La lettre de Toulouse
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Quelques informations sur l'entreprise et l'immobilier à Toulouse
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Pourquoi Triaxe lance son studio de tournage à Toulouse

Pourquoi Triaxe lance son studio de tournage à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Pierre Carrère, dans le studio toulousain Atlanta de Triaxe. L’entreprise est aussi présente à Bordeaux et Caen.

 

Le studio Atlanta du spécialiste de l’audiovisuel professionnel Triaxe comble un déficit de la Ville rose en matière de plateaux de tournage. Le prestataire toulousain s’offre ainsi des perspectives de croissance.

 

Ce ne seront pas les studios américains Raleigh qui l’auront fait, mais bien un Toulousain, Triaxe, qui vient de créer un studio de tournage dans la Ville rose. Baptisé studio Atlanta, en raison de sa proximité avec l’avenue éponyme, son nom est la seule concession à nos amis d’outre-Atlantique. Le spécialiste de l’audiovisuel professionnel depuis vingt ans,Triaxe, vient en effet de se doter d’un outil de travail flambant neuf pour un million d’euros.

Et son nouveau bâtiment de 1000 m², à la surface doublée, lui donne l’occasion d’abriter un studio de prise de vue de 120 m², un standard en la matière. « Les boîtes de production audiovisuelle parisiennes étaient en attente de ce type d’équipement. Hormis les studios de France Télévisions à la Cépière, difficilement louables, et d’autres plus petits vers Carbonne, il n’y avait rien à Toulouse, alors que Montpellier ou Marseille sont très bien dotés », explique Pierre Carrère, co-gérant au côté de Philippe Belaud de Triaxe.

 

Producteurs ou publicitaires intéressés

Pour compléter l’offre, la société a conclu un partenariat avec le Belge Eye Lite, fournisseur de référence de matériel d’éclairage et de caméras, qui a participé au tournage du dernier film de Ken Loach, palme d’or à Cannes. « Tout a été pensé pour une offre de qualité, des loges sympathiques, des terrasses, et une hauteur sous plafond de 6 mètres qui permet d’accueillir un camion ou un moteur d’Airbus par exemple. Nous comptons ainsi intéresser à la fois des producteurs de films d’entreprises, de fictions, des publicitaires, des réalisateurs ou des motion designers », souligne Pierre Carrère.

 

Un marché de l’image en hausse

Selon le dirigeant, le marché de l’image prend de l’ampleur dans le Sud-Ouest. « L’ex Midi-Pyrénées se bat pour augmenter son quota de films produits en région. Et chaque entreprise ou institution consomme de plus en plus d’images avec un niveau de qualité exigeant. Quand ça va mal, une entreprise communique différemment mais elle communique pour afficher des messages simples et forts », décrypte Pierre Carrère.

Le studio Atlanta devrait générer une activité de 300.000 à 500.000 euros dès sa première année d’exploitation. De quoi réaliser pour l’entreprise un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros en 2017 pour trente quatre salariés. Alors que son marché traditionnel de vente et d’équipement audiovisuel d’entreprises ou d’administrations atteint un seuil de maturité, Triaxe trouve dans son studio un nouveau relais de croissance.


Isabelle Meijers

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A Toulouse, un Technocentre pour rendre les outils 3D accessibles aux PME

A Toulouse, un Technocentre pour rendre les outils 3D accessibles aux PME | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Pascal Erschler, fondateur de Technocentre 3D, dont les bureaux sont situés chemin de la Flambère, à Purpan.

 

 

Entre centre d’affaires et pépinière d’entreprises, Technocentre 3D accompagne les PME dans la conception et la fabrication de leurs produits, en mettant à leur disposition des outils 3D, des bureaux de travail et des espaces de stockage.

 

Le développement rapide de produits n’est pas à la portée de toutes les entreprises, en particulier les plus petites, faute de compétence et de moyen financier. C’est le cas de 3dental Prod, société spécialisée dans la production de guides chirurgicaux pour la pose d’implants dentaires et maxillo-faciale, fondée Jean Taurines en 2014.

« Jeune, je n’avais pas les moyens d’investir dans une imprimante 3D qui coûte 80.000 euros », témoigne ce dernier. Depuis un an, le chef d’entreprise de 34 ans est locataire de Technocentre 3D. Ce concept, à mi-chemin entre un centre d’affaires et une pépinière privée d’entreprises ; partage 1500 m² de locaux avec deux autres sociétés. L’une, Kallisto, est distributrice d’équipements industriels 3D depuis 1999. L’autre, Aurore Arka, exerce dans le prototypage depuis vingt-cinq ans. Toutes trois sont gérées par Pascal Erschler, qui vient d’investir un million d’euros dans les travaux de réhabilitation des nouveaux locaux et l’acquisition de quatre nouvelles machines industrielles.

« Puisque nos équipements ne sont pas utilisés à 100%, nous avons décidé de les mutualiser et de les partager avec des entreprises afin qu’elles puissent produire leurs prototypes et modéliser leurs projets », ajoute Pascal Erschler. « A la demande, elles peuvent utiliser des imprimantes 3D, scanners 3D, fraiseuses, thermo-formeuses… Une équipe de six salariés, employés par Kallisto et Aurore Arka, assure l’accompagnement technique des résidents ».

 

Gamme de services

Ces derniers sont pour l’heure au nombre de trois. « L’objectif est d’accueillir quinze entreprises au Technocentre 3D », précise son fondateur, espérant atteindre cet objectif dans le courant de l’année 2017.

Pour convaincre les PME, start-up et porteurs de projet à s’installer, Pascal Erschler a développé une panoplie de services : la location de bureau de 10 à 20 m² à partir de 350 euros par mois, de salle de réunion, d’atelier de stockage et de surface technique.
Une offre qui satisfait Jean Taurines. Même si il ne réalise pas d’économies, comme il dit, puisqu’il confie la conception et la fabrication des guides chirurgicaux à la société Aurore, il n’envisage pas d’investir dans du matériel 3D cette année.


Audrey Sommazi

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2017 : Morning fait le point - Le blog Morning

2017 : Morning fait le point - Le blog Morning | La lettre de Toulouse | Scoop.it

A l’aube de cette année 2017, il est venu le temps pour Morning de faire le point sur cette fin d’année qui s’est avérée difficile. Mais pas que ! La nouvelle année qui démarre est un jour nouveau pour la startup, qui doit désormais décider de la direction à prendre pour son avenir…

 

Morning reprend du service

Souvenez-vous, c’était le 7 décembre. Morning s’est retrouvé sous le coup d’une injonction de l’ACPR, le régulateur financier, qui nous demandait expressément de régulariser la situation de notre compte de cantonnement.

Nous avons pu réunir toutes les conditions nécessaires à la levée de cette suspension, et le site Morning a été remis en route le 4 janvier. Chaque utilisateur peut de nouveau profiter de tous les services de son compte de paiement, sans restriction.

 

Que va-t-il se passer maintenant ?

Pour le moment, Morning reprend le cours normal de ses activités et fait tout son possible pour sauvegarder son projet de néobanque. Notre priorité est de régulariser la situation avec nos utilisateurs et s’assurer que leurs demandes soient entendues.

Parallèlement, des échanges avec nos partenaires financiers sont en cours pour écrire la future histoire de Morning. Nous seront en mesure de vous en dire davantage à la fin du mois.

parole de xmen

Qu’en est-il du projet initial ?

Les difficultés que nous avons dû surmonter en cette fin d’année ont bien entendu impacté le projet tel qu’il était défini au départ. L’envoi des cartes de paiement est remis à plus tard et nous vous tiendrons informé dès qu’elles seront de nouveau prêtes à partir. De plus, l’équipe a pris la lourde décision de stopper son service à destination des professionnels, Morning Up et repense actuellement son modèle de néobanque.

Malgré ces obstacles, l’équipe reste déterminée. Nous continuons à aller de l’avant et ferons tout pour sauvegarder l’intégrité de notre projet. Nous avons toujours su que notre parcours serait semé d’embuches, mais sommes portés par cette volonté de proposer une approche nouvelle de la banque.

En attendant l’émergence d’un New Deal Bancaire en France, nous vous souhaitons une excellente année 2017.

 

A très bientôt.


  • Camille
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5 étapes pour négocier une augmentation de salaire

5 étapes pour négocier une augmentation de salaire | La lettre de Toulouse | Scoop.it
5 étapes pour négocier une augmentation de salaire

vendredi 30 décembre 2016, par Pauline Bandelier

Vous venez de vous illustrer par une réalisation exceptionnelle et aimeriez en profiter pour réclamer une augmentation ? Avant d’entamer le dialogue, il est essentiel que vous soyez au clair sur vos attentes et vos accomplissements afin de mettre toutes les chances de votre côté.

1 – Trouver le bon interlocuteur

En premier lieu, sélectionnez soigneusement la personne à laquelle vous aller adresser votre revendication. Si cette dernière peut différer d’une société à l’autre, Grégoire Buffet, chargé de recrutement au cabinet H3O, recommande dans tous les cas de rencontrer les ressources humaines qui vous apporteront une vision globale de la politique salariale de votre société et pourront dans certains cas relayer votre demande. Thierry Krief, président de NegoAndCo et auteur du Mooc/Cours en ligne “La négociation salariale”, suggère également de toujours faire appuyer sa requête par son supérieur hiérarchique afin qu’elle ait plus de poids auprès de la direction.

 

2 – Choisir le moment propice

Une fois le bon interlocuteur identifié, reste à trouver l’occasion favorable. Thierry Krief conseille d’éviter les périodes habituelles, en septembre ou janvier : “Tout dépend des processus au sein de votre entreprise”, nuance Grégoire Buffet. “Beaucoup associent entretien annuel et hausse de rémunération et seront plus difficilement à l’écoute de votre demande en dehors de ces cadres”, indique-t-il. Respectez donc les procédures habituelles, mais sachez aussi profiter d’une réalisation remarquable pour engager la conversation : “Il existe des fenêtres propices aux pourparlers, par exemple lorsque vous venez d’être félicité pour avoir travaillé sur un projet qui valorise votre employeur ou parce qu’il va avoir besoin de vous sur une mission”, précise Thierry Krief.

 

3 – Mettre en avant ses concrétisations

Pour conserver toutes les chances de votre côté, anticipez soigneusement votre entretien :“Organisez votre argumentation en faisant le point sur vos réussites des années passées, démontrez que vous avez acquis des compétences et un savoir-faire, que vous savez faire des choses nouvelles”, énumère Emmanuel Chauvin, consultant chez Ranstad. Pour Daniel Porot, fondateur du site porot.com et auteur du livre 101 secrets pour mieux négocier son salaire ou une augmentation, il vous faut justifier d’un accomplissement dépassant ce qui est prévu dans votre description de fonction et en chiffrer les bénéfices pour l’entreprise : “Cela peut se manifester par la fidélisation des clients, une progression des tirages ou une diminution des coûts”, détaille-t-il. Pour Grégoire Buffet en revanche, tout dépend de la culture de l’entreprise et de votre fonction : “Si vous êtes responsable d’un compte de résultats au sein de l’entreprise, il faudra arriver avec des résultats chiffrés, sur d’autres fonctions en revanche il sera plus pertinent de mettre en avant une progression en termes qualitatifs ou relationnels.” Vous pouvez également faire état du fait que votre salaire est en dessous de ce qui est pratiqué par la concurrence, à condition de vous montrer subtil : “L’argument du marché doit être amené de manière élégante, en rappelant que l’on est bien dans l’entreprise et que l’on souhaite y rester”, rappelle Daniel Porot.

