La lettre de Toulouse
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Guide Pratique du Carrefour Emploi Toulouse Metropole 2013

Jacques Le Bris's insight:

Forum toulousain de recrutement au hall 7 du parc des expositions de Toulouse,

les jeudi 16 et vendredi 17 mai 2013 (9h/17h30),

(métro palais de justice, ligne B).

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La lettre de Toulouse
Quelques informations sur l'entreprise et l'immobilier à Toulouse
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Où se cache le vrai-faux Made in Toulouse?

Où se cache le vrai-faux Made in Toulouse? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

ToulÉco le Mag n°19 :

Pour ce numéro d’été, la rédaction s’est intéressée au made in Midi-Pyrénées. Où est le vrai ? Où est le faux ? Comment les filières locales s’organisent-elles pour contrer la concurrence ?

Autant de questions auxquelles cette enquête répond.


VERSION NUMERIQUE :  3,50 €


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Pour ce numéro d’été, la rédaction s’est intéressée au made in Midi-Pyrénées. Où est le vrai ? Où est le faux ? Comment les filières locales s’organisent-elles pour contrer la concurrence ? Autant de questions auxquelles cette enquête répond.

Retrouvez également un large dossier sur l’économie toulousaine à l’heure de la Grande guerre. Entre histoire et portraits d’entreprises plus que centenaires, vous découvrirez comment la mobilisation industrielle de 14-18 a représenté un bon économique pour Midi-Pyrénées.

Le traditionnel cahier ToulEmploi offre quant à lui des pistes pour parfaire son anglais en immersion… dans la région ! Tandis que la biodiversité est au menu de ToulÉco Green ou que la page Réseaux est consacrée à Antoine Jouin, le PDG de Continental Automotive France qui vient de fêter les 35 ans de son usine toulousaine.


Jacques Le Bris's insight:


Pour le fun , j'ai moi aussi une rubrique Made_in_Toulouse ; vous pouvez jeter un oeil  par ici :

http://www.scoop.it/t/epic-pics/?tag=Made_in_Toulouse


Ma rubrique Entreprise  :

http://www.scoop.it/t/la-lettre-de-toulouse/?tag=Entreprise


Ma rubrique Start-up :

http://www.scoop.it/t/toulouse-networks/?tag=Start-Up


Hélas, La Ville Rose n'est pas toute rose.

Attention aux âmes sensibles, ma rubrique Mad_in_Toulouse :

http://www.scoop.it/t/epic-pics/?tag=Mad_in_Toulouse

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29 entreprises d'Occitanie au Mobile World Congress de Barcelone

29 entreprises d'Occitanie au Mobile World Congress de Barcelone | La lettre de Toulouse | Scoop.it

L'an dernier, le Mobile World Congress a accueilli plus de 100 000 participants, 2 200 entreprises exposantes et 3 600 journalistes

 

Le Mobile World Congress de Barcelone, le plus grand rendez-vous des technologies mobiles, va accueillir du 27 février au 2 mars 29 entreprises de la région Occitanie. Mais le salon, qui attire de plus en plus de monde, permet davantage aux entreprises de gagner en visibilité que de signer des contrats.

 

En 30 années d'existence, le Mobile World Congress de Barcelone s'est imposé comme un rendez-vous incontournable pour les acteurs du mobile. "On est obligé d'y être, ce serait une bizarrerie de ne pas être représenté sur le salon sachant que tous nos partenaires y sont", estime Christelle Sokoloff, responsable communication de Forsk, un éditeur de logiciel installé à Blagnac et qui s'y rend chaque année depuis 20 ans. L'événement prend à chaque fois plus d'ampleur. L'an dernier, il a accueilli plus de 100 000 participants, 2 200 entreprises exposantes et 3 600 journalistes venus du monde entier. Certains mastodontes du secteur en profitent pour lancer de nouveaux produits, à l'image de Nokia qui pourrait annoncer cette année le retour du 3310.

 

Les entreprises d'Occitanie en force sous le pavillon French Tech

Du 27 février au 2 mars prochains, une délégation régionale de 29 sociétés d'Occitanie va faire le déplacement, accompagnée par les deux agences économiques Madeeli et Sud de France Développement. "La région Occitanie représente le quart des entreprises françaises présentes sous le pavillon French Tech", s'est félicitée Nadia Pellefigue, vice-présidente du Conseil régional en charge du Développement économique et de l'innovation.

Spécialisés dans l'Internet des objets, les Toulousains d'Adveez viennent de boucler une levée de fonds de 3,3 millions d'euros et espèrent conquérir de nouveaux marchés au MWC. "Nous sommes très implantés au niveau des plateformes aéroportuaires mais nous aimerions développer notre activité dans le secteur automobile", avance Guillaume Lavergne, responsable de l'innovation.

De son côté, l'entreprise tarnaise Sysecure va présenter sa clé USB, conçue avec une résine qui rend les données illisibles tant que l'utilisateur n'a pas mis son code PIN. "C'est une technologie en rupture avec les appareils de cryptage et de chiffrage des données. Nous allons également présenter au salon un porte-clés qui permet de gérer 80 mots de passe et de générer aléatoirement des mots de passe pour chaque compte", explique Fabrice Castes, PDG de la société.

 

Gagner en notoriété

Au-delà de la présentation de produits, le MWC est l'occasion pour les sociétés de nouer des contacts avec de futurs clients mais surtout de gagner en notoriété. "Le salon se développe de plus en plus, les visiteurs ont également beaucoup changé. Avant, on rencontrait directement les directeurs techniques et nous avions la possibilité de signer beaucoup plus de contrats. Aujourd'hui, le salon sert surtout à gagner en visibilité. C'est aussi l'occasion aussi d'entrer en contact avec des opérateurs mobiles africains ou plus petits", poursuit Christelle Sokoloff.

Même constat du côté de la société montalbanaise Copsonic, spécialisée dans les ultrasons. "Notre première année au MWC, nous avons noué 200 contacts, la quatrième année 800 contacts. Cette année, nous avons été sélectionnés pour réaliser une tournée VIP, autrement dit 7 visites de notre stand avec seulement 20 à 30 décideurs", détaille Brian Roeten.

La délégation occitane est composée de Adveez, Allpriv, Angeo, Aquafadas, Bleu 122, Copsonic, Ela Innovation, GA SmartBuilding, Matchupbox, Mood Edition, Moodoow, My Safety Factory, Nanomade, Plussh, Planet NetworkInternational, Pradeo Security System, Rezopep, Ribix S&I, Selecom, Sofi Group, Somfy, Syselec, Telcap, Uwinloc, Widesens et Wind-it.
Les sociétés Pole Star, Forsk et Sigfox disposent de leur propre stand.

 

FLORINE GALÉRON

 

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Bientôt un suivi 100 % web pour tous les demandeurs d'emploi d'Occitanie

Bientôt un suivi 100 % web pour tous les demandeurs d'emploi d'Occitanie | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Pôle emploi généralise le suivi 100 % web Pôle Emploi Occitanie a décidé d'étendre dès le second trimestre un service de suivi à distance à tous les demandeurs d'emploi suffisamment autonomes dans leurs recherches. Cet accompagnement exclusivement via le web inquiète néanmoins les salariés de Pôle Emploi qui appellent à la grève le 6 mars.

 

"À compter du second trimestre, le suivi 100 % web sera proposé à tous les demandeurs d'emploi suffisamment autonomes dans leurs recherches", a annoncé Serge Lemaître, directeur de Pôle Emploi Occitanie ce mercredi 8 février à l'occasion d'une présentation du bilan 2016 de la structure. À l'issue de l'entretien d'inscription, le conseiller Pôle Emploi pourra juger si le demandeur d'emploi volontaire est éligible à un suivi exclusivement web avec des rendez-vous ponctuels en visioconférence. Ce suivi 100 % web est testé depuis plusieurs mois auprès de 2 000 demandeurs d'emploi sur trois départements (Haute-Garonne, Tarn, Pyrénées-Orientales). D'après une enquête réalisée par Ipsos, le suivi à distance est plébiscité : 83 % des demandeurs d'emploi ayant répondu au questionnaire sont satisfaits des contacts par e-mail avec Pôle Emploi.

Lire aussi : Face à la concurrence, Pôle Emploi Occitanie digitalise la recherche d'emploi

 

Pôle emploi veut renforcer l'accompagnement intensif

Dans le même temps, Pôle Emploi veut augmenter l'accompagnement renforcé des personnes les plus éloignées de l'emploi. Actuellement, sur 560 000 demandeurs d'emploi (catégories ABC) recensées dans la région, près de 50 000 font l'objet d'un accompagnement renforcé, soit + 19 % par rapport à 2015.

"Cela signifie qu'ils ont au moins un contact tous les 15 jours avec un conseiller, que se soit par téléphone, mail ou un rendez-vous physique. Les conseillers qui les suivent ont un portefeuille réduit de 70 demandeurs d'emploi au maximum alors qu'en moyenne, en Occitanie, un conseiller gère 177 demandeurs d'emploi. Cela peut même aller jusqu'à 300 demandeurs, explique Serge Lemaître. Or, on s'aperçoit que plus les demandeurs d'emploi ont de contacts avec un conseiller et plus ils sont satisfaits du suivi réalisé par Pôle emploi."

Par ailleurs, Pôle Emploi a lancé en 2016 des conventions de partenariats avec tous les conseils départementaux d'Occitanie (excepté pour le moment l'Hérault). Depuis, 3 000 demandeurs d'emploi bénéficient d'un accompagnement global. Autrement dit, un travailleur social les aide sur des problèmes qui freinent la recherche d'emploi comme, par exemple, la recherche d'un logement ou des problèmes de santé. "Tous les besoins d'accompagnement renforcés ne sont pas couvert. L'objectif est d'augmenter de 10 % l'accompagnement renforcé et de 15 % l'accompagnement global, a commenté Serge Lemaître. L'automatisation du système d'indemnisation et le suivi à distance sont des moyens de dégager du temps aux conseillers pour réaliser cet accompagnement intensif." La direction régionale espère également par ce biais faire remonter le taux de satisfaction des demandeurs d'emploi concernant le suivi dont ils bénéficient. En 2016, il était de 63,9 % (- 1,5 point sur un an).

 

Appel à la grève le 6 mars

Cette réorganisation suscite des inquiétudes au sein du personnel de Pôle Emploi. Au niveau national, quatre syndicats (SNU-FSU, FO, la CGT et Solidaires), appellent à une grève le 6 mars contre la "transformation" du métier d'indemnisation, la "dématérialisation à outrance", et pour la "défense du service public". Dans un tract commun, ces syndicats dénoncent notamment la "dématérialisation à outrance et le lancement de bobemploi (une plateforme numérique de bigdata pour accompagner les chômeurs, NDLR), dans une nouvelle tentative de substitution des conseillers par la machine et de mise à distance des usagers".

 

FLORINE GALÉRON

 

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Record de production de logements sociaux en 2016 en Occitanie

Record de production de logements sociaux en 2016 en Occitanie | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Une année record pour les logements sociaux en Occitanie (ici à Saint-Alban, en Haute-Garonne)

 

 

L’Occitanie a connu en 2016 sa plus forte progression de production de logements sociaux et la Haute-Garonne est le premier département de France pour l’accession sociale à la propriété. La tendance se poursuivra en 2017.

 

L'Union sociale pour l'habitat (USH), qui regroupe quarante organismes d'habitat social  dans les huit départements de la région Occitanie, a présenté le mardi 31 janvier à Toulouse son bilan 2016 en matière de production de logements sociaux dans la région et dans le département de Haute-Garonne. Verdict ? Dans ce territoire, qui cumule l'une des plus fortes dynamiques en matière de démographie et jusqu'à présent un retard historique en logements sociaux, tous les voyants sont désormais au vert.

"Le nombre de logements livrés en 2016 dans la nouvelle grande région Occitanie a progressé de 3,2 %. Quant au niveau de logements financés en 2016, il s'élève à 14 868, soit le plus gros engagement enregistré depuis dix ans et la plus forte progression nationale", s'est félicité Jean-Michel Fabre, le président de l'USH Midi-Pyrénées.

