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La lettre de Toulouse
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Rachat de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Pourquoi le conseil départemental veut mobiliser Wiseed

Rachat de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Pourquoi le conseil départemental veut mobiliser Wiseed | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Après avoir lancé l’idée début mai, le conseil départemental de la Haute-Garonne et son président socialiste Georges Méric restent toujours déterminés à racheter les 10,01% que l’État possède encore dans l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Pour preuve, ils tentent désormais de mobiliser un nouvel acteur dans ce dossier : Wiseed. La plateforme toulousaine de financement participatif a été conviée à une table-ronde qui se tiendra début septembre.

Cette rencontre doit réunir les autres actionnaires publics locaux de l’aéroport. A savoir la chambre de commerce et d’industrie de Toulouse, qui détient 25% du capital, mais aussi Toulouse Métropole et la Région, qui détiennent 5% chacune au même titre que le conseil départemental. L’objectif est double : montrer à l’État la détermination des collectivités locales dans ce projet, et se placer en ordre de marche et en configuration crédible au cas où le gouvernement accepterait de céder ces 10,01% restants. Une partie du capital qui fait cependant l’objet d’une option d’achat du consortium chinois Symbiose, acquéreur des 49,99% cédés par l’État, au bout de trois ans. Et ce même si le ministre de l’Économie Emmanuel Macron s’était engagé à conserver les dernières parts en décembre dernier.

 

« Wiseed peut se remettre en selle »

Le choix de solliciter Wiseed n’est pas anodin. Après s’être directement positionné sur l’appel d’offre d’État en novembre dernier, le spécialiste du crowdfunding avait lancé au printemps une initiative citoyenne pour racheter les 16% du capital que Symbiose s’est engagé à rétrocéder. Générant alors un engouement inattendu avec 10.000 intentions d’investissement pour un montant total de 18 millions d’euros. Il avait finalement dû renoncer, estimant que le montage financier de cette rétrocession n’offrait aucun pouvoir de décision.

« Aujourd’hui, le fait que les acteurs publics locaux prennent les devants change la donne. Des choses se mettent en place, c’est positif. Et dans cette dynamique-là, Wiseed peut se remettre en selle et prendre sa part », note cependant Thierry Merquiol, le dirigeant-fondateur de la plateforme toulousaine.

Cette proposition du conseil départemental intervient en outre dans une nouvelle période de turbulence pour le dossier controversé du capital l’aéroport de Toulouse-Blagnac. L’agence Reuters a en effet révélé que Mike Poon, patron du groupe chinois FPAM, l’un des deux membres du consortium Symbiose, et de Casil Europe, la société de droit français constituée pour effectivement racheter les parts de l’État, était introuvable depuis un mois.

 

Les positions de Toulouse Métropole et de la Région en suspens

Reste cependant à connaître le degré d’implication de la Région Midi-Pyrénées et de Toulouse Métropole. Celui de la CCI ne fait guère de doute, son président Alain Di Crescenzo ayant appuyé la première initiative de Wiseed. A l’inverse, le conseil régional est toujours resté prudent sur la question. Et la période de campagne électorale qui s’amorce, couplée au départ annoncé du président socialiste Martin Malvy et à la fusion avec Languedoc-Roussillon au 1er janvier prochain, pourrait freiner encore un peu plus les prises de position.

De son côté, Jean-Luc Moudenc avait rapidement balayé la première proposition de Georges Méric. « Il n’est de toute façon pas possible de racheter lesdites parts, puisqu’elles… ne sont pas à vendre ! La question aujourd’hui est donc moins de savoir si nous devons racheter les parts de l’État mais plutôt de s’assurer que celui-ci ne les vende pas ! Au moment où le gouvernement baisse de manière brutale ses dotations aux collectivités et nous met en difficulté, devons-nous, en plus, engager 61 millions d’euros dans ce rachat au seul bénéfice de l’État ? », s’était-il interrogé.

L’élu a toutefois accepté de participer à la table-ronde début septembre. « J’ai toujours dit que je viendrai à toute rencontre entre les différents actionnaires locaux, même si le sujet abordé n’est pas d’actualité, comme c’est le cas avec cette proposition de rachat », justifie-t-il. « C’est parce que les collectivités locales sont restées unies qu’elles ont pu peser auprès du gouvernement et de l’acquéreur pour obtenir des garanties. »


Thomas Gourdin

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Les prochains défis d'Anne-Marie Idrac, nommée à la tête d'Aéroport Toulouse-Blagnac

Les prochains défis d'Anne-Marie Idrac, nommée à la tête d'Aéroport Toulouse-Blagnac | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Anne-Marie Idrac, élue à l’unanimité présidente du conseil de surveillance d’ATB aux cotés de Jean-Michel Vernhes, reconduit dans ses fonctions de président du directoire.


Après des mois de suspens, on connaît enfin les noms et les visages des dirigeants de la société Aéroport Toulouse-Blagnac. Ce mardi 5 mai, Anne-Marie Idrac, l'ancienne patronne de la RATP, a été élue présidente du conseil de surveillance. Un vote consensuel avant tout.

 

Moins d’un mois après l’annonce de la cession pour 308 millions d’euros de 49,99% des parts de l’État dans le capital de la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB), concessionnaire du terminal de la Ville rose, au consortium chinois Symbiose, la nouvelle gouvernance se met en place. Ce mardi 5 mai, Anne-Marie Idrac a été élue à l’unanimité présidente du conseil de surveillance d’ATB, comme annoncé dans nos colonnes le 29 avril dernier.

L’ancienne secrétaire d’État aux Transports puis au Commerce extérieur, qui a dirigé la RATP et de la SNCF, fait partie, aux côtés d’Yves de Ricaud notamment, des six représentants de la société Casil Europe, porteuse du projet Symbiose. Créée en janvier, cette société de droit français, immatriculée à Paris, est exclusivement détenue par les deux membres du consortium chinois, l’entreprise d’État Shandong Hi-Speed Group et le fonds d’investissement Friedmann Pacific Asset Management (FPAM). Et est assurée d’une option de vente après trois ans des 10,01% restant encore entre les mains de l’État.

Les quatre autres représentants de Casil Europe sont logiquement des personnalités chinoises dont le célèbre Mike Poon, à la tête du groupe FPAM auquel appartient le loueur d’avions Calc, client d’Airbus. Au sein du conseil de surveillance, l’État conserve deux représentants dont Emmanuel Duret, prédécesseur d’Anne-Marie Idrac. La représentation des autres actionnaires, la chambre de commerce et d’industrie de Toulouse et les collectivités locales, reste inchangée.

 

Le plan stratégique Grand Ciel +

Un nouveau directoire, sous l’autorité confirmée de Jean-Michel Vernhes, a été élargi à cinq membres et va être chargé de plancher sur la politique de développement pour les cinq années à venir, dans le cadre du plan stratégique Grand Ciel +.

A l’issue de la première rencontre du conseil de surveillance, Anne-Marie Idrac a souligné « le consensus et l’esprit de partenariat » qui anime tous les administrateurs d’ATB. Un discours tout aussi consensuel destiné à rassurer les actionnaires locaux. L’ancienne députée UDF affirme avoir été choisie par les membres de Symbiose pour son sens de l’intérêt général. « C’est le fil rouge de mon parcours. Cette présidence du conseil de surveillance est une très belle mission d’intérêt général que j’ai acceptée sur proposition des actionnaires chinois de Symbiose en accord avec l’État », a déclaré Anne-Marie Idrac.

« J’ai été choisie pour faire fonctionner le partenariat local-global, public-privé et Toulouse-Chine », a ajouté l’ancienne secrétaire d’État. Pour elle, c’est le « capital aéronautique » de Toulouse et son « écosystème » industriel autour d’Airbus qui a intéressé les investisseurs chinois dont le projet de développement, très décrié par l’opposition locale, reste « raisonné » a-t-elle assuré.

« Je n’aurais pas accepté cette mission si je n’avais pas pensé qu’on était dans du partenariat (…), dans quelque chose de bien pour tout le monde et si l’on m’avait parlé d’un projet déraisonnable », a ajouté Anne-Marie Idrac. Bien qu’elle n’entende pas jouer le rôle « de potiche ou de caution », la nouvelle présidente d’ATB sait qu’elle doit calmer les esprits.

 

Jean-Luc Moudenc président de comité

C’est la raison pour laquelle les administrateurs d’ATB ont décidé à l’unanimité de confier à Jean-Luc Moudenc la présidence d’un nouveau comité au sein du conseil de surveillance, baptisé Stratégie et investissements, et chargé « d’examiner les grandes décisions concernant l’aéroport » .

