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Qui est le nouveau directeur général du Medef 31? Interview de Jean-François Monfraix

Qui est le nouveau directeur général du Medef 31? Interview de Jean-François Monfraix | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Jean-François Monfraix est le nouveau directeur général du Medef Haute Garonne

 

 

Jean-François Monfraix est devenu début avril le nouveau directeur général du Medef Haute Garonne. Ancien entrepreneur, formé à l’ESC Toulouse, il est désormais rattaché auprès du président du Medef 31, Philippe Robardey. Demain, mardi 16 avril, se tient la Grande Tribune du Medef 31 à Toulouse, une journée de réflexion à laquelle sera présente Laurence Parisot, présidente du Medef. À la vieille de cet événement, Jean-François Monfraix présente ses ambitions pour le syndicat du patronat haut-garonnais. Interview.

 

Quel est votre parcours ?
Je suis né à Toulouse en 1966, ce qui fait de moi un vrai Toulousain. J’ai étudié à Sup de Co Toulouse, d’où je suis sorti avec un master spécialisé en stratégie d’entreprises. Ensuite, j’ai évolué dans diverses sociétés avant de créer ma première entreprise en 1991.

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Quelques informations sur l'immobilier à Toulouse
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Où se cache le vrai-faux Made in Toulouse?

Où se cache le vrai-faux Made in Toulouse? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

ToulÉco le Mag n°19 :

Pour ce numéro d’été, la rédaction s’est intéressée au made in Midi-Pyrénées. Où est le vrai ? Où est le faux ? Comment les filières locales s’organisent-elles pour contrer la concurrence ?

Autant de questions auxquelles cette enquête répond.


VERSION NUMERIQUE :  3,50 €


En savoir plus

Pour ce numéro d’été, la rédaction s’est intéressée au made in Midi-Pyrénées. Où est le vrai ? Où est le faux ? Comment les filières locales s’organisent-elles pour contrer la concurrence ? Autant de questions auxquelles cette enquête répond.

Retrouvez également un large dossier sur l’économie toulousaine à l’heure de la Grande guerre. Entre histoire et portraits d’entreprises plus que centenaires, vous découvrirez comment la mobilisation industrielle de 14-18 a représenté un bon économique pour Midi-Pyrénées.

Le traditionnel cahier ToulEmploi offre quant à lui des pistes pour parfaire son anglais en immersion… dans la région ! Tandis que la biodiversité est au menu de ToulÉco Green ou que la page Réseaux est consacrée à Antoine Jouin, le PDG de Continental Automotive France qui vient de fêter les 35 ans de son usine toulousaine.


Jacques Le Bris's insight:


Pour le fun , j'ai moi aussi une rubrique Made_in_Toulouse ; vous pouvez jeter un oeil  par ici :

http://www.scoop.it/t/epic-pics/?tag=Made_in_Toulouse


Ma rubrique Entreprise  :

http://www.scoop.it/t/la-lettre-de-toulouse/?tag=Entreprise


Ma rubrique Start-up :

http://www.scoop.it/t/toulouse-networks/?tag=Start-Up


Hélas, La Ville Rose n'est pas toute rose.

Attention aux âmes sensibles, ma rubrique Mad_in_Toulouse :

http://www.scoop.it/t/epic-pics/?tag=Mad_in_Toulouse

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Toulouse séduit les investisseurs étrangers

Toulouse séduit les investisseurs étrangers | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Toulouse devient progressivement un «terrain de chasse» pour les entreprises étrangères qui font le maximum pour attirer le savoir-faire local. Dans tous les domaines.

Toulouse, nouvel eldorado pour les investisseurs étrangers ? Cela n'a jamais été aussi vrai et l'actualité récente en témoigne. Les acquéreurs chinois du consortium Symbiose sont en passe d'acquérir 49,99 % du capital de l'aéroport Toulouse-Blagnac. Hier, ils se sont présentés devant le Comité d'entreprise de l'aéroport, passage obligé pour faire avancer le dossier malgré le recours qu'un comité de riverains compte déposer devant le Conseil d'État pour empêcher cette privatisation.

La Ville rose a un atout majeur avec l'avionneur Airbus qui vend des avions aux Émirats Arabes Unis, au Qatar, à la Russie, à Singapour, au Japon. Grâce à des secteurs comme l'aéronautique, le spatial, l'agroalimentaire, la gastronomie (les Chinois ont désormais la main sur près de la moitié des cassoulets, mais veulent remplacer la saucisse de Toulouse par des nems) et le médical. Les cliniques privées Capio ne sont-elles pas suédoises ?

Pour nombre d'observateurs, les investisseurs étrangers sont légion à Toulouse. Ils se font même de plus en plus pressants. Tout cela est bien beau, mais il faut savoir raison garder. «La métropole de Toulouse est incontestablement une ville attirante, explique Jean-Jacques Dardelet, conseiller municipal chargé des relations extérieures. Elle a une dimension internationale, c'est certainement la plus européenne des villes françaises. Elle est devenue un terrain de chasse pour beaucoup de pays qui cherchent à développer leur économie, mais il faut être très lucide sur les intentions de chacun. Ce sont des pays dont l'exigence est grande : cela ne pose pas de problèmes aux grands groupes qui savent exporter, mais une PMI ou une PME a-t-elle les moyens de prendre de tels risques ?».

Toulouse, qui démontre d'un dynamisme économique certain et qui abrite désormais le prix Nobel d'économie 2014, Jean Tirole, reste une métropole «attirante» à plus d'un titre.

M. Dardelet, qui multiplie les contacts avec les délégations étrangères (Suède, Norvège, Allemagne, Chine, Viet Nam…), assure que la ville «représente un marché pour les entreprises étrangères, également à la recherche de partenaires pour les échanges de technologies, de sous-traitants performants. Leur message est clair : vous avez des ambitions, comptez sur nous pour les réaliser».

Toulouse est désormais une «French tech». Un label obtenu récemment et conçu pour permettre aux métropoles numériques de se développer au niveau national et surtout international.

Gérald Camier

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Privatisation de Toulouse-Blagnac : la CCI de Toulouse tend la main à Wiseed pour participer au rachat d'une part du capital

Privatisation de Toulouse-Blagnac : la CCI de Toulouse tend la main à Wiseed pour participer au rachat d'une part du capital | La lettre de Toulouse | Scoop.it


L'aéroport de Toulouse


Wiseed, la plateforme toulousaine de financement collaboratif l'a annoncé ce lundi matin : elle va co-investir avec la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse pour racheter au consortium chinois Symbiose 16 % du capital de l'aéroport de Toulouse. Le futur actionnaire pourrait en effet rétrocéder 1/3 de ses parts à un investisseur français ou local. La transaction totale pourrait avoisiner les 100 M€ auxquels Wiseed espère pourvoyer à hauteur de 25 M€.

Sans nouvelle des collectivités locales depuis le début de son opération "Rachetons l'aéroport de Toulouse", Thierry Merquiol, le cofondateur de Wiseed, envisageait ces derniers jours de s'associer à un recours administratif contre la privatisation de l'aéroport de Toulouse. Volte-face ce lundi matin puisqu'il annonce que la plateforme toulousaine de crowdfunding participera aux côtés de la CCI de Toulouse au rachat des parts de Symbiose. Le futur actionnaire chinois pourrait en effet rétrocéder 1/3 de ses parts à un investisseur français ou local.
"Contrairement à la Région qui n'a pas répondu à mon offre, Alain Di Crescenzo, le président de la CCI Toulouse, m'a appelé vendredi 12 décembre pour me proposer de co-investir quand le consortium chinois Symbiose (composé de Shandong Hi-Speed Group et Friedmann Pacific Asset) cèdera une partie de ses parts, se réjouit Thierry Merquiol. Il m'a dit qu'il avait la garantie que Symbiose respecterait son engagement de rétrocéder 16 % du capital de l'aéroport."

En quête d'investisseurs pour "maintenir une majorité locale" dans l'aéroport, Alain Di Crescenzo confirme la prise de contact, mais en relativise la teneur. "Thierry Merquiol m'a écrit pour me proposer ses services, je l'ai appelé pour lui dire que j'étais sensible à sa démarche, relate le président de la Chambre de commerce et d'industrie. Des investisseurs se sont déjà manifestés pour contribuer au rachat (Banque Populaire Occitane et la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées se montrent intéressées NDLR) . Si l'État et l'AMF autorisent la participation de Wiseed, je pense que nous pouvons faire une place aux Toulousains."

Si in fine,"la décision de vendre - et à qui - reviendra aux Chinois, nous avons aujourd'hui l'opportunité d'avoir un pacte local. Je fais tout ce que peux pour y travailler" affirme Alain Di Crescenzo. Le montage final reste encore à définir mais les investisseurs locaux devront réunir environ 100 M€ pour racheter 16 % du capital de l'aéroport aux Chinois.


25 M€ de souscriptions attendues
Pour participer à l'investissement, Wiseed est en tout cas en train de créer une société anonyme dotée d'un capital de 37 500 €. La SA "Aéroport de Toulouse Participations" devrait être opérationnelle à la mi-janvier. "Nous allons déposer le prospectus d'offre publique de titres financiers à l'Agence des marchés publics pour qu'elle valide notre offre, explique Thierry Merquiol. Le prospectus décrira très précisément les conditions de l’offre, les frais afférents, les risques pris et les possibilités de rentabilité." Estimés à 75 000 €, les coûts de préparation de l'opération seront pris en charge par Wiseed et à titre personnel par Thierry Merquiol.

Jusqu'à présent, plus de 8000 internautes ont promis d'investir 20 M€. L'heure est donc venue de concrétiser leurs engagements. "C'est le plus gros risque, admet le président du conseil de surveillance de Wiseed. Il y a en général 30% de pertes, mais cela est compensé par des dons plus importants de la part des contributeurs qui confirment leurs promesses. Notre crédibilité collective est en jeu…"

Ouvertes aux personnes n'ayant pas encore déposé d'intentions, les souscriptions seront recueillies à la mi-janvier "via un prestataire de service d'investissement agréé". Objectif pour Wiseed : réunir 25 M€. Que l'opération toulousaine réussisse ou non, Wiseed se positionne déjà sur les futures privatisations des aéroports de Lyon et Nice. "Des contacts sont d’ores et déjà pris à la demande des collectivités locales", reconnaît Thierry Merquiol.

Gael Cérez

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En savoir plus :

Découvrez notre infographie résumant l'évolution de l'actionnariat de l'aéroport Toulouse-Blagnac.

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Plus de 38 M€ investis dans les stations pyrénéennes pour préparer la saison d'hiver 2014-2015

Plus de 38 M€ investis dans les stations pyrénéennes pour préparer la saison d'hiver 2014-2015 | La lettre de Toulouse | Scoop.it


La sation du Grand Tourmalet.


