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La lettre de Toulouse

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José Badie
Président de l'Association économique EMC
sise au 37 Rue Bénézet
31300 Toulouse

Notre twitto attend vos suggestions et commentaires : @EMC_T
http://twitter.com/#!/EMC_T

 

Que l'on retrouve sur notre Blog :

http://lalettredetoulouse.over-blog.com/

 

Notre agenda : http://bit.ly/1svov6

EMC Compétences : http://www.box.net/shared/oq3tptbbud

NOS ORIGINES

Notre association économique est née en 1982, de la volonté de chefs et cadres d'entreprises, de prolonger leur action dans la vie économique régionale en s'ouvrant à d'autres. Aujourd'hui, elle compte également des professions libérales, des fonctionnaires, des étudiants. EMC se veut donc une association "généraliste".


NOTRE PHILOSOPHIE

Faire d'EMC un lieu de rencontre et de convivialité, un carrefour où nous pouvons, les uns et les autres, enrichir nos connaissances, développer chacun notre réseau relationnel, découvrir nos complémentarités, cultiver le respect d'autrui et l'esprit de tolérance.

NOTRE BUT

Permettre le développement de relations professionnelles et amicales, améliorer les complémentarités "business" qui peuvent exister, susciter une déontologie de la concurrence, approfondir nos connaissances dans les domaines économiques, socioculturel et humain, croiser nos réseaux relationnels, pratiquer la solidarité. Le tout, sans la moindre coloration politique, philosophique ou confessionnelle.

NOS TRAVAUX

L'association organise des conférences, débats, tables rondes, matinées professionnelles, petits déjeuners, visites d'entreprises, missions économiques à l'étranger, groupes de travail et d'études... Les thèmes abordés dans ces manifestations : marketing direct, télé-marketing, publicité, brevets industriels, marques commerciales, exportation, organisation du travail et du temps partagé, fonction commerciale…

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Quelques informations sur l'immobilier à Toulouse
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Où se cache le vrai-faux Made in Toulouse?

Où se cache le vrai-faux Made in Toulouse? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

ToulÉco le Mag n°19 :

Pour ce numéro d’été, la rédaction s’est intéressée au made in Midi-Pyrénées. Où est le vrai ? Où est le faux ? Comment les filières locales s’organisent-elles pour contrer la concurrence ?

Autant de questions auxquelles cette enquête répond.


VERSION NUMERIQUE :  3,50 €


En savoir plus

Pour ce numéro d’été, la rédaction s’est intéressée au made in Midi-Pyrénées. Où est le vrai ? Où est le faux ? Comment les filières locales s’organisent-elles pour contrer la concurrence ? Autant de questions auxquelles cette enquête répond.

Retrouvez également un large dossier sur l’économie toulousaine à l’heure de la Grande guerre. Entre histoire et portraits d’entreprises plus que centenaires, vous découvrirez comment la mobilisation industrielle de 14-18 a représenté un bon économique pour Midi-Pyrénées.

Le traditionnel cahier ToulEmploi offre quant à lui des pistes pour parfaire son anglais en immersion… dans la région ! Tandis que la biodiversité est au menu de ToulÉco Green ou que la page Réseaux est consacrée à Antoine Jouin, le PDG de Continental Automotive France qui vient de fêter les 35 ans de son usine toulousaine.


Jacques Le Bris's insight:


Pour le fun , j'ai moi aussi une rubrique Made_in_Toulouse ; vous pouvez jeter un oeil  par ici :

http://www.scoop.it/t/epic-pics/?tag=Made_in_Toulouse


Ma rubrique Entreprise  :

http://www.scoop.it/t/la-lettre-de-toulouse/?tag=Entreprise


Ma rubrique Start-up :

http://www.scoop.it/t/toulouse-networks/?tag=Start-Up


Hélas, La Ville Rose n'est pas toute rose.

Attention aux âmes sensibles, ma rubrique Mad_in_Toulouse :

http://www.scoop.it/t/epic-pics/?tag=Mad_in_Toulouse

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L'entreprise moderne est née en 1372 à Toulouse

L'entreprise moderne est née en 1372 à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

David Le Bris et Sébastien Pouget (Professeur à Toulouse School of Economics et à l’IAE de l’Université Toulouse-1 Capitole)



Histoire. Des « structures » régissant les moulins à blé sur la Garonne annonçaient les sociétés par actions d'aujourd'hui dès le Moyen Age.

Alors que l'Europe, notamment latine, s'interroge sur son avenir, il est crucial de comprendre les raisons de son succès passé. La qualité des institutions, en réduisant l'incertitude inhérente aux relations humaines, est un facteur déterminant pour expliquer le niveau de vie. Au sein d'un groupe humain, différentes institutions informelles (normes, coutumes, réputation) facilitent les relations entre individus. Mais des institutions formelles sont nécessaires pour structurer certaines activités.

La société par actions autorise ainsi le financement de projets dépassant les capacités d'un individu ou d'une famille. Quand l'Europe décolle au XIXe siècle, c'est grâce à des sociétés réunissant les capitaux nécessaires pour développer le chemin de fer, la sidérurgie, la banque…

Dès le Moyen Age, en Italie, notamment à Gênes, des sociétés parapubliques apparaissent pour gérer les taxes, conquérir et administrer des colonies ou la dette publique. Mais c'est la Hollande, voire l'Angleterre, qui s'attribuent, non sans fierté, la paternité des premières véritables sociétés par actions avec les compagnies des Indes apparues vers 1600.

Pourtant, dans une thèse en histoire du droit soutenue en 1952, Germain Sicard expose comment des sociétés par actions parfaitement modernes se sont formées trois siècles auparavant pour gérer une activité privée : des moulins à blé sur la Garonne à Toulouse. Bien qu'ancienne, cette thèse n'a rien perdu de son actualité. Traduite en anglais, elle va être publiée aux presses universitaires de Yale (Etats-Unis) soixante-deux...

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Exclusif. Muret, ville départ d'une étape du Tour l'an prochain

Exclusif. Muret, ville départ d'une étape du Tour l'an prochain | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Bradley Wiggins, vainqueur en 2012, sera t-il au départ ? Pas sûr.

Pour la première fois, Muret devrait accueillir un départ d'étape du Tour de France, le vendredi 17 juillet. Confirmation demain lors de la présentation officielle.

Chaque année, le parcours du Tour de France suivant est classé secret défense jusqu'à la présentation officielle. Hier, La Dépêche a néanmoins dévoilé, comme d'habitude, l'essentiel du tracé de juillet prochain. Précision, parmi deux cents villes candidates, Muret fera probablement partie des heureuses élues. Pour la première fois dans l'histoire du Tour. André Mandement, le maire, se refuse pour l'instant à tout commentaire. Même si depuis des mois, il rêve tout haut d'un départ d'étape (notre édition du 26 juillet). Il a sollicité Christian Prudhomme, le directeur du Tour, lors d'un entretien informel à l'arrivée de Bagnères-de-Bigorre, en 2013.

Il est invité demain au palais des congrès à Paris. Heureux présage. Et il a sondé ses collègues de l'agglo, lauréats d'éditions précédentes, pour leur demander des tuyaux sur un départ…

Le vélo de Clément Ader

à l'issue des Pyrénées, le vendredi 17 juillet, Muret devrait accueillir le départ de la treizième étape, qui s'achèvera à Rodez. Plutôt que Castres, longtemps pressentie, car plus proche de la préfecture de l'Aveyron. Au bord de l'A 64, Muret est à proximité de Toulouse, de Blagnac et ses nombreux hôtels, où la cohorte du Tour pourra facilement loger.

Muret a pu se roder avec deux départs de la Route du Sud-la Dépêche du Midi, en 2005 et 2006, et un départ de la Ronde de l'Isard, le 23 mai dernier, devant Raymond Poulidor. Pourquoi juste un départ ? La ville n'a pas les structures foncières ni une grande avenue dégagée, requises pour une arrivée. Si la quatre voies de la zone de Joffrery ferait l'affaire en étant neutralisée, elle est trop loin du centre-ville. On se souvient de l'arrivée ratée du Tour 2003, à Montaudran lors des travaux du métro à Toulouse.

La vaste entrée nord de Muret, avec la place des Lumières (et son cinéma Véo), ses plaines de sport, le stade Marcel Calmès devraient abriter la zone technique, le village départ, le podium de présentation du peloton avant un départ fictif, peut être vers Seysses.

Pour la petite histoire, Muret est la ville de Clément Ader, qui avant d'être un pionnier de l'aviation, avait le premier imaginé de mettre du caoutchouc autour des roues en fer des vélocipèdes. On peut d'ailleurs voir son exemplaire de 1868 au musée local. ça ferait une jolie photo le 17 juillet…

Jean-François Lardy-Gaillot

Revel attendra un an de plus

Quatre départs et huit arrivées depuis 1947 : après Luchon, Saint-Gaudens et Toulouse,(notre photo ci-dessus, en 2008), la dix-septième commune de Haute-Garonne est l'une des villes qui a accueilli le plus souvent la Grande Boucle. La côte de Saint-Ferréol offre une rampe de lancement idéale aux puncheurs. Au palmarès, que des cadors : Rudi Altig, Joaquim Agostinho, sa majesté Eddy Merckx (en contre la montre) , Charly Mottet (1990), Erik Dekker (2000), Paolo Savoldelli, l'un des meilleurs descendeurs de tous les temps (2005) ou Alexandre Vinokourov (2010). Seul inconnu au bataillon des stars, un soldat ukrainien au nom qui s'éternue : en 1995, Serguei Outschakov avait fait prendre un rhume à son compagnon d'échappée, un certain Lance Armstrong. Il se passe toujours quelque chose du côté de Revel. En 1968, «Poupou» a failli enfin décrocher le pompon, mais a heurté une moto. Il a abandonné le lendemain. En 1971, Ocana, maillot jaune entre Revel et Luchon, est tombé dans le col de Mente...

Maire depuis 1989, Alain Chatillon a pris un abonnement tous les cinq ans depuis 1990. Forcément, il souhaitait renouveler son bail en 2015. Depuis des années, le sénateur croise souvent le directeur du Tour, en tant que vice-président de l'association des Amis du Tour de France au Sénat. Christian Prudhomme vient d'ailleurs déjeuner ce midi au palais du Luxembourg, où le deuxième du Tour 2014, le Toulousain d'origine Jean-Christophe Péraud, doit recevoir une médaille.

Alain Chatillon et les nombreux fans de vélo à Revel devront attendre encore au moins un an. Ils souhaitent en effet organiser un contre-la-montre individuel. «On en parle tous les ans» sourit le maire. Deux parcours sont à l'étude. Castelnaudary-Revel, par de petites routes autour de Saint-Ferréol, et Saint-Orens-Revel. Routes trop étroites pour l'un, pas assez sélectives pour l'autre. «On est aussi très proches des Pyrénées, où il devrait y avoir deux arrivées au sommet. On comprend que les organisateurs ne puissent prévoir un contre la montre juste après». En 2016, quand le Tour ira dans le sens Est-Ouest, ou plutôt Alpes-Pyrénées ?