 

4 – Entamez la négociation en position de force

Une règle de base doit en tous les cas être respectée : soyez attentif à entamer la discussion en position de force souligne Thierry Krief. En d’autres termes, c’est à vous d’exposer vos arguments, mais c’est à l’employeur de faire la première proposition, à partir de laquelle vous pourrez contre argumenter. Si vous espérez par exemple une revalorisation de votre salaire fixe de 10 % et que votre entreprise vous propose seulement 3 %, vous pouvez accepter mais demander 7 % l’année prochaine, sous condition de résultats. L’idée est de ne jamais sortir perdant des pourparlers : “Si on ne peut avoir une hausse du fixe, on négocie une part variable. Dans le cas où l’entreprise n’est pas en mesure de vous augmenter dans l’immédiat, on cherche à obtenir un enrichissement des tâches avec à la clé une nouvelle discussion dans six mois”, détaille Daniel Porot.
S’il est toujours préférable pour vous d’obtenir une revalorisation du salaire de base plutôt qu’une prime exceptionnelle, il est tout aussi essentiel d’arriver en entretien avec une vision claire des us et coutumes de votre société : “Cela ne sert à rien d’aller solliciter une augmentation fixe si ce n’est pas dans la politique de l’entreprise, sauf si on fait partie des 5 % de hauts potentiels”, souligne Grégoire Buffet. Chez Vinci par exemple, les progressions du salaire de base sont faibles mais les salariés peuvent bénéficier d’une politique d’abondement très favorable au travers de l’actionnariat salarié.

 

5 – Conclure l’entretien

“Plus vous serez positif et plus vous recevrez”, affirme Grégoire Buffet. Si votre exigence est acceptée, sachez remercier et conforter votre employeur dans votre engagement à donner le meilleur de vous-même en retour. Dans le cas où vous obtenez un entre deux, validez que cela vous convient pour aujourd’hui, quitte à renégocier par la suite : “L’idée est d’arriver au rendez-vous avec plusieurs scénarios en tête et un objectif minimum requis, qui vous donne le sentiment que votre point de vue a été entendu. Si votre patron ne vous accorde rien, vous pouvez exprimer votre déception de ne pas vous sentir reconnu et dire que vous allez réfléchir aux conséquences”, ajoute Grégoire Buffet. Inutile cependant d’avoir recours à des menaces ou à du chantage, en faisant jouer par exemple la proposition d’un concurrent : “Vous gagnerez peut être en rémunération à court terme mais vous aurez perdu la confiance de vos supérieurs qui n’investiront plus sur vous. Vous risquez également de vous décrédibiliser vis-à-vis de l’autre entreprise dont vous avez refusé la proposition”, estime Grégoire Buffet. Il est peut-être temps en revanche, de vous mettre à l’écoute du marché et en quête d’un employeur qui pourra davantage reconnaître vos compétences.

 

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Pauline Bandelier

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Classement. Voici les villes et les villages de Haute-Garonne qui gagnent le plus d'habitants

Classement. Voici les villes et les villages de Haute-Garonne qui gagnent le plus d'habitants | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La population municipale au 1er janvier 2014 en Haute-Garonne, et son évolution annuelle entre 2009 et 2014 (Source : Insee)

 

Les chiffres de l’Insee parus le 1er janvier 2017 ont montré que Toulouse, quatrième ville de France au nombre d’habitants, passe première quand il s’agit d’évoquer sa croissance démographique. Ville champignon, la capitale de l’Occitanie accueille de nouveaux habitants à un rythme que seule Lyon (Rhône) peut suivre de loin.

> LIRE AUSSI : Toulouse est la ville de France où le nombre d’habitants augmente le plus

Selon les chiffres de l’Insee, l’agglomération de Toulouse regroupe 71 % des habitants du département ! Et même 93 % si l’on considère son « aire urbaine » en Haute-Garonne (c’est-à-dire son territoire d’influence, au sens de l’Insee). Chaque année, depuis 2009, la population de l’aire urbaine dans son ensemble progresse sensiblement (+ 1,4 %) : elle gagne 18 828 personnes supplémentaires par an, dont 11 975 dans l’agglomération toulousaine, qui compte maintenant plus de 746 919 habitants. Effet Toulouse oblige, ce sont les villes situées au Nord du département, dans les première et deuxième couronnes toulousaines, qui monopolisent le Top 10 des villes en croissance.

Ce Top 10 est occupé des villes de taille déjà significative. Reste qu’entre 2009 et 2014, période recensée par l’Insee, certains petits bourgs grossissent de façon si spectaculaire qu’ils talonnent des cités plus grosses.

Le Top 15 des villes qui grossissent le plus en nombre d’habitants

Sur la période 2009-2014, Toulouse figure très logiquement en tête avec une hausse de 26 200 habitants. Suit aussi logiquement la deuxième ville du département, Colomiers (+4 235), puis par Ramonville (+2 398), Balma (+2 035), Blagnac (+1 652), Muret (+1 619), Castanet-Tolosan (+1 591) et Tournefeuille (+1 398) qui constituent un Top 9 très classique.

C’est derrière que cela devient intéressant puisque un petit village du sud de Toulouse comme Eaunes arrive à la dixième place (+1 193) suivi par un autre petit village de l’ouest, Fontenilles (+1 171), puis par Castelginest (+ 1 138), Plaisance-du-Touch (+1 113), Beauzelle (+1 085) et Launaguet (+974).

Dans la couronne périurbaine, la croissance fléchit légèrement tout en restant à un niveau assez élevé (+ 1,7 %). Certaines unités urbaines importantes de cet espace, très proches de la banlieue toulousaine bénéficient toujours d’une forte croissance (supérieure à 2% par an), note sobrement l’Insee.

Le Top 10 des villes qui grossissent le plus en proportion de leurs tailles

Évaluer la croissance des villes et villages du département en fonction de leur dimension révèle le goût des Haut-Garonnais pour la grande couronne toulousaine, où des communes profitent notamment d’une desserte qui s’est améliorée ces dernières années, et d’habitants qui recherchent un cadre de vie apaisé.

À ce petit jeu, c’est Nailloux qui remporte la palme avec une hausse de 32,21% (+875 habitants) du nombre de ses habitants entre 2009 et 2014. Le village attire avec des terrains à construire encore attractifs, la présence de l’autoroute et des activités économiques et ludiques en plein essor. Suivent… Fontenilles (+27,9% ; + 1 171), Lauzerville (+26,18% ; +315), Eaunes (+ 25,74%, + 1 193), Daux (+ 24,03% ; +435), Mons (+22,61 ; +324), Beauzelle (+21,59% ; +1 085), Roques (+20,74% ; +756), Ramonville (+20,7% ; + 2 398), Mondonville (+17,72% ; +683).



 

La Haute-Garonne, un département très attractif… mais de façon inégale

Sur la période de 2009 à 2014, le rythme de croissance du département (+ 1,4 % par an) est le plus élevé d’Occitanie (ex-aequo l’Hérault), et parmi les plus rapides de métropole. La Haute-Garonne gagne 17 000 habitants en moyenne chaque année : c’est la troisième plus forte hausse de métropole, juste après le Rhône et… la Gironde. Un département très urbanisé : avec plus de 208 habitants au km², il est l’un des plus densément peuplés de la moitié sud du pays.

84 % des habitants vivent ici dans une unité urbaine, c’est bien plus que la moyenne régionale et que l’ensemble des régions de province (73 %). Néanmoins, des territoires entiers se vident de leur population : le Luchonnais décline avec une saignée démographique à Castillon-de-Larboust (-30,3%). Toujours en milieu rural, l’Isle-en-Dodon se dépeuple également (-13,3%), à seulement une soixantaine de kilomètres de Toulouse…

Les jeunes aiment notre département

Avec une moyenne d’âge de 38,5 ans, la Haute-Garonne est de loin le département le plus jeune de la région Occitanie et figure parmi les plus jeunes de province. Près de 39 % des habitants ont moins de 30 ans, soit trois points de plus qu’en France métropolitaine.

Principales sources de ce dynamisme démographique : l’équation entre attractivité en matière d’enseignement supérieur, dynamisme de l’économie et débouchés pour les jeunes diplômés.

(Avec David Saint-Sernin)

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Le droit à la déconnexion en dehors du travail est entré en vigueur

Le droit à la déconnexion en dehors du travail est entré en vigueur | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Les salariés français ont désormais le droit d’ignorer les emails et SMS professionnels reçus en dehors des heures légales de travail.

 

En effet, depuis ce 1er Janvier 2017, la France applique la nouvelle loi Travail dont le nouvel article 55 permet à tout salarié d’une entreprise de plus de 50 salariés d’ignorer totalement tous les SMS, emails pros et appels de son employeur en dehors des heures légales de travail.

Cet article semble avoir été adopté pour faire face au burn-out qui sévit dans de nombreuses entreprises, en raison parfois de la surcharge du travail, sans oublier la pression permanente que subirait ainsi les salariés pendant leur temps de repos.

Avec la mise en œuvre de la présente loi, la France tente de donner aux employés le “droit de déconnecter” en dehors du temps de travail.

Alors que la nouvelle loi exhorte les employeurs à établir des règles précises et viables pour éviter l’intrusion des questions du travail dans la vie privée des employés, pour l’instant, le “droit de déconnecter” ne prévoit aucune sanction pour les entreprises qui ne parviennent pas à un tel accord avec les travailleurs.

Dans ce cas, les employeurs seront obligés de "publier une Charte qui rendrait explicites les exigences et les droits des employés en dehors des heures de travail", selon The Guardian.

En octobre 2016, l’Institut de recherche Français Eleas a révélé que plus d’un tiers (33%) des travailleurs Français utilisent leurs appareils (mobile et/ou ordinateur) pour effectuer des tâches de travail après les heures légales.

L’étude a également indiqué qu’environ 60% des salariés étaient en faveur de l’introduction d’une législation pour réglementer ces occurrences ou abus qui font d’eux des travailleurs connectés en permanence, 24 heures sur 24, à leur emploi.

Bref, vous n’êtes plus obligé de répondre aux appels, textos et emails de votre patron ou employeur une fois que vous avez fini vos heures de travail.

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SOMMET ÉCONOMIQUE OCCITANIE / NOUVELLE AQUITAINE - Jeudi 23 mars 2017 à Toulouse

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Le groupement Cémater compte s'imposer dans l'ambition régionale « Territoire à énergie positive »

Le groupement Cémater compte s'imposer dans l'ambition régionale « Territoire à énergie positive » | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Les ombrières photovoltaïques du stade de la Méditerranée à Béziers.

 

A l’occasion du salon Energaïa, le réseau Cémater qui regroupe les entreprises occitanes des secteurs des énergies renouvelables et de la construction durable, se met en ordre de marche pour contribuer à l’objectif « Région à énergie positive » 2050.

 

« Notre force, c’est d’aborder la question des énergies renouvelables et de la construction durable de façon globale », a insisté Stéphane Bozzarelli, président du groupement Cémater et par ailleurs responsable de l’Agence Sud de l’entreprise Quadran. Le réseau, qui regroupe cinquante entreprises des secteurs des énergies renouvelables et de la construction durable en région occitane, présentait sa feuille de route 2017-2019 dans le cadre du salon Energaïa, le 14 décembre, à Montpellier.