Concernant la rétrocession de 16% des parts d’ATB que Casil Europe vient d’acquérir auprès de l’État à un actionnaire local français, Anne-Marie Idrac a précisé que les choses allaient « progresser maintenant ». Les actionnaires chinois d’ATB se sont en effet engagés à revendre un tiers de leur participation pour rassurer les actionnaires locaux auxquels ils ont également promis une « minorité de blocage » pour toutes les grandes décisions concernant l’avenir de l’aéroport. Ainsi qu’une participation de plusieurs dizaines de millions d’euros, via la société Casil Europe, dans le financement du futur parc des expositions de Toulouse, situé sur les communes d’Aussonne et Beauzelle, près de l’aéroport.
Johanna Decorse

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Privatisation de Toulouse-Blagnac : le Conseil régional n'attaquera pas en justice le pacte d'actionnaires

Privatisation de Toulouse-Blagnac : le Conseil régional n'attaquera pas en justice le pacte d'actionnaires | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Ce mardi 7 avril, le Conseil régional de Midi-Pyrénées a voté contre une action en nullité à l'encontre du pacte d'actionnaires conclu entre Symbiose et l'État dans le cadre de la privatisation de l'aéroport toulousain. L'assemblée avait été interpellée sur la question par le collectif anti-privatisation.

 

Interpellée par le collectif opposé à la privatisation de la société de gestion de l'aéroport Toulouse-Blagnac, l'assemblée régionale devait se prononcer ce mardi 7 avril, lors de son assemblée plénière, sur la question d'une action en nullité à l'encontre du pacte d'actionnaires conclu entre le consortium Symbiose (futur acquérueur des parts de l'État) et l'État.

Ce mardi matin, suivant l'avis de Martin Malvy, le président du Conseil régional de Midi-Pyrénées, "les élus régionaux ont décidé par 63 voix de ne pas agir en nullité du pacte d'actionnaires entre l'État et Symbiose (24 voix pour agir en nullité et 1 abstention)".

D'après Martin Malvy, la Région n'avait "pas intérêt à agir car les risques financiers sont nuls", contrairement aux arguments avancés par le collectif.

"Est-ce que le pacte d'actionnaires peut nuire aux intérêts de la Région et entraîner pour elle d'éventuelles charges et dépenses dont elle n'aurait pas le contrôle ?, s'interroge le président du Conseil régional.

La réponse est non. Que ce soit concernant l'augmentation du capital, d'investissements, ou encore en cas de difficultés financières de la société, la Région ne pourrait être engagée au-delà de son apport initial, 7 850 euros, montant de l'acquisition des 5 % du capital dont elle dispose depuis 2007."

Quelques minutes après cette décision, Christophe Lèguevaques, l'avocat du collectif a annoncé sur Twitter l'intention du collectif de "saisir le Tribunal administratif pour agir en substitution".

La Région toujours candidate aux parts restantes

Par ailleurs, même si Martin Malvy se félicite d'avoir assuré une minorité de blocage aux collectivités locales, il a répété son intérêt pour une augmentation de la participation du Conseil régional à l'actionnariat d'ATB. "Il y a tout juste 10 ans, quand la loi de privatisation des aéroports est entrée en vigueur, l'État n'a pas voulu nous céder une part plus importante dans l'actionnariat de l'aéroport, rappelle-t-il. Aujourd'hui, nous sommes candidats aux parts restantes de l'État et aux 16 % que Symbiose a dit qu'il céderait."

Enfin, Martin Malvy a rappelé que la hausse de la fréquentation avancée par le consortium Symbiose était inférieure à celle constatée sur la dernière décennie. "Elle a été de 3,1 % par an pendant 10 ans et sera de 2,9 % par an à l'avenir, a-t-il précisé. Il ne faut pas tromper les concitoyens."

De plus, la fréquentation et le nombre de vols n'augmentent pas à la même vitesse. Avec l'accroissement des capacités des appareils, le trafic n'a augmenté que de 1 % par an sur la même période, selon l'élu.

 

Même question pour Toulouse Métropole

Également saisie par le collectif, Toulouse Métropole se penchera sur la même question ce jeudi 9 avril lors de son Conseil métropolitain. La délibération qui sera présentée au vote devant les élus métropolitains fait remarquer que Toulouse Métropole ne dispose "d'aucune information sur la signature par l'État de ce pacte" et "qu'il est difficile d'envisager une action judiciaire en nullité en visant un acte dont le contenu n'est pas à la disposition de la partie demanderesse et par conséquent à la disposition du juge saisi".

En conséquence, jeudi 9 avril, les conseillers métropolitains devront voter pour ou contre la délibération suivante :

"Le Conseil de Toulouse Métropole décide de ne pas agir en nullité du pacte d'actionnaires entre l'Etat et le consortium Symbiose, acquéreur pressenti d'une participation de 49.99% au capital de la société "Aéroport de Toulouse Blagnac".

 

@GaelCerez

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UP IN THE AIR Cinema Utopia Tournefeuille lundi 19 janvier

UP IN THE AIR Cinema Utopia Tournefeuille lundi 19 janvier | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Lundi 19 janvier à 20h à Tournefeuille, projection unique suivie d’un débat avec les collectifs CCNAAT et Francazal, autour du projet de privatisation de Toulouse Blagnac (pour cette soirée, achetez vos places dès le 10 janvier).IN THE AIR

(UP IN THE AIR) Jason REITMAN - USA 2009 1h49mn VOSTF - avec Georges Clooney, Anna Kendrick, Vera Farmiga, Jason Bateman, Danny McBride, Melanie Lynskey... Scénario de Jason Reitman et Sheldon Turner, d’après le roman de Walter Kirn.

Du 19/01/15 au 19/01/15 à Tournefeuille

Ryan Bingham est un sale type. Et ce n’est certainement pas parce qu’il est canon comme Georges Clooney qu’il faudrait lui pardonner d’exercer un job aussi détestable : Ryan Bingham est « consultant en transition professionnelle », ce qui en langage patron signifie que c’est lui qui vient annoncer aux salariés qu’ils sont virés. Depuis toutes ces années, il est passé maître dans l’art de l’annonce du licenciement. Il n’a à gérer ni l’avant, ni l’après, il est juste l’oiseau de malheur, le gars qui brise en quelques mots des vies de labeur, de dévouement à l’entreprise… en enrobant la pilule amère d’un nappage de mots sucrés et rassurants : rebond, opportunité, changement d’orientation…
Quand il a terminé sa journée de travail, il rentre dans son quatre étoiles ; ou gagne directement l’aéroport d’où il s’envolera à l’autre bout du pays pour une nouvelle session de licenciements. Il n’a pas d’attache, pas d’amis, pas de chez lui mais il a un smartphone, un agenda électronique, une carte de crédit gold et surtout un rêve qui lui ressemble : obtenir suffisamment de miles pour posséder la carte de fidélité en plaqué or de sa compagnie aérienne de prédilection.

Autant dire que c’est la cata quand on lui annonce que va être mise en place une nouvelle méthode de travail par vidéo conférence interactive, histoire de supprimer le coût des trajets en avion. Fini les salons vip, la business class, retour au bureau, devant un écran d’ordinateur, comme tous ces pauvres bougres à qui il a annoncé qu’ils étaient saqués…
On adore détester ce type qui ne se pose pas trop de questions et dont le but dans la vie semble être la collection ridicule et compulsive de miles aériens. Fidèle à l’esprit qui régnait dans Thank You for smoking, Juno, et Men women and children, Jason Reitman tire le portrait d’une Amérique tournée vers le seul Dieu profit, où les plus faibles n’ont qu’à rester sur le carreau. C’est aussi un monde de technologie complètement absurde où l’humain n’a plus sa place, un monde où les conflits sociaux sont sous-traités par des consultants, où les travailleurs sont des chiffres dans des colonnes. Mais rassurez-vous, le film ne sombre pas dans le cynisme, et les circonstances vont ramener notre wonder Ryan à une appréciation plus saine du sens de la vie…

Jacques Le Bris's insight:

Le Collectif Contre les Nuisances Aériennes de l’Agglomération Toulousaine (CCNAAT) qui regroupe près de 15 quinze comités de quartier de Toulouse et communes survolées a été officiellement créé en 1998. Il a pour objectif la lutte contre les nuisances aériennes sonores et atmosphériques de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, le plus urbain de France avec Orly, situé à quelques kilomètres du centre de la ville de Toulouse. Plus de 100 000 habitants sont touchés par les nuisances aériennes, auxquels s’ajoutent les milliers de personnes fréquentant les pôles santé, scolaires et universitaires survolés à basse altitude. La situation s’aggrave avec la montée en puissance de l’Oncopole, le nouveau pôle santé construit aux portes Sud de Toulouse, dans l’axe des pistes de l’aéroport et qui depuis avril 2014 accueille ses premiers malades. La même année, ce sont plus de 1500 personnels soignants ou logisticiens qui se mettent en place sur ce site. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Ministère de la Santé français ont fixé des seuils de bruit au-delà desquels la santé humaine est durablement affectée. A Toulouse, ces seuils sont tous dépassés avec le trafic actuel. Rappelons également que l'usine Safran Héraklès, de type Seveso II, est survolée par plus de150 avions par jour à basse altitude. Alors l’annonce de la privatisation de la gestion de l’aéroport et de son rachat par Symbiose, qui souhaite développer un « hub » avec triplement du trafic, a mis le feu aux poudres. Les révélations de l'Express et de Mediapart ont ouvert les yeux des citoyens.