Jean-François Lardy-Gaillot

Luchon reine

Luchon est recordman des passages du Tour dans le département, avec 28 arrivées (dont 6 à Superbagnères) et 30 départs depuis 1947. Suivent Toulouse, 17 départs et autant d'arrivées (la der en 2008), Saint-Gaudens (9 arrivées et 14 départs), Revel (8 arrivées et 4 départs), Blagnac (4 arrivées et 5 départs dont 2012), Colomiers (deux arrivées en 1972 et 1974), Saint-Orens et Cugnaux, un départ chacune (en 1995 et 2011).

Le Comminges, candidat perpétuel au Tour de France

Dans le Comminges, les maires qui ont obtenu une arrivée ou un départ du Tour (voire les deux) n'en démordent pas : l'impact est considérable en termes d'image et de retombées économiques.

Jean-Yves Duclos, maire de Saint-Gaudens : Le Tour est le troisième événement mondial en termes d'image et les retombées économiques sont considérables pour les commerces, les hôtels et les restaurants. Le ticket d'entrée pour obtenir la manifestation est de 72 000 € et les travaux nécessaires (barriérages, heures supplémentaires…) qui sont effectués ici avec la communauté de communes, font apparaître un coût global de 90000 € environ. Mais il faut ajouter à ceci les retombées médiatiques qui sont très importantes pour la ville. Si c'est à refaire, je dis oui tout de suite.

Louis Ferré, maire de Luchon : «Dans la majorité des cas, l'impact économique des retombées du Tour de France est de 1 à 3. En 2012, nous avons fait réaliser une étude. Cette année-là nous étions ville d'arrivée et de départ. Cette étude a montré qu'ici les retombées sont de 1 à 9. Il y a certes l'impact de ces journées, mais aussi toutes les retombées touristiques en amont, en aval et les saisons qui suivent, avec des cyclistes qui viennent du monde entier pour grimper nos cols. A Luchon, nous sommes candidats perpétuels a u Tour de France».

J.-Ch. T.

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Projet de 3e ligne de métro à Toulouse : la réflexion sur le tracé est lancée

Projet de 3e ligne de métro à Toulouse : la réflexion sur le tracé est lancée | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Par David Saint-Sernin

La 3e ligne de métro, le grand projet du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc,  prend petit à petit de l’épaisseur en souterrain.

Depuis cet été, plusieurs études ont été lancées sur la base des documents statistiques fournis par l’Agence d’Urbanisme et d’Aménagement du Territoire (AUAT).

« Nous travaillons actuellement sur le fuseau du tracé que nous sommes en train de définir avec Tisséo. C’est un travail qui a débuté et qui va durer un à deux ans comme cela se fait normalement dans pareil cas. C’est à l’intérieur de ce fuseau que seront définies plusieurs hypothèses de tracé », explique Jean-Michel Lattes, président de Tisséo et adjoint en charge des transports à la mairie de Toulouse.

C’est un véritable travail de dentelle qui débute donc avec deux philosophies qui vont être discutées ces prochains mois. À savoir les philosophies d’une ligne qui serait plutôt intra-muros ou plutôt une ligne des quartiers faubourgs.

Ceci à partir du noyau central que constituera la gare Matabiau, lieu qui deviendra le croisement entre les lignes A et « Aerospace » du métro et donc un noeud de transport incontournable à Toulouse avec l’arrivée possible de la Ligne Grande Vitesse (LGV) à l’horizon 2024.

 

Un tracé d’Airbus à Astrium

Lors de la campagne, c’est une ligne reliant le site d’Airbus à Labège qui a été présentée. C’est toujours cette ligne directrice qui tient la corde.

Soit une ligne d’environ 20km qui pourrait  desservir Airbus (Saint-Martin), l’aéroport de Toulouse-Blagnac, le Stade Ernest-Wallon, les Sept Deniers, le site du Conseil général, la Manufacture des tabacs, la gare TGV Matabiau et le futur quartier d’affaires EuroSudOuest , Terre Cabade, Guilhemery, la Côte Pavée, Pont-des-Demoiselles, Saint-Exupéry, le futur campus Montaudran-Aerospace et Astrium. Pour un temps de trajet entre les deux terminus estimé à 35 minutes et environ 200000 voyageurs jour estimés.

« Cette nouvelle ligne va révolutionner les déplacements du quotidien en reliant les deux pôles économiques les plus importants, soit celui aéronautique et Innopole  au Sud-Est de Toulouse en passant par le futur centre d’affaires de Matabiau. Cette nouvelle ligne sera mise en service en 2024, concordant ainsi avec l’arrivée de la LGV Toulouse-Paris à la gare Matabiau. Elle permettra de se rendre au centre-ville en moins de 15 minutes », avait expliqué Jean-Luc Moudenc lors de la présentation du projet fin 2013.

Un Jean-Luc Moudenc qui a dernièrement rencontré la Caisse des Dépôts et Consignations pour évoquer le financement du projet. Des rendez-vous qui vont se poursuivre avec d’éventuels partenaires financiers

Un financement jugé compliqué, voire défini comme une  « rigolade » par ses opposants politiques.

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À Toulouse, de nouveaux contrats pour la société Websourd malgré la procédure de sauvegarde

À Toulouse, de nouveaux contrats pour la société Websourd malgré la procédure de sauvegarde | La lettre de Toulouse | Scoop.it


François Goudenove


 

Malgré des appels d'offre gagnés récemment, notamment avec l'État et Aéroports de Paris, l'entreprise Websourd a vu sa dette atteindre 1 M€ en 2013. Acculée et privée du soutien de ses partenaires financiers, la société toulousaine de services aux personnes sourdes a demandé l'ouverture d'une procédure de sauvegarde au Tribunal de commerce en juin. Depuis le chiffre d'affaires progresse fortement et Websourd trouve enfin son marché. Interview de son PDG François Goudenove.

Comment l’entreprise Websourd en est arrivée à demander l’ouverture d’une procédure de sauvegarde ?
Comme souvent, c'est une conjonction de causes. Quand Websourd s’est créée, sous forme coopérative en 2003, le partenariat technique avec l’opérateur Orange permettait d’envisager un développement technologique régulier mais modeste, sans besoin de fonds propres importants. Quand, pour des raisons stratégiques, Orange a cessé l’exploitation de la plateforme utilisée par Websourd, il a fallu devenir "maître d’œuvre" sur les développements technologiques et les financer. Notre société coopérative d'intérêt collectif (Scic) n’était pas armée pour cela, en particulier pour ce qui concerne les fonds propres. Les outils et solutions utilisés par Websourd dans son environnement coopératif se sont avérés inappropriés à la logique de "start-up technologique" et au timing dans lesquels nous nous retrouvions.

Pour ne rien arranger, Websourd a dû faire face à une concurrence très forte à partir de 2005, lorsque la loi handicap a créé un marché du handicap. Leader historique sur ce secteur, mais basés en province, nous nous sommes retrouvés face à de nouveaux concurrents, basés à Paris, et une démarche très agressive en communication et marketing. En outre, notre statut coopératif - qui a été essentiel à la création de l’entreprise - n'est pas attractif pour des investisseurs classiques de la technologie, car dans une Scic, le capital ne prend pas de valeur, entraîne peu de dividendes et ne donne pas plus de pouvoirs. Nous nous sommes donc tournés vers nos partenaires de l'économie sociale qui nous ont permis de financer notre développement par de la dette, plutôt que par une prise de participation, pendant 5-6 ans. Mais dans notre domaine, nous ne contrôlons pas le "time to market", qui dépend de l’évolution réglementaire. Nous attendions par exemple un appel d'offres de l'État sur les centres relais téléphoniques pour sourds dès 2009, et il n’est sorti qu’en 2013. Pendant ce temps, nous avions déjà engagés des fonds. Nous avons donc accumulé plusieurs années de déficit lié à cette démarche de développement (le déficit est passé de 500.000 € en 2012 à 900.000 € en 2013, NDLR).
 
 

Comment ont réagi vos partenaires financiers ?
En 2012, nous les avons de nouveau sollicités et la plupart d'entre eux a accepté le principe en tant que sociétaires de la coopérative. Mais, certains sont aussi des établissements bancaires qui doivent appliquer d’autres règles et la levée de fonds est devenue très compliquée.
Pour réunir des fonds, nous avons décidé d’accélérer le choix stratégique de créer deux filiales sous statut non coopératif, deux SAS : Websourd Elision et Websourd 3D. Cela a pris plus de temps que prévu car, à l’époque, nous n'étions pas très familiers de ce type de mécanismes. Fin 2013, cette restructuration était réalisée. Malgré cela et l'appel d'offres de l'État, le soutien des banques était trop fragile et face à cette situation, nous n'avions pas le choix. J'ai donc demandé au Tribunal de commerce de Toulouse l'ouverture d'une procédure de sauvegarde le 19 juin dernier.
 
 

Qu'attendez-vous de cette procédure ?
En neutralisant l'endettement du passif, nous allons montrer que l'exploitation est positive et que notre problématique était essentiellement une problématique de financement du développement. Le redressement économique est d'ailleurs très important. Cette année, notre chiffre d'affaires a augmenté de 50 % pour atteindre les 3 M€. Le marché est enfin là. En janvier, nous avons gagné un appel à projets d'Aéroports de Paris pour y tester notre technologie d'avatar. D'autres contrats avec des entreprises, comme le CEA par exemple, ont été renouvelés et, pour certains, revus à la hausse. Nous ne serons pas déficitaires cette année.
Il ne faut pas confondre la procédure de sauvegarde avec un redressement judiciaire ou une liquidation. Cette procédure est faite pour aider les entreprises à se redresser en imposant un cadre de négociation. Quand le Tribunal de commerce s'engage sur cette procédure, c'est qu'il est confiant dans la capacité de l’entreprise à sortir par le haut dès lors que ce cadre est posé.
Là, nous sommes dans une phase d'observation jusqu'en décembre. Il s’agit de démontrer que nous ne creusons pas de passif nouveau et que nous aurons suffisamment de capacité d'auto-financement pour absorber un plan de sauvegarde (étalement du passif sur une période pouvant aller jusqu’à 10 ans). À l'issue de cette première phase de six mois, l'observation devrait être prolongée pour formaliser le plan de sauvegarde..
Pour le moment, nous consolidons nos acquis et nous maintenons le niveau d'actif. Le développement technologique est forcément ralenti. Concernant l'emploi, il n'y a pas de plan de licenciement à craindre. Le groupe Websourd emploie 32 salariés, dont 23 dans la coopérative concernée par la procédure de sauvegarde.