En tête de liste de ces objectifs : accompagner la région dans sa volonté de transition vers les énergies positives. « Nous devons aller à la rencontre des services de l’État, des élus, des collectivités…, de l’ensemble des acteurs pour travailler ensemble à notre futur énergétique. Grâce à la dynamique de ce cluster, nous avons la capacité d’animer et de développer la filière des énergies renouvelables et de stimuler le marché avec des projets collectifs vitrines. Mais l’accroissement de la performance de nos entreprises passe par le développement du lobbying auprès de l’État. Trop de projets sont encore bloqués dans la Région Occitanie. En Midi Pyrénées, sur quinze projets éoliens déposés, un seul a été accepté. Les freins sont encore importants » déplore Stéphane Bozzarelli.

Alors pour booster la filière, Cémater projette la mise en place d’actions visant à faire gagner en visibilité les Énergies renouvelables (ENR), connues de tous, mais encore peu valorisées. Parmi les actions stratégiques déployées sur les trois prochaines années, Cémater souhaite créer un observatoire régional des ENR, créer un label d’évaluation et de certification des projets pour assurer un niveau de qualité élevé ou encore assurer un partage et retour d’expériences de l’ensemble des acteurs porteurs de projets.

Intégrer les entreprises ex-Midi-Pyrénées

Bien que la filière des ENR soit jeune, avec des entreprises créées pour la plupart après 2008, elle n’en reste pas moins prometteuse et source d’emplois. La moitié des entreprises adhérentes de Cémater prévoit d’embaucher en 2017 et la cinquantaine d’entreprises du réseau représentait en 2015 un chiffre d’affaires s’élevant à 688 millions d’euros. « Nous demandons aujourd’hui un coup de pouce à la Région pour créer un poste permanent au sein du cluster. Nous représentons près de 80% de la filière à l’échelle de la Région et l’animation de cette filière représente un énorme travail », précise le Président du cluster.

Dernier objectif pour le cluster d’ici 2019, recruter de nouveaux membres pour atteindre 100 adhérents. « Nous sommes historiquement centrés sur l’ex-Languedoc-Roussillon, mais nous commençons à intégrer au sein du cluster des entreprises de Midi-Pyrénées », conclut Stéphane Bozzarelli.


Coralie Pierre

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Aéronautique. Un pacte gagnant-gagnant entre Airbus et les PME

Aéronautique. Un pacte gagnant-gagnant entre Airbus et les PME | La lettre de Toulouse | Scoop.it

les patrons des PME aux côtés des dirigeants de Pacte PME, ce mardi 13 décembre à Toulouse, lors d’une présentation du dispositif d’accompagnement.

 

Pacte PME a mis en place un programme d’accompagnement de trente entreprises de la filière aéronautique, auquel Airbus est partenaire. Objectif : optimiser leur croissance pour suivre la montée en production de l’avionneur.

 

Dans l’aéronautique, l’amélioration des relations clients-fournisseurs est-elle une utopie ? Donneurs d’ordre et PME ne sont pas sur la même longueur d’onde : le décalage entre les impératifs commerciaux des uns et les capacités de production des autres s’est intensifié. Gilles Battier, patron de Spring Technologies, affirme que « les PME et les grands groupes sont dans deux mondes différents ».

Le patron de l’entreprise spécialisée dans les logiciels de simulation de machine à commande numérique située à Labège et à Paris précise que « l’échelle temps n’est pas la même ». Selon lui, « le cash et le paiement des salariés sont une priorité pour les petites structures ». « Je plaide depuis vingt ans pour que les petites entreprises innovantes ne soient pas écartées. Mais la France est en retard », regrette-t-il.

Michel Bossi pointe une « frustration ». « Quant on est à l’extérieur de la famille – comprendre Airbus – il est compliqué et complexe de savoir à qui s’adresser pour faire passer des messages. Cela fait plusieurs années que je me bagarre pour faire entrer des procédés et j’aimerais que cela se sache », interpelle le directeur général de Fin’tech industrie, société albigeoise spécialisée dans le traitement de surface et peinture industrielle.

 

Montée en compétence des PME

Du côté d’Airbus, le défi est autre : il s’agit de maîtriser fournisseurs et sous-traitants. « Airbus dispose de dix ans de carnet de commande. C’est une situation atypique et favorable, mais cela représente aussi une grande responsabilité », reconnait Olivier Cauquil, responsable des achats chez Airbus. « Pour arriver à vivre cette situation, on augmente les cadences de production des A350 et 320. Nous devons donc anticiper cette hausse en effectuant un saut avec la supply-chain et les PME ».

Des initiatives tentent de pacifier ces relations et surtout de les améliorer. L’une d’entre elles est initiée par Pacte PME. Cette association, fondée en 2010 qui regroupe cinquante-six entreprises, a mis en place un programme d’accompagnement managérial et stratégique de trente entreprises de la filière aéronautique, Airbus, Thalès et Safran y sont partenaires.

La digitalisation, l’innovation, ou encore l’internationalisation ont été abordées au cours des seize sessions de formation de cette première promotion baptisée Clément Ader. « L’objectif est la montée en compétence de ces PME si elles veulent peser dans un univers concurrentiel », précise François Perret, directeur général de Pacte PME. Même si les résultats définitifs de ce premier dispositif seront communiqués en février prochain, il pourrait être appliqué à d’autres secteurs industriels et aux services.


Audrey Sommazi

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CCI Occitanie : Fourcade hors course, Di Crescenzo sûr d'être élu

CCI Occitanie : Fourcade hors course, Di Crescenzo sûr d'être élu | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Bernard Fourcade, président sortant de la CCI Languedoc-Roussillon, et Alain Di Crescenzo, son homologue à la CCI de Toulouse

 

Le suspense est désormais inexistant en vue de l'élection du 1er président de la nouvelle CCI régionale d'Occitanie, qui sera installée le 16 décembre. Alain Di Crescenzo, président sortant de la CCI de Toulouse, reste le seul candidat en lice, alors que Bernard Fourcade, son homologue à la CCI L-R, vient de se retirer.

 

Les deux hommes avaient annoncé de longue date leur souhait de candidater à la présidence de la CCI Occitanie, qui sera installée lors de l'assemblée générale prévue ce vendredi 16 décembre 2016 à Blagnac, mais le suspense n'aura pas duré jusqu'au bout. Bernard Fourcade, président sortant de la CCI Languedoc-Roussillon, et actuel président de la CCI des Pyrénées-Orientales, a en effet annoncé, le 12 décembre, le retrait de sa candidature face à Alain Di Crescenzo, président de la CCI de Toulouse.

"Actant le fait que je ne suis pas soutenu par certains présidents des cinq CCI du Languedoc-Roussillon et considérant le rapport de force ainsi créé, j'ai pris la décision de ne pas présenter ma candidature, indique-t-il. Élu le 22 novembre avec 75% des voix, Président de la CCI de Perpignan et des Pyrénées-Orientales, je vais me consacrer à cette ville et à ce département que j'aime et pour le développement économique desquels je me bats depuis de nombreuses années."

 

Le choix d'André Deljarry et des élus du L-R

Le 19 novembre, André Deljarry, président de la nouvelle CCI de l'Hérault, a en effet publié un communiqué indiquant qu'il apporterait, ainsi que "les élus régionaux", son soutien à Alain Di Crescenzo.

"Son expérience en tant que 1er vice-président de la CCI de Région Midi-Pyrénées depuis 2010 est un atout majeur puisqu'il connaît bien les problématiques et les prérogatives de l'échelon régional et qu'il sera ainsi mener le dialogue constructif incontournable avec l'État et la Région Occitanie pour apporter toute la vision pragmatique et efficace des entrepreneurs au service des politiques publiques", estime André Deljarry.

Lors d'un entretien accordé à La Tribune Toulouse en juillet dernier, Alain Di Crescenzo avait, de son côté, listé les conditions qui justifient sa candidature à la présidence de la CCI Occitanie.

"Il y a trois conditions sine qua non pour me présenter. Tout d'abord que je sois élu à la CCI de Toulouse 31. Deuxièmement, il faut un projet soutenu par la majorité des élus consulaires du grand territoire. Troisièmement, il faut une équipe soudée sur l'ensemble de l'Occitanie. Nous y travaillons."

Les 86 membres issus des nouvelles CCI départementales, élus lors des élections consulaires de novembre 2016, éliront un président et un bureau pour une durée de cinq ans, lors de cette assemblée générale d'installation.

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Garonne Développement : objectif 1400 constructions neuves en 2017

Garonne Développement : objectif 1400 constructions neuves en 2017 | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Pour les professionnels du BTP, l’augmentation de construction de logements dope leur activité.

 

En mutualisant moyens et compétences au service de l’habitat social, le groupement d’intérêt économique permet de mener un plan de construction de logements neufs au service des collectivités. Près de 1400 nouvelles constructions devraient être réalisées en 2017.

 

Depuis sa création en 2012, Garonne développement dépasse les objectifs qu’il s’était fixé. Le GIE (Groupement d’intérêt économique) qui regroupe plusieurs bailleurs sociaux, OPH 31, SA des Chalets, Coopérative des Chalets et SA Gascogne HLM du Gers, a pour objectif de mutualiser les moyens et les compétences en matière de maîtrise d’ouvrage dans l’habitat social.

 

Vers une réglementation de la profession du BTP

« Nous voulons répondre aux enjeux des territoires en proposant un aménagement maîtrisé, un développement de constructions neuves et la réhabilitation et le renouvellement urbain », explique Jean-Michel Fabre, président de Garonne Développement. Ce groupement de moyens permet à Garonne développement de mener des projets sur cinq départements : Haute-Garonne, Tarn, Tarn et Garonne, Gers et Lot, même si celui de la Haute-Garonne regroupe 90% des habitations construites ou rénovées.

« L’objectif des 1000 logements par an est largement dépassé. En 2016, nous enregistrons 1200 constructions neuves », se félicite Pierre Marchal, directeur général adjoint du GIE. En 2017, le cap des 1460 constructions neuves et de 919 réhabilitations est fixé. Des chiffres qui redonnent le sourire à Frédéric Carré, président de la Fédération du BTP 31.

« Avec 145.000 emplois détruits dans le secteur dont 5000 en Haute-Garonne, notre profession se trouve encore en convalescence », explique celui qui attire l’attention sur l’importance de généraliser les bonnes pratiques dans le métier. « On a vu l’émergence d’une concurrence déloyale, comme le travail dissimulé, la fausse sous-traitance ou la fraude. L’instauration de la charte Ethibat signée par l’intégralité des bailleurs sociaux et 220 entreprises du secteur doit permettre d’exclure ceux qui ne respectent pas les règles ».


Philippe Font

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Le patron d'Airbus "ne peut pas" exclure les licenciements secs

Le patron d'Airbus "ne peut pas" exclure les licenciements secs | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Paris - Le PDG d'Airbus Group, Tom Enders, affirme dans Le Figaro de lundi qu'il "ne peut pas garantir" que le plan de suppression de 1.164 postes chez l'avionneur n'entraînera pas de licenciement sec.

Alors qu'on lui demande s'il peut prendre l'engagement qu'il n'y aura pas de licenciements secs, M. Enders répond au Figaro: "Non, je ne peux pas le garantir". 