L'élu (Jean-Michel Fabre est aussi vice-président de la commission permanente du Conseil départemental de Haute-Garonne en charge du Logement) y voit le résultat d'une politique volontariste mise en œuvre ces dernières années. Les bonnes performances se déclinent aussi en Haute-Garonne et notamment concernant l'aide à l'accession sociale à la propriété. En 2016, 4 378 logements sociaux ont été livrés dans le département, et 6 100 logements programmés sur la même période dont 5 150 en location et 950 en accession à la propriété.

"Ceci fait de nous le premier département de France en termes d'accession à la propriété et cette tendance devrait se poursuivre puisque les autorisations de construction de ces logements sont d'ores et déjà obtenues."

Grâce à ce dispositif, il est possible de devenir propriétaire à un tarif de 2 200 €/m2 contre 3 400 €/m2 dans le neuf en moyenne. Globalement, 11 935 familles ont eu accès à un logement social neuf ou ancien en 2016 en Haute-Garonne, sur 22 315 demandes (sans tenir compte des mutations) au sein du logement social.

Autre performance à souligner, le nombre important de logements réhabilités : 2 137 en 2016 et 3 500 annoncés pour 2017. Une politique dans laquelle l'USH s'est engagée  notamment grâce au fonds de 2 milliards d'euros mobilisé pour les bailleurs sociaux par la Caisse des Dépôts au niveau national. "Ces prêts nous permettent d'emprunter avec des remboursement différés dans 20 ans et sur 20 ans, c'est quasiment des fonds propres", explique Jean-Michel Fabre.

 

BÉATRICE GIRARD

 

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La fintech Morning reprise par la banque Edel et la Maif, le PDG écarté

La fintech Morning reprise par la banque Edel et la Maif, le PDG écarté | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Éric Charpentier, fondateur de Morning, a été écarté de la startup qui voulait "réveiller la banque". 

 

 

Changement de contrôle au sein de la startup Morning. Selon nos informations, la "néo-banque" toulousaine, en difficulté depuis le mois de décembre 2016, est reprise par Edel, une banque appartenant au groupe E.Leclerc, et la Maif. Le fondateur de la Fintech, Éric Charpentier, s'en va.

 

Après deux mois mouvementés, la startup toulousaine Morning, qui voulait "réveiller la banque", a trouvé un repreneur : ce sera une banque, mais pas comme les autres, puisque c'est Edel, filiale de l'enseigne de distribution E. Leclerc, qui en prend le contrôle. La Maif, qui détenait 38 % du capital, reste actionnaire. Le fondateur et PDG, Éric Charpentier, quitte l'entreprise.

"Il fallait faire entrer au capital un industriel qui puisse apporter à Morning des revenus en exploitant sa solution technologique et en lui donnant les moyens de déployer celle-ci auprès d'autres entreprises, nous confie Nicolas Siegler, le directeur général adjoint de la Maif. Le projet réorienté sur le BtoB nous a paru assez intéressant pour décider de rester."

Le futur actionnaire majoritaire, la banque Edel, implantée à Labège près de Toulouse, confirme l'information mais ne souhaite pas s'exprimer avant que la nouvelle ne soit rendue officielle. C'est un dirigeant d'Edel, qui assurera la direction de l'ex-Payname. Pour rappel, deux autres candidats avaient déposé une offre de reprise : une autre startup de la fintech, Treezor, établissement de monnaie électronique agréé proposant des solutions de paiement, et la société Mutualize, propriétaire de la marque France-Soir et du système de paiement CardsOff.

Morning était à court de liquidités. Le régulateur financier, l'ACPR, avait suspendu son agrément le 1er décembre, parce qu'elle avait ponctionné 500.000 euros sur son compte de cantonnement. L'urgence était d'opérer un versement en compte courant pour payer les salaires de janvier aux 49 salariés de Morning. Un nouveau business plan va être défini d'ici à la fin mars.

Lire aussi : Quelles pistes de sortie de crise pour Morning et la Maif ?

Éric Charpentier "out"

Ce changement de contrôle devrait se traduire par des réductions d'emplois. La priorité ne sera plus donnée au modèle de "néo-banque" pour le grand public (environ 75.000 clients actuellement).

"Morning va continuer avec un nouveau projet construit avec Edel en s'appuyant sur les actifs de néo-banque mais avec une nouvelle priorité sur le BtoB pour trouver un chemin vers la rentabilité. Cela ne veut pas dire qu'on arrête tout le reste, mais on focalise les ressources et le développement sur les solutions pour les entreprises", explique Nicolas Siegler.

Selon une source proche, d'autres acteurs, notamment dans l'univers de la distribution, seraient intéressés par une solution sous marque blanche dans le but de lancer une activité de "banquier virtuel", sur le même modèle que les opérateurs mobiles virtuels (MVNO) dans la téléphonie.

Un départ est confirmé : celui d'Éric Charpentier, le fondateur de la société, qui a été écarté de l'entreprise. Contacté, il confirme l'information mais ne souhaite pas s'exprimer. En décembre, son bras de fer avec la Maif au sujet de la stratégie de la société avait été fortement médiatisé. Le chef d'entreprise, à la communication volontiers provocatrice, avait réussi à fédérer autour de lui, à la faveur d'une communication importante sur les réseaux sociaux, ses salariés mais aussi plusieurs chefs d'entreprises et élus régionaux. Il souhaitait maintenir l'indépendance de Morning et ne pas se rapprocher d'un groupe bancaire. Il a cependant été rattrapé par la réalité économique.

La Maif, représentée par Nicolas Siegler, était en désaccord avec le changement de stratégie, de cagnotte en ligne à néo-banque grand public, et avait dénoncé la communication d'Éric Charpentier. L'assureur mutualiste plaidait pour le rapprochement avec un groupe industriel.

Lire aussi : Fintech : la Maif dénonce la communication et la stratégie de Morning

Quel avenir?

Les employés de Morning joints ce jour ne souhaitaient pas non plus s'exprimer sur la situation, qu'il s'agisse du service communication ou des délégués du personnel. "Nous ne savons pas ce qu'il va se passer pour nous", glisse tout juste une salariée. Difficile encore de savoir ce que va devenir le Toaster, le bâtiment neuf inauguré en 2016 et qui héberge les locaux de Morning à la campagne. La question du siège fait partie des sujets à traiter, reconnaît la Maif."Il paraît que le repreneur ne souhaite pas garder les poules ni les moutons", sourit un voisin.

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Forte augmentation du nombre de chômeurs formés en Occitanie

Forte augmentation du nombre de chômeurs formés en Occitanie | La lettre de Toulouse | Scoop.it

L’Adrar, qui forme notamment de nombreux demandeurs d’emploi et salariés aux métiers du numérique, a accueilli les partenaires du plan « 500.000 », en Occitanie, pour leur premier bilan, le 24 janvier dernier, à Ramonville.

 

Le premier bilan du plan « 500.000 formations » supplémentaires pour les demandeurs d’emploi vient d’être tiré en Occitanie. Un bilan quantitatif et qualitatif positif. De quoi convaincre les partenaires de poursuivre leurs efforts, au moins sur le premier semestre 2017.

 

Christophe, Gwendoline, Morgane, Yahyah et Vincent. Ils sont jeunes, et tous ont déjà connu une ou plusieurs périodes de chômage. Mais aujourd’hui, tous sont en emploi… après avoir suivi une formation. La preuve de la pertinence du plan national « 500.000 formations » supplémentaires pour les demandeurs d’emploi ? Le 24 janvier dernier, les partenaires de sa déclinaison régionale - État, Région, Pôle emploi et partenaires sociaux - avaient, dans tous les cas, choisi de les réunir à l’Adrar, l’organisme qui les a formé à Toulouse, pour témoigner en introduction de leur premier bilan.

Un bilan positif sur le plan quantitatif. Les objectifs de 30.000 places, en plus des 60.000 ouvertes en 2015, ont en effet été dépassés. Le 31 décembre dernier, le nombre de demandeurs d’emploi entrés en formation au cours de l’année approchait les 92.000, situant l’Occitanie en tête des régions françaises en termes de croissance. Selon les partenaires, cette augmentation aurait, en outre, bénéficié en priorité aux demandeurs d’emploi de longue durée, peu ou pas qualifiés, et/ou âgés de plus de 50 ans, c’est-à-dire la « cible » du gouvernement. « 54% d’entre-eux n’avaient jamais bénéficié de formation continue », a souligné le directeur de Pôle emploi Occitanie, Serge Lemaître.

 

La poursuite du plan à l’étude

Le Conseil régional et Pôle emploi, qui s’étaient concertés avant d’acheter les formations, ont par ailleurs veillé à les orienter vers les métiers d’avenir. L’informatique et le numérique, avec les services aux entreprises, constituent ainsi la première « famille » de métiers dans lequel les demandeurs d’emploi ont été formés (17,8% des places ouvertes en 2016). Le BTP (15,4% des places) arrive en seconde position, avec notamment l’ouverture de parcours visant l’acquisition de compétences dans les énergies nouvelles. De nombreux cursus ont enfin été financés pour permettre aux chômeurs de se former dans certains métiers « en tension » : dans le transport et la logistique (13,2% des places), la santé et les services à la personne (11,3%) et l’industrie (10,5%).

Pour l’heure, impossible de dire si ces formations ont effectivement permis aux demandeurs d’emploi de retrouver du travail. Mais la dernière enquête de l’Ipsos révèle qu’en Occitanie, plus de 86% des bénéficiaires sont satisfaits d’avoir eu cette opportunité. Satisfaits des conditions d’accès à leur formation, comme de sa qualité. Plus de 95% d’entre-eux sont d’ailleurs allés jusqu’au bout, et 76% estiment qu’elle a fait avancer leur recherche d’emploi ou leur projet de création d’entreprise.
Concernant la poursuite du plan, souhaitée par le gouvernement pour les six premiers mois de l’année, les partenaires ont indiqué qu’elle faisait actuellement l’objet de discussions et la décision devrait être prise dans les jours à venir…


Ingrid Lemelle

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Bientôt des appartements de standing face à la Garonne, en plein centre de Toulouse

Bientôt des appartements de standing face à la Garonne, en plein centre de Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La livraison du projet est fixée pour fin 2019

 

 

Un projet immobilier, situé à proximité du dôme de La Grave, à Toulouse, prévoit une centaine d'appartements de standing avec vue sur la Garonne. Il verront le jour fin 2019.

 

Le projet a de quoi faire rêver. Imaginez des appartements de standing avec de grandes terrasses en plein centre-ville et une vue plongeante sur la Garonne et l’hyper-centre de Toulouse.

La concurrence était rude, c’est finalement Kaufman & Broad qui a remporté la mise, en août. Le projet du promoteur a su séduire le CHU de Toulouse et l’Institut Claudius Regaud (ICR), propriétaire en indivision des lieux. C’est le journal économique La Tribune Toulouse qui a révélé la teneur du projet.

 

Un projet à 100 millions d’euros

Il faut dire que l’emplacement est idéal. Pour la plupart laissés vacants après le déménagement de l’Institut Claudius Regaud sur le site de l’Oncopole, les bâtiments situés quartier Saint-Cyprien seront détruits.

Nous allons détruire la totalité des immeubles pour construire 25 000 m2 de surface, explique Jacques Rubio, directeur général Kaufman & Broad Grand Sud-Ouest. Il y aura une résidence hôtelière 4 étoiles, une centaine de logements de standing, une résidence senior, des logements sociaux et des commerces au rez-de-chaussée.

L’architecte déjà choisi

Un permis de construire doit être déposé dès le premier semestre 2017. Ce projet est bien entendu différent de celui de la Mairie de Toulouse qui concerne, lui, le dôme de la Grave.

> LIRE AUSSI : À Toulouse, le dôme de La Grave accueillera des expositions à partir de 2017

Les premières démolitions interviendront au deuxième trimestre 2018 et la livraison est fixée pour fin 2019. L’architecte a par ailleurs déjà été choisi : il s’agit du Toulousain Pierre Louis Taillandier qui travaille actuellement sur le futur Parc des Expositions.