 

Création ou réaménagement de pistes, développement d'activités ludiques, de zones wifi et d'espaces détente, les stations de ski ont investi plus de 38 M€ cette année pour préparer la saison d'hiver 2014-2015. L'an dernier, l'investissement approchait les 12 M€.

La neige se fait attendre sur les Pyrénées, mais les stations de ski ont mis les moyens pour accueillir les skieurs dans les meilleures conditions. Toutes stations confondues, l'investissement global a dépassé les 38 M€ cette année.

Record pour La-Pierre-Saint-Martin
Après avoir enregistré 2,2 millions de journées de ski et 55 M€ de chiffre d'affaires en 2013-2014, le réseau N-PY a investi 34,4 M€ cette année pour les stations de Beille, Peyragudes, Piau, Grand Tourmalet, Pic du Midi, Luz Saint-Sauveur, Cauterets en Midi-Pyrénées ainsi que Gourette et la Pierre-Saint-Martin en Pyrénées Atlantique. En comparaison, 8,2 M€ avaient été investis en 2013.
C'est dans les Pyrénées-Atlantiques qu'a été mis en œuvre le chantier le plus important avec la refonte de près de la moitié du domaine skiable de La-Pierre-Saint-Martin. Porté à 100% par le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques cet investissement de 24,3 M€ est le plus important dans les Pyrénées et le 2e en France cette année. 

Espaces bien-être
Plus près de Toulouse, la station Grand Tourmalet (Barèges – La Mongie) a investi 5 M€ pour créer de nouvelles pistes et améliorer l'accessibilité, la sécurité et la circulation des skieurs. En 7 ans, 50 M€ doivent être dépensés pour optimiser le domaine, dont 15 M€ l'an prochain.
Les autres stations N'PY ne sont pas en reste. Cauterets a investi 2 M€ dans le réaménagement de la zone débutant, avec notamment un tapis couvert de 360 m, le plus long d'Europe. À Peyragudes, outre un parcours de ski de randonnée  proposé avant ou après l'ouverture des pistes, deux nouveaux espaces bien-être et détente ont été créés en pied de piste à Peyresourde et en vallée à Loudenvielle. Un investissement de 800 000€. "Aujourd'hui, les gens ne skient pas plus de cinq heures par jour. Il faut les occuper avec des activités ludiques et de détentes, explique le service communication du réseau N'PY. Les Hautes-Pyrénées sont en avance puisque de nombreuses stations disposent d'un espace thermo-ludique."
Du fait de sa proximité avec la frontière, la station de Piau-Engaly investit 539 000€ et ouvre un nouvel espace nordique de quatre pistes en Espagne au cœur du massif du Mont Perdu et du parc national d'Ordessa. Luz-Saint-Sauveur, le Pic-du-Midi et Gourette ont respectivement dépensé 750 000, 530 000 et 520 000€.

Altiservices mise sur les applis smartphone
Pour les quatre stations Altiservice-GDF Suez (Saint-Lary, Font-Romeu, Artouste et Guzet), l'investissement s'élève à 4 M€ cette année contre 3,6 en 2013. L'accent a été mis sur le développement du Wifi et d'une application téléphone pour accéder aux horaires d'ouvertures, à la météo, et à toutes les informations concernant les stations. À Saint-Lary, 2,4 M€ ont été débloqué pour permettre le doublement de la capacité de production de neige artificielle. Autre amélioration dans la station, la mise en place de trois zones de détentes au Vallon, au Plat d'Adet et à Espiaube. La Station de Font Romeu met en place sept nouveaux espaces de glisse (champ de bosses, zones ludiques, skicross,…) et des zones pique-nique équipées de Wifi. À Guzet, les pistes ont été améliorées et rendues plus ludiques.

Un plan d'investissement de 46 M€ à Luchon
La Ville de Luchon lance quant à elle un plan de 46 M€ d'investissements d'ici à 2020. 35 M€ seront consacrés à la station Luchon-Superbagnères. Objectif : moderniser les infrastructures touristiques et devenir "la station d'avenir dans les Pyrénées, "quatre saisons" et durable". En attendant, la station a enrichi son offre en proposant un boardercross (parcours d'obstacle avec des bosses) pour skieurs et snowboardeurs.

Gael Cérez

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Cession de l'aéroport de Toulouse-Blagnac : des réactions entre réticence, vigilance et optimiste

Cession de l'aéroport de Toulouse-Blagnac : des réactions entre réticence, vigilance et optimiste | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Au lendemain de l'annonce par l'État de la cession de 49,99% de l'aéroport de Toulouse-Blagnac au consortium Symbiose, formé par les Chinois Hi Speed Group et FPIG et le Canadien SNC-Lavalin, les réactions ont fusé dans la Ville rose ce vendredi 5 décembre.

Les réactions n’ont pas manqué, au lendemain de l’annonce par l’État de la cession de 49,99% de l’aéroport de Toulouse-Blagnac au consortium Symbiose, formé par les Chinois Hi Speed Group et FPIG et le Canadien SNC-Lavalin. La plus tranchée étant venue du maire PRG de Blagnac, directement concerné puisque le terminal se situe sur sa commune, tout comme les sites principaux des avionneurs Airbus et ATR notamment.

« Je regrette ce choix. Je regrette que le critère essentiel du choix affiché par le ministre de l’Économie soit le prix. Cette offre n’est pas, pour moi, la meilleure au regard de nos attentes économiques et sociales », a commenté Bernard Keller, qui « note néanmoins avec satisfaction qu’il ne s’agira que d’une privatisation partielle ». « Nous pouvons constituer un pacte d’actionnaires majoritaires avec les collectivités publiques et la chambre de commerce et d’industrie de Toulouse », a-t-il ajouté.

Une déclaration qui vient en écho à celle de Martin Malvy. Quelques minutes seulement après l’annonce par le gouvernement, le président socialiste de Région Midi-Pyrénées - actionnaire à hauteur de 5% - déplorait que les acteurs locaux n’aient été consultés « ni sur le montant proposé par chacun des pétitionnaires, ni sur le choix ».


« Vigilance »

Dans ce contexte, le terme de « vigilance » quant au respect des engagements du nouvel actionnaire principal est celui qui revient avec le plus d’insistance. A commencer par Pierre Izard, le président PS du conseil général, également détenteur de 5% des parts : « Aujourd’hui, la question de la majorité publique reste néanmoins posée de par la nature de la relation entre l’État (qui conserve 10,01% du capital, NDLR) et le consortium privé. Car dans une entreprise, la majorité dépend plus des accords passés entre les actionnaires que de la répartition des actions. Ce sont les raisons pour lesquelles le conseil général s’est battu avec ses partenaires publics, et il continuera de se battre pour renouveler une minorité de blocage publique qui était vouée à disparaître. »

Même son de cloche du côté de l’opposition à la communauté urbaine de Toulouse Métropole. « Au-delà des déclarations des uns ou des autres, nous devrons demain être vigilant quant à la pérennité de la présence de l’État au capital de l’aéroport. C’est à cette unique condition que les collectivités territoriales et les acteurs publics de notre territoire conserveront la maîtrise des choix stratégiques de cet équipement structurant », souligne le chef de file socialiste, Claude Raynal.

Également attentive au rôle des pouvoirs publics dans la gouvernance de cet « outil essentiel pour le développement économique de notre territoire », la chambre de commerce et d’industrie de Toulouse, actionnaire à 25%, prépare déjà la suite. "La cession d’une partie des 49,9%, qui pourrait atteindre 16%, est une opportunité donnée par Symbiose pour réaliser un pacte local qui pourrait détenir, si le montage financier et juridique l’autorise, la majorité du capital et des droits de vote d’ATB (la société gestionnaire de l’aéroport, NDLR).La CCI de Toulouse travaille activement sur cette possibilité", a déclaré le président de la chambre consulaire, Alain Di Crescenzo.

 

Wiseed toujours candidat, « si l’occasion se présente »

Du côté de Wiseed également, on s’interroge sur la gouvernance. La plateforme toulousaine de financement participatif avait proposé à la foule de racheter une partie du capital de l’aéroport et avait réuni plusieurs milliers d’intentions. Au 25 novembre, cela représentait un potentiel de 16 millions d’euros à investir. « En tant qu’ancien membre d’un grand groupe du CAC 40 et ayant participé à des opérations de prise de participations, j’avoue être très étonné qu’un consortium ou un grand groupe fasse l’acquisition de 49,99% d’une société sans être assuré d’en détenir le contrôle. J’ai appris qu’un pacte d’actionnaires liera les parties. Il serait intéressant d’y avoir accès et de lire l’engagement de l’État vis-à-vis de son vote », a réagi le cofondateur de Wiseed, Thierry Merquiol.

Tout en rappelant que le Canadien SNC Lavalin est « en délicatesse avec la Banque Mondiale », le dirigeant reste mobilisé : « L’offre que j’ai remise le 1er décembre dernier à l’Agence des participations de l’État avec copie au secrétariat général de l’Elysée est restée lettre morte : aucun accusé de réception, aucun contact à cette heure-ci… », poursuit Thierry Merquiol, qui entend réitérer sa demande. « Les acteurs régionaux semblent vouloir faire une offre pour acheter 16% qui seraient revendus par le consortium chinois. Même si je doute un peu de la véracité de cette option, il y a une possibilité pour que nous nous positionnions. Je porterai donc notre offre si l’occasion se présente », a ajouté le dirigeant.

Sixième aéroport de l’Hexagone, Toulouse-Blagnac a enregistré plus de 7,5 millions de passagers en 2013 et un chiffre d’affaires de 117,4 millions d’euros pour 5,2 millions d’euros de résultat net. L’augmentation du trafic, souhaitée par le nouvel actionnaire principal, reste également un sujet de vigilance pour les acteurs locaux. Notamment sur la question des nuisances pour les riverains.
T.G.

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Aéronautique, pourquoi les entreprises étrangères viennent au salon Aéromart à Toulouse

Aéronautique, pourquoi les entreprises étrangères viennent au salon Aéromart à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it


Lors du forum Aeromart, les acteurs mondiaux de l'aéronautique se retrouvent à Toulouse.


 

Du 2 au 4 décembre, le 10e salon Aeromart rassemble les plus grands acteurs de l'aéronautique à Toulouse. 65 % des 1.200 entreprises présentes sont étrangères. Que viennent-elles chercher dans la Ville rose ? Pourquoi ce rendez-vous est-il devenu un incontournable ?

"Toulouse est La Mecque de l'aéronautique." À l'ouverture du 10e salon Aeromart, Alain Di Crescenzo, le président de la Chambre de commerce et d'Industrie de Toulouse ne mâche pas ses mots. Le succès du salon Aéromart est là pour attester son propos. Depuis sa création en 1996, il est passé de 250 entreprises à 1.200 présentes aujourd'hui dans les allées du Parc des expositions de Toulouse. Parmi elles, 150 sociétés midi-pyrénéennes, et surtout, 65 % de participants venus d'Europe, d'Afrique, d'Asie, d'Amérique du Nord et du Sud. Qu'attendent ces entreprises de leur présence sur le salon ?

