autant d’annoncer une méga-commande de 100 Boeing d’une valeur totale de 18,6 milliards de dollars, qui se décline en une commande ferme de 30 avions B787 - équivalent de l’A350 d’Airbus - et de dix B777. Cette commande prévoit aussi un engagement d’achat de 60 Boeing 737, le concurrent direct de l’A320 Neo.

Cette commande "importante et historique" va "doper notre croissance pour des années et des décennies à venir", a souligné Akbar Al Baker, le patron de la compagnie du Golfe dans un communiqué de presse.

Client « très exigeant »
Un joli coup pour Boeing certes. Un coup mauvais porté à Airbus ? L’avionneur européen y voit une décision politique, faisant référence à la presse américaine qui affirme que la compagnie américaine s’apprête à vendre 36 avions de chasse au Qatar pour 4 milliards de dollars. Or ce contrat serait bloqué depuis deux ans. En passant commande auprès de Boeing, Doha ferait donc pression pour que Washington accélère la vente.

Airbus reste néanmoins « prudent » avec ce client « très exigeant » et « important ». « Nous avons de bonnes relations avec lui », assure le porte-parole malgré ce revers. Pourtant, il y a un an, en octobre 2015, la compagnie, initialement compagnie de lancement de l’A320neo, avait refusé de prendre livraison du premier appareil en raison de retards dus à des problèmes techniques rencontrés par son motoriste, l’américain Pratt & Whitney. Ce fut Lufthansa qui reçut le premier appareil en janvier 2016. En juin dernier, la compagnie de Doha avait aussi annulé tout simplement une commande d’A320 Neo.


Audrey Sommazi



Jacques Le Bris's insight:

Le super-jumbo : baisse des cadences de production confirmée

Comme annoncé en juillet dernier, l’avionneur confirme la réduction des cadences de production de son super-jumbo A380. Il sortira de ses chaines de production non plus deux exemplaires mais un seul, à compter de 2018. « Mais on pourra l’augmenter à nouveau. Car on est persuadé que cet avion va décoller ». Depuis novembre 2013, l’avion a enregistré 75 commandes fermes. Pas assez pour maintenir la production à son niveau actuel. « C’est avion est difficile à vendre, confirme-t-on en interne. Les compagnies hésitent à franchir le pas. Gérer un flux de 600 personnes nécessitent des infrastructures. ».
Airbus Helicopters : crise diplomatique ?
Mardi 4 octobre, la Pologne a renoncé à un contrat de 13,5 milliards de zlotys, soit 3,13 milliards d’euros, avec Airbus portant sur la livraison de 50 hélicoptères militaires de type Caracal. Cet échec vire à la crise diplomatique. La France a décidé de "reporter la tenue de consultations franco-polonaises", prévues ce jeudi 13 octobre à Varsovie, auxquelles le président François Hollande devait participer.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Depuis Toulouse, les voitures volantes se préparent à conquérir le ciel

Depuis Toulouse, les voitures volantes se préparent à conquérir le ciel | La lettre de Toulouse | Scoop.it

la voiture volante Xplorair a été mise au point par Michel Aguilar et un consortium d’une quinzaine d’entreprises françaises.

 

Airbus planche sur deux projets de véhicules volants et autonomes pour se déplacer en ville. Le groupe n’est pas le premier à avoir imaginé le taxi du futur. Le Toulousain Michel Aguilar veut présenter son prototype Xplorair en 2019 au Bourget.

 

Le film Le Cinquième élément de Luc Besson n’est plus un film futuriste. Il est devenu une réalité. Airbus Group vient de lever le voile sur ses projets. L’un d’entre eux, baptisé Vahana, consiste en la création d’un véhicule autonome volant, devant transporter du fret ou un seul passager. Airbus compte tester les premiers prototypes d’ici la fin 2017.

L’avionneur considère cette initiative comme réalisable, même s’il manque encore un rouage essentiel : une technologie permettant de détecter et d’éviter les possibles obstacles. Un projet encore plus fou est dans les tuyaux du groupe : un taxi volant. Depuis 2014, la filiale Airbus Helicopters planche en effet sur CityAirbus, un appareil à propulsion électrique, avec hélices, qui ressemble à un drone.

Dans un premier temps, Airbus prévoit de lui affecter un pilote « pour pouvoir entrer rapidement sur le marché », indique le groupe. Mais à plus long terme, il deviendra lui aussi un véhicule autonome. Airbus a même songé aux détails pratiques : un vol coûtera l’équivalent d’une course de taxi classique pour chaque passager.