"Nous nous préoccupons de nos employés. Nous mettrons en place toutes les mesures d'accompagnement possibles, notamment de formation, de mobilité et de reclassements internes", assure le PDG d'Airbus Group. 

 
 

La direction d'Airbus a annoncé mardi la suppression de 1.164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs, mais le site de Suresnes, près de Paris, sera fermé selon les syndicats. 

Les syndicats dénoncent un plan guidé par une logique purement "financière", mettant en avant un carnet de commandes record de près de 1.000 milliards d'euros et plus de 5 milliards de trésorerie.  

 

"Etant donné les défis opérationnels auxquels nous devons faire face, avoir 5 milliards d'euros de cash, ce n'est pas suffisant pour un groupe qui réalise 65 milliards de chiffre d'affaires et qui dépend autant de l'aviation commerciale", rétorque Tom Enders. 

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Rénové, le campus Mirail s'affiche en nouveau porte-drapeau de l'université de Toulouse

Rénové, le campus Mirail s'affiche en nouveau porte-drapeau de l'université de Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Architecture contemporaine et équipement moderne : campus Mirail fait peau neuve / Carole Delga, présidente de la région Occitanie lors de l’inauguration du campus.

 

 

L’université Jean-Jaurès – ex facultés du Mirail - a inauguré ce jeudi 25 novembre son campus Mirail entièrement réhabilité. L’objectif est ambitieux puisqu’il s’agit de faire de ce site une nouvelle référence internationale.

 

Plus rien à voir, ou presque. Ce qui est sûr est que l’ancien étudiant des années 90, un brin nostalgique, qui décide de revenir dans les pas de son parcours universitaire au Mirail ne s’y retrouve pas. Entre-temps, l’établissement a changé de nom, rebaptisé Jean-Jaurès, et il s’est entièrement métamorphosé.

Pour améliorer la vie des étudiants et de ses salariés, des services pratiques ont été mis en place : une crèche pour les étudiants, une résidence étudiante de 230 logements, un gymnase, une maison des solidarités…

 

Le changement vient surtout de son architecture. « Le patrimoine, imaginé par les architectes Candilis, Josic et Woods en 1964, ne pouvait plus être conservé », explique Alain Nègre, directeur de l’agence Valode Pistre associée au cabinet Kardham Cardete Huet Architecture (racheté par le groupe Amsycom en 2014, NDLR) dans le cadre du partenariat public-privé pour la dernière tranche des travaux.

L’architecte s’explique : « d’un point de vue structurel, Candilis avait planté des poteaux tous les six mètres. Nous ne pouvions pas les garder dans les salles de cours agrandies. Les bâtiments en béton étaient en mauvais état et n’étaient pas aux normes environnementales. Nous avons alors décidé de réinterpréter ses idées : l’architecture horizontale - les bâtiments ne font pas plus de deux étages- et la circulation piétonne, notamment. »

Coût total de cette opération d’envergure : une enveloppe de l’Etat de 450 millions d’euros, dont la moitié pour l’entretien et la maintenance du campus sur vingt sept ans, et un budget de 150 millions d’euros au titre de trois contrats de projets État-Région.

 

Vers la reconquête du label Idex

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A travers ce vaisseau amiral rénové, l’université Jean-Jaurès, avec ses 28.000 étudiants et ses 2000 employés sur l’ensemble de ses sites, espère peser dans le palmarès des meilleures facultés européennes, selon son président Daniel Lacroix. Même souhait pour Philippe Raimbault. Le président de l’Université fédérale de Toulouse estime que « la concurrence internationale nous oblige à nous mettre au niveau ».

 

Carole Delga, présidente de la région Occitanie, espère le « dépassement des logiques individuelles » pour « jouer collectif » et viser « la reconquête » du label Idex et de sa dotation financière.
Ce changement d’image n’est cependant pas au goût de tous les étudiants. Une poignée d’entre eux est venue siffler la venue des présidents des collectivités lors de l’inauguration du campus Mirail ce jeudi. Ils regrettent le désinvestissement financier de l’État qui se répercute, selon un porte-parole, sur des suppressions de postes notamment dans les UFR de psychologie et d’anglais. Les bâtiments changent, mais les habitudes restent tenaces…


Audrey Sommazi

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A Toulouse, Thales Alenia Space profite du dynamisme du secteur spatial

A Toulouse, Thales Alenia Space profite du dynamisme du secteur spatial | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Le vaisseau Cygnus de Thales Alenia Space lors de son amarrage à l’ISS.
 
Thales Alenia Space a enregistré de nouvelles commandes de satellites dans de nombreux domaines : télécoms, observation, etc., assurant son assise dans le secteur. En parallèle, le site toulousain s’adapte à de nouvelles technologies.
 

Le climat est au beau fixe chez Thales Alenia Space. La société participe à de nombreux programmes de satellites sur ses deux sites, à Cannes et à Toulouse, et présente un bilan qui s’annonce flatteur : « Le chiffre d’affaires est bien orienté pour les neuf premiers mois de l’année 2016 », explique Albert Cerro, le nouveau directeur du site de Toulouse depuis le 1er janvier 2017 (cf encadré).

Alors que le groupe a embauché 400 personnes l’an dernier, l’exercice 2016 devrait s’établir au même niveau que 2015 à hauteur de 2 milliards d’euros. « Le chiffre est stable depuis cinq ans, l’année 2016 a été particulièrement marquante car nous avons couvert tous les spectres d’activité de Thales Alenia Space avec les télécoms, les constellations, l’observation et l’exploration, cela faisait longtemps que cela n’était pas arrivé », ajoute encore Albert Cerro.

 

Digitalisation et salles d’innovation

En 2016, un tir tous les mois a concerné des équipements conçus au sein des équipes de Thales Alenia Space à Toulouse ou à Cannes. Le lancement de Cygnus, le vaisseau ravitailleur vers la station ISS, le satellite Sentinel1B, qui fait partie du programme d’observation de la terre Copernicus, ou encore le lancement de la sonde européenne Exomars, même si cette dernière s’est écrasée sur le sol de la planète rouge en octobre dernier. « Ce demi-échec ou demi-réussite n’a pas empêché l’agence européenne de signer avec nous le programme Exomars 2020 qui devrait envoyer un Rover sur Mars », ajoute encore Albert Cerro. L’entreprise a également signé un contrat avec la société luxembourgeoise SES afin de lui fournir des satellites qui pourront alimenter les avions commerciaux en internet haut débit en 2019.

Mais pour Thales Alenia Space, le temps est aussi à l’adaptation depuis un ou deux ans à de nouvelles technologies : spécialisé dans la radiofréquence, le site toulousain s’adapte à la digitalisation, fait appel à la réalité augmentée pour l’assemblage de ces satellites ou à l’impression 3D. Des salles d’innovation en interne ont également été ouvertes, afin que les salariés puissent lancer des projets d’initiative. Elles devraient s’agrandir dans les prochains mois : le Sauss, un sous-marin de surveillance maritime qui peut naviguer horizontalement que verticalement, a été conçu selon ce principe.

 

Philippe Font

 

Un nouveau directeur à Toulouse

Albert Cerro a été nommé le 1er janvier directeur de l’établissement Thales Alenia Space de Toulouse. Il remplace Jean Pierre Vialaneix, appelé à d’autres fonctions au sein de la société, et se trouve donc à la tête de 3000 salariés dont 2500 Thales Alenia Space et 500 sous-traitants sur le site industriel de Basso Cambo. Agé de 60 ans, Albert Cerro est diplômé de l’Enseeiht et entre dans la société, à l’époque Thomson-CSF, en 1981. Directeur des programmes radio fréquence et altimétrie au sein de la direction « Observation & Science France » depuis 2005, il conserve ses attributions en plus de ses de directeur de l’établissement toulousain.

 

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Développement durable : 35 000 m2 de bureaux à énergie positive en projet à Toulouse

Développement durable : 35 000 m2 de bureaux à énergie positive en projet à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it
L'immobilier poursuit sa mue écologique. La société de capital equity Omnes Capital s'associe au groupe Carle et investira jusqu'à 15 millions d'euros en cinq ans dans les projets du promoteur toulousain, pour construire 35 000 m2 de bureaux à énergie positive.

Construire plus et mieux, c'est le souci de nombreux acteurs de la construction. Une préoccupation d'autant plus forte en prévision de la prochaine réglementation thermique (RT 2020) qui imposera de ne construire que des bâtiments à énergie positive (BePos) dès 2020, et dès 2018 pour les bâtiments publics.

La société de capital equity Omnes Capital, traditionnellement positionnée sur le secteur du développement durable, a anticipé cette problématique dès l'automne dernier en lançant un fonds d'investissement de 100 millions d'euros dédié à la construction de bâtiments à haute performance énergétique. Sa cible : les métropoles régionales, les acteurs locaux et indépendants et les marchés publics.

"Toulouse, comme Bordeaux et Nantes, sont dans nos radars car ce sont des métropoles très dynamiques, décrit Serge Savasta, associé gérant d'Omnes Capital. Quant au choix du groupe Carle, nous avions entendu parler de leurs précédentes réalisations basées sur des procédés techniques innovants dans le Sud-Ouest et nous les avons choisi comme notre unique partenaire privé à Toulouse."

Omnes Capital indique aussi être dans une démarche de partenariats à venir avec des acteurs publics, type SEM d'aménagement, même si à ce jour Oppidea n'a pas encore été approchée. "Ce fonds doté de 100 millions d'euros de fonds propres devra nous permettre de nouer des partenariats sur l'ensemble des territoires régionaux pour construire jusqu'à 500 000 m2 de bureaux ou de projets résidentiels et mixtes", détaille Serge Savasta.

 

À Toulouse : 15 millions d'euros d'investissements sur 5 ans

Grâce à ce partenariat stratégique conclu avec Omnes Capital, le groupe Carle compte accélérer sa production dans l'agglomération toulousaine, par le biais de copromotion et en bénéficiant de coups de pouces en matière de sécurisation des achats de fonciers. Omnes Capital se dit prêt en effet à investir jusqu'à 15 millions d'euros dans les 5 ans pour faciliter les opérations du promoteur comprise entre 5 000 et 15 000 m2.

Pour être éligible à ce fonds d'investissement, les projets devront cependant répondre à un cahier des charges strict qui compte jusqu'à 70 points techniques à valider. Trois projets du groupe Carle ont déjà été identifiés comme compatibles. Le plus abouti concerne le programme de trois bâtiments de bureaux en R+2 situé au pied du métro de Ramonville qui devrait sortir de terre en 2018. La conception de ce programme d'une surface de 8 000 m2 a été confiée aux agences Valode & Pistre et Cardete & Huet.

"Nous comptons mettre à profit ce partenariat pour déployer des solutions toujours plus innovantes qui iront au-delà des règlementations thermiques, indique Joost Hendriks, le directeur général du groupe Carle. Nous réfléchissons en particulier à des solutions d'optimisation d'utilisation de la lumière naturelle, à l'acoustique, l'hygiène de l'air, la recyclabilité des matériaux, et au bilan carbone du bâtiment."