Le Collectif Francazal, créé en 2009, lors de la dissolution de la base aérienne 101, regroupe les habitants d'une dizaine de communes survolées par les avions de Francazal. Il a comme but principal la fermeture définitive de la piste de Francazal et, en attendant, il combat l’extension des nuisances de l'aéroport. Depuis l'origine, il dénonce la création d'un 2e aéroport, inutile et nuisible, au sein de l'agglomération toulousaine, dans un secteur entièrement urbanisé et estime que, tôt ou tard, Francazal va devenir une piste de délestage de Blagnac. Aujourd'hui, avec le projet des acquéreurs de l'aéroport de Blagnac, qui est de tripler le nombre de passagers, ses prédictions - que l'on qualifiait de fantaisistes - sont sur le point de devenir réalité, d'autant plus que l'opérateur opérationnel des deux plates-formes serait une seule et même société : SNC Lavalin.

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Ce que révèlent les 117 pages du recours contre la privatisation de l'aéroport Toulouse-Blagnac

Ce que révèlent les 117 pages du recours contre la privatisation de l'aéroport Toulouse-Blagnac | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Déposé vendredi 19 décembre dans le cadre d'un recours contre la privatisation de la société Aéroport Toulouse-Blagnac, le référé suspension sera étudié par le Conseil d'État le 29 décembre à 11h à Paris. Dans les 117 pages du mémoire, l'avocat toulousain Christophe Lèguevaques dénonce des erreurs de droit, des manquements à la procédure d'appel d'offres et critique la Commission des participations et transferts de l'État. Mis en cause en au nom de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc réagit.

C'est un mémoire de 117 pages que l'avocat Christophe Lèguevaques a présenté vendredi 19 décembre devant le Conseil d'État à Paris. Représentant 23 personnes physiques, associations et syndicats, l'avocat a déposé un recours pour excès de pouvoir contre la décision de privatiser la société Aéroport Toulouse-Blagnac et contre la procédure elle-même, ainsi qu'un référé suspension pour empêcher le transfert des parts de l'État au consortium chinois. Un transfert qui doit avoir lieu avant la fin 2014.

"Le Conseil d'État a fixé l'audience du référé suspension au lundi 29 décembre à 11h. Cela veut dire que notre affaire leur paraît sérieuse, s'est félicité Christophe Lèguevaques. Notre recours est donc recevable. Nous entrons maintenant dans une procédure contradictoire où l'État va à son tour transmettre un mémoire au Conseil d'État pour contredire nos arguments."

En attendant l'audience, le recours des requérants est disponible en ligne. La lecture des 117 pages éclaire les arguments de Christophe Lèguevaques. Après avoir rappelé l'historique d'une procédure initiée le 11 juillet 2014, le recours liste l'ensemble des arguments qui, selon les requérants, devrait aboutir à l'annulation de la décision de privatiser et de la procédure en cours.

Des manquements à la procédure de l'appel d'offres
D'après les requérants, la législation concernant les appels d'offres n'a pas été respectée à plusieurs reprises.

Tout d'abord, SNC Lavalin n'aurait pas dû pouvoir candidater car la société ne remplit pas les conditions d'honorabilité du fait de sa radiation pour 10 ans pour des faits de corruption par la Banque mondiale, rappelle l'avocat en s’appuyant sur la circulaire du 14 février 2012 relative au Guide de bonnes pratiques en matière de marchés publics. Après la publication de cette information dans la presse, la société canadienne a perdu "sa qualité de chef de file" de l'offre sino-canadienne au profit des deux investisseurs chinois (Shandong Hi Speed Group et Friedmann Pacific Investment Group), à partir du 11 novembre. Interdit par le cahier des charges de l'appel d'offres, "ce changement de chef de file est en lui-même un vice de forme et de procédure" selon Christophe Lèguevaques.

Par ailleurs, du fait de leurs implantations dans les Îles Vierges Britanniques et à Hong-Kong, "paradis fiscaux au sens de l'OCDE et de la réglementation fiscales", les deux investisseurs chinois du consortium Symbiose disposent, toujours selon l'avocat toulousain, d'un "avantage anti-compétitif qui fausse l'analyse économique de leur offre et viole le principe d'égalité entre les candidats". Cette caractéristique ne leur permet pas non plus de respecter les "obligations sociales et fiscales" ce qui est pourtant la règle pour candidater à un appel d'offres concernant un marché public. 

En outre, le refus par l'État de communiquer le pacte d'actionnaires avec l'acquéreur, et ce même après le choix du repreneur, "ne respecte pas le principe de transparence propre à la procédure", estime Christophe Lèguevaques

Enfin, toujours en ce qui concerne la procédure d'appel d'offres, les collectivités "prétendument associées au choix n'ont pas eu accès aux différents projets, rappelle l'avocat dans son mémoire. Elles ont dû se contenter de documents établis par l'Agence des participations de l’État pour comparer les offres." Elles n'auraient d'ailleurs pas toutes été logées à la même enseigne selon lui, puisque "la procédure a induit un traitement inégalitaire entre les collectivités locales, dont certaines se trouvent favorisées par rapport à d'autres".

Dans le collimateur de l'avocat : Toulouse Métropole. "Le moment venu, il conviendra de vérifier les raisons du traitement différencié entre les collectivités, écrit Christophe Lèguevaques. Serait-ce dû au fait que Xavier Patier, directeur général des services de la mairie de Toulouse et de la communauté urbaine dispose "d'entrées à Bercy" qui lui ont permis de négocier dès le mois de novembre des contreparties avec le repreneur chinois". On peut lire en effet dans le mémoire du recours que Xavier Patier est issu de la promotion Solidarité à l'ENA, tout comme Inès Mercereau, l'une des membres de la Commission des participations et transferts.

"Tout cela me paraît fumeux, réagit Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole. En quoi le fait d'être de la même promotion, il y a des années, serait-il un problème ? Les collectivités n'ont eu aucun pouvoir de décision. Elles ont été traitées de façon égalitaire. Elles ont reçu le même jour les dossiers transmis par l'Agence des participations de l'État ; ont auditionné ensemble les candidats ; et ont formulé un avis unique commun". Et de conclure : "Je reconnais à ce défaut de sérieux le goût de la polémique politicienne de certains acteurs de ce recours, habitués d'ailleurs à perdre devant les tribunaux après s'être fait mousser dans les médias".
"Mon dernier contact avec Inès Mercereau remonte à une dizaine d'années. Et elle le confirmera", affirme pour sa part Xavier Patier,

Erreur de droit et absence d'étude d'impacts

Par ailleurs, l'avocat révèle que l'Ordonnance du 20 août prise par le gouvernement au sujet de l'aéroport "remet en cause les droits des salariés d'une entreprise détenue majoritairement par l'État". Qui plus est, d'après le Code du travail, l'État aurait dû consulter le comité d'entreprise d'ATB "préalablement à sa décision relative au choix du repreneur". En conséquence, l'avocat demande au Conseil d'État de "prononcer la nullité de l'ordonnance", ainsi que de la procédure de privatisation qui en découle.
 
Les requérants rappellent aussi que le choix de l'acquéreur aura des conséquences sur "l'aménagement urbain, l'organisation des déplacements et des transports, l'environnement, la santé publique, la sécurité des équipements, des utilisateurs, des riverains et la sécurité nationale". En l'absence d'étude d'impact, ils constatent "la violation du Code de l'environnement", et donc "la nullité de la décision du choix du consortium Symbiose".
De plus, l'avocat constate plusieurs violations de la charte de l'environnement, de la loi de mise œuvre du Grenelle de l'Environnement et de celles instaurant la démocratie participative en matière d'environnement.

La Commission des participations et transferts critiquée
Outre les arguments concernant directement l'aéroport de Toulouse, l'avocat toulousain attaque également la Commissions des participations et transferts (CPT), qui n'aurait tenu compte que des aspects financiers de la vente des parts de l'État sans considérer les éventuelles conséquences négatives.

Argument surprenant, le conseil des requérants relève que "sur les sept membres de la CPT, une seule est une femme, ce qui constitue une violation de loi pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes (…)". Cette composition "irrégulière" de la CPT "affecte ses délibérations, avis et analyses, rendant ces dernières nulles pour vice de forme et de procédure".

Le recours critique ensuite "le tropisme" financier de la CPT, dont "cinq membres sur sept sont inspecteurs des finances ou ont travaillé dans le monde bancaire et financier". Une surreprésentation rendant "impossible l'évaluation de la stratégie industrielle et la prise en compte des conséquences durables de la privatisation".