Premier prototype d’Xplorair en 2019

Michel Aguilar, créateur de Xplorair, est serein. L’inventeur de la voiture volante avec thermo-réacteur, ne se sent pas menacé. « Je me positionne sur un autre marché, celui de l’intercité. L’aéronef est capable de transporter jusqu’à quatre personnes entre deux villes d’une distance maximale de 800 km », assure-t-il. « Xplorair décolle et atterrit à la verticale, avec ou sans roulage, et donc sans besoin de piste longue, pour voler à une vitesse de croisière de 200km/h, avec des pointes à 800 km/h durant deux minutes. »

Inventée en 2007, Xplorair avait du mal à décoller jusque là. Après avoir claqué la porte aux investisseurs chinois, Michel Aguilar rencontre la direction du groupe WeAre Aerospace, né du rapprochement de quatre PME. Dont Prismadd, basée à Montauban, spécialisée dans l’impression 3D, et son dirigeant Philippe Rivière. Ce dernier et l’inventeur toulousain viennent de créer deux sociétés : Xplorair Engine chargée d’industrialiser le thermo-réacteur, la seconde, Xplorair Aerospace, vise à appliquer le process dans le secteur de l’aéronautique et du spatial. Devrait suivre une troisième entité dédiée aux transports (rail, mer et route) baptisée Xplorair Mobility, complétée par Xplorair Energy (co génération).

Le thermo-réacteur va entrer en production en octobre 2016 sur les lignes de fabrication de Prismadd. Objectif : la présentation d’un prototype de drones. La drôle de machine doit être présenté au salon aéronautique du Bourget en 2019.
Audrey Sommazi

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

LRMP. L'ombre d'une économie à deux vitesses menace la grande région

LRMP. L'ombre d'une économie à deux vitesses menace la grande région | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Deux hélices de l’A400M, fabriquées par Ratier Figeac.

 

Portée par le secteur tertiaire, l’économie de Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées s’est redressée en 2015 avec une hausse de l’emploi. Mais le bilan de l’Insee est à nuancer, car des inégalités persistent sur le territoire entre les deux métropoles et le reste de la région.

 

Dans un contexte de reprise globale avec une croissance de la zone euro de +1,6% en 2015, et une hausse du PIB français de 1,3% contre 0,6% en 2014, l’économie régionale se redresse aussi. C’est ce que révèle l’Insee dans son bilan économique 2015 consacré à Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, le premier réalisé sur le périmètre de la nouvelle grande région.
« On constate une amélioration par rapport à 2014 ou 2013, même si le compte n’y est pas si l’on se réfère à avant 2008. Nous n’avons pas encore retrouvé les belles années d’avant la crise », nuance Jean-Philippe Grouthier, directeur de l’Insee Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées.

Au rang des bonnes nouvelles figure la progression de 1,2% - contre 0,5% pour la France métropolitaine - de l’emploi salarié marchand non agricole (1) après trois années de quasi-stabilité. L’économie régionale est tirée par le secteur tertiaire qui a gagné 13.700 salariés en 2015 mais ces nouveaux emplois sont concentrés à 87% en Haute-Garonne et dans l’Hérault. À l’inverse, les Hautes-Pyrénées, le Gers et la Lozère perdent des emplois. Les créations sont importantes dans les services aux entreprises et dans l’hébergement-restauration qui place la grande région au quatrième rang métropolitain avec 51 millions de nuitées en 2015, grâce à une hausse de 1,2% de la clientèle française et étrangère.

 

L’agriculture en crise

En baisse continue depuis huit ans, la construction pourrait voir le bout du tunnel avec les 39.000 logements mis en chantier l’année dernière.
De son côté, l’industrie qui regroupe 20% de l’emploi salarié marchand non agricole témoigne d’évolutions contrastées. Le dynamisme des filières aéronautiques et spatiale qui ont gagné 1400 emplois en 2015 et affichent de beaux carnets de commandes (l’équivalent de dix années de production pour Airbus !) ne compense pas les pertes d’emplois dans les autres secteurs.
Enfin, dans l’agriculture où sur tous les marchés, l’offre reste supérieure à la demande, seuls la viticulture et les fruits et légumes estivaux échappent à la crise.