 

Un lieu de réseau
Établie à Séville, en Espagne, la société Galvatec emploie 150 personnes et réalise un chiffre d'affaires de 11 M€. Sous-traitant de rang 2, Galvatec compte sur les hausses de cadences pour décrocher des contrats auprès des sous-traitants français de rang 1 surchargés. "Toulouse est le centre aéronautique de l'Europe, reconnaît Francisco de la Vega, le PDG de la société. Pour travailler avec Airbus et ses sous-traitants, il est indispensable d'être présent au salon Aéromart. C'est une grande opportunité de nous faire connaître."

Se faire connaître, c'est justement l'objectif de Luigi La Forgia, le directeur exécutif de Co.Me.A : "Toulouse n'est peut-être pas le centre mondial de l'aéronautique, mais c'est le cœur de l'Europe. Nous travaillons déjà pour l'aviation civile et militaire en Italie, Finmeccanica notamment. Nous venons ici pour travailler avec les entreprises françaises. Notre objectif est d'augmenter de 10 à 30 % nos exportations." Basée dans le sud de l'Italie, Co.Me.A emploie 20 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires de plus d'1,5 M€ en 2013 dans le domaine de la mécanique et de la modélisation 3D.

Si de nombreuses entreprises ont fait le déplacement, d'autres sont représentées par des délégations gouvernementales. Dans le second hall du salon, le Gimas (groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales) vante les mérites des entreprises marocaines. "Nous ne sommes qu'à deux jours de camion de Toulouse, ce qui rend possible le développement de nombreux partenariats, remarque Maria El Filali, la directrice du Gimas. Plus de 100 sociétés, à majorité françaises, y sont déjà établies."

 

Conquérir de nouveaux marchés
Présente sur le salon avec sept PME japonaises, l'organisation japonaise du commerce extérieur (Jetro) compte "créer et renforcer les liens" avec les sous-traitants d'Airbus. "Historiquement, les entreprises japonaises sont davantage tournées vers Boeing à Seattle, mais les choses sont peut-être en train de changer, analyse Akiko Ueda, directrice du Jetro en France. Nous venons ici parce que c'est efficace pour communiquer avec les entreprises européennes et françaises. Nous visons les fournisseurs de rang 1 et 2, explique-t-elle. Travailler directement avec Airbus n'est pas un objectif pour l'instant."

Du côté des Amériques, on cherche aussi à nouer des liens avec le concurrent de Boeing. "Seattle est devant Toulouse en termes d'importance mais les entreprises québecoises ont plus de liens avec Airbus dans le domaine de l'aviation civile, décrit Mélanie Lussier, directrice développement des marchés à Aéro Montréal. Nous sommes venus avec 12 PME pour leur permettre de rencontrer des clients potentiels et nous relayons les informations pour celles qui n'avaient pas les moyens de faire le voyage." Pour la délégation de la "3e capitale mondiale de l'aéronautique", Aeromart permet aussi de "rappeler l'existence de Montréal" et de rencontrer les décideurs. "C'est ici que tout le monde se donne rendez-vous. Il faut être présents pour savoir ce qu'il se passe et pour voir les nouveautés", complète Jean-Mathias Sargologos, responsable projet Innovation et Défense.

Certains, enfin, préparent l'avenir. "Toulouse est le berceau de l'aéronautique mais du fait de la logistique, nos relations sont plus importantes avec les États-Unis, conclu Martha Catalina Padilla Villegas, directrice du développement international pour l'État de Jalisco au Mexique. Airbus est un marché important mais qui ne représente que 40 % de l'activité de nos sociétés. L'ouverture d'une usine à Mobile, en Alabama, est une grande opportunité pour nous."

Gael Cérez

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Quartiers prioritaires : Carrefour favorise l'emploi à Toulouse

Quartiers prioritaires : Carrefour favorise l'emploi à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, Pascal Mailhos, préfet de région Midi-Pyrénées, préfet de Haute-Garonne, et Thierry Roger, directeur de l’espace emploi France Carrefour.

 

Le groupe Carrefour est la première entreprise de Midi-Pyrénées à avoir signé la convention « entreprises et quartiers » avec l'État pour favoriser l'emploi et la formation des jeunes des quartiers prioritaires toulousains. 

 

« Il y a un vrai problème pour trouver un emploi lié au CV, au code postal et au nom de famille », témoigne Moufida Sediri. Cette habitante de Bellefontaine, avec son Bac en poche et ses deux années universitaires, a enchainé des « petits boulots », comme elle dit. Puis il y a quelques mois, se souvient la jeune maman de 30 ans, « on m’a donné une chance ». Cette chance, dont elle parle, est le forum pour l’emploi organisé par l’enseigne Carrefour dans son quartier, en septembre 2013, avec une dizaine d’emplois à la clé. Moufida Sediri candidate, obtient un entretien et est embauchée en contrat professionnel comme hôtesse d’accueil, avant la signature en juin 2014 du CDI tant attendu.

« Il faut agir »

Voila une expérience heureuse que souhaite renouveler l’enseigne de la grande distribution. En effet, elle est à la seule entreprise en Midi-Pyrénées avoir signé avec la préfecture une convention « Entreprises et quartiers ». Le groupe s’engage ainsi à « favoriser le développement économique et social des quartiers prioritaires », précise Thierry Roger, directeur de l’espace emploi France Carrefour. Comment ? Par le biais de recrutements, de visites d’entrepôts, de découvertes des métiers de la grande distribution pour les collégiens et les lycéens, ou encore en développant l’alternance. D’autant que pour « couvrir des besoins importants », Carrefour prévoit le recrutement de 800 à 1000 personnes pour ses magasins toulousains en 2015.

Les quartiers prioritaires sont particulièrement touchés par le chômage et la précarité. Le taux de chômage des 15/24 ans est de 45 % avec un taux récurrent de 60 à 65 % Cette situation est préoccupante pour ceux qui la subissent », ajoute Pascal Mailhos, le préfet de région Midi-Pyrénées, préfet de Haute-Garonne, qui souligne que la signature de cette première convention devrait être suivie par d’autres initiatives régionales. Veolia Propreté, Auchan ou encore Capgemini « ont manifesté leur intérêt », précise le préfet.
Audrey Sommazi

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La scandaleuse privatisation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac | Mediapart

La scandaleuse privatisation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac | Mediapart | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Pour la première vraie privatisation du quinquennat Hollande, Emmanuel Macron veut céder l'aéroport de Toulouse-Blagnac à un groupe chinois implanté dans des paradis fiscaux et à un groupe canadien radié pour dix ans par la Banque mondiale, pour des faits graves de corruption. Enquête sur une cession qui a tout de l'affaire d’État.


Via ACIPA, CAP21
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Le GIE Garonne Développement transforme les vieilles pierres en nouveaux logements sociaux

Le GIE Garonne Développement transforme les vieilles pierres en nouveaux logements sociaux | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Résidence "Les Combes" à Fenouillet, programme réhabilité par les adhérents du GIE Garonne Développement.


Les centres-villes détiennent un gisement de logements anciens à réhabiliter. Le GIE Garonne Développement développe une nouvelle stratégie d'acquisition et de rénovation. A destination des logements sociaux.  

Les centre-villes des villes et villages se désertifient au profit de l’étalement urbain. La ville de Montréjeau en Haute-Garonne, construite sur un rocher, voit son patrimoine architectural fait de pierres de taille et de colombages, s’effondrer comme un château de cartes. Ces quatre dernières années, douze maisons menaçant ruines ont fait l’objet d’arrêtés de périls. Les programmes d’accession à la propriété ont accéléré l’abandon du centre : trois cents logements neufs ont poussé, alors que l’existant pourtant chargé d’histoire, faute de repreneur, disparaît. « Ici, la défiscalisation a cannibalisé le marché du logement social », estime Jean-Michel Fabre, président du GIE Garonne Développement.

A Saint-Gaudens, la communauté de communes assiste impuissante aux effets de la loi de Robien. Les acheteurs potentiels tournent le dos au bâti ancien, préférant les logements neufs à bas coûts. Qui ne trouvent pas de locataires. Et si le pavillon avec jardin excentré peut représenter un idéal, il a son revers dans l’isolement social, et dans le coût des transports. Situation schizophrénique à laquelle tente de répondre GIE Garonne développement, en repartant… du début.
Midi-Pyrénées, seconde région de France en construction de logements sociaux

La demande de logements sociaux en Haute Garonne - 30.000 - doit trouver une réponse. Le GIE Garonne Développement a ainsi fourbi ses armes pour prendre en mains un bâti éprouvé, mais dont la valeur ne trompe pas les professionnels. Pour saisir ce gisement de logements, le groupement - constitué de l’OPH 31, du Groupe des Chalets - , a renforcé ses troupes avec le ralliement récent de la SA Gasconne HLM du Gers. C’est que le chantier à conquérir est vaste, et la demande pressante.

« Nous sommes la seconde région de France en construction de logements sociaux après l’Ile-de-France, rappelle Jean-Michel Fabre. Et tous nos territoires sont en augmentation de population. Nous avons donc décidé de miser sur le patrimoine ancien. Nous achetons, rénovons, et développons une nouvelle offre de logements sociaux. La démarche de réhabilitation thermique permet d’économiser jusqu’à un mois de loyer. Notre objectif premier, c’est bien sûr la maîtrise de l’énergie. »

Une réhabilitation thermique que le GIE estime à 30 000 euros par logement, un coût planifié dans leur plan d’investissement, et qui mobilise toutes les aides existantes : celles du département de la Haute Garonne, de la région, ainsi que les Eco-prêts de la Caisse des dépôts et consignations. [1] « Nous planifions de réhabiliter 2.000 logements en tout d’ici 2018. » Ce plan d’acquisition-rénovation et réhabilitation se penche sur un patrimoine réparti sur tout le territoire de la Haute Garonne.
 

Economiser le territoire et revitaliser les centres-bourgs

Ainsi le presbytère de Portet-de-Luchon, est désormais rénové et loué. A Carbonne, c’est une ancienne salle de cinéma qui abrite désormais dix logements. Pour Jean-Michel Fabre, cette réappropriation du patrimoine ancien répond à une nécessité d’économiser le territoire, et également aux besoins des collectivités. « Elles souhaitent offrir aux séniors des logements accessibles, et proches des commerces. Ainsi revivent les centre-bourgs abandonnés, c’est un héritage revitalisé. Et nous apprenons à travailler différemment, en associant par exemple un logement social avec un service, comme une crèche ou une boulangerie. Nous devenons des aménageurs du territoire. »

Depuis sa création, le GIE Garonne Développement a financé l’acquisition de 500 logements dans du patrimoine ancien situé en coeur de ville pour un investissement total de 50,7 millions d’euros.
 