 

Béatrice Girard

 

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Produire, produire, produire : l'enjeu crucial d'Airbus pour vendre plus

Produire, produire, produire : l'enjeu crucial d'Airbus pour vendre plus | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Après un mois décembre très intense sur le plan des livraisons (111) et des prises de commandes (321), Airbus a livré 688 avions en 2016 et engrangé 731 commandes nettes. Si Boeing reste le premier constructeur mondial, Airbus a conservé sa couronne en termes de commandes.

 

Après un mois de décembre en fanfare au cours duquel Airbus a livré des avions comme des petits pains (111, soit quasiment l'équivalent de deux mois de livraisons) et a engrangé 321 commandes nettes, l'avionneur européen a fini l'année 2016 avec 731 commandes nettes au compteur et 688 livraisons. Une performance qui place une nouvelle fois Airbus devant Boeing en termes de prises de commandes (731 contre 668) mais toujours derrière son rival sur le plan de la production, Boeing ayant livré 748 appareils.

 

Carnet de commandes consolidé

 «L'année 2016 était un défi car il fallait assurer la montée en cadence de deux avions en développement, l'A320 neo et l'A350. Nous savions que ce serait difficile mais en plus des difficultés auxquelles nous nous attendions, nous en avons rencontrées d'autres, imprévues, notamment de certains de nos fournisseurs », a expliqué ce mercredi à Toulouse le président d'Airbus, Fabrice Brégier, lors de la présentation du bilan commercial 2016. Au final, « 2016 est une très bonne année pour Airbus. Nous avons "dérisqué" l'A350, assuré un bon départ pour l'A320neo, et consolidé notre carnet de commandes », a-t-il dit.

 

Mise en service de l'A350-1000

Après une année éprouvante sur le plan industriel en raison des difficultés de certains fournisseurs à assurer la montée en cadence de l'A350 et de l'A320neo, l'année 2017 sera certes un peu moins complexe que l'an dernier du fait de l'avancée sur la courbe d'apprentissage de ces appareils. Pour autant, elle n'en restera pas moins difficile avec, à l'exception de l'A380, les obligations de montée en cadences sur tous les programmes et la mise en service de la version allongée de l'A350, l'A350-1000 et la préparation du premier vol de l'A330neo, légèrement décalé à début 2018.

 

Difficultés pour une compagnie de trouver des "slots" de livraison

De fait, la hausse de la production constitue à nouveau le maître mot d'Airbus pour 2017 et les années suivantes, afin de raccourcir les délais de livraisons, dont la longueur, en raison de l'importance du carnet de commandes (6.874 avions, soit 10 ans de production aux cadences actuelles) peut dissuader les compagnies aériennes de passer commande. Mais aussi pour rassurer les compagnies sur le contrôle d'Airbus de l'industrialisation de ses appareils.

 «Un de mes plus gros problèmes est qu'il n'y a plus grand chose à vendre, notamment sur les monocouloirs, jusqu'en 2021 », a indiqué John Leahy, le directeur commercial d'Airbus.

 

Objectif : plus de 700 livraisons en 2017

«Le défi est de livrer notre carnet de commandes», a insisté Fabrice Brégier.

Sans donner un chiffre précis, qui sera dévoilé en février lors de l'annonce des résultats financiers du groupe Airbus, le président d'Airbus table sur « plus de 700 livraisons l'an prochain », avec « trois fois plus de livraisons d'A320 neo qu'en 2016 » (autour donc de 200) et un nombre d'A350 livrés « en progression linéaire » entre les 49 livrés en 2016 et la centaine attendue fin 2018 au moment du passage à la cadence de 10 appareils livrés par mois, soit autour de 75-85 unités l'an prochain.

Avec la hausse des cadences prévue sur l'A320, l'A350 et l'A330 au cours des prochaines années, Airbus produira près de 900 avions par an d'ici à la fin de la décennie, a fait remarquer Fabrice Brégier, qui entend toujours, à ce moment-là, dépasser Boeing en termes de livraisons. Pour rappel, Airbus table notamment sur une hausse de 42,5% de sa production de monocouloirs d'ici à 2019 (60 par mois contre 42 aujourd'hui).

 

 

"Book to bill" inférieur à 1

D'ici-là, Airbus devrait néanmoins peiner à maintenir un rythme de prise de commandes supérieur d'au-moins une unité à celui des livraisons ("book to bill" de 1). Ce ne sera d'ailleurs pas le cas cette année, selon John Leahy, qui ne s'est pas hasardé à donner la moindre prévision de prises de commandes pour 2017.

«C'est difficile de donner un chiffre quand on a près de 6.700 avions dans le carnet de commandes », s'est-il justifié.

La problématique est toujours la même.

"Pour des raisons de délais de livraisons, les compagnies n'ont aucun intérêt à s'engager aujourd'hui dans la mesure où il est en effet très compliqué de trouver des créneaux de livraisons pour des grosses commandes. Il ne peut y avoir de grosses commandes sauf à négocier avec d'autres compagnies pour qu'elles acceptent de décaler leurs livraisons", explique Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities.

 

Moins de commandes au Salon du Bourget que d'habitude

A tel point que, contrairement aux éditions précédentes, il ne devrait pas y avoir une avalanche de commandes lors du prochain Salon aéronautique du Bourget, en juin. « Ce devrait être moins le cas que les autres années », a admis Fabrice Brégier.

«Les grosses annonces des dernières années ont été faites autour de grosses commandes d'A320, lesquelles sont déjà dans le carnet de commandes», a-t-il précisé. Pour lui, le nombre de prises de commandes devrait à nouveau dépasser celui des livraisons une fois le ramp-up prévu au cours des prochaines années effectué.

 

"Pas de retournement de cycle"

Pour autant, lui comme John Leahy réfute l'idée d'un retournement de cycle. « Il ne faut pas confondre la réduction des commandes et du carnet de commandes avec un marché qui s'essouffle. L'an dernier le trafic a augmenté de plus de 6% », a expliqué Fabrice Brégier. Pour certains experts et industriels de l'aéronautique, un « retournement » ou « une stabilité » de la production pourrait intervenir d'ici à la fin de la décennie en raison notamment de la concurrence des avions d'occasion. C'est en effet à ce moment-là que commenceront à arriver les « retours de lease » d'un grand nombre d'appareils livrés à partir de la fin de la dernière décennie. Tout dépendra de l'évolution du prix du baril du pétrole. Une flambée du prix du baril inciterait en effet es compagnies à acheter des avions neufs.

 

Fabrice Gliszczynski

@FGliszczynski

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L'équipe cycliste pose à poil… pour se remplumer

L'équipe cycliste pose à poil…  pour se remplumer | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Les cyclistes toulousains de «la Bande» se retrouvent à poil pour la saison 2017
 
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«La Bande» est un collectif de jeunes cyclistes toulousains qui ont pour but de continuer à évoluer en une équipe cycliste semi-professionnelle. Sous l'impulsion de Max Massat, le manager de l'équipe, la «Bande» a pu se constituer en 2015 grâce à l'entente de 7 clubs. Aujourd'hui l'équipe est en recherche de fond pour la saison 2017 suite aux difficultés du sponsor principal Morning. Pour cela l'équipe lance un appel aux dons via une campagne de crowdfunding sur la plateforme «Occistart». Histoire d'attirer l'attention, les cyclistes ont posé nus devant leur vélo.

 

«On a vécu une très belle année avec Morning, le partenariat n'était pas que d'ordre financier. On a eu de vrais échanges avec les employés qui sont même venus nous encourager au bord des routes.» raconte Max Massat, manager de «La Bande» C'est dans cet esprit que cette équipe de Division Nationale 3 cherche à retrouver un nouveau sponsor principal.

«Ce sont les salariés de l'entreprise qui ont trouvé notre nom» ajoute Max Massat, car plus que des coéquipiers, c'est une aventure entre amis que veulent continuer à vivre les jeunes coureurs. «On est vraiment solidaire entre nous, quand un blessé, les autres le soutiennent» cite en exemple le manager. Toute aide sera la bienvenue pour boucler le budget de 50 000 euros demandé par la fédération. Pour une fois, c'est positif de rhabiller quelqu'un pour l'hiver.

Pour leur permettre de vivre une belle saison sportive, les amoureux de la pédale et autres mécènes peuvent donner un peu d'argent via le site internet : www.occistart.fr/projects/habillez-les-jeunes-espoirs-du-cyclisme-francais.

 
Julien Bernard
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Les sept défis de l'aéronautique tricolore en 2017

Les sept défis de l'aéronautique tricolore en 2017 | La lettre de Toulouse | Scoop.it
A quelques mois de l'élection présidentielle, le GIFAS (le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) entend faire passer des messages aux candidats pour leur rappeler les enjeux de la filière aéronautique française.

"2017 est une année de changement avec un certain nombre d'élection en France", a prévenu le président du GIFAS (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) Marwan Lahoud. L'industrie aérospatiale française, qui est "une sorte d'oasis dans un monde en difficulté", a "besoin de continuité et de stabilité", a-t-il affirmé lors de la présentation de ses vœux à la presse. Voici les sept défis de l'industrie aérospatiale française en 2017.

Continuer à engranger des commandes

Va-t-on vers un retournement de cycle dans l'aéronautique ? Patrick Daher, le président du groupe des équipementiers au sein du GIFAS "n'y croit pas". Le directeur général délégué d'Airbus Group Marwan Lahoud a abondé dans le même sens et a assuré qu'il "n'y a aucun signe qu'il y ait le moindre retournement de cycle". "Rien ne change", a-t-il fait valoir ce jeudi, .

"Au cours des 10 prochaines années, près de 10.000 d'avions doivent être livrés aux compagnies aériennes. C'est autant que durant toute la vie d'Airbus, commencée il y a 42 ans".

A plus long terme, Marwan Lahoud, a rappelé les prévisions époustouflantes du secteur. Selon Airbus et Boeing, la flotte mondiale devrait doubler d'ici aux 20 prochaines années. Ceci en raison de la croissance du trafic aérien, lequel double tous les 15 ans. Quant au risque d'annulations de commandes des compagnies aériennes, il reste "bas", selon lui. "Il y a une telle demande que 9 fois sur 10 on réalloue les avions", a expliqué Marwan Lahoud.

Se basant sur les scénarios d'Airbus, ce dernier assure qu'une crise n'aurait qu'un effet modéré sur l'aviation commerciale. "Il faudrait qu'il y ait une conjonction de crise d'évènements" pour qu'il y ait éventuellement un impact a-t-il expliqué. Si l'aéronautique civile est qualifiée "d'oasis dans une conjoncture compliquée", le GIFAS reconnaît que certains marchés comme celui de l'aviation d'affaires ou des hélicoptères, restent en difficulté.

Baisser les prélèvements

Le GIFAS le martèle : pour assurer la montée en cadence, il faut innover, avoir des moyens et pour cela il faut être compétitif. Le président du GIFAS a plaidé pour une diminution de la pression fiscale sur l'industrie aérospatiale française. "La fiscalité étouffe la capacité d'investissement des entreprises du GIFAS", a regretté Marwan Lahoud. "Entre 2010 et 2015, il y a eu 40 taxes nouvelles pour les entreprises, c'est insupportable", a d'ailleurs fait valoir le président de la PME Secamic et président du comité Aéro-PME du GIFAS, Bertrand Lucereau.

Ayant peu profité du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) en raison des salaires plus élevés en moyenne dans l'aéronautique que la moyenne nationale (2/3 de la masse salariale correspond à des salaires équivalant à 2,5 fois le SMIC, le plafond du CICE), le GIFAS a demande "quelque chose de plus adapté". D'autant que le secteur a vu ses prélèvements augmenter, passant 2,1 milliards d'impôts en 2013 à 2,7 milliards en 2015.