 

Le point noir du chômage

Sur le front du chômage, la région enregistre pour la première fois depuis cinq ans, une baisse de -0,3%. Avec 12% de la population active à la recherche d’un emploi fin 2015, LRMP présente toujours le deuxième plus fort taux de chômage des régions métropolitaines après Nord-Pas-de-Calais-Picardie à 12,5%. Au sein de la grande région, quatre départements dont l’Aude et le Gard se classent parmi les cinq les plus touchés. Et malgré une baisse de 0,2 point en 2015, les Pyrénées-Orientales affichent toujours le plus fort taux de chômage de France métropolitaine avec 15,4%.

Six mois après la création de Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, troisième région de province pour son PIB (152 milliards d’euros en 2013), les « écarts massifs » entre les zones d’emploi des deux métropoles régionales Toulouse et Montpellier et le reste de la région se confirment. « C’est une tendance de long terme » selon le directeur régional de l’Insee qui ne va pas aider au « rééquilibrage » des territoires, pourtant nécessaire au sein d’un grande région, déjà marquée par de fortes disparités.


Johanna Decorse

 

Jacques Le Bris's insight:

1) En Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, fin 2015, l’emploi salarié marchand non agricole concernait 1.165.100 personnes soit 53% des emplois de la grande région.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Airbus : le recrutement se maintient en 2016

Airbus : le recrutement se maintient en 2016 | La lettre de Toulouse | Scoop.it

L’Airbus A380, MSN 216 dans l’usine d’assemblage de Blagnac, le 5 février 2016

 

Airbus annonce un niveau de recrutement équivalent à celui réalisé en 2015, avec 1000 embauches prévues au cours de l’année 2016, pour l’ensemble de ses sites. Des postes à pourvoir essentiellement en production, environ la moitié étant basée en Midi-Pyrénées.

 

« Nous entrons dans une période opérationnelle, avec des cadences de production qui augmentent », résume-t-on chez Airbus. 6800 avions sont d’ores et déjà dans le carnet de commandes de l’avionneur européen, soit une visibilité de production d’une dizaine d’années. Toutes les gammes d’avion sont concernées, de l’A320 (qui reste un programme phare) à l’A330 Neo, en passant par l’A350 et le superjumbo A380.

500 postes en Midi-Pyrénées

Avec quinze gros porteurs vendus récemment, Airbus voit une occasion supplémentaire de se réjouir de sa stratégie, constante depuis le lancement du programme en 2000 : l’avenir du trafic aérien passe par les gros porteurs. « Tous les 15 ans, le trafic aérien double ; il n’est pas possible de multiplier par deux le nombre de décollage et d’atterrissage », estime-t-on chez le géant européen. Pour éviter la saturation des aéroports, Airbus confirme sa solution gros porteur, et l’existence d’un segment de marché conséquent pour l’appareil star.

Tous les métiers de la production sont concernés par le plan d’embauches. Les ouvriers spécialisés, formés à l’aéronautique, sont particulièrement prisés. Opérateur câblage, collage, bobinage, monteur ajusteur structure, préparateur d’installations systèmes mécaniques, technicien méthodes sont quelques exemples de profils recherchés. Les compagnons préparés aux métiers de la métallurgie et de l’industrie (mécanicien, mécanicien de précision, électrotechnicien chaudronnier) trouveront également à coup sûr des postes dans les usines de l’avionneur.
Valérie Ravinet

Jacques Le Bris's insight:

Toutes les offres sont accessibles sur le site d’Airbuswww.airbus.com/work

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

La Chine passe commande de 100 A320 d'Airbus

La Chine passe commande de 100 A320 d'Airbus | La lettre de Toulouse | Scoop.it

L'entreprise d'État CAS (China Aviation Supplies) a signé jeudi une commande portant sur l'acquisition de 100 moyen-courriers A320 auprès d'Airbus pour un prix catalogue de 9,7 milliards de dollars. Une signature qui intervient alors qu'Angela Merkel est en visite à Pékin.

 


Airbus continue d'engranger des commandes. Après celle, record, passée en août par la compagnie indienne Indigo, l'avionneur vient de signer avec la société CAS pour la livraison d'une centaine d'A320. Un contrat d'un montant de 9,7 milliards de dollars au prix catalogue, qui a été dévoilée à l'occasion de la rencontre d'Angela Merkel avec le Premier ministre chinois Li Keqiang. Fabrice Brégier, CEO d'Airbus, est également du voyage.

S'ajoute à cette commande la confirmation de 30 commandes d'A330, soit 6,9 milliards de dollars au prix catalogue.