Virginie Mailles Viard

Jacques Le Bris's insight:

1L’éco-prêt logement social (éco-PLS) est un dispositif, issu du Grenelle de l’environnement, permettant la rénovation énergétique des 800.000 logements sociaux les plus consommateurs en énergie («  logements énergivores  ») d’ici à 2020. Il s’agit d’un prêt d’un montant de 9 000 à 16 000 euros par logement, accessible aux bailleurs sociaux.

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Une personne sur sept sous le seuil de pauvreté en Midi-Pyrénées

Une personne sur sept sous le seuil de pauvreté en Midi-Pyrénées | La lettre de Toulouse | Scoop.it
424.000 personnes sous le seuil de pauvreté en Midi-Pyrénées en 2011 : Un chiffre en hausse, mais un peu moins que dans les autres régions. Particulièrement touchés, les moins de 18 ans, les familles monoparentales et les familles avec enfants. Des chiffres qui sont autant de visages et d'histoires.

24 000 personnes sous le seuil de pauvreté en Midi-Pyrénées, c'est 38.000 de plus qu'en 2008 selon les derniers chiffres publiés par l'INSEE. soit 14,6 % de la population régionale (14,3 % en France métropolitaine). Particulièrement touchés, les départements de l'Ariège et du Tarn-et-Garonne.

Vivre sous le seuil de pauvreté, cela signifie :

  • moins de 977 euros par mois pour un célibataire
  • moins de 1 466 euros pour un couple
  • moins de 2 052 euros pour deux adultes et leurs deux jeunes enfants.  

Les ménages considérés comme pauvres disposent de moins de 977 euros par mois et par unité de consommation. Les économies d'échelle réalisées au sein d'un ménage expliquent que le seuil de pauvreté soit différent selon la taille et la composition des ménages.

 

Taux de pauvreté par département en 2011 (source INSEE) 

Taux de pauvreté 2011 (%)

Ecart taux de pauvreté 2011-2008 (en point)

Indicateur d'intensité de la pauvreté (%)

Ariège  18,6  +1,6  21,4

Aveyron  15.2  +0.2  18.3

Haute-Garonne  12.7  +1.1  20.3

Gers  15.5 +0.6  19

Lot  15.8  +0.6  19.3

Haute-Pyrénées  14.9  +1.3  18.4

Tarn  15.7  +1.0  19.3

Tarn-et-Garonne  17.4  +1.3  19.5

Midi-Pyrénées  14.6  +1.0  19.5

France Métropolitaine 14.3  +1.2  19.5

 

Une pauvreté qui touche particulièrement les villes, de grande ou petite taille mais qui reste stable dans les campagnes. Particulièrement touchés, les moins de 18 ans (19.3%), touchés par la pauvreté de leur famille pour beaucoup, les familles monoparentales (31.5%) et, les couples avec plusieurs enfants. La pauvreté pour les personnes de plus de 65 ans a tendance, elle à reculer.

Derrières ces chiffres, autant de situations extrêmement difficiles, et de visages. Les associations caritatives sont débordées. Exemple aux Restos du coeur à Tarbes qui au-delà du colis alimentaire, essaient d'accompagner les bénéficiaires. Des bénéficiaires qui témoignent de leur situation.

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Manifestations à Toulouse. Les commerçants se rebiffent avec la CCI

Manifestations à Toulouse. Les commerçants se rebiffent avec la CCI | La lettre de Toulouse | Scoop.it

En raison des manifestations, plusieurs commerçants ont dû baisser le rideau ces derniers week-ends.

 

Trop, c’est trop. Les manifestations organisées ces dernières semaines perturbent considérablement l’activité des commerces en centre-ville de Toulouse, selon Alain Di Crescenzo, président de la chambre de commerce et d’industrie. Pour sensibiliser les organisateurs, les pouvoirs locaux et nationaux ainsi que l’opinion publique, la chambre consulaire a réuni ce jeudi 20 novembre plusieurs présidents d’associations de commerçants de Toulouse ainsi que le président de la chambre des métiers et de l’artisanat de la Haute-Garonne, Louis Besnier.

« Nous ne sommes pas contre le droit à manifester qui est constitutionnel. Mais nous voulons donner un signal d’alerte. Trois samedis de suite, des manifestations ont eu lieu. Or, certains commerçants réalisent jusqu’à 50% de leur chiffre d’affaires de la semaine ce jour-là. Nous souhaitons donc trouver un terrain d’entente avec les organisateurs des manifestations que je me propose de rencontrer à la suite de cette réunion », explique Alain Di Crescenzo.

Un contexte déjà dégradé

Le contexte économique n’est déjà pas favorable avec un pouvoir d’achat des Français en berne. Les commerçants indépendants du centre-ville ne disposent pas des mêmes leviers que les grandes enseignes sur leurs marges. Et à l’approche des achats des fêtes de fin d’année, le problème devient critique. D’autant qu’en cas de fermeture préventive d’un magasin, les assurances ne remboursent pas la perte d’exploitation.

Autant d’arguments que fait valoir le président de la CCI de Toulouse : « Certains commerçants confient avoir perdu jusqu’à 3% de leur chiffre d’affaires annuel au cours des trois samedis de manifestations. Quoi qu’il en soit, si les commerces ne marchent pas, c’est l’emploi au final qui va en pâtir avec des conséquences dramatiques en terme social. La CCI ne peut que réagir. »

Qu’une chambre de commerce et d’industrie se saisisse d’un tel sujet volontiers polémique est cependant une première en France. « Un droit de suite sera donné aux organisateurs des manifestations avec lesquels nous souhaitons dialoguer. Eviter le samedi ou de paralyser l’ensemble du centre-ville en examinant les parcours sont des issues », conclut Alain Di Crescenzo.
Isabelle Meijers

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Nuisances aériennes à Bagatelle : la colère des riverains

Nuisances aériennes à Bagatelle : la colère des riverains | La lettre de Toulouse | Scoop.it



Une centaine de riverains réunis hier à Bagatelle
 



«La privatisation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac : une honte, une catastrophe sanitaire, un déni de démocratie». Voilà en substance le sentiment partagé par nombre de riverains toulousains concernés par les nuisances sonores, conséquence directe du trafic aérien, et dont les représentants associatifs ont répondu à l'appel à la mobilisation lancé par le Collectif contre les nuisances aériennes de l'agglomération toulousaine (CCNAAT). Une centaine de personnes se sont réunies, hier vers 18 heures, devant la mairie annexe du quartier Bagatelle pour débattre de cette privatisation qui est loin de faire l'unanimité.

 100 000 personnes

Pour l'heure, rien n'est encore fait : le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, a récemment déclaré que l'État prendra sa décision sur l'ouverture du capital de l'aéroport de Toulouse-Blagnac «dans un mois à peu près». Quatre candidats sont encore en lice : ADP, les sino-canadiens Shandong Hi Speed Group, Lavalin, Natixis et Vinci. L'opérateur choisi rachètera 49,99 % du capital de l'aéroport détenu actuellement à 60 % par l'État. «Les nuisances, ce sont plus de 100 000 Toulousains vivant sous le couloir aérien (emprunté quotidiennement par les avions au décollage et à l'atterrissage, N.D.L.R.) qui sont concernés, explique Chantal Beer-Demander, présidente du CCNAAT qui regroupe 28 quartiers de Toulouse et 12 communes. Ces gens ne peuvent plus ouvrir leurs fenêtres, ne peuvent plus dormir la nuit, n'utilisent plus leur jardin, sans compter que ces nuisances aériennes peuvent déclencher des maladies cardio-vasculaires».

De nombreux élus, «silencieux depuis quelque temps», affirme Mme Beer-Demander, ont pourtant fait le déplacement à Bagatelle hier soir. C'est le cas des conseillers généraux Jean-Louis Llorca (canton 11), Zohra El Kouacheri (canton 12) et Patrick Pignard (canton 10), venus faire part de leur inquiétude de voir privatiser l'aéroport «avec les conséquences sur l'emploi à Airbus, les vols d'essai et la formation». «La France vend ses aéroports comme la Grèce a vendu ses ports aux Chinois», dénonce le conseiller régional EELV François Simon.

G. C.

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Aeromart Toulouse 2014, Convention d'affaires internationale des industries aéronautiques et spatiales

Aeromart Toulouse 2014, Convention d'affaires internationale des industries aéronautiques et spatiales | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Aeromart Toulouse est une convention d'affaires internationales des industries aéronautiques et spatiales qui a lieu du 2 au 4 décembre 2014


À l'aube de la 10ème édition, le concept de convention d'affaires, avec des rendez-vous individuels ciblés et préprogrammés, est bien au coeur des besoins des filières aéronautique et espace.

De plus, à chaque édition, Aeromart enrichit ce concept en proposant des éléments d'information et de mise en perspective d'enjeux majeurs pour notre secteur d'activité. Cette année, il est question de recrutement, de formation, et de gestion des compétences, de normes environnementales, et bien sûr de l'organisation de la supply chain.

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Aéroport de Toulouse-Blagnac. « Nous sommes en train de reproduire les erreurs du passé »

Aéroport de Toulouse-Blagnac. « Nous sommes en train de reproduire les erreurs du passé » | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Maire de Paulhac, conseiller régional et président de l’agence Midi-Pyrénées Europe, Didier Cujives s’était illustré il y a dix ans pour avoir mené la fronde contre le projet d’une seconde plateforme en région.


 

Didier Cujives, il y a dix ans, vous étiez opposé au projet d’un deuxième aéroport en Midi-Pyrénées. Aujourd’hui, une nouvelle fronde s’organise, toujours au sujet de l’aéroport…
Il y a dix ans, quand il a fallu réfléchir à la création d’une seconde plateforme aéroportuaire, l’État n’avait pas engagé de concertation locale. Aujourd’hui, on utilise les mêmes méthodes et on n’a toujours pas tiré les leçons du passé… La méthode reste technocratique au possible.

 

Il y a dix ans, le gouvernement était à droite. Aujourd’hui, c’est la gauche qui utilise les mêmes ressorts…
Ce type de grand dossier dépasse les clivages politiques. Les citoyens se sentent dépossédés de la décision et ils cherchent à se réapproprier les dossiers. On le voit avec les initiatives de Wiseed et celle portée par l’avocat Christophe Léguevaques. Sur la forme, je constate et je désapprouve donc de façon catégorique. N’en déplaise à mes amis politiques, nous avons là un problème démocratique. Notre République est à bout de souffle. Au moment de débattre de la réforme territoriale, on ferait mieux d’imaginer une sixième République.