Par ailleurs, Christophe Lèguevaques met en doute l'indépendance des avis et analyses de la CPT du fait de la présence d'Inès Mercereau, associée-gérante de la banque Arjil&Cie (groupe Lagardère) entre 1995 et 1997. À l'époque, révèle le document, l'établissement de crédit avait recruté Régis Turrini, nommé depuis au poste de Commissaire de l'Agence des participations de l'État le 31 juillet 2014. Pour Christophe Lèguevaques, "il n'est pas conforme aux règles d'indépendance consubstantielles à une autorité administrative indépendante comme la CPT que l'un des membres puisse avoir entretenu des rapports hiérarchiques avec le Commissaire dont elle doit apprécier et contrôler aujourd'hui le travail".

Enfin, l'avocat inscrit au barreau de Paris relève qu'il est impossible de vérifier si "la CPT s'est réellement réunie pour discuter et étudier collégialement les différentes offres", comme l'y oblige le code de la santé publique.

En conclusion, Christophe Lèguevaques annonce qu'il déposera en janvier une question prioritaire de constitutionnalité devant le Conseil constitutionnel pour interroger la constitutionnalité de la loi du 20 avril 2005 relative aux aéroports. "Mes arguments devraient conduire le Conseil d'État à considérer que le principe même d'une privatisation des aéroports est contraire à la Constitution", ce qui n'empêche pas une "participation minoritaire au capital et dans le contrôle opérationnel".

D'après le Conseil d'État, le juge des référés donnera "une indication du moment où il rendra son ordonnance à la fin de l'audience publique du 29 décembre, en fonction de l'urgence et du temps dont il aura besoin pour mener à bien son instruction. En pratique, cela peut être entre 48h et un mois."

Contacté en fin d'après-midi, le service presse du ministère de l'Économie n'a pu donner suite à nos demandes.

Gael Cérez

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Privatisation de Toulouse-Blagnac : la CCI de Toulouse tend la main à Wiseed pour participer au rachat d'une part du capital

Privatisation de Toulouse-Blagnac : la CCI de Toulouse tend la main à Wiseed pour participer au rachat d'une part du capital | La lettre de Toulouse | Scoop.it


L'aéroport de Toulouse


Wiseed, la plateforme toulousaine de financement collaboratif l'a annoncé ce lundi matin : elle va co-investir avec la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse pour racheter au consortium chinois Symbiose 16 % du capital de l'aéroport de Toulouse. Le futur actionnaire pourrait en effet rétrocéder 1/3 de ses parts à un investisseur français ou local. La transaction totale pourrait avoisiner les 100 M€ auxquels Wiseed espère pourvoyer à hauteur de 25 M€.

Sans nouvelle des collectivités locales depuis le début de son opération "Rachetons l'aéroport de Toulouse", Thierry Merquiol, le cofondateur de Wiseed, envisageait ces derniers jours de s'associer à un recours administratif contre la privatisation de l'aéroport de Toulouse. Volte-face ce lundi matin puisqu'il annonce que la plateforme toulousaine de crowdfunding participera aux côtés de la CCI de Toulouse au rachat des parts de Symbiose. Le futur actionnaire chinois pourrait en effet rétrocéder 1/3 de ses parts à un investisseur français ou local.
"Contrairement à la Région qui n'a pas répondu à mon offre, Alain Di Crescenzo, le président de la CCI Toulouse, m'a appelé vendredi 12 décembre pour me proposer de co-investir quand le consortium chinois Symbiose (composé de Shandong Hi-Speed Group et Friedmann Pacific Asset) cèdera une partie de ses parts, se réjouit Thierry Merquiol. Il m'a dit qu'il avait la garantie que Symbiose respecterait son engagement de rétrocéder 16 % du capital de l'aéroport."

En quête d'investisseurs pour "maintenir une majorité locale" dans l'aéroport, Alain Di Crescenzo confirme la prise de contact, mais en relativise la teneur. "Thierry Merquiol m'a écrit pour me proposer ses services, je l'ai appelé pour lui dire que j'étais sensible à sa démarche, relate le président de la Chambre de commerce et d'industrie. Des investisseurs se sont déjà manifestés pour contribuer au rachat (Banque Populaire Occitane et la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées se montrent intéressées NDLR) . Si l'État et l'AMF autorisent la participation de Wiseed, je pense que nous pouvons faire une place aux Toulousains."

Si in fine,"la décision de vendre - et à qui - reviendra aux Chinois, nous avons aujourd'hui l'opportunité d'avoir un pacte local. Je fais tout ce que peux pour y travailler" affirme Alain Di Crescenzo. Le montage final reste encore à définir mais les investisseurs locaux devront réunir environ 100 M€ pour racheter 16 % du capital de l'aéroport aux Chinois.


25 M€ de souscriptions attendues
Pour participer à l'investissement, Wiseed est en tout cas en train de créer une société anonyme dotée d'un capital de 37 500 €. La SA "Aéroport de Toulouse Participations" devrait être opérationnelle à la mi-janvier. "Nous allons déposer le prospectus d'offre publique de titres financiers à l'Agence des marchés publics pour qu'elle valide notre offre, explique Thierry Merquiol. Le prospectus décrira très précisément les conditions de l’offre, les frais afférents, les risques pris et les possibilités de rentabilité." Estimés à 75 000 €, les coûts de préparation de l'opération seront pris en charge par Wiseed et à titre personnel par Thierry Merquiol.

Jusqu'à présent, plus de 8000 internautes ont promis d'investir 20 M€. L'heure est donc venue de concrétiser leurs engagements. "C'est le plus gros risque, admet le président du conseil de surveillance de Wiseed. Il y a en général 30% de pertes, mais cela est compensé par des dons plus importants de la part des contributeurs qui confirment leurs promesses. Notre crédibilité collective est en jeu…"

Ouvertes aux personnes n'ayant pas encore déposé d'intentions, les souscriptions seront recueillies à la mi-janvier "via un prestataire de service d'investissement agréé". Objectif pour Wiseed : réunir 25 M€. Que l'opération toulousaine réussisse ou non, Wiseed se positionne déjà sur les futures privatisations des aéroports de Lyon et Nice. "Des contacts sont d’ores et déjà pris à la demande des collectivités locales", reconnaît Thierry Merquiol.

Gael Cérez

Jacques Le Bris's insight:

En savoir plus :

Découvrez notre infographie résumant l'évolution de l'actionnariat de l'aéroport Toulouse-Blagnac.

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Nuisances aériennes à Bagatelle : la colère des riverains

Nuisances aériennes à Bagatelle : la colère des riverains | La lettre de Toulouse | Scoop.it



Une centaine de riverains réunis hier à Bagatelle
 



«La privatisation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac : une honte, une catastrophe sanitaire, un déni de démocratie». Voilà en substance le sentiment partagé par nombre de riverains toulousains concernés par les nuisances sonores, conséquence directe du trafic aérien, et dont les représentants associatifs ont répondu à l'appel à la mobilisation lancé par le Collectif contre les nuisances aériennes de l'agglomération toulousaine (CCNAAT). Une centaine de personnes se sont réunies, hier vers 18 heures, devant la mairie annexe du quartier Bagatelle pour débattre de cette privatisation qui est loin de faire l'unanimité.

 100 000 personnes

Pour l'heure, rien n'est encore fait : le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, a récemment déclaré que l'État prendra sa décision sur l'ouverture du capital de l'aéroport de Toulouse-Blagnac «dans un mois à peu près». Quatre candidats sont encore en lice : ADP, les sino-canadiens Shandong Hi Speed Group, Lavalin, Natixis et Vinci. L'opérateur choisi rachètera 49,99 % du capital de l'aéroport détenu actuellement à 60 % par l'État. «Les nuisances, ce sont plus de 100 000 Toulousains vivant sous le couloir aérien (emprunté quotidiennement par les avions au décollage et à l'atterrissage, N.D.L.R.) qui sont concernés, explique Chantal Beer-Demander, présidente du CCNAAT qui regroupe 28 quartiers de Toulouse et 12 communes. Ces gens ne peuvent plus ouvrir leurs fenêtres, ne peuvent plus dormir la nuit, n'utilisent plus leur jardin, sans compter que ces nuisances aériennes peuvent déclencher des maladies cardio-vasculaires».

De nombreux élus, «silencieux depuis quelque temps», affirme Mme Beer-Demander, ont pourtant fait le déplacement à Bagatelle hier soir. C'est le cas des conseillers généraux Jean-Louis Llorca (canton 11), Zohra El Kouacheri (canton 12) et Patrick Pignard (canton 10), venus faire part de leur inquiétude de voir privatiser l'aéroport «avec les conséquences sur l'emploi à Airbus, les vols d'essai et la formation». «La France vend ses aéroports comme la Grèce a vendu ses ports aux Chinois», dénonce le conseiller régional EELV François Simon.

G. C.

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Privatisation de l'aéroport de Toulouse : les candidats ont été auditionnés

Privatisation de l'aéroport de Toulouse : les candidats ont été auditionnés | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Ce lundi matin, les candidats à la privatisation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac ont présenté leurs offres devant les représentants des collectivités locales et de la CCI qui donneront le 19 novembre leur préférence à l'Agence des participations de l'État. Celle-ci rendra sa décision dans un mois environ. D'après nos informations, ils se seraient tous engagés à participer au financement du parc des Expositions, comme le souhaitait le maire de Toulouse.