Le GIFAS continue par ailleurs ses efforts internes en lançant la deuxième phase de son plan Perfomance industrielle, lequel consiste à échanger entre maîtres d'œuvre et sous-traitants les meilleures pratiques. L'objectif est de faire entrer dans ce programme 300 entreprises supplémentaires entre 2017 et 2019. Enfin, dans un secteur où l'essentiel des recettes sont en dollar, l'appréciation du billet vert par rapport à l'euro constituera un fort levier de gains de compétitivité au fur et à mesure que les couvertures dollars s'amenuiseront.

Atteindre une dépense de défense à 2% du PIB

"Nous sommes des défenseurs ardents d'une dépense de défense à 2% du PIB", a expliqué Marwan Lahoud, qui réclame notamment 1 milliard d'euros pour la recherche (R&T) . Pour deux bonnes raisons, selon lui. Pour répondre aux besoins capacitaires des armées et de façon plus pragmatique, pour préserver "le caractère dual (civil et militaire, ndlr) de l'industrie" française. Il a notamment rappelé que les budgets militaires assuraient l'ancrage des usines en France. Sous-entendant que ce n'était pas forcément le cas pour l'industrie aéronautique civile. Il a également précisé que la dualité de l'industrie française permettait "un enrichissement mutuel" compte tenu que les ingénieurs et les techniciens travaillent sur des programmes civils et militaires.

Le patron du GIFAS a fait observer que la part de la richesse nationale consacrée à la défense a diminué depuis les années 1990. D'ailleurs, l'industrie aérospatiale est aujourd'hui "aux limites" de son modèle dual, a-t-il estimé. En dépit du changement du contexte géopolitique, les hommes politiques comme François Fillon et Manuel Valls, ne sont pas pour autant pressés d'atteindre des dépenses de défense représentant 2% du PIB, renvoyant cet objectif à l'horizon 2025. Soit après le quinquennat. Prié de dire si cet horizon était compatible avec l'urgence qu'il a évoquée, Marwan Lahoud a été plus que prudent. "C'est toujours trop tard (...) mais le fait de considérer les 2% est déjà une bonne nouvelle".

Obtenir plus de crédits publics pour la recherche

C'est l'un des vœux du GIFAS. Que le futur président de la République inverse la tendance à la baisse des budgets consacrés à la recherche aéronautique civile. Depuis 2010, l'enveloppe a été divisée par trois. Selon le GIFAS, en 2010, le budget de la recherche aéronautique de la direction générale de l'aviation civile (DGAC) s'élevait à 150 millions d'euros. Aujourd'hui, seuls 50 millions d'euros sont prévus dans la Loi de Finances, avec la disparition du chapitre aéronautique dans le PIA (projet d'investissement d'avenir). "Notre besoin s'élève à 150 millions d'euros", a expliqué Marwan Lahoud, en faisant part de son "inquiétude".

"L'aéronautique française est ce qu'elle est parce qu'elle a réussi ce partenariat public-privé, or ce dernier est en train de s'effilocher", a-t-il ajouté.

 

150 millions d'euros, c'est le montant qu'a prévu de consacrer nos voisins allemand et britannique. L'Allemagne et le Royaume-Uni ont en effet augmenté leurs crédits en les faisant passer de 110 millions en 2010 à 150 millions d'euros par an de 2017 à 2020 outre-Rhin et de 100 millions en 2010 à 190 millions d'euros par an (à la parité actuelle) entre 2016 et 2020 outre-Manche.

"Notre filière est exceptionnelle. Et nous avons le sentiment que si nous ne maintenons pas nos efforts d'investissements, d'innovations, dans 5,6 ou 7 ans, la France perdra sa suprématie, a renchéri Patrick Daher. Et d'ajouter : Concernant « l'aide de la puissance publique à la transformation de la filière, la France investit 1/3 de la Grande-Bretagne et l'Allemagne. Dans quelques années, les équipementiers et les PME ne pourront pas suivre. Quand on a un secteur qui produit le premier rapport au solde du commerce extérieur, c'est là qu'il faut investir plutôt que d'investir dans des secteurs ... ». Patrick Daher n'a pas fini sa phrase.

En revanche, le Crédit Impôts Recherche (CIR) "fonctionne très bien" dans l'aéronautique reconnaît Marwan Lahoud, puisqu'il est passé de 600 à 650 millions d'euros. Mais ce montant a été effacé par la hausse de 600 millions d'euros des taxes et impôts entre 2013 et 2015.

Construire l'usine du futur

S'il ne croit pas un retournement de cycle dans l'aéronautique, Patrick Daher est néanmoins convaincu qu'il existe "une modification importante du cycle".

"Nous créons des bijoux technologiques et de savoir-faire. Et le problème du cycle dans lequel nous entrons est que les bijoutiers n'auront plus leur place contrairement aux industriels. L'ensemble de la chaîne des fournisseurs doit se transformer en entreprise industrielle", a-t-il expliqué.

Pour cela, "ll faut investir en termes de robotisation et de numérisation (...) et faire des ruptures technologiques importantes si nous voulons que la filière française reste en pointe". "L'innovation, c'est avant tout l'industrie du futur, notamment dans la chaîne des fournisseurs, car c'est le point qui pourrait nous empêcher de monter en cadence", a expliqué Marwan Lahoud.

"L'usine du futur" passe notamment par de nouvelles technologies de production comme  "l'impression 3D", qui "vont profondément modifier le processus industriel dans la fabrication mais aussi dans la réparation".

La "continuité de la chaîne numérique" est un autre sujet cher au GIFAS dans ce domaine. Autrement dit "avoir un modèle qui va de bout-en-bout de la vie d'un produit (...), dans un premier temps dans chacune de nos entreprises, mais dans un second temps, il faudrait le faire au niveau de la filière dans son ensemble", selon le président du GIFAS. Ce dernier veut notamment déployer un système baptisé Air Supply qui permet à tous les acteurs de la filière de connaître les hypothèses de commandes et de livraisons. Un outil qui permettra à chacun d'entre eux d'adapter leur plan industriel.

Continuer à créer des emplois

Sur le plan de l'emploi, "le secteur est globalement employeur net" et "va continuer sur cette tendance", a indiqué le patron du GIFAS. Il a d'ailleurs précisé que la filière avait recruté 8.000 personnes en 2015 et 60.000 sur cinq ans, dont un tiers pour des postes nouveaux. Il a demandé de "ne pas être trompé par des restructurations locales". A l'image des suppressions d'emplois chez Airbus Group en dépit d'un carnet de commandes record. Le géant européen a annoncé en novembre une réduction de 1.164 postes en Europe dans le cadre d'un plan de restructuration, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs. "Globalement, le groupe Airbus va rester un employeur net", a promis Marwan Lahoud

Pour autant, il a averti qu'il y aurait un ralentissement des embauches dans les prochaines années dans l'industrie aéronautique. Toutefois, le secteur connait toujours une pénurie dans certaines catégories d'emplois, notamment ceux de production. Le vice-président du GIFAS, en charge des équipementiers, Patrick Daher, a pour sa part écarté tout risque de pertes d'emplois en raison de l'automatisation et la robotisation de l'industrie aérospatiale. "Cela permettra de faciliter le ramp up (montée en cadence, ndlr) et d'améliorer la qualité des produits".

 

2017, année de la consolidation des PME aérospatiales?

"La filière aéronautique a besoin de PME fortes", a martelé Bertrand Lucereau. Les PME du secteur, avec 20 millions d'euros de chiffre d'affaires en moyenne, sont trop petites pour continuer à investir dans de nouveaux outils de production et s'imposer sur les marchés à l'export. "Si la filière française des équipementiers aéronautiques n'investit pas massivement dans le numérique, elle perdra son leadership mondial d'ici 7 à 8 ans", a d'ailleurs expliqué Patrick Daher.

Face à ce défi, Bertrand Lucereau estime que les PME de la filière doivent s'inscrire dans un mouvement de consolidation pour atteindre une taille critique de 100 millions d'euros. Ce mouvement doit être encouragé par les grands groupes. Il a également appelé les pouvoirs publics à desserrer la contrainte des seuils fiscaux, sociaux et patrimoniaux en vue de faciliter cette consolidation.

 

Michel Cabirol

@MCABIROL

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La vidéo raccourcit le temps de recrutement

La vidéo raccourcit le temps de recrutement | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Seuls 18 % des postulants avouent ne changer que le nom de l’entreprise dans leurs candidatures papier.

La start-up Pitch my job propose aux recruteurs une présélection présentant les candidats en vidéo, alors que plus de 80 % des lettres de motivation ne sont pas lues.

Une montagne de lettres de motivation qui se ressemblent s’empilent sur les bureaux des recruteurs. Résultat : elles sont lues dans moins de 20 % des cas. Manquant souvent d’originalité, elles permettent difficilement de percevoir la personnalité des candidats. Et pour cause, seuls 18 % des postulants avouent ne changer que le nom de l’entreprise dans leurs candidatures papier. Il faut dire que leur rédaction est chronophage : en moyenne 7 heures et 15 minutes pour rédiger 13 lettres, selon une étude de la start-up Pitch my job. Côté employeur, la pré-sélection par téléphone est un long processus. Alors exit les lettres de motivation, vive les candidatures vidéo pour réduire le temps du recrutement et mieux s’armer dans la guerre des talents.

Pitch my job propose aux entreprises de remplacer la sélection téléphonique par des vidéos d’une minute trente maximum envoyées par les candidats. Aucune lettre de motivation, mais « dans l’appel à candidater, le recruteur pose quelques questions auxquelles répondent les postulants de manière dynamique et moins formelle », résume Antoine Boudic, cofondateur de la start-up. Pour ce poste de commercial, il est demandé : « Comment vendriez-vous un congélateur à un esquimau ? »

 

L’émergence des « soft skills »

Difficile de faire preuve de persuasion sans le sourire, les gestes, le ton... 74 % des sondés de Pitch my job pensent qu’ils sont plus persuasifs grâce à une présentation vidéo, parce qu’elle permet de mieux montrer ses « soft skills », ces qualités personnelles qui n’apparaissent pas sur un CV, comme la présentation ou la manière de parler. « L’objectif n’est pas de remplacer l’entretien physique mais de proposer une première sélection qui soit plus parlante », complète Martial Dahan, l’autre cofondateur.

170 entreprises – dont 70 % de start-up – ont choisi le recrutement vidéo, pour un total de près de 650 offres. La jeune pousse, qui prévoit de lever un peu plus de 1 million d’euros, se concentre pour le moment sur son cœur de cible, les jeunes diplômés, mais envisage de se développer vers tous types de candidatures. Les trois cofondateurs veulent améliorer leur algorithme pour proposer des offres classées par pertinence avec le CV et les aspirations du candidat.

 

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Quelles pistes de sortie de crise pour Morning et la Maif ?

Quelles pistes de sortie de crise pour Morning et la Maif ? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Eric Charpentier

 

Plusieurs investisseurs ont manifesté leur intérêt pour Morning lors de la réunion de crise du 16 décembre. La Maif s'est engagée à financer à court terme la startup de la fintech en attendant de trouver de nouveaux investisseurs.