 

Au delà de la forme, comment voyez-vous la montée en puissance annoncée de l’aéroport de Toulouse-Blagnac ?
Pas très bien. On veut doter Toulouse d’un hub de 20 millions de passagers. Mais il est impossible, techniquement, d’accueillir 20 millions de passagers à Toulouse. Et certains ressortent la nécessité d’une deuxième plateforme aéroporturaire. Et là, je dis non : on recrée le même débat qu’il y a dix ans !
Non seulement, ce projet a échoué à l’époque, mais en plus, il nous a empêché de travailler pour avoir la ligne à grande vitesse aussi vite qu’on l’aurait voulu. Soyons réalistes, on peut pas d’un côté mobiliser les financements pour la LGV, et en même temps réfléchir à un transit aéroportuaire de 20 millions de passagers en Midi-Pyrénées.

 

Que préconisez-vous ?
La région a besoin d’outils performants, mais d’outils mesurés et à taille humaine. Nous avons besoin de renforcer les aéroports de proximité de Tarbes et de Rodez. Nous avons besoin de mettre en place des infrastructures routières modernes, comme la liaison Toulouse-Castres. Nous avons besoin de mener à bien le projet de la LGV et en même temps d’assurer la montée en puissance de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Mais là, nous sommes juste en train d’imaginer un dispositif tentaculaire au détriment des autres modes de transport.

 

Imaginez-vous redescendre dans la rue comme il y a dix ans ?
Je n’appelle pas à la mobilisation en masse. Ce que l’on doit faire, c’est ne pas se précipiter et voir quelles sont les actions qu’on peut entreprendre. Mais il y a dix ans, nous avions mis plusieurs fois 20.000 personnes dans la rue contre le projet de nouvel aéroport, et à l’époque, les réseaux sociaux n’existaient pas. Imaginez donc ce qu’on pourrait faire aujourd’hui.
 

Propos recueillis par M.V.

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Pour soutenir l’innovation régionale, Midi-Pyrénées reçevra 275 M€ de fonds européens dès janvier 2015

Pour soutenir l’innovation régionale, Midi-Pyrénées reçevra 275 M€ de fonds européens dès janvier 2015 | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Pierre Benaim (secrétaire général SRI), Claude Gaits (vice-président au Conseil régional en charge de l'Économie), Martin Malvy ( président du Conseil régional) et Pascal Mailhos ( préfet de Midi-Pyrénées)

 

La Stratégie Régionale d’Innovation (SRI), initiée en 2013, entrera dans sa "phase opérationnelle" dès janvier prochain. Menée à la fois par la Région et l’État, cette feuille de route a pour objectif de spécialiser le territoire dans certains secteurs stratégiques innovants. Pour réussir cette "spécialisation intelligente", la Région bénéficiera, de 2015 à 2020, de fonds européens, à hauteur de 275 M€. C'est un peu moins que sur la période 2007-2013.

La SRI est la feuille de route stratégique qui va permettre à Midi-Pyrénées de développer l’innovation en concentrant les financements sur des secteurs stratégiques. À partir du 1er janvier 2015, elle sera "opérationnelle" puisque l’Europe a accordé les financements nécessaires à sa mise en œuvre. En effet, sur la période 2015-2020, la région bénéficiera d’1,8 Md € de fonds en provenance de Bruxelles, dont 275 M€ dédiés à l’innovation. Ces montants ont été approuvés lundi 15 décembre lors du 1er Comité de suivi des fonds de l’Union Européenne.

6 axes prioritaires
L’enveloppe de 275 M€ (issus majoritairement du fonds Feder) va être redéployée sur les différents outils de financement de l’innovation : les 6 appels à projets du Conseil régional (rassemblés sous le nom d’Easynov), mais aussi les contrats d’appui et les projets des pôles de compétitivité. 6 axes ont été définis dès 2013 :
- Systèmes embarqués
- Innovation de la chaîne agroalimentaire
- Biotechnologies industrielles pour la valorisation du carbone renouvelable
- Matériaux / procédés avancés pour l’aéronautique et diversification
- Recherche translationnelle en oncologie et gérontologie
- Ingénierie cellulaire et médecine régénérative

"Au delà de la gestion des fonds européens, la SRI est le cadre de la stratégie de la Région et de l’État pour l’innovation en Midi-Pyrénées" précise Pierre Benaïm, secrétaire général de la SRI. Et les objectifs concrets sont précis : la SRI doit permettre 110 créations d’entreprises innovantes, 70 lauréats au concours national innovation, 500 M€ de CIR (crédit d’impôt recherche) déclarés par les PME régionales, 490 conventions CIFRE (convention industrielle de formation par la recherche) ou équivalents, et 150 ETI industrielles indépendantes.

1,8 Md€ au total : l’ "exception midi-pyrénéenne"
Si le montant attribué par Bruxelles à Midi-Pyrénées est "honorable" selon Pierre Benaïm (1,8 Md € au total sur 2015-2020), il est environ 5% inférieur à celui reçu pour la période 2007-2013. Mais Midi-Pyrénées a failli subir une coupe bien plus importante dans ses fonds européens, de l’ordre de 50%. En effet, considérée comme "riche" par l’UE (selon son PIB moyen), la région n’aurait pas dû bénéficier de cette manne financière.
"Martin Malvy est allé à Bruxelles expliquer Midi-Pyrénées doit sa richesse à Toulouse, et que sans la métropole, le PIB de la région diminue considérablement, développe Pierre Benaïm. En Paca, il y a un équilibre entre Marseille et Nice. En Rhône-Alpes, il y a un équilibre entre Lyon et Grenoble. Nous n’avons pas cela en Midi-Pyrénées". Martin Malvy a fait valoir ce qu'il appelle lui-même "l’exception Midi-pyrénéenne".

Sophie Arutunian

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Qatar Airways va rendre Airbus dingue avec le report de l’A350

Qatar Airways va rendre Airbus dingue avec le report de l’A350 | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Prévue ce samedi à Toulouse, la livraison du premier exemplaire de l'A350-900 à Qatar Airways, été "suspendue jusqu'à nouvel ordre", sans autre précision. En juin, la compagnie avait déjà refusé au dernier moment de prendre livraison de l'A380.

Akbar Al Baker va tous les rendre dingues chez Airbus ! Après avoir refusé de prendre livraison de ses premiers A380 en juin dernier en raison de soucis mineurs de finition en cabine, notamment au niveau de la moquette (les avions ont été livrés trois mois après, en septembre), l'imprévisible directeur général de la compagnie du Golfe a, ce mercredi, suspendu jusqu'à nouvel ordre la livraison du premier exemplaire de l'A350, prévue le 13 décembre. Ceci pour des raisons encore inconnues. "Nous travaillons étroitement avec Qatar Airways pour parvenir à livrer le premier A350 XWB (extra wide body) très rapidement", a déclaré de son côté un porte-parole de l'avionneur européen.

Un coup dur pour Airbus
Qatar Airways a commandé 80 exemplaires, dont 43 de la version 900, le cœur de cette famille, et 37 A A350-1000, la version allongée de l'appareil, prévue, elle, pour 2017. La compagnie compte exploiter ce tout nouveau long-courrier à partir du 15 janvier sur la ligne Doha-Francfort.
Pour Airbus, il s'agit d'un coup dur. L'avionneur ne s'y attendait pas.

Campagne d'essais sans accroc
Pour l'A350, il s'agit du seul accroc depuis le début de la campagne d'essais en vol en juin 2013, laquelle s'est passée sans heurt. L'appareil a été certifié par les autorités européennes de sécurité aérienne le 30 septembre, puis le 12 novembre par ses homologues américains. Fin novembre 2014, la famille A350 avait enregistré 775 commandes émanant de 40 clients dans le monde. La semaine dernière, Finnair, a commandé 8 nouveaux exemplaires.

La semaine dernière, Airbus précisait qu'il comptait livrer une quinzaine d'A350 en 2015. Treize avions sont en production à Toulouse actuellement.

Fabrice Gliszczynski, LaTribune.fr

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Quatre entreprises de Midi-Pyrénées récompensées pendant Aeromart

Quatre entreprises de Midi-Pyrénées récompensées pendant Aeromart | La lettre de Toulouse | Scoop.it

les lauréats et les organisateurs de l’édition 2014 s’Aéromart en Midi-Pyrénées.


La dixième édition de la convention d'affaires Aeromart vient de s'achever. Elle a rassemblé 2300 entreprises, de 45 pays, au Parc des expositions de Toulouse. Elle a aussi récompensé quatre entreprises régionales pour leur croissance.

 

Avec 150 entreprises régionales inscrites, Aeromart tient lieu de vitrine pour Toulouse, auprès des investisseurs potentiels. « Elle permet à nos entreprises de trouver de nouveaux partenaires et de nouveaux marchés », souligne Bernard Plano, président de l’agence de développement économique Midi-Pyrénées Expansion.

« Nous appartenons à la Mecque mondiale de l’aéronautique et du spatial, avec nos 124.000 emplois dans le secteur, dont 80.000 emplois industriels, c’est à dire 40% de l’industrie de la région », s’est félicité Alain Di Crescenzo, le président de la CCI de Toulouse. Et de souligner que la conjoncture est favorable, avec une croissance attendue de l’exportation dans le secteur, de l’ordre de 10% en 2014. Avec la présence de deux grands acteurs mondiaux que sont Airbus et ATR, Toulouse donne « l’image d’une France qui gagne », se gargarise encore le président de la CCI.

Mise en réseau international

Le salon Aeromart offre une plateforme d’échanges et de mise en réseau entre les constructeurs, les équipementiers, les sous-traitants et les fournisseurs de services aéronautiques au niveau international. Des délégations sont venues du Canada, des Etats-Unis, d’Europe, ou encore du Maroc, du Japon et de la Corée du sud… « Mais attention, rien n’est acquis pour les vingt ans à venir. Il faut rester attentifs dans notre soutien aux industriels », a mis en garde le président de la région Midi-Pyrénées Martin Malvy. Sur la période 2011-2014, la région a consacré 130 millions d’euros au secteur, dans la recherche publique et les partenariats, mais aussi dans des appels à projets collaboratifs, comme Aerosat, et des contrats d’appui à l’innovation.

 

Le salon s’envole pour Montreal, puis Tianjin

Lors de ce salon, quatre fleurons de la région ont reçu les trophées Aeromart 2014. UTC Aerospace Systems Europe, implantée à Colomiers, a été distinguée pour son « investissement international », grâce à l’inauguration récente d’une chaîne d’assemblage robotisée. Celle-ci est consacrée aux inverseurs de poussée de la nacelle des nouveaux moteurs Trent de Rolls-Royce, qui équipent l’A350 XWB. Le Piston Français, à Blagnac, a été récompensé pour sa « stratégie industrielle offensive ». Le doublement de sa surface de bureaux et d’ateliers, ainsi que ses 72 millions d’euros de chiffre d’affaires, font de l’entreprise spécialisée dans la mécanique de précision un exemple de réussite en termes de développement et de transmission.