Gael Cérez

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Airbus : une commande historique de 250 avions A320

Airbus : une commande historique de 250 avions A320 | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Par David Saint-Sernin

C’est une commande historique pour Airbus.

Ce mercredi, l’avionneur a annoncé que la compagnie indienne IndiGo lui a passé commande de 250 appareils moyens-courriers de la famille des A320.

Un commande évaluée à 19,8 milliards d’euros qui ne sera ferme que d’ici quelques mois.

Avec cette commande, ce sont plus de 3500 commandes d’A320 qui ont déjà été enregistrées ce qui fait du moyen-courrier d’Airbus, le produit phare du catalogue.

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Jean Tirole, président de Toulouse School of Economics, reçoit le prix Nobel d'Économie 2014

Jean Tirole, président de Toulouse School of Economics, reçoit le prix Nobel d'Économie 2014 | La lettre de Toulouse | Scoop.it


Jean Tirole, prix Nobel d'économie, le 13 octobre 2014 à Toulouse


 

Jean Tirole fait aujourd'hui de Toulouse une capitale mondiale de l'économie. Président de Toulouse School of Economics (TSE), le chercheur a effet reçu ce lundi 13 octobre le prix Nobel d'Économie 2014. Polytechnicien et ingénieur général des Ponts et Chaussées, Jean Tirole est primé pour son "analyse de la puissance du marché et de la régulation". Ce prix, véritable consécration pour ce chercheur nobélisable depuis plusieurs années, est aussi une formidable reconnaissance pour l'école toulousaine de recherche en économie.

La France est décidément à l'honneur lors de cette édition des prix Nobel. Après Patrick Modiano en littérature, c'est aujourd'hui Jean Tirole qui est primé pour ses recherches en sciences économiques. Mentionné parmi les potentiels lauréats depuis plusieurs années, il est aujourd'hui récompensé pour ses travaux sur la régulation des marchés. "Jean Tirole est l'un des économistes les influents de notre époque. Il est l'auteur de contributions théoriques importantes dans un grand nombre de domaines, mais a surtout clarifié la manière de comprendre et réguler les secteurs comptant quelques entreprises puissantes", a expliqué le jury dans un communiqué. (lire le papier de La Tribune sur ses recherches)

C'est aux alentours de 12h15 que Jean Tirole a appris la bonne nouvelle. "J'ai loupé les deux ou trois premiers appels car je travaillais sur un dossier, raconte l'économiste toulousain. Quand j'ai vu le 46, l'indicateur de la Suède, j'ai été un peu étonné. Ensuite, j'ai mis une bonne demie-heure à m'en remettre. C'est quelque chose extraordinaire. Je suis très heureux pour ma famille et l'université. Je souhaite bien évidemment associer à ce prix, les collègues de Toulouse School of Economics, dont je préside la Fondation depuis 2007 et où j’ai la chance de mener mes recherches dans un environnement exceptionnel depuis 1991."

Ému aux larmes au cours de la conférence de presse qu'il a tenu à Toulouse en début d'après-midi, Jean Tirole a rendu hommage à Jean-Jacques Laffont, décédé en 2004. "J'ai une pensée spéciale pour celui qui a été pour moi un mentor, un exemple et surtout un ami. Je sais le rôle déterminant qu’il a joué dans ce qu’il m’arrive aujourd’hui. Nous essayons tous de poursuivre son œuvre." C'est d'ailleurs vers la femme de ce dernier, Collette Laffont, que Jean Tirole s'est tourné en entrant dans la salle de conférence de l'université de Toulouse ce lundi après-midi. "C'est le couronnement d'une aventure qu'il a commencé il y a longtemps, sourit celle-ci. Cela m'évoque le travail de mon mari. Ils avaient des objectifs ambitieux qui sont aujourd'hui réalisés."

"L'école de Toulouse" en économie
Installé dans la Ville rose depuis près de 25 ans, Jean Tirole a grandement contribué à l'attractivité de l'université et de la recherche toulousaine en sciences économiques. Outre la présidence de TSE, Jean Tirole est par ailleurs directeur scientifique de l'Institut d'économie industrielle (IDEI), berceau de "l'école de Toulouse", dont il est l'un des fondateurs, et membre du Comité de Direction de l'Institute for Advances Study in Toulouse (IAST) "La nouvelle école de la régulation, c'est la marque de fabrique de Toulouse, explique Marc Ivaldi, le directeur des études de l'EHEES. Jean-Jacques Laffont et Jean Tirole en sont les pionniers."

"Pour un président d'université qui a fait de la recherche un axe de développement important, c'est le rêve", a réagi Bruno Sire, le président de l'université Toulouse 1 Capitole. Généralement, les prix sont partagés. Là, il est seul. C'est un signe de reconnaissance de l'ensemble de son œuvre. Cela crédibilise également la stratégie de l'université menée depuis 30 ans."

Né à Troyes en 1953, diplômé de Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées, Jean Tirole a obtenu un doctorat du MIT sous la direction d'Erik Maskin, prix Nobel d'Économie 2007. En réaction à son prix, il a ainsi adressé "une pensée aussi pour mes collègues du MIT où j’ai obtenu mon doctorat et avec qui je travaille régulièrement, et tous ceux qui, de près ou de loin, m’ont permis de mener à bien ces travaux."

Indirectement associé à la Fondation Nobel, cette haute distinction en sciences économiques est décernée par la banque centrale de Suède en mémoire d'Alfred Nobel, depuis 1969. Au palmarès du prix, Jean Tirole succède à Eugene Fama, Lars Peter Hansen et Robert Shiller, primés en 2013 pour leurs travaux sur les marchés financiers. Deux Français l'ont reçu jusqu'à présent : Gérard Debreu, en 1983, et Maurice Allais, en 1988.

Pendant sa conférence de presse, Jean Tirole a appelé de ses vœux des réformes rapides de l'économie française : "Elle n'est pas un cas désespéré car nous avons beaucoup d'atouts. Nos grandes entreprises fonctionnent bien même si le tissu des PME est encore trop faible. Nous avons beaucoup de capital humain. Il faut investir dans l'éducation et l'économie de la connaissance. Il faut donner de bons emplois à nos jeunes et que nous ne leur léguions pas une dette trop élevée. Il s'agit de faire les réformes assez vite. La question n'est pas l'austérité." En 2012, il donnait sa vision de la crise de la dette à La Tribune.


Paul Périé et Gael Cérez

Jacques Le Bris's insight:

Nombreuses réactions
Les messages de félicitations sont nombreux sur les réseaux sociaux. 

À commencer par Joël Echevarria, directeur délégué de TSE : "Le Prix Nobel 2014 d'économie attribué à Jean Tirole (et à lui seul) : la communauté de @TSEinfo et de @UT1Capitole fière et émue !"

 

Le Premier ministre Manuel Valls s'est félicité de ce nouveau prix pour la France : "Après Patrick Modiano, un autre Français au firmament : félicitations à Jean Tirole! Quel pied-de-nez au french bashing !"

 

Jacques Attali a lui aussi rendu hommage à Jean Tirole, soulignant l'importance de ses travaux : "Bravo à Jean Tirole pour ce Nobel si mérité. Ses travaux théoriques font depuis longtemps référence et inspirent bien des praticiens. En particulier, la proposition de Jean Tirole sur l'allocation chomage, il y a 10 ans, est toujours d'actualité."

 

Pour Pierre Izard, le président du conseil général, "l’attribution du prestigieux prix Nobel d’économie est un honneur pour la Haute-Garonne qui  vient de voir de voir l’un des plus fervents  initiateurs de l’Ecole d’économie de Toulouse inscrire son nom parmi les  économistes les plus éminents. "

 

Martin Malvy, le président du Conseil régional, souligne quant à lui "le potentiel et la qualité de la recherche française.

 

Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, félicite Jean Tirole grâce auquel "après l'aéronautique, le spatial et la santé, Toulouse brille aussi sur la carte mondiale de l'économie".

 

Selon Bernard Keller, maire de Blagnac et vice-président de Toulouse Métropole en charge du développement économique, "l'attribution du prix Nobel à Jean Tirole est un grand honneur pour Toulouse, la France et l'Europe"

 

Du côté du CESER, on salue "la notoriété des travaux de Jean Tirole et sa totale implication en tant que président et fondateur de la « Toulouse School of Economics » (TSE), rattachée à l’Université Toulouse 1 Capitole".

 

Bertrand Monthubert, le président de l'Université Toulouse III - Paul Sabatier, remarque que sous l'impulsion scientifique de Jean Tirole que TSE est devenue l'un des grands centres de recherche européens en économie : "Ce prix Nobel participe au rayonnement scientifique de l'Université Fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées et de la recherche française".

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Philippe Pacheu, Promologis : "50 % du programme de la Cartoucherie déjà commercialisés"

Philippe Pacheu, Promologis : "50 % du programme de la Cartoucherie déjà commercialisés" | La lettre de Toulouse | Scoop.it


Philippe Pacheu


 

Philippe Pacheu est le président du directoire de l’agence immobilière toulousaine Promologis, qui gère un patrimoine de 23.000 logements locatifs à destination des salariés d’entreprises et des particuliers en Midi-Pyrénées, Paca et Languedoc-Roussillon. Il évoque le projet de la Zac de la Cartoucherie à Toulouse, sur lequel Promologis réalise la partie locative et annonce la création d'une nouvelle marque, Zelidom, spécialisée dans l’accession à la propriété.

Jacques Le Bris's insight:

Voir la vidéo :

http://www.objectifnews.tv/index.php?&id=2122


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L'Institut aéronautique et spatial se restructure pour conquérir les pays émergents

L'Institut aéronautique et spatial se restructure pour conquérir les pays émergents | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Pierre Valenti, directeur général de l'IAS  

 

L'Institut aéronautique et spatial (IAS), basé à Toulouse, est en pleine restructuration. Malgré une diminution de ses subventions de 20 % et un chiffre d’affaires prévisionnel en baisse, l'agence de formation créée par le Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (Gifas), multiplie les nouveaux contrats et annonce vouloir cibler davantage de pays émergents. À la tête de l'association depuis janvier 2014, Pierre Valenti est optimiste.

(...)


Jacques Le Bris's insight:

En savoir plus
Créé en janvier 1980 par le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS), l'Institut aéronautique et spatial (IAS) est l'agence de formation continue de la filière industrielle aéronautique et spatiale française.
-    3500 personnes ont été formées à ce jour par l’IAS à travers 101 pays
-    L’IAS compte 14 salariés
-   L’IAS affiche un portefeuille de clients excédant les 150 noms, tous reconnus comme des acteurs majeurs du secteur aéronautique et spatial dans leurs pays respectifs
-    CA 2013 : 3,6 M€
Site internet : info@inst-aero-spatial.org - www.inst-aero-spatial.org

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À Toulouse, l'équipementier aéronautique Latécoère veut renégocier sa dette

À Toulouse, l'équipementier aéronautique Latécoère veut renégocier sa dette | La lettre de Toulouse | Scoop.it


Toulouse : Latécoère veut renégocier sa dette


 

L'équipementier aéronautique français a engagé des discussions pour alléger le poids de son endettement. Le groupe a amélioré sa profitabilité et son carnet de commandes est bien fourni.