 

Épinglée par l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) jeudi 8 décembre, Morning risquait de fermer ses portes avant la fin de l'année. La startup haut-garonnaise connaissait de graves difficultés financières depuis septembre. Difficultés aggravées par les désaccords de stratégie entre Éric Charpentier, son fondateur, et la Maif, son principal actionnaire.

Vendredi 16 décembre, à l'issue de deux réunions entre les actionnaires de Morning, "l'assureur militant" a proposé de financer à nouveau l'entreprise pour "quelques semaines" afin de "permettre à Morning de poursuivre son activité" et de payer les salaires des 49 employés jusqu'en janvier. Présentés ce mardi 20 décembre en fin de journée à l'ACPR, les détails de ce plan de continuation demeurent confidentiels.

"Notre priorité reste de rétablir les services", s'est contentée de réagir la direction de Morning. "Éric Charpentier est prêt à tout pour assurer l'avenir de sa société, insiste Christophe Lèguevaques, l'avocat de la startup. L'important est que l'ACPR annule la suspension de l'agrément, que la confiance des clients soit assurée et que l'on puisse étudier les offres des investisseurs."

Ce déblocage temporaire doit en effet donner le temps à Morning de faire entrer de nouveaux actionnaires au capital. "Les deux parties ont décidé qu'un acteur industriel pourrait intégrer le capital de Morning en janvier, précise Christophe Lèguevaques. La Maif ne veut plus être l'actionnaire principal."

Selon nos informations, trois acteurs ont fait part de leur intérêt pour Morning, vendredi à la préfecture : une société dont le projet n'aurait pas assuré l'avenir des 49 salariés, la banque Edel (Labège) et Treezor, une entreprise parisienne proposant des services de paiements.

"L'agrément de Morning ne lui permet de gérer que 3 millions d'euros de flux financier par an et sa plateforme coûte cher, nous confie aujourd'hui Grégoire Bourdin, le président de Treezor. Si un investisseur injecte du capital, nous pourrions proposer nos services techniques à Morning qui continuerait à exploiter la marque."

 

Un modèle et un entrepreneur controversés...

Malgré ce répit, l'actualité de la startup suscite de nombreuses réactions à Toulouse.

"Morning a pivoté vers la néobanque en avril. La Maif a été mise devant le fait accompli et a constaté que la gestion financière de Morning n'était pas optimale, euphémise un connaisseur du secteur fintech. 49 salariés, c'est beaucoup quand le produit n'est pas finalisé et que le modèle économique n'est pas validé."

Président de Lyra Network, qui fournit les plateformes de paiements de la startup financière, Alain Lacour s'interroge quant à lui sur la communication d'Éric Charpentier :

"Son agressivité envers les banquiers requins est pour le moins étonnante, voire irresponsable, car les paiements de Morning sont collectés par Crédit Agricole Payments et ses comptes sont gérés par le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne".

Pour Benjamin Böhle-Roitelet, le directeur d'Ekito, l'affaire pourrait affaiblir le "fragile" écosystème toulousain des startups : "Ce type d'affaire, tout comme celle récente de Meet My Designer, peut mettre en danger la crédibilité de l'ensemble d'une filière, tant du côté investisseurs, que startups, grands groupes ou structures d'accompagnement associés à ces projets. J'en appelle donc clairement à plus de maturité, d'exigence, de transparence et d'attention."

 

... mais fermement soutenus par la Région

Malgré cette controverse, la Région Occitanie, qui a appuyé la société auprès de l'ACPR lors de sa demande du premier agrément et alloué 72 000 euros pour la construction de son siège social, maintient sa confiance dans la jeune entreprise basée à Saint-Élix-le-Chateau.

"Nous n'intervenons pas financièrement pour soutenir les entreprises en difficulté mais Carole Delga a insisté auprès de la Maif pour que se tienne une réunion de transparence financière vendredi, explique Nadia Pellefigue, la vice-présidente socialiste en charge des Finances, de l'enseignement supérieur et des usages numériques.

L'approche Fintech de Morning et son offre en font une startup prometteuse et innovante. C'est la première à avoir obtenu l'agrément bancaire d'établissement de paiement en Occitanie. Cinquante emplois dans un territoire rural, cela mérite que nous nous mobilisions pour trouver des solutions."

Ce soutien du conseil régional fait écho aux messages de solidarité diffusés sur Twitter via #JesoutiensMorning, à l'image de celui de Denys Chalumeau (un des actionnaires minoritaires) : "Morning est un espoir de banque sans banquier. Une banque citoyenne. Pour moi, sa vision et ses prises de risque sont les stigmates de son génie."

Un engouement partagé par Édouard Forzy, le coprésident de La Mêlée (au même titre qu'Éric Charpentier) qui retient de cette aventure entrepreneuriale "une vraie équipe soudée autour d'un projet et surtout d'un homme".

 

Gael Cérez

@GCerez

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1500 artisans et commerçants seront initiés au développement durable d'ici 2018

1500 artisans et commerçants seront initiés au développement durable d'ici 2018 | La lettre de Toulouse | Scoop.it

une des affiches de la campagne régionale lancée par le CRMA.

 

Le réseau des Chambres de Métiers et de l’Artisanat Occitanie propose un programme de développement durable pour ses adhérents aussi bénéfique pour l’environnement qu’ économiquement profitable. Rencontre avec Fabrice Boury-Esnault, un des pilotes du projet.

 

Vous venez de lancer la première campagne massive en Occitanie de sensibilisation des artisans au développement durable, comment a germé ce projet ?
C’est la chambre régionale qui porte le projet mais c’est le réseau des chambres de chaque département qui va jouer le rôle de mise en oeuvre opérationnelle. L’idée a émergé des conseillers environnement présents sur le terrain depuis plus de dix ans, dont je fais partie. Ce qui est innovant est de proposer aux artisans d’avoir une offre de solutions techniques et de valorisation communication qui soit les plus larges possible pour toucher l’éventail si hétérogène des entreprises artisanales. Ce temps fort s’inscrit aussi dans la continuité des actions menées. Sur le volet « maitrise de l’énergie », nous avions lancé une première campagne sur 2012-2014 et les projets Éco-défis et Répar’Acteurs vont entamés leur seconde année avec de nouveaux outils et une volonté d’essaimer très largement.

 

Justement comment s’articulent ces trois opérations phare ?
Sur la maitrise de l’énergie, nous avions sensibilisé des entreprises via des visites Énergie gratuites permettant de réaliser un suivi des consommations sur un extranet et, à partir de là, de réaliser un diagnostic initial et un suivi des consommations avec des préconisations d’éventuels investissements. C’est le site www.energie-artisanat.com. Ce qui est nouveau cette année est la possibilité de faire gratuitement un auto-diagnostic sur ce site. Cela permet des premières pistes de bonnes pratiques de l’énergie. Ensuite, si elle veut aller plus loin, l’entreprise nous contacte pour faire une visite Énergie. Concernant le second volet, Éco-défis, l’opération est une labellisation des commerçants et artisans qui mettent en place des actions pour l’environnement. Nous nous appuyons sur les territoires. Pour obtenir le label les artisans doivent relever au moins trois défis sur 28, en 3 à 6 mois. Pour les aider, un conseiller de la CMRA apporte son accompagnement gratuit et individualisé. La nouveauté est le lancement de cette opération dans l’ensemble des départements ex-Midi-Pyrénées et courant 2017 en ex-LR.

 

Et qu’en est-il de la troisième opération ?
C’est le projet Répar’Acteurs qui n’existait pas dans la région. L’idée est de rappeler aux consommateurs qu’il existe de nombreux réparateurs près de chez eux à qui ils peuvent faire appel pour un vélo, un smatphone, un lave-vaisselle. Ces réparateurs ont été oubliés car on est intoxiqué par un discours sur l’obsolescence programmées des objets. Les réparateurs s’insurgent contre ce discours. Il n’y a pas de volonté délibérée des fabricants de programmer à l’avance une durée limitée des objets. Celle-ci dépend de sa qualité. Du coup les consommateurs abreuvés par ce discours jettent sans penser à réparer alors que la plupart des objets sont réparable à un coût économique raisonnable. Les réparateurs sont capable même dans un smartphone d’aller chercher le composant défaillant. Nous venons de lancer un annuaire en ligne www. réparacteurs-occitanie. fr avec 10.000 artisans réparateurs références. Parmi eux, on met en avant ceux qui ont signé la charte Répar’Acteur : ils s’engagent à promouvoir la réparation.

 

Quel est l’accueil des commerçants et artisans sur cette campagne ?
Très bon. Beaucoup d’entreprise ne demandent qu’à agir en matière de développement durable car elles savent qu’elles ont un intérêt économique mais elles sont confrontées à plusieurs difficultés. La première, de loin, est le manque de temps pour s’informer. La plupart sont des entrepreneurs individuels ou de très petites entreprises. Notre métier est de leur consacrer du temps pour leur faire gagner du temps en leur proposant des solutions simples et très rapidement opérationnelles. Avec Eco-défis, on arrive avec un catalogue et l’artisan choisit ses actions. A la clé, il peut diminuer sa facture énergétique de 10%. Du coup l’accueil est très très bon.

 

Quels sont vos objectifs ?
Sur la maitrise énergie, nous avons visité entre 2012 et 2014 plus de 400 artisans et notre objectif est de dépasser les 700 d’ici fin 2018. Pour Répar’acteur, l’objectif régional est d’atteindre 325 artisans référencés « Répar’acteurs » et pour Éco-défis lancé donc suer l’année 2016, nous voulons atteindre les 500 artisans engagés dans la démarche, soit 45 par département d’ici 2018 avec l’ouverture à la région ex-languedoc Roussillon courant 2017.

 

Propos recueillis par Aurélie de Varax

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Appel à candidature pour le Prix Jeune Entrepreneur La Tribune BNP Paribas

Appel à candidature pour le Prix Jeune Entrepreneur La Tribune BNP Paribas | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Délai supplémentaire jusqu'au 18 décembre 2016

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Fintech : "lâchée" par la Maif, Morning pourrait fermer avant Noël

Fintech : "lâchée" par la Maif, Morning pourrait fermer avant Noël | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Éric Charpentier, fondateur de Morning, ne cache pas sa colère : les activités de sa fintech ont été suspendues la semaine dernière par le gendarme de la banque, l'ACPR. L'occasion pour lui de révéler que la startup basée à Saint-Elix-le-Château connaît depuis septembre de graves difficultés financières et pourrait fermer d'ici une semaine. En effet, son actionnaire principal, la Maif, ne souhaiterait plus soutenir le projet de néo-banque portée par l'entreprise, mettant en péril la levée de fonds qui était prévue. Interview.

Morning a été épinglée par l'APCR jeudi dernier, cette dernière a suspendu les activités de l'entreprise. Les salariés (une cinquantaine) sont-ils venus travailler ce matin ?

C'est un lundi un peu particulier, mais oui, tout le monde est venu travailler. Nous avions eu la décision de l'ACPR jeudi dernier, il nous a fallu le temps de l'encaisser, mais nous nous y attendions : elle n'est que la conséquence d'une situation qui dure depuis trois mois. Concrètement, il y a des points de conformités que nous pourrions régler directement avec l'ACPR, mais cette dernière se préoccupe surtout de notre santé financière et c'est bien cela le sujet de fonds.