Excent France, à Colomiers, a quant à elle, été récompensée, par le trophée « Dynamisme, croissance et adapation au marché ». Enfin, Figeac Aero s’est vue remettre le trophée « Aéronautique et territoire ». Implantée depuis 1989 à Figeac, l’entreprise spécialisée dans la fabrication de pièces de structures et de pièces moteur, emploie 960 salariés et croit à un rythme soutenu, avec un chiffre d’affaire prévisionnel de 205 millions d’euros en 2014 et 410 millions d’euros en 2018.

 

La convention d’affaires Aeromart s’achève à Toulouse. Elle se déplacera ensuite à Montréal (du 30 mars au 2 avril 2015), et à Tianjin (7-8 septembre 2015), avant de revenir en terre occitane à l’automne prochain.
 

Armelle Parion

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Aéroport Toulouse Blagnac : quelle est la stratégie des fonds d'investissements chinois ?

Aéroport Toulouse Blagnac : quelle est la stratégie des fonds d'investissements chinois ? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Le gouvernement a annoncé jeudi 4 décembre dans la soirée son intention de vendre 49,9% des 60% que possède l’État dans le capital de Toulouse-Blagnac à un consortium chinois pour 308 millions d'euros. La stratégie du repreneur est encore floue, même si les collectivités ont obtenu un certain nombre de garanties.

Le consortium Symbiose, composé de deux acteurs non aéroportuaires (Shandong Hi-Speed Group et le FPAM Group) associés au canadien SNC-Lavalin, a été choisi par le gouvernement pour racheter 49,9% des parts d’ATB, la société de gestion de l’aéroport Toulouse-Blagnac, au terme d’une procédure entamée le 11 juillet. Contacté, le nouvel actionnaire ne souhaite pas s'exprimer pour l'instant. Il évoque le respect de la procédure en cours (notamment la consultation des instances représentatives du personnel de l’aéroport). On sait cependant que plusieurs exigences des collectivités locales auraient été satisfaites.

 

Ce qu’obtiennent les collectivités
Le maire de Toulouse, qui a organisé un point presse "informel" au Salon rouge du Capitole ce matin, se dit  "vigilant". Mais Jean-Luc Moudenc est également prêt à "faire confiance" au nouvel actionnaire "pour la bonne raison qu’ils ont répondu favorablement aux exigences édictées par les quatre collectivités (Métropole, CCI, Région et Département NDLR)". Le 21 novembre, les collectivités actionnaires ont rendu un "avis" à l’Agence des Participations de l’État, pour demander aux quatre candidats alors en lice de respecter certains engagements : le développement de l’aéroport au-delà du seul rachat, des garanties à long terme sur le foncier dédié à Airbus, des investissements au profit du territoire (futur Parc des expositions), la recherche d’une modération des nuisances, la pérennisation de l’équipe de direction en place et le maintien des conditions de travail de tout le personnel.

Les actionnaires locaux ont aussi obtenu "une gouvernance équilibrée", se félicite Jean-Luc Moudenc. "Le nouvel actionnaire ne décidera rien tout seul, car il faudra une majorité qualifiée pour prendre les décisions stratégiques". Sur les quatre candidats, trois répondaient à ces critères selon l'édile toulousain. Les fonds chinois se seraient par ailleurs engagés à financer le Parc des expositions à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros. L' information est confirmée par Jean-Luc Moudenc, mais il n'a pas donné plus de détails.

 

L’État s'engage à ne pas vendre les 10%

Si les investisseurs chinois deviennent l'actionnaire principal d'ATB, sur le papier, la majorité reste publique avec 50,1% des voix, puisque Emmanuel Macron s'est engagé à ne pas vendre les 10,1% restants des parts de l'État. Une exigence des collectivités locales qui réaffirment ce vendredi matin leur vigilance. "La question de la majorité publique reste néanmoins posée de par la nature de la relation entre l’État et le consortium privé, rappelle Pierre Izard, le président socialiste du Conseil général de Haute-Garonne. Car dans une entreprise, la majorité dépend plus des accords passés entre les actionnaires que de la répartition des actions."

Une entente aurait-elle été nouée entre le consortium chinois et l’État pour laisser aux fonds d'investissement le contrôle de la stratégie ? C'est ce que croit savoir un connaisseur du dossier qui affirme : "une clause va être signée entre le consortium et l’État pour que ce dernier vote comme lui."  "C'est juridiquement impossible, rétorque Jean-Louis Chauzy, le président du Ceser. Et ce serait très grave que l'État s'aligne sur un repreneur privé étranger". Un tel "pacte" serait "étonnant" réagit pour sa part un cadre bancaire
régional.

 

Rétrocession de 16%
Le consortium Symbiose a annoncé son intention de rétrocéder "à un investisseur français ou local" une partie des 49,9 % du capital qu’il va acquérir, à hauteur de 16%. Regrettant le choix d'une offre "qui n'est pas la meilleure au regard de nos attentes économiques et sociales", Bernard Keller, le maire de Blagnac, demande à voir concernant la proposition de rétrocession. "Si le consortium tient sa promesse, tant mieux. Dans le cas contraire, nous pourrons douter de leurs autres engagements, analyse le vice-président de Toulouse Métropole en charge de l'Aéronautique. Je suis favorable à ce qu'un groupe d'investisseurs locaux industriels et bancaires se mette en place."

Les collectivités pourraient-elles donc se porter acquéreurs de ces 16% ? "Hors de question" pour Jean Luc Moudenc, qui évoque le manque de moyens de Toulouse Métropole. Une hypothèse pourtant étudiée par Martin Malvy dont l’objectif principal est le maintien d’une majorité publique : "Soit l’État garde les parts qu’il possèdera encore, soit le candidat désigné cède une partie de celles qu’il va acquérir. Je suis prêt à étudier cette hypothèse avec les autres collectivités locales, la Chambre de commerce et d’industrie et le réseau bancaire régional, voire d’autres investisseurs. Nous pourrions nous réunir au tout début de la semaine prochaine pour faire avancer une réflexion déjà engagée sur la base d’un consortium ou d’un pacte d’actionnaires en y associant l’État." Après avoir rassemblé plus de 18 M€ de promesses d'investissements dans son opération "Rachetons l'aéroport de Toulouse", Thierry Merquiol, le cofondateur de la plateforme de crowdfunding Wiseed, devrait "faire une offre" au président du Conseil régional.

Pour Alain Di Crescenzo, président de la CCI "la cession d’une partie des 49,9% est une opportunité donnée par Symbiose pour réaliser un pacte local qui pourrait détenir, si le montage financier et juridique l’autorise, la majorité du capital et des droits de vote d’ATB. La CCI de Toulouse travaille activement sur cette possibilité et nous sommes d’ores et déjà en contact avec des investisseurs."

Parmi eux justement, Banque Populaire Occitane se montre déjà intéressé. "Si les collectivités locales, et en premier lieu la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse, veulent acquérir une part des actions acquises par le consortium, BPO sera présente, confirme Alain Condaminas, le directeur général de BPO. L'aéroport de Toulouse est le poumon de la région. Nous ne sommes pas intéressés par le rendement mais par la gouvernance au sein d'ATB. Les acteurs locaux devront pouvoir prendre part aux décisions stratégiques concernant la gestion du foncier notamment."

 

Procédure et calendrier
Avant de confirmer la vente à ce repreneur "pressenti" par le gouvernement, une procédure de consultation des instances représentatives des salariés va être mise en œuvre. "Nous ne connaissons pas encore le contenu de l'offre, relève Patrick Gaudicheau, délégué syndical CFDT. Les représentants de Symbiose viendront la présenter au Comité d'entreprise à une date indéterminée pour l'instant. L'APE a envoyé un courrier confirmant le maintien du directoire et la sauvegarde des emplois et de l'intéressement pour les salariés."

Après la consultation des salariés, viendront la rédaction des statuts et la mise en place d’un pacte d’actionnaires. Ce contrat qui lie entre eux les différentes actionnaires, et qui doit permettre d’éviter la perte de contrôle de l’une ou l’autre des parties, est un document souvent confidentiel.

Sophie Arutunian et Gael Cérez

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Création d’Airbus Safran Launchers : la nouvelle joint-venture construira et commercialisera Ariane 6

Création d’Airbus Safran Launchers : la nouvelle joint-venture construira et commercialisera Ariane 6 | La lettre de Toulouse | Scoop.it


La future fusée Ariane 6.


 

Au lendemain de l’annonce par l’Esa du lancement d’Ariane 6, Airbus et Safran ont officialisé ce mercredi la création de leur joint-venture spécialisée dans les lanceurs. Pas de hasard : c’est bel et bien Airbus Safran Launchers qui construira la nouvelle fusée européenne. Basée en région parisienne, la nouvelle entreprise emploiera 450 personnes et se pose en symbole de la nouvelle Europe spatiale, "compétitive et rentable".

Plus que quelques formalités à régler. La création officielle d’Airbus Safran Launchers est prévue le 31 décembre 2014. Dès le 1er janvier, la joint-venture créée par les deux leaders européens de l’aéronautique et de l’espace sera "en phase opérationnelle". Née de la volonté de "maintenir le niveau exceptionnel de qualité et de fiabilité d’Ariane 5, tout en développant une famille de lanceurs spatiaux de nouvelle génération destinée à conforter le leadership de l’Europe dans l’industrie spatiale", la nouvelle société emploiera 450 personnes et installera son siège à Issy-les-Moulineaux, près de Paris. Objectif : regrouper les activités Lanceurs d’Airbus et de Safran pour "garantir la rentabilité de la filière européenne des lanceurs spatiaux face à une concurrence internationale accrue." 

 

Construire la fusée…et la vendre
Première mission : construire Ariane 6, dont le lancement a été annoncé hier lors de la conférence ministérielle de l’ESA le 2 décembre. Afin de fédérer la filiale spatiale européenne autour de ce nouveau "fleuron", la joint-venture va également racheter les parts du Cnes au sein d’Arianespace (30%), et détiendra alors plus de 75 % de la société chargée de la commercialisation et de l’exploitation de la fusée. Cette opération avait été posée par Airbus et Safran comme une condition du succès de la joint-venture. "Il s’agit d’être plus réactif, et plus compétitif", confirme-t-ton chez Airbus. "Airbus Safran Launchers deviendra un fleuron mondial dans le domaine des lanceurs, capable de profiter de la croissance du marché et de mieux servir les clients institutionnels et commerciaux" affirme Jean-Paul Herteman, PDG de Safran.

 

Les syndicats vigilants
La CFE-CGC Aéronautique Espace Défense (qui se présente comme la seule organisation syndicale présente dans tous les sites concernés par la joint-venture) a réagi ce mercredi à la création d’Airbus Safran Launchers. Le syndicat rappelle qu’il "soutient l’initiative", salue l’étape franchie, mais se montre prudent : "la suite du chemin est parsemée de difficultés et de pièges : tenue des délais sur le programme Ariane 6, tenue des objectifs de coûts, incorporation dans un an des activités spatiales militaires d’Airbus et Safran dans la joint-venture, poursuite de la restructuration de la filière à l’échelle européenne, harmonisation des statuts sociaux des salariés …". Le syndicat promet de veiller à l’"équilibre social"au sein de la nouvelle entreprise.