 

Du grand oral des quatre candidats à la reprise des parts de l'État dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac, on ne saura rien. Ou presque. Aéroports de Paris a présenté son offre vendredi aux collectivités locales et à la Chambre du commerce et de l'industrie. Ce lundi matin, Vinci, le duo Natixis/Cube ainsi que le groupement sino-canadien (SNC Lavalin, Shandong Hi Speed Group et un fonds d'investissement de Hong Kong) qui ont été reçus à leur tour. Mais, du côté de Bernard Keller, maire de Blagnac et représentant de Toulouse Métropole, comme de ceux de Claude Gaits, vice-président chargé du développement économique au Conseil régional, Bertrand Auban, président du groupe socialiste au Conseil général et Alain Di Crescenzo, président de la CCI, c'est motus et bouches cousues. Une clause de confidentialité ayant été signée avec l'État, le contenu des offres ne sera pas divulgué. "Nous avons reçu les consortiums, des gens responsables qui nous ont présenté leurs offres et nous ont donné des informations complémentaires", commente simplement le président de la CCI. Tout juste a-t-on appris cependant, d'après une source proche du dossier, que les quatre candidatures se seraient engagées à participer au financement du Parc des Expositions. Une condition chère à Jean-Luc Moudenc.

Les représentants des collectivités locales et de la CCI présenteront leur avis mercredi à l'Agence des participations de l'État. Celle-ci rendra sa décision finale dans un mois environ a déclaré Emmanuel Macron, le ministre de l'Économie, ce lundi matin, à l'agence Reuters.

Que faire des 10,1 % restants ?

La vente des 49,9 % des parts de l'État étant actée et en cours, les regards se tournent vers la seconde tranche de 10,1 %. Jeudi 14 novembre, lors du conseil communautaire de Toulouse Métropole, Claude Raynal, président du groupe PS à l'assemblée communautaire a enjoint l'État de ne pas céder cette deuxième tranche des parts qu'il détient au capital de l'aéroport Toulouse-Blagnac. "C'est une demande très ancienne, estime le sénateur et maire de Tournefeuille. Elle est portée depuis deux ans par Martin Malvy, Pierre Izard et Pierre Cohen lorsqu'il était maire."

Le cahier des charges de la privatisation de l'aéroport prévoit en effet une cession en deux temps des actifs de l'État qui doit d'abord vendre 49,9 % de ses parts, puis de se défaire de sa dernière tranche de 10,1 %. Rien cependant ne l'oblige à le faire. "J'ai posé la question à Régis Turrini, le directeur de l'Agence des participations de l'État (APE) lors de son audition devant la commission finances du sénat, il m'a répondu que c'était une possibilité et non une obligation", confirme le sénateur Claude Raynal. L'État doit seulement prendre une décision avant trois ans à partir de la première vente."

Pour l'élu socialiste, l'État doit conserver ses 10,1% pour maintenir un actionnariat public à hauteur de 50,1%. "S'il les vend, l'entreprise acquéreuse sera majoritaire et nous ne pourrons pas en contrôler les activités, prévient-il. Ces 10,1% sont un bras de levier qui permettrait à l'État de vendre tout en gardant la main stratégique. Je comprends qu'il essaie de valoriser ses actifs mais l'État doit veiller à ce que les intérêts stratégiques soient protégés". Lorsque que le repreneur sera connu, le sénateur compte d'ailleurs poser une question écrite au gouvernement en ce sens. À l'instar de Jean-Louis Chauzy, le président du Ceser, Claude Raynal s'inquiète-t-il de la candidature chinoise ? "Ce n'est pas une question de Chine ou d'un autre candidat, assure-t-il. De toute façon, les capitaux changent rapidement de main."

Le sénateur est en tout cas rejoint, ce lundi, par l'état-major socialiste toulousain. "La part de 10,1% encore détenue par l'État doit rester publique, soit avec le maintien de l'État dans le capital, soit en recherchant des participations d'acteurs publics (Collectivités territoriales, Chambre de commerce, Caisse des dépôts)", ont ainsi écrit au Premier ministre les députés Christophe Borgel, Françoise Imbert, Catherine Lemorton, Martine Martinel et Pierre Cohen, le président du groupe socialiste de Toulouse.

Les collectivités locales, acquéreuses ?
À défaut d'un État, qui semble décidé à se désengager des pistes toulousaines, les collectivités locales et la CCI, déjà porteuses de 40 % des parts, pourraient-elles se porter acquéreuses de la dernière tranche de l'État ? "Une offre publique ne peut se monter alors que les moyens des collectivités territoriales baissent, balaie Claude Raynal. Avec la Caisse des dépôts, c'était envisageable…"

Avant la clôture de l'appel d'offre le 31 octobre, une candidature publique adossée à la Caisse des dépôts avait en effet été envisagée, avant de capoter sans  avoir été rendue publique. "Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais pour que cela marche, il faut de la volonté, analyse Claude Raynal. Peut-être que l'un des acteurs n'en avait plus autant. Pierre Cohen était pour un actionnariat public. On ne sent pas la même fermeté chez Jean-Luc Moudenc qui ne m'a d'ailleurs pas répondu."

Hors-sujet répond le maire de Toulouse et président de la Métropole (détentrice de 5% des parts de l'aéroport) : "Les postures politiques voire politiciennes ne me paraissent pas utiles, assène Jean-Luc Moudenc. Les discussions sur l'évolution future de la participation résiduelle de l'État au capital ne se poseront que dans quelques années probablement. Au vu de ce qui se sera passé avec le nouvel actionnaire, les collectivités détermineront la meilleure attitude possible pour sauvegarder l'intérêt général dont elles seront les gardiennes très vigilantes".

Réagissant aux déclarations de Claude Raynal, Martin Malvy, le président du Conseil régional de Midi-Pyrénées s'est dit "prêt à soutenir" cette demande. Et d'ajouter : "Mais elle ne doit pas occulter le fait qu'aujourd'hui, avec la CCI, le Conseil général et l'agglomération, nous disposons de la minorité de blocage. Il nous appartient de nous engager à la maintenir."

Gael Cérez

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Air Arabia ouvre sa première ligne à Toulouse

Air Arabia ouvre sa première ligne à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La filiale marocaine de la compagnie émiratie Air Arabia ouvre une liaison Toulouse-Casablanca. Soufiane Wissam, responsable France de la compagnie « à bas prix » Air Arabia Maroc, annonce les objectifs et les perspectives pour l’ouverture de cette ligne depuis l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Interview.


Air Arabia a lancé le 28 octobre dernier une liaison Casablanca-Toulouse. Combien de liaisons seront assurées par semaine?


Nous proposons 2 vols hebdomadaires : les avions décollent de Toulouse le jeudi à 19h25 et le dimanche à 23h05 et de Casablanca le jeudi à 15h20 et le dimanche à 19h. Le prix de départ est de 69 euros TTC.

Air Arabia est une compagnie « Low fare », c’est-à-dire à bas prix mais avec une exigence dans la qualité de nos prestations. Ainsi, notre flotte est composée exclusivement d’ A320 (162-168 places) et nos sièges sont attribués dès l’enregistrement.


Pourquoi s’implanter à Toulouse ?


La compagnie Air Arabia Maroc fait le pari de s’installer en province. Nous sommes déjà présents à Montpellier, Lyon et Bâle-Mulhouse. Nous travaillons aujourd’hui en étroite collaboration avec l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Ils nous ont aidé à identifier les besoins de la population en Midi-Pyrénées.

 

Quelles sont vos perspectives ? 

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Aéroport de Toulouse-Blagnac. Le nouvel actionnaire chinois introuvable depuis un mois

Aéroport de Toulouse-Blagnac. Le nouvel actionnaire chinois introuvable depuis un mois | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Choisi par l'Etat pour racheter 49,99% des parts qu'il détenait dans l'aéroport, Mike Poon, le cofondateur de l'un des deux nouveaux actionnaires de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, est introuvable depuis un mois. Les actionnaires locaux temporisent.

 

L’affaire risque de faire des vagues. Alors que la vente au consortium chinois Symbiose de 49,99% des parts de l’Etat dans le capital de l’aéroport de Toulouse-Blagnac est actée depuis début avril, la nouvelle de la « disparition » de Mike Poon, annoncée par l’agence Reuters à Hong-Kong, arrive jusqu’à la Ville rose ce mardi 23 juin.

Le dirigeant aux multiples casquettes, qui préside la société de droit français Casil Europe, créée par les deux membres chinois du consortium (Shandong Hi-Speed Group et FPAM) pour l’opération de Toulouse, est introuvable et injoignable. La semaine dernière, il a démissionné par courrier de ses fonctions de directeur général de la société de leasing d’avions, China Aircraft Leasing Group (Calc), filiale de FPAM qu’il a fondée en 2006 et par ailleurs gros client d’Airbus. Selon le quotidien South China Morning Post, Mike Poon aurait disparu il y a plus d’un mois et son nom aurait été cité dans une enquête pour corruption menée par les autorités auprès de l’une des compagnies clientes de Calc, China Southern Airlines. La société Calc a confirmé ne pas avoir réussi à le contacter depuis l’annonce soudaine de sa démission.