 

Hugues-Olivier Dumez

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Des milliers d’adhérents revendiqués par Emmanuel Macron en Occitanie : est-il possible de tricher et de gonfler les chiffres ?

Des milliers d’adhérents revendiqués par Emmanuel Macron en Occitanie : est-il possible de tricher et de gonfler les chiffres ? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Emmanuel Macron.

 

 

1 000 adhérents dans le Tarn, 4 000 en Haute-Garonne, 3200 pour l’Hérault et 11 000 sur l’ensemble de l’Occitanie. Le mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron affiche ses bataillons. Ils sont nombreux, supérieurs ou équivalents (selon les départements) au plus important parti de notre région, le PS. Les chiffres reposent sur un système original : une inscription gratuite sur le web. Est-il possible de multiplier les « vraies-fausses » inscriptions et de gonfler artificiellement les chiffres ? Test.

 
 

Emmanuel Macron n’est pas le seul à pratiquer les E-adhésions. Le PS propose des inscriptions en ligne et le parti Les Républicains opte pour le téléchargement d’un formulaire. Mais il existe une différence entre le nouveau bolide la politique française et les partis traditionnels. L’adhésion au mouvement En Marche ! est gratuite. Une carte socialiste coûte 20 euros, minimum. Chez Les Républicains le ticket d’entrée est à 30 euros pour une personne, 40 euros s’agissant d’un couple.

Emmanuel Macron fait dans le simplicité à tous les niveaux : pas la peine de sortir une carte bleue et quelques minutes sur un clavier suffisent.

Simple et rapide

La procédure est simple et rapide. Le futur adhérent doit remplir un formulaire électronique qui se résume à moins de 20 cases. Nom. Prénom. Date de naissance. Adresse électronique. Mot de passe. Ville. Code Postal. Profession (facultatif) et centres d’intérêts (optionnel). Après avoir coché « J’adhère à la charte et j’ai pris connaissance des règles de fonctionnement d’En Marche« , il suffit de cliquer sur OK. Un mail est envoyé et une fois l’adresse électronique validée, c’est fait.

L’adhérent est alors dirigé vers une carte de géolocalisation. Le nouveau « macronien » voit apparaître les cercles locaux correspondant à son adresse postale.

On a testé pour vous !

Le Blog Politique a testé la procédure et suivi le processus. Premier enseignement, cela permet de connaître le nombre d’adhérents dans sa ville. La ville test est une ville moyenne : Albi.

A peine inscrit, le macronien (albigeois) en herbe apprend qu’il existe, dans sa commune, trois cercles. Le plus important comporte 44 membres et le plus petit 2.

Petit détail qui a son importance. Le nouvel adhérent peut se rattacher à un cercle existant ou… créer le sien. C’est le statut d’auto-entrepreneur appliqué au militantisme.

Mieux que le PS

Evidemment, l’essentiel est de savoir si le système Macron est fiable. Emmanuel Macron revendique 149 211 adhérents dans l’Hexagone. Alors que tous les partis traditionnels subissent une hémorragie de militants, c’est un excellent score et même un véritable exploit. Le mouvement En Marche ! a moins d’un an. Il a été lancé le 6 avril 2016 et il franchit la barre des 100 000 adhérents. Il ne s’agit pas vraiment de militants qui donnent de leur argent et sont supposés être capables de coller des affiches et de distribuer des tracts. Mais, à titre de comparaison, le PS annonce, en mai 2016, 111 450 cartes. En quelques mois, le mouvement d’Emmanuel Macron dépasse donc son vieux rival.

Une sécurisation des inscriptions très faible

Néanmoins, la procédure d’adhésion pose question. Une même adresse IP (permettant d’identifier un ordinateur) peut servir à plusieurs adhésions. Mais, surtout, avec un même nom, une même date de naissance, un même numéro de téléphone mais avec des adresses électroniques différentes, il est possible de procéder à plusieurs inscriptions. En réalité, la sécurité des inscriptions est faible (pour ne pas dire inexistante) et, par voie de conséquence, le compteur des adhésions est parfaitement falsifiable.

 

La facilité de la procédure d’inscription favorise la volatilité des adhésions. Inscrire ne coûte pas d’argent et se fait rapidement. Il est possible d’agir sur un coup de tête ou de cœur et  de zapper, sans s’investir réellement dans le mouvement. Mais, surtout, les équipes d’Emmanuel Macron peuvent multiplier les vraies-fausses adhésions. Le test réalisé par le Blog Politique est édifiant. Attention. Rien n’indique que des bidouillages existent. Mais c’est possible.

Tous les partis retouchent (plus ou « honnêtement ») les chiffres. A gauche, avant chaque élection interne, des cartes sont « achetées » par les candidats. La cotisation est payée à la place du « vrai-faux » militant. Ces cartes sont comptabilisés dans les livres de la Fédération départementale. Mais elles sont artificielles. La tentation de tricher sur le nombre d’adhérents peut également se traduire par une confusion volontaire entre les adhérents à jour de cotisation et les inscrits sur les listings.

Bref, la bataille autour du « plus grand nombre de militants » est une réalité aussi vieille que la politique. Le mouvement En Marche ! veut renouveler les pratiques. Mais il n’est pas certain qu’il résiste à la mauvaise pente des chiffres retouchés.

En tout cas, à défaut de le vouloir, il en a la possiblité.

 

Laurent Dubois (@laurentdub)

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E-cooptation : un marché en plein essor

E-cooptation : un marché en plein essor | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Les candidatures par le biais d’une recommandation ne datent pas d’hier. La nouveauté réside dans le développement de sites spécialisés, qui apportent une vraie plus-value aux recruteurs

 

En 2015, 36 % des entreprises ont fait appel à la cooptation dans leurs actions de recrutement de cadres.

Cette proportion reste stable d’année en année, comme le montre l’enquête dédiée au sourcing de l’Apec : l’année précédente, ce chiffre se montait à 37 %. Si tous les secteurs d’activité sont concernés, le secteur des services informatiques et celui de l’ingénierie sont particulièrement friands de cette formule. Pour l’Apec, la raison en est simple : « Outre le fait qu’elle leur permet d’atteindre les candidats déjà en poste qu’elles convoitent, la cooptation permet à ces entreprises de pallier des déficits d’attractivité en se servant de leurs salariés comme garants de leur image employeur. »

 


Une réponse au besoin des recruteurs
Plusieurs entrepreneurs ont bien compris l’intérêt d’« industrialiser » cette démarche, en mettant sur pied de véritables communautés de coopteurs : 30 000 chez Keycoopt, tandis que Coop-Time en affiche plus de 15 000. « Nous proposons une solution alternative aux autres moyens de recrutement, qui présentent tous des inconvénients », estime Antoine Perruchot, cofondateur de Keycoopt. D’après lui, les jobboards, « positionnés sur le quantitatif plus que le qualitatif, affichent un retour sur investissement assez faible ». Les réseaux sociaux seraient très chronophages, et les cabinets spécialisés « ont certes une obligation de résultat mais leurs démarches sont longues et onéreuses ».
Plusieurs raisons peuvent ainsi pousser les entreprises à tenter – ou poursuivre – l’aventure avec les sites de cooptation. Laura Lombardo, cofondatrice de Coop-Time, cite l’exemple d’un recruteur qui n’a pas trouvé par d’autres moyens : « Il a pu atteindre un marché caché, celui des professionnels qui ne sont pas en recherche active. » D’autres motifs existent, comme l’urgence de la demande ou la volonté de tester un autre canal de recrutement.

 


Atouts et limites
Plus ciblée, plus rapide, moins chère : la cooptation aurait plusieurs avantages à faire valoir. « En 48 heures, nous obtenons en général 15 à 25 propositions de la part de nos coopteurs », indique Laura Lombardo. « 80 % des recommandations nous parviennent dans un délai de deux jours », ajoute Antoine Perruchot. Cette grande réactivité de la communauté permet d’opérer rapidement une sélection ad hoc et de la soumettre aux recruteurs. Pour Laura Lombardo, « différents filtres sont nécessaires : les coopteurs, mais aussi nos équipes pour la vérification des références ». 

Si la cooptation présente des intérêts, elle aussi a des limites qu’il s’agit de dépasser. « Le réseau des coopteurs doit être suffisamment dense. 30 000, c’est encore insuffisant pour couvrir l’ensemble des régions et des métiers », estime Antoine Perruchot. Pour le cofondateur de Keycoopt, il est également essentiel de donner envie aux membres du réseau de s’impliquer dans la recherche. Il cite notamment le cas des entreprises dont l’image employeur est négative. Laura Lombardo, pour sa part, évoque « la qualité des candidats cooptés ». Le filtre humain permet toutefois de s’assurer, grâce à un entretien préalable, qu’ils peuvent correspondre aux attentes du recruteur.

 


Les qualités du coopteur
Existe-t-il un profil type du coopteur idéal ? « La réactivité est sa qualité essentielle, estime Laura Lombardo, nous avons également besoin de CV pertinents, ce qui nécessite une évaluation a minima de leur adéquation avec le profil recherché. Le coopteur doit également savoir si la personne éventuellement cooptée peut être intéressée par la proposition d’emploi.» Pour Antoine Perruchot, outre la réactivité, « il est important d’être objectif sur la personne que l’on recommande, au-delà de la sympathie ou des liens affectifs. Il faut également savoir analyser les besoins du poste pour identifier les bons candidats ». Des qualités que les sites de cooptation savent récompenser par une prime en cas d’embauche du candidat : entre 500 et 1 000 euros chez Keycoopt, et 700 euros chez Coop-Time. Une prime indispensable pour motiver les coopteurs. 

 

Gilles Marchand

Jacques Le Bris's insight:

 

http://www.coop-time.fr/

#FF @COOPTIME1

 

https://www.keycoopt.com/

#FF @Keycoopt

 

 

 

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Pourquoi le rachat de Zodiac par Safran était écrit

Pourquoi le rachat de Zodiac par Safran était écrit | La lettre de Toulouse | Scoop.it

L’absorption de Zodiac Aerospace par Safran est la seule solution à plus ou moins long terme pour éviter la marginalisation de l’équipementier français ou son rachat par un groupe étranger.

L'offre de rachat de Zodiac Aerospace par Safran n'est pas seulement la plus importante opération de consolidation de l'aéronautique française depuis la fusion de Snecma et Sagem en 2004. C'est aussi un chapitre de son histoire qui s'apprête à se renfermer, avec l'absorption de Zodiac, une entreprise fondée en 1896 dont les principaux actionnaires, les lointains descendants des fondateurs, se sont toujours posés en défenseurs de l'héritage familial.

C'est d'ailleurs au nom de la préservation de cet héritage que ce noyau dur d'actionnaires familiaux, emmenés par le président du conseil d'administration, Didier Domange, avait sèchement repoussé les avances de Safran en 2010, en affirmant vouloir rester indépendants. « Nous n'avons pas besoin de partenaire, affirmait à l'époque le président du directoire, Olivier Zarrouati, dans un entretien aux "Echos". Zodiac a démontré sa capacité à se développer sans l'aide de personne, et nous avons des opportunités de continuer ainsi. »

 

Crise industrielle

Six ans plus tard, le discours a changé. « Nous avons besoin d'un adossement », a reconnu ce jeudi Didier Domange, lors de la conférence de presse annonçant le projet de fusion avec Safran. « Nous n'avons pas cherché d'autres partenaires ; Safran nous a paru être le meilleur possible », a-t-il ajouté, tout en soulignant la volonté des actionnaires familiaux de continuer à veiller sur les intérêts de Zodiac, au travers d'une prise de participation de 9,8 % au capital de Safran et de deux sièges au conseil d'administration.