Latécoère va mieux mais traine toujours le poids de sa dette comme un boulet. L'équipementier aéronautique toulousain a annoncé ce lundi l'ouverture de discussions avec ses créanciers afin de revoir son financement de long terme. Il a désigné un mandataire ad hoc pour mener ces discussions.

"En réponse à des informations parues récemment dans la presse et comme annoncé à l'occasion de la publication des résultats semestriels le 3 septembre 2014, le Groupe Latécoère confirme être sur le point d'engager des discussions avec ses prêteurs afin de se doter d'une structure de financement de long terme à même de soutenir son développement et permettre son adéquation avec la nature long-terme de ses activités", écrit Latécoère dans son communiqué.

En décembre 2011, Latécoère avait déjà conclu avec ses banques un accord de refinancement de sa dette portant sur 96% de sa dette bancaire, et 60% de ses obligations convertibles. A l'époque, le groupe sortait d'une période difficile et cherchait un partenaire pour assurer son redressement.
 
Des indicateurs désormais au vert
Aujourd'hui, ce temps est révolu. La profitabilité de Latécoère s'est largement améliorée puisqu'au premier semestre le résultat net était ressorti à 5 millions d'euros, contre 1,3 million un an plus tôt. Certes, le résultat d'exploitation est en léger retrait à 16,4 millions d'euros (17,8 millions d'euros un an plus tôt), mais Latécoère estime que ce reflux ne sera pas "extrapolable" à l'ensemble de l'exercice 2014. Par ailleurs, le carnet de commandes a progressé à 2,61 milliards d'euros (+1,1%). En 2013, le chiffre d'affaires s'était élevé à 621 millions d'euros.

Nabil Bourassi - LaTribune.fr

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VélôToulouse : plus de 20.000 locations en une journée

VélôToulouse : plus de 20.000 locations en une journée | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Jeudi 2 octobre, 20.643 locations de VélôToulouse ont été réalisées. Le record avait été réalisé un mois plus tôt, le jeudi 11 septembre 2014, avec 18 686 locations. C’est la première fois que le seuil de 20.000 locations par jour a été dépassé.

 

Inauguré le 16 novembre 2007 par Jean-Luc Moudenc, le service VélôToulouse compte aujourd’hui 282 stations, 2 600 vélos en circulation et plus de 27 000 abonnés.

« Ce nouveau record prouve une fois de plus que VélôToulouse a su s’imposer comme un mode de transport durable dans Toulouse. VélôToulouse est littéralement plébiscité par les Toulousains et les visiteurs ! » a déclaré Jean-Michel Lattes.

« Avec ce système mis en place par Jean-Luc Moudenc lors de son premier mandat, ce sont des déplacements faciles, accessibles, efficaces … et propres ! Avoir développé un tel système dès 2007 démontre que la politique en faveur du vélo est dans l’ADN même de notre action municipale. » a-t-il conclu.

 

C de P

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Toulouse. Premiers tirs à la Cartoucherie : 520 logements et 1000 emplois

Toulouse. Premiers tirs à la Cartoucherie : 520 logements et 1000 emplois | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Les maîtres d’ouvrage des quatre premiers programmes ont posé ensemble la première pierre d’un vaste chantier de 520 logements.

 

Cette fois, c'est vraiment parti. Le grand programme urbain toulousain de la Cartoucherie est entré dans la phase de construction. Quatre premières briques ont été posées. Premières livraisons fin 2015.

 

Un premier bâtiment commence à sortir de terre et de nouvelles grues vont apparaître très prochainement. Après une large redéfinition engagée par l’ancienne municipalité et de nombreux retards dus notamment à la dépollution du site de la Cartoucherie, la première tranche du tout nouvel écoquartier entre en phase de réalisation.

Fin septembre, le public avait été invité à découvrir les contours de cette vaste opération qui prévoit 3100 logements au cours d’une journée portes ouvertes. Les opérateurs des quatre premiers programmes représentant 520 logements - cinq promoteurs et quatre bailleurs sociaux - ont posé ensemble une première pierre commune, en présence d’élus, des partenaires et des urbanistes du projet.

90.000m² de bureaux

Ce nouvel écoquartier desservi par le métro prévoit 40% de logements en secteur libre, 35% d’habitat social et 25% en accession. 90.000 m² de bureaux et des équipements publics et culturels sont également au programme. Les travaux de l’École régionale de santé, réalisée par le conseil régional, sont lancés tout comme ceux du réseau de chaleur produite par l’usine d’incinération du Mirail.

Le défi des concepteurs est de de concilier densité, mixité et espaces naturels sur ce site de 33 hectares. Des bâtiments de dix étages vont fleurir mais aussi des programmes d’habitat participatif ou de logements évolutifs pour les séniors. Et une innovation, un parking en silo pour un stationnement mutualisé. La place de la voiture est cependant encore en question et doit faire l’objet d’une redéfinition.

« L’alternance aura des incidences »

« En onze mois, la moitié des programmes commercialisés ont été déjà réservés », s’est félicité Gilles Broquère, le nouveau PDG d’Oppidea, l’outil d’aménagement de la communauté urbaine de Toulouse Métropole. « Les travaux de ce grand projet représentent plus de 1000 emplois en équivalents temps plein. » Concernant l’évolution des autres nouveaux quartiers, « l’alternance (polotique, NDLR) aura des incidences », a précisé l’élu. « Les programmes ne seront pas freinés mais pourront évoluer car l’argent public va manquer durablement. Il faut construire des quartiers sobres en énergie et en coût. » Une politique qui pourrait notamment impacter l’accueil du collectif d’artistes Miix’Art Myrys dans la halle historique de la Cartoucherie, le budget étant jugé trop élevé.
Marc Pouiol

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Michael Page dresse le portrait robot des cadres informatiques

Michael Page dresse le portrait robot des cadres informatiques | La lettre de Toulouse | Scoop.it

David Majorel, directeur de la division systèmes d’information de Michael Page Neuilly-sur-Seine, et Laure Latrubesse, consultante en charge de la division systèmes d’information de Michael Page Toulouse.

 

Michael Page a présenté son baromètre sur les métiers informatiques à la Cantine de Toulouse, le 25 septembre dernier. Quels sont les grands enseignements de cette étude ?

 

Michael Page a pris le pouls des cadres informatiques, afin de mettre en avant leurs attentes, leurs motivations et les efforts qu’ils sont prêts à consentir pour évoluer. Laure Latrubesse, consultante en charge de la division systèmes d’information de Michael Page Toulouse, et David Majorel, directeur de la division systèmes d’information de Michael Page Neuilly-sur-Seine, sont venus présenter ces résultats à la Cantine, le 25 septembre.

Les cadres ont besoin de reconnaissance

461 personnes ont été interrogées pour dresser ce bilan. Un panel qui compte 91% de cadres, dont la moitié était en poste au moment du sondage. Cette étude couvre à la fois la région parisienne et la province, pour des résultats comparables, d’après David Majorel. Parmi les enseignements de ce baromètre, on retient que les candidats sont plus intéressés dans leurs choix professionnels par les projets que par la taille de la structure. La mission est ainsi ce qui compte principalement pour 72% d’entre eux dans le choix d’un poste, avant la rémunération (pour 63%) et les perspectives d’évolution (37%). « Il n’y a plus de règles qui voudraient, comme par le passé, que les profils experts préfèrent les grandes structures. Dans le même temps, on constate cependant que les start-up n’attirent pas forcément les cadres, ce qui est sans doute encore dû à l’explosion de la bulle du Net au début des années 2000 », constate David Majorel.
Les cadres informatiques sont également enclins à la mobilité, même si les femmes sont globalement moins mobiles que les hommes. Ils sont presque 80% à accepter de bouger pour un poste.

Malgré le climat morose, les cadres informatiques sont majoritairement confiants dans l’avenir, pour 67% d’entre eux (54% des sans emploi et 77% des actifs en poste). Ce qui s’explique certainement par le fait que les métiers de l’informatique restent très porteurs. 35.000 emplois ont été créés dans ce domaine en 2013, et le secteur a compté pour 21% de l’ensemble des embauches en France, tous métiers confondus. Leur motivation est aussi au beau fixe. Les cadres sont satisfaits globalement de leur rémunération et de leurs conditions de travail. Cependant, les responsabilités liées au poste, la rémunération et l’évolution comptent énormément dans leur choix de carrière. Ils sont 94% à estimer que la reconnaissance de leur travail est importante. « D’expérience, dans 70% des cas, si au bout de cinq, sept ou huit ans, ils ne se sentent pas reconnus à leur juste valeur, ils s’en iront car ils savent qu’ils n’auront pas de difficultés à trouver un autre poste. Il faut donc insister sur la formation et la gestion des compétences en interne », conclut David Majorel.
Agnès Frémiot

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Pourquoi participer au forum Jobs'TIC le 6 novembre ?

Pourquoi participer au forum Jobs'TIC le 6 novembre ? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Pierre Scampini, co-animateur de la commission emploi formation éducation de la Mélée, organisateur de Jobs’TIC, à la Cantine Toulouse.

 


Janick Deny et Pierre Scampini, co-animateurs de la commission emploi formation éducation de la Mélée, nous présente le programme du forum Jobs'TIC organisé le 6 novembre prochain à la Cantine. 

Pourriez-vous nous présenter le forum Jobs’TIC ?
Janick Deny  : Jobs’TIC se dédie traditionnellement à la présentation des métiers et de l’emploi dans les TIC, et à leur évolution. La cible ce sont les entreprises qui souhaitent se mettre à jour, les chercheurs d’emploi, les personnes en reconversion professionnelle et les étudiants. Globalement, tous les gens qui s’intéressent aux métiers du numérique. Il est organisé en partenariat avec l’ENSEEIHT, qui en accueille une partie dans ses locaux.
Pierre Scampini  : Cette année, l’événement se déroulera sur une journée. Nous avons fait évoluer la formule, comme nous proposons désormais des rendez-vous réguliers sur l’emploi et la formation, les « Jobsfair » .

Quels seront les temps forts de cette édition de Jobs’TIC ?
Janick Deny : Nous organisons trois tables rondes. La première, « Le numérique pour tous, tous pour le numérique », a pour objectif de démontrer que ces métiers ne sont pas réservés aux ingénieurs, mais sont ouverts à tous les âges, toutes les fonctions, et tous les sexes. Guy Mamou-Mani, le président du Syntec numérique, y interviendra, tout comme une jeune chef d’entreprise, actuellement accompagnée dans son développement par l’incubateur de TBS, TBSeeds. La deuxième amènera une réflexion sur les métiers du numérique en se demandant s’ils créent de nouvelles compétences ou de nouveaux métiers dans l’entreprise.
Pierre Scampini  : Enfin, la dernière table ronde s’interrogera sur la façon dont le numérique révolutionne le recrutement. Nous reviendrons sur les nouveaux outils pour détecter les talents, la disparition potentielle du CV, les candidats qui cherchent des bons projets plutôt que les bonnes entreprises, et puis sur l’apparition d’agents qui pourraient à l’avenir coacher la carrière des meilleurs éléments.