 

La polémique relancée

Après des mois de polémique autour de la privatisation partielle de l’aéroport, ce nouvel épisode risque de relancer la controverse et les doutes de nombreux acteurs locaux. « Si la nouvelle est exacte, il s’agit d’un événement considérable. La vente de l’aéroport était déjà sulfureuse avec la présence du groupe Lavalin, interdit de marché public pendant dix ans par la Banque mondiale », a aussitôt réagi le Collectif contre la privatisation de la gestion de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Pour ses membres, « ce parfum de corruption autour de la cession » ne fait que « renforcer les doutes sur la probité des intervenants de cette opération qui a vu les parts de l’État vendues à hauteur de 308 millions d’euros alors que le prix de vente était de 150 millions ». De leur côté, les actionnaires institutionnels locaux relativisent déjà la portée de la « disparition » et de la démission de Mike Poon.

Alain Di Crescenzo, président de la chambre de commerce et d’industrie de Toulouse, deuxième actionnaire à hauteur de 25% de la société Aéroport Toulouse-Blagnac, ne manifeste « aucune inquiétude » et assure que l’activité de l’aéroport n’en sera pas impactée. « La transaction a été faite, les équipes et la gouvernance sont en place et les opérations, dans lesquelles n’intervient pas Mike Poon, sont lancées », explique-t-il. Pour Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole qui détient 5% du capital d’ATB « la démission de Mike Poon ne doit pas avoir d’incidence sur la participation du consortium chinois, qui reste une personnalité morale, dans le capital de l’aéroport et ne modifiera en rien la répartition des sièges du nouveau conseil de surveillance ».

 

« Sans conséquence »

« Nous n’avons rien à voir et n’avons aucune relation d’affaires avec Calc. Les nouveaux actionnaires sont Shandong Hi-Speed Group et FPAM. En quoi cette démission aurait un impact sur l’activité de l’aéroport dont la gestion est assurée par le directoire ? » s’étonne pour sa part Anne-Marie Idrac. La présidente du conseil de surveillance d’ATB, où Casil Europe détient six sièges, a par ailleurs confirmé que Mike Poon assurait toujours la présidence de la société financière immatriculée à Paris.

Si la démission du tycoon chinois est « sans conséquence » pour les actionnaires locaux, il est certain qu’elle ne le sera pas pour la société Casil. Cette affaire, quelle qu’en soit l’issue, risque de nuire durablement à ses projets de développement en France et en Europe.

 
J.D.

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Ligne T2. Près de 250 entreprises desservies par le nouveau tramway toulousain

Ligne T2. Près de 250 entreprises desservies par le nouveau tramway toulousain | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Le lancement commercial du prolongement du tram jusqu'à l'aéroport de Toulouse-Blagnac inaugure une nouvelle forme de mobilité pour les salariés des entreprises implantées dans sa proximité ainsi que pour les passagers. A voir si le trafic routier gagnera en fluidité.

 

C’est à l’issue des vacances de printemps que l’on pourra véritablement jauger le succès du prolongement du tramway toulousain vers la zone aéroportuaire. Quand tous les salariés seront de retour dans leurs entreprises, en voiture, ou en transport en commun. Prolongé sur 2,4 kilomètres, le tramway file désormais depuis le centre-ville de Toulouse vers l’aéroport en desservant quelque 250 entreprises. 15 000 salariés sont ainsi concernés. Un argument qui avait aussi porté le projet de cette ligne Envol. Les autorités espérant désengorger quelque peu aux heures de pointes les accès routiers menant à cette zone. Voire, sécuriser le trajet des usagers de l’aéroport quand il ne faut plus désormais que trente-deux minutes pour le rejoindre depuis la station Palais de justice.

74 millions d’euros ont été investis pour cette nouvelle infrastructure mise en service ce samedi 11 avril. Sans heurt. Lemouvement social entamé le 30 mars dernier par une partie des salariés de la régie Tisséo faisait craindre des perturbations lors de ce lancement commercial. Il n’en a rien été. L’inauguration officielle prévue la veille au soir a été annulée « par souci d’apaisement », a indiqué dans un communiqué Jean-Michel Lattes, président de Tisséo-SMTC, l’autorité organisatrice des transports dans l’agglomération. « Le contexte social n’est pas propice au moment de valorisation institutionnelle », expliquait-il également.

Un parcours sécurisé en temps vers l’aéroport

Ce qui tombe bien quelque part. Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, et son équipe ne trouvent aucun attrait au tramway, estimé trop coûteux à implanter au regard du nombre de passagers transportés. Au contraire du métro que l’actuelle municipalité lui préfère.

Toutefois, Jean-Michel Lattes a souligné dans son communiqué l’intérêt économique de cette liaison en faisant le lien entre « une mobilité améliorée » et un « facteur-clé du développement ». En effet, la cadence du tram est dorénavant accélérée et le maillage du réseau intensifié avec les lignes A et B du métro. Salariés de la zone aéroportuaire, riverains de la ligne T2 et passagers aériens devraient constituer les 9000 voyageurs quotidiens attendus à bord du tramway jalonné de trois stations.

Tout a été aménagé pour inciter à renoncer au trajet automobile : les rames ont leur terminus à proximité du hall C, niveau des arrivées de l’aéroport, et chaque station est équipée d’une borne d’information indiquant en temps réel la durée d’attente du prochain tram. Avec une cadence d’un quart d’heure maximum, renforcée le samedi matin pour les départs en week-end. La ligne désormais baptisée T2 a été financée à hauteur de 39% par l’emprunt, de 25% par le conseil général de la Haute-Garonne et de 17,5% sur fonds propres par Tisséo. La Région et l’État ont participé pour 18,5%. 
N.M.

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Le comité d'entreprise de l'aéroport Toulouse-Blagnac s'oppose à la privatisation

Le comité d'entreprise de l'aéroport Toulouse-Blagnac s'oppose à la privatisation | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Consulté sur la privatisation de la société de gestion de l'aéroport Toulouse Blagnac, le Comité d'entreprise ATB a remis ce lundi 16 février un avis défavorable. Les syndicats déplorent l'opacité de l'opération et s'inquiètent des risques pour la "robustesse" de l'entreprise.

 

Pour le Comité d'entreprise de la société de gestion de l'aéroport Toulouse Blagnac, c'est non. "À l'unanimité", le comité (composé de 4 élus CFDT, 2 élus UNSA et un élu CFE/CGC) a rendu un défavorable sur le projet de "transfert au secteur privé d'une participation majoritaire au capital de la société ATB". En clair, les syndicats s'opposent à la privatisation de leur entreprise.

Le Comité d'entreprise déplore "la méthode choisie par l'État : l'opacité".

"L'État a imposé une forte confidentialité à tous les acteurs (candidats, direction ATB, collectivités locales, Syncea expert du CE, comité d'entreprise ) qui a généré une opacité sur :

  • la méthode de sélection,
  • les différents avis (APE, CPT, collectivités),
  • les pactes d'actionnaires,
  • le contenu des offres
  • les critères de sélection

L'absence de transparence sur ce projet de cession des parts d'une société qui gère un bien public ne nous permet pas de rendre un avis éclairé sur le choix de l'État et ses motivations.

Des risques de fragilisation de l'entreprise

D'autre part, le Comité d'entreprise, dont la consultation a été lancée lors de la réunion plénière du 16 décembre 2014, met en avant les risques économiques que fait courir à ATB cette privatisation.

"Aujourd'hui, ATB assure en toute autonomie le financement de ses investissements de croissance. Le comité fait le constat d'une bonne gestion de l'entreprise et de ses perspectives de croissance qui assurent la stabilité et l'avenir de la société et de ses salariés. La structure financière est saine, équilibrée, stable et pérenne.

Demain, l'exigence du cahier des charges d'un projet économique ambitieux ((de Symbiose, NDLR) pourrait fragiliser cette robustesse. Cette ambition ne se retrouve pas aussi clairement sur les aspects sociaux."

Enfin, le CE relève que "l'absence de visibilité sur les offres de reprise et sur les critères de sélection ne nous permettent pas de nous prononcer sur les déterminants du choix de l'État". Ces conclusions, basées sur le travail d'un expert mandaté par le comité d'entreprise, amènent "les élus à prononcer à l'unanimité un avis défavorable à ce transfert au secteur privé d'une participation majoritaire au capital d'ATB".

Rappelant que "l'adhésion du personnel sera un facteur clé pour la réussite du projet industriel et social, quel qu'il soit", le CE annonce qu'il "sera amené à se positionner sur ce projet industriel de Symbiose au cours des prochaines consultations obligatoires, notamment celle sur les orientations stratégiques".