Que s'est-il donc passé en six ans pour que les actionnaires de référence de Zodiac Aerospace renoncent à leur indépendance ? La première explication qui vient à l'esprit est la crise industrielle dans laquelle se débat Zodiac Aerospace depuis bientôt deux ans, avec une accumulation de retards dans les livraisons de sièges d'avions et d'équipements de cabine, qui ont fait plonger les résultats et ont fortement entaché la réputation de l'entreprise. Depuis le début de la crise des sièges, au printemps 2015, l'action Zodiac a perdu jusqu'à 60 % de sa valeur et, malgré le redressement amorcé, elle accusait encore une décote de 25 % à la veille de l'annonce de l'OPA.

 

Grogne des actionnaires

Plusieurs groupes d'actionnaires avaient d'ailleurs annoncé leur intention d'adresser un carton jaune aux dirigeants de Zodiac Aerospace à l'occasion de leur assemblée générale, qui se tient ce jeudi. Doutant des promesses de la direction d'un retour à la normale de la production fin 2017, certains réclamaient notamment qu'une solution de reprise soit examinée. Nul doute que l'OPA de Safran, qui a propulsé le titre de 22 % en Bourse à la mi-séance, devrait leur donner entière satisfaction. Outre le prix offert par Safran de 29,47 euros par action (contre 23 euros la veille), Safran devrait aider Zodiac à régler ses problèmes industriels plus rapidement et à retrouver plus vite une rentabilité à deux chiffres.

 

Consolidation en marche aux Etats-Unis

Cependant, même sans cette crise, l'adossement de Zodiac à Safran aurait fait sens tôt ou tard, sous la pression de son environnement. Depuis le début de la décennie, l'heure est en effet à la consolidation chez les équipementiers, pour faire face à la pression croissante d'Airbus et Boeing sur les prix et aux coûts de plus de plus élevés des nouveaux programmes aéronautiques. Et dans cette course, les grands équipementiers américains ont pris plusieurs longueurs d'avance sur leurs concurrents européens.

En 2012, le groupe United Technologies (UTC), maison-mère du motoriste Pratt& Whitney, a ainsi absorbé l'équipementier Goodrich, donnant naissance au premier équipementier mondial, avec un chiffre d'affaires de 25,4 milliards de dollars, rien que dans l'aéronautique. Début 2016, nouvel avertissement sans frais venu d'outre-Atlantique avec l'annonce d'un projet de fusion avorté entre UTC et Honeywell. En cas de succès, le mariage de ces deux conglomérats, actifs dans l'aéronautique et d'autres secteurs, aurait donné naissance à un géant du secteur de près de 100 milliards de dollars de chiffre d'affaires..

Mais le plus significatif pour Zodiac est l'annonce, en novembre 2016, du rachat par l'équipementier américain Rockwell Collins, de son principal concurrent sur le marché des sièges d'avions, B/E Aerospace, pour 8,3 milliards de dollars. Un nouvel ensemble de 7,1 milliards de dollars, concurrent frontal de Zodiac Aerospace et ses 5,2 milliards d'euros de chiffres d'affaires.

 

Rester dans la course

Face à ses géants américains, Zodiac commençait à faire figure de nain, avec le risque de se retrouver rapidement marginalisé dans les grands appels d'offres, face à des avionneurs déterminés à obtenir entre 10 % et 15 % de réduction de coûts auprès de leurs principaux fournisseurs. Faute de nouveau programme en vue, les prises de parts de marché ne peuvent en effet s'acquérir que par des baisses de coûts. Et, dans ce domaine, Zodiac Aerospace, déjà en délicatesse avec ses plus gros clients, n'était clairement pas le mieux placé pour s'imposer.

L'intégration au groupe Safran, si elle ne règle pas tous les problèmes, devrait au moinscontribuer à réduire les coûts et à peser davantage sur la scène mondiale. D'autant qu'avec la gamme de Zodiac, Safran peut désormais proposer une offre globale non seulement aux avionneurs, mais aussi aux compagnies aériennes. Le nouveau champion français pourrait même devenir un pole de consolidation pour les équipementiers aéronautiques européens, encore très morcelés. A condition toutefois que la dynamique de croissance qui a fait le succès de Zodiac au cours des trente dernières années ne disparaisse pas dans le nouvel ensemble.

 

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Pourquoi Triaxe lance son studio de tournage à Toulouse

Pourquoi Triaxe lance son studio de tournage à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Pierre Carrère, dans le studio toulousain Atlanta de Triaxe. L’entreprise est aussi présente à Bordeaux et Caen.

 

Le studio Atlanta du spécialiste de l’audiovisuel professionnel Triaxe comble un déficit de la Ville rose en matière de plateaux de tournage. Le prestataire toulousain s’offre ainsi des perspectives de croissance.

 

Ce ne seront pas les studios américains Raleigh qui l’auront fait, mais bien un Toulousain, Triaxe, qui vient de créer un studio de tournage dans la Ville rose. Baptisé studio Atlanta, en raison de sa proximité avec l’avenue éponyme, son nom est la seule concession à nos amis d’outre-Atlantique. Le spécialiste de l’audiovisuel professionnel depuis vingt ans,Triaxe, vient en effet de se doter d’un outil de travail flambant neuf pour un million d’euros.

Et son nouveau bâtiment de 1000 m², à la surface doublée, lui donne l’occasion d’abriter un studio de prise de vue de 120 m², un standard en la matière. « Les boîtes de production audiovisuelle parisiennes étaient en attente de ce type d’équipement. Hormis les studios de France Télévisions à la Cépière, difficilement louables, et d’autres plus petits vers Carbonne, il n’y avait rien à Toulouse, alors que Montpellier ou Marseille sont très bien dotés », explique Pierre Carrère, co-gérant au côté de Philippe Belaud de Triaxe.

 

Producteurs ou publicitaires intéressés

Pour compléter l’offre, la société a conclu un partenariat avec le Belge Eye Lite, fournisseur de référence de matériel d’éclairage et de caméras, qui a participé au tournage du dernier film de Ken Loach, palme d’or à Cannes. « Tout a été pensé pour une offre de qualité, des loges sympathiques, des terrasses, et une hauteur sous plafond de 6 mètres qui permet d’accueillir un camion ou un moteur d’Airbus par exemple. Nous comptons ainsi intéresser à la fois des producteurs de films d’entreprises, de fictions, des publicitaires, des réalisateurs ou des motion designers », souligne Pierre Carrère.

 

Un marché de l’image en hausse

Selon le dirigeant, le marché de l’image prend de l’ampleur dans le Sud-Ouest. « L’ex Midi-Pyrénées se bat pour augmenter son quota de films produits en région. Et chaque entreprise ou institution consomme de plus en plus d’images avec un niveau de qualité exigeant. Quand ça va mal, une entreprise communique différemment mais elle communique pour afficher des messages simples et forts », décrypte Pierre Carrère.

Le studio Atlanta devrait générer une activité de 300.000 à 500.000 euros dès sa première année d’exploitation. De quoi réaliser pour l’entreprise un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros en 2017 pour trente quatre salariés. Alors que son marché traditionnel de vente et d’équipement audiovisuel d’entreprises ou d’administrations atteint un seuil de maturité, Triaxe trouve dans son studio un nouveau relais de croissance.


Isabelle Meijers

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A Toulouse, un Technocentre pour rendre les outils 3D accessibles aux PME

A Toulouse, un Technocentre pour rendre les outils 3D accessibles aux PME | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Pascal Erschler, fondateur de Technocentre 3D, dont les bureaux sont situés chemin de la Flambère, à Purpan.

 

 

Entre centre d’affaires et pépinière d’entreprises, Technocentre 3D accompagne les PME dans la conception et la fabrication de leurs produits, en mettant à leur disposition des outils 3D, des bureaux de travail et des espaces de stockage.

 

Le développement rapide de produits n’est pas à la portée de toutes les entreprises, en particulier les plus petites, faute de compétence et de moyen financier. C’est le cas de 3dental Prod, société spécialisée dans la production de guides chirurgicaux pour la pose d’implants dentaires et maxillo-faciale, fondée Jean Taurines en 2014.

« Jeune, je n’avais pas les moyens d’investir dans une imprimante 3D qui coûte 80.000 euros », témoigne ce dernier. Depuis un an, le chef d’entreprise de 34 ans est locataire de Technocentre 3D. Ce concept, à mi-chemin entre un centre d’affaires et une pépinière privée d’entreprises ; partage 1500 m² de locaux avec deux autres sociétés. L’une, Kallisto, est distributrice d’équipements industriels 3D depuis 1999. L’autre, Aurore Arka, exerce dans le prototypage depuis vingt-cinq ans. Toutes trois sont gérées par Pascal Erschler, qui vient d’investir un million d’euros dans les travaux de réhabilitation des nouveaux locaux et l’acquisition de quatre nouvelles machines industrielles.

« Puisque nos équipements ne sont pas utilisés à 100%, nous avons décidé de les mutualiser et de les partager avec des entreprises afin qu’elles puissent produire leurs prototypes et modéliser leurs projets », ajoute Pascal Erschler. « A la demande, elles peuvent utiliser des imprimantes 3D, scanners 3D, fraiseuses, thermo-formeuses… Une équipe de six salariés, employés par Kallisto et Aurore Arka, assure l’accompagnement technique des résidents ».

 

Gamme de services

Ces derniers sont pour l’heure au nombre de trois. « L’objectif est d’accueillir quinze entreprises au Technocentre 3D », précise son fondateur, espérant atteindre cet objectif dans le courant de l’année 2017.

Pour convaincre les PME, start-up et porteurs de projet à s’installer, Pascal Erschler a développé une panoplie de services : la location de bureau de 10 à 20 m² à partir de 350 euros par mois, de salle de réunion, d’atelier de stockage et de surface technique.
Une offre qui satisfait Jean Taurines. Même si il ne réalise pas d’économies, comme il dit, puisqu’il confie la conception et la fabrication des guides chirurgicaux à la société Aurore, il n’envisage pas d’investir dans du matériel 3D cette année.


Audrey Sommazi

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2017 : Morning fait le point - Le blog Morning

2017 : Morning fait le point - Le blog Morning | La lettre de Toulouse | Scoop.it

A l’aube de cette année 2017, il est venu le temps pour Morning de faire le point sur cette fin d’année qui s’est avérée difficile. Mais pas que ! La nouvelle année qui démarre est un jour nouveau pour la startup, qui doit désormais décider de la direction à prendre pour son avenir…

 

Morning reprend du service

Souvenez-vous, c’était le 7 décembre. Morning s’est retrouvé sous le coup d’une injonction de l’ACPR, le régulateur financier, qui nous demandait expressément de régulariser la situation de notre compte de cantonnement.

Nous avons pu réunir toutes les conditions nécessaires à la levée de cette suspension, et le site Morning a été remis en route le 4 janvier. Chaque utilisateur peut de nouveau profiter de tous les services de son compte de paiement, sans restriction.

 

Que va-t-il se passer maintenant ?

Pour le moment, Morning reprend le cours normal de ses activités et fait tout son possible pour sauvegarder son projet de néobanque. Notre priorité est de régulariser la situation avec nos utilisateurs et s’assurer que leurs demandes soient entendues.

Parallèlement, des échanges avec nos partenaires financiers sont en cours pour écrire la future histoire de Morning. Nous seront en mesure de vous en dire davantage à la fin du mois.

parole de xmen

Qu’en est-il du projet initial ?

Les difficultés que nous avons dû surmonter en cette fin d’année ont bien entendu impacté le projet tel qu’il était défini au départ. L’envoi des cartes de paiement est remis à plus tard et nous vous tiendrons informé dès qu’elles seront de nouveau prêtes à partir. De plus, l’équipe a pris la lourde décision de stopper son service à destination des professionnels, Morning Up et repense actuellement son modèle de néobanque.

Malgré ces obstacles, l’équipe reste déterminée. Nous continuons à aller de l’avant et ferons tout pour sauvegarder l’intégrité de notre projet. Nous avons toujours su que notre parcours serait semé d’embuches, mais sommes portés par cette volonté de proposer une approche nouvelle de la banque.

En attendant l’émergence d’un New Deal Bancaire en France, nous vous souhaitons une excellente année 2017.

 

A très bientôt.