Outre ces tables rondes, quels seront les autres rendez-vous de Jobs’TIC ?
Pierre Scampini  : Nous allons organiser des « Quick learning », rendez-vous d’une heure tout compris qui offrent un concentré d’informations sur des sujets plus grand public. Il y aura quatre rendez-vous de ce type, dont un sur la e-réputation par exemple. Nous proposerons également des « Jobview », des focus sur des nouveaux métiers, comme ceux du Big Data, sur la VAE, ou la réforme de la formation professionnelle. Quelques pitchs de startupeurs viendront émailler la journée.
Janick Deny : Nous proposerons également des offres d’emploi et des rencontres avec les entreprises présentes sur les tables rondes pour les demandeurs d’emploi.

 
Propos recueillis par Agnès Frémiot

 

Pour plus de renseignements : www.jobstic.com

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L'Art du souvenir

L'Art du souvenir | La lettre de Toulouse | Scoop.it

L'Art du souvenir
Un autre regard sur les monuments aux morts toulousains de la guerre 1914-1918. Les photographies de Julie Bonenfant pour redécouvrir ces œuvres.

Les monuments aux morts font tellement partie du paysage toulousain qu'on ne les regarde plus vraiment. Les photographies de Julie Bonenfant, des Archives municipales de Toulouse, permettent de découvrir de façon intime ces sites porteurs de la mémoire des hommes. Cette exposition offre une lecture «dans le détail» de 24 monuments commémoratifs toulousains.

 

Galerie de l'Œil de l'Espace EDF Bazacle
Du 1er novembre 2014 au 4 janvier 2015
Ouvert du mardi au dimanche, de 11 h à 18 h
fermeture le lundi et les 25/12/2014, 01/01/2015

 

Entrée gratuite


Dans le cadre du centenaire de la guerre 14-18, les Archives municipales ont également réalisé une étude sur les monuments aux morts toulousains se rapportant à ce conflit.

Ce travail se traduit par la publication d’un ouvrage portant le même titre, en collaboration avec la Région Midi-Pyrénées, et par la mise en ligne de fiches documentaires concernant les monuments aux morts de Toulouse sur une carte thématique « Sur les traces de 14-18 » dans le site patrimonial www.urban-hist.toulouse.fr.



Renseignements  :  www.archives.toulouse.fr

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Le Toulousain Jean-Christophe Peraud, Vélo d’Or Français

Le Toulousain Jean-Christophe Peraud, Vélo d’Or Français | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Ce vendredi 17 octobre, le Toulousain Jean-Christophe Peraud a remporté le Vélo d'Or Français devant Pauline Ferrand-Prevot et François Pervis.


Par David Saint-Sernin

Jean-Christophe Peraud termine meilleur cycliste français de la saison selon Vélo Magazine. Le Toulousain a en effet remporté le Vélo d’Or 2014 devant la championne du monde féminine, Pauline Ferrand-Prevot et le pistard François Pervis.

C’est l’exceptionnel Tour de France, qu’il a terminé à la deuxième place (une première pour un coureur français depuis 17 ans et la deuxième place de Richard Virenque en 1997), qui ont permis au vétéran d’AG2R – La Mondiale (37 ans) de glaner ce trophée.

Au-delà d’une magnifique Grande Boucle, Peraud a été très régulier toute la saison sur les courses par étapes  avec une 4e place à Tirreno-Adriatico et une troisième au Tour du Pays-Basque. Il a également gagné le Criterium International en mars et remporté l’étape du Mont Faron au Tour Méditerranéen en février. Sa fin de saison a été plus discrète même s’il a terminé 4e du Tour de l’Ain.

Il recevra son trophée ce vendredi soir à Nice à l’occasion d’un match de gala France – reste du monde, avec deux équipes composées par les coureurs professionnels.

Le classement du Vélo d’Or français :

1. Jean-Christophe Peraud
2. Pauline Ferrand-Prevot
3. François Pervis
4. Thibaut Pinot
5. Julien Absalon
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Habiague, la PME familiale qui équipe les cuisines des Toulousains depuis 150 ans

Habiague, la PME familiale qui équipe les cuisines des Toulousains depuis 150 ans | La lettre de Toulouse | Scoop.it

François de Bellissen, PDG d’Habiague.

 

Le Toulousain Habiague vient de fêter ses 150 ans de vente d'articles culinaires. Plus gros indépendant de France, il surfe sur l'engouement récent pour la cuisine et un conseil ciblé autour de produits haut de gamme.

 

Un anniversaire plus que centenaire, cela devient rare parmi les commerces. C’est pourtant aujourd’hui la cinquième génération qui est aux commandes d’Habiague, spécialiste toulousain d’articles de cuisine haut de gamme créé en 1864 par Léopold Habiague. Avec 260m² de surface de vente rue d’Alsace-Lorraine et sa dizaine de salariés, la boutique résiste aux grandes enseignes.

Après une baisse de son activité de 15% de 2010 à 2012, liée aux travaux de la grande rue toulousaine et à la crise, Habiague affiche une forte croissance de son chiffre d’affaires en 2013 à 2 millions d’euros, stabilisés en 2014. « Nous tirons notre épingle du jeu grâce à nos référencements produits très vastes, plus de six fois ce que la concurrence peut proposer, notre positionnement haut de gamme et qualitatif ainsi qu’un conseil pointu. Deux de nos salariés sont chez nous depuis plus de trente ans », explique François de Bellissen, PDG d’Habiague.

 La tendance de l’art culinaire

A la tête de l’un des plus gros magasins indépendants de France dans son secteur, le dirigeant peut jouer de sa taille auprès des marques et s’estime « bien placé en prix ». Plusieurs chefs régionaux s’équipent chez Habiague tels Michel Sarran, Yannick Delpech ou le prometteur Simon Carlier. Une vitrine de plus pour l’enseigne. « Il est certain que l’influence médiatique des grands chefs joue dans cet engouement récent pour la cuisine. Nous cherchons à répondre à cette envie du particulier de disposer d’équipements professionnels. Nous sommes à l’affût des tendances dans les différents salons. Ainsi dernièrement d’un appareil de cuisson basse température sous vide à 400 euros ou d’un robot café Jura qui peut aller jusqu’à 2.500 euros », commente François de Bellissen.

 Un site marchand sur le web

Autre relais de croissance, le site de e-commerce de la boutique, encore un peu en sommeil, mais qui devrait représenter 25% du chiffre d’affaires de la maison d’ici deux années. Et comme la saga continue, ce sera bientôt au tour de Julie, la fille de François de Bellissen, d’œuvrer aux fourneaux d’Habiague.
Isabelle Meijers

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Croissance mondiale en berne, Bourses en chute

Croissance mondiale en berne, Bourses en chute | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Toutes les Bourses européennes ont fortement dévissé ce mercredi. Le CAC 40 est passé en dessous des 4 000 points. Quelles sont les raisons de cette brusque baisse générale ?

Les Bourses craignent une panne de la croissance mondiale. Aux Etats-Unis, les prévisions pourraient être revues à la baisse car les principaux indicateurs comme les ventes de détails sont en recul. En Chine, la deuxième économie mondiale,  la croissance ralentit.  En Europe plane le spectre de la déflation. Avec une croissance en berne. La première économie du vieux continent, l’Allemagne  ne parvient pas à redécoller. La deuxième économie, la France est sous les feux des projecteurs en raison de ses forts déficits publics et de son incapacité à présenter un budget conforme aux attentes de Bruxelles.  Résultat : c’est l’effet boule de neige. Un cumul de mauvais chiffres et de mauvaises perspectives économiques. La Bourse qui anticipe l’état de l’économie est donc fébrile. Ce qui se concrétise par de baisses substantielles. En Europe, la journée a été très rude : la Bourse de Paris a concédé 3,63% en clôture, Francfort 2,87%, Londres 2,83% et Milan 4,44%. Et Athènes a chuté de 6,25%.
 

par Patrick Lelong jeudi 16 octobre 2014 07:00
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Privatisation de l'aéroport de Toulouse, Airbus alerte le gouvernement Valls |

Privatisation de l'aéroport de Toulouse, Airbus alerte le gouvernement Valls | | La lettre de Toulouse | Scoop.it


Airbus craint une augmentation des prix du foncier au détriment de l'avionneur qui loue des terrains à l'aéroport


 

Fabrice Brégier (PDG d'Airbus), des élus et le président de la CCI et Toulouse écrivent au gouvernement pour l'alerter sur les conséquences de la privatisation de l'aéroport de Toulouse. Ils craignent une augmentation des prix du foncier au détriment de l'avionneur qui loue des terrains à l'aéroport. Alors que la première partie de la procédure se termine le 31 octobre, le calendrier s'accélère. Il ne reste que quelques jours à Matignon pour éventuellement suspendre l'appel d'offres.

La procédure d’appel d’offres lancée par l’État pour céder ses parts au capital de d’ATB (lire notre article) est brutalement sous le feu des critiques. Après le "marché de dupes" dénoncé hier par le président du Ceser Jean-Louis Chauzy (lire notre article), le député PS de Haute-Garonne Christophe Borgel monte au créneau ce mardi pour signaler "la manière totalement invraisemblable dont les choses sont engagées, sans prendre en compte les intérêts d’Airbus". Comme le président du Ceser, le député regrette que rien dans le cahier des charges de l’appel d’offres ne concerne le foncier entourant l’aéroport. 100 hectares sont en effet loués à Airbus pour un loyer que de nombreux interlocuteurs disent "inférieur au prix du marché". "Le nouveau concessionnaire pourra augmenter le loyer, estime Christophe Borgel. On voit bien ce qu’a fait Vinci avec les autoroutes : des super profits. Si cela arrive à Toulouse, ce sera au détriment d’Airbus". Le député PS partage l'avis de Jean-Louis Chauzy: "il faut sortir de l’appel d’offres le foncier occupé par les industriels, déclasser le terrain et octroyer à Airbus un bail emphytéotique de 99 ans".

Actuellement à Paris, le parlementaire s’emploie à "tirer toutes les sonnettes d’alarme : Matignon, ministère de l’Économie, et des Finances". Les députées de Haute-Garonne Catherine Lemorton et Monique Iborra ont également été sollicitées par Jean-Louis Chauzy pour faire du lobbying à Paris.