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Vous avez dit privatisation de l'aéroport Toulouse Blagnac ? - ReCap21

Vous avez dit privatisation de l'aéroport  Toulouse Blagnac ? - ReCap21 | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Nous étions quelques Charlie réunis au 27 Rue Palaprat en ce 16 janvier 2015. L'un des sujets était de faire le point de la lutte contre la privatisation de l'aéroport Toulouse Blagnac (alors que des malfrats internationaux s'apprêtent à en prendre possession)....
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Aéroport de Toulouse-Blagnac. « Nous sommes en train de reproduire les erreurs du passé »

Aéroport de Toulouse-Blagnac. « Nous sommes en train de reproduire les erreurs du passé » | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Maire de Paulhac, conseiller régional et président de l’agence Midi-Pyrénées Europe, Didier Cujives s’était illustré il y a dix ans pour avoir mené la fronde contre le projet d’une seconde plateforme en région.


 

Didier Cujives, il y a dix ans, vous étiez opposé au projet d’un deuxième aéroport en Midi-Pyrénées. Aujourd’hui, une nouvelle fronde s’organise, toujours au sujet de l’aéroport…
Il y a dix ans, quand il a fallu réfléchir à la création d’une seconde plateforme aéroportuaire, l’État n’avait pas engagé de concertation locale. Aujourd’hui, on utilise les mêmes méthodes et on n’a toujours pas tiré les leçons du passé… La méthode reste technocratique au possible.

 

Il y a dix ans, le gouvernement était à droite. Aujourd’hui, c’est la gauche qui utilise les mêmes ressorts…
Ce type de grand dossier dépasse les clivages politiques. Les citoyens se sentent dépossédés de la décision et ils cherchent à se réapproprier les dossiers. On le voit avec les initiatives de Wiseed et celle portée par l’avocat Christophe Léguevaques. Sur la forme, je constate et je désapprouve donc de façon catégorique. N’en déplaise à mes amis politiques, nous avons là un problème démocratique. Notre République est à bout de souffle. Au moment de débattre de la réforme territoriale, on ferait mieux d’imaginer une sixième République.

 

Au delà de la forme, comment voyez-vous la montée en puissance annoncée de l’aéroport de Toulouse-Blagnac ?
Pas très bien. On veut doter Toulouse d’un hub de 20 millions de passagers. Mais il est impossible, techniquement, d’accueillir 20 millions de passagers à Toulouse. Et certains ressortent la nécessité d’une deuxième plateforme aéroporturaire. Et là, je dis non : on recrée le même débat qu’il y a dix ans !
Non seulement, ce projet a échoué à l’époque, mais en plus, il nous a empêché de travailler pour avoir la ligne à grande vitesse aussi vite qu’on l’aurait voulu. Soyons réalistes, on peut pas d’un côté mobiliser les financements pour la LGV, et en même temps réfléchir à un transit aéroportuaire de 20 millions de passagers en Midi-Pyrénées.

 

Que préconisez-vous ?
La région a besoin d’outils performants, mais d’outils mesurés et à taille humaine. Nous avons besoin de renforcer les aéroports de proximité de Tarbes et de Rodez. Nous avons besoin de mettre en place des infrastructures routières modernes, comme la liaison Toulouse-Castres. Nous avons besoin de mener à bien le projet de la LGV et en même temps d’assurer la montée en puissance de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Mais là, nous sommes juste en train d’imaginer un dispositif tentaculaire au détriment des autres modes de transport.

 

Imaginez-vous redescendre dans la rue comme il y a dix ans ?
Je n’appelle pas à la mobilisation en masse. Ce que l’on doit faire, c’est ne pas se précipiter et voir quelles sont les actions qu’on peut entreprendre. Mais il y a dix ans, nous avions mis plusieurs fois 20.000 personnes dans la rue contre le projet de nouvel aéroport, et à l’époque, les réseaux sociaux n’existaient pas. Imaginez donc ce qu’on pourrait faire aujourd’hui.
 

Propos recueillis par M.V.

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Cession de l'aéroport de Toulouse-Blagnac : des réactions entre réticence, vigilance et optimiste

Cession de l'aéroport de Toulouse-Blagnac : des réactions entre réticence, vigilance et optimiste | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Au lendemain de l'annonce par l'État de la cession de 49,99% de l'aéroport de Toulouse-Blagnac au consortium Symbiose, formé par les Chinois Hi Speed Group et FPIG et le Canadien SNC-Lavalin, les réactions ont fusé dans la Ville rose ce vendredi 5 décembre.

Les réactions n’ont pas manqué, au lendemain de l’annonce par l’État de la cession de 49,99% de l’aéroport de Toulouse-Blagnac au consortium Symbiose, formé par les Chinois Hi Speed Group et FPIG et le Canadien SNC-Lavalin. La plus tranchée étant venue du maire PRG de Blagnac, directement concerné puisque le terminal se situe sur sa commune, tout comme les sites principaux des avionneurs Airbus et ATR notamment.

« Je regrette ce choix. Je regrette que le critère essentiel du choix affiché par le ministre de l’Économie soit le prix. Cette offre n’est pas, pour moi, la meilleure au regard de nos attentes économiques et sociales », a commenté Bernard Keller, qui « note néanmoins avec satisfaction qu’il ne s’agira que d’une privatisation partielle ». « Nous pouvons constituer un pacte d’actionnaires majoritaires avec les collectivités publiques et la chambre de commerce et d’industrie de Toulouse », a-t-il ajouté.

Une déclaration qui vient en écho à celle de Martin Malvy. Quelques minutes seulement après l’annonce par le gouvernement, le président socialiste de Région Midi-Pyrénées - actionnaire à hauteur de 5% - déplorait que les acteurs locaux n’aient été consultés « ni sur le montant proposé par chacun des pétitionnaires, ni sur le choix ».


« Vigilance »

Dans ce contexte, le terme de « vigilance » quant au respect des engagements du nouvel actionnaire principal est celui qui revient avec le plus d’insistance. A commencer par Pierre Izard, le président PS du conseil général, également détenteur de 5% des parts : « Aujourd’hui, la question de la majorité publique reste néanmoins posée de par la nature de la relation entre l’État (qui conserve 10,01% du capital, NDLR) et le consortium privé. Car dans une entreprise, la majorité dépend plus des accords passés entre les actionnaires que de la répartition des actions. Ce sont les raisons pour lesquelles le conseil général s’est battu avec ses partenaires publics, et il continuera de se battre pour renouveler une minorité de blocage publique qui était vouée à disparaître. »

Même son de cloche du côté de l’opposition à la communauté urbaine de Toulouse Métropole. « Au-delà des déclarations des uns ou des autres, nous devrons demain être vigilant quant à la pérennité de la présence de l’État au capital de l’aéroport. C’est à cette unique condition que les collectivités territoriales et les acteurs publics de notre territoire conserveront la maîtrise des choix stratégiques de cet équipement structurant », souligne le chef de file socialiste, Claude Raynal.

Également attentive au rôle des pouvoirs publics dans la gouvernance de cet « outil essentiel pour le développement économique de notre territoire », la chambre de commerce et d’industrie de Toulouse, actionnaire à 25%, prépare déjà la suite. "La cession d’une partie des 49,9%, qui pourrait atteindre 16%, est une opportunité donnée par Symbiose pour réaliser un pacte local qui pourrait détenir, si le montage financier et juridique l’autorise, la majorité du capital et des droits de vote d’ATB (la société gestionnaire de l’aéroport, NDLR).La CCI de Toulouse travaille activement sur cette possibilité", a déclaré le président de la chambre consulaire, Alain Di Crescenzo.

 

Wiseed toujours candidat, « si l’occasion se présente »

Du côté de Wiseed également, on s’interroge sur la gouvernance. La plateforme toulousaine de financement participatif avait proposé à la foule de racheter une partie du capital de l’aéroport et avait réuni plusieurs milliers d’intentions. Au 25 novembre, cela représentait un potentiel de 16 millions d’euros à investir. « En tant qu’ancien membre d’un grand groupe du CAC 40 et ayant participé à des opérations de prise de participations, j’avoue être très étonné qu’un consortium ou un grand groupe fasse l’acquisition de 49,99% d’une société sans être assuré d’en détenir le contrôle. J’ai appris qu’un pacte d’actionnaires liera les parties. Il serait intéressant d’y avoir accès et de lire l’engagement de l’État vis-à-vis de son vote », a réagi le cofondateur de Wiseed, Thierry Merquiol.

Tout en rappelant que le Canadien SNC Lavalin est « en délicatesse avec la Banque Mondiale », le dirigeant reste mobilisé : « L’offre que j’ai remise le 1er décembre dernier à l’Agence des participations de l’État avec copie au secrétariat général de l’Elysée est restée lettre morte : aucun accusé de réception, aucun contact à cette heure-ci… », poursuit Thierry Merquiol, qui entend réitérer sa demande. « Les acteurs régionaux semblent vouloir faire une offre pour acheter 16% qui seraient revendus par le consortium chinois. Même si je doute un peu de la véracité de cette option, il y a une possibilité pour que nous nous positionnions. Je porterai donc notre offre si l’occasion se présente », a ajouté le dirigeant.