  • Camille
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L'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie dévoile ses ambitions 2017 en Occitanie

L'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie dévoile ses ambitions 2017 en Occitanie | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La nouvelle équipe dirigeante de l’Ademe Occitanie :

Eric Gouardes, directeur régional adjoint ;

Michel Peyron, directeur régional

et Frédéric Guillot, directeur régional délégué.

 

L’Ademe Occitanie a présenté mardi son nouveau visage à l’échelle de la Région, ainsi que sa stratégie 2017. Les enjeux prioritaires sont la rénovation énergétique, l’économie circulaire et la chaleur renouvelable.

 

« Etablissement sous tutelles ministérielles, nous sommes là pour mettre en musique les politiques publiques en Occitanie, dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et du développement durable », a précisé Michel Peyron, directeur régional de l’Ademe Occitanie à l’occasion de la présentation du nouveau visage de l’institution, ce 20 février.

Une vaste mission que pilote désormais une seule direction régionale implantée sur deux sites à Toulouse et à Montpellier. En 2016, L’institution a investi plus de 42 millions d’euros en soutien de 339 projets. « 53% de ce montant a été investi dans des projets de transition énergétique et 42% sur l’économie circulaire », précise Michel Peyron. Ces soutiens à l’investissement couvrent les trois-quarts du budget de l’institution, une grande partie du reste étant dédiée à l’animation des territoires, à commencer par les 34 Espaces Info-Énergie ainsi que les sept plateformes territoriales de la rénovation énergétique de l’habitat privé, un axe prioritaire pour l’institution.

Pour accompagner les collectivités et les entreprises dans leur transition, l’Ademe propose notamment la planification d’études et des missions de conseil, la formalisation de partenariats techniques et financiers avec des groupements de collectivités locales (les EPCI), ainsi que le pilotage d’appels à projets.

 

Une stratégie 2017 émaillée de quinze appels à projets

Sur le volet éco-mobilité, l’Ademe prévoit notamment le lancement en 2017 d’un appel à projet pour co-construire avec les territoires des projets globaux d’eco-mobilité. Elle soutient également l’installation des 1200 bornes de recharge électrique prévues d’ici la fin de l’année et prévoit l’ouverture d’une centre régional sur la mobilité durable « car les changements de comportements s’inscrivent dans la durée et sont à relayer sur les territoires », selon Frédéric Guillot, directeur régional délégué. Côté économie circulaire, l’institution met le cap sur l’amélioration de la gestion séparée des biodéchets et la mise en place de la tarification incitative sur les déchets ménagers avec deux appels à projets prévus. « Il faut inciter les consommateurs à produire moins de déchets et favoriser le tri en amont de la matière organique pour capter sa forte valeur ajoutée en terme de matière et de potentiel énergétique », souligne Eric Gouardes, directeur adjoint.

Quant aux énergies renouvelables, le cap 2017 vise en priorité la chaleur renouvelable. « Sur l’électricité renouvelable, nous sommes dans les clous mais sur la chaleur renouvelable, la région est en retard par rapport aux objectifs nationaux. Il faudrait faire quatre fois plus mais le prix des énergies fossiles actuellement bas rend cette énergie peu compétitive » souligne Michel Peyron. L’Ademe compte poursuivre son accompagnement sur la qualité des approvisionnements en bois énergie, booster la géothermie et financer de nouveaux projets ambitieux grâce à deux appels à projets en cours dont un sur des projets territoriaux.

Parmi les autres enjeux clés, les projets coopératifs et citoyens sur les énergies renouvelables feront l’objet d’un nouvel appel à projet planifié avec la Région en juin. De quoi favoriser les retombées économiques locales. « Cela permet de faire émerger des projets qui ne se feraient pas autrement. En Allemagne, 50% des projets se développent sur ce modèle », rappelle Michel Peyron. Sur 2017, l’Ademe interviendra également en soutien technique dans l’élaboration de la stratégie Repos (Région à énergie positive) pilotée par la Région.


Aurélie de Varax

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L'aéronautique reste la locomotive du "Made in France" à l'export

L'aéronautique reste la locomotive du "Made in France" à l'export | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Selon le GIFAS, les livraisons aéronautiques et spatiales ont égalé le niveau record de 2015, à 58 milliards d'euros" L'excédent de la filière aéronautique et spatiale a atteint 18,6 milliards d'euros en 2016, selon le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales.

Que ce soit dit, la filière aéronautique et spatiale reste le premier contributeur excédentaire au solde du commerce extérieur de la France en 2016, a assuré jeudi le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS). Car à la suite de la dégradation des chiffres du commerce extérieur français publié mardi par le ministère de l'Économie (48,1 milliards d'euros de déficit en 2016), "des commentaires ont attribué une part notable de cette détérioration à l'industrie aéronautique et spatiale", explique dans un communiqué  le GIFAS, qui n'a pas aimé.

Le GIFAS tient d'ailleurs préciser que "les livraisons aéronautiques et spatiales sont stables en 2016" mais ont égalé "le niveau record de 2015, à 58 milliards d'euros". Il précise également que "l'excédent aéronautique et spatial pour 2016 se situe à un excellent niveau à 18,6 milliards d'euros, sans pour autant égaler le record de 22,3 milliards en 2015". le GIFAS rappelle que "l'amélioration en décembre 2016 de la balance commerciale tient presque exclusivement au secteur aéronautique". Les livraisons d'Airbus en décembre ont atteint le montant inédit de 5,8 milliards d'euros, pour 64 appareils livrés depuis la France.

"La filière aéronautique et spatiale française peut donc se féliciter de son excellente et constante contribution au solde du commerce extérieur de la France", estime le GIFAS.

 

Une année record pour Airbus en termes de livraisons

Airbus a fini l'année 2016 avec 731 commandes nettes au compteur et surtout 688 livraisons, l'indicateur pris en compte par les douanes. Une performance d'ensemble qui ne concerne pas que la France. En revanche, ATR n'a livré que 80 appareils (contre 90 espérés). En dépit d'une année difficile, les ATR-600 sont toutefois arrivés en tête de toutes les ventes d'avions régionaux en 2016, avec 36 commandes d'appareils.

De son côté Dassault Aviation a livré 49 avions d'affaires Falcon (contre 55 en 2015). L'avionneur a par ailleurs remis trois Rafale à l'Égypte l'année dernière (sur un total de neuf appareils). Enfin, héritier de la mythique société Morane-Saulnier, Daher continue de se jouer de la crise de l'aviation d'affaires. Après avoir livré 55 TBM en 2015 et 51 en 2014, le constructeur de petits avions d'affaires mono-turbopropulseurs a livré 54 TBM 900 et TBM 930 en 2016.

 

Par Michel Cabirol

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Guide Michelin : un nouveau deux étoiles en Occitanie

Guide Michelin : un nouveau deux étoiles en Occitanie | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Le classement 2017 du guide Michelin a été dévoilé ce jeudi 9 février. Trois restaurants de la région Occitanie ont reçu leur première étoile. Un établissement du Lot a quant à lui obtenu une deuxième étoile : le Gindreau, à Saint-Médard.

 

Chaque année, c'est un moment attendu par tous les chefs de France. Dans un pays réputé pour sa gastronomie, le classement du guide Michelin peut faire décoller une carrière ou, au contraire, détruire la notoriété d'un restaurant. Pour 2017, le guide rouge a recensé 616 établissements étoilés, dont 70 nouvelles étoiles. Dans le même temps, 52 établissements perdent une étoile.

En Occitanie, un restaurant lotois a vu sa cote grimper dans le guide avec une deuxième étoile. Il s'agit du Gindreau, le restaurant de Pascal Bardet à Saint-Médard Catus.

#2étoiles pour le Gindreau, à Saint-Médard (46), grâce au patient travail du chef Pascal Bardet. Bravo ! http://bit.ly/LeGindreau 

 

Trois restaurants sont par ailleurs nouvellement étoilés dans la région : le Château de Mercuès (46), L'Aparté à Montrabé, à côté de Toulouse, et Skab à Nîmes (30). Les deux seuls restaurants 3 étoiles de la région restent l'auberge du Vieux-Puits dans l'Aude et le restaurant Bras à Laguiole (12).

 

41 étoilés en région

Dans la région toulousaine, En Marge (Aureville), La Table des Merville (Castanet-Tolosan), En Pleine Nature (Quint-Fonsegrives), Les Jardins de L'Opéra et le Py-r (Toulouse) et O Saveur (Rouffiac-Tolosan) conservent leur étoile. Michel Sarran reste lui doublement étoilé. Mauvaise nouvelle en revanche pour l'Amphitryon à Colomiers. Le chef Yannick Delpech perd une de ses deux étoiles.

Dans le Lot, quatre restaurants sont toujours 1 étoile : le Pont de L'Ouysse, le Château de la Treyne, Les 3 soleils de Montal, et Au Déjeuner de Sousceyrac. C'est également le cas de La Table des Cordeliers à Condom, dans le Gers.

Au total, la région compte 41 établissements étoilés. Pour avoir la liste complète du guide Michelin 2017, c'est ici.

 

Par Paul Périé  

 

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L'Occitanie, une région d'entrepreneurs

L'Occitanie, une région d'entrepreneurs | La lettre de Toulouse | Scoop.it

C'est une étude régionale sur l'envie d'entreprendre qui a été publiée le 2 février. On y apprend que près de la moitié des moins de 25 ans en France auraient envie de créer leur propre entreprise.

Une envie particulièrement marquée dans la région Occitanie, où 31 % des habitants ont créé ou ont envie de créer leur entreprise. La nouvelle grande région truste la première place du classement national de l'envie d'entreprendre avec la région PACA.

C'est dans le secteur des services à la personne que la demande est la plus forte. Un secteur jugé comme le plus porteur par les habitants de la région, devant Internet, l'économie collaborative ou encore le High-Tech.

 

CEMOI chocolatier, l'entreprise préférée en Occitanie

Autre élément intéressant de cette étude, le classement des entreprises préférées par région. En Occitanie, l'entreprise Cémoi chocolatier, basée à Perpignan est plébiscitée par 26 % des habitants de la grande région. Elle arrive en première position devant Royal Canin et Thales. Airbus n'arrive qu'en 4e position, devant Chausson Matériaux.

L'étude, "Les Français et l'envie d'entreprendre" a été réalisée sur un échantillon de 3000 personnes par l'institut d'études Odoxa pour le cabinet d'audit BDO.

 

LUCAS MEDIAVILLA
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Le CV est-il voué à disparaître ?

Le CV est-il voué à disparaître ? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Yves Loiseau, business manager chez Textkernel, société spécialisée dans les technologies du langage et de l'intelligence artificielle.

 

Les articles annonçant sa disparition se multiplient, mais ne s’agirait-il pas simplement de provocation ? Il ne fait aucun doute que le CV est destiné à évoluer, mais de là à devenir complètement obsolète… les habitudes ont la vie dure !

Le secteur du recrutement aura toujours besoin d’un support tangible et synthétique permettant d'évaluer un candidat. Le CV est néanmoins voué à évoluer. Peut-être reviendra-t-on au sens premier, à l’étymologie du terme : un curriculum vitae, c’est un parcours de vie. Peut-être y mettra-t-on plus d'informations, peut-être sera-t-il structuré différemment ou bien changera-t-il de nom. Mais le fait d’avoir un CV entre les mains ne changera pas. Même la disparition annoncée de la version papier n’est pas une certitude ! Certes minoritaire, elle reste surtout utilisée à l’occasion de salons. Mais dans les faits, beaucoup de CV électroniques sont imprimés pour faciliter la lecture ou simplement par des destinataires n’ayant pas accès à un outil de recrutement ou ne tenant pas à passer toute leur journée devant un ordinateur. Même s’il est interactif, il faut donc toujours penser son CV avec la possibilité de l'imprimer en tête, ne serait-ce que figé sous la forme d’un pdf à lire sur tablette.