À Toulouse, Jean-Luc Moudenc "est tout à fait d’accord avec Jean-Louis Chauzy sur le fond" mais estime qu’il existe une autre solution que la suspension de l’appel d’offres : "nous sommes encore dans les temps, le futur concessionnaire n’a pas été choisi. Il suffit que l’État introduise dans les discussions une règle sur le déclassement du terrain et le bail emphytéotique de 99 ans accordé à Airbus. Cela fait partie des négociations. La règle devra être sanctuarisée dans le contrat qui sera passé avec le futur concessionnaire, pour sécuriser les industriels". Les élus EE-LV de Toulouse Métropole, du Département et de la Région demandent quant à eux la suspension de la procédure.

Plusieurs lettres envoyées au gouvernement

Le 25 septembre dernier, alors que l’A320neo effectuait son premier vol à Toulouse, l'affaire de l'aéroport occupait elle aussi les esprits. Sur les pistes du vol d'essai, Jean-Luc Moudenc, Martin Malvy et Fabrice Brégier, le PDG d’Airbus, se sont en effet mis d’accord pour que les représentants des collectivités locales écrivent une lettre à l’État. Chose faite le 2 octobre. Un courrier co-signé par Jean-Luc Moudenc, Martin Malvy, Pierre Izard et Alain Di Crescenzo (président de la CCI) a été envoyé à l’Agence de participation de l’État, chargée de la privatisation. Objectif : "soutenir Fabrice Brégier, qui avait lui-même écrit au gouvernement pour faire part de ses inquiétudes" explique le maire de Toulouse. 

Pour Martin Malvy, "les quatre signataires de la lettre seront appelés à donner leur avis en fin de procédure. Nous avons indiqué avec la plus grande fermeté que la prise en compte des activités économiques présentes sur le site conditionnerait l’avis que nous devons émettre". Alain Di Crescenzo complète : "la procédure est allée beaucoup trop vite. Une pause permettrait de travailler sur le fond la meilleure façon de protéger les intérêts d'Airbus". De son côté, la DGAC  (direction générale de l’aviation civile) confirme que le patron d’Airbus a envoyé lui-même une lettre à Manuel Valls (Premier ministre), Ségolène Royal (ministre de l’Écologie) et Alain Vidalies (secrétaire d’État aux Transports), le 19 septembre.

Invité d’honneur du Cercle d’Oc hier soir, Fabrice Brégier a sobrement rappelé que la privatisation "doit être compatible avec les intérêts à court et moyen terme d’Airbus". Mais dans les couloirs de l'avionneur, le langage est moins policé et l'incompréhension est grande face au silence du gouvernement. Il s'y murmure désormais que des courriers sont restés lettre morte, et que c’est bien la première fois qu’Airbus n’est pas écouté.

D’autres craintes que le prix du foncier ?

Les candidats au rachat des parts de l’État ont jusqu’au 31 octobre pour déposer une offre ferme. Si Airbus s’inquiète officiellement d’une augmentation brutale du montant du loyer, une autre question se pose, de l’ordre de la sécurité industrielle. En effet, plusieurs offres sont portées par des groupes étrangers (le Chinois Shandong High-Speed Group avec SNC Lavalin, l’Allemand AviAlliance avec Capitole Alliance et l’Australien Macquarie
). Airbus pourrait également craindre des risques concernant la propriété intellectuelle.

Sophie Arutunian

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Début du compte à rebours pour le futur parc des expositions de Toulouse

Début du compte à rebours pour le futur parc des expositions de Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Le nouveau parc des expositions de Toulouse va entrer dans sa phase opérationnelle en fin d'année. Dans quinze jours, les entreprises sont invitées à s'organiser pour profiter pleinement de la commande publique. Et les investisseurs privés sont les bienvenus.

 

C’est le grand chantier à venir de la métropole toulousaine pour les trois prochaines années. Avec le lancement des premiers appels d’offre en novembre prochain, le futur parc des expositions, construit sur les communes de Beauzelle et d’Aussonne, entre dans une phase concrète.

Piloté par la communauté urbaine Toulouse Métropole, cet équipement majeur pour le développement économique de l’agglomération va permettre à la Ville rose de se positionner sur des congrès et conventions de dimension nationale et mondiale. Sur un site de vingt-cinq hectares (Aussonne, Cornebarrieu, Seilh et Beauzelle) il offrira 70.000m² de surface couverte, soit près du double du parc actuel sur l’île du Ramier, 44.000m² de surface extérieure et une halle pouvant accueillir 12.000 personnes.

 240 millions d’euros de travaux pour le BTP

Financé à 50% par la communauté urbaine et réalisé avec la participation de la régie des transports Tisséo et le concours financier de la Région et du Département (25% chacun) le nouveau parc des expositions sera directement desservi par le tramway, prolongé jusqu’au site. Le projet intègre un parking silo de 3000 places, six kilomètres de voiries nouvelles et quatre kilomètres de pistes cyclables.

« Ce projet, qui fait consensus depuis l’origine, est le plus important depuis la réalisation de la deuxième ligne de métro », explique Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole. « Nous devons structurer les appels d’offre pour que cette réalisation puisse profiter pleinement aux entreprises locales et notamment aux PME. » Réunies cet été, les entreprises du BTP ont été invitées à se regrouper et s’organiser pour répondre à la vingtaine de lots lancés par Europolia, la société d’économie mixte qui assure la maîtrise d’ouvrage par délégation.

 Alléger la charge publique

240 millions d’euros de travaux sont prévus pour un coût global de 308 millions d’euros. « Un euro de chiffre d’affaires permettra d’injecter six euros dans l’économie locale », rappelle Jean-Luc Moudenc. « L’exploitation déléguée du parc des expositions devrait générer pour la collectivité près de 60 millions d’euros sur quinze ans. Cependant, cet investissement très lourd ne pèse que sur les collectivités et, compte-tenu des baisses drastiques des dotations de l’État, nous souhaitons associer des investisseurs privés pour alléger la charge publique. » Démarrage des travaux en 2015, livraison prévue en 2018.
Marc Pouiol

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Pour Pierre Hessler (Capgemini), en visite à Toulouse, l’entreprise de demain doit devenir "plus intelligente"

Pour Pierre Hessler (Capgemini), en visite à Toulouse, l’entreprise de demain doit devenir "plus intelligente" | La lettre de Toulouse | Scoop.it


Pierre Hessler, censeur au sein du conseil d’administration de Capgemini.


 

De passage à Toulouse mercredi 8 octobre, Pierre Hessler, censeur au sein du conseil d’administration de Capgemini, a présenté sa vision de la transformation digitale des entreprises. Une révolution qui, selon lui, impactera directement les PME.

Devant un parterre d’une trentaine de collaborateurs toulousains, Pierre Hessler, censeur au sein du conseil d’administration de Capgemini, a livré mercredi soir un diagnostic sans appel : "La transformation digitale des entreprises est en marche." Un phénomène directement lié selon lui à la mutation de la société. "Nous sommes tous devenus plus conscients de notre environnement, nous sommes devenus sociaux, mobiles et hyper connectés, constate-t-il. Et les entreprises doivent devenir comme nous."


Lutte des pouvoirs entre l’entreprise et le consommateur
Pour Pierre Hessler, l’entreprise de demain devra avant tout devenir "plus intelligente". "Toutes les données du monde ne servent à rien si on ne les utilise pas de la bonne façon", analyse-t-il. L’entreprise digitale devra également être selon lui "plus connectée, plus mobile, plus disponible" et devra "inventer une manière différente d’interagir avec ses clients, qui sont devenus digitaux". Sans oublier un maillon essentiel de la chaîne : les collaborateurs eux-mêmes. "Beaucoup d’entreprises l’oublient", regrette-t-il.

Des changements importants sont aussi à anticiper en matière de relation entre les donneurs d’ordres et leurs partenaires. "Nous voyons naître une nouvelle distribution des rôles et de l’intelligence, explique Pierre Hessler. Mais il est toujours très difficile de bouleverser les équilibres de tout un écosystème."

Cette nouvelle donne induirait par ailleurs une lutte des pouvoirs entre l’entreprise et le consommateur lui-même. "On parle toujours des réseaux sociaux qui octroient davantage de pouvoir aux consommateurs, mais on ne parle pas des pouvoirs accrus des entreprises, pointe Pierre Hessler. Or, les firmes qui s’en tireront le mieux ne sont pas celles qui exerceront le plus leur pouvoir, mais celles qui l’exerceront de la façon la plus intelligente."

 

"Les PME doivent prendre l’initiative"
Nouveau contexte, nouveaux produits - plus connectés -, nouvelles cibles, nouvelle concurrence - notamment venue des pure-players du monde du numérique -... : la digitalisation des entreprises ne concernerait pas que les grands comptes. "Les PME et les ETI sont elles aussi impactées, estime Pierre Hessler. La 'contagion' va s’étendre partout. Et dans un monde digital, les petites entreprises auront un grand avantage à être en avance de phase, à prendre l’initiative." Des perspectives qui réjouissent le censeur de Capgemini. "Nous nous préparons à faire face à une demande explosive", sourit-il.

 

Alexandre Léoty

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Monique Dufresne, La Maison de l’Initiative, lauréate des Tribune Women’s Awards Objectif News, catégorie Responsable et solidaire

Monique Dufresne, La Maison de l’Initiative, lauréate des Tribune Women’s Awards Objectif News, catégorie Responsable et solidaire | La lettre de Toulouse | Scoop.it


Monique Dufresne


 

Cofondatrice et gérante de la Scop La Maison de l’Initiative, Monique Dufresne est lauréate des Tribune Women's Awards Objectif News dans la catégorie Responsable et solidaire. Les 53 salariés/associés de La Maison de l’Initiative, basée à Toulouse, forment des porteurs de projets à la création d’entreprise. En 2013, la coopérative dont le leitmotiv est "l'égalité hommes/femmes", a affiché 2,7 M€ de chiffre d’affaires.

Jacques Le Bris's insight:

Voir la vidéo :

http://www.objectifnews.tv/index.php?&id=2108


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Lancement de l'Espace Clément Ader, vitrine du campus Toulouse-Montaudran Aerospace

L’Espace Clément Ader, dédié à la recherche en mécanique et composites, est opérationnel depuis mars. Mais ce premier symbole de la coopération entre Europe, Région, agglomération et université vient tout juste d’être inauguré en grandes pompes.