Sixième aéroport de l’Hexagone, Toulouse-Blagnac a enregistré plus de 7,5 millions de passagers en 2013 et un chiffre d’affaires de 117,4 millions d’euros pour 5,2 millions d’euros de résultat net. L’augmentation du trafic, souhaitée par le nouvel actionnaire principal, reste également un sujet de vigilance pour les acteurs locaux. Notamment sur la question des nuisances pour les riverains.
T.G.

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Aéroport de Toulouse : le projet de hub chinois dérange Air France

Aéroport de Toulouse : le projet de hub chinois dérange Air France | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Alexandre de Juniac, le PDG du groupe Air France, a déclaré que la création à Toulouse d'un "hub", concurrent de Roissy, ne l'enthousiasmait pas beaucoup. Les investisseurs chinois envisagent en effet de créer à Toulouse une nouvelle plateforme de correspondance aéroportuaire.

Alors que l'offre d'investisseurs chinois pour le rachat de la participation de l’État dans le capital de l'aéroport de Toulouse-Blagnac suscite la polémique, Air France-KLM entre dans le débat. Bien plus que la nationalité future du repreneur du 6e aéroport de France, c'est le projet de développer un hub à Toulouse -comme l'envisage le consortium chinois- qui interpelle l'opérateur de transports aérien.

"Je n'ai pas d'avis sur la privatisation. Si c'est pour créer un hub concurrent de Roissy Charles-de-Gaulle, je ne peux pas dire que cela m'enthousiasme beaucoup. Développer un hub pour des compagnies chinoises à Toulouse mérite qu'il y ait quelques questions et précisions à avoir", a déclaré ce mardi le PDG du groupe français Alexandre de Juniac, à l'American European Press Club.

Un hub à Toulouse
Selon des connaisseurs du projet chinois, le consortium chinois compte convaincre des compagnies aériennes chinoises d'ouvrir des vols entre la Chine (notamment Shenzen) et Toulouse. Une offre attractive qui permettrait d'attirer de nouvelles lignes, à la fois court et long-courrier et donc de créer in fine un nouveau hub dans le Sud-Ouest de la France. Mais, fait valoir une source chinoise, "l'objectif est de ne pas déconstruire le hub de Roissy".

Incertitudes

Ce projet comporte son lot d'incertitudes puisqu'il suppose que le consortium parvienne à convaincre les compagnies chinoises de desservir Toulouse. Ce qui est loin d'être évident. D'autant plus que deux des plus grosses compagnies chinoises China Eastern, et China Southern sont partenaires d'Air France sur les vols entre la Chine et Paris. Et disposent déjà à Roissy d'une offre de vols en correspondance très étoffée.

"Pour être clair, le projet n'est pas de chercher à transférer à Toulouse les vols actuellement assurés par des compagnies chinoises vers Paris, mais de développer l'activité", assure un connaisseur du projet chinois.

S'il ne faut pas rejeter l'idée que des partenaires d'Air France puissent ouvrir des vols long-courrier vers des métropoles régionales (l'américaine Delta dispose de vols sur Nice), la création d'un véritable hub à Toulouse pose question. D'autant plus avec son positionnement excentré, à l'ouest de l'Europe.

Avis des collectivités
Ce lundi, les quatre candidats à la privatisation (un consortium chinois, Aéroports de Paris, Vinci et le fonds Cube) ont été auditionnés par les actionnaires régionaux (la CCI de Toulouse, qui détient 25% du capital de Toulouse-Blagnac et trois collectivités locales qui détiennent chacune 5% du capital: la région Midi-Pyrénées, le département de Haute-Garonne et la communauté urbaine de Toulouse Métropole). Pour mémoire, l’État, qui possède 60% du capital, va vendre 49,99% de sa participation, avec une option de vente pour les 10,01% restants (soit au total 60%).

Les collectivités doivent rendre leur avis le 19 novembre si tant est qu'elles parviennent à avoir un avis unanime. Le gouvernement rendra dans un délai d'un mois sa décision sur le candidat retenu, a fait savoir lundi le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, alors qu'une décision était initialement attendue d'ici à la fin novembre.

Divisions à Toulouse
Composée de Shandong Hi-Speed Group et FPAM Group (un fonds d'investissement spécialisé dans les activités aéroportuaires, filiale de FPI Group), l'offre chinoise, à laquelle est allié le groupe canadien SNC Lavalin, suscite la polémique. D'autant plus qu'elle serait la mieux-disante au plan financier.

Jean-Louis Chauzy, le président du Conseil économique, social et environnemental (Ceser) de Midi-Pyrénées s'est ouvertement prononcé contre ce consortium.

"Le Ceser ne saurait admettre qu'un groupe chinois devienne propriétaire d'un aéroport aussi stratégique et rentable que celui de Toulouse-Blagnac où se situent les activités des leaders mondiaux de l'aéronautique que sont ATR et Airbus", écrivait-il il y a deux semaines au Premier ministre, Manuel Valls, dans un courrier dont Reuters a eu connaissance.

Localement, d'autres voix soutiennent pourtant la candidature chinoise. Jean-Luc Moudenc, maire UMP de Toulouse et président de la communauté urbaine Toulouse Métropole, a ainsi rappelé la semaine dernière que, dans le cadre d'un "appel d'offres international, tout groupement (devait) pouvoir candidater". L'élu, pour qui "l'intérêt du territoire" prime, souhaite que le futur exploitant s'investisse financièrement dans des grands projets de la métropole, notamment le futur parc des expositions qui doit être construit près de l'aéroport. Côté chinois, la possibilité d'investir est à l'étude.

Fabrice Gliszczynski, LaTribune.fr

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Toulouse-Blagnac élu meilleur aéroport de France par les voyageurs

Toulouse-Blagnac élu meilleur aéroport de France par les voyageurs | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Le comparateur de vols Skyscanner vient de dresser le palmarès des aéroports préférés des Français. Cette étude, basée sur les réactions de 980 participants ayant effectué au moins un vol au départ ou à l’arrivée dans l’un des dix principaux aéroports du pays, est sans appel : Toulouse-Blagnac fait l’unanimité auprès des passagers.

Cette consultation a pris en compte pas moins de 18 critères différents comme le confort dans les zones d’accueil, les services disponibles, le temps d’attente à l’enregistrement, la propreté, la sécurité… Toulouse-Blagnac, 4ème aéroport de province en termes de fréquentation, obtient la meilleure note, à savoir 7,39/10.

Derrière lui, on retrouve dans l’ordre Lyon Saint-Exupéry, Bordeaux Mérignac, Nice Côte d’Azur et Mulhouse Bale. A noter également les mauvais scores des aéroports parisiens.
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Tramway : interrogations des entreprises sur la ligne Envol

Tramway : interrogations des entreprises sur la ligne Envol | La lettre de Toulouse | Scoop.it
En raccordant l’actuelle ligne de tramway à l’aéroport de Toulouse-Blagnac, la future ligne Envol desservira un bassin de 14.000 emplois à partir de la rentrée 2014. Un grand nombre d’entreprises seront ainsi concernées, aussi bien par le chantier qui doit débuter dès cet été, que par le futur tracé.

Elles ont pu soulever leurs interrogations ce mardi 27 mars lors d’un petit-déjeuner organisé par le Club Réussir, destiné à informer les dirigeants concernés par l’arrivée du tramway. « Les chefs d’entreprise l’accueillent d’un bon œil mais ils s’interrogent sur son impact et son utilisation par les personnels », explique Françoise Barutello, la présidente du club d’entreprises blagnacais. « Quand les travaux vont commencer, ça va être le boxon…

Avec un investissement de 55 millions d’euros, le projet Envol, aussi appelé T2, prévoit la création d’un tronçon de 2,4 kilomètres comprenant trois stations - dont une située à proximité du siège d’ATR et de la passerelle d’Airbus -, qui viendra se connecter entre les stations Ancely et Servanty de la ligne T1. Le terminus sera situé « le plus proche possible du Hall C de l’aéroport », a indiqué Xavier Bonneau, directeur de la Smat. Le chantier prévoit notamment la réalisation d’un viaduc de 17 mètres pour franchir la rocade.

Au départ du terminus Arènes - et ultérieurement Palais de justice une fois achevé le prolongement baptisé Ligne Garonne -, un tramway sur trois bifurquera ainsi vers l’aéroport au lieu de suivre T1 jusqu’à Aeroconstellation. « La fréquence de T2 sera d’environ 15 minutes. T1 restera à 7’30’’, mais cela nous permet de réduire la fréquence à 5 minutes sur le tronçon commun en centre-ville », a précisé Xavier Bonneau. 9.500 passagers par jour sont attendus à terme sur la ligne Envol, qui permettra à terme de connecter l’aéroport au futur Parc des expositions et à la ligne à grande vitesse, espérée à la gare Matabiau.

 

Thomas Gourdin»

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