 

Pas de disparition, mais une évolution

La première chose que fait un recruteur quand il reçoit un CV dans le format actuel, ce sont des calculs : il essaie de savoir combien de temps le candidat a passé dans tel secteur, s’il a tendance à rester longtemps en poste, si la somme de ses expériences se traduit par la maitrise de compétences précises, par exemple. Tout cela prend du temps et les moyens digitaux aujourd’hui à notre disposition sont capables de faciliter et d'accélérer cette synthèse visuelle. En particulier, les technologies sémantiques, comme celles de Textkernel, vont permettre de faire ressortir les axes synthétiques d'un parcours.

 

Les blockchains, l’avenir du CV ?

Un phénomène pourrait très bien bouleverser le CV tel que nous le connaissons : celui des blockchains. Dans ce cadre, on dispose d’une information notariée et certifiée par l’ensemble de la blockchain. Par exemple, une personne pourrait passer un test, et se voir accorder le droit de diffuser les résultats sur son CV par l’éditeur ou le commanditaire du test. Quand on quitte un poste, un certain nombre d’informations sont détenues par l’entreprise. L’idée serait d’en céder les droits à l’individu pour un usage ultérieur, afin de garantir qu’il a bien occupé telle fonction notamment. On pourrait aussi imaginer un indice de satisfaction. Le CV deviendrait alors l’œuvre de plusieurs auteurs avec un droit de distribution. Cela pourrait révolutionner le processus de recrutement : l’individu serait totalement détenteur de ses données personnelles. Il céderait ces informations pendant le processus de recrutement ou pendant la durée de son contrat de travail et pourrait ensuite choisir de les rendre inaccessibles. Les SIRH ne stockeraient les renseignements personnels que pour la durée nécessaire. L’intérêt des jobboards résiderait quant à lui dans leurs qualités marketing et dans l’expérience de recherche plutôt que dans le fait de détenir des données individuelles.

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Toulouse : Scalian va recruter 180 personnes en 2017

Toulouse : Scalian va recruter 180 personnes en 2017 | La lettre de Toulouse | Scoop.it

François Schnoebelen, DRH du groupe Scalian.

 

Scalian, ex Eurogiciel, envisage de recruter plus de 800 personnes en 2017, dont 180 uniquement à Toulouse. Pour accompagner sa croissance, le groupe recherche des Bac +5 « agiles et créatifs ». Le point avec le DRH, François Schnoebelen.

 

Eurogiciel, qui vient de changer d’identité pour devenir Scalian, prévoit de recruter 820 personnes cette année. Dont 180 en Occitanie, où le groupe compte quatre implantations à, et autour de Toulouse. « Dans le cadre de la forte progression de nos activités, nous avons des besoins très importants et nous allons intégrer des salariés pour nos deux pôles : systèmes numériques et performance des opérations. Nous sommes à la recherche des futurs pépites de demain, des candidats agiles, adaptables, et créatifs », indique François Schnoebelen, le DRH de Scalian.

Le groupe va embaucher, tout au long de l’année 2017, des ingénieurs architectes Java JEE, télécoms, systèmes embarqués, IVV, traitement d’images et du signal pour son pôle systèmes numériques. Des ingénieurs en gestion de projet, des consultants fonctionnels et des ingénieurs en management de la performance (qualité, supply Chain, assurance qualité produit/process) seront, eux aussi, recrutés pour son entité spécialisée dans la performance des opérations. Un Bac +5 minimum est requis pour postuler, tout comme une première expérience réussie dans le secteur, alternance longue ou premier emploi, avec une mise en pratique du diplôme. « Du point de vue de la personnalité, nous voulons des candidats en mesure de s’adapter constamment aux besoins de nos clients, qui évoluent perpétuellement. Nous ne misons pas uniquement sur une compétence technique, nous recherchons de personnes capables de sortir de leur périmètre de sécurité et en mesure de créer », précise François Schnoebelen.

 

Des annonces régulièrement mises en ligne

Afin d’attirer les candidats dans un secteur très concurrentiel, Scalian met en avant la qualité de son environnement de travail, mais aussi celle de ses effectifs. « Les futurs salariés ne vont pas être noyés parmi des généralistes, mais ils vont rejoindre une communauté d’experts. Les missions et les clients vont leur permettre de s’épanouir dans leur créativité et leurs capacités technique », argue François Schnoebelen. De plus, une fois intégrés dans l’entreprise, les collaborateurs sont suivis régulièrement par leurs managers, lors d’entretiens de détermination des objectifs organisés tous les six mois, et peuvent participer à des formations en présentiel ou en e-learning proposées au sein de l’Academy développée par la société.

Pour rejoindre Scalian, des annonces sont publiées quotidiennement sur le site du groupe. Un chargé de recrutement qualifie chaque candidature. Les profils sélectionnés passent ensuite par un système de sélections, qui comprend un test technique, un entretien plus généraliste, et une rencontre avec un manager. « Nous sommes exigeants dans notre processus de recrutement. Mais, pour le moment, nous n’avons pas eu de difficultés à atteindre nos objectifs et à recruter les bons profils », se félicite François Schnoebelen.


Agnès Frémiot

 

Les candidatures peuvent être adressées à : recrutement@scalian.com

 

 

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Train du futur : Hyperloop TT implante son centre de R&D européen à Toulouse

Train du futur : Hyperloop TT implante son centre de R&D européen à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Image de synthèse du centre de R&D d'Hyperloop à Francazal (Crédits : Agence François Leclerq)La société californienne Hyperloop TT, qui travaille sur le développement d'un moyen de transport futuriste, a choisi Toulouse pour implanter son centre de R&D européen. L'accord a été signé ce mardi 24 janvier entre les dirigeants de la société, Toulouse Métropole, la Région et l'État. Ce dernier est propriétaire de la base de Francazal, où Hyperloop va s'installer.

Toulouse-Montpellier en 24 minutes ? C'est ce dont rêve la présidente de la Région Occitnie Carole Delga et qui pourrait devenir une réalité si la technologie développée par Hyperloop se concrétisait. Le projet, lancé par l'Américain Elon Musk en 2013, se définit lui-même comme "le 5e mode de transport", un hybride entre l'avion et le train. Et sa société Hyperloop Transportation Technologies a choisi d'installer son centre de recherche et développement européen à Toulouse. Plus spécifiquement sur l'ancienne base aérienne de Francazal, près du village de Cugnaux.

Une décision "logique", selon Bibop Gresta, président de la société, qui a rappelé l'importance de l'aéronautique dans la région et l'écosystème innovant qui existe à Toulouse. "C'est ici qu'il y a les meilleurs ingénieurs en matière d'aéronautique", a-t-il souligné. Hyperloop TT souhaite en effet tirer profit des compétences régionales dans le domaine pour améliorer son projet. Cette implantation est donc un appel à "toutes les compétences pour aider à développer le moyen de transport le plus efficace de la planète".

Présente également en Slovaquie, en République tchèque, et à Abou Dabi, Hyperloop TT veut faire de Toulouse le centre d'un projet paneuropéen qui englobe 7 pays.

"Nous sommes la tentative la plus importante de réunir les plus grands esprits au sein d'un même projet qui a pour objectif de régler l'un des plus grands défis actuels", affirme Bibop Gresta.

Hyperloop, Francazal

Image de synthèse de la zone de Francazal avec une piste d'essai de 1 km pour l'hyperloop © Agence François Leclerq

Francazal, pôle de développement des transports de demain

L'installation d'Hyperloop TT a été rendue possible par le "travail de l'agence d'attractivité So Toulouse", que Jean-Luc Moudenc a tenu à féliciter ce mardi 24 janvier lors de la présentation du projet. Selon le président de Toulouse Métropole, "la Californie s'installe à Toulouse car c'est l'une des métropoles les plus dynamiques d'Europe". Il a par ailleurs rappelé l'importance de l'ancienne base aérienne de Francazal, "un territoire en reconversion sur les thématiques des transports intelligents, des drones, de la robotique". Jean-Luc Moudenc s'est engagé à ce que la Métropole accompagne Hyperloop dans son projet d'aménagement.

Même enthousiasme pour Carole Delga, qui a même prononcé quelques mots en anglais : "We want the French Silicon Valley in Occitanie" pour réaffirmer sa volonté de se positionner comme la région de l'innovation. La présidente de Région a rappelé que l'écosystème des transports intelligents, qui se développe à Francazal avec EasyMile notamment, représente 120 000 personnes en Occitanie. Selon elle, "le projet d'Hyperloop TT colle parfaitement avec l'ambition de devenir la première région à énergie positive". La Région apportera un soutien financier à travers le "contrat d'appui innovation à hauteur de 1 à 5 M€ pour l'immobilier et la R&D".

Première région en termes de dépenses pour la recherche avec 3,8 % du PIB, l'Occitanie possède de nombreux atouts qui ont séduit Hyperloop. "Il était naturel pour nous que vous vous installiez ici et nous n'aurions pas compris un autre choix", a même assuré le préfet de région Pascal Mailhos qui a indiqué que la société californienne pourrait bénéficier de 15 M€ d'aides dans le cadre du Crédit d'impôts recherche. L'État, propriétaire de la base de Francazal, mettra par ailleurs "du foncier à disposition" pour l'installation d'Hyperloop.

Un projet encore flou

Les promesses et la volonté d'accompagnement des institutions ne portent pourtant pas sur un projet très précis, et les informations concrètes sur le projet manquent encore. Si le CEO Dick Ahlborn a assuré vouloir "commencer dès aujourd'hui et être là pour rester", rien n'est encore acté concernant le bâtiment qui accueillera Hyperloop. Interrogés sur la question des emplois, la société parle de 50 emplois directs dans un premier temps.

Selon Bibop Gresta, "il y a un travail de réaménagement du site à faire" pour accueillir ce "centre d'excellence" qui regroupera l'Hyperloop Innovation Lab, l'Hyperloop Academy Program et le Special Partnership Program. "Il va fonctionner comme un incubateur d'innovation pour les transports intelligents, pas seulement pour Hyperloop", assure-t-il par ailleurs. Pour ce qui est du bâtiment en lui-même et de la superficie nécessaire, les dirigeants ont estimé "prématuré" de se prononcer.

Hyperloop TT, qui est en phase de levée de fonds, souhaite "impliquer les acteurs et investisseurs locaux". La société devrait investir "40 M$ répartis sur les 5 ans à venir", selon Dick Ahlborn. Un argent qui sera essentiellement dédié à l'innovation puisque "Hyperloop fonctionne beaucoup par crowdsourcing et que beaucoup de personnes impliquées dans le projet sont rémunérées en stock options", a rappelé Bibop Gresta.

Déjà en discussion "avec de nombreux grands groupes implantés à Toulouse", la société californienne souhaite continuer à "parler aux entreprises locales" pour imaginer des synergies et des collaborations possibles.

"La raison de notre succès en Californie vient du fait que la Silicon Valley regroupe à la fois les besoins et l'innovation, soit la demande et l'offre. Nous voulons renouveler l'expérience ici."

 
Jacques Le Bris's insight:

Comment fonctionne l'Hyperloop ?

Le système s'appuie sur la technologie de lévitation magnétique passive (MagLev). Une capsule se déplace dans un double tube quasiment sous vide, afin de limiter la résistance de l'air "et donc l'énergie nécessaire pour le faire fonctionner", insiste Dick Ahlborn. Les capsules sont propulsées par un champ magnétique, ce qui lui permet d'atteindre une vitesse de plus de 1100 km/h, selon Hyperloop TT. La société avance par ailleurs que le procédé est "alimenté par des énergies alternatives", ce qui réduirait considérablement les coûts opérationnels.

 

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Primaires. Les adresses de tous les bureaux de vote en Haute Garonne

Primaires. Les adresses de tous les bureaux de vote en Haute Garonne | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Les votants des primaires citoyennes doivent s’acquitter de 1 euro et signer une charte des valeurs.

Premier tour des primaires citoyennes de la gauche dimanche dans toute la France. Les électeurs sont invités à se rendre aux urnes pour choisir qui représentera la gauche à l’élection présidentielle. Tous les électeurs inscrits sur les listes électorales peuvent voter à cette élection dimanche de 9h à 19h. QUelle sera la participation à Toulouse et dans toute la France ?