Ils sont tous là. Les représentants de l’Etat, de l’Europe, de la Région, de Toulouse Métropole, de l’université et même de Météo France… Tous parties prenantes dans le financement de 42 millions d’euros de l’Espace Clément Ader, inauguré ce jeudi 2 octobre. Cette célébration signe l’acte de naissance du campus Toulouse-Montaudran Aerospace, en lien avec le pôle de compétitivité Aerospace Valley dédié à l’aéronautique, l’espace et les systèmes embarqués. Suivront dans la même zone l’ouverture de l’Institut de recherche technologique et de la Maison de la formation Jacqueline-Auriol.
Même si l’inauguration officielle de l’Espace Clément Ader n’intervient que ces jours-ci, le bâtiment de 13.000 m² est déjà opérationnel depuis mars 2014. Dédié à la recherche en mécanique et composites ainsi qu’aux calculs grande puissance, il héberge près de 230 personnes, chercheurs et personnel technique. Il regroupe plus précisément dans ses murs l’Institut Clément Ader [1] (études sur les cycles de vie des pièces et structures aéronautiques et spatiales), le Critt Mécanique et matériaux composites [2] (véritable passerelle entre la recherche et les PME), une plateforme de micro-caractérisation des matériaux abritant un microscope capable d’analyser de la poussière d’étoiles au millionième pour une valeur de 2,4 millions d’euros, et une plateforme de calcul intensif comprenant les supercalculateurs de Météo France aux côtés de supercalculateurs universitaires.
« Nous avions besoin d’un nouveau centre pour notre calculateur intensif capable de donner en trente minutes des prévisions sur vingt-quatre heures analysées ensuite par nos ingénieurs avant diffusion. Nous sommes heureux d’avoir pu profiter de cette salle qui abrite aujourd’hui la moitié de la configuration du supercalculateur, l’autre moitié restant sur notre site de l’ouest toulousain », explique Jean-Marc Lacave, PDG de Météo France.

Financement et utilisation mutualisés

Le président de Région, Martin Malvy, n’a pas manqué de souligner la participation majoritaire de sa collectivité au financement du bâtiment pour 10 millions d’euros. Suivent l’État (9 millions d’euros) et, à égalité à hauteur de près de 7 millions d’euros chacun, la communauté urbaine de Toulouse-Métropole, l’Europe et Météo France. Le bâtiment sera géré par l’Université fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées et son entretien assuré grâce aux intérêts des crédits du Plan campus.
Marie-France Barthet, présidente de l’Université fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées, a salué quant à elle la rapidité d’exécution des travaux en vingt-et-un mois ainsi que le défi technique relevé par le maître d’œuvre, le cabinet d’architecture toulousain Séquences. « Il a fallu isoler la zone du microscope surpuissant qui ne supporte ni vibration, ni champ électromagnétique interférent. Plus de 40.000 soudures ont été nécessaires pour le maillage de mise à terre et les câbles courent à cinq mètres sous terre pour l’isoler des champs magnétiques. » Le tout forme un plateau technique remarquable destiné à favoriser les échanges entre industrie et recherche.

Isabelle Meijers

Notes
[1] Né du rapprochement de trois structures de recherche en génie mécanique issues de l’Insa et l’université Paul-Sabatier, de l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (Isae) et de l’Ecole des Mines d’Albi-Carmaux
[2] Centre régional d’innovation et de transfert de technologie

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À Toulouse, le président du Cnes confirme la responsabilité industrielle de Soyouz dans l'échec de Galileo

À Toulouse, le président du Cnes confirme la responsabilité industrielle de Soyouz dans l'échec de Galileo | La lettre de Toulouse | Scoop.it


Jean-Yves Le Gall, président du Cnes.


 

À quelques jours de la réunion de la commission d'enquête chargée d'analyser l'échec de la mise en orbite de Galileo, Jean-Yves Le Gall, président du CNES, pointe "un problème de qualité sur l’étage supérieur Frégate" le remorqueur spatial du lanceur russe Soyouz. Avant la conférence ministérielle de l’Esa, il détaille les discussions en cours pour convaincre les Allemands de se rallier au projet Ariane 6. Il évoque la question d'une fusion entre Thales Alena Space et Airbus Defence and Space. 

La commission d'enquête chargée d'analyser l'échec de la mise en orbite des deux premiers satellites Galileo opérationnels, le 22 août, se réunira le 7 octobre. Confirmez-vous qu’il y a eu une panne d’alimentation sur l’étage supérieur du lanceur Soyouz ?
Il y a eu un problème de qualité sur l’étage supérieur Fregat du lanceur Soyouz, ce qui a conduit à une panne d'alimentation en hydrazine des moteurs de contrôle d’attitude. En fait, cette hydrazine a gelé pendant le vol en raison d’une trop grande proximité avec un tuyau d’alimentation en hélium, qui était particulièrement froid. Cette non-conformité est difficile à admettre mais ça peut arriver. En revanche, ce qui est plus grave de mon point de vue, c’est que le contrôle qualité ne l’a pas vue.

Les Européens vont-ils modifier leur stratégie de déploiement qui prévoyait de lancer les dix premiers satellites Galileo avec Soyouz et les douze suivants avec Ariane 5 ?
Mon sentiment est qu’il faut consolider la constellation Galileo avec rapidement, un ou deux lancements d’Ariane 5. Perdre deux satellites, ce n’est pas gravissime. Mais si on devait avoir un autre problème sur le prochain lancement, cela pourrait remettre en cause le programme. Et cela n’est pas possible car Galileo est pour l’Europe, une alternative au GPS, développé par et pour l’armée américaine. En outre, il permettra d’offrir une meilleure précision du signal et une meilleure datation.

Cet échec de Soyouz plaide-t-il en faveur d’Ariane 6 ?
Les difficultés de qualité de l’industrie spatiale russe sont connues. Jusqu’au 22 août, nous étions passés entre les gouttes. L’échec récent renforce notre analyse selon laquelle il faut avoir un lanceur européen de souveraineté. Ne pas être autonome pour lancer nos satellites gouvernementaux n’est plus possible. C’est tout le sens du développement d’Ariane 6.

Quelle est la proposition française pour Ariane 6 qui, à terme, remplacera Ariane 5 ?
Ariane 6 sera une synthèse entre Ariane 4 et Ariane 5. Ariane 4 était un lanceur modulaire, qui a marqué son époque, même si son dernier vol remonte à février 2003. Pour Ariane 6, nous allons reprendre pour le premier étage, le moteur Vulcain 2 d’Ariane 5 et nous lui adjoindrons un étage supérieur qui utilisera le moteur Vinci, en cours de développement. Ce corps central cryotechnique sera très simplifié par rapport à celui d’Ariane 5 et permettra d’avoir deux versions d’Ariane 6, l’une avec deux propulseurs à poudre pour lancer les satellites gouvernementaux et l’autre avec quatre propulseurs pour lancer les satellites commerciaux.

Pourquoi faut-il remplacer Ariane 5 ?
Le secteur spatial connait une révolution comparable à celle que l’informatique a vécue dans les années 70. En dehors d’IBM, les grands acteurs de l’époque ont tous disparu, remplacés par Apple, Microsoft et quelques autres. Aujourd’hui, dans le spatial, nous voyons l’arrivée de nouveaux acteurs comme SpaceX dont le parcours interpelle : huit lancements réussis en un an, pour la première année d’exploitation du lanceur. C’est pour faire face à cette nouvelle approche, appelée aux États-Unis, le NewSpace, que nous sommes en train de réagir. L’objectif est de diviser par deux, le coût de lancement au kilo, grâce à trois facteurs : un lanceur de conception simplifiée, une organisation industrielle optimisée et un soutien sans faille des pouvoirs publics européens. Prenons l’exemple du pas de tir : aujourd’hui, celui d’Ariane 5 ressemble à une petite ville alors que celui du lanceur de SpaceX tient sur un demi-terrain de football. Ariane 5 a été développée dans les années 80 avec une approche "technology driven". Avec Ariane 6, nous sommes définitivement dans le monde du "cost driven". Ariane 5 est aujourd’hui le meilleur lanceur du monde avec 61 succès d’affilée, mais il atteint la limite de sa compétitivité. C'est pour cela qu’il est urgent de développer Ariane 6.

Au sein de l’Europe spatiale, qui est pour et qui est contre Ariane 6 telle que vous la décrivez ?
Il y a un consensus sur ce projet entre l’Agence spatiale européenne, le CNES et l’industrie. Il reste à convaincre nos partenaires européens, notamment allemands. Pendant longtemps, on leur a expliqué qu’on allait fait Ariane 5 ME, une version améliorée d’Ariane 5. Maintenant on leur demande de passer directement à Ariane 6. L’Allemagne avait l’ambition de récupérer une part importante du développement d’Ariane 5 ME. Il faut la convaincre que si on saute cette étape, elle aura toute sa place dans le projet Ariane 6 et qu’in fine, elle sera gagnante.

Quel est le calendrier d’ici la conférence de Luxembourg le 2 décembre ?

Il y a eu une réunion des ministres le 8 juillet à Genève afin de prendre en compte les bénéfices de la nouvelle organisation industrielle entre Airbus et Safran. Les ministres se sont vus à nouveau le 23 septembre à Zurich où notre travail de l’été leur a été présenté. Ils se reverront en novembre pour, je l’espère, établir l’accord qui sera ensuite entériné le 2 décembre à Luxembourg.

La création de la joint-venture Airbus-Safran affaiblit-elle le CNES ?
Non, au contraire, elle le renforce parce que cette organisation industrielle est la seule façon d’avoir des lanceurs compétitifs en Europe et donc un avenir pour Ariane. Concrètement, l’industrie aura plus de marges de manœuvre mais elle prendra aussi plus de risques.

L’intégration d’Arianespace dans la joint-venture est d’actualité ? 


La question est en train d’être étudiée. Il est clair qu’il faut optimiser l’organisation industrielle, en particulier parce qu’il y a des entités différentes qui interviennent sur les mêmes sites. S’il y a une seule structure, on peut faire des économies, notamment sur le management. L’autre sujet, c’est l’actionnariat d’Arianespace et là aussi, une réflexion est en cours pour déterminer quel modèle sera le plus efficace.

Thales Alena Space et Airbus Defence and Space seront-ils amenés à fusionner ?
C’est vrai qu’il y a un débat. Certains disent qu’il ne faut pas avoir un monopole pour permettre aux gouvernements d’avoir le choix. D’autres disent qu’il faut réunir les maîtres d’œuvre pour améliorer la compétitivité. Et pendant ce temps, nous sommes en concurrence avec les États-Unis qui ont un budget consacré au spatial, sans commune mesure avec l’Europe. Si on devait arriver à une vraie crise de compétitivité, alors il faudrait arriver à un rapprochement entre nos maîtres d’œuvre. Mais il faut être bien conscient que cela aura un coût…

Ce « NewSpace » est-il applicable en Europe ?

Il faut s’en inspirer avec nos spécificités. Les entreprises américaines embauchent et licencient massivement. Ce n’est pas notre habitude. Il faut faire la synthèse entre une compétitivité qui permet de lutter avec les États-Unis et un certain nombre de contraintes qui sont à ce stade incontournables en Europe car nous n’avons pas le même modèle social. C’est ce à quoi nous réfléchissons pour nos projets d’avenir, notamment Ariane 6.