 

Toulouse, qui abrite Airbus Defence and Space, ne devrait être impactée que de façon "marginale" par cette joint-venture, le site étant spécialisé dans les satellites et les services.

 

Sophie Arutunian

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Reprise de Fly et de Crozatier : ce que deviennent les sites de Toulouse

Reprise de Fly et de Crozatier : ce que deviennent les sites de Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Dans l'agglomération, il ne reste plus qu'un magasin sous enseigne Fly. Les difficultés du groupe alsacien Mobilier Européen ont eu, dès le printemps, des répercussions sur les magasins franchisés toulousains. Quand, le 21 novembre dernier, le tribunal de grande instance de Mulhouse a validé la vente à la découpe du groupe Mobilier Européen, numéro quatre du secteur en France, le sort de ses enseignes Fly et Crozatier sous franchise à toulouse était déjà scellé.

Le 1er avril, les magasins Fly d’Auzeville-Tolosane et de Ramonville-Saint-Agne fermaient leurs portes définitivement. Ne subsiste plus que le site de Portet-sur-Garonne qui compte douze salariés. De même, le magasin Crozatier, situé à proximité et qui proposait des meubles moyen-haut de gamme, n’existe plus.

Anne-Marie Bleuzet, à la tête de la franchise, indique « qu’une série d’événements liés à Mobilier Européen » a conduit à la décision de fermeture. Le 1er septembre c’en était terminé. Les difficultés du groupe ont précipité le choix de Franck Bleuzet, fils d’Anne-Marie et directeur général du magasin Crozatier, de « passer à autre chose » et de céder l’emplacement à l’enseigne toulousaine Habitat. « Deux des cinq salariés sont repris par Habitat » souligne Anne-Marie Bleuzet.

Les anciens franchises se recentrent sur Cerezo quand le chiffre d’affaires de sa société a progressé en 2013 pour s’établir à 4,8 millions d’euros contre 4,7 millions d’euros l’année précédente. Reste que le résultat net était toujours en repli. Se séparer de Crozatier s’imposait donc.

(...)

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La compagnie brésilienne Azul commande 35 A320neo à Airbus

La compagnie brésilienne Azul commande 35 A320neo à Airbus | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Avec cette commande, Azul compte "disposer prochainement d'un plus grand nombre de sièges pour ses vols sur les plus longues distances"

 


La valeur des appareils est estimée à 2,9 milliards d'euros au prix catalogue. Ils seront utilisés dans les lignes nationales brésiliennes à forte densité.

 

Grosse vente en perspective pour Airbus. Le constructeur aéronautique a annoncé lundi 1er décembre avoir signé un contrat avec la compagnie brésilienne Azul Brazilian Airlines portant sur l'achat de 35 appareils de la famille A320neo, une version remotorisée de son moyen-courrier vedette. La valeur des avions atteint les 2,9 milliards d'euros au prix catalogue.

 Réduire les "coûts d'exploitation"

"La compagnie aérienne, qui a déjà commandé 28 A320neo via un contrat de leasing, a choisi les appareils de la famille A320neo pour effectuer les vols sur les lignes nationales à forte densité, notamment Campinas - Salvador et Campinas - Recife", a indiqué l'avionneur européen. Ces nouveaux appareils complèteront la flotte d'E-jets (Embraer) de la société brésilienne. Avec cette commande, Azul compte "disposer prochainement d'un plus grand nombre de sièges pour ses vols sur les plus longues distances" ce qui lui "permettra de réduire nos coûts d'exploitation".

En outre, Airbus rappelle qu'en avril, la compagnié brésilienne avait annoncé son intention de lancer ses vols long-courriers début décembre. "La compagnie prévoit de desservir de nouvelles lignes internationales avec une flotte de 12 gros-porteurs Airbus, dont sept A330-200, suivis ultérieurement de cinq A350-900 équipés de réacteurs Rolls-Royce", a-t-il détaillé. L'A350 est l'avion long-courrier de nouvelle génération qui va entrer en service mi-décembre.

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Le compte personnel de formation : mode d'emploi

Le compte personnel de formation : mode d'emploi | La lettre de Toulouse | Scoop.it



A partir du , le droit individuel à la formation (DIF) devient le compte personnel de formation (CPF)./ DDM, Illus.
 



Créé en mars dernier, le compte personnel de formation entrera en vigueur le 1er janvier prochain. Et doit permettre aux salariés et aux demandeurs d'emploi de suivre des cursus tout au long de leur vie professionnelle.

C'est l'un des enjeux majeurs du marché de l'emploi actuel. Alors que la courbe du chômage ne cesse d'augmenter (251 700 demandeurs d'emploi étaient recensés en Midi-Pyrénées au mois de septembre dernier, soit 0,4 % d'augmentation sur un mois), des emplois restent toujours vacants. Un paradoxe qui s'explique notamment par l'inadéquation de l'offre et de la demande, avec des candidats qui ne correspondent pas aux besoins des recruteurs. Dans ce contexte, la formation professionnelle se révèle cruciale. Une réforme, adoptée en mars dernier, a permis de créer le compte personnel de formation (CPF). Celui-ci viendra, à partir du 1er janvier 2015, remplacer le Droit individuel à la formation (DIF) pour les salariés du privé, les demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi, mais aussi les jeunes qui, dès 16 ans, quittent le système scolaire obligatoire pour se lancer dans la vie professionnelle.

Un compte plafonné à 150 heures

Évolution majeure du CPF : celui-ci ne dépendra plus du statut ou du type de contrat de son bénéficiaire, mais accompagnera celui-ci tout au long de sa vie professionnelle. Que l'on passe du CDD au CDI, que l'on perde ou retrouve un emploi, les droits à la formation accumulés ne se perdent pas. Le titulaire du compte, s'il est en CDI à temps plein, peut capitaliser 24 heures de formation par année travaillée sur son compte, dans la limite de 120 heures. Puis, il peut y mettre 12 heures par an jusqu'à atteindre 150 heures. Pour un temps partiel, les heures gagnées sont calculées proportionnellement au temps travaillé. S'il a un projet de formation, le bénéficiaire du CPF peut ensuite mobiliser son compte. Il devra obtenir l'aval de son employeur si le cursus de formation choisi se déroule pendant ses heures de travail. Les formations accessibles sont celles qui accompagnent une VAE (validation des acquis de l'expérience) ou permettent l'acquisition d'un socle de compétences. Il est également possible de suivre une formation qualifiante dans une liste établie par les partenaires sociaux, les branches professionnelles et les conseils régionaux.

Où et quand s'informer ?

Des animations sont régulièrement proposées dans la région pour apprendre à maîtriser le CPF, mais aussi identifier les acteurs de la formation et se familiariser avec la réforme de mars dernier. Des ateliers sont organisés pour les professionnels de l'emploi et de la formation adhérents au Carif Oref Midi-Pyrénées. Les prochains sont prévus le 2 décembre au Carif Oref Midi-Pyrénées (rue Carmin à Labège, près de Toulouse), de 14 heures à 17 heures. Un autre sera organisé le 9 décembre à la MCEF de Tarbes (8, avenue des Tilleuls) de 14 heures à 16 heures.

 
Les offres d'emploi par Secteurs

 

La Dépêche du Midi

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À Toulouse, les avocats défilent contre la directive Macron

À Toulouse, les avocats défilent contre la directive Macron | La lettre de Toulouse | Scoop.it

En grève depuis le 17 novembre, les avocats ont défilé ce midi contre la réforme de leur profession voulue par Emmanuel Macron, le ministre de l'Économie. À Toulouse, ils étaient entre 300 et 450, rassemblés devant le Tribunal de grande instance. Le cortège s'est rendu à la préfecture, où une délégation a été reçue par le directeur de cabinet du préfet.

"Taubira s'en va, Macron démission !" scandent les avocats, réunis sur les marches du Tribunal de grande instance de Toulouse, ce jeudi midi. Au centre du rassemblement de 300 à 450 personnes, des dizaines de codes civils trônent en tas. Chaque nouvel arrivant y dépose son livre rouge, une manière symbolique de marquer son mécontentement.

"Nous travaillons à perte pour les plus démunis car le président Hollande n'a pas tenu sa promesse de revaloriser l'aide juridictionnelle, rappelle Frédéric Douchez, le bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau de Toulouse. Nous sommes taxés lourdement. Et nous sommes choqués que le gouvernement décide d'imposer sa réforme par une ordonnance pour faire plaisir à Bruxelles." Applaudi par ses collègues, il poursuit : "Nous ne braderons pas notre indépendance et notre déontologie. Cette manifestation n'est que le début d'un mouvement."

Après cette déclaration, le bâtonnier a mené ses troupes vers la place Saint-Étienne où une délégation a été reçue par le directeur de cabinet du préfet.

Gael Cérez

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Crowdfunding: déjà 7,5 millions de réunis pour racheter l’aéroport de Toulouse

Crowdfunding: déjà 7,5 millions de réunis pour racheter l’aéroport de Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Wiseed, la première plateforme de financement participatif (ou "crowdfunding") propose de racheter la part de l’Etat mise sur le marché. En 24 heures, près de 2.800 personnes sont déjà prêtes à investir dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac.

 

L’initiative peut paraître étonnante mais après tout, pourquoi pas? C’est le sens du message qu’a voulu faire passer Thierry Merquiol, le fondateur de Wiseed, mercredi 19 novembre sur BFM Business. Le fondateur de la plus grande plateforme de "crowdfunding" française propose en effet un achat un peu particulier.

Il s’agit en fait de "proposer aux investisseurs particuliers de racheter la part de l’Etat dans l’aéroport de Toulouse, car les offres qui ont été déposées me semblent complètement déplacées".

Actuellement, trois offres sont en cours pour racheter les 49,99% du capital mis sur le marché par l’Etat français : celle menée par Aéroports de Paris (ADP) dont l'Etat reste l'actionnaire majoritaire, une autre menée par Vinci, et une dernière, formulée par le Canadien SNC-Lavalin associé à plusieurs investisseurs chinois. Avec, en toile de fond, une certaine méfiance quant à l’installation et le développement d’investisseurs étrangers à deux pas des installations ultrasensibles d’Airbus.

L'aéroport de Toulouse, "une poule aux oeufs d'or"

Mais pour Thierry Merquiol, le problème, "ce ne sont pas les Chinois. Cet aéroport a été financé par des deniers publics depuis des années, il est en super état, il est très rentable, et on va vendre cette poule aux œufs d’or. C’est une courte vue, c’est comme les autoroutes! Cela va rapporter quelques centaines de millions d’euros mais ça pourrait en rapporter beaucoup plus avec le temps".