A LIRE AUSSI : Primaires de la gauche, les adresses de tous les bureaux de vote à Toulouse

Comment trouver son bureau de vote ? Le principe est d’un bureau de vote par canton. Un site internet a été ouvert pour trouver son bureau en fonction de sa ville ou de son code électoral et de son adresse.

Voici l’adresse de tous les bureaux de vote mis en place

Dans le département et hors Toulouse se sont 806 bureaux de vote qui ont été mis en place par les sections socialistes. Dans Toulouse, répartis dans tous les quartiers de la ville, 256 bureaux attendent les électeurs

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Des aides pour accompagner sa création d’entreprise

Des aides pour accompagner sa création d’entreprise | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La France apprécie ses créateurs et leur propose de nombreux dispositifs de financements des fonds propres. Voici un rapide tour de piste.

Créer son entreprise, c’est d’abord avoir une idée. Mais pour accélérer, les finances doivent suivre. Alors, depuis longtemps, la France soutient les porteurs de projets pour le développement de leur activité, surtout au démarrage. « Celui qui souhaite se lancer peut vraiment le faire. Nous avons un réseau de soutien aux créateurs très dense », insiste Dominique Restino, Président de la CCI Paris. On s’en doute, les demandeurs d’emploi sont naturellement les premiers concernés par les dispositifs existants.

 

 

ARCE

Premier d’entre eux, l’Aide à la reprise et à la création d’entreprise (Arce) versée par Pôle emploi consiste à recevoir ses allocations-chômage sous la forme d’un capital. Risqué mais très intéressant car avec ce dispositif ce sont des fonds relativement importants en phase de lancement qui sont mobilisés. « Dans la plupart des cas cela représente une année d’indemnités. Cela permet de décrocher un apport facilement. En contrepartie, on prend le risque de ne pas être indemnisé », indique Laure Thiebault, juriste à l’AFE (ex-APCE).

 

 

NACRE

Dans le même esprit, le Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise (Nacre) est aussi ouvert aux personnes en recherche d’emploi. Ce dispositif permet de bénéficier d’avances personnelles, sans intérêts, de 1 000 à 8 000€ remboursables dans un délai maximum de 5 ans. Un prêt qui sert essentiellement à consolider ses fonds propres car il doit être impérativement couplé à un prêt bancaire ou solidaire. Le plan de financement des projets individuels de création est tout de même plafonné à 75 000 € (hors projets de reprise d’entreprise ou projets collectifs qui ne sont pas concernés par cette limite). « C’est un bon complément de prêt. L’intérêt réside dans le taux zéro », ajoute Laure Thiebault. « Mais les accompagnements proposés avant et après la création sont aussi des avantages non négligeables».

 

 

PRÊT D’HONNEUR

Plutôt considéré comme un coup de pouce financier, le prêt d’honneur s’adresse aux porteurs de projet qui ne possèdent pas suffisamment d’apports personnels. La somme allouée varie, selon les organismes et leurs orientations économiques, de 2 000 € à 50 000 € (jusqu’à 90 000€ pour des projets innovants). Le montant moyen de ces prêts octroyés par Initiative France(1) a été de 8 500 € et de 29 000 € dans le Réseau Entreprendre(2).

 

 

ACCRE

L’aide aux demandeurs d’emploi créant ou reprenant une entreprise (Accre) permet une exonération de charges sociales sur les rémunérations pendant un an. Cette aide financière est d’autant plus importante qu’elle facilite la constitution de réserves pour mieux préparer l’exercice suivant.

 

 

LES CONCOURS

Les bourses allouées par ce biais sont très nombreuses et représentent enfin une source de financement non négligeable. Ils sont locaux, régionaux, nationaux et même européens. Il serait bien entendu impossible d’en dresser une liste exhaustive. À l’instar du Moovjee, un jury préside et une remise de prix est organisée. L’intérêt ? Disposer d’un outil de objectifs que je m’étais fixés. Cette expérience me permet de développer de nombreuses compétences. Une polyvalence que j’apprécie beaucoup. » communication pour son projet, bien utile face à un banquier ou un partenaire qui souhaite s’engager à vos côtés. « Être reconnu via un concours comme le nôtre est indéniablement un atout qui favorise l’accélération de son activité. Être évalué par un jury indépendant et récompensé par ses pairs donne de la confiance. C’est une chose importante en phase de lancement », commente Dominique Restino qui, outre sa fonction de président de la CCI de Paris, est le fondateur du MoovJee(3) qui fête sa 8e édition.

 

(1) 1er réseau associatif de financement des créateurs et des repreneurs d’entreprise.

(2) Le Réseau Entreprendre compte aujourd’hui 83 implantations en France et a été reconnu d’utilité publique en 2003.

(3) Le MOOVJEE, Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs, a pour mission d’amener les jeunes vers la création/reprise d’entreprise. Son action se résume en trois axes : accompagnement-mentorat ; prix ; communautés. Infos:www.moovjee.fr.

 

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Recrutement : Trello, un outil qui confronte et valide

Recrutement : Trello, un outil qui confronte et valide | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Trello est devenu un outil incontournable dans les PME et les startups qui ne disposent que de très peu de personnel pour assurer le recrutement de ses cadres. D’une très grande intuitivité et très fonctionnel, il permet de confronter des profils avec les postes vacants et de procéder à un premier tri.

Dans un premier temps, il s’agira de concevoir des cartes Trello qui collecteront les principales données sur les candidats. Avec cet outil, il est déjà possible d’éliminer les candidats indélicats qui ne pensent plus à personnaliser leur CV ou leur lettre de motivation en se contentant de livrer des copier-coller. Les cartes s’afficheront sur le board parallèlement aux postes à pourvoir. Cette phase de mise en confrontation donnera lieu à un premier positionnement. Des étiquettes seront attribuées en fonction du poste recherché par le candidat.

Trello comporte une fonctionnalité très intéressante avec les Power up. Ce sont des ajouts, des bonus qui viennent augmenter les informations de base sur le candidat. Ces Power up servent à affiner le profil de la personne en précisant son école, son téléphone, la date de son entretien, toutes choses qui restent tout à fait ordinaires sans avoir la CNIL à vos trousses. Trello ne peut évidemment vous soustraire à l’entretien avec le candidat. Celui-ci reste la phase ultime mais Trello vous offrira la possibilité d’ajouter un commentaire à vif après la confrontation. Cela optimisera encore le profil du candidat. L’entretien mettra à plat les enjeux du poste et les aspirations du candidat. Le salaire n’est pas la finalité ultime, les candidats recherchent également une qualité de travail, une reconnaissance qu’ils acquerront plus facilement dans une équipe bienveillante et soucieuse d’intégrer dans son équipe des profils concordants.

L’incertitude n’a plus droit d’entrée avec Trello et les candidats qui restaient dans un entre-deux, correspondant partiellement au profil recherché et dont on pouvait discuter l’éventuel recrutement sont éliminés pour faciliter les prises de décision.

Si Trello est un logiciel particulièrement bien adapté pour les situations de recrutement, en ce sens qu’il offre une objectivité unique, d’autres pistes restent à explorer pour parfaire la constitution de vos équipes avec des profils adaptés.

 

Les réseaux sociaux : des viviers dans lesquels on peut puiser

De nombreux candidats, souvent micro entrepreneurs en free lance développent leurs profils sur des réseaux sociaux dédiés à la mise en connexion de recruteurs et de postulants. Vous pourrez lancer votre recherche sur Linkdin par exemple. Cela vous offrira la possibilité d’une prise de contact informelle pouvant favoriser des rencontres ultérieures. Vous disposerez de nouveaux contacts qui augmenteront d’autant votre vivier.

Il faut valoriser les connexions entre entreprises et le bouche à oreille se révèle un moyen encore efficace pour dénicher et recommander des cadres compétents. il n’est pas rare en effet que des cadres en free lance travaillent pour plusieurs sociétés et cette solution présente de nombreux avantages.

 

Les astuces des recruteurs pendant l’entretien

Cap sur l’enfance

Afin de faire tomber certains masques, le DRH ou le chargé de recrutement pourra se livrer à des entretiens moins traditionnels que ceux qui sont pratiqués communément. Certaines questions pourront être abordées, qui sauront ôter l’enveloppe superficielle du candidat, l’image qu’il a construite et qu’il véhicule au quotidien dans ses relations sociales et professionnelles. En l’interrogeant sur son enfance et ses événements marquants, le postulant livrera des pans de sa personnalité très intimes qui pourront révéler sa fragilité, sa force voire son inconstance. Le DRH privilégiera des parcours de vie où la combativité du candidat a pu se dévoiler.

 

Des mises en situation pour des projections réalistes

Donner les manettes pour conduire le candidat vers la responsabilité qu’on lui propose est sans doute une des voies qu’il faut également suivre. On lui demandera d’exposer ses quatre premières semaines au sein de l’entreprise pour prendre la mesure de son engagement et de sa perception du poste. Celle-ci pourra laisser filtrer des lacunes, des incohérences dans la stratégie à mener, voire une inadéquation totale. Cette projection aplanira certaines approximations. Aussi bien le recruteur que le postulant prendront conscience de cet écart entre réalité et fantasme. Certains seront découragés mais ce sera tout à fait positif pour les entretiens ultérieurs.

 

Des vidéos pour se présenter sans fioriture

C’est une stratégie de recrutement de plus en plus exploitée. Elle consiste à solliciter une vidéo enregistrée sur une plateforme Web. Les règles de captation sont simples : le candidat ne connait par avance aucune des questions qui lui seront posées, il ne peut procéder à aucun retour en arrière. ni arrêter la prise. Ces vidéos durent un temps limité et sont ensuite soumises au responsable qui pourra comparer les candidats et établir une short-list en fonction des critères retenus. C’est aussi l’occasion de mesurer plus objectivement les compétences orales du candidat.

 

Des jeux qui peuvent faire penser à la chaise musicale

Dans l’éventail des mises en situation qui pourront être proposées aux candidats, le DRH pourra éventuellement choisir celle-ci. Il s’agit de faire attendre les candidats avec leur CV en main. Ce n’est pas un jeu de mémoire qui consisterait à retenir un maximum d’informations. Vous suggérerez d’échanger les CV avec celui qui se trouve à droite par exemple. Chacun des postulants aura la tâche de présenter celle ou celui dont il a hérité le CV. Cela peut se solder par l’élimination des killers ou au contraire des encenseurs qui croient avoir tiré la bonne carte en gonflant le profil de leur concurrent. Resteront celles et ceux qui savent être plus modérés, ce qui est essentiel pour des communicants compétents.

Avec ces outils, les recruteurs développeront sans doute leurs critères de sélection.

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A Toulouse, Thales Alenia Space profite du dynamisme du secteur spatial

A Toulouse, Thales Alenia Space profite du dynamisme du secteur spatial | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Le vaisseau Cygnus de Thales Alenia Space lors de son amarrage à l’ISS.
 
Thales Alenia Space a enregistré de nouvelles commandes de satellites dans de nombreux domaines : télécoms, observation, etc., assurant son assise dans le secteur. En parallèle, le site toulousain s’adapte à de nouvelles technologies.
 

Le climat est au beau fixe chez Thales Alenia Space. La société participe à de nombreux programmes de satellites sur ses deux sites, à Cannes et à Toulouse, et présente un bilan qui s’annonce flatteur : « Le chiffre d’affaires est bien orienté pour les neuf premiers mois de l’année 2016 », explique Albert Cerro, le nouveau directeur du site de Toulouse depuis le 1er janvier 2017 (cf encadré).

Alors que le groupe a embauché 400 personnes l’an dernier, l’exercice 2016 devrait s’établir au même niveau que 2015 à hauteur de 2 milliards d’euros. « Le chiffre est stable depuis cinq ans, l’année 2016 a été particulièrement marquante car nous avons couvert tous les spectres d’activité de Thales Alenia Space avec les télécoms, les constellations, l’observation et l’exploration, cela faisait longtemps que cela n’était pas arrivé », ajoute encore Albert Cerro.