Le CNES prépare un événement majeur, l’atterrissage du robot Philae sur la comète Churyumov Gerasimenko, le 12 novembre. C’est un programme important ?
C’est un programme qui nous occupe depuis une vingtaine d’années. Nous devions lancer Rosetta le 12 janvier 2003 pour arriver sur une autre comète en 2010. En 2002, l’échec d’Ariane 5 nous a poussé à retarder le lancement de Rosetta jusqu’au 2 mars 2004 pour viser la comète Churyumov-Gerasimenko. Les scientifiques étaient un peu dépités de devoir attendre quatre années de plus. Aujourd’hui, ils sont enthousiastes car le noyau de cette comète est extraordinaire. Le 12 novembre, Philae va descendre pendant 7 heures pour se poser sur le noyau de la comète. Le CNES sera partie prenante de cet événement planétaire car nous avons développé Philae avec nos partenaires allemands du DLR. Aujourd’hui on pense que, s’il y a de la vie sur Terre, c’est parce que notre planète a été ensemencée par des bombardements cométaires il y a des milliards d’années. Les comètes ont probablement amené sur la Terre les molécules pré biotiques qui en se recombinant ont créé l’ADN, puis la vie. Cette opération sera à suivre en direct à la Cité de l’espace à Toulouse.

Propos recueillis par Emmanuelle Durand-Rodriguez et Denis Lacoste, directeur de la recherche de TBS, lors de la Matinale Objectif News le 2 octobre à Toulouse

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Appel à projets du FUI. Aerospace Valley se taille la part du lion

Appel à projets du FUI. Aerospace Valley se taille la part du lion | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Marc Péré, directeur général d’Aerospace Valley - Photo Hélène Ressayres

 

Les ministres en charge des pôles de compétitivité viennent de livrer les résultats du dix-huitième appel à projets du Fonds unique interministériel (FUI). Sur les soixante-sept nouveaux projets de R&D retenus, neuf sont portés ou accompagnés par Aerospace Valley. La moisson est bonne pour Aerospace Valley.

 

La moisson est bonne pour Aerospace Valley. Sur les dix projets portés ou accompagnés par le pôle de compétitivité basé à Toulouse, neuf ont été retenus pour recevoir un soutien du Fonds unique interministériel (FUI), pour un montant estimé à 8,4 millions d’euros. Une manne à laquelle s’ajoute l’appui des collectivités territoriales (3,4 millions d’euros), ainsi que les fonds privés. Au total, ces neuf projets, qui mobilisent une trentaine de PME régionales, bénéficient d’une assiette de financement de 29 millions d’euros.

« Neuf projets financés sur dix, cela veut dire que le terreau est fertile », commente Marc Péré, directeur général du pôle dédié à l’aéronautique, au spatial et aux systèmes embarqués. « Nous sommes toujours capables de générer et d’accompagner des produits de qualité. »

Un renouvellement des thématiques de recherche

Depuis 2005, pas moins de 125 projets de R&D portés par Aerospace Valley ont été financés par le FUI, qui concentre les aides publiques accordées aux pôles de compétitivité. Si ce dix-huitième appel à projets aussi récompensé les autres acteurs de Midi-Pyrénées (lire ci-dessous), Aerospace Valley se taille donc la part du lion : 13% des projets en taille et en volume financiers, soit l’un de ses meilleurs résultats depuis la création des pôles.

Un résultat qui peut s’expliquer par les critères imposés. « Aerospace Valley est exigeant sur ses dossiers et a une procédure de sélection assez efficace des projets », poursuit Marc Péré. « De plus, nous connaissons actuellement un renouvellement des thématiques apportées, avec des projets sur la cybersécurité, les matériaux composites, ou encore les turbomachines. »

Ainsi, la palme des projets accompagnés en Midi-Pyrénées revient à Syrena 2, porté par Turbomeca (groupe Safran) et qui a fédéré Labinal Power System, basé en Haute-Garonne ou encore les PME Equip Aero et MEAS. Doté d’un budget de 7,5 millions d’euros, dont 3,1 millions d’euros d’aides publiques, Syrena 2 planche sur les systèmes de régulation des moteurs aéronautiques, afin de créer des turbines plus efficaces et moins gourmandes en énergie.
M.V.

Jacques Le Bris's insight:


Les autres pôles de Midi-Pyrénées ne sont pas en reste

Agri Sud-Ouest Innovation est le deuxième grand lauréat du dix-huitième appel à projets du FUI. Le pôle de compétitivité agricole et agroalimentaire, basé à Toulouse et couvrant les quatre régions du sud-ouest, a été retenu pour trois projets dont il est pilote : Mo2ve, Oviboost et Preamisse. Organocan2, porté par le pôle médical Cancer Bio Santé, figure également parmi les lauréats.
Enfin, Eau et Derbi, les deux pôles basés en Languedoc-Roussillon mais rayonnant aussi sur Midi-Pyrénées, figurent également au palmarès. Le premier, axé au tour de la filière de l’eau, en tant que pilote du projet Paris ; et le second, dédié aux énergies renouvelables, en tant qu’accompagnateur de l’initiative Sunagri2B.

Au total, 128 dossiers avaient été déposés pour ce dix-huitième appel à projets du FUI. Les soixante-sept lauréats vont se partager une dotation d’État de 42,8 millions d’euros. Outre cette aide, ils bénéficieront de celle des collectivités territoriales et des fonds européens à hauteur de 45,9 millions d’euros.

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Privatisation de Toulouse-Blagnac : Banque Populaire Occitane et Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées déposent la seule candidature "locale"

Privatisation de Toulouse-Blagnac : Banque Populaire Occitane et Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées déposent la seule candidature "locale" | La lettre de Toulouse | Scoop.it


Le nouvel actionnaire d'ATB sera connu courant novembre


 

Deux banques régionales s’allient pour racheter les parts de l’État dans l’aéroport Toulouse-Blagnac. La Banque Populaire Occitane et la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées ont annoncé ce lundi qu’elles se portent candidates dans le cadre d’un consortium intitulé Capitole Alliance. Il regroupe également le concessionnaire d’aéroports allemand AviAlliance et le gestionnaire d’infrastructures Ofi InfraVia. Stratégie : l’expertise, la proximité et l'investissement de long terme.

L’aéroport Toulouse-Blagnac suscite les convoitises. Ce lundi, un nouveau consortium a annoncé sa candidature au rachat des parts de l’État (lire notre article La privatisation de l'Aéroport Toulouse-Blagnac est en marche, l'État cède 49,99 % du capital). Il s’agit de Capitole Alliance, composé de la Banque Populaire Occitane, de la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées, d’AviAlliance et d’Ofi InfraVia. C’est la seule candidature portée par des acteurs locaux.

Ce consortium souhaite apporter "une solution institutionnelle long terme, un projet industriel ambitieux axé sur le maintien de la qualité de services de l’aéroport et le développement de l’économie, de l’attractivité de Toulouse et de la région Midi-Pyrénées" explique un communiqué de presse commun. Autrement dit, "pas de course aux bénéfices, pas de hausse fulgurante des prix" traduit Alain Condaminas, président de la Banque Populaire Occitane.

Qui sont les membres du consortium
Aucun chiffre ne filtre sur le montant de la participation au capital de chacun des acteurs du consortium. "La répartition du capital se fait en fonction des moyens et de la stratégie de chacun", concède Vincent Levita, président d’Ofi InfraVia, "et les décisions se prennent tous ensemble". Ainsi les Toulousains Pierre Carli (Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées), et Alain Condaminas (BPO) font partie de la gouvernance de Capitole Alliance aux côtés de Vincent Lévita et du patron du concessionnaire AviAlliance, l’allemand Gerhard Schroeder (le porteur du projet auprès de l’État).

"AviAlliance et InfraVia sont à l’origine de ce projet, détaille Alain Condaminas. Ils m’ont sollicité, via Natixis, en juillet dernier. J’ai dit oui, à condition qu’il n’y ait pas d’autre offre locale. Puis j’ai proposé à la Caisse d’Épargne de s’associer au consortium." L’argument qui a fait mouche : le long terme. "Ofi InfraVia n’est pas un investisseur pur et dur dont le seul objectif est d’engranger le maximum de bénéfices en un minimum de temps. Nous nous sommes tous mis d’accord pour développer l’aéroport sur le long, voire très long terme." Ofi InfraVia se présente en effet comme "un leader français de l’investissement et de la gestion d’infrastructures" avec à son actif l’autoroute A150 en Normandie, Regaz le réseau de distribution de gaz à Bordeaux, ou encore le stade Vélodrome à Marseille.

"ATB n’a pas vocation à devenir un Hub. C’est un aéroport régional et c’est dans cette voie que nous le développerons, en suivant la stratégie menée par Jean-Michel Vernhes. Nous serons au service de Toulouse, dans une logique locale" insiste le président d’Ofi InfraVia.

Stratégie : aéroport de proximité
La composition du consortium reflète la stratégie menée : La Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées et la BPO assurent un ancrage et une représentation régionale pour défendre des intérêts locaux, "l’aéroport est vital pour l’économie de notre Région" rappelle Alain Condaminas.

AviAlliance (ex-Hochtief Airport), "c’est l’expérience et l’expertise" affirme de son côté Vincent Levita. Cette entreprise allemande est le concessionnaire des aéroports de Dusseldorf, Athènes, Budapest, et surtout Hambourg, ville d’implantation d’Airbus en Allemagne. "Avec la navette Toulouse-Hambourg, des synergies sont sûrement possible", anticipe Alain Condaminas. Par ailleurs, "AviAlliance a prouvé que dans chacun des aéroports dont elle est propriétaire, la société garde le management en place", argumente le président de PBO, qui insiste : "le plan de développement et l’équipe actuelle ne bougeront pas".

Le partenariat avec Airbus, qui utilise une partie du foncier de l’aéroport, ne sera pas remis en question. "Il reste du foncier disponible, il y a des moyens de le valoriser, que ce soit avec Airbus ou d’autres entreprises", annonce Vincent Levita.

Capitole Alliance, l’outsider ?
Entre 6 et 10 candidatures ont été retenues suite à une première sélection des services de l’État. Aujourd’hui, deux d'entre elles sont données favorites : celle du consortium Vinci / EDF / Caisse des Dépôts et celle d’Aéroports de Paris. "Notre candidature a sa place parmi les trois favorites", estime Alain Condaminas. "Les autres s’entraînent peut-être pour des aéroports plus gros comme Nice ou Marseille. C’est un galop d’essai. Nous, nous sommes pleinement investis dans ce projet régional", précise le président de BPO.

"Notre puissance de frappe locale, associée à l’expertise d’Ofi InfraVia et AviAlliance nous donne autant de chances, voire plus que nos concurrents", affirme enfin Stéphane Kolb, membre du Directoire de la Caisse d'Épargne de Midi-Pyrénées.

Capitole Alliance déposera son offre ferme avant le 31 octobre et le nouveau propriétaire des parts de l’État sera connu mi-novembre.

Sophie Arutunian

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