"Nous tenons à exprimer à CAS notre reconnaissance pour sa confiance réitérée envers Airbus et envers la famille A330, reconnue pour sa polyvalence, ainsi que pour la famille A320 a déclaré Fabrice Brégier. Cette forte demande en faveur de l'A330 en Chine a joué un rôle déterminant dans notre décision d'établir un Centre d'aménagement commercial et de livraison A330 (C&DC) à Tianjin."

Pour rappel, Airbus a accepté en juillet de construire un centre d'aménagement commercial et de livraison (C&DC) dédié à l'A330 à Tianjin, dans le nord-est de la Chine, où l'avionneur européen assemble déjà des A320 vendus essentiellement à des compagnies aériennes locales.

Le marché chinois, encore dominé par Boeing, est estimé à 1 000 milliards de dollars au cours des deux prochaines décennies.

"Premier pays au monde en termes de croissance du nombre de passagers, la Chine verra ses volumes de trafic multipliés par quatre au cours des 20 prochaines années, donnant une demande de quelque 5 400 avions", estime Airbus.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Airbus. Après le crash, l'A400M en état de crise

Airbus. Après le crash, l'A400M en état de crise | La lettre de Toulouse | Scoop.it

L'A400M qui s'est écrasé samedi à Séville, faisant quatre morts et deux blessés graves, sème le doute sur un programme déjà mis à mal par des retards et des non-conformités. La France a décidé de ne faire voler que les missions prioritaires.

 

Le crash de l’avion militaire d’Airbus A400M ce samedi 9 mai à Séville lors d’un vol d’essai va avoir des conséquences importantes sur le programme. Dès le dimanche 10 mai, la Turquie, l’Angleterre et l’Allemagne, qui ont reçu leurs premiers appareils, ont décidé de laisser leurs A400M au sol. La Malaisie, qui vient de recevoir son premier avion, a fait de même ce lundi matin. La France a choisi pour sa part de ne faire décoller que « les vols prioritaires », tant que les circonstances exactes de cet accident n’auront pas été déterminées.

 

L’A400M s’est écrasé près de la piste d’envol du site d’assemblage d’Airbus Defense and Space à Séville, après avoir heurté une ligne à haute tension au cours d’un atterrissage de fortune. Ce drame, qui a fait quatre morts et deux blessés graves, a mis le pays en deuil, provoquant la suspension des campagnes électorales en Espagne. Il aura aussi des conséquences sur la suite de ce programme, qui n’en est pas à sa première crise. Déjà, au début de l’année 2015, l’Allemagne avait, dans un rapport publié par le quotidien Der Spiegel, critiqué des non-conformités et des manquements de l’avion : 875 défaillances, notamment sur les gaines électriques, avaient été relevées par le gouvernement allemand sur l’A400M effectivement reçu. Un scandale qui, à l’époque, avait coûté la tête du patron du programme, Domingo Ureña-Raso, remplacé au pied levé par Fernando Alonso.

 

Au delà des nouveaux retards qui vont être occasionnés, cet accident sème le doute sur les conformités techniques de l’A400M. Pour l’heure, 174 appareils ont été commandés par huit pays, mais seuls douze ont été livrés. Plus de quatre ans de retard ont déjà été enregistrés, occasionnant un surcoût de 35% par rapport au montant initial. La France soutient le programme. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a souligné ce week-end que les six A400M français « ont cumulé plus de 1700 heures de vol de manière extrêmement performante. C’est un appareil de très grande qualité ». Une enquête est en cours sur le crash de Séville.
M.V.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

En 2014, Airbus remporte sur le fil son duel commercial face à Boeing

En 2014, Airbus remporte sur le fil son duel commercial face à Boeing | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Même s'il a livré moins d'appareils que son rival américain Boeing cette année, Airbus reste le numéro un mondial des ventes d'avions avec 1456 commandes.

 

Jusqu’à la semaine dernière, Airbus était donné perdant sur le front des commandes et celui des livraisons. Mais comme souvent, il a multiplié les contrats en fin d’année, enregistrant 435 commandes en décembre et la récente confirmation de la vente d’une centaine d’A320 au loueur chinois Calc. Après une rude bataille avec Boeing, le suspense s’est donc achevé ce mardi 13 janvier, date à laquelle l’avionneur européen a publié ses données lors de sa traditionnelle conférence de presse annuelle à Toulouse.