 

L'ACPR vous reproche d'avoir prélevé 500 000 euros sur le compte cantonnement en septembre. Cela veut-il dire que vous avez utilisé l'argent de vos clients ?

Il faut que ce soit clair : Morning n'a pas utilisé l'argent de ses clients. Une somme a été nantie sur le compte de cantonnement (c'est-à-dire bloquée) afin de répondre aux obligations de garanties nécessaires pour le lancement des prochaines cartes de paiement Morning. Cette somme n'a pas été utilisée par Morning, mais l'ACPR juge cette garantie non conforme. C'est un point technique que nous aurions pu résoudre et qui n'aurait pas eu d'impact si notre situation financière était solide.

 

Selon vous cette situation financière (trésorerie négative) est due au désengagement de la Maif, actionnaire de la société à hauteur de 40%. Pourquoi ?

Depuis le mois de septembre, nos relations avec la Maif se sont dégradées sans que je me l'explique vraiment, car ils ne nous ont jamais signifié d'opposition à la réalisation de nos projets. En septembre, je leur ai annoncé que je souhaitais introduire Morning en bourse au mois de mars et ils n'ont pas souhaité soutenir ce projet. Aujourd'hui ils ne soutiennent plus le projet que nous portons, mais pour autant, ne se sont pas désengagés du capital. Ils nous ont annoncé qu'ils continueraient à nous accompagner financièrement si et seulement si un nouvel investisseur entrait au capital. Mais les délais sont intenables, et je me retrouve avec un actionnaire principal qui ne soutient plus mon projet et met en péril ma levée de fonds. Aujourd'hui, la startup est bloquée dans une situation irrationnelle dans laquelle la Maif ne souhaite ni sortir du capital, ni accompagner Morning jusqu'à l'introduction de nouveaux investisseurs.

 

Qui pourrait être ce nouvel investisseur attendu par la Maif ?

La Maif nous dit qu'elle a besoin d'être rassurée avec un investisseur solide. Elle nous oriente clairement vers l'introduction d'une banque historique au capital. Ce qui reviendrait à tuer le projet d'indépendance de Morning, à tuer l'innovation au profit unique d'un acteur dont les intérêts sont ailleurs. Nous pouvons comprendre la logique d'un grand groupe comme la Maif qui serait rassuré par l'arrivée d'une banque au capital de Morning. Cependant, cette demande semble illogique et contre toute innovation. On constate que l'attitude de ces corporate ventures (grands groupes prenant part au capital de startups) limite les chances de voir émerger un "digital champion" dans cette industrie (comme dans d'autres).

 

Vous ne pourrez donc pas réaliser la levée de fonds de 15 M€ prévue avant la fin de l'année ?

Non, c'est impossible, même si plusieurs investisseurs m'ont fait part de manifestations d'intérêt, comment pourrais-je réussir une levée de fonds alors que mon principal actionnaire ne me soutient pas ? Aujourd'hui c'est la survie de l'entreprise qui est en jeu : la trésorerie est négative et les salaires de décembre ne pourront pas être versés. Soit la Maif se réengage, soit il se désengage complètement.

 

Si vous ne pouvez pas payer les salaires sans levée de fonds, n'y a t-il pas un problème de modèle économique ?

Notre modèle économique était clair dès le départ et il n'y a aucune surprise. Nous avions prévu d'être rentable dès 2019 et à l'équilibre l'année prochaine. Nous avons tenu tous les engagements pris avec notre actionnaire : un changement de marque (Payname est devenue Morning), une évolution réglementaire d'extension de son agrément et une refonte complète du système informatique. Je comprendrai qu'un investisseur nous lâche si nous avions échoué, mais là nous avons réussi. Morning est une référence dans le secteur des fintech et nous sommes moins de 10 en Europe à avoir réalisé ce que nous avons fait.

 

Quelles sont les sources de revenus de Morning ?

Nous avons les options payantes pour les particuliers sur les comptes et les cartes, et un modèle de commission pour les professionnels. Depuis peu, une nouvelle source de revenus importante est apparue : nous sommes sollicités par les grands industriels, qui veulent développer leur néo-banque (notamment dans le secteur de la distribution). Ainsi, nous avons répondu à plusieurs appels d'offres pour mettre notre innovation à disposition des industriels et créer des néo-banques sous marque blanche. Ce sont des contrats de plusieurs millions d'euros à la clé et nous sommes plutôt bien positionnés car il y a peu d'acteurs français capables de faire ça.

 

N'était-ce pas un peu risqué de dépenser autant d'argent (plus d'un million d'euros) dans la construction du Toaster, votre campus à Saint-Elix-le-Château ?

Non, je ne regrette rien car ce campus innovant, dans le quel on travaille différemment, nous a permis de créer notre plateforme. En plus, l'implantation de Morning dans le Comminges, en pleine zone rurale, est un succès de redynamisation économique et territoriale. Nous avons même été labellisés "Best Workplace 2016" et "Territoire innovant" : le projet, dans sa globalité, est reconnu comme réellement disruptif.

 

Que cette aventure vous enseigne-t-elle sur le monde des startups ?

On voit bien que finalement, aux yeux des industriels, les startups c'est bien mignon mais il faut rentrer dans le cadre au bout d'un moment. On veut quoi ? Un peu d'innovation bancaire pour la servir aux grandes banques ou créer un nouvel acteur bancaire ? Moi je ne pense pas qu'une startup a vocation a se crasher ou à être rachetée. Morning, qui compte 50 salariés aujourd'hui, pourrait devenir une belle PME de 150 personnes d'ici deux ou trois ans !

Jacques Le Bris's insight:

Que dit la Maif ?

Contactée, la Maif a répondu par mail à nos sollicitations, indiquant que "la Maif est totalement mobilisée pour tenter de trouver des solutions qui permettraient de surmonter les difficultés rencontrées par Morning et ce dans l'intérêt de ses clients et de ses salariés". La société ajoute : "Nous nous engageons, lorsque nous serons au terme de cette démarche, de nous mettre en situation de partager notre vision sur l'évolution de ce dossier."

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La mairie de Toulouse va vendre l'immeuble de l'Espace culturel Croix-Baragnon

La mairie de Toulouse va vendre l'immeuble de l'Espace culturel Croix-Baragnon | La lettre de Toulouse | Scoop.it
La Ville de Toulouse va vendre l'immeuble du 24, rue Croix Baragnon, qui abrite l'Espace éponyme. Les activités culturelles proposées vont devoir déménager... Une page va se tourner pour l'espace Croix-Baragnon au centre-ville de Toulouse. La mairie va vendre l'immeuble et disperser les activités culturelles du lieu ailleurs.

 

Une page va se tourner pour l’espace culturel Croix-Baragnon, au centre-ville de Toulouse. La salle de spectacle et d’exposition, qui propose aussi des ateliers, ne passera pas sa prochaine saison au 24, rue Croix-Baragnon.

L’immeuble, qui abrite les services administratifs de la Culture de la mairie, et l’Espace Croix-Baragnon, sa salle de spectacle, mais aussi une salle d’exposition et des ateliers de pratique amateur, va être vendu par la mairie. La délibération va être votée vendredi 9 décembre 2016 en conseil municipal.

 

La ville de Toulouse n’a pas souhaité remettre le bâtiment aux normes
Ce lieu municipal n’est plus conforme aujourd’hui aux normes de sécurité et d’accessibilité. D’importants travaux de réaménagement s’avèrent nécessaires ce qui se traduirait par une restructuration totale du bâtiment pour une mise en conformité avec la réglementation actuelle, indique la mairie de Toulouse mardi 6 décembre.

Avant de poursuivre : « Cette opération n’étant pas envisageable dans le contexte financier actuel des collectivités territoriales, la mairie de Toulouse a pris le parti de céder cet immeuble. Un appel à projets en ce sens sera présenté au conseil municipal ».

Avec cette opération, la Ville de Toulouse va récupérer une belle somme pour un immeuble situé dans l’une des rues les plus huppées de la ville, mais néanmoins en perte de vitesse.

 

Les activités culturelles continueraient sur d’autres sites en 2017

Quant au devenir des activités du lieu culturel, elles devraient se poursuivre dans d’autres sites. Les concerts se dérouleront, selon les esthétiques musicales, à l’Auditorium Saint-Pierre des Cuisines et au Metronum, indique la mairie de Toulouse.

Les ateliers continueront également, leur relocalisation sera annoncée fin mars 2017, afin que leurs adhérents puissent poursuivre leur pratique en centre-ville, à la rentrée 2017. Plusieurs options sont envisagées pour la salle d’exposition, rajoute la Ville.

 

David Saint-Sernin

Journaliste

 

 

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La grippe aviaire fait son retour dans les élevages du sud-ouest

La grippe aviaire fait son retour dans les élevages du sud-ouest | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La filière avicole qui produit le foie gras en France à nouveau touché par un épisode de grippe aviaire.

 

 

Depuis le 1er décembre, le virus de la grippe aviaire a fait son retour dans les élevages de palmipèdes du sud-ouest. Si les mesures de confinement et d’abattage ont été prises, ce nouvel épisode pourrait à nouveau affecter la santé économique de la filière avicole.

 

Un coup dur pour les éleveurs de canards du sud-ouest. A quelques semaines des fêtes de fin d’année, c’est une nouvelle dont les professionnels de la filière avicole se seraient passés : depuis le 1er décembre, un foyer d’épizootie de grippe aviaire sévit dans plusieurs départements de la région : le Lot-et-Garonne, le Gers, les Hautes-Pyrénées et le Tarn.

C’est depuis ce dernier qu’est partie l’infection : deux élevages d’Almayrac ont été contaminés, obligeant les autorités à tuer 7000 volatiles afin d’éradiquer la propagation du virus H5N8. Malgré la rapidité de ces mesures, le préfet du Tarn Jean-Michel Mougard s’est inquiété vendredi de « la progression virale dans le Gers, les Hautes-Pyrénées et le Lot-et-Garonne ». Comble de malchance : la veille des premières constatations des premiers décès dans un des deux élevages d’Almayrac, un convoi avec des canards a pris la route du Gers. Conduisant à la propagation du virus. Là aussi les autorités ont procédé à l’éradication de 3890 palmipèdes, tandis que dans les Hautes-Pyrénées, ce sont 2000 canards qui étaient tués suite à une surmortalité dans des élevages.

 

Report des exportations hors UE pour trois mois

En un an, c’est la deuxième fois que les élevages de canards du sud-ouest sont impactés par le virus de H5N8 : fin 2015, plusieurs foyers de grippe aviaire relevés dans les élevages de canards avaient obligés les professionnels de la filière à stopper tout élevage pendant plusieurs mois. Dans le même temps, les éleveurs avaient mené des opérations de nettoyage de leurs installations.

Le manque à gagner de la filière a été estimé entre 250 et 300 millions d’euros, la France produisant en moyenne 19.200 tonnes de foie gras dont 5000 à l’export. Lors du premier épisode, les deux tiers des entreprises touchées avaient enregistré une baisse de 20 à 30% de leur chiffres d’affaires selon une étude menée par la Chambre de commerce et d’industrie de région. S’il est encore trop tôt pour mesurer l’impact de cette deuxième vague, le ministère de la santé affirme vouloir l’éradiquer sous huit jours. Les premières mesures sont déjà tombées : la reprise des exportations en dehors de l’Union européenne, notamment au Japon, a été reportée de trois mois.


Philippe Font

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