Cependant, le dirigeant ne s’attend pas à ce que Wiseed s’empare de l’aéroport de Toulouse, et vise un résultat plus symbolique. "La foule n’aura sûrement pas la majorité du capital mais elle pourra peser sur les décisions, montrer qu’elle est là", assure-t-il. Jusqu’à se retrouver majoritaire parmi les investisseurs ? "Pourquoi pas ! Hier (sur la journée), sur Wiseed, on a réussi à lever 500.000 euros. On n’arrivera sûrement pas à racheter 50% de l’aéroport mais soyons ambitieux, on peut lever 20, 30, peut-être 50 millions d’euros." Selon les informations de BFM Business, près de 2.800 personnes étaient prêtes à investir dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac, 24 heures après le début de l'opération. Au total, elles proposent 7,5 millions d'euros par le biais de Wiseed.

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Patrick Hannedouche's curator insight, November 25, 2:54 AM

Qui a dit que le crowdfunding ne servait à rien ? 

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Aéroport de Toulouse : le projet de hub chinois dérange Air France

Aéroport de Toulouse : le projet de hub chinois dérange Air France | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Alexandre de Juniac, le PDG du groupe Air France, a déclaré que la création à Toulouse d'un "hub", concurrent de Roissy, ne l'enthousiasmait pas beaucoup. Les investisseurs chinois envisagent en effet de créer à Toulouse une nouvelle plateforme de correspondance aéroportuaire.

Alors que l'offre d'investisseurs chinois pour le rachat de la participation de l’État dans le capital de l'aéroport de Toulouse-Blagnac suscite la polémique, Air France-KLM entre dans le débat. Bien plus que la nationalité future du repreneur du 6e aéroport de France, c'est le projet de développer un hub à Toulouse -comme l'envisage le consortium chinois- qui interpelle l'opérateur de transports aérien.

"Je n'ai pas d'avis sur la privatisation. Si c'est pour créer un hub concurrent de Roissy Charles-de-Gaulle, je ne peux pas dire que cela m'enthousiasme beaucoup. Développer un hub pour des compagnies chinoises à Toulouse mérite qu'il y ait quelques questions et précisions à avoir", a déclaré ce mardi le PDG du groupe français Alexandre de Juniac, à l'American European Press Club.

Un hub à Toulouse
Selon des connaisseurs du projet chinois, le consortium chinois compte convaincre des compagnies aériennes chinoises d'ouvrir des vols entre la Chine (notamment Shenzen) et Toulouse. Une offre attractive qui permettrait d'attirer de nouvelles lignes, à la fois court et long-courrier et donc de créer in fine un nouveau hub dans le Sud-Ouest de la France. Mais, fait valoir une source chinoise, "l'objectif est de ne pas déconstruire le hub de Roissy".

Incertitudes

Ce projet comporte son lot d'incertitudes puisqu'il suppose que le consortium parvienne à convaincre les compagnies chinoises de desservir Toulouse. Ce qui est loin d'être évident. D'autant plus que deux des plus grosses compagnies chinoises China Eastern, et China Southern sont partenaires d'Air France sur les vols entre la Chine et Paris. Et disposent déjà à Roissy d'une offre de vols en correspondance très étoffée.

"Pour être clair, le projet n'est pas de chercher à transférer à Toulouse les vols actuellement assurés par des compagnies chinoises vers Paris, mais de développer l'activité", assure un connaisseur du projet chinois.

S'il ne faut pas rejeter l'idée que des partenaires d'Air France puissent ouvrir des vols long-courrier vers des métropoles régionales (l'américaine Delta dispose de vols sur Nice), la création d'un véritable hub à Toulouse pose question. D'autant plus avec son positionnement excentré, à l'ouest de l'Europe.

Avis des collectivités
Ce lundi, les quatre candidats à la privatisation (un consortium chinois, Aéroports de Paris, Vinci et le fonds Cube) ont été auditionnés par les actionnaires régionaux (la CCI de Toulouse, qui détient 25% du capital de Toulouse-Blagnac et trois collectivités locales qui détiennent chacune 5% du capital: la région Midi-Pyrénées, le département de Haute-Garonne et la communauté urbaine de Toulouse Métropole). Pour mémoire, l’État, qui possède 60% du capital, va vendre 49,99% de sa participation, avec une option de vente pour les 10,01% restants (soit au total 60%).

Les collectivités doivent rendre leur avis le 19 novembre si tant est qu'elles parviennent à avoir un avis unanime. Le gouvernement rendra dans un délai d'un mois sa décision sur le candidat retenu, a fait savoir lundi le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, alors qu'une décision était initialement attendue d'ici à la fin novembre.

Divisions à Toulouse
Composée de Shandong Hi-Speed Group et FPAM Group (un fonds d'investissement spécialisé dans les activités aéroportuaires, filiale de FPI Group), l'offre chinoise, à laquelle est allié le groupe canadien SNC Lavalin, suscite la polémique. D'autant plus qu'elle serait la mieux-disante au plan financier.

Jean-Louis Chauzy, le président du Conseil économique, social et environnemental (Ceser) de Midi-Pyrénées s'est ouvertement prononcé contre ce consortium.

"Le Ceser ne saurait admettre qu'un groupe chinois devienne propriétaire d'un aéroport aussi stratégique et rentable que celui de Toulouse-Blagnac où se situent les activités des leaders mondiaux de l'aéronautique que sont ATR et Airbus", écrivait-il il y a deux semaines au Premier ministre, Manuel Valls, dans un courrier dont Reuters a eu connaissance.

Localement, d'autres voix soutiennent pourtant la candidature chinoise. Jean-Luc Moudenc, maire UMP de Toulouse et président de la communauté urbaine Toulouse Métropole, a ainsi rappelé la semaine dernière que, dans le cadre d'un "appel d'offres international, tout groupement (devait) pouvoir candidater". L'élu, pour qui "l'intérêt du territoire" prime, souhaite que le futur exploitant s'investisse financièrement dans des grands projets de la métropole, notamment le futur parc des expositions qui doit être construit près de l'aéroport. Côté chinois, la possibilité d'investir est à l'étude.

Fabrice Gliszczynski, LaTribune.fr

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En juillet 1940 de Gaulle était condamné à Toulouse

En juillet 1940 de Gaulle était condamné à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Le 4 juillet 1940 le Général de Gaulle était jugé par contumace par sept généraux réunis en conseil de guerre dans la salle d'audience de la cour d'appel du palais de justice de Toulouse.

 

Sept généraux en grand uniforme rassemblés au Palais de justice de Toulouse pour juger le chef autoproclamé de la France Libre : plus vite oublié que sa visite sur la place du Capitole libérée du 16 juillet 1944, le jugement du général de Gaulle, le 4 juillet 1940 par un conseil de guerre «en tenue de campagne et casque» réuni à la cour d'appel du palais de justice de Toulouse marque l'entrée en résistance du chef de la France libre. Mais le souvenir de ce premier procès par contumace du «rebelle de Londres» jugé pour «refus d'obéissance et incitation de militaires à la désobéissance», et sa condamnation à quatre années d'emprisonnement et à cent francs d'amende a été rapidement balayée des mémoires par la sentence de mort prononcée un mois plus tard, par une autre cour martiale, réunie cette fois à Clermont-Ferrand. Ces deux procès ponctuent chacun à leur manière la crainte croissante que le général, retranché à Londres, inspire aux autorités de Vichy. Le 26 juin 1940, c'est en écho à l'appel du 18 juin, puis aux interventions répétées de Gaulle sur les ondes de la BBC que le ministère de la guerre décide de traduire le colonel, privé de ses galons de général depuis le 25 juin, en conseil de guerre. Pour le gouvernement de Vichy les bonnes relations du général avec l'entourage de Churchill, qui le reconnaîtra officiellement comme chef des Français libres dès le 28 juin 1940, sont devenues insupportables. Il convient donc de faire taire le rebelle qui parle au nom du gouvernement Français, et conteste ouvertement depuis Londres la capitulation concédée par Pétain. Mais pourquoi le juger à Toulouse ? Depuis la capitulation, la France est coupée en deux. Comme la quasi-totalité des grandes villes situées au nord de la Loire, Bordeaux, par où transite le futur gouvernement de Vichy lorsque la cour martiale est constituée, est occupée. C'est donc à Toulouse, ville voisine de la capitale aquitaine et siège de la 17e région militaire, que revient la responsabilité de juger de Gaulle. Le tribunal dont il ne subsiste aujourd'hui aucune image est présidé par le général Boris inspecteur général de l'artillerie, domicilié dans le Tarn. Il se compose des généraux Philippe, de Charry, Sivot, Lafontaine et Loubard. Ironie de la guerre le général Sivot terminera le conflit dans les rangs de la résistance, et le général Boris créera le CDM, le réseau de camouflage du matériel. Un mois plus tard le rebelle de Londres est en passe de gagner son pari. Il incarne la Résistance et cette fois, Vichy et l'armée veulent en finir. le 2 août 1940, c'est donc sous le chef d'accusation de «trahison, atteinte à la sûreté de l'État, désertion à l'étranger en temps de guerre sur un territoire en état de guerre et de siège», que de Gaulle est une nouvelle fois jugé par contumace et condamné à mort et à la privation de ses biens devant une nouvelle cour martiale réunie à Clermont-Ferrand. C'est la ville où réside le commandant militaire du Puy de Dôme, un certain Jean-Joseph-Marie-Gabriel de Lattre de Tassigny qui se verra par la suite confier par de Gaulle le commandement de la première armée française. Un arrêt rendu après la Libération par la cour d'appel de Riom annule ce jugement. La cour d'appel de Toulouse se réunira également pour annuler la condamnation du 4 juillet 1940.

«Et si la France Libre avait été Bretonne ?»

Le 2 juin 1940, le général de Gaulle est nommé sous secrétaire d'État à la guerre du gouvernement Reynaud. Treize jours plus tard, il perd ses fonctions ministérielles lorsque le gouvernement s'effondre pour laisser place au duo Pétain-Weygand favorable à la signature de l'armistice. De Gaulle et Paul Reynaud veulent poursuivre la guerre. Plusieurs hypothèses toutes abandonnées par la suite sont alors envisagées. Faut-il installer la représentation nationale en Algérie et poursuivre le combat depuis l'Empire ? Faut-il pousser plus avant l'idée évoquée par de Gaulle et Churchill de réaliser une union entre la France et l'Angleterre ? Où ne serait-il pas judicieux de replier toutes les forces encore disponibles vers la péninsule Bretonne qui pourrait être facilement bouclée et défendue pour servir de tête de pont à une reconquête nationale ? L'histoire ne dit pas si 19 ans avant la création d'Astérix le général de Gaulle avait prévu la potion magique

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