 

Digitalisation et salles d’innovation

En 2016, un tir tous les mois a concerné des équipements conçus au sein des équipes de Thales Alenia Space à Toulouse ou à Cannes. Le lancement de Cygnus, le vaisseau ravitailleur vers la station ISS, le satellite Sentinel1B, qui fait partie du programme d’observation de la terre Copernicus, ou encore le lancement de la sonde européenne Exomars, même si cette dernière s’est écrasée sur le sol de la planète rouge en octobre dernier. « Ce demi-échec ou demi-réussite n’a pas empêché l’agence européenne de signer avec nous le programme Exomars 2020 qui devrait envoyer un Rover sur Mars », ajoute encore Albert Cerro. L’entreprise a également signé un contrat avec la société luxembourgeoise SES afin de lui fournir des satellites qui pourront alimenter les avions commerciaux en internet haut débit en 2019.

Mais pour Thales Alenia Space, le temps est aussi à l’adaptation depuis un ou deux ans à de nouvelles technologies : spécialisé dans la radiofréquence, le site toulousain s’adapte à la digitalisation, fait appel à la réalité augmentée pour l’assemblage de ces satellites ou à l’impression 3D. Des salles d’innovation en interne ont également été ouvertes, afin que les salariés puissent lancer des projets d’initiative. Elles devraient s’agrandir dans les prochains mois : le Sauss, un sous-marin de surveillance maritime qui peut naviguer horizontalement que verticalement, a été conçu selon ce principe.

 

Philippe Font

 

Un nouveau directeur à Toulouse

Albert Cerro a été nommé le 1er janvier directeur de l’établissement Thales Alenia Space de Toulouse. Il remplace Jean Pierre Vialaneix, appelé à d’autres fonctions au sein de la société, et se trouve donc à la tête de 3000 salariés dont 2500 Thales Alenia Space et 500 sous-traitants sur le site industriel de Basso Cambo. Agé de 60 ans, Albert Cerro est diplômé de l’Enseeiht et entre dans la société, à l’époque Thomson-CSF, en 1981. Directeur des programmes radio fréquence et altimétrie au sein de la direction « Observation & Science France » depuis 2005, il conserve ses attributions en plus de ses de directeur de l’établissement toulousain.

 

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Développement durable : 35 000 m2 de bureaux à énergie positive en projet à Toulouse

Développement durable : 35 000 m2 de bureaux à énergie positive en projet à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it
L'immobilier poursuit sa mue écologique. La société de capital equity Omnes Capital s'associe au groupe Carle et investira jusqu'à 15 millions d'euros en cinq ans dans les projets du promoteur toulousain, pour construire 35 000 m2 de bureaux à énergie positive.

Construire plus et mieux, c'est le souci de nombreux acteurs de la construction. Une préoccupation d'autant plus forte en prévision de la prochaine réglementation thermique (RT 2020) qui imposera de ne construire que des bâtiments à énergie positive (BePos) dès 2020, et dès 2018 pour les bâtiments publics.

La société de capital equity Omnes Capital, traditionnellement positionnée sur le secteur du développement durable, a anticipé cette problématique dès l'automne dernier en lançant un fonds d'investissement de 100 millions d'euros dédié à la construction de bâtiments à haute performance énergétique. Sa cible : les métropoles régionales, les acteurs locaux et indépendants et les marchés publics.

"Toulouse, comme Bordeaux et Nantes, sont dans nos radars car ce sont des métropoles très dynamiques, décrit Serge Savasta, associé gérant d'Omnes Capital. Quant au choix du groupe Carle, nous avions entendu parler de leurs précédentes réalisations basées sur des procédés techniques innovants dans le Sud-Ouest et nous les avons choisi comme notre unique partenaire privé à Toulouse."

Omnes Capital indique aussi être dans une démarche de partenariats à venir avec des acteurs publics, type SEM d'aménagement, même si à ce jour Oppidea n'a pas encore été approchée. "Ce fonds doté de 100 millions d'euros de fonds propres devra nous permettre de nouer des partenariats sur l'ensemble des territoires régionaux pour construire jusqu'à 500 000 m2 de bureaux ou de projets résidentiels et mixtes", détaille Serge Savasta.

 

À Toulouse : 15 millions d'euros d'investissements sur 5 ans

Grâce à ce partenariat stratégique conclu avec Omnes Capital, le groupe Carle compte accélérer sa production dans l'agglomération toulousaine, par le biais de copromotion et en bénéficiant de coups de pouces en matière de sécurisation des achats de fonciers. Omnes Capital se dit prêt en effet à investir jusqu'à 15 millions d'euros dans les 5 ans pour faciliter les opérations du promoteur comprise entre 5 000 et 15 000 m2.

Pour être éligible à ce fonds d'investissement, les projets devront cependant répondre à un cahier des charges strict qui compte jusqu'à 70 points techniques à valider. Trois projets du groupe Carle ont déjà été identifiés comme compatibles. Le plus abouti concerne le programme de trois bâtiments de bureaux en R+2 situé au pied du métro de Ramonville qui devrait sortir de terre en 2018. La conception de ce programme d'une surface de 8 000 m2 a été confiée aux agences Valode & Pistre et Cardete & Huet.

"Nous comptons mettre à profit ce partenariat pour déployer des solutions toujours plus innovantes qui iront au-delà des règlementations thermiques, indique Joost Hendriks, le directeur général du groupe Carle. Nous réfléchissons en particulier à des solutions d'optimisation d'utilisation de la lumière naturelle, à l'acoustique, l'hygiène de l'air, la recyclabilité des matériaux, et au bilan carbone du bâtiment."

 

Béatrice Girard

 

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Produire, produire, produire : l'enjeu crucial d'Airbus pour vendre plus

Produire, produire, produire : l'enjeu crucial d'Airbus pour vendre plus | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Après un mois décembre très intense sur le plan des livraisons (111) et des prises de commandes (321), Airbus a livré 688 avions en 2016 et engrangé 731 commandes nettes. Si Boeing reste le premier constructeur mondial, Airbus a conservé sa couronne en termes de commandes.

 

Après un mois de décembre en fanfare au cours duquel Airbus a livré des avions comme des petits pains (111, soit quasiment l'équivalent de deux mois de livraisons) et a engrangé 321 commandes nettes, l'avionneur européen a fini l'année 2016 avec 731 commandes nettes au compteur et 688 livraisons. Une performance qui place une nouvelle fois Airbus devant Boeing en termes de prises de commandes (731 contre 668) mais toujours derrière son rival sur le plan de la production, Boeing ayant livré 748 appareils.

 

Carnet de commandes consolidé

 «L'année 2016 était un défi car il fallait assurer la montée en cadence de deux avions en développement, l'A320 neo et l'A350. Nous savions que ce serait difficile mais en plus des difficultés auxquelles nous nous attendions, nous en avons rencontrées d'autres, imprévues, notamment de certains de nos fournisseurs », a expliqué ce mercredi à Toulouse le président d'Airbus, Fabrice Brégier, lors de la présentation du bilan commercial 2016. Au final, « 2016 est une très bonne année pour Airbus. Nous avons "dérisqué" l'A350, assuré un bon départ pour l'A320neo, et consolidé notre carnet de commandes », a-t-il dit.

 

Mise en service de l'A350-1000

Après une année éprouvante sur le plan industriel en raison des difficultés de certains fournisseurs à assurer la montée en cadence de l'A350 et de l'A320neo, l'année 2017 sera certes un peu moins complexe que l'an dernier du fait de l'avancée sur la courbe d'apprentissage de ces appareils. Pour autant, elle n'en restera pas moins difficile avec, à l'exception de l'A380, les obligations de montée en cadences sur tous les programmes et la mise en service de la version allongée de l'A350, l'A350-1000 et la préparation du premier vol de l'A330neo, légèrement décalé à début 2018.

 

Difficultés pour une compagnie de trouver des "slots" de livraison

De fait, la hausse de la production constitue à nouveau le maître mot d'Airbus pour 2017 et les années suivantes, afin de raccourcir les délais de livraisons, dont la longueur, en raison de l'importance du carnet de commandes (6.874 avions, soit 10 ans de production aux cadences actuelles) peut dissuader les compagnies aériennes de passer commande. Mais aussi pour rassurer les compagnies sur le contrôle d'Airbus de l'industrialisation de ses appareils.

 «Un de mes plus gros problèmes est qu'il n'y a plus grand chose à vendre, notamment sur les monocouloirs, jusqu'en 2021 », a indiqué John Leahy, le directeur commercial d'Airbus.

 

Objectif : plus de 700 livraisons en 2017

«Le défi est de livrer notre carnet de commandes», a insisté Fabrice Brégier.

Sans donner un chiffre précis, qui sera dévoilé en février lors de l'annonce des résultats financiers du groupe Airbus, le président d'Airbus table sur « plus de 700 livraisons l'an prochain », avec « trois fois plus de livraisons d'A320 neo qu'en 2016 » (autour donc de 200) et un nombre d'A350 livrés « en progression linéaire » entre les 49 livrés en 2016 et la centaine attendue fin 2018 au moment du passage à la cadence de 10 appareils livrés par mois, soit autour de 75-85 unités l'an prochain.

Avec la hausse des cadences prévue sur l'A320, l'A350 et l'A330 au cours des prochaines années, Airbus produira près de 900 avions par an d'ici à la fin de la décennie, a fait remarquer Fabrice Brégier, qui entend toujours, à ce moment-là, dépasser Boeing en termes de livraisons. Pour rappel, Airbus table notamment sur une hausse de 42,5% de sa production de monocouloirs d'ici à 2019 (60 par mois contre 42 aujourd'hui).

 

 

"Book to bill" inférieur à 1

D'ici-là, Airbus devrait néanmoins peiner à maintenir un rythme de prise de commandes supérieur d'au-moins une unité à celui des livraisons ("book to bill" de 1). Ce ne sera d'ailleurs pas le cas cette année, selon John Leahy, qui ne s'est pas hasardé à donner la moindre prévision de prises de commandes pour 2017.

«C'est difficile de donner un chiffre quand on a près de 6.700 avions dans le carnet de commandes », s'est-il justifié.

La problématique est toujours la même.

"Pour des raisons de délais de livraisons, les compagnies n'ont aucun intérêt à s'engager aujourd'hui dans la mesure où il est en effet très compliqué de trouver des créneaux de livraisons pour des grosses commandes. Il ne peut y avoir de grosses commandes sauf à négocier avec d'autres compagnies pour qu'elles acceptent de décaler leurs livraisons", explique Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities.

 

Moins de commandes au Salon du Bourget que d'habitude

A tel point que, contrairement aux éditions précédentes, il ne devrait pas y avoir une avalanche de commandes lors du prochain Salon aéronautique du Bourget, en juin. « Ce devrait être moins le cas que les autres années », a admis Fabrice Brégier.

«Les grosses annonces des dernières années ont été faites autour de grosses commandes d'A320, lesquelles sont déjà dans le carnet de commandes», a-t-il précisé. Pour lui, le nombre de prises de commandes devrait à nouveau dépasser celui des livraisons une fois le ramp-up prévu au cours des prochaines années effectué.

 

"Pas de retournement de cycle"

Pour autant, lui comme John Leahy réfute l'idée d'un retournement de cycle. « Il ne faut pas confondre la réduction des commandes et du carnet de commandes avec un marché qui s'essouffle. L'an dernier le trafic a augmenté de plus de 6% », a expliqué Fabrice Brégier. Pour certains experts et industriels de l'aéronautique, un « retournement » ou « une stabilité » de la production pourrait intervenir d'ici à la fin de la décennie en raison notamment de la concurrence des avions d'occasion. C'est en effet à ce moment-là que commenceront à arriver les « retours de lease » d'un grand nombre d'appareils livrés à partir de la fin de la dernière décennie. Tout dépendra de l'évolution du prix du baril du pétrole. Une flambée du prix du baril inciterait en effet es compagnies à acheter des avions neufs.

 

Fabrice Gliszczynski

@FGliszczynski

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