Airbus a enregistré 1456 commandes nettes, contre 1432 pour son rival, faisant de 2014 « la deuxième meilleure année de l’histoire de l’aviation », selon le PDG Fabrice Brégier. Dans le segment très rentable des moyen-courriers, le constructeur reste leader. Ainsi, l’A320neo, la version remotorisée du monocouloir vedette, a enregistré plus de 3600 commandes fermes de soixante-dix clients, l’A330 quelque 1342.

L’A321neo officiellement lancé

L’avionneur en a également profité pour lancer officiellement l’A321neo présenté comme le moyen-courrier offrant l’autonomie la plus grande de tous les avions de ligne de cette catégorie disponibles aujourd’hui.

Il a cependant manqué son objectif de ventes d’A380 en 2014 mais s’attend à de nouveaux clients pour son superjumbo. Le plus gros avion de ligne aura "un avenir brillant à long terme", a confirmé le patron, confiant. Airbus ambitionnait de vendre l’an passé trente exemplaires de cet avion mais a finalement enregistré quatorze commandes nettes après une annulation d’un contrat portant sur sept appareils de la compagnie japonaise Skymark. Néanmoins, a indiqué Fabrice Brégier, une nouvelle version de l’A380 est « à l’étude ». « Nous la regarderons de près mais nous n’avons pas de calendrier », a-t-il précisé.

Record de livraisons en 2014

Autre sujet de satisfaction : l’avionneur européen a indiqué avoir franchi un nouveau record de livraisons en 2014, avec 629 appareils, soit trois de plus que l’année précédente, à quatr-vingt-neuf clients. Malgré ces bons résultats, Boeing continue à devancer Airbus puisque l’Américain a annoncé la semaine dernière la livraison de 723 avions, dont 114 exemplaires de son avion nouvelle génération, le 787 Dreamliner, construit avec une forte proportion de matériaux composites.

Quant aux perspectives pour Airbus, elles s’annoncent dynamiques puisque le carnet de commande a atteint un total fin décembre de 6386 appareils, d’une valeur de plus de 919 milliards de dollars. Soit neuf années d’activité. Pour 2015, Airbus prévoit de livrer "légèrement" plus d’avions qu’en 2014, dont quinze A350 et près de trente A380, et une production quasiment stable des moyens-courriers de la famille A320.

Concernant les effectifs, après avoir recruté 18.000 personnes au cours des trois dernières années, Airbus a estimé que les effectifs étaient suffisants pour « faire face aux objectifs », à l’horizon 2017-2018.
Audrey Sommazi

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

La compagnie brésilienne Azul commande 35 A320neo à Airbus

La compagnie brésilienne Azul commande 35 A320neo à Airbus | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Avec cette commande, Azul compte "disposer prochainement d'un plus grand nombre de sièges pour ses vols sur les plus longues distances"

 


La valeur des appareils est estimée à 2,9 milliards d'euros au prix catalogue. Ils seront utilisés dans les lignes nationales brésiliennes à forte densité.

 

Grosse vente en perspective pour Airbus. Le constructeur aéronautique a annoncé lundi 1er décembre avoir signé un contrat avec la compagnie brésilienne Azul Brazilian Airlines portant sur l'achat de 35 appareils de la famille A320neo, une version remotorisée de son moyen-courrier vedette. La valeur des avions atteint les 2,9 milliards d'euros au prix catalogue.

 Réduire les "coûts d'exploitation"

"La compagnie aérienne, qui a déjà commandé 28 A320neo via un contrat de leasing, a choisi les appareils de la famille A320neo pour effectuer les vols sur les lignes nationales à forte densité, notamment Campinas - Salvador et Campinas - Recife", a indiqué l'avionneur européen. Ces nouveaux appareils complèteront la flotte d'E-jets (Embraer) de la société brésilienne. Avec cette commande, Azul compte "disposer prochainement d'un plus grand nombre de sièges pour ses vols sur les plus longues distances" ce qui lui "permettra de réduire nos coûts d'exploitation".

En outre, Airbus rappelle qu'en avril, la compagnié brésilienne avait annoncé son intention de lancer ses vols long-courriers début décembre. "La compagnie prévoit de desservir de nouvelles lignes internationales avec une flotte de 12 gros-porteurs Airbus, dont sept A330-200, suivis ultérieurement de cinq A350-900 équipés de réacteurs Rolls-Royce", a-t-il détaillé. L'A350 est l'avion long-courrier de nouvelle génération qui va entrer en service mi-décembre.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Airbus Group lance un grand ménage dans ses activités Défense

Airbus Group lance un grand ménage dans ses activités Défense | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Airbus Group a annoncé ce mardi une réorganisation de ses activités de défense et spatiales qui se traduira par des cessions de filiales ou de participations jugées non stratégiques. Elle permettra également au groupe aéronautique de se recentrer sur les avions militaires, les missiles, les lanceurs et les satellites.

C'est un vrai leitmotiv chez Airbus Group : "Nous ne sommes pas encore assez rentable". C'est donc à l'aune de cet objectif financier en grande partie que Airbus Defence and Space (ADS) prévoit "de céder certains secteurs d'activité ne correspondant pas à ses objectifs stratégiques et pour lesquels un meilleur développement serait possible dans des structures différentes",

(...)

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Spatial. Pourquoi Airbus et Safran veulent construire un lanceur moins cher

Spatial. Pourquoi Airbus et Safran veulent construire un lanceur moins cher | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La fusée Ariane, ici au salon du Bourget, devrait profiter d’une version moins chère à l’exploitation, baptisée 5 ME.

Envoyer des satellites pour 30% moins cher et concurrencer ainsi les États-Unis. C'est l'objectif de la future coentreprise Airbus - Safran officialisée lundi 16 juin. Derrière l'enjeu se cache aussi une lutte à l'échelle européenne, et un combat pour les emplois régionaux.

Le marché des lanceurs spatiaux vit un tournant historique : celui provoqué par l’arrivée de Space X, nouveau venu dans le secteur de l’envoi de satellites. Encore inconnue du grand public, cette start-up américaine accompagnée par la Nasa, est en train de révolutionner le marché des lanceurs en proposant un prix 30% moins cher que les tarifs pratiqués par Ariane. « Un lancement à Kourou varie au niveau des prix. Disons que la fourchette se situe entre 90 et 110 millions d’euros le tir. La société Space X, assistée par la Nasa, propose un coût de lancement de 70 millions d’euros », expliquait récemment dans nos colonnes le sénateur Bertrand Auban, qui a été nommé à la tête d’un groupe parlementaire dans le spatial.

La question est donc simple, mais l’équation complexe : comment proposer des tirs "Ariane" à 70 millions d’euros, tout en conservant les unités de productions en Europe ? Pour répondre, Airbus et Safran ont annoncé la création d’une joint-venture à 50-50. Objectif avoué : proposer une nouvelle famille de lanceurs compétitifs. Mais derrière ce mariage officialisé ce lundi 16 juin à l’Elysée se cache en fait une bataille de pouvoir entre les différents acteurs de la filière. Et cette rencontre, initiée par la secrétaire d’État chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Geneviève Fioraso, visait aussi à entériner la répartition des tâches entre les acteurs. Par exemple, l’architecture proposé par ce nouveau lanceur permettrait, selon une note interne, de conserver une architecture de propulsion compatible avec les carburants poudre déjà existants, et donc d’en conserver la production sur le site des « Mureaux » de Airbus Defense and Space.

Plus de 50% des emplois du spatial français concentrés en Midi-Pyrénées

Au final, deux solutions technologique se dessinent sur le papier : la première est celle d’un lanceur Ariane 5ME, évolution logique des lanceurs actuels, mais avec un rapport qualité / prix qui répond au cahier des charges. La seconde, est celle d’un Ariane 6 plus grand et plus ambitieux, qui pourrait décoller à l’horizon 2021.
« Le programme Ariane est un immense succès depuis trente ans, mais pour qu’il demeure viable et compétitif, nous devons mettre en place une structure industrielle nettement plus efficace », explique Tom Enders P-DG d’Airbus Group. Pour Jean-Paul Herteman, le P-DG de Safran, « Nous sommes face à des choix qui nécessitent plus d’agilité, des produits plus économiques et des structures plus intégrées. Cette nouvelle entité commune deviendra un fleuron mondial dans le domaine des lanceurs ».

La création de cette nouvelle entité doit intervenir avant la fin de l’année. Pour Midi-Pyrénées, les enjeux en terme d’emploi sont considérables. La filière emploie plus de 12.000 personnes à travers Airbus Defense & Space, Thales Alenia Space ou encore le Cnes et CLS, soit plus d’un emploi sur deux dans le spatial français et un sur quatre en Europe.
M.V.

more...
No comment yet.